Sommes-nous dans une bonne ou mauvaise église ?


Beaucoup se sentent très mal à l’aise dans leur église, et finissent même par la qualifier de « mauvaise. » Que faire? Que faire alors si nous sommes dans une « mauvaise » église? La première chose à faire, c’est de savoir si nous sommes bien en droit de qualifier notre église de « mauvaise. »
Si nous nous y sentons mal à l’aise c’est parce qu’il y a le sentiment qu’elle dort spirituellement, qu’il n’y a plus rien à recevoir , et qu’elle est tombée dans une routine religieuse sans Vie divine véritable, nous devons tout d’abord nous examiner sérieusement nous-mêmes, pour savoir si nous aussi, nous ne dormons pas spirituellement, si nous n’avons pas renoncé à apporter quelque chose de bon aux autres, et si nous n’avons pas, nous aussi, sombré dans cette routine religieuse. Si, honnêtement, nous avons constaté que c’est le cas, que nous ne sommes pas meilleurs que ceux que nous critiquons, la première chose à faire est de nous repentir, et de revenir à notre premier amour; c’est de retourner au Seigneur, de Lui confesser notre tiédeur, de laisser Son sang nous purifier, et de Lui demander de nous remplir à nouveau de Son Esprit et de Sa Parole; c’est de nous réveiller de notre sommeil, afin que Christ nous éclaire.
« Examinez ce qui est agréable au Seigneur; et ne prenez point part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt condamnez-les. Car il est honteux de dire ce qu’ils font en secret; mais tout ce qui est condamné est manifesté par la lumière, car tout ce qui est manifesté est lumière. C’est pour cela qu’il est dit: Réveille-toi, toi qui dors, Relève-toi d’entre les morts, Et Christ t’éclairera » (Ephésiens 5: 10-14).
Tout réveil collectif commence par un réveil personnel! Il est inutile de prier Dieu pour un réveil autour de nous, si nous-mêmes ne sommes pas réveillés! Car cette prière restera hypocrite et superficielle, tant qu’elle ne sort pas d’un cœur brûlant du désir de voir la gloire de Dieu se manifester au milieu de Son peuple. Pour pouvoir qualifier notre église de « mauvaise, » nous devons donc développer un discernement spirituel qui nous permette d’exercer un jugement spirituel sûr, et de définir ce qui est véritablement « bon » et « mauvais, » devant Dieu et devant Sa Parole. Sinon, notre jugement sera sans doute charnel, et nous qualifierons notre église de « mauvaise, » d’abord parce qu’elle ne satisfera pas nos besoins personnels égoïstes, ou parce que nous réagirons d’une manière charnelle aux injustices et aux rejets que nous pourrions y subir. Tandis que, si nous sommes une brebis du Seigneur qui aime Dieu de tout notre cœur, qui aspire à voir Sa gloire, qui chérisse Sa Parole, qui désire ardemment Lui obéir, et qui cherche sincèrement à nous sanctifier et à nous perfectionner, alors nous pourrons juger spirituellement de tout, et comprendre véritablement ce qui ne va pas dans notre église, devant Dieu, et à la lumière que nous donnerons le Saint-Esprit et la Parole de Dieu. Qu’est-ce qui fait qu’une église devient « mauvaise » aux yeux de Dieu?
Nos propres critères pour définir la qualité de notre église ne suffisent pas. Nous devons étudier, dans la Parole de Dieu, quels sont les critères employés par Dieu pour juger Son Eglise. Au début du Livre de l’Apocalypse, le Seigneur Jésus s’adresse à sept églises locales, qui représentent les églises de tous les lieux et de tous les temps. Presque toutes présentent de belles qualités qui, aux yeux de beaucoup, permettraient sans doute de les qualifier de « bonnes » églises. Le Seigneur reconnaît volontiers ces qualités. Mais Son regard perçant met immédiatement en lumière des défauts qu’Il considère comme graves. Et ce sont de tels défauts, dans notre vie d’église comme dans notre vie propre, qui devraient aussi attirer notre attention. Car ce sont ces défauts qui suffisent à qualifier ces églises comme « mauvaises » devant le Seigneur. Elles sont « mauvaises, » non pas parce que tout y est mauvais, mais parce qu’elles ont laissé entrer en elles un poison, un ferment de mort qui, s’il n’est pas traité et éliminé rapidement, peut conduire au jugement divin, et à la destruction spirituelle de ces églises.
