Enseignement de la parole n° 09


                                              Mon église est elle conforme à la parole .

                              Le joug religieux, tous sur Israël, ouvrier dans la moisson,

                                                     Ordre de Melchisédek ou de Lévi…..

                           Les messages du frère henry sont remis par écrit est présentés de manière a ce que

l’enseignement de ses messages s’adresse à tout les chrétiens et parle aussi dans le cœur de

                                    tous les hommes et femmes du monde qui ne connaissent pas dieu et christ.

                                                        Afin de faire partie de la véritable église de christ

                                   Jésus est le bon Berger

Nous ne permettons pas à Satan de nous voler la vie

                                                              Abondante donnée par notre bon berger

Nous allons ouvrir la Bible dans l’Evangile de Jean au chapitre 10, et au verset 10. Nous lisons ce verset parce qu’il y a là tout le cœur du Seigneur Jésus. Dans ce verset le Seigneur dit : « Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire ; Moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie et qu’elles l’aient même avec abondance. » Le Seigneur ne veut pas que nous ayons un tout petit ruisseau de vie ; mais Il veut que sa vie coule en nous avec abondance. Le voleur, c’est le diable : il est venu pour voler, égorger et détruire. Chaque fois qu’auparavant tu avais quelque chose que tu n’as plus, c’est le diable qui est venu te le voler. Peut-être que tu l’as laissé faire par ta négligence, mais il est venu te prendre ce que Jésus t’avait donné, ou alors il est venu t’empêcher de toucher ce que Jésus veut te donner. Le diable vient t’empêcher de prendre et de recevoir ce que Jésus veut te donner : c’est à- dire sa vie avec abondance. Nous avons devant nous deux personnes : le voleur et le berger. Le voleur, nous savons qui il est : c’est celui qui pèche dès le commencement ; le diable, c’est celui qui, par ses mensonges, a volé la vie à Adam et Eve dans le jardin d’Eden, celui qui a volé la paix et la joie dans le cœur des

premiers hommes. Les hommes avaient été créés parfaits par Dieu, avec la santé, la vie éternelle, ils ne devaient jamais mourir. Adam et Eve avaient la paix dans le cœur, ils ne savaient pas ce qu’était le péché, ils avaient la communion avec Dieu dans le jardin d’Eden et le voleur est venu pour leur enlever tout cela.

Regardons maintenant le résultat dans le monde qui nous entoure : le péché, la maladie, la mort, les ténèbres : tout est le résultat de l’action du diable qui est venu voler aux hommes ce que Dieu avait donné. Dieu ne voulait pas au début que les hommes soient malades, soient tristes, malheureux, liés par toutes sortes de liens. Il voulait que nous soyons tous dans sa paix, dans sa joie, dans sa santé, dans la vie éternelle. Le diable est venu pour tout voler ; il est venu égorger : couper le cou, pour nous vider de notre sang et nous donner la mort et

détruire nos vies, nos santés, la paix, les cœurs, les foyers, tout détruire. Il faut dire qu’il parvient souvent à ses fins parce qu’il y a des personnes qui ne connaissent pas le bon Berger et même parmi les enfants du Seigneur il y en a beaucoup qui ne connaissent pas assez le bon Berger, et qui se laissent voler, dérober, égorger, et détruire. Aujourd’hui, écoutons bien ! Le Seigneur Jésus est présent au milieu de nous. « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom je suis au milieu d’eux » (Matthieu 18:20). Je ne viens pas vous prêcher un Jésus mort ou un Jésus à cinq cent mille kilomètres au loin, qui s’occupe de ses affaires et qui ne s’occupe pas de nous. Jésus est là au milieu de nous, il faut que nos cœurs le sachent. Jésus c’est un bon Berger qui est venu donner la vie à ses brebis et leur rendre tout ce que le diable leur avait pris : le salut, la paix, la joie, la santé, la guérison, la prospérité spirituelle et même tout ce dont nous avons besoin. Avons nous compris que Jésus est là et qu’Il veut nous donner tout ce que le diable nous à volé dès notre naissance. Lisons le début de ce chapitre 10 de Jean, au verset 1 : « En vérité, je vous le dis, celui qui N’entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui monte par ailleurs est un voleur ». Il ne va jamais entrer par la porte, la porte c’est Jésus. Le diable ne va jamais passer par Jésus. Le diable va toujours essayer d’entrer par la fenêtre, ou par un trou, parce qu’il sait que le Seigneur ne le laissera pas passer par la porte. Mais si nous le laissons faire, il va essayer d’entrer comme un voleur par un trou, ou par une fenêtre. Il monte dans la bergerie par ailleurs. Ceci est très important pour nous, cela nous montre comment le diable vient nous voler dans la bergerie ! Il n’entre pas par la porte. Qui est la porte ? : « Jésus. » Mais Jésus a un autre nom : « Jésus est la Parole. » C’est important de comprendre comment le diable vient nous voler ce que Jésus nous donne. Jésus nous donne tout par sa Parole, et le diable essaie de nous enlever la Parole pour nous priver de tout. C’est ainsi qu’il a fait avec Adam et Eve. Dieu avait donné sa Parole à Adam et Eve. Il leur avait dit : « Si tu prends du fruit de cet arbre tu vas mourir. » C’était la Parole de Dieu. Le diable est venu. Il a dit : « Mais est-ce que Dieu a bien dit… ? » Et ensuite le diable a dit : « Mais Dieu n’a pas dit… » Donc il a enlevé la Parole et il est entré par la fenêtre, il n’est pas passé par la Parole (c’est-à-dire par la porte.) Jésus a dit qu’il nous donnait la vie éternelle, la guérison, la délivrance des puissances des ténèbres, qu’il pourvoirait à tous nos besoins, qu’il nous guérit complètement de toute maladie, de toute infirmité et de tout lien. Jésus nous le donne d’abord par sa Parole, par l’onction de son Esprit : nous pouvons comprendre sa Parole et entrer par la porte. D’ailleurs, regardons au verset 3 du chapitre 10 de Jean :

« Celui qui entre par la porte, c’est le berger des brebis : le portier lui ouvre et les brebis entendent sa voix. Il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent, il les conduit dehors. » Par où sortent les brebis ? Par la porte ! Vous voyez un troupeau de brebis sortir par la fenêtre ? Non, elles ne sortent que par la porte, parce que le berger travaille avec le portier (je crois que là, le portier c’est le Saint-Esprit) mais le berger lui ouvre la porte et les brebis sortent, Il appelle chaque brebis par son nom. Il te connaît personnellement et il te dit : « Toi, ma petite brebis je te garde, et je veux te donner ma vie en abondance. N’écoute pas le voleur qui veut te faire sortir par la fenêtre ou qui veut entrer par la fenêtre : je veux te ramener toujours à ma Parole. » Lorsqu’il a fait sortir toutes ses propres brebis, il les conduit dehors. Il marche devant elles. Un bon berger est toujours devant ; s’il est derrière, il disperse le troupeau, s’il est devant, les brebis le suivent. Elles vont le suivre en

le regardant et en écoutant sa voix. Lorsqu’il a fait sortir toutes ses propres brebis, il marche devant elles et les brebis le suivent parce qu’elles connaissent sa voix qui est sa parole. Toi qui es la brebis du Seigneur, mon frère, ma sœur, tu dois connaître la voix du bon berger. Quand le bon berger te dit quelque chose il faut que tu écoutes et que tu ailles vers le bon berger parce qu’il a la vie en abondance ! Le bon Berger est la Vie. Il a la vie en Lui, pas n’importe laquelle : la vie éternelle. Il a le pouvoir de la donner à ses brebis quand elles mangent sa Parole, quand elles écoutent sa voix. Il a une bonne nourriture à nous donner, et il nous conduit.

Au Psaume 23, le bon Berger conduit ses brebis dans des gras pâturages, une herbe bien grasse qui nourrit (c’est encore sa Parole.) Vous voyez la vie abondante que Jésus nous donne. Il nous la donne mais ce n’est pas une parole sèche, c’est une parole ointe de son Saint-Esprit. Tu ne peux rien recevoir de la Parole du Seigneur s’il n’y a pas l’onction du Saint-Esprit. Il y a le portier et il y a le bon Berger, le Berger c’est la porte, mais il y a un portier pour ouvrir et celui qui nous ouvre la Parole, c’est le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit nous est donné pour glorifier le Seigneur, pour nous conduire dans toute la vérité, et nous rappeler toutes les paroles de Jésus. Jésus a dit : « Je vous enverrai un autre Consolateur. » Lui est le Consolateur, Il est le Fils du Père des consolations et il a dit : « Quand je serai parti, moi le consolateur, je vous enverrai un autre consolateur il vous rappellera tout ce que Je vous ai dit et il vous conduira dans toute la vérité. » La vérité, c’est la vie abondante de la Parole du Seigneur, de toutes les richesses que Dieu réserve à ses brebis. Alors nous ne devons pas être des brebis maigres et décharnées, je vous encourage à croître dans le Seigneur, de sa vie et de sa Parole : mangez en abondance. Cette vie en abondance va me donner la croissance spirituelle, elle va me donner tout ce que Jésus a voulu me restituer par son sacrifice à la croix.

Vous croyez que Jésus a payé un si grand prix de sa propre vie et de son sang pour rester loin de nous, à nous regarder nous débattre dans nos problèmes et nos difficultés, dans nos trous, dans nos impasses ? Non, ce n’est pas cela, la vie abondante ! Jésus veut nous sortir de tout cela pour nous remplir de son Esprit, nous donner la guérison dont nous avons besoin, restaurer tous les organes qui manquent, enlever tout ce qui ne va pas, et faire descendre du ciel tout ce qu’il a dans ses réserves. Jésus a plein de réserves et d’abondance pour nous. La vie abondante n’est pas seulement la guérison et la délivrance : la vie abondante, c’est aussi la présence de Dieu en nous ; c’est sa sainteté, c’est son Esprit qui nous remplit d’amour de joie et de paix. Nous pouvons ainsi aller vers notre pire ennemi et l’embrasser avec l’amour du Seigneur Jésus si s’est possible, s’il ne s’y oppose pas. Nous avons en nous cette vie abondante, Alléluia ! Il faut puiser là-dedans. Il ne faut plus que le diable nous vole ces choses, il ne faut plus rester lié. Jésus est venu ouvrir les portes : il a cassé des chaînes, il a brisé les verrous, il a ouvert la porte toute grande et il a apporté la lumière. Il y a encore beaucoup de personnes qui restent au fond de leur prison et qui n’en sortent pas, alors que les portes sont ouvertes et que les chaînes sont tombées. Cela me fait penser à ce qui s’est passé quand le Président Lincoln a aboli l’esclavage. Dans le sud des Etats-Unis des milliers d’esclaves n’ont jamais cru qu’un Président avait annulé l’esclavage ; ils sont restés esclaves. Les portes étaient ouvertes, ils avaient la possibilité de partir, ils n’étaient plus esclaves légalement, mais ils sont restés esclaves parce qu’ils ne

l’ont pas cru, ou qu’ils ne l’ont pas entendu, ou qu’ils ne l’ont pas su, du moins pendant un certain temps. Tu n’es plus esclave de celui qui est venu te dérober, t’égorger, et te détruire. Jésus qui est ton bon Berger est venu te donner la vie, et il veut que tu l’aies en abondance, il veut que maintenant, parce qu’il est là au milieu de nous, tu sois renouvelé dans sa vie abondante ; que tu sois rempli, guéri, délivré. Quel est ton besoin ? As-tu besoin maintenant de quelque chose qui te manque ? Jésus est là pour te le donner. Si tu manques d’amour, Jésus est là pour te le donner. Si tu manques de santé pour servir le Seigneur, Jésus est là pour te la donner. Si tu manques de joie et de paix, Jésus est là pour te les donner. Si tu manques de quelque chose, tu vas le trouver en Christ, dans sa vie abondante. Je sais que maintenant Jésus pleure sur le péché du monde, mais je n’ai jamais vu Jésus dépressif et triste, je ne le connais pas de cette manière. Jésus qui pleure sur l’incrédulité du monde ou sur son peuple, oui, mais Jésus dépressif et triste, non, ça n’existe pas. Jésus est plein de force, plein d’amour, plein de joie, plein de la puissance du Saint-Esprit, parce qu’il est Dieu, le Fils Eternel et nous sommes faits à son image. Il veut nous remplir de cette vie-là et pour cela, il a besoin que nous croyons à sa Parole. Cette Parole que je cite , est-ce qu’elle te fait du bien ? Est-ce qu’elle éveille ou réveille quelque chose en toi ? Est-ce qu’elle te laisse froid ? C’est la Parole de Dieu qui veut te secouer pour te remplir, pour faire tomber toutes les choses qui ne sont pas du Seigneur et te remplir de la vie divine abondante de Dieu.

Dans Jean 10:4 « Lorsqu’il a fait sortir toutes ses propres brebis, il marche devant elles ; et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix. Elles ne suivront pas un étranger ; mais elles fuiront loin de lui. » Où en es-tu par rapport à cet étranger, ce voleur ? Il est dit dans Jacques 4:7 :

« Soumettez-vous donc à Dieu; résistez au diable, et il fuira loin de vous ». Si tu lui résistes, il s’enfuira. Mais dans Jean 10:4, il est dit que ce sont les brebis qui fuiront devant l’étranger. Si tu vois le mal, tu vas t’enfuir : tu ne vas pas t’approcher du mal. Si tu vois les choses mauvaises que le diable essaie de mettre dans ta vie, tu vas faire deux choses : tu vas faire fuir le diable, et tu vas t’enfuir devant le mal (qu’il essaie de placer dans ta vie) de manière à ce qu’il n’y ait plus aucun contact entre lui et les mauvaises choses qu’il veut te donner. Pour toi, tu ne dois plus t’approcher du malin, ni des choses qu’il cherche à te donner. Tu dois fuir loin de tout, fuir loin du péché, de la dépression, de la tristesse du monde, des fruits de la chair, des œuvres de la chair. Tu fuis loin de tout. Tu éloignes le malin de toi et tu le fais fuir en lui rappelant la Parole du Seigneur : « Il est écrit ». Comme Jésus dans le désert, tu vas regarder en face ce voleur qui vient te dérober ou t’empêcher de recevoir ce que Dieu veut te donner : tu le regardes en face, et tu lui dis : « Satan, il est écrit : j’ai été délivré de toute la puissance des ténèbres, retire-toi de moi. Il est écrit : j’ai été guéri dans les meurtrissures du Seigneur, retire-toi de moi, tu as la porte grande ouverte pour fuir. »

Tu as la Parole du Seigneur dans ton cœur et sur tes lèvres. Cette vie abondante t’est donnée par la Parole et par l’Esprit du Seigneur. Tu as le devoir de remplir ton cœur de la Parole et de la mettre sur tes lèvres pour dire à Satan : « Tu ne m’auras plus ! » Tu as le devoir de résister à Satan, de ne pas te laisser faire. C’est lui qui est en position difficile. Il essaye de te faire croire que tu es lié jusqu’au cou, que tu es incapable, que tu es trop malade

pour t’en sortir, que maintenant c’est trop tard, il essaye de te faire croire tous ces mensonges pour t’enlever la Parole du Seigneur qui te dit le contraire. La Parole te dit : Tu es une nouvelle créature en Christ, tu es guéri par ses meurtrissures, tu es sauvé par son sang ; si tu le demandes, tu vas être rempli du Saint-Esprit et appelé à être comme Jésus, semblable à lui : tes yeux verront un jour ce bon Berger qui te conduit. Et dans Jean 10, au verset 6 : « Jésus leur dit cette parabole, mais ils ne comprirent pas de quoi Il leur parlait ». Combien de Chrétiens en sont là ? Ils ont la Parole grande ouverte et ils ne comprennent pas ou en tout cas ils font comme s’ils n’avaient pas compris. Quand Jésus, ce bon Berger a parlé, le Saint-Esprit nous fait comprendre que c’est sa Parole. Nous savons que la Parole est la vérité : nous avons aucune excuse de ne pas la comprendre. Nous sommes en meilleure position que ses disciples à cette époque. Ils n’avaient pas la Pentecôte, ni le Saint-Esprit en eux remplissant leur cœur, ils avaient peut-être des excuses. Mais nous, mes frères, mes sœurs, levons-nous ! Je le dis comme une exhortation et non comme un reproche, parce que Dieu est puissant pour rendre sa Parole vivante dans nos vies. Dans Jean 10, au verset 7 : « En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ; mais les brebis ne les ont pas écoutés ». Pourtant c’étaient des gens qui étaient venus avant Jésus. Avant qu’ils viennent, Jésus avait déjà ses brebis. De tout temps il y a eu des brebis du Seigneur depuis Abel. Abel était une brebis du Seigneur ; et tous les prophètes et les saints de l’ancien temps n’ont jamais écouté la voix de l’ennemi, pourtant ils n’avaient pas toute la révélation que nous avons maintenant. Nous sommes les brebis de la dernière heure, nous sommes celles qui ont le plus reçu. Le Saint-Esprit a été répandu. Si nous avons soif du Saint-Esprit et de sa Parole, il va nous remplir : « Venez à moi, vous tous qui avez soif ; venez aux eaux » et buvez gratuitement, sans rien payer. As-tu soif de cette vie abondante de Jésus ? N’as-tu pas envie de t’élever comme un aigle dans les cieux éternels avec ton Seigneur qui a gagné la guerre pour toi ? Il va te porter sur ses ailes. Eloigne les puissances des ténèbres de ta vie, ainsi que ce méchant qui veut t’empêcher de jouir de l’héritage de Jésus !

Au Verset 9 : « Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé. » C’est la première des choses ; tu ne Peux pas prendre l’héritage du Seigneur si tu n’es pas sauvé. Quand tu seras sauvé, né de nouveau, nouvelle créature en Christ (pas encore parfait), et rempli du Saint-Esprit, dès le départ, le bon Berger te conduira dans l’abondance, c’est-à-dire dans l’abondance du Saint-Esprit en toi ; l’onction du Saint- Esprit te révélera toutes choses. « Il entrera et sortira. » Avez-vous déjà forcé une brebis à manger de l’herbe quand elle ne veut pas manger, ce n’est pas possible. La brebis va dans les pâturages quand elle a faim. Quand elle a faim elle mange tant qu’elle veut, ensuite elle va longuement digérer et puis elle revient manger. Elle entre et elle sort : la porte est ouverte, le berger est là, il lui dit : « Sers-toi mange. » ! « Et il trouvera des pâturages ». Les pâturages sont devant toi, la seule chose que Jésus te demande, c’est de te servir. Sers-toi par la foi, prends-le par la foi, dis : « Seigneur, je me sers, tu l’as dit, je prends, parce que tu es le premier à vouloir me le donner. Tu m’as déjà donné ces choses, comment est-ce que je peux encore croire que je ne les ai pas gardées, et que des pensées de manque, d’incapacité, de pauvreté, de misère spirituelle m’assaillent comme si j’étais un misérable ? » Non tu n’es pas misérable, tu es un enfant du Seigneur, un fils et une fille de Dieu, tu as droit à l’héritage : pour toi, Jésus est mort et ressuscité.

Au verset 14 : « Je suis le bon berger, je connais mes brebis et elles me connaissent, comme le Père me connaît et comme je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. » C’est la vie de Jésus, cette vie abondante, cette vie sainte, de sainteté, de guérison parfaite, de délivrance, de guérison parfaite de l’esprit, de l’âme et du corps, c’est la vie même de Dieu. Tu l’as dans ton cœur. Jésus est là dans ton cœur et Jésus veut qu’elle coule dans tout ton être, qu’elle te débarrasse de ton moi, vieux et corrompu, pour te remplir de sa vie et de sa nature à lui.

