LE CHEMIN DE L’OBEISSANCE partie 3


                                                                 Troisième partie

                                                            Le témoignage chrétien

 

 

Le commandement de témoigner

 

Le Seigneur Jésus a donné à Ses disciples l’ordre de témoigner, lorsqu’Il leur a dit:

 

«

Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom, ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues; ils saisiront des serpents; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades seront guéris» (Marc 16:16- 18).

Le Seigneur a dit encore: «

Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde» (Matthieu 28:18-20).

Il leur a dit aussi:

«

C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous, qu’il fallait que s’accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes et dans les Psaumes. Alors il leur ouvrit l’esprit, afin qu’ils comprissent les Ecritures. Et il leur dit: Aussi il est écrit que le Christ souffrirait, et qu’il ressusciterait des morts le troisième jour, et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. Vous êtes témoins de ces choses. Et voici, j’en verrai sur vous ce que mon Père a promis; mais vous, restez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la puissance d’en haut» (Luc 24:44-49).

Le Seigneur donna ce commandement initial aux douze apôtres. Cependant, Son intention n’était pas de Se limiter à eux. Ils devaient faire de toutes les nations des disciples, et leur enseigner à faire eux-mêmes des disciples. Ceci veut dire que tous ceux qui entendent l’Evangile et qui croient à l’Evangile doivent faire en sorte que d’autres entendent et croient aussi à cet Evangile. Ce n’est pas la volonté de Dieu que ceux qui entendent l’Evangile et croient ne fassent rien pour qu’une autre personne entende et croie aussi à l’Evangile. La propagation de l’Evangile

est comme une réaction en chaîne. Chaque enfant de Dieu est appelé à entretenir cette réaction.

                                                                 La puissance pour témoigner

La puissance dont nous avons besoin pour témoigner provient de deux sources. Tout d’abord, elle réside dans le

Seigneur Jésus Lui-même. Il a promis d’accompagner les disciples dans leur tâche d’évangélisation mondiale. La présence de Jésus en nous nous assure que notre témoignage concernant Jésus est vrai, car nous avons nous-mêmes accepté le Seigneur Jésus. A défaut de cela, nous serions de faux témoins.

La puissance pour témoigner nous vient aussi du baptême dans le Saint-Esprit. Le Seigneur donna l’ordre aux disciples d’aller évangéliser le monde, mais Il leur dit:

«

Restez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la puissance d’en haut» (Luc 24:49).

Il leur dit ensuite: «

Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes

témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre

» (Actes 1:8).

Les disciples attendirent, et le jour de la Pentecôte arriva. Ils furent baptisés dans le Saint-Esprit et furent revêtus de la puissance d’en haut. Après cela, ils s’en allèrent témoigner. Ils rendaient témoignage au Seigneur crucifié et ressuscité, dans la puissance du Saint-Esprit. Le Seigneur leur avait dit d’attendre qu’ils soient revêtus de la puissance d’en haut. S’ils avaient désobéi et s’en étaient allés sans l’onction, ils seraient partis d’eux-mêmes, et leur travail n’aurait jamais été l’oeuvre de Dieu. Tous ceux qui veulent être des témoins doivent remplir deux conditions fondamentales. Ils doivent avoir reçu le Seigneur, et ils doivent avoir été baptisés dans le Saint-Esprit.

Quiconque ne remplit pas ces deux conditions ne peut pas être un témoin de Jésus. Tout ce qu’il fait finira par bloquer les desseins de Dieu.

                                        Quel message doit annoncer le témoin de Jésus?

Un témoin de Jésus doit d’abord connaître clairement l’Evangile, avant de pouvoir témoigner efficacement. Il est vrai que le Seigneur bénit souvent le témoignage d’un jeune converti qui peut ignorer certaines parties de l’Evangile. Mais le désir de Dieu est que le témoin comprenne parfaitement l’Evangile et le présente clairement, afin que celui qui l’écoute puisse le comprendre clairement, pour pouvoir prendre une décision intelligente.

Voici donc un résumé de l’Evangile:

                                                           1. La réalité du péché.

La Parole de Dieu dit clairement que tous les hommes ont péché:

«

L’Eternel, du haut des cieux, regarde les fils de l’homme, pour voir s’il y a quelqu’un qui soit intelligent, qui

cherche Dieu. Tous sont égarés, tous sont pervertis; il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul

» (Psaume 14:2-3).

«Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu» (Romains 3:23).

Tous les hommes ont péché, et sont privés de la gloire de Dieu, à tel point que toutes les bonnes œuvres faites en dehors de Christ sont comme un vêtement souillé. La Parole de Dieu dit:

«

Nous sommes tous des impurs, et toute notre justice est comme un vêtement souillé» (Esaïe 64:5).

La nationalité, la religion, l’éducation, etc…, ne peuvent pas ôter le péché.

                                                         2. La conséquence du péché.

Le péché reçoit un salaire. Personne ne peut pécher sans rester impuni. La Bible dit que le salaire du péché, c’est la mort (Romains 6:23). La mort a une double dimension. Il y a la mort physique, qui est une conséquence du péché, et qui s’étend à tous les êtres humains. Il y a aussi la mort spirituelle dans l’étang de feu. La Bible dit:

«

Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort» (Apocalypse 21:8).

Dieu est fidèle. Il veillera à ce qu’aucun pécheur ne manque son salaire. Il y a aussi les conséquences du péché, qu’expérimentent présentement ceux qui ne connaissent pas Jésus. Ce salaire se traduit par des foyers brisés, des engagements brisés, des vies brisées, d’innombrables enfants qui souffrent d’être nés en dehors du mariage, le népotisme, la corruption, les maladies vénériennes, etc… Le jugement est certain. La Bible dit:

«

Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement» (Hébreux 9:27).

                                         3. Le chemin pour sortir du péché: l’Amour de Dieu

Bien que Dieu haïsse le péché et doive punir le pécheur non repenti, Il aime les pécheurs. Dieu aime les pécheurs, bien qu’il haïsse leur péché.

L’amour de Dieu et le don de Son Fils

La Bible dit: «

Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle» (Jean 3:16).

«

L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui» (1 Jean 4:9).

La mort de Christ

La conséquence du péché, c’est la mort. Le pécheur doit mourir pour son péché, mais, parce que Dieu aime les pécheurs, Il a envoyé Jésus-Christ pour mourir à leur place. La Bible dit:

«

Christ est mort pour nos péchés» (1 Corinthiens 15:3).

«

Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous» (Romains 5:8).

La mort de Christ était une nécessité absolue, car la Bible dit: «

Sans effusion de sang il n’y a pas de pardon» (Hébreux

9:22).

La mort de Jésus ne fut pas une obligation qu’on Lui imposa. Même avant d’être arrêté, Il dit:

«

Je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre: tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père» (Jean 10:17- 18).

La résurrection de Christ

Si Jésus était mort et n’était pas ressuscité des morts, Il aurait simplement disparu comme les autres chefs religieux dont nous connaissons les tombeaux, et qui attendent le jour de la résurrection pour faire face au jugement de Dieu. Cependant, Jésus est ressuscité des morts. Il a été vu par de nombreuses personnes, y compris les disciples, qui reçurent de Lui une nouvelle puissance, car Il était leur Seigneur ressuscité. Ils furent ainsi motivés à Le prêcher à n’importe quel prix. Jésus ne S’est pas ressuscité Lui-même. Dieu L’a ressuscité, comme signe d’approbation de l’oeuvre de salut accomplie sur la croix. La Bible dit: «

Dieu l’a ressuscité» (Actes 2:24).

«

Dieu a ressuscité le Seigneur» (1 Corinthiens 6:14).

Il y a une tombe vide (Jean 20:1-4) pour en témoigner. Jésus est vivant aujourd’hui.

L’intronisation de Christ

Jésus n’est pas seulement ressuscité, Il est monté au ciel. Il occupe maintenant au ciel le trône le plus élevé. Il a reçu un nom qui est au-dessus de tout nom. La Bible dit:

«

C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité; nous en sommes tous témoins. Elevé par la droite de Dieu, Il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez» (Actes 2:32-33).

«…

Et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par

la vertu de sa force. Il l’a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite, dans les lieux célestes, au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir. Il a tout mis sous ses pieds et il l’a donné pour chef suprême à l’Eglise, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous

» (Ephésiens 1:19-23).

Jésus est sur le trône. Il a reçu du Père le Saint-Esprit, et Il baptise du Saint-Esprit tous ceux qui sont prêts à en payer le prix. Il a reçu une pleine autorité. Le diable et tout l’univers sont sous Son contrôle. Il est réellement le Seigneur!

Le retour du Seigneur

Je Seigneur Jésus a promis de revenir. Son retour se fera en deux étapes. D’abord, Il viendra pour prendre ceux qui

L’aiment. C’est ce qu’on appelle généralement l’enlèvement. La Bible dit:

«

Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra

du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous enlevés avec eux sur les nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur

» (1 Thessaloniciens 4:16-17).

Ensuite, Lui et ceux qui L’aiment reviendront sur la terre pour juger le monde. «

Ne savez-vous pas

que les saints jugeront le monde?

