La révolution sexuelle.


Nous assistons à une révolution sexuelle qui entraîne la société dans le chaos, et qui est l’un des éléments qui prépare la venue de l’Antichrist.

La révolution sexuelle à laquelle nous assistons en ce moment est un véritable assaut contre la Chrétienté. Cette description de la société anglaise correspond parfaitement à ce que nous voyons aussi en France. La situation dans notre pays est probablement pire, car la tradition biblique y est moins forte qu’en Angleterre. Il est clair que seul Jésus-Christ peut nous protéger et nous délivrer, nous et nos enfants, de ce fléau.

Cette jeune fille n’a que 14 ans. Bien qu’elle soit loin de maîtriser toutes les matières de son programme scolaire, il y a pourtant un sujet dans lequel elle est experte : le sexe. Toutes ses amies en parlent. En classe, elle peut assister à la projection d’une vidéo spécialement produite par le gouvernement pour les enfants, qui l’encourage à expérimenter diverses positions sexuelles. On l’y encourage même à pratiquer le sexe oral, si elle se sent un peu nerveuse à l’idée « d’aller jusqu’au bout ». Au déjeuner, elle lit son magazine favori, « Sugar » (Sucre), qui lui propose un « préservatif gratuit » pour tout nouveau lecteur obtenu. L’objectif du magazine est d’atteindre 12 à 17 nouveaux lecteurs. Rentrée chez elle, cette jeune fille s’installe à son ordinateur et se connecte sur « Likeitis », le site sexuel pour les enfants. Ce site a été conçu par la société de bienfaisance Marie Stopes International  : Ce site encourage aussi ouvertement l’homosexualité et la masturbation). Dans le chapitre intitulé « Première fois pour les filles », on l’assure que « l’acte sexuel ne sera pas extraordinaire la première fois », mais « qu’il est essentiel de prendre un contraceptif, afin de ne pas prendre le risque de tomber enceinte ». Qu’est-il arrivé à la Grande-Bretagne ? Comment se peut-il que le gouvernement, le système éducatif, la grande industrie, notamment l’industrie du sexe, se soient tous ligués pour corrompre délibérément la jeune génération ? Quel stade a donc atteint notre société ?

A ceux qui cherchent des réponses à ces questions, je recommande la lecture d’un nouveau livre du Docteur E.S. Williams, intitulé « 

Lessons in Depravity – Sex Education and the Sexual Revolution »  (Cours de dépravation – L’éducation sexuelle et la révolution sexuelle), et édité par Belmont House Publishing. Le Docteur Williams a été responsable des services médicaux de la ville de Croydon pendant neuf ans. Ce livre présente l’histoire fascinante, et horrifiante, du développement de la révolution sexuelle. Il montre clairement comment l’éducation sexuelle en milieu scolaire a été directement influencée par les œuvres de certains écrivains antichrétiens du 19 siècle, comme Nietzsche et Freud. Leurs conceptions opposées à la famille, autrefois acceptées par une poignée d’intellectuels dissidents, sont à présent imposées à toute la population. A mesure que ces concepts deviennent la nouvelle orthodoxie, ceux qui les refusent, notamment les Chrétiens attachés à la Bible, doivent affronter le rejet, et même la persécution, parce qu’ils mettent en question ces valeurs perverses et corrompues que l’on est en train d’imposer à nos enfants, valeurs qui sont donc en train de façonner notre future société.

Résumé des points principaux du livre du Docteur Williams.

Aujourd’hui, il est presque universellement admis que notre société doit être libérée des « conceptions victoriennes répressives » en matière de sexe. En outre, les médias présentent l’époque victorienne comme une société contrôlée par des hypocrites et des bigots, dont la vie privée était complètement différente de leurs proclamations publiques. Le Docteur Williams démontre que cette description négative de l’ère victorienne tend à la représenter comme une époque enténébrée et répressive dont nous avons besoin d’être libérés, car elle est comparable à celle de la Russie stalinienne, et elle s’écroulera de la même manière.