« Je donne ma vie pour mes brebis. » Ouvrez le Psaume 23. Je vais relire ce Psaume car il y a un encouragement pour les brebis. « L’Eternel est mon berger ». J’aime ce « mon », « je suis à toi, tu es à moi », le Seigneur nous a rachetés par son sang. Cela veut dire que toi, tu appartiens au Seigneur mais le Seigneur t’appartient. Mon berger, personne ne peut me l’enlever. « Je ne manquerai de rien ». Alors, si j’entends maintenant quelqu’un qui vient me dire : « je manque de telle ou telle chose, j’ouvrirai le Psaume 23 et je lui dirai : « En Jésus il ne te manque rien. » Si quelque chose te manque encore, c’est que tu ne le lui as pas encore demandé, ou pas assez fort, pour entendre sa voix qui te dit : « Attends, j’arrive, j’ai tout. » « Il me fait reposer dans de verts pâturages ». Pour ton besoin de repos dans ton cœur et dans ta vie, tu as un bon Berger qui te fait reposer dans de verts pâturages. Imagine-toi comme une petite brebis dans un gras pâturage tranquille, personne pour t’ennuyer, pas de loup, pas de voleur, le berger est là à côté de toi. Tu te reposes après avoir bien mangé à côté d’un berger qui pose sa main sur ta tête et qui te dit : « Ne crains rien, n’aie pas peur, je suis là, je suis le Tout-Puissant, je suis mort et voici je vis pour l’éternité. Personne ne peut plus rien te faire, je suis l’Eternel le Tout-Puissant et tu es ma brebis. » Y a-t-il la paix et le repos là dedans ? Oui ! Quand tu te sens agité par des choses qui ne vont pas, c’est que tu as oublié que le bon Berger était là. Et si subitement arrive un contretemps, quelque chose qui ne va pas, une machine en panne, une inondation, je me souviens que le bon Berger est toujours là. Souvent nous l’oublions en nous énervant et nous excitant. Mais qu’est-ce qui peut t’arriver ? Le bon Berger est là, il te sortira de là. Quand ton cœur est attaché au Seigneur, tu sais qu’il est là, il n’y a rien de mal qui peut t’arriver, rien. Il y a des difficultés, des problèmes, mais le bon Berger est là. Il est sage, il est intelligent, il sait tout, il peut tout, il est riche, il t’aime et il a la solution à ton problème. Il n’y a pas de quoi t’énerver. Tu vas être testé par un tout petit énervement auquel d’habitude tu t’abandonnais, mais la prochaine fois, rappelle-toi que Jésus est là, non seulement à côté mais en toi et qu’il te donne un vert pâturage avec du repos. Tu te tournes vers lui et tu lui dis : « Seigneur, auparavant je m’excitais, je m’énervais, maintenant j’ai compris : tu es là je me tourne vers toi, et je te demande la solution dans la paix. » « Il me dirige près des eaux paisibles ». Tout est paisible dans ce tableau, « Il restaure mon âme ». Vous avez vu restaurer des vieux tableaux par des spécialistes, le soin et la précision qu’ils y mettent ? Un restaurateur travaille dans la dentelle, il ne fait pas son travail avec un gros pinceau. Quand tu as un chef- d’œuvre, comme toi qui es une créature si merveilleuse (sais-tu qu’aux yeux du Seigneur tu es une créature merveilleuse ?), le restaurateur va venir avec ses petits pinceaux et par petites touches, tout doucement, restaurer ton âme. C’est tellement complexe, une âme humaine, c’est tellement délicat ! Nous, nous arrivons avec nos gros sabots et souvent nous faisons du mal. Mais Jésus qui a créé notre âme et notre cœur qui

en connaît les moindres détails, va délicatement faire une restauration parfaite et vous allez voir le résultat. Mon âme a besoin d’être restaurée. J’ouvre mon âme au bon Berger et je le laisse faire. « Il restaure mon âme ». Il y a des choses qui ont besoin d’être restaurées dans mon âme, dans la vôtre aussi : des blessures profondes, des choses qui ne vont pas et qui remontent de loin. Vous avez un bon Berger qui est là pour tout restaurer. Il va faire encore mieux, Il va créer du neuf.

« Il me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de son nom (son nom c’est Sauveur,

Yeschoua). Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi ». Les ténèbres de l’ombre de la mort, ce sont les difficultés, les problèmes, les ténèbres qui s’épaississent, l’ennemi qui est là et le voleur qui arrive avec son couteau, qui veut me tuer, m’égorger. Mais je dis : je ne crains aucun mal, car tu es avec moi.

Le jour choisi par le Seigneur (pas le moment du diable), c’est-à-dire le jour où Jésus décidera de couper le fil de la vie, ou le jour où il reviendra chercher les siens, nous pourrons dire comme Paul aux Philippiens : « la mort m’est un gain ». Même la mort est une délivrance pour le juste. Mais il faut résister au diable tant que ce n’est pas le moment de Dieu. De toute façon nous avons tout à gagner quand c’est le moment de Dieu. « Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort (le jour difficile, ténébreux), je ne crains aucun mal car tu es avec moi ». Ton bon Berger est tout près, peut-être que tu ne le vois plus parce que tout est sombre, mais tu peux sentir sa main qui tient la tienne, et le bruit de ses pas qui marchent avec les tiens et sa voix qui te dit : « N’aie pas peur, ne crains pas, je suis là. Je sortirai avec toi de cette vallée qui a une issue. » « Ta houlette et ton bâton me rassurent. Tu dresses une table en face de mes adversaires ». Voilà les richesses du Seigneur, voilà la vie abondante de Jésus : une table couverte des bonnes choses que le bon Berger a préparées pour toi. Il a prévu que tu sois guéri. J’insiste là-dessus parce qu’il y en a parmi nous qui ont besoin de guérison. Que ce soit dans l’âme, l’esprit ou le corps, le Seigneur a tout prévu et il veut te le donner au moment où je te parle. A l’instant-même il veut te guérir complètement et te donner une vie abondante parce que c’est sa nature à lui. Tu as besoin d’être restauré dans ton âme, il veut te le donner maintenant. Il veut te donner une paix parfaite, et la joie dans ton cœur de savoir que tu as un Berger merveilleux. C’est un drôle d’endroit pour dresser une table devant tes ennemis, on dirait en plein milieu d’un champ de bataille. Voyez, c’est un exemple de Tranquillité, même devant les combats et devant les ennemis les plus violents, nous pouvons rester là. Mon bon Berger est là et moi je ne me suis pas éloigné de lui. Je ne suis pas parti sauter comme une brebis folle qui s’en va et qu’il est obligé d’aller chercher en laissant les quatre-vingt-dix-neuf autres. Je suis resté à côté de mon Berger. Il est là, dressant une table pleine de bonnes choses préparées pour moi, mais pas pour les ennemis.

« Et tu oins d’huile ma tête » et cette huile est comme celle qui descend sur la barbe d’Aaron, Sur le bord de ses vêtements (Psaume 133:2). C’est l’onction du Seigneur, c’est la vie abondante de Jésus. C’est Jésus qui la verse sur toi. Humainement parlant si on te verse un litre d’huile sur la tête ce n’est pas forcément agréable, l’huile tache, mais spirituellement parlant c’est désirable. Je voudrais que tous les jours le Seigneur verse sur moi une bonbonne entière d’huile : c’est cela l’abondance. Vous croyez que Jésus va nous

verser seulement quelques gouttes ? Quand il dit : « Tu oins d’huile ma tête, » je suis sûr que le bon Berger est là. En fonction de ma soif, Jésus déverse son huile spirituelle qui ne fait pas mal et qui ne tache pas. Son abondance est illimitée. Le jour de la Pentecôte, est-ce qu’il a mesuré ? Il est dit : « Dieu ne donne pas l’esprit avec mesure » Si tu demandes, si tu as soif, il ne va pas te mesurer son Esprit. Il ne va pas te dire : « Non à toi je vais donner un quart de la ration que tu as demandée », il te donnera infiniment au-delà de tout ce que tu peux lui demander ou penser, tu vas aller de surprises merveilleuses en surprises merveilleuses avec le Seigneur. « Et ma coupe déborde. » C’est cela, la source abondante. Des fleuves d’eaux vives vont déborder de ta coupe ; cela va jaillir, c’est tellement abondant, la vie du Seigneur ! «Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie et j’habiterai dans la maison de l’Eternel jusqu’à la fin de mes jours. » Il n’y aura pas de fin pour les enfants du Seigneur parce que nous ne mourrons pas ; nous habiterons dans la maison de l’Eternel, éternellement. Je ne veux pas quitter la maison du Seigneur, je ne veux pas sortir loin de la maison du Seigneur. Sa maison c’est son Eglise. Sa maison, c’est sa présence, c’est son temple saint : je ne veux pas sortir de sa maison. « Le bonheur et la grâce m’accompagneront. » Si j’avance et si je fais un pas, le bonheur et la grâce sont là, c’est-à dire le Seigneur Lui-même est là. Nous avons besoin de grâce, nous avons besoin de bonheur ? Il nous accompagnera jusqu’à la fin de tes jours. C’est cela la vie abondante que Jésus veut nous donner maintenant. Je vais en rester là. Nous aurons un peu plus de temps pour demander que le Seigneur nous renouvelle dans sa vie abondante et si vous souhaitez, nous allons prier pour ceux qui le demanderont (si le Seigneur conduit de cette façon.) En tout cas, demandons au Seigneur qu’il nous renouvelle ce soir dans sa vie abondante. Tu es peut-être venu ici chargé, le dos courbé, fatigué. Jésus le bon Berger veut te renouveler, te donner la vie abondante, en tout cas je te le promets de sa part si tu le lui demandes avec confiance. Il va le faire et tu vas sortir rempli de la vie abondante du Seigneur, et tu vas la garder. Alléluia ! Amen ! Merci Seigneur Je suis heureux, Seigneur, que tu sois un bon Berger ; je te demande pardon parce que bien

souvent je suis aveugle et sourd. Seigneur, tu ouvres mes yeux et mes oreilles par ta grâce : continue à le faire. Aujourd’hui je te demande de nous visiter tout spécialement, Seigneur, de faire couler ton huile abondante sur nous, et de nous remplir de ta vie abondante, de nous donner les guérisons, les délivrances dont nous avons besoin parce que tu as tout accompli en Jésus. Je te prie de le faire pour ta gloire, mon Père, au Nom de Jésus-Christ, toi qui es là au milieu de nous. Je m’incline devant toi et je t’adore et je te dis : Merci, merci pour ces gras pâturages, et surtout merci pour ce bon Berger, Père, au Nom de Jésus. Alléluia ! Amen !

                                           Ouvrier dans sa moisson

Je sais que Dieu m’aime, et je veux apporter cet amour aux autres

J’aimerais lire un passage dans l’Evangile de Matthieu, au chapitre 9, au verset 36 : « Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et

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abattue, comme des brebis qui n’ont pas de berger. Alors Jésus dit à ses disciples : la moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson. Puis ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité ». Jésus dit cela parce qu’il voyait la foule languissante et abattue, comme des brebis sans berger. Dans l’Ancien Testament, dans le livre d’Osée au chapitre 4, au verset 6, le prophète dit ceci : « Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, je te rejetterai et tu seras dépouillé de mon sacerdoce ; puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, j’oublierai aussi tes enfants. Plus ils se sont multipliés, plus ils ont péché contre moi ; je changerai leur gloire en ignominie. Ils se repaissent des péchés de mon peuple, ils sont avides de ses iniquités. Il en sera du sacrificateur comme du peuple ; je le châtierai selon ses voies, je lui rendrai selon ses œuvres. Ils mangeront sans se rassasier, ils se prostitueront sans multiplier, parce qu’ils ont abandonné l’Eternel et ses commandements ». Il dit au verset 6 : « Puisque tu as oublié la loi de ton Dieu », et remarquez ce qu’il ajoute : « J’oublierai aussi tes enfants ». Il y a beaucoup d’enfants aujourd’hui, je parle des jeunes, des adolescents qui errent, qui sont comme abandonnés, qui sont comme sans parents, qui sont pleins de rébellion, de révolte, qui vont incendier les voitures, qui vont incendier les maisons. Ils sont comme des brebis qui errent sur toutes les collines sans berger. C’est de ces enfants-là que Dieu parle ici. Et Dieu dit : « Puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, j’oublierai aussi tes enfants. » Cela ne veut pas dire qu’ils sont abandonnés de manière absolue, cela veut dire que Dieu est en train de mettre sa Parole en application, et si ces enfants errent dans les rues à faire n’importe quoi dans la rébellion, c’est parce que leurs parents ont abandonné la loi du Seigneur, parce que la connaissance de Dieu n’est plus dans le pays. L’apostasie est là, parce que toutes ces choses ont envahi le pays, parce que l’iniquité grandit, parce que le péché se développe, parce que nous sommes dans les temps de la fin, et à cause de cela une foule d’enfants errent, abandonnés de leur Dieu. « Puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, j’oublierai aussi tes enfants. »

« Plus ils se sont multipliés, plus ils ont péché contre moi ». C’est quelque chose qui fend le cœur de voir cette situation ! pour ceux qui ont des enfants , nous devons pouvoir comprendre ce que c’est que d’avoir des enfants errants, abandonnés non seulement par leurs parents mais par Dieu, alors que Dieu a tant aimé le monde qu’il a envoyé son propre Fils pour que le monde soit sauvé. Dieu, notre Père, sait ce que cela signifie que d’avoir un de ses enfants abandonné, puisque Dieu le Père a volontairement abandonné son Fils pour nous. Il a abandonné Jésus à la mort de la Croix, il ne l’a pas fait de gaieté de cœur, il l’a fait parce qu’il fallait le faire pour que plusieurs se tournent vers Jésus et qu’ils soient sauvés. Et c’est pour cela que nous lisons dans Matthieu 9:36 que Jésus fut ému de compassion quand il vit cette foule languissante et abattue, des hommes, des femmes, des enfants, qui erraient comme un troupeau sans berger. Vous savez, les familles où le père ne remplit pas sa fonction de berger spirituel sont en grand danger. Il faut vraiment la grâce du Seigneur, ou que la mère soit elle-même proche de Dieu et remplie du Saint-Esprit, pour que la grâce de Dieu continue d’agir. Quand le père ne remplit pas ses obligations, quand le père est absent, les enfants sont en grand danger d’être des brebis sans berger, abandonnées par le Seigneur. Alors je parle aux mères seules : Je vous encourage à rester

fidèle au Seigneur parce que c’est grâce à votre fidélité que le Seigneur va pouvoir agir pour ramener le cœur des pères à leurs enfants et pour que les enfants marchent avec le Seigneur. Si le Seigneur dit dans Osée : « puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, j’oublierai aussi tes enfants », il veut dire que l’inverse est vrai aussi. Si Dieu trouve des parents, ou au moins l’un d’entre -eux, qu’il soit mari ou qu’il soit femme, mais l’un d’entre eux, qui reste fidèle au Seigneur, il y a là une promesse fantastique : Si tu gardes la loi de ton Dieu, le Seigneur n’oubliera pas tes enfants, il se souviendra d’eux. Tu pourras passer par des tribulations, des épreuves et des difficultés, mais si tu gardes la loi de ton Dieu dans ton cœur, Dieu visitera tes enfants, ils ne seront pas abandonnés, ils ne seront pas comme des brebis sans berger, ils seront placés devant le grand berger des brebis, Jésus, qui se révélera à eux et qui aura compassion d’eux.

« Voyant la foule, Il fut ému de compassion pour elle parce qu’elle était languissante et abattue comme des brebis qui n’ont pas de berger » (Matthieu 9:36). Voilà ! c’est ce que Jésus demande que nous ayons dans le cœur, quand nous regardons ces brebis autour de nous, qui sont languissantes et abattues et qui errent de tous les côtés, qu’ils soient enfants ou adultes. Regardons autour de nous, et nous voyons que des brebis sans berger, qui errent sur toutes les collines, en proie aux loups ravisseurs, en proie à tous ceux qui veulent les détruire et les dépecer. Dieu le Père cherche des bergers puisqu’Il a envoyé le grand berger des brebis, Jésus ! Jésus lui-même cherche des bergers,

lui qui a dit : « La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers » (Matthieu 9:37). Il y a peu d’ouvriers, les ouvriers ce sont des bergers, ce ne sont pas des fonctionnaires de la foi ! Les ouvriers envoyés par le Père sont formés à l’image de Jésus. Le Père a envoyé Jésus comme modèle parfait, comme berger des brebis. Il a commencé par donner sa vie parce qu’il ne pouvait pas être le berger sans donner sa vie pour le salut de nos âmes. Puis il a vu ces foules et il a dit : « Père il manque des ouvriers, est-ce qu’ils vont répondre à mon appel ? » Si nous sommes convaincu que le Père a besoin d’ouvriers, notre réponse doit être : « Seigneur, me voici comme ouvrier dans ta moisson. Et je désire que tu continues à me former à l’image de Jésus, pour que quand les autres me regardent, ils aient envie de devenir des ouvriers aussi ». Regardons autour de nous ces enfants perdus dont le Seigneur parle dans Osée quand il dit : « Parce que ces parents ont abandonné le Seigneur (la loi de leur Dieu), moi aussi j’oublierai leurs enfants ». Nous avons ces enfants-là devant nous . Ce sont des jeunes remplis d’amertume, de rébellion, de fausses conceptions de la vie, des adultes ou des parents. Ils nous voient arriver vers eux, comment vont-ils nous recevoir ? Comment est-ce que Jésus a fait pour gagner leur coeur ? Il les a aimés ! Regardons comment après avoir appelé Matthieu, Jésus répond à son invitation. Matthieu organise chez lui un grand festin. Les amis de Matthieu ne sont pas les meilleures personnes de la société, ce sont des publicains, des gens de mauvaise vie, des prostituées, qui tournent autour des collecteurs d’impôts. Et Jésus est au milieu d’eux. Cette scène est décrite dans Matthieu 9 : 9 à 13 : « De là étant allé plus loin, Jésus vit un homme assis au lieu des péages, et qui s’appelait Matthieu. Il lui dit : Suis-moi. Cet homme se leva, et le suivit. Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples. Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les

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gens de mauvaise vie ? Ce que Jésus ayant entendu, il dit : Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Allez, et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs ».