» (1 Corinthiens 6:2). «Je vis cette corne faire la guerre aux saints, et l’emporter sur eux, jusqu’au moment où l’ancien des jours vint donner droit aux saints du Très-Haut, et le temps arriva où les saints furent en possession du royaume» (Daniel 7:21-22).

Le retour du Seigneur et l’enlèvement de Ses adorateurs sont l’objet du désir brûlant de l’Eglise. Tous ceux qui rejettent Jésus maintenant Le rencontreront ce jour-là comme leur Juge. Ceux qui L’aiment maintenant bénéficieront du merveilleux privilège de Le voir et de jouir de Sa présence à jamais.

La réponse du pécheur

Dieu a fait tout ce qui était nécessaire pour payer le prix du péché. Il a donné Son Fils pour qu’Il meure pour le pécheur, et L’a ressuscité pour qu’Il soit vivant pour le pécheur. Cependant, le pécheur doit répondre à l’amour de Dieu. L’amour de Dieu pour le pécheur, qui s’est manifesté dans la mort et la résurrection du Seigneur Jésus, ne sert pratiquement à rien, tant que le pécheur ne répond pas positivement à cet amour. Pour répondre à cet amour, le pécheur doit faire les choses suivantes:

1. Se repentir.

Les premières paroles données par le Seigneur Jésus à un monde chargé de péchés furent: «

Repentez-vous!» Il a dit: «Le temps est accompli, et le Royaume de Dieu est proche. Repentez- vous et croyez à la bonne nouvelle» (Marc 1:14).

Il a aussi donné l’ordre que la repentance et le pardon des péchés soient prêchés en Son nom à toutes les nations, en commençant par Jérusalem (Luc 24:47). L’apôtre Pierre avait ordonné à la multitude, le jour de la Pentecôte: «

Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus pour le pardon de vos péchés» (Actes 2:38).

La repentance est un changement d’attitude envers Dieu. Avant de se repentir, un pécheur considère le péché comme quelque chose de merveilleux, ou, à la rigueur, de tolérable. Après s’être repenti, il connaît le péché comme étant une chose absolument abominable et intolérable. Avant de se repentir, il n’attache aucune importance au Seigneur Jésus. Après s’être repenti, il Le reconnaît comme étant le Seigneur Suprême. Avant sa repentance, il considère les lois de Dieu comme étant dures et méchantes. Après sa repentance, il les considère comme étant

douces et bonnes. Le pécheur se repent devant Dieu de sa nature de péché et de ses œuvres pécheresses.

2. Confesser le péché.

Ce changement d’attitude doit conduire à une confession profonde du péché. Le pécheur doit confesser au Seigneur son péché de rébellion et tous ses péchés, de préférence l’un après l’autre. Ceci doit être fait aussi soigneusement que possible. La Bible dit:

«

Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner et pour nous purifier de toute iniquité»

(1 Jean 1:9).

Cette confession des péchés doit être profonde et minutieuse. Dieu n’acceptera pas de demi-mesure.

3. Recevoir Christ.

Quand le pécheur a confessé ses péchés et que Dieu l’a purifié, il possède maintenant un coeur dans lequel le Seigneur Jésus peut venir habiter. Le Seigneur doit alors être reçu dans le coeur et dans la vie, par un acte conscient. La Bible dit:

«

Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu» (Jean 1:12).

Jésus a dit: «

Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi» (Apoc. 3:20).

Jésus peut être reçu en faisant la prière suivante, ou toute autre prière semblable: «Seigneur Jésus, j’ai péché en pensées, en paroles et en actes. Je mérite la condamnation éternelle, mais tu es mort pour moi pour ôter ma punition. Je crois fermement que Tu es le seul chemin de Dieu conduisant au salut. Pardonne-moi tous mes péchés.

Viens dans mon coeur, afin que je devienne un enfant de Dieu et que je ne périsse jamais! Amen!»

4. Le baptême d’eau.

Dès que l’on a reçu le Seigneur Jésus, on doit immédiatement être baptisé. Le Seigneur Jésus a dit: «

Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé» (Marc 16:16).

5. En finir avec le passé.

Celui qui a reçu Christ est une nouvelle créature en Christ (2 Corinthiens 5:17). Il doit immédiatement en finir avec son passé.

6. La communion fraternelle.

Cette nouvelle créature grandit dans la communion avec les autres. Aucun nouveau chrétien ne devrait rester seul. Il est devenu membre du Corps de Christ. Il doit chercher à se joindre à l’expression locale de ce Corps. A l’intérieur du Corps, il sera assuré du salut, il sera conduit au baptême dans le Saint-Esprit, et il apprendra le chemin de la souffrance.

                                                                Les buts du témoignage

Le principal but du témoignage est de glorifier Jésus. Un véritable témoin exalte le Seigneur. C’est le principal désir de Dieu. Il veut que le Fils soit honoré. La Bible dit:

«

C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père» (Philippiens 2:2-11).

Chaque fois que l’on rend témoignage de Jésus, Dieu est glorifié et Christ est glorifié. C’est Dieu, et non pas les hommes, qui est le but principal de l’évangélisation. Si l’Evangile est prêché avec pureté et puissance, même s’il n’y a pas de conversion, Dieu est néanmoins glorifié. Ceci veut dire que le véritable témoin cherchera non pas

à plaire aux hommes, en obtenant de maigres résultats, mais à plaire à Dieu. Ceci devrait faire réfléchir profondément de nombreux évangélistes. Dieu ne Se soucie pas en tout premier lieu des pécheurs. Il recherche d’abord l’élévation et la glorification de Son Fils. Lorsque ceci est accompli, Son coeur est satisfait. Ainsi, tous ceux qui rendent témoignage doivent avoir pour objectif de satisfaire le coeur de Dieu.

Le second but du témoignage est le salut des pécheurs. La Bible dit: «

Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle» (Jean 3:16).

Dieu a déjà donné Son Fils. Il veut que Son don d’amour soit reçu. Les hommes ne peuvent pas Le recevoir s’ils n’entendent pas parler de Lui. Ainsi, amener un pécheur au salut est le second but important de l’évangélisation. Bien que ce soit seulement le second but, cela produit tout de même des conséquences importantes. Dieu est à

la recherche d’une Epouse pour Son Fils. Si l’on n’évangélise pas, cette Epouse ne sera pas trouvée. Ceux qui coopèrent avec Dieu dans l’évangélisation sont en train d’accomplir une tâche dont les conséquences sont lointaines.

La troisième raison pour laquelle il faut rendre témoignage est d’empêcher les pécheurs d’aller en enfer. Ceux qui ne connaissent pas Jésus comme leur Sauveur et Seigneur périront éternellement. Il n’y a qu’un seul chemin pour échapper à l’enfer: la foi au Seigneur Jésus. Mais comment les hommes croiront- ils en un Christ dont ils n’ont jamais entendu parler? Le témoin est donc engagé dans une puissante opération de sauvetage. Si tu ne rends pas témoignage, des pécheurs périront éternellement.

As-tu jamais pensé que quelqu’un passera toute l’éternité en enfer parce que tu ne lui auras pas montré le seul chemin de Dieu pour sortir de l’enfer? Pense aux membres de ta famille, à tes collègues, à tes amis, aux gens avec lesquels tu t’assois dans le taxi, le bus, etc… Imagine que ces gens iront en enfer, et gémiront tout au long de l’éternité en disant: «Je suis ici parce qu’il m’a tellement haï qu’il a refusé de me dire la seule chose au monde que l’on aurait dû me dire!»

                                       Il est dangereux de ne pas rendre témoignage

Le Seigneur dit à chacun de Ses enfants:

«

Fils de l’homme, je t’établis comme sentinelle sur la maison d’Israël. Tu écouteras la parole qui sortira de ma bouche, et tu les avertiras de ma part. Quand je dirai au méchant: Tu mourras! Si tu ne l’avertis pas, si tu ne parles pas pour détourner le méchant de sa mauvaise voie et pour lui sauver la vie, ce méchant mourra dans son iniquité, et je te demanderai son sang. Mais si tu avertis le méchant, et qu’il ne se détourne pas de sa méchanceté et de sa mauvaise voie, il mourra dans son iniquité, et tu sauveras ton âme» (Ezéchiel 3:17-19).

Le Seigneur est si sérieux à ce sujet que je crois qu’Il pourrait répéter à chacun de nous ce qu’Il a dit à Ezéchiel: «

Fils de l’homme, parle aux enfants de ton peuple, et dis-leur: Lorsque je fais venir l’épée sur un pays, et que le peuple du pays prend dans son sein un homme et l’établit comme une sentinelle, si cet homme voit venir l’épée sur le pays, sonne de la trompette et avertit le peuple; et si celui qui entend le son de la trompette ne se laisse pas avertir, et que l’épée vienne le surprendre, son sang sera sur sa tête. Il a entendu le son de la trompette, et il ne

s’est pas laissé avertir, son sang sera sur lui; s’il se laisse avertir, il sauvera son âme. Si le peuple n’est pas averti, et que l’épée vienne enlever à quelqu’un la vie, celui-ci périra à cause de son iniquité, mais je redemanderai son sang à la sentinelle

» (Ezéchiel 33:2-6).