En Grande-Bretagne, le début du 18 siècle était une époque de déclin moral et spirituel. En 1738, l’évêque Berkeley déclarait que la moralité et la religion en Grande-Bretagne s’étaient effondrées « à un point que n’a encore connu aucun pays chrétien. Nos perspectives sont absolument terribles, et les symptômes s’aggravent chaque jour ». C’est dans cette ambiance de crise spirituelle grave que Whitefield et Wesley ont commencé leur ministère, qui a produit des effets remarquables dans la vie de milliers de personnes. Selon David Edwards, « des multitudes se sont converties dans tout le pays. Des ivrognes, des prostituées, des êtres violents ou adonnés aux jeux, des voleurs, des bandits, ont pu s’exclamer : « Mes chaînes sont tombées, mon cœur est libre ! Je me suis levé, je me suis avancé et je T’ai suivi ! » Ce n’étaient pas pour eux les simples paroles d’un cantique, mais l’expression d’une expérience personnelle profonde et miraculeuse ». Wesley enseignait que les célibataires devaient rester chastes, et que les couples mariés devaient rester fidèles à leurs engagements.

Les réveils provoqués par Whitefield et Wesley ont façonné les valeurs de tout le 19 siècle. En 1859, un nouveau réveil s’étendit à toute la Grande-Bretagne, touchant tous les comtés de l’Ulster, de l’Ecosse, du Pays de Galles et de l’Angleterre, ajoutant un million de nouveaux convertis aux églises chrétiennes. Voici le commentaire du Docteur Williams : « Une enquête de 1851 montra que la moitié de la population du Royaume s’est rendue à l’église, le dimanche de l’enquête. La moitié des enfants âgés de cinq à quinze ans étaient inscrits à une Ecole du Dimanche. Ces Ecoles du Dimanche ont exercé une influence déterminante sur le développement des valeurs morales de la société victorienne. On enseignait aux enfants le respect de la société, l’obéissance à leurs parents, et la différence entre le bien et le mal… Il est vrai qu’un petit nombre de personnalités talentueuses ont jugé la société victorienne oppressive. Mais il ne fait aucun doute que la défense publique des idéaux chrétiens, et la fixation correspondante des critères du bien et du mal, ont représenté un soutien puissant pour beaucoup de gens ».

Une influence chrétienne aussi profonde provoqua une violente réaction. Robert Owen (1771-1858) rejeta le Christianisme comme moyen d’améliorer la société, au profit d’une philosophie rationnelle. Il dénonça l’institution du mariage, ainsi que l’existence de la propriété privée. Il croyait que l’humanité avait besoin d’être libérée d’une « trinité monstrueuse » : la propriété privée, la religion irrationnelle, et le mariage. On considère en général qu’Owen est le père du Socialisme en Grande-Bretagne. Mais il faut aussi souligner le fait que le Travaillisme plonge aussi ses racines dans le Méthodisme, qui cherchait à améliorer les conditions de vie des pauvres et des catégories sociales défavorisées. Les conceptions d’Owen ont été reprises par le Marxisme et le Socialisme, qui devaient se répandre dans toute l’Europe, après la publication du Manifeste Socialiste par Karl Marx, en 1848.

Annie Besant (1847-1933) était mariée à un pasteur de l’Eglise Anglicane. Mais elle commença à douter de la divinité de Jésus-Christ, ce qui entraîna des problèmes dans son foyer. Elle finit par quitter son mari et ses deux enfants. Elle se lia d’amitié avec Charles Bradlaugh, un libre-penseur radical, athée déclaré et membre influent de la Société Laïque. En 1877, Annie Besant créa la Freethought Publishing Company (Société d’Edition de la Libre Pensée), et commença à promouvoir la libération sexuelle. La publication d’un livre sur la contraception, écrit par un médecin américain, le Docteur Charles Knowlton, donna lieu à des poursuites judiciaires pour obscénité. Il en résulta un procès retentissant, qui fit bénéficier leur cause d’une énorme publicité. Dans les trois mois qui suivirent le procès, plus de 100.000 exemplaires de ce livre furent vendus.