Jésus vit un homme assis au milieu des péages ; il s’appelait Matthieu, c’était un collecteur d’impôts, c’était l’homme le plus méprisable de l’époque, il ne pouvait pas y avoir pire que lui. Il était rejeté par tous les Juifs parce qu’il travaillait pour les Romains, c’était leur collaborateur ; c’était comme pendant une guerre, un trafiquant du marché noir associé avec l’ennemi. Il représentait cela pour la population. Jésus s’approche alors de lui. Mais il ne lui dit pas : « Matthieu, j’ai quelque chose à te dire, tu n’as pas été droit aujourd’hui, tu n’as pas payé ta dîme, tu n’as pas rendu gloire au Dieu d’Israël, ça ne va pas du tout, si tu continues comme cela tu vas tout droit en enfer ! » Non, Jésus ne lui dit pas cela. Il va vers Matthieu, et il le regarde. J’aurais aimé voir ce regard de Jésus. Je suis sûr que dans ce regard il a tout dit et Matthieu était là, et savait très bien quelle était sa vie ! La vie de Matthieu ce n’était pas une vie de Juif pieux pratiquant puisqu’il était collecteur d’impôts. Il ne pouvait pas être Juif pratiquant, il était là en train de compter les sous qu’il rackettait aux passants puisque les collecteurs d’impôts prélevaient l’impôt pour l’état, et ensuite ils prélevaient l’impôt pour eux. Et je suis sûr que dans le cœur de Matthieu il y avait un vide épouvantable. C’était sûrement un homme riche, plein d’argent, mais un homme qui ne savait pas quoi faire de sa vie, qui n’avait aucun but, qui était là et qui se remplissait les poches parce que c’était un homme intelligent et entreprenant. Et voilà qu’il voit passer Jésus qui s’arrête devant son stand. Jésus le regarde et Matthieu regarde Jésus. Sur une parole, aurais-tu tout lâché comme cela, ton travail, ton argent, ton métier, tout ? Jésus s’approche, le regarde, et lui dit : « Suis-moi ». C’est beau la réaction de Matthieu : « Cet homme se leva et le suivit ». Parce qu’il y avait une telle puissance de vie et d’amour dans cet homme, Jésus, venu pour nous sauver. Il est venu comme berger des brebis pour nous sauver, berger rempli d’amour. Il n’était pas venu pour juger, pour condamner. Son regard plein d’amour a touché immédiatement le cœur de Matthieu, plus qu’un long discours. Il a été converti sur une parole : « Suis-moi ». Si nous , nous arrivons devant quelqu’un qui vit dans le péché, et si nous lui disons : « Suis-moi, je vais te montrer le chemin que tu dois prendre », est-ce qu’il va nous suivre simplement parce que nous lui disons une belle parole ? Il va nous suivre s’il sent que nous avons la vie, que nous avons quelques choses de bon qu’il n’a pas. Les gens à qui nous parlons sentent si ce ne sont que des paroles qui sortent de notre bouche, ou s’il y a une vie qui est derrière, qui nous a changé nous d’abord et que nous transmettons par nos paroles, et parce que nous les regardons de l’amour de Jésus. La meilleure évangélisation, c’est lorsqu’il passe au travers de nos paroles et de notre regard une vie qui donne envie à ceux qui nous écoutent de suivre Celui qui nous a envoyé. « Comme Jésus était à table dans la maison, voici beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples ». C’est comme si Jésus était aujourd’hui dans un coin malfamé, un quartier de banlieue avec, autour de lui des gens de mauvaise vie. « Les pharisiens virent cela et ils dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ? Ce que Jésus ayant entendu, il dit : Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de

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médecin, mais les malades. Allez, et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car ce ne sont pas les justes que je suis venu appeler à la repentance mais ce sont les pécheurs ». Jésus est venu appeler tout le monde à la repentance puisque nous sommes tous pécheurs. Il n’y a pas un seul juste pas même un seul ! La foule languissante et abattue a en face d’elle un berger rempli d’amour qui n’est pas venu pour la condamner mais pour l’aimer et lui parler de l’amour du Père. Quand Jésus dit : « Priez le Père qu’Il envoie des ouvriers », il veut nous envoyer toi, moi vous avec la nature de Jésus, avec les méthodes de Jésus, pour que nous gagnons ces brebis perdues dans le royaume de Dieu. Nous n’allons pas les attraper avec du vinaigre, je parle aux parents qui ont des enfants, ou de la famille qui n’est pas convertie. Sois en paix : si nous n’avons pas oublié la loi de Dieu, il n’a pas oublié nos enfants. Il a l’œil sur notre famille, il a besoin que nous soyons en paix, que nous restons rempli de l’amour du Seigneur et que nous le laissons nous diriger, sans aucune inquiétude. Nous avons fait notre part devant le Seigneur, nous intercédons, nous prions dans la paix, et nous savons que Dieu tient la vie de nos enfants en main (ou la vie de nos familles, de tous ceux pour lesquels nous prions). Le Seigneur est plutôt préoccupé de voir si nous, nous sommes un bon ouvrier dans sa moisson, si nous faisons les choses comme Jésus les fait, si nous sommes rempli de la patience et de l’amour de Christ, si nous sommes remplis de la sagesse et du discernement de Christ, si nous ne sommes pas tendu, énervé parce que les choses ne vont pas assez vite, parce que nos enfant ne se convertissent pas au quart de tour. Et nous ! comment nous nous sommes convertis ? Avons nous oublié déjà ! notre jeunesse, notre passé, tout ce que nous avons fait voir au Seigneur avant de venir à lui. Moi je sais que j’en ai fait voir au Seigneur avant de venir à lui ! A trente-trois ans je me suis converti, combien cela fait-il d’années perdues ? « Seigneur, si j’avais pu me convertir à l’âge de sept ans, je n’aurais pas perdu toutes ces années jusqu’à trente-trois ans, l’âge où toi tu es mort, l’âge où pour toi tout était déjà accompli. Et moi toutes ces années perdues, toutes ces années qui auraient pu te servir à gagner des âmes, elles ont été définitivement perdues. Et tu m’as fait grâce, merci Seigneur ! » Bien souvent on retarde le travail du Saint-Esprit dans les cœurs autour de nous, par la manière dont nous nous comportons en tant qu’ouvriers dans la moisson du Seigneur. C’est pour cela que Jésus dit : « Priez que le Père envoie des ouvriers ». Cela veut dire que le Seigneur désire envoyer des hommes et des femmes qu’il a lui-même choisis, ceux qu’il envoie quand ils sont formés par lui. Prie pour cela. Il y en a tellement qui s’envoient eux-mêmes, qui sont envoyés par l’ennemi, qui sont envoyés par les hommes, qui ne sont pas les ouvriers envoyés dans la moisson de Dieu, qui sont des destructeurs, des brigands, des voleurs parce qu’ils ne sont pas animés de l’esprit de l’ouvrier dans la moisson du Père. Ils sont envoyés pour détruire. C’est terrible quand nous voyons toutes ces brebis dispersées, que nous voyons autour de nous des ouvriers se présentant venir de la part de Dieu, que nous voyons très bien le travail de destruction qu’ils sont en train de faire ! Destruction de la foi, destruction des bases, destruction de la confiance en Dieu, destruction de tout. C’est quelque chose de solennel d’être un ouvrier dans la moisson du Seigneur. soyons tous renouvelés par le Seigneur dans cet appel, que nous puissions y répondre de tout notre cœur et dire : « Seigneur, me voici comme un ouvrier dans ta moisson, je ne veux pas seulement te connaître, je veux être aussi dans ta moisson comme ouvrier pour aller chercher ces brebis et

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te les amener avant le grand retour ». Vous savez qu’il y a des Chrétiens qui ne croient pas que le Seigneur peut revenir d’un moment à l’autre. Il y en a qui ne le croient pas. Ils pensent en eux-mêmes : « Oh ! Cela fait 2000 ans qu’on en parle et il n’y a rien qui me montre qu’il peut venir maintenant ». le Seigneur peut revenir d’un instant à l’autre, il l’a dit ! Et comme il peut revenir d’un instant à l’autre, nous devons être prêt, parce que le jour où la dernière trompette sonnera, si nous sommes en train de nous moquer et de dire : « Mais Il n’est pas encore venu le Seigneur ! » et que la seconde d’après la trompette sonne, c’est trop tard ! Et alors nous aurons toutes les larmes de nos yeux pour pleurer, pour n’avoir pas répondu plus tôt à l’appel du Seigneur. L’Eglise sera partie, le monde sera entre les mains de l’Antichrist, le monde sera dans un chaos épouvantable et nous nous n’’aurons que les larmes de nos yeux à pleurer parce que tous les fidèles seront partis. Et nous aurions pu être un ouvrier dans cette dernière moisson pour partir avec toutes les âmes que nous aurions arrachées pour le Seigneur au jugement qui vient. C’est pour cela que c’est une grâce du Seigneur d’entendre cette Parole dans se message, c’est peut-être encore une dernière invitation pour chacun de nous du Seigneur. Peut-être que nous nous posons la question : « Mais comment Seigneur ? Oui je voudrais bien être un ouvrier, mais je ne sais pas trop, je ne sais pas quoi faire ». Nous n’avons pas à nous occuper de cela, nous n’avons pas à en faire notre souci. Si nous avons donné notre vie au Seigneur pour être un ouvrier dans la moisson, nous sommes sûr que le Seigneur a entendu, il nous a pris en charge, il est en train de nous former pour remplacer notre cœur de pierre en cœur de chair, pour remplir ton esprit de l’Esprit du bon berger, le Seigneur Jésus, pour faire de nous quelqu’un qui va être vraiment un bon ouvrier dans sa moisson. Ce n’est pas notre problème cela. Nous allons sentir l’amour de Jésus remplir notre cœur et nous allons sentir tout ce qui est amer, tout ce qui est mauvais, tout ce qui est dur, tout ce qui est critique sortir de nous. Nous ne pourras pas gagner des brebis avec tout ce qui est amer, tout ce qui est mauvais, tout ce qui est dur, tout ce qui est critique. J’aurais bien aimé assister à ce repas chez Lévi avec les gens de mauvaise vie, les prostituées, les publicains à table avec Jésus, écouter la manière dont Jésus parlait, voir comment il se comportait, le regarder faire parce qu’il n’avait qu’un seul but dans son cœur, moissonner, gagner des âmes, sauver. C’était son but et tout était organisé pour cela dans son cœur. Que le Seigneur nous donne cette sagesse, cet amour des âmes pour ne pas les rebuter, pour les attirer par l’amour, pour leur dévoiler ce qu’il y a dans le cœur de Dieu pour eux. Et ces enfants qui n’ont jamais connu l’amour de leur père, avaient en face d’eux Jésus qui était venu le leur révéler. C’est merveilleux un enfant qui n’a pas connu l’amour du père, qui reçoit la révélation de l’amour du Père céleste et qui va ensuite gagner des enfants qui n’ont pas connu l’amour du père, c’est formidable ! Quel témoignage ! il y a peut êtres ici des personnes qui sont agités encore, qui sont venus avec des tensions, qui sont venus avec des fardeaux et j’aimerais laisser le Seigneur leur donner sa paix et les renouveler dans la foi. Seigneur, je veux te prier pour ceux que tu appelles à être des ouvriers dans ta moisson, qu’ils soient jeunes ou qu’ils soient moins jeunes, c’est quelque chose de solennel que d’être appelé par toi, ouvrier dans ta moisson. Qui peut-être capable, Seigneur, de gagner des âmes si ce n’est toi qui donnes la capacité. C’est tellement précieux, Seigneur, d’avoir à regagner ceux qui ont été rejetés, abandonnés, ceux qui sont même apparemment abandonnés par toi parce que leurs

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parents ont abandonné la loi de Dieu. Père, qui peut être capable dans cette tâche, si toi tu n’équipes pas, si toi tu ne redonnes pas la capacité, toi qui as envoyé Jésus le grand berger. Seigneur , parles aux cœurs de ceux que tu appelles comme ouvriers dans ta moisson pour que tu les renouvelles dans cet appel et que tu leur donnes la capacité à faire des choses comme tu le veux. Que nous soyons tellement revêtus de ton onction, de ta présence, que la moindre parole que nous pourrions dire perce les cœurs Que nous soyons comme un rayon de ta lumière pour mettre un baume dans tous ces cœurs blessés, rebelles. Pardonne quand nous voulons faire des choses de nous-mêmes au lieu de laisser ton Esprit agir et conduire. Equipe-nous, Seigneur, et permets qu’avant ton retour, nous que tu appelles à être des ouvriers dans ta moisson, que nous puissions toucher beaucoup de cœurs, beaucoup d’âmes par ton Esprit, les amener à Jésus-Christ, que tu puisses te révéler comme le grand berger des brebis et que ces âmes puissent entrer dans ton salut éternel. Seigneur, qu’il n’y ait plus de perte de temps, qu’il n’y ait plus de vie gaspillée par des futilités, mais que Seigneur, tu nous montres les choses importantes, les choses vitales. Nous te bénissons parce que tu prends soin de nos enfants, nous gardons ta Parole dans le cœur, Seigneur, et toi tu as promis de garder nos enfants malgré les choses que nous pouvons voir ou les choses que nous ne voyons pas encore, Seigneur, nous les remettons entre tes mains et nous te bénissons pour ta promesse et ta Parole, nous te glorifions mon Dieu, nous te bénissons de tout notre cœur au Nom de Jésus-Christ Amen.

                   L’attitude du Père envers les ouvriers qu’Il appelle

Le Seigneur appelle et cherche des ouvriers dans sa moisson ou dans sa vigne. Ce message montre quelle est l’attitude du Père envers ses ouvriers. Notre Père céleste appelle des ouvriers et des ouvrières.

Si vous voulez ouvrir vos Bibles, dans Mathieu 9:35, il est écrit : « Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger. Alors il dit à ses disciples : La moisson et grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson. Puis, ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité. » Ensuite, nous voyons que Jésus les envoie et dans tout le reste du chapitre 10, il leur donne des recommandations pour qu’ils se comportent comme des ouvriers appelés par le Père. Il leur dit aussi qu’ils vont avoir des difficultés, des persécutions, que certains seront mis à mort mais que nous ne devons pas craindre ces choses. Rien, rien ne doit nous arrêter d’être des ouvriers dans la moisson du Seigneur ! Puis il termine ce chapitre 10 en disant, je lis à partir du verset 37 : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi, n’est pas digne de moi ; et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi, n’est pas digne de moi ; Et celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui aura conservé sa vie, la perdra ; mais celui qui aura perdu sa vie à cause de moi, la retrouvera. Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui

me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé. » La première chose que nous devons savoir, c’est que dans le cœur du Père, il y a un désir d’envoyer des ouvriers dans sa moisson, mais il constate qu’il y en a peu : « … La moisson est grande mais il y a peu d’ouvriers. » Alors il demande de prier le Maître de la moisson – c’est-à-dire le Père – d’envoyer des ouvriers dans sa moisson. Jésus, qui a été envoyé par le Père, a dit à ses disciples : « Comme mon Père m’a envoyé, je vous envoie aussi. » (Jean 20 :21) Voyez dans quelle attitude de cœur il parcourait ces villes et ces villages ! Il est dit ici qu’il était « … ému de compassion… » pour la foule. Il voyait tous ces éclopés, tous ces perclus, ces malades, ces rejetés, ces affligés, ces pécheurs tout simplement, qui le suivaient parce qu’ils n’avaient jamais entendu un seul homme parler comme lui ; ils n’avaient jamais vu aucun homme faire les choses qu’il faisait et ils accouraient parce qu’ils sentaient qu’il y avait devant eux un homme, un prophète, qui avait un cœur de berger pour ses brebis, qui voulait s’en occuper et qui s’en occupait effectivement. Il était ému de compassion pour la foule parce qu’elle était languissante et abattue comme des brebis qui n’ont pas de berger. Quand le Seigneur nous envoie comme des ouvriers dans sa moisson, il nous envoie comme lui, c’est-à-dire comme des bergers au sens large. Tous les ministères sont des bergers. Les apôtres, les prophètes ont tous une fonction de berger, c’est-à-dire s’occuper des brebis qui en ont besoin et qui sont en train de languir abattues parce qu’elle n’ont rien. Il leur donne donc tout pouvoir pour guérir toutes maladies, toutes infirmités et pour chasser tous démons. Il leur donne tout pouvoir ! Examinons la parabole, dans Mathieu 20, où Jésus parle du maître – pas de la moisson cette fois mais de la vigne – qui recrute des ouvriers. Il y a quelques enseignements très intéressants sur la manière dont le maître se comporte vis-à-vis de ses ouvriers. Mathieu 20 : « Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne. Il convint avec eux d’un denier par jour, et il les envoya à sa vigne. Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d’autres qui étaient sur la place sans

rien faire Il leur dit: Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable. Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même. Etant sorti vers la onzième heure, il en trouva d’autres qui étaient sur la place, et il leur dit: Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire ? Ils lui répondirent: C’est que personne ne nous a loués. Allez aussi à ma vigne, leur dit-il. Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant : Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers. Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier. Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage ; mais ils reçurent aussi chacun un denier. En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison, et dirent : Ces derniers n’ont travaillé qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur. Il répondit à l’un d’eux : Mon ami, je ne te fais pas tort ; n’es-tu pas convenu avec moi d’un denier ? Prends ce qui te revient, et va- t’ en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi. Ne m ‘est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ? Ou vois-tu de mauvais oeil que je sois bon ? Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers. » Mathieu 20, verset 1er : « Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne. » Dès le matin, c’est-à-dire à la première heure du jour, vers six heures du matin. Les ouvriers commençaient à travailler de six heures du matin jusqu’à six

heures du soir. A l’époque c’était l’horaire, ils s’arrêtaient un peu sur les coups de midi pour prendre de quoi se restaurer, mais six heures du matin à six heures du soir était la journée de travail. Dès le matin à la première heure, à six heures du matin, le maître sort pour louer des ouvriers pour sa vigne : ça veut dire que les ouvriers étaient déjà là, sur la place du village ou sur la place de l’endroit près de la maison du maître. Ils n’avaient pas encore de travail, ils n’avaient rien à faire, ils savaient qu’ils pouvaient être recrutés quand le maître le déciderait. Ce qu’ils avaient à faire, eux, c’était simplement de savoir quand était le temps de la vigne ou de la moisson. Il y avait là des possibilités d’être recruté et pour cela, il suffisait de se mettre à un certain endroit et d’attendre. Remarquez, au départ, ils ne vont pas travailler dans la vigne, ils n’auraient même pas le droit d’aller travailler dans une vigne sans la permission et sans l’ordre du maître ! La première chose qu’ils ont donc à faire, c’est de se préparer comme ouvriers, d’avoir une formation d’ouvriers dans la vigne. C’était quand même pas trop compliqué d’être moissonneur ou ouvrier. Il fallait avoir du courage et de l’ardeur au travail. La formation technique était finalement très faible mais il fallait qu’ils soient disponibles au bon moment, aller à l’endroit où ils devaient attendre que le maître arrive, les choisissent et les engagent pour la vigne. C’est ce que le maître a fait : à six heures du matin, première heure, il arrive. Il y avait là quelques ouvriers, à qui il dit : «Vous êtes libres ? Venez dans ma vigne, il y a du travail.» Il devait avoir une vigne suffisamment grande et il devait être suffisamment riche. C’est le cas du Seigneur pour recruter tout ceux qui sont disponibles. « Il convint avec eux d’un denier par jour, et il les envoya à sa vigne. » Maintenant les ouvriers peuvent commencer à travailler, ils ont été recrutés. La seule différence entre la situation «avant» et la situation «après», c’est que le maître leur a donné l’ordre d’aller dans sa vigne. Avant, c’était de simples ouvriers qui n’étaient pas embauchés, qui étaient dans l’attente ; ensuite, après être embauchés, ils ont été envoyés par le Seigneur. Nous devons bien faire attention d’être guidés par le Saint-Esprit lorsque nous voulons œuvrer pour le Seigneur. Il n’est pas anormal pour un ouvrier du Seigneur de passer quelquefois du temps à ne rien faire, à attendre simplement que le maître sorte pour lui dire «Toi, tu es là, tu es disponible, tu es prêt, je t’envoie maintenant.» Puis le maître est rentré entre la sixième et la neuvième heure. Le maître était dans sa maison et d’autres ouvriers sont venus sur la place. Ils n’étaient pas là au début, ils auraient pu être pris dès la première heure, ils sont venus entre la première et la deuxième heure. Mais quelle est l’attitude du maître pour ces ouvriers qui n’étaient pas très matinaux ? Est-ce qu’il leur reproche de ne pas avoir été là à six heures du matin, avec les premiers ? Il sort à neuf heures (la troisième heure = neuf heures du matin). Régulièrement le maître sort et il voit, là, des ouvriers en train de l’attendre, lui est prêt à partir dans sa vigne quelle que soit l’heure du jour. « Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d’autres qui étaient sur la place sans rien faire. Il leur dit: Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable. Et ils y allèrent. »

C’était des chrétiens désœuvrés, qui attendaient l’ordre du maître, ils n’étaient pas là au petit matin, ils étaient un peu en retard, mais à la neuvième heure le maître est sorti. Ces ouvriers ont le mérite d’avoir été à l’endroit où le maître pouvait les prendre pour les envoyer dans sa vigne, c’est-à-dire qu’ils étaient disponibles. Ils étaient un peu en retard mais ils étaient disponibles. Ils se sont mis à l’endroit où le maître pouvait les recruter.