Quels sont ces éléments, dont nous devons à tout prix éviter l’apparition dans notre église et dans notre vie, ou que nous devons corriger s’ils s’y trouvent déjà?
La toute première chose mentionnée par le Seigneur, et sans doute la plus importante, est l’abandon du premier amour.
« Je connais tes œuvres, ton travail, et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants; que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs; que tu as de la persévérance, que tu as souffert à cause de mon nom, et que tu ne t’es point lassé. Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour. Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes. Tu as pourtant ceci, c’est que tu hais les œuvres des Nicolaïtes, œuvres que je hais aussi » (Apoc. 2: 2-6).
Pour le Seigneur, abandonner son premier amour constitue une chute spirituelle: « Tu es tombé! » Quel constat terrible pour cette église d’Ephèse, qui était l’une des plus magnifiques du Nouveau Testament, celle à laquelle Paul avait écrit sans doute la plus belle et la plus profonde de ses épîtres! Elle se trouvait à présent déchue de sa splendide position spirituelle, tout simplement parce qu’elle avait perdu son premier amour! Oh, elle était toujours active, remplie de bonnes œuvres, capable de discerner et de confondre les menteurs et les faux apôtres, capable aussi de haïr les œuvres des Nicolaïtes oppresseurs et manipulateurs, capable encore de souffrir pour le Seigneur, de persévérer dans la persécution et de ne pas se lasser, mais elle avait perdu son premier amour! Elle avait perdu la fraîcheur de sa relation intime et de sa communion avec le Seigneur. Elle était tombée dans une sorte de routine religieuse, qui ne pouvait plus entretenir la Vie abondante de l’Esprit au milieu d’elle. Ses œuvres n’étaient plus de pures œuvres découlant de la foi. Mais c’étaient des activités de toutes sortes, qui n’étaient pas mauvaises en soi, mais qui n’étaient plus le fruit naturel d’une vraie conduite du Saint-Esprit.
Et le verdict du Seigneur est sévère. Si cette église ne se repent pas, et ne retourne pas à ses premières œuvres de foi et de grâce, Il lui retirera Son chandelier. Cela signifie que la présence vivante du Saint-Esprit se retirera, et il ne restera plus qu’une carcasse vide, même si l’apparence sera toujours belle aux yeux des hommes. Cela signifie aussi que les Chrétiens spirituels, qui étaient conscients de cette déchéance spirituelle progressive de leur assemblée, et avaient épuisé tous les moyens de recours et d’intervention, finiront par quitter cette église, emportant avec eux ce qui pouvait y rester de l’onction du Saint-Esprit. Comprenez-vous, bien-aimés, pourquoi, après l’effusion bienfaisante du Saint-Esprit, à la Pentecôte, les premiers chrétiens persévéraient dans ce qui alimente la Vie et la croissance spirituelle de l’Eglise?
« Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières La crainte s’emparait de chacun, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres » (Actes 2: 42-43).
L’enseignement des apôtres est celui qui nous est donné dans les épîtres, notamment celles de Paul, qui avait été le premier à recevoir la révélation de la croix et de la marche par l’esprit. La communion fraternelle nourrissait les rapports quotidiens de tous ceux qui avaient tout en commun, et qui vivaient ensemble une véritable vie de famille. La fraction du pain ne consistait pas seulement pour eux à prendre des repas en commun, mais surtout à partager ensemble le pain et la coupe, afin de commémorer la mort du Seigneur. Et les prières étaient, et devraient toujours être, le poumon spirituel de cette première Eglise vivante. Le résultat, c’est que tous étaient saisis d’une sainte crainte du Seigneur, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles au milieu d’eux, parce que la Vie et la puissance du Seigneur se manifestaient avec abondance. C’est l’abandon du premier amour qui entraîne ensuite diverses autres conséquences néfastes, que le Seigneur reproche à d’autres églises. Il dit à l’Eglise de Pergame:
« Mais j’ai quelque chose contre toi, c’est que tu as là des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël, pour qu’ils mangeassent des viandes sacrifiées aux idoles et qu’ils se livrassent à l’impudicité. De même, toi aussi, tu as des gens attachés pareillement à la doctrine des Nicolaïtes. Repens-toi donc; sinon, je viendrai à toi bientôt, et je les combattrai avec l’épée de ma bouche » (Apoc. 2: 14-16).