Friedrich Nietzsche (1844-1900) était un philosophe allemand, dont les idées, nouvelles pour l’époque, étaient une attaque directe contre le Christianisme. Il considérait le Christianisme comme « le fruit de la faiblesse » et « l’ennemi de la raison et de l’honnêteté, en particulier du corps et du sexe, de la puissance, de la joie et de la liberté » (Encyclopaedia Britannica). Son idée centrale était que « Dieu était mort ». Cela signifiait pour lui « la mort de la morale et la mort de la vérité, en particulier de la vérité de toute morale. Il n’y avait plus ni bien ni mal, ni vertu ni vive. Il ne restait plus que des valeurs. Ayant dégradé les vertus à l’état de valeurs, Nietzsche entreprit de les dévaluer et de les trans-valuer, afin de créer de nouvelles valeurs pour son homme nouveau » (Gertrude Himmelfarb – The De-moralization of Society » – La dé-moralisation de la société).

Sigmund Freud (1856-1939) a exercé une extraordinaire influence sur le développement de la pensée occidentale par ses conceptions de la psychanalyse. Il admirait la pensée de Nietzsche, ainsi que la théorie de l’évolution de Darwin, dont il disait qu’elle « contenait les espoirs d’une avancée extraordinaire dans notre compréhension du monde ». Freud croyait que tous les enfants étaient des êtres sexuels, et que leurs désirs sexuels les attiraient vers leurs parents. Il pensait qu’à la racine de toutes les névroses, il y avait la répression de la sexualité. Pour Freud, tous les êtres humains, étant à la fois attirés par leur père et par leur mère, sont fondamentalement bisexuels. L’homosexualité est donc quelque chose de normal. Au cœur de son œuvre figure son hostilité envers la foi chrétienne : « Je trouve presque intolérable le mensonge du salut, qui permet à l’humanité de lever aussi orgueilleusement la tête vers le ciel ». Voici le commentaire du Docteur Williams : « La contribution de Freud à la pensée humaine a consisté à dissocier le sexe de la morale, et à le séparer de l’amour humain, du mariage et de la reproduction. Ses théories psychanalytiques ont propagé une interprétation de la vie qui dissocie le sexe de la morale et des relations humaines. Après la publication des théories de Freud, les gens ont été encouragés à vivre leur vie sexuelle sans aucune restriction morale. Ce fut la porte largement ouverte à la révolution sexuelle ».

Toutes ces idées se répandirent de plus en plus, jusqu’au début du XXe siècle, dans tous les milieux qui s’étaient aliénés du Christianisme. Le « Groupe de Bloomsbury » regroupait des intellectuels qui se moquaient du Christianisme, et qui pratiquaient « l’amour libre », la promiscuité sexuelle, l’homosexualité et la bisexualité. Lytton Strachey (1880-1932) écrivit un livre célèbre, « Eminent Victorians » (Des Victoriens éminents), livre qui décrivait l’hypocrisie de l’ère victorienne. Les cibles réelles de Strachey étaient tous les éléments de la culture chrétienne qui étaient issues de la foi évangélique dans un passé récent. Il réécrivit l’Histoire d’une manière malhonnête, faisant passer les valeurs morales de l’époque victorienne pour des attitudes hypocrites et pudibondes. Pourtant, sa version de l’Histoire est celle qui, aujourd’hui, est partout mise en avant par les médias et le système éducatif. On a complètement éliminé de cette version tronquée toutes les influences positives exercées par le Christianisme sur la population du XIXe siècle.

Pendant presque toute la première moitié du XXe siècle, ces idées ont surtout influencé une minorité d’intellectuels radicaux. La majorité de la population restait toujours sous l’influence des valeurs chrétiennes traditionnelles de la vie familiale. Nous l’avons déjà vu, tous les penseurs impliqués dans la révolution sexuelle partageaient la même haine de la foi chrétienne, et le désir de la remplacer par les nouveaux concepts rationalistes, qui nient l’existence de valeurs absolues permettant de déterminer le bien et le mal.

