Manquez-vous de communion fraternelle ?


Beaucoup de Chrétiens souffrent d’un manque de communion fraternelle, que ce soit en quantité, mais surtout en qualité. Pourtant, la communion fraternelle est l’un des piliers de la vie chrétienne. Que pouvons-nous déjà faire, à notre niveau, pour offrir une communion fraternelle de meilleure qualité à nos frères et sœurs de l’Eglise ? Au début du Livre des Actes des Apôtres, nous pouvons constater que les Chrétiens de l’Eglise primitive définissaient ainsi les fondements de la vie chrétienne, c’est-à-dire les choses qui étaient considérées comme les plus importantes pour leur vie spirituelle : “Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières” (Actes 2 : 42).
Ils persévéraient… Ils avaient compris que ces quatre choses étaient les plus importantes pour assurer leur progression spirituelle, et ils ne se lassaient pas de les pratiquer. La première chose était “l’enseignement des apôtres.” Les premiers Chrétiens ne possédaient pas la Bible comme nous. Ils pouvaient consulter les Livres de ce que nous appelons “l’Ancien Testament,” mais ils ne les avaient pas tous en permanence sous la main. Pourtant ils possédaient quelque chose d’essentiel : ils étaient remplis de l’Esprit ! Malgré tous les problèmes charnels que nous voyons décrits dans beaucoup d’épîtres, la plupart de ces Chrétiens voulaient connaître la Vérité et être conduits par l’Esprit de Vérité. Les premiers apôtres donnaient un enseignement pur et vrai. Ils avaient tous reçu cet enseignement directement de la part du Seigneur. Ce sont eux qui ont établi les premiers fondements doctrinaux, et qui ont veillé à la préservation de la saine et pure doctrine. Ils ont aussi veillé à transmettre tout ce qu’ils savaient à des “hommes fidèles,” comme Paul le dit à Timothée :
“Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres” (2 Tim. 2 : 2). “Beaucoup de gens proclament leur bonté ; mais un homme fidèle, qui le trouvera ?” (Prov. 20 : 6). Heureusement, Dieu connaît les hommes fidèles, et Il peut Lui-même faire lever des ouvriers fidèles dans Sa moisson ! Aspirons ardemment à être des hommes et des femmes fidèles ! La seconde chose dans laquelle ils persévéraient, c’était la communion fraternelle. Celle-ci est nommée immédiatement après l’enseignement des apôtres. Il faut sans doute y voir l’importance que le Seigneur accorde à la communion fraternelle. Comme nous allons consacrer tout cet article à parler de cet aspect capital de la vie chrétienne, nous aborderons rapidement les deux autres piliers de notre vie spirituelle de Chrétiens.
La troisième chose dans laquelle ils persévéraient était la fraction du pain. La “fraction du pain,” dans son expression la plus simple, était le fait de partager un repas fraternel entre frères et sœurs. Nous savons aussi que c’était à la fin de ce repas fraternel que les Chrétiens rompaient le pain de la Cène, et partageaient le vin de la coupe, pour commémorer la mort du Seigneur. Il est vrai que l’une des choses les plus agréables de la vie chrétienne est de partager un repas fraternel entre frères et sœurs. Mais la chose la plus importante à cette occasion reste la “fraction du pain” de la Cène. Le fait de “commémorer dignement la mort du Seigneur,” en comprenant tout ce que cette mort nous a acquis, et en nous l’appropriant à cette occasion, nous permet de recevoir une puissante bénédiction pour notre esprit, notre âme et notre corps !
La quatrième chose dans laquelle les premiers Chrétiens persévéraient était “les prières.” Le mot est écrit au pluriel, car il s’agit de plusieurs sortes de prières : prière solitaire dans notre chambre, prière collective de l’assemblée, et toutes les formes de prières possibles : intercession, combat, louange, adoration… Lorsque l’Eglise primitive persévérait dans ces quatre activités, quelle en était la conséquence ? “La crainte s’emparait de chacun, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres. Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun. Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Eglise ceux qui étaient sauvés” (Actes 2 : 43-47). Cette “crainte” est la crainte respectueuse de Dieu, la conscience que Dieu est Saint, Redoutable, Majestueux et Glorieux, et que l’on ne peut pas faire n’importe quoi en Sa présence. De grands prodiges et de grands miracles étaient accomplis, d’abord par les apôtres, puis par les diacres, puis par tous les Chrétiens remplis de foi et d’Esprit. Les Chrétiens avaient tout en commun. Cela ne signifie pas qu’ils vivaient en communauté intégrale. Mais ils savaient partager leurs biens en fonction des besoins de tous. Ils vivaient dans la simplicité et dans la joie, et trouvaient grâce auprès de tout le peuple. Et Dieu Lui-même ajoutait chaque jour à l’Eglise ceux qui étaient sauvés. Nous ne voyons pas ces premiers Chrétiens