Balaam était un vrai prophète. Mais il était rongé, au fond de son âme, par la soif des honneurs, des richesses et des biens terrestres. A cause de cela, il n’a pas hésité à donner à Balak des conseils impies, pour faire pécher le peuple de Dieu et attirer sur lui le jugement de Dieu. Les Nicolaïtes étaient sans doute, comme ceux qui étaient attachés à la doctrine de Balaam, des gens qui dominaient ou manipulaient le peuple de Dieu, afin de pouvoir profiter de lui, et assouvir leurs passions impies. Balaam et les Nicolaïtes nous parlent des conducteurs spirituels de l’église. La qualité de la vie spirituelle d’une église dépend beaucoup de la qualité de la vie spirituelle de ses conducteurs. Il y a, à la direction spirituelle de certaines églises, des dirigeants impies, conduits par les convoitises de la chair, qui manipulent, dominent, contrôlent ou oppriment le peuple de Dieu, tout en manifestant, comme Balaam, de véritables dons spirituels, propres à impressionner ceux qui manquent de discernement, et qui n’osent pas remettre en question ces « oints de l’Eternel. » Toutefois, notez que le Seigneur rend toute l’église responsable de la présence à sa tête de ces dirigeants. Car si l’Eglise, dans sa majorité, était proche du Seigneur, et avait exercé le discernement spirituel qu’elle aurait dû avoir, elle aurait confondu ces mauvais conducteurs, et les aurait écartés! Il existe des procédures bibliques pour exercer une discipline spirituelle au sein d’une église, et aussi pour traiter le cas de conducteurs qui pèchent. Tout disciple de Christ, qui a les yeux ouverts sur le péché qui peut se commettre ou être toléré dans son église, a non seulement la possibilité, mais le devoir d’employer ces procédures.
« Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Eglise; et s’il refuse aussi d’écouter l’Eglise, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain » (Matthieu 18: 15-17).
« Que les anciens qui dirigent bien soient jugés dignes d’un double honneur, surtout ceux qui travaillent à la prédication et à l’enseignement. Car l’Ecriture dit: Tu n’emmuselleras point le bœuf quand il foule le grain. Et l’ouvrier mérite son salaire. Ne reçois point d’accusation contre un ancien, si ce n’est sur la déposition de deux ou trois témoins. Ceux qui pèchent, reprends-les devant tous, afin que les autres aussi éprouvent de la crainte. Je te conjure devant Dieu, devant Jésus-Christ, et devant les anges élus, d’observer ces choses sans prévention, et de ne rien faire par faveur. N’impose les mains à personne avec précipitation, et ne participe pas aux péchés d’autrui; toi-même, conserve-toi pur » (1 Timothée 5: 17-22).
Ici, Paul parle de l’imposition des mains pratiquée lors de la reconnaissance publique d’un ancien. Les anciens ne doivent jamais être choisis « avec précipitation, » alors qu’ils pratiqueraient par exemple le péché, ou qu’ils enseigneraient de fausses doctrines, sous peine de voir ceux qui les ont choisis participer à leurs péchés. Si un ancien pèche, en pratiquant ou tolérant le péché, en enseignant de fausses doctrines, en convoitant les honneurs ou les richesses, ou en étant attaché à la doctrine des Nicolaïtes (manipulation, contrôle, domination ou oppression du peuple), il devrait être repris en privé, puis avec deux ou trois témoins, puis, enfin, dénoncé publiquement, s’il refuse de se repentir. Bien entendu, ceux qui auront le courage de faire cela doivent être sûrs de leur fait, disposer de preuves certaines, être eux-mêmes spirituellement purs, être pleinement animés de l’Esprit de Christ, et avoir l’unique souci de défendre la gloire du Seigneur et les intérêts spirituels de Son Eglise. Trop de Chrétiens sont spirituellement paralysés lorsqu’il s’agit de reprendre l’un de leurs conducteurs. On les a trop conditionnés à croire qu’ils ne doivent pas « toucher aux oints de l’Eternel. » Or, en Christ, nous sommes tous « oints de l’Eternel. » Nous sommes tous, en Christ, au même niveau spirituel. Les anciens ne sont pas au-dessus des autres. Ils ne sont pas des intermédiaires entre Dieu et le peuple. Mais ils doivent être les modèles du troupeau. Reprendre un ancien qui pèche ne signifie pas se rebeller contre l’autorité établie. Cela signifie s’efforcer de dire la vérité avec amour, d’amener un frère à la repentance, et de sauvegarder la vie spirituelle des brebis qui dépendent de son ministère. Cela signifie donc que ceux qui décident de reprendre un ancien qui pèche doivent le faire d’une manière spirituelle et non charnelle. Ils ne sont animés ni par la jalousie, ni par un esprit de vengeance, ni par l’orgueil, ni par la rébellion, ni par aucun autre sentiment de ce genre.