Chaque chrétien est une sentinelle. Je dis bien chaque chrétien. Ce n’est pas la tâche de quelques-uns seulement. Le

témoignage est la tâche et la responsabilité de chaque chrétien. Tous ceux qui sont sauvés courent des dangers s’ils ne rendent pas témoignage.

Dieu donne un avertissement à tous ceux qui ne sont pas sauvés. Il a dit: «

L’âme qui pèche mourra» (Ezéchiel 18:4). Et aussi: «Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils de Dieu» (Jean 3:18).

Dieu n’épargnera pas les incrédules. Sa

Parole dit:

«

Je veux vous rappeler, à vous qui savez fort bien toutes ces choses, que le Seigneur, après avoir sauvé le peuple et l’avoir tiré du pays d’Egypte, fit ensuite périr les incrédules; qu’il a réservé pour le jugement du grand jour, enchaînés éternellement dans les ténèbres, les anges qui n’ont pas gardé leur dignité, mais qui ont abandonné leur propre demeure; que Sodome et Gomorrhe et les villes voisines, qui se livrèrent comme eux à l’impudicité et à des vices contre nature, sont données en exemple, subissant la peine d’un feu éternel» (Jude: 5-7).

L’avertissement n’est pas connu par ceux qui sont perdus. Ceux qui sont sauvés le connaissent, mais il ne les concerne pas. Ils doivent faire connaître cet avertissement aux perdus. Si l’avertissement n’est pas donné, l’incrédule mourra dans son péché, car il a péché, mais Dieu redemandera son sang au chrétien. Un chrétien qui ne rend pas témoignage possède des mains et un corps souillés et tachés par le sang de ceux qui périssent, parce qu’il ne les a pas avertis des conséquences de l’incrédulité. Le chrétien doit aussi bien proclamer la colère de Dieu que

l’amour de Dieu. S’il ne proclame que l’amour de Dieu, il est infidèle. S’il ne proclame que la colère de Dieu, il est aussi infidèle. Il doit proclamer tout le conseil de Dieu, et une partie de ce conseil parle de la colère de Dieu. Le témoin doit inviter les hommes à répondre à l’amour de Dieu. Il doit aussi leur annoncer que, s’ils rejettent cet amour, cela entraînera leur mort.

Cher Saint, si tu ne rends pas témoignage, la colère de Dieu t’attend certainement. Si tu ne rends pas témoignage, tu empêches Dieu d’atteindre Son but éternel, qui est de présenter une Epouse à Son Fils. Que fera Dieu de ceux qui obstruent délibérément Son but éternel? La réponse est évidente. Que cela ne t’arrive pas!

                                                 Les bénédictions associées au témoignage

La bénédiction la plus évidente associée au témoignage est le fait que des hommes passent de la mort à la vie, parce que nous leur avons présenté l’Evangile. Ce sera merveilleux, quand nous serons dans la gloire, de rencontrer des gens qui nous diront:

«Je suis si reconnaissant au Seigneur pour toi, car tu m’as rendu témoignage. J’ai ainsi été capable de devenir enfant de Dieu, et je suis ici à présent!»

Je suis sûr qu’un tel témoignage compensera tous les problèmes qu’entraîne l’évangélisation. Une autre bénédiction associée au témoignage est la joie de coopérer avec le Seigneur Jésus dans la tâche qui Lui est la plus chère. Il a dit:

«

J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie; celles-là, il faut que je les amène; elles entendront

ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger

» (Jean 10:16).

As-tu jamais pensé au privilège de coopérer avec Celui avec lequel tous les cieux languissent de coopérer? Plus que cela encore, nous coopérons aussi avec le Saint-Esprit. Le Seigneur de gloire a dit:

«

Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père,

il rendra témoignage de moi; et vous aussi, vous rendrez témoignage

» (Jean 15:26-27).

Etre un partenaire de Dieu et du Saint- Esprit! C’est un honneur qui dépasse toute mesure! La plus grande bénédiction associée au témoignage est le fait de savoir que le témoin obéit ainsi à Christ. C’est le privilège

réservé aux adorateurs du Seigneur. Il a dit:  «Rendez témoignage. » Ceux qui obéissent réjouissent Son coeur. Si tu sais que tu es en train de faire ce qu’Il veut que tu fasses, tu es dans le repos. Les résultats sont secondaires. L’obéissance est primordiale. Que Dieu t’accorde la sagesse d’être un témoin!

                                   Tu n’as pas le choix: rends témoignage ou péris!

L’apôtre Paul a dit:

«

Si j’annonce l’Evangile, ce n’est pas pour moi un sujet de gloire, car la nécessité m’en est imposée, et

malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile! Si je le fais de bon coeur, j’en ai la récompense; mais si je le fais malgré moi, c’est une charge qui m’est confiée

» (1 Corinthiens 9:16-17).

Nous attirons sur nous des bénédictions ou des malédictions, selon que nous annonçons l’Evangile ou pas, selon que nous rendons témoignage de Christ ou pas. On peut rendre témoignage pour éviter les malédictions ou obtenir les bénédictions. Cependant, il y a une raison supplémentaire pour témoigner: c’est une nécessité qui s’impose à chaque chrétien. Chaque chrétien a reçu du Seigneur une grande commission. Il n’a donc aucun choix. Il doit l’accomplir. Qu’il le veuille ou non, il doit rendre témoignage. Aucun chrétien n’a le droit de demander s’il doit rendre témoignage ou non. S’il est chrétien, il doit témoigner. Si un chrétien cesse de rendre témoignage, il mourra. Dieu

ne permettra pas à un chrétien qui ne porte pas de fruit, parce qu’il ne rend pas témoignage, de continuer à être un chrétien. Le Seigneur Jésus a dit:

«

Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche» (Jean 15:2).

La stérilité entraîne le désastre. Celui qui rend témoignage de bon coeur recevra une récompense.

Celui qui ne veut pas rendre témoignage doit tout de même le faire, parce qu’il en a reçu l’ordre du Roi des rois. Nous le répétons: Tous les chrétiens doivent être des témoins!

                                                                           Une question difficile

Le Seigneur Jésus a ordonné à Ses disciples d’aller faire de toutes les nations des disciples, il y a de cela près de deux mille ans. Ce commandement n’a jamais été complètement exécuté. Il y a encore des communautés, des tribus entières, des villages entiers, etc…, qui ne sont pas évangélisés. Il existe des tribus entières où il n’y a même pas un seul chrétien, et même de nombreux endroits où il n’y a eu qu’un simulacre d’évangélisation.

Ce n’est pas l’Evangile de la Bible qui a été prêché, mais plutôt un message mort annoncé par des hommes morts, et ce message a produit la mort. Ce genre de message ne produit qu’une multitude de pécheurs baptisés et confirmés, qui sont conduits en enfer par de nombreux conducteurs religieux. Ces gens n’ont pas été évangélisés de la manière biblique.

A notre avis, la plus grande partie de notre terre n’a pas été évangélisée. Face à une telle situation, je me demande ce que nous dirions, vous et moi, si le Seigneur Jésus apparaissait soudain au milieu de nous et nous posait cette simple question:

«Pourquoi la terre n’est-elle pas évangélisée? Avez-vous fait de votre mieux pour évangéliser le monde?» Quand je pense à cela, je ne trouve aucune réponse convaincante à donner, si je me tenais devant mon Seigneur. Il me semble que le mieux est de faire tout ce que je peux maintenant, pour que je ne sois pas honteux quand je me tiendrai devant Lui en ce jour.

                                              La détresse de ceux qui n’ont pas été évangélisés

Un missionnaire s’était rendu dans une tribu de Chine au dix-neuvième siècle et y avait apporté le message de l’amour de Dieu qui sauve en Jésus-Christ. Un homme reçut le Seigneur Jésus dès qu’il eut entendu l’Evangile. Il trouva le Seigneur si merveilleux qu’il demanda au missionnaire: «Depuis combien de temps ce message de l’amour de Dieu en Christ est-il connu dans votre pays?» Le missionnaire répondit: «Depuis environ mille huit cents ans.» – «Mille huit cents ans!», s’écria le jeune converti chinois. Il ajouta, les larmes aux yeux: «Mon père a cherché et cherché le vrai Dieu, et il est mort sans l’avoir trouvé. Comment avez-vous pu garder un tel message, ne serait-ce que cent ans, sans vous assurer que tous les hommes du monde entier l’aient entendu?»

Oui, frère et sœur, telle est la question à laquelle nous sommes confrontés. Comment quelqu’un peut-il avoir trouvé le remède capable de guérir d’une maladie fatale, dont les conséquences sont éternelles, et aller tranquillement se coucher sans rien dire aux autres malades? Si cela se passait ainsi sur le plan physique, nous devrions considérer un tel homme comme étant l’incarnation même de la méchanceté. Mais qu’en est-il de toi et de moi? Nous avons fait quelque chose de pire. Nous avons caché, ou simplement retenu pour nous-mêmes le seul remède capable de guérir la pire des maladies, qui aboutit au jugement de Dieu, à la séparation éternelle d’avec Dieu, et à l’enfer. Est-ce juste? Est-ce normal?