organiser de coûteuses “campagnes d’évangélisation.” Mais la présence vivante de Dieu au milieu d’eux représentait une puissance d’attraction. La lumière brillait au milieu des ténèbres, et cette lumière attirait irrésistiblement ceux qui étaient perdus et qui voulaient “trouver le Chemin.” Pensez-vous, bien-aimés, qu’il peut à nouveau se produire la même chose au milieu de nous, qui sommes les Chrétiens de la fin des temps, chaque fois que nous recommençons à persévérer dans les mêmes choses que nos frères de l’Eglise Primitive ? Certainement ! Si nous revenons à présent à la “communion fraternelle,” nous pouvons déjà rappeler qu’il s’agit là de l’un des quatre piliers fondamentaux de la vie chrétienne. Nous ne pouvons donc pas en négliger l’importance. Tout d’abord, pour parler de ce qu’elle n’est pas, la communion fraternelle n’est pas la “communication fraternelle.” On peut beaucoup communiquer sans jamais bénéficier de ce que la Bible appelle la “communion fraternelle.” Inversement, on peut jouir d’une vraie communion fraternelle sans passer son temps à communiquer. Aujourd’hui, dans notre société surtout composée d’individus solitaires, on met énormément l’accent sur la communication, et nous sommes littéralement gavés de communications toujours plus abondantes, que déversent sur nous des “moyens de communication” toujours plus sophistiqués. Mais rien de tout cela n’a augmenté la “communion fraternelle,” non seulement dans le monde qui nous entoure, mais aussi dans l’Eglise du Seigneur Jésus-Christ.
Comment peut-on donc définir la “communion fraternelle” ?
Il s’agit tout d’abord, bien sûr, d’une communion spirituelle, qui résulte du fait que les membres de l’Eglise véritable sont tous nés de nouveau en Jésus, tous frères et sœurs en Christ, et que nous avons tous été “abreuvés d’un même Esprit” : “Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit” (1 Cor. 12 : 13).
Tous les enfants de Dieu sont unis par un même Esprit, le Saint-Esprit. Mais aussi par le fait que leur esprit régénéré possède la même nature divine et les mêmes qualités chez chacun. Nous sommes tous les filles et les fils bien-aimés du même Père, nous possédons le même Sauveur, et nous avons en nous le même Esprit, le Saint-Esprit. Nous devrions donc jouir d’une merveilleuse communion fraternelle ! Comment se fait-il donc que, le plus souvent, nous souffrions tant d’un déficit grave de communion fraternelle ?
L’explication de ce déficit vient du fait que notre communion fraternelle ne se limite pas à ce qui se passe au niveau de notre esprit. Mais elle doit aussi concerner les autres domaines de notre être, c’est-à-dire notre âme et notre corps. Une véritable communion fraternelle n’est pas seulement une communion d’esprit, c’est aussi une parfaite communion de pensées, de sentiments, et de volonté, une union complète au niveau de nos âmes. Nos esprits régénérés sont déjà tous unis en Christ. Nos esprits sont tous dans une communion fraternelle parfaite, car il n’existe, en Christ, aucune division, aucun conflit. Les divisions et les conflits viennent du fait que c’est notre âme qui se trouve encore soumise, au moins partiellement, à l’influence de la chair, cette puissance de péché qui demeure dans notre corps physique. Et c’est cette influence négative de la chair qui trouble, freine et bloque la communion fraternelle entre Chrétiens.
La chair plonge toutes ses racines dans le péché, la rébellion, l’égoïsme, l’orgueil et l’impureté. Dans la mesure où la chair contrôle notre âme, dans cette même mesure, notre communion fraternelle va s’en trouver affectée négativement. Plus la croix fait son œuvre en nous, et plus notre communion fraternelle va s’améliorer, pour ce qui nous concerne. En revanche, plus la chair nous contrôle, et plus nous nous écarterons de la vraie communion fraternelle, de cette communion de cœur et de pensées qui devrait caractériser les relations fraternelles au sein du Corps de Christ. Plus la croix agit en nous, pour mettre à mort la chair, et plus l’amour de Christ grandit en nous. Et c’est bien l’amour de Christ qui est le ciment et le lien de la perfection de nos relations fraternelles ! “Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience. Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi. Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de la charité, qui est le lien de la perfection. Et que la paix de Christ, à laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps, règne dans vos cœurs” (Col. 3 : 12-15).
Tous les ministères doivent travailler à l’édification et au perfectionnement des saints :
“Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ” (Eph. 4 : 11-15).
Cette édification des saints doit se poursuivre jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu. C’est alors que notre communion fraternelle sera parfaite.