Ils ne sont animés que par l’amour de la vérité, par l’amour du Seigneur, par l’amour de l’Eglise, et par le désir de ne laisser aucune place au malin, qui ne vient que pour dérober, égorger et détruire, dès qu’il a l’occasion de le faire. Oh, que le Seigneur puisse former et faire lever dans Son Eglise des hommes et des femmes courageux et fidèles, qui n’auront aucune crainte des hommes, mais qui, remplis de l’Esprit du Seigneur et de la connaissance de Sa Parole, oseront, en privé et en public, dénoncer les œuvres des ténèbres et proclamer la pleine Vérité! Voici encore ce que le Seigneur reproche à l’Eglise de Thyatire:
« Je connais tes œuvres, ton amour, ta foi, ton fidèle service, ta constance, et tes dernières œuvres plus nombreuses que les premières. Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu’ils se livrent à l’impudicité et qu’ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles. Je lui ai donné du temps, afin qu’elle se repentît, et elle ne veut pas se repentir de son impudicité. Voici, je vais la jeter sur un lit, et envoyer une grande tribulation à ceux qui commettent adultère avec elle, à moins qu’ils ne se repentent de leurs œuvres. Je ferai mourir de mort ses enfants; et toutes les Eglises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les cœurs, et je vous rendrai à chacun selon vos œuvres. A vous, à tous les autres de Thyatire, qui ne reçoivent pas cette doctrine, et qui n’ont pas connu les profondeurs de Satan, comme ils les appellent, je vous dis: Je ne mets pas sur vous d’autre fardeau; seulement, ce que vous avez, retenez-le jusqu’à ce que je vienne » (Apoc. 2: 19-25).
Le Seigneur Jésus met ici à découvert un autre problème qu’Il dénonce dans Son Eglise: l’influence malfaisante d’une femme, qui se dit prophétesse, et qui enseigne des fausses doctrines. L’impudicité et les « viandes sacrifiées aux idoles » doivent être ici surtout comprises sur le plan spirituel. Pour Dieu, l’impudicité spirituelle consiste à pratiquer le péché, et « manger des viandes sacrifiées aux idoles » consiste à accepter des doctrines de démons. Cette femme, Jézabel, devait certainement prophétiser d’une manière qui impressionnait la foule, et elle en profitait pour exercer son emprise et son autorité. Mais on pourrait se poser une question, devant cette situation: « Où sont donc les ministères masculins dans cette église? » Pourquoi ne sont-ils pas intervenus ouvertement, pour dénoncer cette fausse prophétesse et enseignante, et pour faire cesser son influence? Manifestement, les hommes de cette église ont baissé les bras. Ou bien ils se sont laissé séduire, ou bien ils se sont réfugiés dans un attentisme prudent, voire coupable. Ou encore, ils ont tout essayé pour faire changer les choses, mais ils étaient trop en minorité pour contrer l’influence trop puissante de tous ceux qui s’étaient laissé séduire, et qui refusaient d’entendre l’appel à la repentance que leur adressait le Saint-Esprit.
Il y avait pourtant dans cette église quelques disciples fidèles, comme le Seigneur l’indique Lui-même. Ils n’ont pas accepté les fausses doctrines qui leur étaient enseignées, mais ils sont restés silencieux. Jésus leur demande simplement de retenir la vérité qu’ils avaient reçue auparavant. Le Seigneur S’adresse ensuite à une autre église, celle de Sardes, et lui reproche d’être spirituellement morte, ou presque morte.
« Ecris à l’ange de l’Eglise de Sardes: Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles: Je connais tes œuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort. Sois vigilant, et affermis le reste qui est près de mourir; car je n’ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu. Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi. Cependant tu as à Sardes quelques hommes qui n’ont pas souillé leurs vêtements; ils marcheront avec moi en vêtements blancs, parce qu’ils en sont dignes. Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs; je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges »(Apoc. 3: 1-5).