Dans les années 60, l’influence de la télévision, et la possibilité de se procurer gratuitement des contraceptifs, ont permis à ces idées nouvelles d’être acceptées par la majorité de la population. Hugh Greene, Directeur Général de la BBC de 1960 à 1969, utilisa le plus puissant média que le monde ait jamais connu pour s’attaquer aux idées conventionnelles, en donnant une occasion de s’exprimer aux conceptions radicales. Voici ce qu’écrit le Docteur Williams : « Tous ceux qui défendaient la permissivité sexuelle ont eu toute latitude pour s’exprimer, tandis que ceux qui défendaient les valeurs traditionnelles n’eurent que rarement la possibilité de se faire entendre. Les émissions étaient toutes en faveur de « l’amour libre ». La BBC croyait qu’elle avait l’obligation de faire preuve de tolérance et de donner à « tous » une pleine liberté d’expression. Toutefois, loin de respecter l’autorité, elle ne fit que la contester ».

Au même moment, l’Association du Planning Familial militait pour faire accepter l’idée d’un droit universel à la contraception gratuite, pour tous ceux qui la demanderaient, quels que soient leur âge et leur statut matrimonial. La Fédération Internationale pour la Procréation Planifiée (International Planned Parenthood Federation) publia un « Manifeste à l’intention de la Jeunesse », selon lequel tous les jeunes devaient recevoir une éducation sexuelle, et avoir accès à la meilleure assistance médicale possible en matière de sexualité. Cela comprenait un accès à la contraception, accès qui devait être confidentiel, accessible, et libre de tout jugement. Les jeunes devaient bénéficier de lois leur permettant de se comporter librement comme ils le voulaient. La société devait reconnaître aux jeunes le droit de jouir pleinement de leur vie sexuelle, et de pouvoir exprimer leur sexualité de la manière qu’ils jugeraient bonne. La loi de 1967 sur l’avortement insista sur la liberté sexuelle, qui, outre la contraception, incluait à présent le droit de mettre fin, par un avortement thérapeutique, à des grossesses non désirées. En 1974, le gouvernement britannique eut l’obligation, par le moyen des services médicaux, de fournir aux enfants des contraceptifs, sans le consentement de leurs parents, et même sans que ces derniers en soient informés. Aujourd’hui, un enfant de 14 ou 15 ans, et même de 11 ou 12 ans, peut librement se rendre dans n’importe quel hôpital public pour s’y fournir gratuitement en contraceptifs. Peu de parents furent informés de ce changement majeur de politique sociale. Aujourd’hui encore, peu de parents savent que l’on donne des contraceptifs à leurs enfants sans leur accord, et à leur insu.

Dans le même temps, l’Eglise commença également à modifier ses positions. L’évêque John Robinson publia en 1963 un livre intitulé « Honest to God » (Honnête envers Dieu). Dans un chapitre intitulé « The New Morality » (La nouvelle morale), il met en garde le lecteur contre le danger d’identifier le Christianisme avec « la vieille morale traditionnelle ». Il approuvait la révolution morale qu’il voyait se développer dans la société, et qui rejetait toute valeur absolue et objective. Il reconnaissait que les temps changeaient, et que le Christianisme devait revoir ses conceptions morales, pour accepter le fait que « rien, en soi, ne peut être considéré comme mauvais ». Aux Etats-Unis, Joseph Fletcher, professeur d’Ethique au Séminaire de Théologie de l’Eglise Episcopale, présentait l’essence de la « nouvelle morale » de la manière suivante : « Tout dépend de la situation. Dans certaines circonstances, des personnes non mariées peuvent s’engager dans des relations amoureuses qui sont infiniment plus normales que celles d’un couple marié. Pour un Chrétien, le mensonge est parfois préférable à l’aveu de la vérité, le vol est parfois préférable au fait de respecter la propriété privée… Si nous devons juger n’importe quelle pratique sexuelle (hétérosexualité, homosexualité, ou masturbation), afin de savoir si elle est bonne ou mauvaise, il faut d’abord savoir si l’amour a été pleinement respecté » (« Situation Ethics », 1966).