S’ils étaient restés chez eux en disant : «Si on a besoin de moi, on viendra me chercher ou le voisin me fera passer la nouvelle ; s’il y a du travail à la vigne et s’il a besoin, il viendra ; en attendant, je peux faire la grasse matinée, on viendra me chercher.» Ce n’est pas ça qu’ils ont fait, au contraire, ils sont allés à l’endroit ou le maître pouvait les rencontrer. Pour nous, spirituellement, cela signifie que si nous voulons être recrutés par le Seigneur, il nous faut simplement être disponible au service du Seigneur et lui dire : « Seigneur je suis prêt, envoie-moi, je ne suis qu’un simple ouvrier, un ouvrier agricole. » C’est bon d’ailleurs de voir que le Seigneur prend l’exemple de l’ouvrier agricole. Il ne prend pas l’exemple de gens qui avaient une qualification supérieure, des diplômes, bardés de diplômes, il prend des ouvriers agricoles dans sa vigne. Ainsi nous concernant, le Seigneur exige une disponibilité de cœur et que nous soyons prêts à faire ce qu’il nous demande de faire. Les vignerons savent bien que dans une vigne, quand c’est le temps de travailler la vigne, il y a plusieurs époques. Dans le passage biblique en question, rien n’est dit du travail demandé : est-ce pour couper les sarments, arracher les mauvaises herbes, faire les vendanges ?… Enfin, c’est pour faire du travail dans la vigne, car quelle que soit l’époque, une vigne a toujours besoin de soins. L’essentiel, c’est que le maître savait quel type de travail il devait leur demander, eux étaient prêts à le faire. Il les recrute et les envoie dans sa vigne car ils étaient disponibles. Mais moi ce que j’aime, c’est que le maître qui est sorti trois heures après ne leur a fait aucun reproche sur les raisons pour lesquelles ils n’étaient pas présents à six heures du matin. Il aurait pu les traiter de paresseux et leur dire : «Puisque vous n’étiez pas là à six heures, vous êtes des paresseux, allez voir ailleurs !» Quand il a vu ces gens qui étaient là ne faisant rien, il a dit : «Il y a du travail dans ma vigne, venez je vous prends à mon service.» Et les autres étaient bien contents et ils y sont allés. « Il leur dit: Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable. Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même. » La sixième heure, c’était le plein midi. C’était l’heure où normalement les ouvriers s’arrêtaient un peu pour prendre leur casse-croûte. Le maître sort à ce moment-là et il trouve encore des gens qui étaient dans l’attente, qui n’avaient rien à faire. Ils auraient pu encore dire : « C’est l’heure du repas, c’est l’heure du déjeuner, on ne va pas me recruter à ce moment-là, je vais aller m’occuper ailleurs et puis je reviendrai vers deux heures ou trois heures pour voir si on peut me recruter. » Non, ils étaient là. Ils espéraient que le maître sortirait, ils ne se sont pas laisser distraire. Ils étaient en retard, c’est vrai, mais ils ne se sont pas laisser distraire par autre chose que le désir d’être recrutés par le maître. Et enfin le maître sort à midi et il les recrute. « … et vers la neuvième heure, et il fit de même. » (Neuf et six, quinze : c’est trois heures de l’après-midi.) Il les a tous recrutés dans sa vigne. « Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d’autres qui étaient sur la place, et il leur dit: Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire ? » Il était donc sorti toutes les trois heures. Vers la fin de la journée, c’est-à-dire à cinq heures de l’après-midi (c’était la onzième heure), l’attitude du maître est intéressante parce qu’il aurait pu se dire, lui aussi, à la neuvième heure :

«A trois heures de l’après-midi, il reste trois heures de travail, ça ne vaut plus le coup de recruter des ouvriers c’est trop tard, la journée est presque finie, qu’est-ce qu’ils vont faire, ils ont à peine le temps de s’échauffer, je n’y vais pas.» Il est sorti après trois heures de l’après-midi, il a attendu l’avant dernière heure, c’est-à-dire cinq heures de l’après-midi,

pour sortir et aller sur la place. Là il y avait encore des ouvriers, et à ces ouvriers le maître dit : « Pourquoi vous tenez vous ici toute la journée sans rien faire ? » C’est possible qu’ils aient attendu que le maître les recrutent et qu’ils aient dû attendre.

Mais en tout cas, ce qui est vrai, c’est qu’ils ont passé toute la journée sans travailler et ils étaient là à ne rien faire. « Ils lui répondirent: C’est que personne ne nous a loués. » Ils voulaient travailler mais n’ont été recrutés par personne. Ils étaient peut-être à la porte d’un autre à attendre mais n’ont pas été pris. Tu ne dois donc pas te culpabiliser si tu t’es entièrement donné au Seigneur pour le servir de tout ton cœur, et que tu as dit au Seigneur : « Seigneur, je suis là ! Toi, tu connais mon cœur. Tu sais que je me suis donné à ton service, je demande que tu me recrutes et que tu m’emploies. » Si même tu as l’impression de ne pas faire beaucoup de choses pour le Seigneur, ne te culpabilise pas ! Tu dois simplement avoir un cœur tout entier disposé à le servir. Pour une raison qui lui est propre, le

Seigneur n’a peut-être pas encore décidé de te dire : « Je te prends pour te mettre dans ma vigne. » Tu as peut-être passé toute la journée sous l’ardeur du soleil, il n’y a rien qui s’est passé. La journée a passé sans que tu n’aies rien fait, mais tu as la qualité essentielle de l’ouvrier qui peut être recruté : tu es disponible et tu attends à la bonne place. As-tu compris cela ? Tu attends à la bonne place. le témoignage d’un frère qui était pompiste, simple pompiste et il était fidèle, il servait le Seigneur. Un jour, le Seigneur lui a parlé pour lui montrer qu’il avait l’intention de lui donner un ministère pour la guérison des malades, avec des signes, des miracles et des prodiges. Ce frère était très content quand il a reçu cette parole. Le Seigneur lui a simplement demandé d’attendre et d’être fidèle, là où il était, c’est-à-dire de continuer à rester dans sa profession de pompiste. Etre un bon chrétien fidèle, faire ce que le Seigneur lui demandait, continuer à témoigner, parler de lui, etc. . et attendre que le Seigneur le lance dans sa vigne pour faire ce qu’il lui avait demandé. Le cœur de ce frère était tout heureux de savoir que le Seigneur lui avait dit : « Reste fidèle ! Attends, je vais t’employer à quelque chose de plus important que ce que tu as fait jusqu’à présent, mais reste là où tu es. » s combien d’années il est resté à attendre – c’était de l’ordre de 10 ou 12 ans quelque chose comme ça. Il aurait pu se dire : « Mais il y a quelque chose de mal, de mauvais dans ma vie, peut-être que je suis passé à côté, peut-être ai-je commis quelque chose qui a fait changer d’avis le Seigneur et il ne veut plus m’utiliser. » Non ! Il a continué à remplir ses réservoirs d’essence jusqu’à ce qu’un jour, le Seigneur lui dise : « C’est maintenant ! » Il a vu la puissance se manifester dans sa vie pour guérir les malades. Je ne sais pas ce qu’il a fait après, s’il a continué d’être pompiste ou s’il a arrêté de servir l’essence. En tout cas, il y avait un temps d’attente pour lui, un temps de préparation, un temps où il avait à garder la parole que le Seigneur lui avait donnée. Il devait rester fidèle dans l’attente du moment où le Seigneur allait le lâcher avec la puissance de son Esprit, la grande puissance manifestée dans sa vie. Cet homme est resté fidèle et au bon moment, le Seigneur a ouvert la porte. Cela me fait penser au ministère de Jésus lui-même qui, jusqu’à l’âge de 30 ans, est resté dans son petit village à faire des charpentes. A partir de 12, 13 ans – âge où les enfants commençaient à travailler – jusqu’à l’âge de 30 ans, ça fait entre 15 et 18 ans, même si Jésus connaissait son ministère et savait ce qu’il allait faire, il ne s’est pas précipité, parce qu’il savait que ce n’était pas encore le temps de son Père. Il y avait pourtant des foules de malades à guérir autour de lui : des lépreux, des aveugles, des

sourds et des muets et je suis sûr que le cœur de Jésus était rempli de compassion à l’âge de 20 ans, 22, 23, 25, 27 ; il en voyait des choses à faire autour de lui. Est-ce qu’il a laissé tomber son tablier, ses outils, etc. pour dire : « Le besoin est grand, je laisse tout et je vais servir mon Père dans sa vigne ! » Il n’a rien fait car ce n’était pas le moment du Père. Par contre, à l’instant, au jour, à l’heure où le Père a dit : « Jésus ! Laisse tout tomber, ferme ton atelier et va maintenant annoncer la Parole à ceux qui en ont besoin. », il a tout laissé, il a plié son tablier et il a rangé ses outils. Il n’a rien répondu aux instances de sa mère qui lui demandait : « Mais Jésus, qu’est ce que tu fais ? Comment allons-nous gagner notre vie maintenant ? Tu es le soutien de famille, ton père est mort, qu’est-ce qu’on va faire maintenant ?  » Ou peut-être lui a t-il répondu : « Femme qu’y a-t-il entre toi et moi ? Laisse moi faire la volonté de mon Père. » Il a tout laissé, il est parti. Le moment était venu. Il était, comme dans la parabole de Mathieu, sur la place, disponible, sans rien faire. Apparemment il faisait des choses, il était fidèle mais ce n’était pas le moment où le maître est sorti pour lui dire : « Toi, tu n’as rien à faire, tu es disponible, tu es capable, tu es un ouvrier, tu ne fais rien mais tu es disponible. Alors viens, c’est maintenant le moment ! » C’est peut-être la sixième, la neuvième, la onzième heure, c’est le moment du maître. Tu n’es jamais en retard quand c’est le moment du maître. Si c’est avant ce moment que toi, tu te lances dans la vigne du maître, il risque de te dire : « Qu’est-ce que tu fais là dans ma vigne et qui t’a permis d’entrer pour travailler ici ? » Ça ne se fait pas d’aller travailler dans la vigne de quelqu’un sans avoir été recruté. Au moment et à l’heure, le maître est sorti. Il l’a recruté et à la onzième heure (cinq heures de l’après-midi), au moment où la journée était presque finie, il a vu que des gens étaient là sans rien faire. Au verset 7 « Allez aussi à ma vigne, leur dit-il. » Ils ont travaillé une heure à la fraîche, sans se fatiguer autant que les autres se sont fatigués. Le reste de la parabole nous montre comment le Seigneur a traité les uns et les autres. Il a dit à son intendant : «Fais les venir, après que la journée eut été finie, et donne leur ce qui leur est dû en commençant par les derniers jusqu’au premier. » Les derniers sont donc arrivés. Ils se sont peut-être dits : «Nous, nous avons travaillé une heure, nous n’aurons pas droit à grand-chose, mais enfin, c’est toujours bon à prendre !» Et ils ont reçu un denier, le salaire d’une journée de travail. Les autres qui avaient travaillé depuis le matin et toute la journée, se sont peut-être dits : «Bon, il nous avait promis un denier mais ça va être beaucoup plus pour nous ! » Ils pensaient cela à la vue du denier qui avait été remis à ceux qui n’avaient travaillé qu’une heure. Mais, finalement, ils ont touché un denier, c’est-à-dire ce qui leur avait été promis, rien de plus ! Ils n’avaient rien à revendiquer. Ils ont reçu le salaire proposé au départ. Mais leur cœur étant mauvais, ils ont été jaloux des autres qui ont reçu un denier pour une heure de travail. Le maître a simplement dit : « Mais qu’as-tu à me reprocher ? Ne t’ai-je pas donné ce que nous avions convenu ensemble ? Me reproches-tu d’être bon et de faire de mon argent ce que j’ai envie d’en faire ? Tu as gagné ton salaire, prends et va. Tu as fait exactement ce que tu devais faire. Ne te plains pas, tu as reçu ce qui était prévu. » L’attitude de notre Père céleste, envers les ouvriers dans sa moisson, est une attitude de justice divine. Je suis sûr qu’il va encore appeler à son service cinq minutes avant le retour de Jésus. Le père sait le jour et l’heure et la seconde du retour de Jésus. Cinq minutes ou une heure ou un jour avant le retour de Jésus, il va encore appeler des ouvriers dans sa moisson, car il y a des

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ouvriers qui vont tout quitter pour servir le Seigneur. Quitter commence déjà dans le cœur, quand on dit : « Seigneur, je suis entièrement disponible ! A l’instant où tu me diras : Viens, sors de la place où tu n’as rien à faire, rentre dans ma vigne maintenant, c’est l’heure, c’est le moment ! Il n’y a rien qui va m’arrêter de travailler dans ta vigne ou dans ta moisson. » Dans Mathieu, chapitre 10, le chapitre se terminait par un appel du Seigneur. Verset 37 : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera. » Dans ce chapitre sont données les conditions que Dieu attend d’un ouvrier pour être utilisé par lui : être disponible. Il doit en être ainsi dans notre cœur : n’avoir aucun attachement qui nous retienne ; rien sur cette terre, aucune affection, aucun désir quelconque qui nous retienne et nous empêche de faire la volonté du maître quand il nous appellera à quelque chose de précis dans sa moisson. Nous, chrétiens, nous sommes déjà appelés dans la moisson du Seigneur. Alors, quand je dis ne rien faire, il ne faut pas le prendre au sens absolu. Les ouvriers qui étaient là sur la place à ne rien faire, ce n’est pas un encouragement à être paresseux ! Nous sommes déjà appelés par le Seigneur à le servir quelque soit notre tâche et notre place dans le corps de Christ. Le service minimum qu’il nous demande, c’est d’abord un service rendu à Dieu lui-même pour être toujours en communion avec lui, être toujours rempli de son Esprit. Puis ensuite un service autour de nous pour témoigner et vivre une vie à la gloire du Seigneur, parler de lui aux âmes qui nous entourent, prier pour les malades qui se présentent et pour lesquels nous avons besoin de prier. En ce qui concerne les appels particuliers que le Seigneur peut faire, concernant les ministères de puissance ou des ministères particuliers dans la vigne du Seigneur, cela appartient à la volonté du Père. Il choisira ceux qu’il veut selon son bon vouloir. Il distribuera les dons qu’il a envie de distribuer comme il l’entend, comme le Saint-Esprit l’aura décidé pour ceux qui sont disponibles pour travailler dans son champ. Toi, sois fidèle ! Marche avec le Seigneur de tout cœur, fais ce qu’il te demande de faire là où tu es, c’est-à-dire vis en communion avec lui et témoigne autour de toi. Ainsi, il pourra te recruter pour faire des œuvres plus grandes au moment où il l’aura décidé. Ce ne sont pas tellement les besoins qui doivent nous motiver pour répondre à l’appel du Seigneur, car des besoins il y en a plein et partout et on ne peut pas répondre à tous. Mais c’est être disponible et dire : « Seigneur, il faut absolument que tu me guides et que tu me conduises pour agir où tu m’as placé et réaliser ce que tu me demandes. Si à mes yeux ce sont encore de petites choses, à tes yeux ce sont des grandes parce que cela m’entraîne à être fidèle. » Que ce soit pour témoigner à mon voisin où simplement parler, ce sont de grandes choses pour Dieu. Je ne dois donc pas être culpabilisé parce que je ne suis pas en train de faire des miracles tous les jours et manifester toute la grande puissance de Dieu, mais je dois garder ce désir dans mon cœur. Moi je garde ce désir dans mon cœur. Je dis : « Seigneur, je ne me contente pas de ce que je vois et ce que j’ai maintenant, mais ce que tu me demandes de faire aujourd’hui, fais-moi la grâce de pouvoir le comprendre et le faire. Seigneur, j’aspire à des choses plus grandes. » Dieu va jour après jour me guider dans ces choses plus grandes parce que c’est lui qui le fait. Par exemple, prenons un petit groupe. Il y a des besoins, des personnes malades, des

choses qui ont besoin d’être réglées, des choses qui traînent… Nous qui sommes-là dans cette vigne, répondons dès aujourd’hui à ces besoins. Répondons à ceux qui nous sont présentés, à ceux qui sont autour de nous : ma femme ou mon mari, mon frère ou ma sœur qui a un besoin, prions pour eux. Faisons ce qu’on peut faire pour les aider, c’est ça que Dieu nous demande maintenant. Il ne va pas m’envoyer au Kamchatka ou ailleurs si, à côté de moi, il y a mon frère ou ma sœur qui a besoin d’être guéri. Si tu as l’impression de ne pas encore pouvoir faire ce que tu as à cœur de faire pour lui, cela ne signifie pas que tu manques de communion avec ton Dieu ; cela veut dire que tu es en préparation pour faire exactement ce que le Seigneur veut que tu réalises. Si tu restes fidèle et prêt à obéir à sa volonté, il y a un travail de préparation qui se fait jusqu’au moment où le Seigneur dit : «Arrête. Maintenant, passe à autre chose !» Toi, sois disponible. Le chapitre 20 commence par « Car… ». « Car » exprime une conséquence de quelque chose qui vient d’être dit avant. Si on replace cette parabole dans son contexte à la fin du chapitre 19 et au verset 25 par exemple : Mathieu 19:25 « Les disciples, ayant entendu cela, furent très étonnés, et dirent: Qui peut donc être sauvé? » Il venait de parler du jeune homme riche qui n’avait pas tout donné au Seigneur et qui avait ainsi renoncé au salut parce qu’il ne voulait pas se séparer de sa

fortune. Une chose lui manquait : être détaché de ses grands biens. Pour cette raison, il a refusé le salut que Jésus lui proposait. Jésus dit qu’il est difficile à un riche d’entrer dans le royaume des cieux.

Tu peux être riche d’argent, tu peux être riche aussi de tout ce qui t’appartient. Tu n’es pas forcément un millionnaire aux yeux des hommes mais tu peux être riche de tout ce qui t’appartient et des biens auxquels tu es attaché. Comme le jeune homme riche qui était attaché à ses biens et cet attachement l’a empêché d’être un ouvrier dans la moisson du Seigneur, empêché d’être sauvé puis d’être utilisé par le Seigneur. Il avait encore un attachement dans son cœur, un boulet qui l’empêchait d’être sauvé et d’être utilisé. Verset 26 « Jésus les regarda, et leur dit : Aux hommes cela est impossible, mais à Dieu tout est possible. » Ce jeune homme ne pouvait pas prendre la décision d’abandonner ses biens pour

suivre Jésus. Il était lié par l’argent et par ses grands biens, mais je suis sûr que s’il avait voulu dans son cœur suivre Jésus et lui avait dit : «Seigneur, j’ouvre mon cœur. Tu vois que je suis attaché à mes biens mais je veux faire ta volonté. Par ta puissance, opère en moi ce que je ne parviens à faire seul.

Aux hommes cela est impossible, mais à toi Seigneur c’est possible ! Change mon cœur si tu vois que je suis disponible et que je te demande d’agir. » Si ce jeune homme avait fait cette prière, en confessant qu’il était profondément attaché à ses grands biens, qu’il en avait beaucoup et qu’il était lui-même incapable de s’en détacher, et s’il avait dit au Seigneur : «Seigneur, j’ai le désir en moi mais je ne peux pas, fais-le par ta puissance, change mon cœur, détache de moi ces choses, je veux faire ta volonté ! », je suis sûr que le Seigneur aurait répondu favorablement parce qu’il est dit : « … à Dieu tout est possible. »