Un païen a dit une fois à un chrétien:

«

Si je croyais à ce que tu crois, que Christ est le seul chemin pour revenir à Dieu, et que tous ceux qui ne Le connaissent pas périront éternellement, je ne me reposerais pas, je ne ferais rien d’autre, sinon travailler activement nuit et jour, pour m’assurer que tous les hommes du monde entier puissent entendre ce message. Je ne me reposerais pas, je ne donnerais aucun repos au monde, tant que je ne l’aurais pas rempli de la connaissance de ce message. Je ne crois pas à ce que tu annonces, quand je te vois prendre tes aises et te complaire en toi-même. Tu ne crois même pas à ce que tu dis. Toi et moi nous sommes pareils. Il nous manque une passion suprême dans notre vie

As-tu une passion suprême dans ta vie? Si tu en as une, puis-je te demander laquelle? Est-ce la conquête de ceux qui

sont perdus?

                                                                La Bible et le témoignage

La Bible est le manuel du témoin. Celui-ci doit la connaître profondément. Il doit aussi savoir comment l’utiliser. Les versets pertinents de la Bible, qui concernent la perdition de l’homme et le chemin du salut, doivent être mémorisés et soulignés dans la Bible. Nous n’avons aucune excuse de ne pas connaître la Bible. Je n’oublierai jamais ce moment où un chrétien tentait de convaincre un incroyant que Jésus est le seul chemin du salut. L’incroyant demanda: «Où est-il écrit dans la Bible que Jésus-Christ est le seul chemin du salut?» Le chrétien

se mit à se gratter la tête et à feuilleter la Bible, pendant que l’incroyant attendait. Finalement, celui-ci dit au chrétien confus:

«Si ce dont tu prétends me convaincre était vraiment sérieux, tu saurais au moins dans quelle partie de la Bible cela se trouve.» C’est là un sérieux avertissement. Les incroyants nous observent. Ils trouvent choquant que des chrétiens ne connaissent pas profondément leur manuel de base, la Bible.

                                                                    La prière et le témoignage

Un témoin efficace doit être inscrit à l’école de la prière. Il doit utiliser comme un modèle les méthodes de témoignage employées par le Seigneur. Le Seigneur Jésus n’a jamais parlé de Son Père aux hommes avant d’avoir parlé des hommes à Son Père. Voilà pourquoi Il avait l’habitude de parler au Père avant de parler à quiconque. La Bible dit:

«

Vers le matin, pendant qu’il faisait encore sombre, il se leva et sortit pour aller dans un lieu désert, où il pria» (Marc 1:35).

La profondeur de la communion entre le Seigneur Jésus et le Père, dans la prière, ne peut être exprimée par des mots. Combien n’a-t-Il pas plaidé en faveur des hommes! Combien a-t-Il dû supplier Dieu de changer leurs cœurs et de leur accorder la foi en Lui pour être sauvés! Il a sans cesse intercédé dans la prière, et le Seigneur conduisit des

hommes à croire en Lui. Cela se passera de la même façon aujourd’hui. Tous les témoins efficaces sont des hommes et des femmes de prière. Ils prieront pour que soient ôtés tous les obstacles à une foi authentique au Seigneur Jésus. Ils prieront pour que soient ôtés la mondanité, l’amour du péché, l’incrédulité, etc… Ils insisteront devant Dieu dans la prière, en disant:

«Seigneur, donne-moi cette personne, afin que je la présente à Ton Fils comme une partie du trésor gagné à la croix!»

Par la prière, le témoin déliera les hommes des chaînes de l’incrédulité. Comme rien n’est impossible à un coeur qui prie dans la foi, aucun homme ne sera impossible à gagner au Seigneur Jésus, pour quelqu’un qui est profond dans la prière. Non seulement l’homme de prière priera le Père, pour recevoir de Lui des réponses à ses prières, mais il pleurera pour être exaucé par le Père. Il y a une réalité, dans le témoignage et l’enfantement spirituel, qui reste inconnue à ceux qui gardent les yeux secs. Le prophète Jérémie a dit:

«

Ainsi parle l’Eternel: On entend des cris à Rama, des lamentations, des larmes amères; Rachel pleure ses enfants; elle refuse d’être consolée sur ses enfants, car ils ne sont plus» (Jérémie 31:15).

En réponse à de telles larmes, le prophète dit encore:

«

Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel: Retiens tes pleurs, retiens les larmes de tes yeux; car il

y aura un salaire pour tes œuvres, dit l’Eternel; ils reviendront du pays de l’ennemi. Il y a de l’espérance pour ton avenir, dit l’Eternel; tes enfants reviendront dans leur territoire

» (Jérémie 31:16-17).

Lorsque nous sommes sérieux avec le Seigneur, nous n’allons pas nous contenter de prier, nous allons aussi pleurer.

La Bible dit, à propos d’Anne:

«

Anne, pourquoi pleures-tu et ne manges-tu pas? Pourquoi ton coeur est-il attristé?… Et, l’amertume

dans l’âme, elle pria l’Eternel et versa des pleurs

» (1 Samuel 1:8-10).

Elle ne pouvait plus supporter sa stérilité, alors elle pleurait. Elle ne mangeait plus, elle jeûnait. Son coeur était

triste. Elle était dans une profonde détresse. Elle pria. Dieu ne pouvait pas faire la sourde oreille à une telle prière. Il exauça sa prière et, bientôt, ses larmes se transformèrent en joie, car elle eut un fils, et elle loua le Seigneur en ces mots:

«

Mon coeur se réjouit en l’Eternel, ma force a été relevée par l’Eternel, ma bouche s’est ouverte contre mes ennemis, car je me réjouis de ton secours» (1 Samuel 2:1).

Cependant, ce fils de la réjouissance ne lui fut accordé qu’après:

– avoir été amèrement affligée,

– avoir répandu son coeur devant le Seigneur,

– avoir parlé par excès de douleur et de chagrin, (1 Samuel 1:15-16).

Rachel a dit: «

Donne-moi des enfants, ou je meurs» (Genèse 30:1).

Elle était décidée. Peu après, elle eut un fils. Lorsqu’un tel témoin commence à répandre son cœur devant le Seigneur dans la prière, et qu’il est prêt à mourir s’il n’est pas exaucé, Dieu lui répondra et lui donnera des enfants

spirituels! Tout chrétien sérieux devrait dresser une liste de ceux qui ne connaissent pas encore le Seigneur, pour lesquels il priera. Un chrétien qui a un certain nombre d’années dans le Seigneur devrait avoir des centaines de noms sur une telle liste. Celle-ci pourrait par exemple se présenter de la manière suivante: N° /Nom /de la Date /des Réponses/ Date de la/ Niveau actuel/ personne /contacts /conversion de croissance…..

Les noms et les commentaires figurant sur cette liste doivent nous guider dans la prière, jusqu’à ce que chaque personne soit sauvée et continue à grandir et à se fortifier dans le Seigneur.

                                                              Semer en abondance

Parlant des besoins financiers de l’oeuvre du Seigneur, l’apôtre Paul a dit:

«

Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment » (2 Corinthiens 9:6).

J’ai la conviction que le même principe s’applique aussi au témoignage. La personne qui rend témoignage à peu de gens verra aussi peu de gens se convertir au Seigneur, et la personne qui rend témoignage à beaucoup de

gens en verra beaucoup venir au Seigneur. Dans la parabole du semeur, nous voyons que parmi les quatre types de terrains sur lesquels était tombée la semence, un seul terrain donna du fruit qui demeure. Les trois autres furent

inutiles. Si nous illustrons ceci en disant que le quart de toutes les semences est tombé sur chacun des quatre types de terrains, cela signifie que si le semeur a commencé à semer 100 graines, 25 sont tombées sur la bonne terre. En revanche, s’il avait commencé à semer 100.000 graines, 25.000 seraient alors tombées sur la bonne terre. Nous pouvons donc conclure qu’une récolte est directement proportionnelle à la quantité de semence utilisée. Celui qui paie le plus grand prix pour annoncer l’Evangile à de nombreuses personnes récoltera plus de fruit que celui

qui se contente de peu, et qui ne veut pas payer le prix nécessaire pour semer abondamment. Cher Saint, es-tu en train de semer abondamment, ou avec parcimonie? Tu récolteras proportionnellement à ce que tu sèmes.

                                   Un témoignage qui porte du fruit, et un fruit qui demeure

Le Seigneur Jésus a dit: «

Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples» (Jean 15:8).

«

Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis et qui vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, Il vous le donne» (Jean 15:16).

Il y a quelque chose de très troublant: c’est la disproportion entre le nombre de personnes qui sont supposées avoir reçu Christ, et le nombre effectif de croyants qui persévèrent dans les assemblées. Les spectacles organisés aujourd’hui par des évangélistes aux allures de playboys, les messages superficiels souvent proclamés, qui invitent des pécheurs non repentants à rentrer avec tous leurs péchés dans le Royaume de Dieu, pour y occuper une place de choix, la maigre vie de prière de beaucoup de chrétiens qui témoignent pour Christ, tout cela contribue à

produire cette situation. Si tu veux produire du fruit qui demeure, tu dois demeurer toi-même dans le Seigneur, faire confiance au Saint-Esprit pour qu’Il produise une conviction de péché et une véritable conversion, et cesser d’annoncer ce message bon marché:

«Venez à Jésus et tous vos problèmes seront résolus!» Déchire ton coeur dans la prière devant Dieu.