Dès lors, les vannes furent grandes ouvertes, et l’on s’engagea dans la voie qui aboutit à ce que nous voyons aujourd’hui : la morale de la Bible est en train d’être complètement rejetée de la vie publique, des médias, du système éducatif, et même de la plus grande partie de l’Eglise militante. On contraint la population à accepter de nouveaux concepts amoraux, qui réduisent le sexe à un acte animal, vidé de tout contenu moral ou spirituel. Des forces puissantes sont à l’œuvre pour détruire la famille et toutes les valeurs morales traditionnelles. Cela aboutit à l’éducation sexuelle telle qu’elle est enseignée dans nos écoles, et que le Docteur Williams décrit d’une manière particulièrement choquante dans un chapitre de son livre. Tout est fondé sur l’idée maîtresse qu’il n’existe plus aucune notion absolue de bien et de mal, et que les valeurs morales doivent à présent être déterminées par « ce qui est bon pour chacun ».

Voici ce que nous pouvons lire dans un document édité en 1994 par l’Association du Planning Familial, et intitulé : « L’éducation sexuelle dans les établissements scolaires, guide pratique » : « Les hommes et les femmes de tout âge sont confrontés à un dilemme moral… Peut-être croient-ils que l’on doit attendre d’être marié pour avoir des relations sexuelles, ou peut-être veulent-ils célébrer le fait qu’ils sont gays ou lesbiennes. Mais, dans le monde, ces valeurs ne sont pas partagées par tous. Sur quel système de valeurs morales les enseignants doivent-ils donc s’appuyer ? Quelles sont les valeurs que les établissements scolaires désirent activement promouvoir ? La vie comporte de nombreuses situations pour lesquelles les notions de « bien » ou de « mal » ne sont pas universellement partagées ».

Dans le jargon de l’éducation sexuelle, on appelle « clarification des valeurs » la recherche d’un système de valeurs reconnu universellement. Pour cela, l’enseignant doit organiser des « groupes de discussion » destinés à recueillir les opinions de ses élèves. Voici comment fonctionnent ces groupes, selon le Docteur Williams : « L’enseignant fixe deux panneaux de part et d’autre de sa classe. Sur l’un d’eux est écrit « D’accord », et sur l’autre : « Pas d’accord ». Il présente ensuite aux élèves une déclaration impliquant une prise de position morale, par exemple : « Il ne faut pas avoir des relations sexuelles avant le mariage ». Tous les élèves doivent ensuite se positionner physiquement dans la salle par rapport aux deux panneaux, en fonction de ce qu’ils ressentent comme étant juste ou non. Ensuite, chaque élève doit discuter avec quelqu’un qui partage son opinion, puis avec quelqu’un qui ne la partage pas. L’enseignant leur demande ensuite s’ils sont prêts à changer d’opinion.

L’idée essentielle qui sous-tend ce processus de « clarification des valeurs » n’est pas neutre. Il s’agit en fait de promouvoir le relativisme moral, en disséquant et en « clarifiant » tous les principes moraux qui ont pu être enseignés aux enfants, que ce soit concernant la vie sexuelle, la famille, les croyances religieuses, les sentiments ou les attitudes. Il faut « clarifier » les valeurs que les parents ont inculquées à leurs enfants. « Ces valeurs ne sont pas acceptables en tant que telles, parce que les parents ont commis quelque chose d’impardonnable : ils ont décidé à la place de leurs enfants ». Pourtant, il s’agit là d’une responsabilité dont Dieu charge les parents, et d’un droit qu’Il leur donne. Selon la morale nouvelle, vous ne devez pas imposer à vos enfants les valeurs qu’il doit lui-même adopter. Il faut donc « clarifier » toutes les valeurs qui ont été imposées à ces enfants. Bien qu’ils soient encore immatures et qu’ils manquent de sagesse, on leur demande de décider eux-mêmes quelles sont les valeurs qu’ils désirent conserver, modifier ou rejeter, parmi toutes celles qu’on leur a inculquées.