Relisons aussi ce passage de 1 Cor. 13 :
“Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit. Et quand j’aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j’aurais même toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, si je n’ai pas la charité, je ne suis rien. Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n’ai pas la charité, cela ne me sert de rien. La charité est patiente, elle est pleine de bonté ; la charité n’est point envieuse ; la charité ne se vante point, elle ne s’enfle point d’orgueil, elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s’irrite point, elle ne soupçonne point le mal, elle ne se réjouit point de l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité ; elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout” (1 Cor. 13 : 1-7).
Le mot “charité” est un mot qui a pris un autre sens aujourd’hui,. Mais, ici, ce mot désigne “l’amour de Christ,” l’amour agapé, l’amour divin. La première remarque que nous pouvons faire, c’est que, selon Paul, nous pourrions être remplis de foi, tout en manquant totalement d’amour ! Nous pourrions parler toutes sortes de langues, manifester tous les dons de l’esprit, transporter des montagnes par la foi, et accomplir toutes sortes d’exploits, sans avoir l’amour ! Oui, bien-aimés, c’est possible ! Ne nous laissons donc pas tromper, et croire que tous ces exploits de la foi sont la garantie que l’amour et le fruit de l’Esprit sont aussi présents ! Sans l’amour, tous ces prodiges et ces miracles NE SERVENT A RIEN ! Et NOUS NE SOMMES RIEN, sans la présence de cet amour de Christ manifesté dans notre vie ! N’oublions donc jamais quelles sont les priorités du Seigneur ! Des Chrétiens remplis de la puissance de l’Esprit, mais sans amour, sont incapables d’établir entre eux cette communion fraternelle si indispensable à notre vie chrétienne ! Car cette communion fraternelle se nourrit exclusivement de l’amour de Christ !
Imaginez deux Chrétiens tous deux remplis de cet amour divin. Ils sont donc patients et pleins de bonté. Ils ne sont pas envieux. Ils ne se vantent point et ne s’enflent point d’orgueil. Ils ne font jamais rien de malhonnête. Ils ne cherchent point leur intérêt propre. Ils ne s’irritent pas. Ils ne soupçonnent pas le mal. Ils ne se réjouissent point de l’injustice, mais ils se réjouissent de la vérité. Ils excusent tout, croient tout, espèrent tout et supportent tout ! Ces deux Chrétiens doivent certainement jouir d’une merveilleuse communion fraternelle, quand ils se rencontrent ! Et même quand ils ne se rencontrent pas, ils ne vont pas commencer à se reprocher de se “laisser tomber” mutuellement, ni à entretenir de mauvaises pensées l’un envers l’autre ! Ils vont continuer à s’aimer, à prier l’un pour l’autre, et à rester entièrement disponibles l’un pour l’autre. Imaginez un groupe de Chrétiens ou une assemblée composée de frères et sœurs remplis d’un tel amour divin ! Ne serait-ce pas un avant-goût du Paradis sur cette terre ? Il est bien normal que nous aspirions tous à vivre une communion fraternelle d’une telle qualité !
Si nous voulons y parvenir, frères et sœur, commençons donc à travailler sur nous-mêmes, de manière à pouvoir offrir aux autres cet amour divin dont notre Seigneur veut que nous soyons tous remplis, et nous deviendrons des “agents positifs” de la communion fraternelle au sein de l’Eglise ! Si nous manquons de communion fraternelle au sein de notre assemblée ou de notre groupe, décidons en premier lieu de montrer l’exemple, et d’offrir nous-mêmes à nos frères et sœurs un amour de cette qualité, qui pourra montrer la voie aux autres, et les aider à se remettre aussi en question, afin de devenir eux aussi des canaux de cet amour ! Et la communion fraternelle ne pourra que s’améliorer au sein de ce groupe ! En tout cas, si les autres refusaient de se remettre en question, nous aurions fait notre part. Nous pourrions encore languir de rencontrer des frères et sœurs avec lesquels nous pourrions avoir une vraie communion fraternelle. Mais nous veillerions en tout cas à ce que jamais la cause d’une mauvaise communion fraternelle ne vienne de nous !
Ce même passage de 1 Corinthiens 13 nous permet aussi de repérer les manifestations de la chair quand elles se produisent dans notre vie. La chair est en opposition constante avec l’esprit. Notre esprit régénéré et la chair qui demeure dans nos membres possèdent deux natures complètement opposées. Notre esprit est notre nouvelle nature en Christ. Il a été créé à la ressemblance de Dieu, et il est la demeure, le tabernacle vivant du Seigneur. Quand il se manifeste, notre esprit manifeste aussi la nature de Jésus. Paul appelle la manifestation de l’esprit “le fruit de l’esprit,” qui est aussi “le fruit de l’Esprit de Dieu” : “amour, joie, paix, patience, bonté, bénignité (ou bienveillance), fidélité (ou foi), douceur, et tempérance (ou maîtrise de soi) (Gal. 5 : 22-23).
En revanche, la chair, quand elle se manifeste, produit des œuvres mauvaises : “Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables” (Gal. 5 : 19-21).