Verset 27 « Pierre, prenant alors la parole, lui dit: Voici, nous avons tout quitté, et nous t ‘avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous? » Pierre veut que Jésus lui montre la différence entre eux et ce jeune homme qui n’avait pas tout quitté. « … qu’en sera-t-il pour nous ? Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même

assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. » Vous, qui avez répondu à mon appel, qui vous tenez disponible sur la place, qui n’avez plus aucun attachement à rien, vous êtes là sur la place, vous avez tout quitté pour m’attendre, me servir et faire ma volonté, alors « Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. » Il parlait à ses douze disciples mais c’est aussi une préfiguration de ce qui va se passer pour nous puisqu’il nous dit que nous, chrétiens, nous allons juger le monde et nous allons juger les anges. Nous qui l’avons suivi, nous allons juger les anges et le monde. Nous allons donc être assis avec Christ sur des trônes de jugement lorsque le Seigneur reviendra nous prendre pour juger le monde et les anges. La seule raison est que nous avons eu le coeur disponible pour servir le Seigneur, même si nous n’étions que des ouvriers de la onzième heure. Jusqu’ici tu as peut-être traîné les pieds pour le servir et peut-être que as-tu l’impression qu’il est trop tard pour le faire. Tu te dis : « Je suis comme l’ouvrier de la onzième heure, c’est trop tard ! Soit je n’ai pas été recruté avant, ça veut peut-être dire que je suis bon à rien ; soit je suis venu trop tard et je n’étais pas là quand le maître a recruté les autres et maintenant j’arrive à la onzième heure, qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire pour être un ouvrier dans la moisson ou dans la vigne du Seigneur ? » Reçois une parole d’encouragement : il est encore temps pour toi, ouvrier de la onzième heure, d’être recruté par le maître pourvu que tu sois là quand le maître va sortir ! Ils ne savaient pas à quelle heure le maître allait sortir mais ils étaient là et ils ont attendu devant la porte. Sois là, devant la porte du Seigneur, attend patiemment et dis-lui : « Seigneur, il n’y a rien qui me retient, pas comme le jeune homme riche, quoi que ce soit dans ce monde, des richesses ou des biens de ce monde ou de mon travail ou de mes possessions, mes terres ou quoi que ce soit. Je suis disponible, Seigneur, utilise moi ! » Et même si tu n’étais recruté que cinq minutes avant la fin de la journée, je suis sûr que tu recevrais un denier comme les autres. Car si le maître te voit disponible et s’il ne te recrute pas pour faire son travail dans le champ, il sait très bien que ce n’est pas ta faute. Toi, tu es là où tu dois être, et comme le maître est bon et qu’il a besoin de toi, il va t’utiliser même si tu viens là à la onzième heure. Il est sorti à la onzième heure et il a pris ceux qui attendaient, n’ayant rien à faire. Ils étaient disponibles. Et il ajoute au verset 29 « Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle. » Ne te trompe pas ! Cela ne signifie pas que tu doives laisser tomber ton épouse pour aller servir le Seigneur ! Ce n’est pas ça que Jésus a voulu dire mais plutôt ne pas être retenu par quoi que ce soit pour faire la volonté de Dieu. Il y a des serviteurs, ou des servantes de Dieu qui ont eu les pires ennuis avec leurs conjoints ! Ces derniers voulaient à tout prix les empêcher de se convertir ou de servir le Seigneur. Mais eux (ou elles) tout en restant soumis(es), je veux dire dans l’Esprit, sans se révolter, ont dit : « Non, je donne mon cœur au Seigneur et je le sers, et tu ne m’empêcheras pas de lui donner mon cœur et de le servir. » Et ils (elles) l’ont fait. Nous connaissons l’exemple de Wesley, ce grand revivaliste anglais qui a été l’un des plus grands revivalistes de tous les temps, qui a produit des réveils, qui a prêché deux, trois fois par jour pendant des dizaines d’années pratiquement jusqu’au dernier jour de sa vie, suscitant un réveil dans toute

l’Angleterre. Wesley avait une épouse épouvantable, un dragon, une femme qui lui en a fait voir de toutes les couleurs, qui le calomniait, qui voulait l’empêcher de servir le Seigneur, enfin quelque chose d’épouvantable ! Il paraît qu’il a eu une vie de martyre entre les mains de son épouse et cela ne l’a pas empêché de servir le Seigneur. Il n’a pas dit : « Seigneur, puisque je n’ai pas l’aide semblable à moi pour faire ton œuvre, je ne peux donc pas travailler pour toi, et cela n’est pas de ma faute. » Non, il ne l’a pas dit. Il a continué d’aimer sa femme et à prier pour elle, et il a continué à faire tout le travail que le Seigneur lui demandait sans réellement en être gêné. Je suis sûr qu’il aurait eu une femme qui était une aide, il aurait été soulagé dans son ministère et aidé mais ça ne l’a pas empêché de faire la volonté du Seigneur. C’est dans ce sens-là que je comprends ce verset. Il ne faut pas que ton père, ta mère, ta femme, ton mari, quiconque, t’empêche d’entrer dans la vigne pour y travailler ou pour être un ouvrier dans la moisson ou pour répondre à l’appel du Seigneur. Ton cœur doit être libre de ton père, ta mère, ta femme ou tes enfants, ou tes terres, ou tes maisons, et tu recevras le centuple et hériteras la vie éternelle. Même au centuple, dit Jésus dans un autre passage, même dans ce monde, mais comme il a à faire à des gens qui ont tout quitté dans leur cœur, il sait que ça ne va pas être un danger pour eux de recevoir des biens même matériels dans ce monde. S’ils ont quitté dix hectares de terre et qu’ils en reçoivent mille par la suite, ce n’est pas un problème pour eux, parce que cela sera pour le service du Seigneur. Tout sera pour le service du Seigneur et Dieu le sait et pour cette raison, il les comblera de biens. Dans Marc 10:31 Le Seigneur dit : « Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers. » En conclusion, je souhaite vous encourager, bien-aimés, si vous ne voyez pas encore de très grandes choses se passer dans votre vie. Si vous languissez après la puissance du Seigneur pour voir des miracles, des guérisons, des prodiges, sachez que Dieu languit encore plus que nous de les voir. Nous savons que ce n’est pas la faute du Seigneur si nous ne voyons pas ces choses se passer au milieu de nous, pleinement, comme Dieu le voudrait. Si nous sommes cependant devant la porte du maître, en train d’attendre d’un cœur entièrement consacré, en disant : « Seigneur, tu vas me montrer ce qu’il y a à faire, je veux pleinement travailler dans ta vigne » – comme dans Mathieu 10, quand il les a envoyé travailler dans sa vigne, avec la puissance de l’Esprit, en leur donnant le pouvoir de guérir tous les malades et de chasser tous les démons – je crois que Jésus qui n’a pas changé se servira de nous de la même manière aujourd’hui. Vous le croyez ça ? Par conséquent, si tu ne vois rien de tout cela dans ta vie, je te dirais : « Ne te culpabilise pas, cherche le Seigneur simplement pour savoir évidemment s’il n’y a pas de péché caché dans ta vie, mais sois devant la porte du maître en permanence, sois devant la porte de Jésus en permanence. Il est le Maître de la moisson, c’est lui le Seigneur de la vigne ! Il a besoin d’ouvriers et au moment où il ouvrira la porte pour te prendre, sois là. » Si une chose est à retenir de ce message : soit devant la porte du maître en permanence et attends qu’il sorte, soit disponible sans aucun attachement, ne t’attache à rien d’autre, sois devant la porte du maître, il a quelque chose pour toi. Ce qu’il y a de bien avec le Seigneur, c’est qu’il peut aujourd’hui t’ouvrir une porte, une petite porte pour faire quelque chose. Si tu es fidèle, il t’ouvrira une porte un peu plus loin, si tu restes attaché à Jésus pour faire ce qu’il te demande aujourd’hui. Tu peux être sûr que le Seigneur va t’ouvrir une porte plus grande demain parce que tu es là, devant la porte et tu

attends. Tu attends fidèlement et le Seigneur va pouvoir continuer à travailler dans ta vie pour faire une œuvre profonde et te préparer ainsi à autre chose. Par contre, si l’esprit de paresse est entré en toi et que tu n’es pas devant la porte, mais dans ton lit ou dans ta maison, ou à te promener en attendant que le maître aille te chercher, tu seras en tort. Il n’ira pas te chercher parce qu’il t’appelle à être là devant la porte. Alors reste là, devant la porte du Seigneur, c’est la meilleure place exceptée celle qui est dans son champ, dans sa vigne. Celle-ci est la meilleure car tu es en plein labeur, en train de couper les grappes ou de récolter ou de couper les sarments. Certes, tu es en plein travail, mais tu n’as pas moins de valeur pour le Seigneur si tu es dehors à attendre. Tu seras recruté si tu es justement dehors et que tu attends. Tu peux être sûr que tu ne vas pas repartir chez toi bredouille. Le Seigneur va te recruter dans sa vigne et dans son champ si tu es là, à attendre. Alors reste devant la porte. Que tu sois dans la vigne ou que tu sois devant la porte, tu auras le même salaire de la part du Seigneur. Si tu es dans la vigne, tu auras le salaire que le Seigneur a prévu pour toi et la joie de le servir ; si tu es devant la porte, tu sais que tu vas être recruté avant la fin de la journée, tu le sais parce que tu es à la bonne place. Amen, Alléluia !

                        La soumission aux autorités spirituelles

                Quelle est notre véritable couverture spirituelle ?

On entend dire :

« Dieu est le chef de Christ, Christ est le chef de tout homme, et l’homme est le chef de la

Femme. Certains prédicateurs en tirent une doctrine qui s’appelle la doctrine de la couverture Spirituelle. Cette doctrine consiste à dire que chaque brebis doit avoir son berger au-dessus d’elle et chaque berger doit avoir ses brebis en dessous, au sens d’une hiérarchie spirituelle, un peu comme une hiérarchie de commandement dans l’armée. Il y a le Général qui commande les grades en dessous. Un homme de troupe qui n’est plus commandé, qui est livré à lui-même, n’est plus couvert. On emploie d’ailleurs cette expression dans l’armée, le supérieur dit : « Je couvre mes hommes ». Il se sent responsable de ce que font les autres en dessous de lui. Et certains en tirent cette doctrine de la couverture spirituelle qui, sur le plan spirituel, consiste à dire que chaque brebis doit forcément avoir au-dessus d’elle une autorité dont elle va dépendre. Et cette autorité est bien sûr celle d’un ancien. Cette brebis va dépendre de cette autorité d’une manière hiérarchique, c’est-à-dire que l’on ne peut pas imaginer une brebis sans pasteur ou ancien, toute seule comme ça dans la nature. On ne peut pas non plus imaginer un ancien sans ses brebis, directement en dessous de lui. Si une brebis est en position solitaire, elle n’est plus couverte spirituellement par ce manteau protecteur de l’ancien qui est au-dessus. Cette doctrine dit : Cette brebis-là est en danger, elle peut même être perdue, parce qu’elle n’a pas cette couverture spirituelle de l’ancien qui est au-dessus, qui la protège. »

Cette doctrine est complètement fausse, parce que dans le corps de Christ ce n’est pas du tout Comme cela, nous dépendons tous directement du Seigneur. Directement ! La tête est directement reliée à toutes les cellules et c’est l’ensemble des cellules qui est couvert par le

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Seigneur et par son sang. Notre couverture c’est le sang de Christ, c’est l’Esprit du Seigneur qui repose sur nous et qui nous remplit. La tête est directement en rapport avec chaque cellule du corps et les anciens sont eux-mêmes des cellules du corps. Un ancien, c’est une cellule comme les autres. Il n’est pas placé dans une position de hiérarchie intermédiaire entre Christ et les autres brebis. Son ministère, son appel ou les dons qu’il a reçus lui permettent d’avoir une vue plus haute que les autres ou un œil plus perçant, il est donc placé en position d’autorité, mais pas hiérarchique. Une position d’autorité spirituelle pour pouvoir aider et surveiller les autres qui continuent à être directement reliés au Seigneur par une relation personnelle directe. Donc, si tout se passe comme le Seigneur le veut, dans le corps de Christ un frère, une sœur étant directement liés au Seigneur, s’ils sont spirituels et s’ils font les choses comme Dieu le veut, vont pouvoir exercer les dons et répondre à l’appel que le Seigneur leur a adressé personnellement, du plus petit au plus grand. Un exemple que l’on connaît bien, c’est celui de Paul au moment de sa conversion. Paul est directement appelé par Jésus sur le chemin de Damas. Paul est amené à Damas et là le Seigneur parle à un chrétien dont personne n’a parlé jusque là, qui s’appelait Ananias, et dont on n’entendra plus jamais parler par la suite. Ce n’était pas un ancien, ce n’était pas un pasteur bien connu, rien du tout. Un simple chrétien qui s’appelait Ananias. Jésus lui apparaît en lui disant : « Ananias, va trouver Paul qui prie depuis trois jours, impose-lui les mains pour qu’il soit guéri et qu’il soit rempli de l’Esprit ».

Nous voyons un exemple ici de la dépendance directe, à la fois de celui qui allait devenir le grand apôtre Paul, directement en contact avec Dieu, et de ce simple chrétien, Ananias, qui est utilisé directement par Dieu pour aller s’occuper de cet apôtre, et lui imposer les mains sans avoir besoin de demander la permission à quiconque.

Paul a commencé à prêcher immédiatement à Damas. Il n’avait aucune autorité au-dessus de Lui au sens où l’emploient ces personnes qui parlent de couverture spirituelle. Par qui Paul était-il couvert ? Ce n’était pas par Pierre et les anciens de Jérusalem. Il parle avec assurance, il prêche et on commence à le persécuter, il part dans un panier etc. Des années plus tard, il va trouver les autres apôtres, qui normalement devraient être selon cette fausse doctrine sa couverture spirituelle. Cela devrait être Pierre, Jean et les autres ! Des années plus tard, Paul va les trouver pour leur dire : « Voilà ce que je fais, et vous, que faites-vous ? Voilà les révélations que j’ai eues, contrôlez, elles sont bonnes ». Ils se sont donné la main de l’association et ils sont partis. Donc, ils étaient tout à fait autonomes et indépendants, mais pas libres de faire ce qu’ils voulaient, ils dépendaient chacun du Seigneur. Cette doctrine, c’est une fausse doctrine qui amène les gens à la servitude spirituelle. La conséquence pratique de cette doctrine, c’est un système hiérarchisé à l’image de celui de l’église catholique romaine. Vous avez le Pape en haut, et en dessous de lui une hiérarchie très précise, de soumission parfaite à chaque niveau. Cela ne peut fonctionner que comme cela d’ailleurs, parce que le système s’écroulerait si chacun fonctionnait librement à chaque niveau de cette pyramide. Cette fausse doctrine implique la constitution progressive d’une hiérarchie qui met en place un système humain qui n’a plus rien à voir avec le système du Seigneur. Finalement puisqu’il faut qu’il y en ait toujours un qui soit au-dessus de moi pour me couvrir, au bout du compte, il y en a un qui va être le chef de tous. Et celui-là va être

couvert par qui ? Cela aboutit à la constitution d’une hiérarchie où le sommet va dépendre directement du Seigneur, comme je le connais dans certaines sectes chrétiennes qui disent :

« Celui-là, c’est l’oint de l’Eternel, il a la pensée du Seigneur, et nous, nous devons suivre ».

Voyons où cela peut mener ! Posons une question à l’un de ces « suiveurs », qui a

une position importante : « Mais toi, mon frère, si ton chef, ton grand pasteur à qui tu es soumis corps et âme, commence à dérailler, que vas-tu faire ? » La question lui viendrait elle à l’esprit. ? Il peut répondre: « Ce n’est pas possible qu’il déraille, puisqu’il est l’oint de l’Eternel ». Insistons : « Mais quand même, il peut dérailler, c’est un homme, il n’est pas infaillible, imagine le cas où cela arrive ». Après l’avoir bien poussé dans ses retranchements, il finirait par avouer : « Si jamais par extraordinaire cela arrivait, là je m’en rendrai compte évidemment et je partirai ». Avait’ il prit vraiment conscience de la chose, cela ne vient pas à l’esprit de beaucoup. A l’heure actuelle, c’est une vraie secte. C’est une secte où il y a un homme qui dirige et les autres suivent aveuglément. Cela aboutit soit à une secte, soit à un système hybride. Il y a des groupes où ils étaient tous hiérarchisés les uns envers les autres. Chacun avait son berger, chaque chrétien avait au dessus de lui quelqu’un qui le contrôlait, qui s’occupait de lui et puis cela aboutissait à trois anciens en haut, tout à fait en haut. Ils n’avaient pas osé n’en mettre qu’un seul, ils en avaient mis trois. Ces trois anciens s’étaient rendus dépendants les uns des autres. Il y avait l’ancien A qui dépendait de B, B dépendait de C et C dépendait de A.

Nous sommes soumis aux autorités spirituelles que Dieu a établies dans l’Eglise, c’est-à-dire les anciens, s’ils fonctionnent de manière spirituelle. Nous devons être soumis aux anciens, écouter ce qu’ils disent, mais selon le modèle de Christ, à condition que ce qu’ils disent vienne vraiment du Seigneur. Si cela ne vient pas du Seigneur, il ne faut pas accepter ce qu’ils disent. Ne nous mettons pas sous une autorité spirituelle que le Seigneur ne veut pas. Gardons l’esprit soumis. Si le Seigneur met devant nous une véritable autorité spirituelle qui vient de Dieu, elle ne va pas se manifester dans la violence et dans la force, mais le Seigneur donnera à ses brebis par l’Esprit qui est en elles, le discernement pour dire : « Oui, je reconnais que cela vient de Dieu, je me soumets, non pas à un homme, mais à ce qu’il me dit de la part de Dieu ». C’est tout à fait différent et cet homme-là ne sera jamais un dominateur, jamais. Il ne faut jamais considérer que ce que dit quelqu’un est parole d’Evangile, quelle que soit sa position. Le maximum de la soumission c’est au Seigneur, donc mon attitude de cœur va être l’humilité, la soumission, mais je vais soigneusement contrôler ce que l’on me dit, sans me rebeller, sans me révolter.

C’est dans la prière que nous nous dirons : « Non, cela ne vient pas de Dieu ! ». « Seigneur, ma prière c’est que tu nous donnes à tous des idées vraiment claires. Seigneur, Il y a des points qui sont souvent difficiles à comprendre, mais je compte sur ton Esprit pour que tu nous donnes à tous des idées claires, que tu nous dégages de tous les pièges de l’ennemi, des fausses attitudes, des mensonges où l’ennemi nous a placés bien souvent. Ma prière Seigneur, c’est que cette merveilleuse liberté que tu nous as donnée en Christ, tu la manifestes au milieu de nous, mais dans la soumission et le respect à ta Parole et à ton Saint-Esprit. Seigneur, fais-nous pleinement entrer dans les appels, les dons, les positions

que tu as prévues pour nous dans le corps de Christ. Donne-nous d’être remplis de l’Esprit de Christ, nous tous, Seigneur, qui sommes devant toi, que nous soyons remplis de l’Esprit de Christ pour te glorifier, au nom de Jésus je t’en remercie Seigneur, Amen ! »

                                                Le ministère d’ancien.

                                    La couverture spirituelle du chrétien.

pour commencer, je vais lire un passage de Matthieu 9 aux versets 35 et suivants : « Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger. Alors il dit à ses disciples : La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson. » Vous voyez ce qu’il y avait sur le cœur de Jésus : il était ému de compassion. Il voyait cette foule languissante, abattue et il dit : « Mais il n’y a pas assez d’ouvriers pour s’occuper de cette foule. » Pourtant il était Jésus, Dieu, le Fils rempli de la puissance du Saint-Esprit. Il a passé ces trois ans et demi à faire des milliers de guérisons, de miracles, au point que Jean dit au chapitre 21 verset 25 : « Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qu’on écrirait. » Jésus a été un ouvrier formidable entre les mains de son Père. Il a accompli des choses extraordinaires pour la gloire de Dieu, et quand il voyait cette foule, il disait : « La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson. » Est-ce que nous faisons souvent cette prière, mes bien-aimés ? Est-ce que nous disons dans notre cœur, en voyant les besoins qu’il y a autour de nous : « Père, envoie des ouvriers », ou encore mieux : « Père, envoie-moi comme ouvrier » ? Parce que si je prie Dieu d’envoyer des ouvriers et si je suis disponible pour le Seigneur, ça doit être aussi la prière de mon cœur. Pensez-vous qu’il en a moins besoin aujourd’hui qu’à cette époque-là ? Je pense qu’il en a encore plus besoin. Car nous sommes dans les temps de la fin. Il y a peut-être de plus en plus d’ouvriers, mais ils ne sont pas toujours de bons ouvriers, comme le Seigneur le voudrait. Et ce sont ceux-là qui manquent : des ouvriers selon le modèle de Jésus. Est-ce que nous voulons être cet ouvrier-là ? Le Père manque d’ouvriers. Il en veut, des bons, formés par Lui. Ce message va donc parler de la couverture spirituelle parce que cette doctrine, telle qu’elle est présentée aujourd’hui, est une fausse doctrine. Il faut en prendre conscience, il faut le savoir dans notre cœur et bien comprendre ce que Dieu a prévu comme vérité dans sa Parole. Il y a effectivement une couverture spirituelle qui est biblique, mais ce n’est pas celle qu’on présente la plupart du temps comme doctrine de la couverture spirituelle. Cette fausse doctrine, je vais la résumer rapidement, et ensuite montrer ce que le Seigneur dit dans sa Parole. Selon cette fausse doctrine de la couverture spirituelle, il est dit et enseigné que chaque brebis du Seigneur doit avoir un berger et que chaque berger doit avoir sa brebis. Quand je parle de berger, je parle de conducteur humain : pasteur, apôtre, prophète, docteur, qui représentent le berger au sens large. Et, d’après cette fausse doctrine, chaque brebis du Seigneur doit avoir au-dessus d’elle, pour sa