Sous la pression du groupe, beaucoup d’enfants, qui aimeraient conserver certaines valeurs morales traditionnelles, se sentent en position de faiblesse. Ils sont considérés comme « vieux jeu » ou stupides, et ridiculisés par toute la classe, et même par certains enseignants qui veulent promouvoir la « nouvelle morale » relativiste. Selon Barbara Morris, « la clarification des valeurs aboutit en fait à séparer les enfants de leurs parents et de leurs figures d’autorité, et les encourage à se débarrasser de toute croyance religieuse. Il s’agit d’un moyen très puissant pour provoquer le chaos et l’aliénation. Il n’est pas exagéré de dire qu’il s’agit d’une bataille entre vous et le système éducatif, et que l’enjeu de cette bataille est l’âme même de votre enfant » (« Why are you losing your children ? » – Pourquoi êtes-vous en train de perdre vos enfants ?).

L’Association du Planning Familial a édité un livret, « Learning to Live with Sex » (Comment apprendre à vivre avec le sexe), dans lequel elle explique que « les filles peuvent avoir des problèmes si elles ont des relations sexuelles en dehors du mariage… Si vous appartenez à une église, et que vous avez des croyances religieuses, il est certain que vous serez très troublée si vous faites des choses contre votre conscience. Sachez que beaucoup de gens ont rejeté ces croyances. Mais si vos parents y sont toujours attachés, et s’ils pensent que vous devriez l’être aussi, il se peut que vous ayez des difficultés pour savoir ce que vous devriez faire. Si possible, essayez de parler de ces choses avec une personne étrangère à votre famille. Si vous ne connaissez personne en qui vous avez confiance, essayez de contacter l’une de ces organisations dont nous vous donnons les adresses ci-jointes ». Ces organisations comprennent toutes les agences de conseil pour l’avortement, la contraception et l’homosexualité.

Ayant considéré tous ces faits, le Docteur Williams conclut son ouvrage en disant que « l’éducation sexuelle scolaire n’est en fait que le moyen de propagande de la révolution sexuelle. A mon avis, l’objectif réel de l’éducation sexuelle, depuis le début, est de promouvoir l’idéologie de la révolution sexuelle. En cela, elle a fait preuve d’une remarquable efficacité ».

Conclusion, à la lumière de la Bible.

Tout cela nous rappelle beaucoup les méthodes du système éducatif soviétique. On avait mis au point des exercices pédagogiques permettant de repérer les enfants chrétiens. Ces derniers pouvaient ensuite être tournés en dérision, et l’on tentait de les couper de l’influence de leurs parents et de leur foi chrétienne. S’ils continuaient à rester attachés à leurs croyances, ils étaient considérés comme déphasés et marginaux, par rapport au reste de la société. Dans notre société moderne, on fait la même chose, sous prétexte de « tolérance ». En fait, on tente d’imposer une conception du monde qui nie l’existence de Dieu, ainsi que le besoin d’avoir des valeurs morales absolues. Cela aboutit à dégrader la sexualité, en tant que précieux don de Dieu, destiné à s’épanouir dans le cadre d’une relation d’amour au sein d’un couple marié. On réduit ainsi la sexualité au niveau d’un simple acte animal, qui n’entraîne aucune conséquence physique, morale ou spirituelle.

Pourtant, on continue à promouvoir ces idées, malgré leurs conséquences clairement observables. La révolution sexuelle n’a pas produit la liberté et la joie, mais la crainte et le rejet, sans parler des terribles épidémies de maladies sexuellement transmissibles, des relations brisées, des enfants abandonnés, et de la destruction accélérée de toutes les structures qui ont soutenu la société depuis des millénaires. Les tentatives pathétiques des responsables d’églises pour « aller dans le sens du courant », et pour accepter les valeurs relativistes de la société contemporaine, n’ont pas réussi à rendre le Christianisme plus attractif pour la majorité des gens. Cela n’a abouti qu’à le ridiculiser, et à pousser au désespoir beaucoup de gens qui, sans être Chrétiens, cherchent une issue au chaos dans lequel la société se débat désespérément. Pourtant, le message de la Bible est clair. Tout acte sexuel en dehors du mariage, qu’il soit hétérosexuel ou homosexuel, est un péché. Mais il est clair que tous ceux qui se repentent et qui croient en la Bonne Nouvelle, en acceptant Jésus comme Messie et Seigneur, Lui qui est mort sur la croix en sacrifice pour nos péchés, et qui est ressuscité d’entre les morts, tous ceux-là peuvent recevoir le pardon, et obtenir le don divin de la vie éternelle.