L’esprit exprime le caractère de Jésus, et la chair exprime le caractère de Satan. Les éléments fondamentaux du caractère de Jésus sont l’amour divin désintéressé, la joie, la paix, l’humilité, la sainteté, la vérité, la pureté, et tout le fruit de l’Esprit. Ce sont ces mêmes éléments qui se retrouvent dans notre esprit régénéré. Les éléments fondamentaux du caractère de Satan sont la haine, l’orgueil, l’impureté, l’égoïsme et toutes les autres œuvres mauvaises qui sont aussi celles de la chair. Bien-aimés, nous avons besoin de comprendre quelles sont les caractéristiques respectives de la chair et de l’esprit ! La chair, c’est Satan, et l’esprit, c’est Christ ! Fondamentalement, notre esprit régénéré est amour de Dieu et des autres, et la chair qui demeure dans nos membres est péché, c’est-à-dire haine de Dieu et des autres. L’apôtre Paul, dans 1 Cor. 13, aurait pu, à la place du mot “amour,” employer le mot “esprit.” Tous les aspects du fruit de l’esprit sont donc en fait des manifestations diverses de l’amour de Dieu. En revanche, tous les aspects des œuvres de la chair sont des manifestations de la haine et de la rébellion de Satan ! L’impatience, le manque de bonté, l’envie, la vanterie, l’orgueil, la malhonnêteté, l’égoïsme, l’irritation, le fait de se réjouir de l’injustice, ne sont que des manifestations diverses de la haine, haine de Dieu et haine des autres ! Inversement, la patience, la bonté, le désintéressement, la modestie, l’humilité, l’honnêteté, la bienveillance, la patience, le fait de ne pas soupçonner le mal et le fait de se réjouir de la vérité, ne sont que des manifestations diverses de l’amour, amour de Dieu et amour des autres !
L’esprit et la chair se manifestent de manière inverse : plus l’esprit se manifeste, moins la chair se manifeste, et inversement, moins l’esprit se manifeste, plus la chair se manifeste. Il n’existe pas de position neutre. C’est ou la chair, ou l’esprit qui s’expriment dans notre vie, dans des proportions variées ! Fondamentalement, toutes les manifestations de la chair correspondent toujours à un manque d’amour de Christ. L’amour de Christ étant absent, cela laisse à la chair la possibilité de se manifester. Peut-être aurions-nous du mal à croire une personne qui nous dirait que nous “manquons d’amour.” Nous pourrions penser que cette personne est animée d’un esprit de jugement contre nous, et rejeter avec indignation sa remarque. Mais si nous voulions prendre la peine de nous regarder dans le miroir de la Parole de Dieu, nous pourrions aussitôt déceler effectivement ce manque d’amour divin, en reconnaissant les symptômes de ce manque d’amour, ainsi que les symptômes de la présence d’un autre esprit. Pouvons-nous reconnaître honnêtement ces mêmes symptômes dans notre vie, sachant que le manque d’amour, associé à la présence de la chair, est l’unique cause d’une mauvaise communion fraternelle ? Quelle puissance, cet amour divin de Christ ! Seul un amour de cette qualité divine peut cimenter la communion fraternelle entre enfants de Dieu ! Quelqu’un pourrait dire : “Frère Patrick, tu exagères ! Comment peux-tu dire que cette “petite” impatience, cette “petite” irritation qui se manifeste parfois dans ma vie, c’est de la haine ?” Et pourtant, c’est bien ce que la Parole de Dieu dit, si on veut bien la lire clairement ! Si “l’amour est patient,” c’est bien que la patience est un fruit de l’amour ! Le contraire de la patience est donc aussi un fruit du contraire de l’amour ! Quel est le contraire de la patience ? L’impatience ! Et quel est le contraire de l’amour ? La haine ! Cette haine peut être plus ou moins “diluée” ou “concentrée,” mais c’est toujours le même esprit de haine ! Cette haine vient directement de la chair, puissance de péché.
Bien-aimés, ne soyons plus indulgents devant nos “petits défauts,” nos “petites impatiences,” nos “petites irritations,” nos “petites réactions charnelles” ! Ce sont ces “petits renards” qui détruisent la vigne du Seigneur, et empoisonnent nos relations fraternelles ! Reconnaissons nos péchés devant le Seigneur, et laissons le Saint-Esprit faire pénétrer en nous une vraie, une profonde repentance, une repentance qui produit le fruit de l’Esprit !
“En ce temps-là parut Jean Baptiste, prêchant dans le désert de Judée. Il disait : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. Jean est celui qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète, lorsqu’il dit : C’est ici la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers. Jean avait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins. Il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Les habitants de Jérusalem, de toute la Judée et de tout le pays des environs du Jourdain, se rendaient auprès de lui ; et, confessant leurs péchés, ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain. Mais, voyant venir à son baptême beaucoup de pharisiens et de sadducéens, il leur dit : Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc du fruit digne de la repentance, et ne prétendez pas dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que de ces pierres-ci Dieu peut susciter des enfants à Abraham. Déjà la cognée est mise à la racine des arbres : tout arbre donc qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu. Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance ; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu. Il a son van à la main ; il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point” (Matthieu 3 : 1-12).