Ne cache pas le prix qu’il faut payer pour être un disciple, explique-le plutôt en détail, afin que les cœurs partagés ne perdent pas leur temps à répondre. Sème la semence. Ne te contente pas de l’éparpiller. Ne demande pas aux gens de prendre une décision tant que tu ne leur as pas clairement présenté ce pourquoi ils doivent se décider.

Ne sois pas motivé à présenter des chiffres à des hommes charnels. Il faut que Dieu voie que tu portes du fruit. Cela te suffit.

Souviens-toi que tu fais partie d’une équipe. L’apôtre Paul a dit:

«

Qu’est-ce donc qu’Apollos, et qu’est-ce que Paul? Des serviteurs, par le moyen desquels vous avez cru, selon que le Seigneur l’a donné à chacun. J’ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître, en sorte que ce n’est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui a fait croître. Celui qui plante et celui qui arrose sont égaux, et chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail» (1 Corinthiens 3:5-8).

Tes motivations sont-elles pures? Rends-tu témoignage pour que Christ soit glorifié, ou pour gagner des convertis pour toi-même, pour ton organisation, ta dénomination, ou ta doctrine?

Le travail accompli avec des motivations impures ne subsistera pas, le jour où tu devras en rendre compte à Dieu.

Rappelle-toi ceci:

«Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du

chaume, l’oeuvre de chacun sera manifestée; car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révélera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’oeuvre de chacun. Si l’oeuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l’oeuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu» (1 Corinthiens 3:12-15).

                                                                Tel père, tel fils

Du point de vue biologique, il est normal que les enfants ressemblent à leurs parents, à la fois pour leurs caractères visibles, et pour ceux qui sont invisibles. Il en va tout autant, et même davantage, sur le plan spirituel.

Un chrétien charnel produira des convertis charnels.

Un chrétien qui aime le péché produira des convertis qui aiment le péché. Un chrétien consacré produira des convertis consacrés. Un homme de prière produira des hommes de prière. Un homme rempli du Saint-Esprit produira des hommes remplis du Saint-Esprit.

Certes, il y aura toujours des Judas qui trahissent et des Démas qui rétrogradent. Mais il est certain que nous transmettons à nos enfants spirituels quelque chose de ce que nous sommes nous-mêmes. Ceci se présente sous deux aspects.

Premièrement, pour ce qui concerne les caractères invisibles. D’une manière que je ne peux expliquer, les gens que nous conduisons à Christ, qu’ils nous voient ou non, nous ressembleront jusqu’à un certain degré. Nous ne pourrons jamais échapper à ce fait. Ensuite, pour ce qui concerne les caractères visibles, un homme de prière enseignera à ceux qu’il conduit au Seigneur à prier et à devenir des hommes de prière. Un homme qui étudie sérieusement la Parole de Dieu enseignera aussi la même chose à ceux qu’il conduit au Seigneur. Ceci est normal.

Je voudrais que tu considères ceci très sérieusement. Examine ta vie à la lumière de Dieu. Examine ta vie cachée, que personne d’autre ne voit, sauf Dieu et toi. Comment est-elle? Ressemble-t-elle à celle de Christ? S’il y avait, dans le Royaume de Dieu, des multitudes de personnes comme toi, serait-ce une bénédiction ou une malédiction? Par ton témoignage, vas-tu donner à Dieu des enfants obéissants ou des rebelles? Réfléchis profondément à cela, car c’est un sujet sérieux, dont les conséquences sont éternelles.

J’ose dire que la responsabilité première de chaque croyant n’est pas de prêcher l’Evangile, mais de se rendre lui-même digne de prêcher l’Evangile. Sinon, l’Evangile qu’il vit contredira celui qu’il prêche. Si ton caractère n’est pas conforme à ton message, tu es une fausse représentation de Christ, un faux témoin, et une abomination pour le Royaume de Dieu.

                                              Produire ceux qui produiront des disciples

Lorsque le Seigneur a commandé de faire de toutes les nations des disciples, et d’enseigner ces disciples à faire des

disciples qui, à leur tour, formeront d’autres disciples. Il n’a pas demandé aux douze d’aller chacun essayer de faire de tout le monde des disciples, mais ils devaient former ceux qui seraient capables de le faire.

Paul recommanda ensuite à Timothée la même chose, car il lui a dit:

«

Ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres» (1 Timothée 2:2).

Il est extrêmement important que ceux qui viennent à Christ grandissent et produisent d’autres convertis. Je vais

illustrer cela de la manière suivante. Supposons qu’il faille une année à un chrétien pour grandir et produire un autre chrétien, qui prendra à son tour une autre année pour grandir et pour produire un nouveau croyant. Si cela continue ainsi, un seul chrétien converti en 1981 entraînera la conversion de 524.288 chrétiens en l’an 2.000, c’est-à-dire en vingt ans. Nous obtenons en effet la progression suivante:

1 chrétien en 1981

2 chrétiens en 1982

4 « en 1983

8 « en 1984

16 « en 1985

32 « en 1986

64 « en 1987

128 « en 1988

256 « en 1989

512 « en 1990

1.024 « en 1991

2.048 « en 1992

4.096 « en 1993

8.192 « en 1994

16.384 « en 1995

32.768 « en 1996

65.536 « en 1997

131.072 « en 1998

262.144 « en 1999

524.288 « en 2000

Si l’un des chrétiens de 1992 a chuté, et qu’il n’ait donc amené aucune âme nouvelle au Seigneur, nous aurons la progression

suivante:

1 chrétien en 1981

2 chrétiens en 1982

2 « en 1982

4 « en 1983

8 « en 1984

16 « en 1985

32 « en 1986

64 « en 1987

128 « en 1988

256 « en 1989

512 « en 1990

1.024 « en 1991

2.048 « en 1992

4.096 « en 1993

8.192 « en 1995

16.384 « en 1996

32.768 « en 1997

65.536 « en 1998

131.072 « en 1999

262.144 « en 2000

Ainsi, la chute d’une seule personne en 1982 signifie qu’en l’an 2000, il n’y aura que la moitié de ceux qui auraient dû être gagnés à Christ. La situation serait pire si, en 1985, au lieu de 8 personnes qui persévèrent, quatre avaient chuté. Il n’y aurait plus que 8 chrétiens fidèles en 1986. Cela signifie qu’en l’an 2000, il n’y aurait que 131.072 convertis, au lieu des 524.288 que le Seigneur espérait, si tous étaient restés fidèles. Cela représente exactement le quart du chiffre qui aurait pu être atteint.

Mes frères bien-aimés, ces chiffres m’ont fait découvrir quelque chose que je n’avais jamais compris auparavant. Je

veux parler de la tragédie provoquée par ceux qui rétrogradent. Oui, c’est une tragédie personnelle pour celui qui rétrograde, mais c’est une tragédie encore plus grande pour l’Eglise, pour les desseins de Dieu, et pour le monde entier. Puisse le Seigneur ouvrir les yeux de tous Ses enfants pour qu’ils comprennent ceci! Puisse-t-Il nous aider tous à éviter de rétrograder, et à tout faire pour empêcher les autres de rétrograder! Le besoin de former des «reproducteurs» impose au témoin des exigences très sévères. On peut citer en particulier celles-ci:

1. Nous devons marcher très près du Seigneur, pour qu’Il nous permette de former des «reproducteurs.» Si tu es tiède, et que tu veuilles servir le Seigneur plutôt par obligation, il se peut qu’Il t’écarte de Son service, afin que tu ne remplisses pas l’Eglise de convertis qui te ressemblent, et qui seront une abomination pour le Seigneur.

2. Il vaut mieux concentrer nos efforts sur la formation d’un petit nombre de chrétiens engagés, qui iront de l’avant pour gagner d’autres âmes, que de courir partout pour produire des bébés dont personne ne s’occupera, qui resteront des nains spirituels, et seront un problème pour l’Eglise.

3. Nous devons faire des disciples et non des convertis.

                                Les conditions à remplir pour être disciple

William MacDonald, dans son précieux livre: «Le vrai disciple», énonce sept conditions fondamentales pour être un

vrai disciple, selon la Parole de Dieu. Ces conditions sont les suivantes:

1. Avoir un amour suprême pour Jésus. Jésus a dit: «

Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple» (Luc 14:26).

2. Renoncer à soi-même. Jésus a dit: «

Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive» (Matthieu 16:24).

Ceci signifie un abandon total à la volonté de Dieu.

3. Choisir délibérément de porter sa croix. «

Qu’il se charge de sa croix» (Matthieu 16:24). La croix est un chemin sur lequel on s’engage de notre plein gré. Pour le monde, il s’agit d’un chemin qui conduit à la honte et à l’opprobre. La croix symbolise la honte, la persécution et les insultes que le monde a accumulées sur le Fils de Dieu, et qu’il continuera à accumuler sur ceux qui choisissent d’aller contre le courant de ce monde. Tout chrétien peut éviter la croix, en se conformant simplement au monde et à ses voies.