protection spirituelle, un berger « envoyé par Dieu ». Et ce berger est vraiment, d’après cette doctrine, l’instrument entre les mains de Dieu pour couvrir spirituellement les brebis. Quand on parle de couverture spirituelle, on parle de protection. Cela veut dire que toute brebis qui serait sans berger humain, sans pasteur humain, serait une brebis qui ne serait plus couverte par la protection divine, qui serait donc ouverte à tous les dangers, qui serait une proie pour l’ennemi. Il faut vite que toutes les brebis se réfugient sous les ailes protectrices d’un berger humain appointé par Dieu pour transmettre ce que Dieu lui donne pour nourrir les brebis, pour en prendre soin. Il va de soi que, dans cette perspective-là, la brebis doit être soumise à son berger, qui représente l’autorité du Seigneur déléguée par Lui pour s’occuper des brebis, les protéger, et les garder à l’abri de leur ministère. C’est résumé rapidement, mais, en fait, c’est le nœud de la doctrine. A chaque brebis, son berger; à chaque berger, sa (ou ses) brebis. Dans certaines églises, ça va même si loin que, dès qu’une brebis se convertit au Seigneur, on la met avec un homme qui sera son berger et qui va s’occuper de sa vie dans les moindres détails. Il faut qu’elle lui rende compte de toute sa vie, qu’elle lui parle de sa vie spirituelle, de tous ses problèmes, qu’elle partage avec lui tout ce qu’elle a sur le cœur, tous ses secrets. Et c’est lui qui va lui donner la pensée du Seigneur, la direction. Et cette personne doit avoir une soumission complète à ce berger. Il existe des églises où dès qu’il y a un nouveau converti, on lui dit : « Voilà, ton berger, c’est un tel et c’est à lui que tu vas rendre compte et à qui tu vas parler de ta vie spirituelle et qui va te diriger et te guider, de la part du Seigneur. » Vous voyez tout de suite les excès où cela peut aboutir, des excès épouvantables. Et on retrouve forcément dans cette structure une structure de type hiérarchique. Chaque berger doit avoir sa brebis, le berger lui-même doit avoir son propre berger qui, lui-même, doit en avoir un, et cela aboutit finalement à un grand berger unique. Dans la Bible, les mots « ancien », « presbytre », ou « évêque » sont des mots qui désignent le ministère de conduite spirituelle. Un ancien exerce l’un des cinq ministères de conduite spirituelle choisis par le Seigneur pour édifier le troupeau. Les apôtres, les prophètes, les évangélistes, les pasteurs et les docteurs exercent les cinq ministères donnés par le Seigneur pour s’occuper du troupeau et le diriger spirituellement. On va voir dans quel esprit ils doivent le diriger. On va rappeler un certain nombre de points importants, en ce qui concerne la nature du ministère de berger, et ensuite la nature des rapports qu’il doit y avoir entre ce berger et les brebis du Seigneur, parce que, dans la Bible, ce ne sont pas les brebis d’un berger humain, ce sont les brebis du Seigneur. Tout d’abord, la nature du ministère de berger. Il faut bien comprendre que ceux qu’on appelle bergers, c’est-à-dire ces cinq conducteurs, sont tous directement appelés par le Seigneur. En passant, je souligne que, dans la Bible, il n’y pas de différence entre les conducteurs (pasteurs, apôtres, prophètes…) et les anciens comme on le voit dans certaines églises. Dans la Bible, les anciens sont tous des conducteurs. Il n’y a pas le gratin du panier qui sont les conducteurs (pasteurs, apôtres, prophètes…), chefs du troupeau, directeurs spirituels, et puis une catégorie qui serait moins importante spirituellement, les anciens qui doivent s’occuper de tâches plus ou moins subalternes, qui n’ont pas vraiment la direction spirituelle, qui assistent les pasteurs, qui les conseillent. Cette distinction-là n’existe pas dans la Bible ! Dans la Bible, un ancien exerce un ministère de conduite spirituelle. Un pasteur, un apôtre, un berger, un évangéliste, un docteur sont tous appelés anciens, simplement avec des

ministères qui peuvent varier dans leur nature, leur puissance et leur étendue. Ces conducteurs sont tous directement appelés par le Seigneur. Ils ne sont pas choisis, élus par des hommes. Quand Paul, sur le chemin de Damas, Pierre ou les autres, ont été appelés à exercer leur ministère, c’est le Seigneur Jésus qui les a appelés directement. Ensuite les brebis vont reconnaître que ces hommes ont reçu de Dieu quelque chose de spécial, un appel particulier qui fait d’eux des ministres de Dieu. Mais, au départ, c’est un appel qui vient du Seigneur Jésus, et les intéressés le savent très bien. Cela leur donne l’humilité nécessaire pour exercer leur ministère comme le Seigneur Jésus. Ces bergers sont tous des bergers appelés par le Grand Berger du troupeau qui est le Seigneur Jésus. Ils sont appelés à travailler avec Lui comme Lui le fait, selon Son modèle. Quand vous regardez le ministère de Jésus, dans la Bible, vous regardez le modèle parfait pour tous les ministères. Il est l’apôtre parfait, le pasteur parfait, l’évangéliste parfait, le prophète parfait… Il concentre, dans sa personne, la perfection de tous les ministères. C’est Lui qui appelle ces anciens pour travailler avec Lui, et ensuite c’est Lui qui les équipe par les dons, les qualités nécessaires pour faire leur travail, selon Son modèle. Comme il a exercé son ministère, si en temps qu’ anciens, nous devons l’exercer dans le même esprit. Il ne faut jamais oublier que nous, les brebis du Seigneur, nous sommes appelées par Dieu notre Père à grandir (c’est lui qui le fait en nous) à la mesure de la stature parfaite de Jésus, pour être, un jour, semblable à Lui. Le but du Seigneur, ce n’est pas « simplement » de nous sauver (je mets le simplement entre guillemets parce que c’est un grand salut glorieux), d’effacer nos péchés et de nous permettre de vivre sur la terre en attendant son retour. Son but, c’est de nous permettre, après avoir été sauvés de nos péchés, de grandir, de gloire en gloire, si nous sommes obéissants, pour que le Saint- Esprit nous transforme à l’image de Jésus. Il nous a prédestinés à être semblables à son Fils. Paul le dit bien dans Romains 8 verset 29 : « Car ceux qu’il a connus d’avance (c’est-à-dire toi et moi, homme ou femme, appelés par Jésus), il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères ». Et dans Ephésiens 4, au verset 13 : « jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ ». Vous voyez, il n’y a pas deux niveaux d’appels : un appel supérieur pour les anciens, appel particulier qui feraient d’eux des surhommes spirituels et un appel moins grand pour les autres. On est tous des brebis du Seigneur et on a tous le même appel : grandir, pour devenir, un jour, semblable à l’image de Jésus-Christ. C’est glorieux. Si nous , brebis du Seigneur, nous le savons, si cette vérité est plantée dans notre coeur, nous saurons que notre appel est un appel glorieux. On est tous appelé à être semblable à Jésus. Il y a beaucoup de chrétiens qui ne le croient pas, qui disent : « Mais non, ça va être trop dur pour le Seigneur, me connaissant moi et voyant ce que je suis maintenant, et voyant comme la vie est si courte, mais jamais je ne vais y arriver. Qu’il fasse de moi un saint, comme un tel ou un tel, ou comme on en voit dans la Parole, peut-être, mais comme Jésus, non, ce n’est pas possible ! » Pourtant, si c’est Dieu qui le dit, c’est Son plan parfait, et Il a besoin de notre foi pour y arriver, parce que, comme tout est le résultat de la foi dans notre vie, si nous ne croyons pas ce que Dieu veut faire, nous allons passer à côté, nous allons périr dans le désert et ce n’est pas ça que le Seigneur veut. Il veut nous faire rentrer dans la plénitude de Son plan et c’est merveilleux de savoir qu’il nous

Dans quel but, les anciens sont-ils donnés par Christ au troupeau des brebis ? Lisons les : « …pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ ». appelle à être semblables à Lui. Voyons maintenant quel est le rôle auquel les anciens sont appelés. Lisons dans : « Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme appelant certains hommes du milieu de ses brebis. Jusque là je parle des ministères masculins. Les Ephésiens 4, au verset 11 évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs ». Donc, Christ a fait des dons à son Eglise, en anciens sont des conducteurs masculins, les femmes ont d’autres ministères. versets 12 et 13 l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la

Nous voyons tout de suite comment le rôle des anciens est conçu dans l’esprit du Seigneur. Le Seigneur appelle, du milieu de ses brebis, un certain nombre d’hommes, en leur disant : « Je vais t’équiper pour que tu travailles avec moi en union parfaite avec le Saint-Esprit et le Seigneur Jésus, pour que tu perfectionnes mes brebis ». Un ancien digne de ce nom doit se dire : j’ai en face de moi des âmes qui m’ont été confiées par le Seigneur dans le seul but que je les aide à se perfectionner, pour que ces brebis avancent dans la perfection à laquelle Dieu les appelle. Donc, il va de soi que l’ancien lui-même ne peut donner que ce qu’il a reçu. Si lui-même ne fait pas d’un but unique de sa vie le perfectionnement de sa propre vie, pour lui aussi atteindre ce but-là, c’est sûr qu’il ne va pas pouvoir s’occuper de ses brebis dans ce sens-là. Il va être un dominateur, ou il va travailler pour son propre ventre, mais jamais il n’aura comme seule pensée : « J’ai en face de moi des brebis que je vais aider à

grandir. » Jésus-Christ est le modèle de toutes les brebis et le modèle, en particulier, des anciens. Ils doivent étudier la manière dont Jésus a travaillé, en tant que chef suprême, voir quel esprit l’a animé, voir comment il a agi avec ce troupeau qui était devant lui, suivre le Seigneur Jésus, pas à pas, pour s’occuper du troupeau dans le même esprit. L’ancien n’est jamais un supérieur hiérarchique ou un intermédiaire entre les brebis et le Seigneur. Jamais, dans la Bible, vous ne verrez ça. C’est un homme qui a reçu un ministère. Il a des choses que Dieu lui a données. Les brebis qui se trouvent à côté de lui vont pouvoir bénéficier de ce que Dieu lui a donné, uniquement pour en profiter elles-mêmes pour grandir. Les anciens doivent être eux-mêmes étroitement dépendants du Seigneur Jésus pour pouvoir s’occuper du troupeau, le nourrir, le surveiller, au sens où Jésus le faisait. Un ancien est un surveillant spirituel, quelqu’un qui montre la bonne direction, qui ramène ceux qui s’écartent de la mauvaise direction, qui va s’occuper des brebis, qui va chercher celle qui s’égare, qui va nourrir celle qui a faim, qui va donner à boire à celle qui a soif, qui va veiller à ce qu’elle soit grasse et vigoureuse. Il va s’occuper, en détail, de chacun, selon son ministère. Il va surveiller la bonne santé spirituelle des brebis que le Seigneur met sur sa route, en sachant qu’il n’est pas un intermédiaire. Il n’est pas un médiateur, il n’est pas un degré hiérarchique entre le Seigneur et les brebis. « Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme » (1 Timothée, chapitre 2, verset 5). Il va s’efforcer, au contraire, d’aider chaque brebis à entrer en contact personnel et toujours plus profond avec le Seigneur, et à développer ce contact. Donc, jamais il ne va essayer de se substituer à cette recherche personnelle de la brebis en disant : « Je vais m’occuper de ton problème, je serai ton intermédiaire entre Dieu et toi ». Ce n’est pas la

esclavage volontaire. Et pour qu’un esclavage soit volontaire, il faut que l’esclave soit libre. Quelqu’un esclave de Jésus-Christ, c’est être un homme et une femme libres. bonne manière. Peut-être qu’exceptionnellement, pour un jeune converti au début, il devra le faire. Mais très vite, il devra aider la brebis à établir ce contact direct et personnel avec le Seigneur, à marcher par l’esprit. Il doit donc savoir lui-même comment marcher par l’esprit. Un ancien qui ne marche pas par l’esprit n’est pas un ancien appelé par le Seigneur. C’est une grande responsabilité de guider les brebis à avoir ce contact personnel et direct avec le Seigneur. Au verset 14, il est dit : « afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction ». Le Seigneur peut dire à un ancien : « Tu vois, une de mes brebis vient de se convertir, occupe-toi d’elle, nourris-la, et veille à ce qu’elle grandisse », comme Il a dit à Pierre : « Prends soin de mes agneaux, sois le berger de mes brebis ». Nous devons vivre en étant directement conduits par le Seigneur Jésus et son Esprit, dans un à qui on met un joug sur le cou n’est pas un esclave volontaire, il est un esclave contraint et forcé. Jésus nous redonne une liberté parfaite, pour que nous mettions cette liberté à son service. Etre

Lisons dans 2 Corinthiens 3, au verset 17

« Or, le Seigneur c’est l’Esprit; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté ». Le point central du ministère de l’ancien, c’est ça. Tout son ministère doit s’exercer dans la liberté du Saint-Esprit, exactement comme le ministère de Jésus s’exerçait. Nous ne voyons jamais Jésus exercer la moindre contrainte, la moindre manipulation sur le troupeau, pour essayer de le faire marcher droit. Jamais ! Le Seigneur leur parle clairement et nettement. Il leur dit la vérité en face. Il les reprend s’il le faut fermement et sévèrement. Partout où nous voyons le plus petit embryon de contrainte, de manipulation, de domination, nous avons l’esprit de Satan qui agit. Parce que Satan c’est la contrainte, la domination, l’autoritarisme. Certains chrétiens ont tellement souffert de la domination des hommes dans les églises qu’ils ont appris à discerner cet esprit de domination qui est l’esprit de Satan, mais ils savent aussi discerner quand l’Esprit du Seigneur est là pour donner la liberté. Lorsqu’on marche dans la liberté, il y a des risques, parce qu’il y aura toujours des exaltés qui vont dire : « Dieu m’a parlé, Dieu m’a dit de faire ceci », alors que Dieu ne leur a pas parlé. Et ça fait du remue-ménage. Mais il vaut mieux prendre certains risques que de tout étouffer. S’il y a quelque dérapage, il faut prier, intercéder, reprendre ou même exercer une discipline, parce qu’il faut quelquefois l’exercer, comme Paul le demande aux Corinthiens. Mais il faut laisser le Seigneur agir dans la vie de Ses brebis, pour les faire grandir dans la liberté. Il vaut mieux accepter certains risques que de tout étouffer, en mettant en place un système bien verrouillé où il n’y aura jamais le moindre échappement de vapeur, un système où, au moins « on tient les choses en main ! » Soi-disant : « Tout pour la gloire de Dieu », bien sûr, mais, ce n’est pas la gloire de Dieu que de tenir ses brebis sous un joug. « Car mon joug est doux, et mon fardeau léger ». C’est le Seigneur qui nous met le joug sur le cou et le Seigneur sait quel est son joug. Il sait qu’il fait appel à la liberté de conscience, au libre choix, de même qu’un époux et son épouse font un libre choix mutuel, sans quoi leur mariage n’aurait absolument aucune valeur. Une relation entre un berger et des brebis qui est une relation établie sur la

base de la moindre contrainte que ce soit n’est pas une relation biblique. Tout le travail des anciens va consister à être suffisamment près du Seigneur pour être capable de donner la pensée du Seigneur, de donner aux brebis la direction à suivre, en leur disant : « Voilà la direction du Seigneur, que vous devez suivre si vous êtes en communion avec le Seigneur ». L’ancien doit exhorter, nourrir, surveiller. Il doit parfois reprendre, en exerçant une discipline comme le Seigneur l’exerce. Exercer une discipline, ce n’est pas faire des exclusions, c’est simplement montrer qu’on ne plaisante pas avec le Seigneur. Rappelons-nous l’histoire d’Ananias et de Saphira dans le livre des Actes, au chapitre 5, à partir du premier verset : « Mais un homme nommé Ananias, avec Saphira sa femme, vendit une propriété, et retint une partie du prix, sa femme le sachant; puis il apporta le reste, et le déposa aux pieds des apôtres. Pierre lui dit : Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu mentes au Saint-Esprit, et que tu aies retenu une partie du prix du champ ? S’il n’eût pas été vendu, ne te restait-il pas , et après qu’il a été vendu, le prix n’était-il pas à ta disposition ? Comment as-tu pu mettre en ton cœur un pareil dessein ? Ce n’est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu. Ananias, entendant ces paroles, tomba et expira. Une grande crainte saisit tous les auditeurs. Les jeunes gens, s’étant levés, l’enveloppèrent, l’emportèrent, et l’ensevelirent. Environ trois heures plus tard, sa femme entra, sans savoir ce qui était arrivé. Pierre lui adressa la parole : Dis-moi, est-ce à un tel prix que vous avez vendu le champ ? Oui, répondit-elle, c’est à ce prix-là. Alors Pierre lui dit : Comment vous êtes-vous accordés pour tenter l’Esprit du seigneur ? Voici, ceux qui ont enseveli ton mari sont à la porte, et ils t’emporteront. Au même instant, elle tomba aux pieds de l’apôtre, et expira. Les jeunes gens, étant entrés, la trouvèrent morte; ils l’emportèrent, et l’ensevelirent auprès de son mari. » Voilà un exemple de discipline exercée par Pierre, directement sous la direction du Saint- Esprit. Ce n’est pas Pierre qui avait conçu cela. Ce n’était pas dans le règlement de l’église. C’est venu directement, sous l’inspiration du Saint-Esprit et cela a amené une discipline sévère sur le troupeau. Il est écrit au verset 11 : « Une grande crainte s’empara de toute l’assemblée et de tous ceux qui apprirent ces choses .» Vous voyez que Pierre devait être près du Seigneur pour connaître sa pensée, pour ne pas être humain au sens sentimental du terme, pour être rempli du Saint-Esprit, pour pouvoir apporter la pensée du Seigneur sous forme de nourriture, de conseils ou d’avis pratiques aux brebis, en les laissant libres. Mais il leur montre les conséquences de leurs décisions et ce que le Seigneur désire qu’elles fassent. Il leur demande de se placer devant Dieu pour prendre leur décision. C’est comme cela que la brebis va sentir qu’il n’y a pas sur elle un autoritarisme qui voudrait la rendre dépendante d’un pasteur autoritaire. Elle, brebis du Seigneur, va sentir, au contraire, qu’il y a en face d’elle un conducteur, un ancien fidèle, qui est une autre brebis du Seigneur, qui a reçu quelque chose de Dieu et qui s’efforce de le lui faire passer dans la liberté de l’Esprit. Et comme elle est une brebis du Seigneur, elle n’aura pas la nuque raide, elle n’aura pas un esprit de contradiction ou de rébellion, elle aura un esprit bien disposé, soumis comme l’Esprit du Seigneur Jésus, l’agneau de Dieu, parfaitement soumis à son Père en tout. Si elle se place dans la prière, elle sentira dans son cœur si l’exhortation, l’avis, le conseil ou la réprimande que l’ancien lui fait de la part du Seigneur vient vraiment de Dieu ou pas. Et à mesure qu’elle le sentira, si l’ancien est fidèle et s’il lui transmet bien la pensée du

Seigneur, elle va apprendre à mieux reconnaître la voix du Seigneur. La première fois, l’ancien lui dira : « La pensée de Dieu, c’est celle-ci, parce que je connais sa Parole et je connais le Seigneur ». La brebis va prier et elle devrait avoir la confirmation que c’est bien de Dieu. La fois suivante, elle sera déjà formée à ce type de relation avec Dieu, elle va prier en disant : « Seigneur, donne-moi ta pensée ». Et elle recevra dans son cœur une pensée qui lui donnera une conviction. Si elle a un petit doute, elle va demander conseil à l’ancien. Si c’est un homme de Dieu, il va lui dire : « La pensée que tu as est de Dieu, mais continue à prier, continue à recevoir du Seigneur la certitude dont tu as besoin ». Et il le fera jusqu’à ce que la brebis elle-même sache immédiatement si cette pensée vient de Dieu ou non, parce qu’elle a développé ce contact personnel avec le Seigneur au travers de la prière, de la méditation de sa Parole et de la communion avec le Seigneur Jésus. Je ne veux pas entrer dans une étude détaillée du ministère des anciens, mais simplement voir l’esprit dans lequel le ministère d’évêque doit être exercé. Le mot évêque (en grec épiscopos) signifie : celui qui est placé en haut et qui surveille, un peu comme le guetteur sur sa tour, le berger qui regarde si le troupeau mange la bonne herbe, si le loup n’arrive pas, si tout va bien. : « Car il faut que l’évêque soit irréprochable, comme économe de Dieu; qu’il ne soit ni arrogant, ni coléreux, ni adonné au vin, ni violent, ni porté à un gain malhonnête; mais qu’il soit hospitalier, ami des gens de bien, modéré, juste, saint, tempérant (tempérant ne veut pas dire « qui aime le compromis », tempérant veut dire « qui calme en cas de conflits, qui oriente vers une position équilibrée devant le Seigneur »), attaché à la vraie parole telle qu’elle a été enseignée, afin d’être capable d’exhorter selon la saine doctrine et de réfuter les contradicteurs ». Réfuter les contradicteurs doit se faire dans un esprit de fermeté, d’amour, de sagesse, mais de force, comme Jésus le faisait devant ses contradicteurs, les pharisiens. Il ne se laissait pas faire, il leur disait la vérité en face, mais toujours avec fermeté, avec calme, et dans la plénitude de l’Esprit du Seigneur. Vous voyez les qualités d’un ancien ! C’est quelqu’un qui a travaillé, comme un artisan, pour laisser le Seigneur façonner son cœur, afin d’être de plus en plus semblable à Jésus. C’est quelqu’un qui a compris ce que sont les souffrances de Jésus, qui a participé à ces souffrances. Paul dira : « Les preuves de mon apostolat ont éclaté au milieu de vous par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles ». Parce qu’il savait très bien qu’une position d’ancien est une position où il faut être patient, comme Moïse l’a été avec ces trois millions et demi de personnes qui étaient constamment, jour après jour, dans la rébellion. « Une patience à toute épreuve » est un fruit de l’Esprit dans sa vie, une connaissance de Dieu et de sa pensée, qui lui permet de surveiller pour voir si tout va bien et d’apporter l’exhortation qu’il faut aux brebis du Seigneur. il est dit : « Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte; qu’il en soit ainsi, afin qu’ils le fassent avec joie, et non en gémissant, ce qui ne vous serait d’aucun avantage ». Dieu demandera des comptes à ces conducteurs de la manière dont ils se sont occupés des âmes. Il ne va pas leur demander des comptes des péchés volontaires que les brebis ont pu commettre parce qu’elles étaient rebelles. Mais quand un ancien paraîtra devant Dieu, Dieu lui demandera de rendre compte de la manière dont il a nourri les brebis, dont il s’en est occupé, s’il l’a fait dans l’esprit de son Fils Jésus, selon le modèle de Lisons dans Tite 1, au verset 7 dans 2 Corinthiens 12, au verset 12 Dans Hébreux 13, au verset 17