Pourtant, là encore, cette église était considérée comme vivante! Nous pouvons donc constater la différence parfois énorme qui peut exister entre le jugement des hommes, et celui de Dieu! Il faut véritablement être rempli de l’Esprit pour pouvoir juger spirituellement de tout! Le Seigneur appelle cette église à la vigilance, et lui demande d’affermir, de faire revivre, ce qui est près de mourir. Il appelle donc cette église à un réveil spirituel, et ce réveil passe, comme toujours, par la repentance. Cette église devait donc revenir à ce qu’elle avait entendu au commencement, et rejeter tous les enseignements et toutes les pratiques qui l’avaient conduite à la mort. Cet appel divin retentit encore aujourd’hui aux oreilles de l’ensemble de l’Eglise du Seigneur Jésus: « Reviens à la pure Parole de Dieu! Considère tout ce qui, au cours des âges, y a été rajouté ou en a été ôté, repens-toi, et pratique tes premières œuvres! »
Nous sommes parvenus à la fin! Ce sont des temps d’apostasie et de ténèbres spirituelles! Si celle qui doit être la lumière du monde, l’Eglise, n’éclaire plus ces épaisses ténèbres, comment les âmes perdues seront-elles attirées à la lumière? Remplissons donc d’huile nos vases, tant que nous pouvons encore le faire, afin de pouvoir nous éclairer, et faire briller tout autour de nous la lumière de Dieu, jusqu’au moment béni du retour du Seigneur! Enfin, le Seigneur parle à la dernière église à laquelle Il adresse des reproches, l’église de Laodicée:
« Je connais tes œuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant! Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi » (Apoc. 3: 15-20).
Voici l’exemple frappant d’une église qui se croit « bonne » à ses yeux, et qui est « mauvaise » aux yeux du Seigneur. Elle était riche et n’avait apparemment besoin de rien, que ce soit sur le plan matériel ou sur le plan spirituel. Mais, pour le Seigneur, elle était malheureuse, misérable, pauvre, aveugle et nue! Et elle ne le savait pas! Elle ne possédait aucune de ces vraies richesses spirituelles qui caractérisent et revêtent la véritable Eglise de Christ: la sainteté, le fruit de l’Esprit, et la présence vivante du Seigneur au milieu d’elle. La nudité spirituelle, pour Dieu, représente l’acceptation du péché et du compromis spirituel, du mensonge et de l’erreur, de la chair et de l’esprit du monde. Voici une église qui devait avoir une belle apparence de piété, et qui devait être remplie de bonnes œuvres religieuses, mais qui avait renié la croix, l’œuvre de Christ, et la véritable puissance de l’Esprit. Voici, bien-aimés, les caractéristiques des églises que nous serions en droit de qualifier de « mauvaises » devant Dieu. Et pourtant, le Seigneur aime ces églises, et les appelle à la repentance. Sinon, Il sera obligé de les châtier, afin qu’elles apprennent à rejeter elles-mêmes le mal et à choisir le bien. Puissions-nous apprendre à nous juger nous-mêmes, si nous ne voulons pas être jugés par le Seigneur! S’il est clair pour nous que notre église actuelle fait partie de ces « mauvaises » églises, compte tenu des critères spirituels que le Seigneur nous rappelle, quelles sont ensuite les possibilités qui s’offrent à nous?
Nous pouvons choisir de ne rien faire. Mais ce serait sans aucun doute le plus mauvais choix! Il faut donc l’éliminer dès le départ, car des solutions existent. Partons de l’hypothèse que nous sommes nous-mêmes spirituellement éveillé, que nous aimons le Seigneur et Sa Parole de tout notre cœur, et que nous voulons marcher dans la Vérité et par l’Esprit. Nous sommes donc qualifiés pour agir d’une manière qui sera approuvée par le Seigneur, et qui Lui sera agréable. La première possibilité consiste à tenter de faire changer notre église de l’intérieur. Cela ne sera pas facile, car nous serons confrontés à de nombreuses forces d’opposition. Mais si nous avons Dieu avec nous, nous disposerons de Sa sagesse et de Son appui. La première chose à faire, serait de nous associer à un ou deux autres membres de notre église, qui partagent notre analyse et qui désirent ardemment un changement. Le but est de nous réunir à part, et de prier pour notre église et pour ses conducteurs, afin qu’elle et eux se repentent et puissent entendre la voix de Dieu. Priez aussi pour nous-mêmes, afin de recevoir toute la sagesse nécessaire, dans tout ce que nous aurons à dire et à faire par la suite.