La révolution sexuelle est une agression directe contre le corps, contre les commandements de Dieu pour la société, et contre la révélation qu’Il nous a donnée dans la Bible. La révolution sexuelle correspond exactement à ce que la Bible annonce pour la fin des temps. Voici ce que Jésus a dit :

« Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même aux jours du Fils de l’homme. Les hommes mangeaient, buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; le déluge vint, et les fit tous périr. Ce qui arriva du temps de Lot arrivera pareillement. Les hommes mangeaient, buvaient, achetaient, vendaient, plantaient, bâtissaient ; mais le jour où Lot sortit de Sodome, une pluie de feu et de soufre tomba du ciel, et les fit tous périr. Il en sera de même le jour où le Fils de l’homme paraîtra » (Luc 17 :26-30).

Les « jours de Noé » étaient des jours d’une grande violence, et ceux de Lot des jours d’une grande immoralité sexuelle, en particulier d’une immoralité homosexuelle agressive, qui voulait s’imposer à toute la société. Paul a écrit :

« Mais les hommes méchants et imposteurs avanceront toujours plus dans le mal, égarant les autres et égarés eux-mêmes » (2 Timothée 3 :13).

Ils inciteront les hommes à être :

« égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force » (2 Timothée 3 :2-5).

L’esprit de notre époque est un esprit de rébellion contre tous les commandements de Dieu, qui sont foulés aux pieds. C’est cet esprit qui va permettre à « l’impie », l’Antichrist, de se manifester :

« Car le mystère de l’iniquité agit déjà ; il faut seulement que celui qui le retient encore ait disparu. Et alors paraîtra l’impie, que le Seigneur Jésus détruira par le souffle de sa bouche, et qu’il anéantira par l’éclat de son avènement. L’apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés. Aussi Dieu leur envoie une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés » (2 Thessaloniciens 2 :7-12).

Adolf Hitler est parvenu au pouvoir dans une Allemagne démoralisée par la première guerre mondiale et par la corruption sexuelle du Régime de Weimar, dans les années 20. L’Eglise en Allemagne s’était déjà compromise par le Mouvement de la Haute Critique, qui avait sapé la foi en la Bible. Les responsables religieux n’avaient plus aucun message biblique clair à donner au peuple, et n’ont pas pu résister à l’esprit démoniaque de l’idéologie nazie. Les gens recherchaient un chef fort, une figure de père, pour les faire sortir du marasme profond dans lequel plongeait l’Allemagne. C’est pour cela qu’ils ont choisi Hitler.

Aujourd’hui, nous voyons toute une génération coupée de toute valeur morale, enlisée dans une dépravation sexuelle qui précipite la société dans le chaos. L’Eglise est faible et dans le compromis. Elle n’a presque plus aucun message biblique clair à donner à la société, et elle approuve même le chaos sexuel ambiant. Les gens cherchent à nouveau un chef fort, une figure de père, capable de nous sortir du marasme moral dans lequel nous sommes plongés.

Nous pouvons nous tourner vers Jésus, le vrai Messie, qui nous donnera la Vie et nous permettra d’être dirigés par Dieu. Par le Saint-Esprit, Il nous donnera la puissance de vaincre toutes ces influences maléfiques qui nous entourent, et nous accordera un héritage éternel dans Son glorieux Royaume.

Nous pouvons aussi nous tourner vers les philosophies de ce monde, dont l’auteur n’est autre que Satan. Son faux Messie, l’Antichrist, va bientôt se manifester sur la scène mondiale, inaugurant la Grande Tribulation, qui s’achèvera par la bataille d’Harmaguédon.

Le choix vous appartient.

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