4. Consacrer toute sa vie à suivre Christ. «

Alors Jésus dit à ses disciples: … Qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive» (Matthieu 16:24). Le disciple doit suivre Jésus chaque jour, toute sa vie, dans l’obéissance à la volonté de Dieu, en marchant dans la puissance du Saint-Esprit, en rendant aux autres un service désintéressé, en supportant patiemment et avec persévérance les plus mauvais traitements. C’est une vie de zèle, de sacrifice, de maîtrise de soi, etc…

5. Avoir un amour ardent pour tous ceux qui appartiennent à Christ. «

A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres» (Jean 13:35).

C’est un amour qui estime que les autres sont meilleurs que soi même. C’est un amour qui couvre une multitude de péchés. C’est un amour bienveillant, qui supporte tout.

6. Persévérer sans défaillance dans Sa Parole. Jésus a dit aux Juifs qui avaient cru en Lui:

«

Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira» (Jean 8:31-32). Les vrais disciples doivent être persévérants. Il est assez facile de bien commencer ou de partir en trombe dans une flambée de gloire. Mais le véritable test est de persévérer jusqu’à la fin. «Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est paspropre au royaume de Dieu» (Luc 9:62). Une obéissance sporadique

ne suffit pas. Christ veut que ceux qui Le suivent soient dans une obéissance complète et constante.

7. Renoncer à tout pour Le suivre.  «

Ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple» (Luc 14:33). Renoncer à tout signifie abandonner toutes les possessions matérielles qui ne sont pas absolument nécessaires, et qui pourraient être utilisées pour propager l’Evangile. C’est investir dans l’oeuvre du Seigneur tout ce qui ne sert pas à satisfaire les besoins courants, et abandonner son avenir à Dieu. Celui qui cherche premièrement le Royaume de Dieu et Sa justice, croit qu’il ne manquera jamais de quoi manger et se vêtir. Par conséquent, il ne peut pas garder pour lui un excédent d’argent inutile, alors que des âmes périssent parce

qu’elles n’ont pas l’Evangile. Il ne veut pas gaspiller sa vie à accumuler des richesses qui tomberont entre les mains du diable, lorsque le Seigneur reviendra pour enlever Ses Saints. Il veut obéir à l’ordre du Seigneur, qui a demandé de ne pas accumuler des richesses sur la terre. En abandonnant tout, il offre ce qu’il ne pourra pas garder de toutes façons, et aussi tout ce qu’il a cessé d’aimer.

Si, en rendant témoignage, nous produisons des disciples, alors je ne doute aucunement que ces disciples produiront à leur tour d’autres disciples, et ainsi de suite. Cela signifie que nous devons dès à présent commencer à former un disciple qui, plus tard, produira un autre disciple semblable à lui-même. Il vaut mieux produire quelques vrais disciples, plutôt que des multitudes de convertis.

Il faut bien que Dieu commence quelque part. A présent, la question est de savoir où Il doit commencer. Permets-moi de te dire quelque chose de personnel. Je suis chrétien depuis 1966, j’ai prêché la Parole de Dieu sur trois continents, j’ai même écrit un livre sur ce que doit être un disciple. Mais je vais te dire quelque chose qui va peut-être te choquer: il n’y a pas si longtemps que je suis devenu un disciple. Je n’avais pas encore rempli la septième condition ci-dessus pour être un vrai disciple.

Je n’avais pas encore renoncé à tout. A présent, je l’ai fait. Je crois que Dieu peut maintenant commencer à m’utiliser pour produire des disciples et non des convertis. Es-tu également un disciple? Relis les sept conditions à remplir pour être un disciple.

Es-tu qualifié? Sinon, tu vas produire des hommes qui te ressemblent, et c’est horrible. Je crois aujourd’hui qu’il vaudrait mieux, pour un chrétien qui n’est pas un disciple, ne pas rendre témoignage du tout. Car il remplira la maison de Dieu de mauvais chrétiens.

Je voudrais te poser une question personnelle: «Si ta femme avait un défaut personnel, qui devait automatiquement se traduire par une malformation chez ses enfants, qui naîtraient ainsi sans yeux, sans nez, sans jambes, sans bras, ou avec deux têtes, etc…, et si l’on te demandait si elle devait continuer à mettre au monde des enfants, que répondrais-tu?» Le bon sens devrait te faire répondre qu’il faudrait l’empêcher de mettre au monde des

êtres malformés. Les chrétiens qui ne sont pas eux-mêmes des disciples produisent des convertis qui leur ressemblent, c’est-à dire des êtres spirituellement malformés.

Permets-moi de te dire que le commandement de Jésus est de faire des disciples et non des convertis. Arrête de produire des convertis. N’ouvre plus la bouche pour rendre témoignage.

Ne donne plus aucun traité à personne, tant que Dieu n’a pas rendu témoignage à ton coeur que tu es bien un disciple de Christ, selon les conditions énoncées dans Sa Parole, et que le frère MacDonald nous a résumées dans les sept points précédents.

Si tu es un disciple, continue à témoigner. Tu produiras des disciples, et le Royaume de Dieu progressera. Que Dieu te bénisse!

                                                               Le fardeau pour les âmes

Il n’y a aucune raison de faire cette prière, que de nombreux chrétiens adressent souvent au Seigneur: «Seigneur,

donne-moi un fardeau pour les âmes!» Comme si le fardeau pour les âmes était quelque chose de facultatif, que le Seigneur donne à Ses disciples, indépendamment de Lui-même. Ces chrétiens peuvent faire une telle prière pendant des années, elle ne sera jamais exaucée.

Lorsqu’une personne est remplie du Seigneur Jésus, elle a un fardeau pour les âmes. Tous les véritables chrétiens brûlent pour les âmes perdues. Ce n’est pas quelque chose qu’ils essayent de produire en eux de temps en temps. Cela fait partie de la vie surnaturelle qu’ils ont reçue du Seigneur Jésus. Tous ceux qui se sont complètement abandonnés entre les mains du Seigneur, ceux qui n’ont plus aucun intérêt dans ce monde, ne brûleront que pour Christ. En brûlant pour Lui, ils aimeront d’un amour brûlant ceux pour lesquels Il est mort. Le monde sait ce

que cela signifie que de s’engager pour une cause. Je voudrais que tu lises comment un étudiant américain s’est consacré au communisme, puis comment un jeune africain s’est engagé à devenir le Premier Ministre de son pays. Après cela, demande toi si tu t’es engagé de la même manière envers Jésus-Christ. Si ce n’est pas le cas, tu n’as aucun fardeau pour les âmes.

Voici le premier témoignage:

«

Nous, communistes, subissons un pourcentage de pertes très élevé. Nous sommes de ceux qu’on fusille, qu’on pend, qu’on lynche, qu’on passe au goudron, qu’on enduit de plumes, qu’on emprisonne, qu’on calomnie, qu’on ridiculise, qu’on destitue de leurs emplois, et à qui l’on rend la vie impossible de mille manières. Nous vivons dans la pauvreté. Nous abandonnons au parti chaque centime que nous gagnons au-delà de ce qui nous est absolument indispensable pour subsister. Nous n’avons ni temps ni argent à consacrer au cinéma, à des concerts, à des steaks épais, à de belles villas et à des voitures de luxe. On dit que nous sommes des fanatiques. C’est vrai, nous le

sommes. Notre vie est dominée par un seul principe directeur: le triomphe du communisme mondial.

«Nous, communistes, avons une philosophie de la vie que tout l’or du monde ne saurait acheter. Nous avons une cause pour laquelle nous combattons, un but précis dans notre vie. Nous soumettons notre insignifiante personne à un grand mouvement de l’humanité. Et si notre existence semble difficile, notre moi profond est pourtant amplement récompensé par la pensée que chacun de nous, pour sa petite part, contribue à l’avènement de quelque chose de nouveau, de vrai et de meilleur pour tout le genre humain.

«La seule chose qui compte pour moi, dans ma vie, c’est la cause du communisme. C’est tout à la fois ma vie, mon travail, ma religion, mon passe-temps, ma bien-aimée, ma femme, ma maîtresse, ma nourriture et mon breuvage. J’y travaille tout le jour et j’en rêve la nuit. Son emprise sur moi, loin de diminuer, augmente avec le temps. C’est pourquoi je ne puis m’engager dans une amitié, une affaire de coeur, ou même une simple conversation, sans la relier à cette force qui tout à la fois conduit et oriente ma vie. J’évalue les gens, les livres, les idées et les

actes selon l’effet qu’ils ont sur la cause du communisme, et selon leur attitude à son égard. J’ai déjà été mis en prison pour mes idées. Si cela était nécessaire, je suis prêt à faire face à un peloton d’exécution» (Extrait du livre: «Le vrai disciple», de William MacDonald

).