Nous pourrons ainsi identifier les problèmes de fond qui ne sont pas réglés dans notre église, et qui causent son sommeil spirituel. Une part importante de ces problèmes concernera certainement les pratiques et les ministères de nos conducteurs, ainsi que les enseignements qu’ils apportent, ou qu’ils n’apportent pas. Lorsque nous en aurons la conviction, il sera ensuite temps, pour l’un d’entre nous, d’aller trouver personnellement nos conducteurs, chacun en particulier, pour leur exposer en détail le fruit de nos analyses et de nos prières, avec les solutions spirituelles et pratiques que nous leur proposerons. S’ils reconnaissent leurs erreurs et se repentent, nous aurons gagné nos frères, et l’église sera réformée. Mais s’ils refusent de nous écouter ou de se repentir, retournons les voir avec un ou deux témoins, et exposons-leur à nouveau tout ce que le Seigneur aura placé sur notre cœur, dans un esprit soumis, doux et paisible, mais ferme. S’ils refusent à nouveau de nous écouter, dites-leur que nous serons donc dans l’obligation de dire à toute l’église tout ce que nous leur aurons dit, et faites-le sans tarder, soit de vive voix, soit par écrit.
Si l’église, dans son ensemble, ne nous reçoit pas non plus, le Seigneur nous demandera sans doute d’en sortir, ou nous serons mis à la porte, ce qui nous rendra de toute manière une pleine liberté spirituelle! Nous aurons ensuite le choix, si nous ne voulons pas déménager, entre chercher dans notre environnement proche une « bonne » église, du moins une église qui nous semble progresser dans la bonne direction, ou démarrer nous-mêmes cette « bonne » église que nous recherchons. Au départ, ne soyons pas trop exigeants, et ne cherchons pas l’église parfaite, qui correspond à tous les critères qui qualifient une « bonne » église. Mais efforçons-nous de trouver un groupe ou une église qui aime la vérité, qui est ouvert à l’action du Saint-Esprit, qui respecte la Parole de Dieu, et qui veut sincèrement avancer dans la sanctification et le perfectionnement des saints. Si nous ne trouvons pas un tel groupe dans votre environnement proche, efforçons-nous d’en constituer un avec deux ou trois disciples de Christ qui sont animés du même esprit que nous. Rappelons-nous que Christ est présent au milieu de nous, si deux ou trois sont assemblés en Son Nom. L’Eglise est un Corps Vivant et non un bâtiment. Réunissons-nous à deux ou à trois dans une maison, dans la simplicité de Christ, pour prier ensemble, étudier la Parole de Dieu ensemble, manger le pain et boire la coupe, et vivre une véritable communion fraternelle, même si elle est réduite. Et si la Vie de Christ se manifeste au milieu de nous, notre petit groupe grandira, car les véritables brebis du Seigneur sont attirées par Sa Vie, partout où elle se manifeste!
Si, là où nous vivons, il nous est impossible de trouver même un ou deux disciples véritables, il ne nous restera plus qu’à déménager pour aller vous joindre ailleurs à une cellule du véritable Corps de Christ! Il est en effet très important de ne jamais rester complètement isolé, comme la Parole de Dieu nous le rappelle:
« Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à la charité et aux bonnes oeuvres.N’abandonnons pas notre assemblée (mot-à-mot: « le fait de nous rassembler »), comme c’est la coutume de quelques-uns; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour » (Hébreux 10: 24-25).
En conclusion, le point essentiel sur lequel il nous faut insister, c’est la nécessité d’être, chacun pour soi-même, spirituellement éveillé, et de ne jamais nous laisser gagner par les ténèbres spirituelles qui peuvent toujours nous entourer. Rien ne doit nous empêcher d’aimer notre Seigneur de tout notre cœur, de toutes nos pensées, de toutes nos forces et de toute notre âme, ni d’aimer notre prochain comme nous-mêmes. Rien ne peut nous empêcher de rester un disciple fidèle à Jésus et à Sa Parole jusqu’à Son retour, ou jusqu’à ce qu’Il nous reprenne de cette terre! Partout où nous sommes, et partout où nous allons, nous devons être décidés d’être ceux qui brilleront toujours de la lumière du Seigneur, et qui transmettront toujours autour d’eux le réveil et la Vie! Nous devons être déterminés de faire partie de ceux à qui Il dira un jour:
« C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître »(Matthieu 25: 21). Amen !

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