Jésus-Christ, ou s’il a nourri son ventre, s’il a dominé les brebis, s’il a mangé ce qui leur revenait, s’il a foulé aux pieds la bonne eau qu’elles devaient boire. Rappelez-vous, dans Ezéchiel 34, les menaces et les châtiments que Dieu fait peser sur les mauvais pasteurs qui ne s’occupent pas des brebis, mais qui s’occupent d’eux-mêmes, avant tout. Dieu dit qu’il les détruira. Je lis à partir du premier verset : « La parole de l’Eternel me fut adressée en ces mots : fils de l’homme, prophétise contre les bergers d’Israël ! Prophétise, et dis-leur, aux bergers : Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Malheur aux bergers d’Israël, qui se repaissaient eux-mêmes ! Les bergers ne devaient-ils pas faire paître le troupeau ? Vous avez mangé la graisse, vous vous êtes vêtus avec la laine, vous avez tué les bêtes grasses, vous n’avez point fait paître les brebis. Vous n’avez pas fortifié celles qui étaient faibles, vous n’avez pas guéri celle qui était malade, pansé celle qui était blessée; vous n’avez pas ramené celle qui s’était égarée, cherché celle qui était perdue ; mais vous les avez dominées avec violence et avec dureté. Elles se sont dispersées parce quelles n’avaient point de berger; elles sont devenues la proie de tous les animaux de la campagne ; elles se sont dispersées. Mes brebis errent sur toutes les montagnes et sur toutes les collines élevées, mes brebis sont dispersées sur toute la face du pays; nul n’en prend soin, nul ne les cherche. C’est pourquoi, bergers, écoutez la parole de l’Eternel ! Je suis vivant ! oracle du Seigneur, l’Eternel;

parce que mes brebis sont au pillage et parce que mes brebis sont devenues la proie de tous les animaux de la campagne, faute de berger, parce que mes bergers ne prenaient aucun soin de mes brebis, parce que les bergers se repaissaient eux-mêmes et ne faisaient pas paître mes brebis, à cause de cela, bergers, écoutez la parole de l’Eternel ! Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : J’en veux aux pasteurs! Je réclamerai mes brebis de leurs mains, je ne les laisserai plus faire paître mes brebis, pour que les bergers ne se repaissent plus eux-mêmes. J’arracherai mes brebis de leur bouche, et elles ne seront plus une proie pour eux. Car ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : c’est moi-même qui prendrai soin de mes brebis et j’en ferai la revue… » Au verset 15 : « C’est moi qui ferai paître mes brebis, c’est moi qui les ferai reposer, oracle du Seigneur, l’Eternel… » Au verset 17 : « Et vous, mes brebis, ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Me voici; je juge entre agneau et agneau, entre béliers et boucs … » Le Seigneur nous dit que ces anciens sont appelés à veiller sur l’âme des brebis, donc à les connaître et à voir comment elles vivent leur vie spirituelle pour leur apporter les conseils du Seigneur. De même qu’ils doivent veiller sur leur propre vie et que nous sommes appelés nous-mêmes à veiller sur notre propre vie. Quand il est dit que les anciens veillent sur nous, ça ne veut pas dire que nous sommes dispenser du besoin de veiller sur nous. Nous devrons tous rendre compte au Seigneur pour nous mêmes. Donc, nous devons veiller sur nous-mêmes et nous, anciens, nous devons veiller sur nous-mêmes et sur les autres. Mais il est aussi écrit que nous devons tous veiller les uns sur les autres. Ce n’est donc pas seulement le rôle des anciens. Les anciens sont là en supplément, parce qu’ils sont peut être sur une tour d’où ils ont une vue un peu plus large, pour pouvoir avoir des responsabilités un peu plus grandes, pour éclairer davantage le troupeau, mais tous, nous devons veiller les uns sur les autres et sur nous-mêmes. Si on n’adopte pas ce modèle divin, avec l’esprit de Christ, on va tomber dans un modèle forcément humain et ce modèle humain est aussi décrit dans la Bible. Le modèle humain est celui de la doctrine de la couverture spirituelle, qui est idéale au service des dominateurs. Cette doctrine a été conçue par Satan

: « Car moi qui suis soumis à des supérieurs, j’ai des soldats sous mes ordres ; et je dis à l’un : Va ! et il va ; à l’autre : Viens ! et il vient ; et à mon serviteur : fais cela ! et il le fait ». Ce qui est vraiment dommage, c’est qu’il y en a qui aiment l’oppression. Il y a des brebis qui aiment ça, qui n’aiment pas la liberté, parce que la liberté en Christ entraîne des responsabilités, et c’est tellement sécurisant de se trouver entièrement dépendant, pieds et poings liés, de quelqu’un qui est au-dessus et qui décide tout pour toi, dans le moindre détail de ta vie, en disant: « Je suis responsable, ne t’inquiète pas, suis-moi ! » Les brebis du Seigneur doivent se libérer de ce joug et accepter de prendre leur responsabilité devant Dieu, en disant : « Seigneur, c’est Jésus mon modèle ; si je prends cette liberté spirituelle, c’est parce que tu me l’as donnée. » « C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude » (Dans il y a aussi un passage intéressant : « Va vers la fourmi, paresseux ; considère ses voies et deviens sage. Elle qui n’a ni chef, ni inspecteur, ni maître, elle prépare en été sa nourriture, elle amasse pendant la moisson de quoi manger. Paresseux, jusques à quand seras-tu couché ? Quand te lèveras-tu de ton sommeil ? » Beaucoup de chrétiens, bien-aimés, sont paresseux de cette manière-là. Ils aiment bien qu’il y ait, au-dessus d’eux, un maître, un inspecteur, un directeur qui leur indique tout ce qu’il faut faire, comme on le ferait dans une entreprise bien rodée, bien huilée, comme l’armée. Dans une entreprise bien rodée, il faut absolument que tu fermes les yeux et que tu laisses ton supérieur décider pour toi. Ce n’est pas ainsi qu’on doit marcher dans l’Eglise du Seigneur Jésus. Ce n’est pas ainsi qu’on va grandir à l’image de Jésus. Lisons et mise dans le cœur de ceux qui sont plutôt inspirés par des pensées humaines, puisque les pensées de Satan sont celles des hommes, pour pouvoir mieux contrôler le troupeau du Seigneur. La doctrine qui parvient à nous faire dire : « Si je n’ai pas au-dessus de moi un homme pour me couvrir, je suis en danger de mort spirituelle », est une doctrine idéale pour un dominateur qui cherche à opprimer le troupeau. Dans Ecclésiaste 5, au verset 7, il y a un passage intéressant : « Si tu vois dans une province (moi je dirai dans une église) qu’on opprime le pauvre et qu’on viole le droit et la justice, ne t’en étonne pas : car un homme élevé est placé sous la surveillance d’un autre plus élevé, et au-dessus d’eux il en est de plus élevés encore ». Cela veut dire que, quand on a un système hiérarchisé, on tombe obligatoirement sous la domination et l’oppression. C’est en fait un système militaire, puisque le centurion dira à Jésus dans l’évangile de Luc, au chapitre 7, et au verset 8 Galates 5:1). Proverbes 6, au verset 6, dans Proverbes 28, au verset 2 : « Quand un pays est en révolte, ses chefs sont nombreux.» Chacun veut faire son église, son ministère. « Ah ! j’en ai eu assez, dans cette église, parce qu’on ne m’a pas laissé faire vraiment tout ce que le Seigneur voulait que je fasse, alors je vais aller exercer mon ministère à côté, tranquille. Je serai libre de faire ce que je veux. » Ce n’est pas ainsi que doit fonctionner l’Eglise du Seigneur. Cela peut marcher devant les hommes, parce qu’il y a des églises qui sont construites sur ce plan-là et qui, apparemment, marchent très bien. Elles grandissent, mais elles vont capoter un jour, parce qu’elles ne sont pas construites sur le rocher du Seigneur Jésus. Puisque l’esprit de révolte est derrière, cette rébellion va aboutir à une nouvelle scission, à un nouveau départ vers d’autres horizons, de ceux qui n’ont pas réussi à obtenir ce qu’ils voulaient dans ce cadre là. « Mais avec un homme qui a de l’intelligence et de la science, le règne se prolonge.

» Le règne de Jésus va se prolonger, si nous, hommes et femmes, sommes remplis de l’intelligence et de la science du Seigneur. Là, son règne va devenir vraiment efficace. Voyez ce que dit Jésus : « Jésus les appela, et dit : Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent. Il n’en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs. » Nous voyons dans quel esprit le ministère d’ancien doit être exercé. Donc, si nous sommes anciens ou si nous sommes appelé à l’être, nous devons donner notre vie tout entière pour les brebis, comme le mari doit le faire pour sa femme (il est le berger de sa petite brebis, au sens spirituel du terme). Chers frères et sœurs bien-aimés, évitons de nous engager dans des systèmes humains qui sont basés sur ce principe hiérarchique de couverture spirituelle, d’intermédiaire, d’homme qui décide pour vous. Evitons surtout de prendre des engagements dans de tels systèmes : carte de membre à vie, engagement par écrit à assister à toutes les réunions, à payer votre dîme, à ajouter les offrandes… Il y a des églises où on fait circuler un papier demandant de vous engager, parce qu’on a dû faire de grands frais, pour les bâtiments, « pour la gloire de Dieu ». On vous dit : « Engagez-vous à verser 300 euros par mois, pour la gloire de Dieu, empruntez si vous n’avez pas suffisamment, ou vendez votre maison. Engagez-vous, signez. » Il y a des chrétiens qui souffrent, ils ont des fardeaux énormes sur le dos, parce que leur église est en train de couler financièrement et eux se sont engagés, sur leurs biens, à payer. Si vous vous êtes engagés, dégagez-vous vite. Signez un désistement pour annuler vos engagements ! Rendez votre carte de membre, parce que vous êtes officiellement inscrits sur les listes de l’église, devant les autorités et si l’église est en faillite, on va demander à l’association cultuelle de payer. Et l’association cultuelle, c’est l’ensemble de ceux qui ont leur carte de membre. Allez dans une église, mais ne prenez jamais votre carte de membre, ce n’est pas du Seigneur. Cela fait partie d’un système de domination. L’enseignement sur la dîme, c’est pareil. Il n’est pas dans le Nouveau Testament. Que chacun de vous, selon son cœur, mette à part, comme il l’a décidé avec le Seigneur, quelque chose pour aider les pauvres, les anciens qui marchent par la foi, ceux qui partent en mission, mais jamais pour financer des bâtiments, des emprunts, des choses qui ne sont pas prévues dans la pensée du Seigneur. Dégagez-vous vite ! Déjà dans votre cœur; que ce soit clair. Vous ne risquez rien en vous dégageant de la couverture spirituelle de ces hommes. Ils utilisent cette doctrine pour dominer sur vous, pour vous faire peur en vous disant : « Si vous sortez de notre couverture spirituelle, vous allez au-devant de la catastrophe et même de la perdition. » Ils essaient de tenir les gens par la peur, par la crainte, alors que nous avons été libérés par le Seigneur. dans Matthieu 20, au verset 25

Nature des rapports entre le berger et les brebis En ce qui concerne les rapports entre le berger et les brebis, il faut d’abord avoir clairement à l’esprit que la brebis est d’abord la brebis du Seigneur, puisqu’elle est rachetée par le Seigneur et qu’elle établit un lien vital avec lui. La brebis doit obéissance au Seigneur lui seul. Si un homme va nous transmettre la pensée du Seigneur, nous allons prier pour voir si ça vient bien de Dieu et nous allons nous soumettre, parce que Dieu nous a montré que c’était bien Sa pensée, mais pas parce qu’un homme a parlé, même si c’est un conducteur qui exerce un grand ministère d’autorité

reconnu. N’acceptons jamais de suivre ce qu’un pasteur nous demande de faire, si nous n’avons pas prié et si nous n’avons pas, dans le cœur, la conviction que ça vient vraiment de Dieu. Sinon, nous sommes déjà embrigadés dans un système humain et nous risquons gros. Merci Seigneur, il y a encore des bergers qui sont fidèles et qui nous transmettront la pensée du Seigneur. Mais si nous recevons un conseil, une exhortation de quiconque et des conducteurs en particulier, prions avant toute décision. Cherchons auprès de Jésus seul et dans sa Parole si cela vient bien du Seigneur. Et si nous avons la conviction de Dieu, elle nous sera donnée par le Saint-Esprit qui est en nous, et nous Allons nous incliner, nous soumettre. Mais le même homme pourra nous donner, dans quelques jours un conseil qui ne sera pas bon. Et si nous avons l’habitude de le suivre, parce que c’est notre couverture spirituelle et qu’il faut que nous obéissions les yeux fermés, nous allons au devant de problèmes sérieux. Donc, nous devons obéissance au Seigneur uniquement et à la direction de son Esprit ; cela veut donc dire, puisqu’on a l’Esprit d’humilité de Jésus, que nous allons être, en permanence à l’écoute de ce qu’un ancien, que nous aurons reconnu comme fidèle, nous dira de la part de Dieu, mais de ce que n’importe quel chrétien peut nous dire aussi de la part du Seigneur. Je ne vais pas limiter mon écoute à l’ancien, en disant : « Bon, les frères et sœurs, vous n’êtes pas très spirituels, parce que vous n’avez pas de position d’autorité reconnue dans l’église ». D’un tout nouveau converti d’un jour, Dieu peut se servir pour nous parler .C’est en Dieu seul que nous devons nous confier pour toutes choses : « Vous qui craignez l’Eternel, confiez-vous en l’Eternel ! » (Psaumes 115:11). Cessez de vous confier en l’être humain. Je ne le dis pas dans un esprit de rébellion, parce que je sais ce que ça coûte, la rébellion. Si vraiment on dit : « Moi, je ne me confie qu’en Dieu et personne ne va pouvoir me parler », c’est l’esprit d’un rebelle. Donc, je vais rester humble, comme mon Seigneur Jésus, et je vais dire : « Seigneur, tu vas peut-être me parler par mes frères et sœurs, mais donne-moi le discernement, montre-moi si ce qu’ils me disent vient de toi ou pas ». Méfions-nous des prophéties personnelles, si ce n’est pas confirmé par le Seigneur. C’est en Dieu seul que nous devons nous confier. Dans le Psaume 146, au verset 3, il est dit : « Ne vous confiez pas aux grands, aux fils de l’homme, qui ne peuvent sauver. » Ne plaçons pas notre confiance dans les hommes, même quand nous sommes tentés de nous confier dans les grands pasteurs. Nous serons heureux si nous nous confions en Dieu et en Jésus, de tout notre cœur et pour toute notre vie. Se confier en Dieu veut dire avoir foi en Lui et lui dire : « Je me confie en toi. Je sais qui tu es, que je suis ta brebis, que tu vas t’occuper de moi, que tu ne me laisseras jamais tomber. Tu me l’as prouvé, tu as donné ta vie pour moi, je sais que tu veux établir un contact personnel avec moi et me diriger par ton Esprit. » Dans Jérémie 17, au verset 5, il est dit : « Ainsi parle l’Eternel : maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme… » et au verset 7 : « Béni soit l’homme qui se confie en l’Eternel, et dont l’Eternel est l’espérance. » Dans Philippiens 3, au verset 3, il est dit que les chrétiens fidèles, circoncis de cœur, ne se confient pas dans la chair : « Car les circoncis, c’est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l’Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus-Christ, et qui ne mettons point notre confiance en la chair. » La marche fidèle avec Dieu nécessite l’apprentissage de la marche par l’esprit, pour éviter la tentation de se confier charnellement à des hommes qui me donneraient des conseils, même s’ils sont de la part de Dieu. Il faut que je me place devant le Seigneur, et que je dise

, en parlant de Benjamin, Moïse prophétise : « C’est le bien-aimé de l’Eternel, il habitera en sécurité auprès de lui ; l’Eternel le couvrira toujours, et résidera entre ses épaules. » Je crois qu’il y a là une image de l’attitude de Dieu pour nous, une image de la manière dont il veut établir ce rapport personnel avec nous. « Il te couvrira toujours et résidera entre tes épaules. » Il dit, un peu plus loin, : « Seigneur, tu vas m’apprendre à discerner tout ce qui est vraiment de ton Esprit et ce qui est de la chair. » Ce n’est pas facile, mais c’est la voie de la progression spirituelle. Dans la Parole de Dieu, il n’est jamais dit qu’un homme peut être notre couverture spirituelle, car c’est le Seigneur lui-même qui est notre couverture spirituelle. Dans : « Heureux es-tu, Israël ! Qui est comme toi, un peuple sauvé par l’Eternel, le bouclier de ton secours et l’épée de ta gloire? » Le bouclier est ce qui nous protège, nous entoure et nous garde. C’est l’Eternel qui va nous protéger. Ce n’est pas un homme placé comme notre couverture spirituelle qui va pouvoir nous protéger ou nous garder. Dans le : « Alors tous ceux qui se confient en toi se réjouiront, ils auront de l’allégresse à toujours, et tu les protégeras ; tu seras un sujet de joie pour ceux qui aiment ton nom. Car tu bénis le juste, ô Eternel ! Tu l’entoures de ta grâce comme d’un bouclier. » Nous savons que la grâce est venue avec Jésus. Le Seigneur nous entoure de sa grâce comme d’un bouclier. Deutéronome 33, au verset 12au verset 29 Psaume 5, il est dit, au verset 12

Plus loin, au Psaume 49, verset 16 : « Dieu sauvera mon âme du séjour des morts, car il me prendra sous sa protection. » Si nous sommes en danger de mort, par les attaques des hommes, nous devons savoir que ce n’est pas une couverture spirituelle humaine qui va nous protéger, mais c’est le Seigneur qui sauvera notre âme du séjour des morts, parce qu’il nous aura pris sous sa protection directe, sans intermédiaire. Au Psaume 91 : « Celui qui demeure sous l’abri du Très-Haut repose à l’ombre du Tout- Puissant. Je dis à l’Eternel : Mon refuge et ma forteresse, mon Dieu en qui je me confie ! Car c’est lui qui te délivre du filet de l’oiseleur, de la peste et de ses ravages. Il te couvrira de ses plumes, et tu trouveras un refuge sous ses ailes… » Et au Psaume 121, au verset 3 : « Il ne permettra point que ton pied chancelle; Celui qui te garde ne sommeillera point. Voici, il ne sommeille ni ne dort, celui qui garde Israël. L’Eternel est celui qui te garde, l’Eternel est ton ombre à ta main droite. Pendant le jour le soleil ne te frappera point, ni la lune pendant la nuit. L’Eternel te gardera de tout mal, il gardera ton âme ; l’Eternel gardera ton départ et ton arrivée, dès maintenant et à jamais. » Si nous avons dans notre cœur l’esprit de Christ, si nous avons établi avec Dieu, notre Père, par Jésus-Christ et son Esprit cette relation qui nous permet de dire : « Abba, Papa, » j’ai la couverture spirituelle dont j’ai besoin.