Voici à présent le second témoignage:

«J’étais parvenu à la grande décision de ma vie: consacrer toute mon énergie à la politique… Je veux faire comprendre que j’étais en train de réorienter complètement mes habitudes personnelles, mon code de conduite, et même mes principes éthiques et culturels. Je ne pouvais plus me contenter de faire autant que possible ce qui me plaisait, et aussi peu que possible ce qui me déplaisait ou me gênait. En un sens, j’étais en train de passer par une conversion spirituelle profonde. A présent, la vie qui m’attendait était une vie de reniement de soi et de sacrifice

personnel. Je devais abandonner beaucoup de choses qui, bien qu’innocentes en elles-mêmes, pouvaient représenter un obstacle pour la cause qui devenait le but de ma vie. Je devais délibérément juger chacune de mes actions et décisions à partir d’un principe bien défini: Pourra-t-elle me rapprocher davantage de mon but? Par ma façon de m’habiller, mon langage, mes habitudes, je devais prêcher mon évangile, même si cela signifiait que je devais faire les choses d’une façon qui me paraisse désagréable ou même détestable» (William CONTON, dans «The

African»).

Ces deux hommes, ayant des origines très dissemblables, mais dont les buts étaient très proches, ont plusieurs choses en commun:

1. Une vision et un but clairs.

2. Un objectif assez large pour englober tout autre objectif secondaire.

3. Un engagement déterminé à atteindre ce but.

4. Une identification personnelle totale avec ce but, de sorte qu’il est devenu pour eux le sens même de leur existence.

5. Une joyeuse acceptation du prix suprême à payer pour atteindre ce but, sans jamais se plaindre.

6. Une profonde certitude d’avoir raison, et l’assurance de réussir.

Quand notre détermination à glorifier le Seigneur Jésus deviendra semblable à celle de ces deux hommes (et bien plus encore, car le Seigneur mérite infiniment plus notre amour), nous ressentirons toujours un fardeau. Nous n’aurons plus besoin de demander au Seigneur qu’il nous donne un fardeau. Nous succomberons sous le poids d’un écrasant fardeau.

Ce fardeau est aussi donné à ceux qui travaillent dans l’oeuvre du Seigneur. Celui qui va dans les rues nuit et jour pour témoigner de l’amour de Dieu, qui parle à tous de la merveilleuse gloire du Seigneur, celui-là a un fardeau. Il attachera son regard au visage des pécheurs endurcis, et verra leur besoin désespéré. Il regardera alors à Jésus, verra en Lui la réponse éternelle de Dieu, et ne sera plus jamais le même.

Si quelqu’un refuse encore de payer une partie du prix pour être un disciple, il découvrira que ce qu’il ne veut pas encore abandonner au Seigneur sera comme une crevasse dans une citerne, par laquelle se perdront la plupart des choses que Dieu avait en réserve pour lui.

As-tu besoin d’avoir un fardeau? Cela ne peut être que parce que tu manques de vision. As-tu besoin d’une vision? Cela ne peut être que parce que tu ne fixes pas assez les regards sur la face du Seigneur Jésus. Ne fixes-tu pas assez le regard sur le Seigneur Jésus? Cela ne peut être que parce que tu es distrait par quelque chose de terrestre. Peux-tu dire aujourd’hui au Seigneur, avec une conscience claire: «Quel autre ai-je ai ciel que toi? Et sur la terre je ne prends plaisir qu’en toi!» (Psaume 73:25)? Si tu peux répondre oui, alors sois béni. Dans le cas contraire, tu

n’éprouveras jamais de fardeau authentique pour les perdus.

Comptes-tu faire quelque chose à cet effet, même partiellement, afin de détourner ton attention de ce qui te distrait?

Beaucoup de ceux qui voudraient être des témoins peuvent honnêtement se demander comment faire, pratiquement, pour rendre témoignage. C’est une question légitime, et c’est pourquoi nous allons étudier deux exemples dans la Bible, montrant comment l’Evangile a pu être annoncé en tête-à-tête. Nous avons choisi un exemple concernant le Seigneur Jésus, le Témoin Suprême, et un autre concernant Philippe l’évangéliste.

                                            Le Seigneur et la femme samaritaine (Jean 4:1-42).

1. C’était une situation naturelle. Le Seigneur attendait de manger devant un puits, et la femme vint pour puiser de l’eau.

2. Le Seigneur prit l’initiative d’entrer en contact avec la femme. Il lui demanda à boire.

3. Son contact était naturel. Puisqu’elle était venue puiser de l’eau, il était naturel et normal de lui demander à boire. Ce contact permit aussi d’établir un dialogue.

4. Au bon moment, le Seigneur détourna la conversation du domaine naturel au domaine spirituel, afin de ne pas perdre trop de temps.

5. Il introduisit le sujet spirituel d’une manière qui créa en elle un désir, au lieu de l’irriter.

6. Jésus la conduisit plus loin qu’une simple introduction, lorsqu’Il lui parla de la source de la vie éternelle. Il dit: «

Mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle» (Jean 4:14). Le Seigneur disait la vérité. Il ne parlait pas des choses dont Il ne pouvait pas prouver la véracité. Si le témoignage d’un chrétien n’est pas vrai, il ne produira pas du fruit qui demeure. Les mensonges ne peuvent jamais servir Dieu. Si tu n’es pas pleinement satisfait de Jésus, tu ne feras jamais des convertis solides, en leur disant que Jésus satisfait pleinement.

7. Jésus permit à la femme de Lui demander ce qu’Il offrait (Jean 4:15).

8. Jésus lui révéla son péché. Il lui dit: «Va appeler ton mari» (Jean 4:10).

9. Elle essaya de cacher son péché, mais Jésus l’exposa davantage (Jean 4:17-18).

10. Elle fut convaincue de péché, mais elle essaya encore de se cacher derrière des motifs religieux. Elle proclama que Jésus était un prophète (Jean 4:19-20).

11. Jésus continua à lui présenter l’Evangile, et Se révéla à elle non comme un prophète, mais comme le Christ.

12. Ce témoignage produisit du fruit en elle, et en beaucoup d’autres qui crurent en Lui à cause de son témoignage (Jean 4:39-42).

13. Jésus resta avec eux pour les affermir davantage dans cette nouvelle vie (Jean 4:40).

14. Le Seigneur avait un secret qui expliquait Son succès dans l’évangélisation. C’était Son engagement total, Sa soumission, Son renoncement à tout, et Son sens de l’urgence. Il le dit Lui-même, en ces termes:

«

Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son oeuvre. Ne dite vous pas qu’il y a encore quatre mois jusqu’à la moisson? Voici, je vous le dis, levez les yeux et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson» (Jean 4:34-35).

Le Seigneur était

consacré. Il mit de côté la nourriture et oublia la faim, pourpouvoir délivrer cette femme du péché et la gagner à Lui. Sanourriture était de faire la volonté de Dieu. Il était déterminé àaccomplir l’oeuvre de Dieu. Il vit qu’Il ne pouvait pas attendre,car la moisson aurait pu être perdue.

15. Ce qui intéressait le Seigneur, c’était le salut de cette femme, et non le souci de la gagner à une croyance, une doctrine, un système, ou une organisation. Il ne mentionnait jamais ces choses et n’y pensait jamais non plus.

16. Il S’effaça Lui-même, et ne mentionna Son identité que parce que cela était indispensable pour l’exercice présent de Son ministère.

17. Il ne flatta pas le femme, pour la faire venir à Lui en Se conformant à ce qu’elle-même aurait souhaité faire.

18. A présent, pour ce qui te concerne, va et fais de même.

                                             Philippe et l’eunuque Ethiopien (Actes 8:26-40).

1. La relation de Philippe avec Dieu était juste, de sorte que Dieu put l’envoyer.

2. Il fut capable d’entendre l’ange lui parler.

3. Il fut écarté d’un ministère populaire pour être envoyé sur une route dans le désert, et il obéit, parce qu’il cherchait à satisfaire Dieu, plutôt qu’à avoir du succès» (Actes 8:27).

4. Il attendit et observa. Il savait que Dieu l’avait envoyé là pour un but. Il vit l’eunuque. Dieu S’attend à ce que nous utilisions nos sens.

5. Le Saint-Esprit lui parla: «

Avance et approche-toi de ce char» (Actes 8:29).

6. Il courut vers l’eunuque. Il savait que c’était urgent.

7. Il écouta la lecture de l’eunuque.

8. Il provoqua un dialogue, en posant une question (Actes 8:30).

9. L’eunuque répondit en posant une question (Actes 8:34).

10. Alors Philippe commença à parler, parce qu’il était parvenu à créer un désir dans le coeur de l’eunuque.

11. Philippe connaissait l’Evangile et le présenta entièrement, jusqu’au baptême d’eau.

12. Il n’a pas demandé à l’eunuque s’il voulait recevoir Christ. Un témoin ne doit jamais faire cela. La personne qui

écoute l’Evangile doit demander ce qu’elle doit faire.

13. L’eunuque demanda le baptême, comme un signe de sa foi en Christ.

14. Philippe insista sur la nécessité d’un engagement authentique: «

Si tu crois de tout ton coeur» (Actes 8:37).

15. L’eunuque confessa sa foi.

16. Philippe n’a pas modifié les choses pour faciliter la tâche de l’eunuque. Le char fut arrêté, tous deux entrèrent dans l’eau, et Philippe baptisa l’eunuque.