Ce message de Jean-Baptiste est exactement celui qui convient à cette fin des temps que nous vivons ! C’est la voix du Saint-Esprit qui retentit encore : “Repentez-vous, car la venue du Seigneur est proche ! Produisez du fruit digne de la repentance ! Tout arbre qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu !” Par la repentance, nous ouvrons les yeux sur la vraie nature de la chair et de ses œuvres, et nous recevons alors la haine du péché, pour nous tourner résolument vers la sainteté et l’amour de Dieu. Sur le plan spirituel, c’est l’œuvre de Christ à la croix qui nous a fermé la porte du péché, et ouvert la porte du Royaume de Dieu. Mais, sur le plan concret de notre vie personnelle, c’est la repentance et la foi qui nous ferment la porte de la chair et du péché, et qui nous ouvrent la porte de l’esprit et de la sainteté ! Si nous nous repentons des œuvres de la chair, en nous confiant en Christ et en Son œuvre à la croix, nous allons commencer à produire le fruit de l’esprit, et la qualité de notre communion fraternelle va radicalement changer ! Nous allons vraiment commencer à nous aimer les uns les autres de l’amour de Christ !
C’est encore la bonté et la grâce de Dieu qui nous poussent à la repentance ! Le Seigneur Jésus veut que le monde voie à quel point Ses enfants s’aiment ! C’est ainsi que le monde croira ! Ce ne sont pas d’abord les signes, les prodiges et les miracles qui feront croire le monde ! C’est l’amour de Christ manifesté au milieu de Ses enfants ! C’est la qualité visible de leur communion fraternelle !
Dans la prière qu’Il adresse à Son Père, Jésus Lui-même a dit :
“Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité. Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux, et toi en moi, afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé” (Jean 17 : 18-23).
Le monde croira, et le monde connaîtra, que Jésus a été envoyé par le Père, quand nous serons parfaitement un, comme le Seigneur le désire ardemment ! C’est cette parfaite unité spirituelle qui caractérise la vraie communion fraternelle ! Quand nous savons que, en Christ et en Dieu le Père, tous les enfants de Dieu sont UN comme le Père et le Fils sont UN !
C’est là que Dieu envoie Sa bénédiction !
“Voici, oh ! qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères de demeurer (unis) ensemble ! C’est comme l’huile précieuse qui, répandue sur la tête, descend sur la barbe, sur la barbe d’Aaron, qui descend sur le bord de ses vêtements. C’est comme la rosée de l’Hermon, qui descend sur les montagnes de Sion ; car c’est là que l’Eternel envoie la bénédiction, la vie, pour l’éternité” (Psaume 133 : 1-3).
Nous commençons à comprendre cette unité spirituelle de tous les enfants de Dieu nés de nouveau en Christ, lorsque nous réalisons pleinement la puissance de la croix, et quand nous comprenons que nos frères et sœurs en Christ possèdent exactement le même esprit régénéré que le nôtre ! Que Dieu notre Père nous a accordé à tous une même participation à Sa nature divine ! Que nous sommes tous Ses enfants rachetés par un même sang, transportés dans Son Royaume, héritiers du même héritage divin ! Oh, que nos yeux s’ouvrent sur cette réalité spirituelle, et que nous puissions nous voir comme le Seigneur nous voit ! Que nous puissions aussi voir nos frères et sœurs comme le Seigneur les voit !
C’est sur cette seule base que nous pourrons nous dire la vérité avec amour, sans aucun esprit de jugement ni de rejet, et nous aider les uns les autres, dans l’amour et la vérité, à identifier et à éliminer tout ce qui peut encore rester de charnel dans notre comportement et nos réactions, afin de pouvoir jouir d’une vraie communion fraternelle !
C’est alors seulement que nous verrons que nous avons déjà reçu tout l’amour nécessaire pour tout croire, pour tout espérer, et pour tout supporter de la part de nos frères !
Frères et sœurs, est-ce que nous languissons après une telle communion fraternelle ? Si c’est le cas, nous devons être décidés à tout faire, pour ce qui nous concerne, pour connaître Christ et Son œuvre, et pour éliminer, dans notre propre vie d’abord, tout ce qui peut être une cause de mauvais fonctionnement de la communion fraternelle ! Cela revient à laisser la croix faire son œuvre en nous les premiers, pour nous détacher complètement de tout ce qui provient de la chair, et nous permettre d’être des purs canaux de l’amour de Dieu ! Amen !