17. Le Seigneur enleva Philippe immédiatement après qu’il eût achevé son ministère envers l’eunuque.

18. Philippe n’a pas tenu compte de la position sociale de cet homme. Il lui présenta tout le conseil de Dieu, le mieux qu’il pouvait le faire, et exigea de lui la même obéissance qu’il aurait exigée de quiconque.

19. Il n’a demandé aucune contribution financière. Il ne lui a pas présenté les besoins de l’oeuvre.

20. A présent, pour ce qui te concerne, va et fais de même.

                                                                         L’urgence de la tâche

Le Seigneur Jésus a dit à Ses disciples: «

Ne dites-vous pas qu’il y a encore quatre mois jusqu’à la moisson? Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson» (Jean 4:34).

Il y a une chose qui ne peut pas attendre, c’est une récolte qui est déjà mûre pour la moisson. Une récolte mûre ne peut être laissée ainsi que pendant une courte période avant d’être moissonnée. Si elle n’est pas moissonnée

pendant cette période limitée, elle sera perdue. Tout le labeur du fermier, qui a consisté à planter, à arroser, et à sarcler, sera perdu si la récolte n’est pas moissonnée à temps.

Pour ce qui concerne les âmes, le sujet est d’une importance encore plus vitale. Si quelqu’un est convaincu de péché et désire s’engager sur le chemin de la vie, il ne gardera pas éternellement ce désir. Si on ne lui présente pas la vérité afin qu’il agisse en conséquence, il peut se passer un certain nombre de choses:

1. La faim spirituelle, et même la conviction de péché, peuvent disparaître du coeur de cet homme. Il deviendra tellement endurci que plus rien ne pourra encore réellement le troubler.

2. Dans son désespoir, il peut se tourner vers quelque chose de mondain, comme le désir d’être célèbre, de rechercher des personnes de l’autre sexe, de gagner de l’argent, ou d’autres choses semblables, pour tenter de combler le vide que Jésus aurait dû remplir dans sa vie.

3. Il peut se tourner vers de faux systèmes religieux d’origine diabolique, pour tenter de satisfaire la soif ardente qui

l’habite.

Ceci veut dire que les moissonneurs doivent être prêts à présenter le chemin du salut, à l’heure où quelqu’un en éprouve le besoin. Nous ne pouvons pas attendre. Les fausses philosophies, les fausses religions, etc…, sont à l’oeuvre, et déploient tous leurs efforts dans le but de gagner le monde pour le diable.

Tous les chrétiens doivent être mobilisés. Ils doivent agir maintenant. Ils doivent agir immédiatement.

Dans de nombreux pays, les portes se ferment à l’Evangile du Seigneur. Les forces du communisme militant, de l’Islam, de l’humanisme, des religions traditionnelles, du faux christianisme, sont en train de déployer tous leurs efforts, en s’unissant s’il le faut, pour lutter contre l’Eglise

. Même dans notre pays, où

existe la liberté d’expression religieuse, aucune garantie ne nous a été donnée par le Seigneur, que les portes resteraient ouvertes. Les forces de l’enfer ne prennent pas à la légère le fait que nous ayons la liberté. Les occasions qui nous sont offertes peuvent être perdues en peu de temps. Le seul moment dont nous sommes sûrs, c’est le moment présent. Les portes sont ouvertes maintenant, et nous devons agir maintenant. Le Seigneur attend

que nous agissions maintenant. L’avenir appartient à Dieu, et Il en prendra soin. Le présent nous appartient, pour que nous fassions tout ce que nous pouvons pour le Seigneur. Tous les talents dont nous disposons doivent Lui être

consacrés maintenant! Toutes les énergies dont nous disposons doivent être utilisées maintenant! Tout l’argent que nous avons doit Lui être remis, pour l’oeuvre à accomplir maintenant! Toute notre capacité de réfléchir, de planifier et de travailler doit être mise en oeuvre maintenant! Rien ne doit être mis en réserve pour l’avenir. Dieu cherche des ouvriers aujourd’hui.

Si, un jour, les portes se fermaient, je voudrais pouvoir dire au Maître de la moisson: «Seigneur, j’ai fait tout ce que je pouvais faire, pendant que les portes étaient ouvertes. Je ne suis pas resté en arrière. Je n’ai pas caché le moindre de mes talents. Je n’ai retenu aucune de mes capacités intellectuelles ou spirituelles. Je n’ai gardé aucun euros. J’ai tout donné!» Je me réjouirai alors dans le Seigneur, que je sois libre ou en prison.

En revanche, si j’ai retenu quelque chose qui pouvait être utilisé pour le Seigneur, par exemple de l’argent qui aurait pu être utilisé pour l’Evangile, je serais un homme extrêmement malheureux. J’aurais dilapidé les opportunités et les occasions qui m’étaient offertes, et ce serait trop tard, peut-être éternellement trop tard, pour participer à la moisson du Seigneur. Que Dieu me délivre d’une telle sombre éventualité!

                                   Les dangers entraînés par la fidélité dans le témoignage

La fidélité dans le témoignage, bien qu’elle soit une source de bénédictions, comporte aussi des dangers. Je voudrais commenter brièvement certains dangers qui attendent le témoin fidèle:

1. Le brisement de cœur  Certains de ceux pour qui tu t’es dépensé, et pour lesquels tu as dépensé, se détourneront de la voie du salut et retourneront en arrière. Ils te briseront le coeur. Le Seigneur a vécu la même chose, car la Bible dit: «

Dès ce moment, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui. Jésus donc dit

aux douze: Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller?

» Jean 6:    66-67).

Paul a dû éprouver les mêmes souffrances, quand tous ceux qui étaient en Asie se sont détournés de lui, et

quand Démas l’a abandonné, par amour pour le siècle présent. Dans de tels moments, ne te décourage pas. Le Seigneur, qui connaît la profondeur de l’agonie de l’âme, lorsqu’un disciple potentiel rétrograde, veillera à ce que tu ne sois pas seul, et à ce qu’il y en ait quelques-uns qui pourront dire, comme les douze:

«

Seigneur, à qui d’autre irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle; et nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le Saint de Dieu» (Jean 6: 68-69).

Il veillera à ce qu’il y ait un fidèle qui reste avec toi, pour que tu puisses dire: «

Luc seul est avec moi» (2 Timothée 4:11).

2. Les difficultés   En tant que témoin du Seigneur Jésus, le résultat de ton travail produira quelque chose de semblable au résultat de Son oeuvre. Il a dit: «

Je suis venu jeter un feu sur la terre, et qu’ai-je à désirer, s’il est déjà allumé?… Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre? Non, vous dis-je, mais la division. Car désormais cinq dans une maison seront divisés, trois contre deux, et deux contre trois; le père contre le fils et le fils contre le père; la mère contre la fille et la fille contre la mère; la belle mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère» (Luc 12:49-53).

Ton oeuvre divisera les familles, car un Evangile qui ne divise pas est un faux Evangile. Tu verras ceux que tu auras emmenés au Seigneur rejetés, persécutés et chassés de chez eux. Hier, on m’a perlé d’une de nos sœurs. Elle a été tirée de son lit en pleine nuit et battue sans pitié par son frère aîné. Sa chemise de nuit a été déchirée, et elle a été mise à la porte avec tous ses effets. Qu’avait-elle fait? Rien, si ce n’est d’avoir commis le «crime» séculaire de croire au Seigneur Jésus, et d’avoir refusé de retourner en arrière. Si de telles circonstances se produisaient régulièrement, tu pourrais alors te demander, à propos des personnes traitées de cette manière: «Pensent-elles que je leur ai causé un grand tort, en les amenant au Seigneur? Evidemment, un tel traitement est la meilleure chose qui puisse arriver à un chrétien, mais n’y en aura-t-il pas quelques-uns qui, pendant la persécution la plus horrible, s’en prendront au Seigneur Jésus ou à celui qui les a amenés au Seigneur? Fidèle témoin, même en de pareils moments, quand tu éprouveras les souffrances et l’agonie de la persécution, rapproche- toi du Seigneur d’une manière toute particulière. Lui aussi est passé par de tels moments. Puisse-t-Il Se tenir à tes côtés, pour que tu ne sois pas seul! Gloire à Dieu!

                                                       Quelques principes d’encadrement

Nous avons déjà dit que le but du témoignage est de produire des disciples, et non des convertis. Les responsabilités du témoin ne font que s’accroître, à partir du moment où quelqu’un se convertit. Le disciple qui l’a amené au Seigneur doit maintenant veiller à ce qu’il devienne lui aussi un disciple. Il devra bien entendu le baptiser immédiatement après qu’il ait cru. Ensuite, il devra l’introduire dans une assemblée locale, et le

présenter à l’Eglise. Il devra ensuite prendre soin de lui, l’enseigner, et l’instruire par son exemple, que ce soit pendant les réunions de l’assemblée locale ou en dehors de ces réunions, jusqu’à ce qu’il ait franchi les sept étapes pour être un disciple. Il lui enseignera ensuite comment aller faire d’autres disciples, et l’oeuvre du Seigneur progressera, selon le plan prévu par Dieu. Que Son nom soit glorifié!

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