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2 réflexions au sujet de « Manquez-vous de communion fraternelle ? »

  1. Félicitations pour votre article sur la communion fraternelle. C’est la première fois que je visite votre site. Je vois qu’il y a d’autres chrétien(ne)s comme moi hors dénomination qui cherchent honnêtement Dieu et qui ont réalisé que l’enseignement dans les églises actuelles ne correspondent pas (plus) à l’enseignement sain, à la saine doctrine des apôtres. Je prie le Seigneur actuellement pour qu’il me dirige et me permette d’avoir cette communion fraternelle qui me manque énomément car je me sens plutôt isolée en ce moment à cause de mon désir sincère d’honorer mon Dieu hors dénomination.. Je m’apprête à lire d’autres articles dont les titres me paraissent plus qu’intéressants!
    Merci pour l’oeuvre que vous faites qui est, sans aucun doute, celle du Seigneur!
    Lise

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    1. bonsoir sœur lise

      que le seigneur soit glorifié pour l œuvre qu’il fait dans son église , remercions le car c’est lui qui fait tous à travers ses enfants, continuons a écouter le seigneur car il faut sortir de ces religions et se préparer à son retour.

      moi aussi plus d’étiquette religieuse et en ce moment le seigneur me guide pour ma local qui est la vallée de la loue (ornans) dans le Doubs en franche comte afin de préparer le terrain pour réveiller le peuple

      si tu le veux et ceci n’est pas pour une gloire personnel comprends le , d’aller sur le blog et aller sur la catégorie : dénoncer l hérésies des assemblées, églises pour la vallée de la loue. aussi la page mission témoignage….. sois rassuré je marche seul avec le seigneur par son st esprit . je te laisse prendre connaissance de ceci et attendons ce que le seigneur décidera par la suite.

      dans la paix soit bénie

      patrickevangiles4

      J'aime

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