Dans le Nouveau Testament, il est dit aussi dans 1 Pierre 2, au verset 25 : « Car vous étiez comme des brebis errantes. Mais maintenant vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes ». Le pasteur et le gardien de nos âmes, c’est Jésus. Le Seigneur lui-même est le seul berger capable de nous garder. Le Seigneur nous couvre spirituellement par trois éléments importants : – par l’eau de la Parole. Quand nous sommes au fond de l’eau du baptême par immersion, nous sommes couverts, bien couverts de l’eau du baptême qui est spirituellement notre mort et notre résurrection en Christ et nous sommes couverts par l’eau de la Parole. De la même manière, nous sommes plongés, par le Seigneur Jésus, puisqu’il est la Parole vivante, dans la mort et la résurrection de Jésus. Donc cette eau est aussi pour nous une représentation de la couverture, quand nous sommes passés par la mort

) même sur le plan naturel, l’eau, le sang et l’esprit sont les trois éléments indispensables à la vie. Un corps sans esprit est un corps mort. Notre corps est composé essentiellement d’eau, et le sang transmet et la résurrection en Christ. – par le sang de Jésus. Si nous marchons dans la lumière, le sang nous couvre en permanence. Il a le pouvoir de nous protéger en permanence. Quand les Hébreux ont quitté l’Egypte, le sang de l’agneau sur les linteaux de la porte les a protégés de l’ange exterminateur qui passait. Lisons dans Exode 12, au verset 22 : « Vous prendrez ensuite un bouquet d’hysope, vous le tremperez dans le sang qui sera dans le bassin, et vous toucherez le linteau et les deux poteaux de la porte avec le sang qui sera dans le bassin. Nul de vous ne sortira de sa maison jusqu’au matin. Quand l’Eternel passera pour frapper l’Egypte et qu’il verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, l’Eternel passera par-dessus la porte et ne laissera pas le destructeur entrer dans vos maisons pour frapper. Vous observerez cela comme une prescription pour vous et pour vos fils à perpétuité. Quand vous serez entrés dans le pays que l’Eternel vous donnera, selon sa parole, vous observerez ce rite. » Le sang de Jésus est sur notre vie, c’est notre couverture spirituelle. Quand l’ange exterminateur approche, il voit le sang de Jésus et il s’enfuit (si nous ne lui ouvrons pas une porte par ailleurs). – par l’Esprit du Seigneur. Le jour de la Pentecôte, les disciples réunis attendaient le baptême du Saint-Esprit. Et le Saint-Esprit est descendu, les a entourés, couverts, est venu sur eux, puis en eux : « Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit… » (Actes 2,3Nous sommes couverts par le Seigneur par l’eau, par le sang, et par l’Esprit. Il se trouve que, la vie à tout l’organisme. Comme Jésus est la tête du corps, que nous sommes membres de son corps, chaque cellule est baptisée dans l’eau de la Parole, dans le sang de Jésus et dans l’Esprit du Seigneur. C’est merveilleux, comme couverture spirituelle ! Ne vaut-elle pas mieux que toutes les couvertures humaines ? La seule couverture dont parle le Nouveau Testament, de manière précise, c’est la couverture dont la femme doit se parer quand elle prie ou qu’elle prophétise. Dans 1 Corinthiens 11, au verset 4, il est écrit : « Toute femme, au contraire, qui prie ou prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef : c’est comme si elle était rasée. » La couverture spirituelle est présente ici, dans ce signe d’obéissance, de l’attitude humble de la femme, qui représente l’Eglise du Seigneur. Elle a cette attitude devant l’homme qui a autorité spirituelle, de la part du Seigneur, et qui l’exerce dans l’esprit de Jésus-Christ, dans l’esprit de service et de mort à soi-même. Cette soumission est concrétisée par le port du voile, quand la femme prie ou prophétise. Cette couverture spirituelle est acceptée dans la liberté, sachant que la véritable couverture, c’est le Seigneur lui-même. Dans Hébreux 4 et au verset 13, il est dit : « Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. » Chacun devra rendre compte, pour sa part, de sa vie personnelle, devant le Seigneur, et de la manière dont il l’a vécue. Il dit là que nous allons rendre compte personnellement, pas devant un homme, mais devant Dieu. Au verset 14, il est écrit : « Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons. Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons-nous donc avec

assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. » Dieu connaît nos besoins, et Lui-même nous enveloppe entièrement. Nous avons dans cette union, dans ce contact personnel précieux avec Jésus, la garantie qu’Il va nous édifier en toutes choses pour nous faire grandir et nous amener à la perfection. Je terminerai en lisant Ephésiens 4, au verset 13 : « … jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine… » Ceux qui se sont soumis à cette doctrine de la couverture spirituelle l’ont fait, sans doute, parce qu’ils étaient encore des enfants. Ils sont flottants et emportés à tout vent de doctrine. Mais le Seigneur veut leur ouvrir les yeux pour leur dire ceci, je lis la suite : « …par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans l’amour, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ. C’est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s’édifie lui-même dans l’amour. » S’il y a un intermédiaire entre Christ et nous, nous n’allons pas recevoir directement de lui la vie qui convient à cette partie que nous sommes et nous n’allons pas grandir spirituellement. Si, dans une église, il y a cette autorité hiérarchique et dominatrice, les brebis ne grandissent pas. Non seulement elles ne grandissent pas, mais elles dépérissent. Elles dépérissent parce que le lien n’est pas établi avec le Seigneur. Les responsables n’ont pas veillé à établir ce lien pour mettre leurs brebis entre les bras du Seigneur directement. Les brebis doivent réagir, non pas dans un esprit de dispute et de discorde, mais calmement, pour se dégager elles-mêmes de cette oppression spirituelle, et établir avec le Seigneur Jésus une relation directe et confiante. Elles doivent prier pour que le Seigneur les rende sensibles à tout ce qui vient vraiment de Lui, au travers de leurs frères et de leurs soeurs, et au travers des bons ouvriers qu’Il appelle, et qu’Il voudrait qu’elles soient, elles-mêmes. le Seigneur cherche ces ouvriers-là, qui établissent un lien personnel avec Jésus et qui vont aider les autres à l’établir. Il n’y a pas d’intermédiaire. Chaque partie tire son accroissement directement de Jésus et s’édifie lui-même dans l’amour. ‘il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur ce sujet. Mais, je crois que c’est suffisant pour nous ouvrir les yeux, nous montrer quelle doit être notre position spirituelle devant dieu . Je te prie, Père, de dégager toutes tes brebis qui sont encore prisonnières d’un système humain quelconque, de leur parler Toi-même, de les dégager de tout joug religieux, de leur donner une pleine liberté en Toi. Apprends-leur à exercer cette liberté dans l’Esprit de Christ, dans un esprit de vérité, d’amour, d’obéissance, de soumission à ta Parole et à ton autorité, selon le modèle merveilleux que tu nous as donné, Jésus-Christ. Seigneur, c’est ma prière. Au nom de Jésus, je t’en remercie. Amen. »

                    Mon église est-elle conforme à la Parole de Dieu ?

              Les églises locales. Les groupes de maison. Les anciens et les

                            diacres. Les ministères de conduite spirituelle.

Nous allons regarder ensemble ce que dit le Seigneur, dans sa Parole, sur l’Eglise. C’est un sujet qui est vaste. le Seigneur a envie de nous faire entendre, au sujet de la manière dont l’Eglise doit être et dont elle doit fonctionner dans le Seigneur. Alors, il ne s’agit pas de critiquer ce qui se fait autour de nous. Il s’agit de voir ce que la Parole de Dieu dit. En ce qui concerne l’Eglise, je voudrais parler d’un certain nombre de choses qui concernent d’abord ce qu’est l’Eglise, comment la Parole de Dieu dit qu’elle doit fonctionner, comment elle doit être organisée. Je vais parler des ministères des chrétiens, en tant que

ministères individuels, des ministères spirituels dans l’Eglise, du ministère des femmes dans l’Eglise, des ministères de direction spirituelle, des anciens, du fonctionnement pratique de l’Eglise, de la direction du Saint-Esprit dans l’Eglise, de certaines fausses doctrines qui circulent concernant la direction et le fonctionnement de l’Eglise. Cela fait beaucoup, Alors, cela peut paraître un sujet qui n’est peut-être pas toujours aussi excitant que lorsqu’on parle des miracles, des prodiges et des guérisons. Mais c’est extrêmement important dans la vie pratique du chrétien et de l’Eglise, parce qu’il y va de la gloire de Dieu et de l’édification du corps de Christ. Si Dieu nous donne un modèle de fonctionnement de l’Eglise de Jésus-Christ, c’est parce qu’il a un plan au travers de l’Eglise. L’Eglise, c’est la maison du Seigneur sur la terre. C’est là qu’il doit habiter, qu’il doit se glorifier. C’est là que la vérité doit être prêchée. C’est la lumière de ce monde de ténèbres. C’est là que le Seigneur doit manifester sa présence. Et c’est là aussi où le Seigneur a prévu que tous les malheureux de la terre, tous ceux qui ont besoin de salut, de guérison et de paix, viennent trouver le Seigneur Jésus. S’il y a un mot clé pour définir tout ce qui va être dit, c’est le mot vérité. Jésus lui, dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité. Je t’écris ces choses, avec l’espérance d’aller bientôt vers toi, (15) mais afin que tu saches, si je tarde, comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’Eglise du Dieu vivant, la colonne et

l’appui de la vérité. Donc, tout revient à la Vérité, avec un grand V. L’Eglise, « ecclésia », cela veut dire en grec, « ceux qui ont été appelés hors du monde », pour former le temple du Seigneur, pour devenir ensemble les enfants du Seigneur, rachetés, nés de nouveau. Il nous a appelés, parce qu’il nous a connus d’avance, et ceux qu’il a connus d’avance, il les a prédestinés à être sauvés, parce qu’il savait d’avance qu’ils allaient répondre oui : Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères. (30) Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés. C’est cet appel de Dieu que les brebis entendent, parce que ceux qui sont

de Dieu entendent la voix du Seigneur, et ceux qui entendent sa voix se tournent vers lui, se détournent du monde et du péché, pour s’approcher de lui et former son troupeau. Le portier lui ouvre, et les brebis entendent sa voix ; et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix. Et, ce troupeau forme ce que Jésus appelle son Eglise, qu’il a tellement aimée qu’il a donné sa vie et son sang pour elle. comme Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui-même pour elle, Son Eglise, c’est son troupeau, ses brebis qu’il chérit de tout son cœur et que le Père aime individuellement autant que Jésus lui-même. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que je sois en eux. C’est formidable de penser que Dieu, le Père, t’aime du même amour qu’il aime Jésus ; Donc, c’est une grande responsabilité pour moi. Je ne veux pas dire à mon Père céleste : « Tu m’as aimé comme tu as aimé Jésus. Tu as donné ton Fils qui a payé un si grand prix pour moi, et moi, je vais me contenter de vivre simplement ce que tu permets que je vive, mais pas la perfection de ta volonté parfaite ». Moi, ça ne m’intéresse pas de vivre la volonté permissive de Dieu, ce qu’il permet dans ma vie. Ce qui m’intéresse de vivre, c’est ce qu’il a prévu dans sa pensée parfaite, parce qu’il permet tout, le Seigneur. Tout le mal qui peut arriver, il l’a permis ; Mais ce n’était pas la volonté parfaite de son cœur. Ce qui nous intéresse, nous, enfants de Dieu, c’est de chercher quelle est la volonté parfaite du Seigneur pour entrer dans son plan, parce que c’est là qu’on fait vraiment plaisir à un dieu qui nous aime. C’est là qu’on lui prouve qu’on l’aime, en marchant dans la vérité. Je n’ai pas de plus grande joie que d’apprendre que mes enfants marchent dans la vérité. Alors, imaginez la joie du Père qui est la Vérité, la joie du Fils qui est la vérité, de nous voir marcher dans la vérité, dans la perfection de la vérité, dans l’esprit de la Parole qu’il a donnée, par la puissance du Saint-Esprit, par la foi en Jésus. Ceux qui ont été appelés hors du monde pour devenir l’Eglise, ecclésia, ce sont ceux qui ont entendu l’Evangile, la prédication de la Parole du Seigneur. En général, c’est par un homme qui nous la donne, par un témoignage ou par une révélation directe du Seigneur, comme Paul. En tout cas, ils doivent être au contact de la Parole vivante du Seigneur Jésus qui donne sa parole de vie et nous montre l’état dans lequel nous nous trouvons. Alors, cette Parole produit la repentance. Et cette repentance nous fait tourner vers le seigneur pour réaliser que nous avons péché. En nous tournons vers le Seigneur, nous recevons sa vie, nous naissons de nouveau par sa grâce. Ce qui est important, dit Paul, ce n’est pas de savoir si vous êtes circoncis ou incirconcis, juif ou grec, riche ou pauvre, c’est de savoir si vous êtes une nouvelle créature en Christ : Car ce n’est rien que d’être circoncis ou incirconcis ; ce qui est quelque chose, c’est d’être une nouvelle créature. Ce n’est pas la religion à laquelle vous appartenez, ce n’est pas le groupe, la dénomination. Ce qui est important, c’est : « Est-ce que tu as la vie de Dieu en toi ? ». Si tu n’as pas la vie, tu es rien du tout. Tu es un pécheur qui a besoin de se repentir. Tu es aimé de Dieu, quand même, dans ton état. Mais, sans la vie, il n’y a rien, il n’y a qu’une religion creuse. Avec l’appel de Jésus, viennent aussi la puissance du Saint-Esprit et la vie de Jésus pour transformer ceux qui ont eu le cœur touché par la Parole du Seigneur. Je lis, comme premier verset, dans Actes 2, quand Pierre annonce la résurrection de Jésus à la foule qui est là. Il leur dit cette simple phrase, qui est toute une prédication : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. C’est comme cela qu’on

rentre dans l’Eglise de Jésus. On écoute l’Evangile de Jésus-Christ mort pour nos péchés, ressuscité pour notre justification. Ça touche notre cœur. On se repent sous l’action du Saint-Esprit. On dit : « Seigneur Jésus, pardonne-moi. Je me détourne de ma vie passée, je me tourne vers toi et je te reçois dans mon cœur, comme Seigneur et Sauveur ». Et là, la puissance du Saint- Esprit me fait naître de nouveau. Et, immédiatement, dans l’heure qui suit, on passe par l’eau du baptême par immersion, au nom du Seigneur. Dans la Bible, c’est comme ça, quand la nouvelle naissance est réelle, l’Evangile est vraiment prêché. Faisons comme la Parole de Dieu le dit. Pourquoi faire attendre six mois ou un an les candidats, comme on dit, au baptême, alors qu’ils ne sont pas candidats du tout. C’est un ordre du Seigneur. En pleine nuit, il a baptisé Corneille, le centurion romain et toute sa famille qui avait cru. Ça aurait été une magnifique occasion de faire un beau service de baptême devant toute l’armée romaine. Ils ne l’ont pas voulu, parce qu’ils connaissaient la pensée du Seigneur. Dans la minute qui suit, ils l’ont passé dans l’eau, par immersion. Pierre a ordonné qu’ils soient plongés dans l’eau, au nom du Seigneur, pour être baptisés. C’est l’ordre du Seigneur Jésus. Et, ceux qui ne le sont pas, faites-le vite, bien aimés. Ce n’est pas parce que vous avez été en contact avec des chrétiens qui ont été baptisés enfants, par aspersion et qu’ils sont bénis de Dieu, que ça prouve que Dieu a approuvé leur baptême. Baptiser, ça veut dire plonger, en grec. Donc, nous devons être plongés dans l’eau, au nom du Seigneur Jésus, pour confirmer cette acceptation du Seigneur que nous avons faite, cette mort et cette résurrection en Jésus et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Tout ça se faisait dans la foulée, au début. Quelquefois même, en sortant de l’eau, ils étaient baptisés du Saint-Esprit. C’est comme cela que le Seigneur a prévu de le faire. Il nous donne le baptême dans son Esprit, cette plénitude du Saint-Esprit, cette effusion de l’Esprit qui est venue, comme le jour de la Pentecôte. Il veut la donner dès les premiers instants de notre conversion. Il a bien dit à tous ses disciples : Comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il ; Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. Car il savait que tout le reste de la vie de l’Eglise allait être tordu, parce qu’ils n’étaient pas baptisés dans le Saint-Esprit. Et, ce qui se passe, quand on n’est pas baptisé dans le Saint-Esprit, c’est qu’on a tendance à organiser de manière humaine la vie de l’Eglise, parce qu’on a moins de facilité à écouter la voix du Seigneur et on est, à ce moment-là, à côté de la volonté de Dieu. Les disciples ont attendu d’être visités par la puissance d’en haut, d’être remplis du Saint-Esprit. Etant rempli du Saint-Esprit, leur chair était morte, crucifiée et ils étaient des instruments obéissants entre les mains du Seigneur. On verra comment le Saint-Esprit a dirigé pratiquement son Eglise. Dans tout le livre des actes, vous ne voyez aucun signe d’intervention ou d’organisation humaine, à aucun moment, tant que l’Eglise a été dirigée directement par le Saint-Esprit. Dès que les hommes ont négligé cette présence de l’Esprit et cette dépendance de l’Esprit, peu à peu, ils ont été obligés de remplacer cela par quelque chose, par les Eglises humaines, les dénominations, de l’organisation humaine. Vous savez : l’homme est très puissant. Nous voyons à quel point il est facile d’organiser, pour les hommes, d’immenses entreprises qui font des prodiges humains. Pour envoyer

des fusées sur la lune, il faut des organisations fantastiques. Donc l’homme, avec son intelligence, est

parfaitement capable d’organiser l’Eglise de Jésus-Christ, comme il organise ces entreprises-là. Et ça va rouler à plein tube, mais en dehors de la pensée du Seigneur. Alors, on doit choisir : ou laisser le Saint-Esprit diriger ou laisser l’homme, mais les deux ne vont pas ensemble. Et c’est formidable de voir ce que Dieu fait avec une petite poignée d’hommes, au départ, qui étaient entièrement consacrés au Seigneur et baptisés du Saint-Esprit. Ils ont évangélisé, pour Christ, tout le monde connu de l’époque en quelques années, sans radio, sans télé, sans imprimerie, sans micro, sans cassette, sans livre, par la puissance du Saint-Esprit qui dirigeait l’Eglise. Il faut revenir à cela. Et, dans les derniers temps, c’est ce que l’Eglise du Seigneur va connaître. Il va enlever une Eglise glorieuse. Alléluia ! Donc, ce mot Eglise, ecclesia, n’est jamais utilisé, dans le Nouveau Testament, pour désigner un bâtiment. Maintenant, quand vous demandez dans la rue où est l’église, on va vous indiquer un bâtiment. Des siècles après le début de l’Eglise, quand les chrétiens ont commencé à perdre la présence du Seigneur, ils ont éprouvé de plus en plus le besoin de construire de grands bâtiments pour se réunir, parce que, déjà, c’était un système humain qui prenait la place du système divin. Donc, si le Seigneur n’a jamais, dans toute la Bible, utilisé le mot Eglise pour un bâtiment, ne le faisons pas non plus. La maison du Seigneur, ce n’est jamais un bâtiment. C’est le corps de Christ réuni quelque part : Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux. En ce qui concerne la maison de Dieu, j’aimerais lire un passage : Ainsi, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. (20) Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. (21) En lui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur. (22) En lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit Dans un autre passage, il est dit que : Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. On a là le travail du Seigneur dans son Eglise, dans chacun de nous et dans l’ensemble du corps de Christ, du temple du Dieu vivant. Dans 1 Timothée 3, Paul dit à Timothée :Je t’écris ces choses, avec l’espérance d’aller bientôt vers toi, (15) mais afin que tu saches, si je tarde, comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’Eglise du Dieu vivant, la colonne et l’appui de la vérité. Cette étude, c’est exactement dans ce but qu’elle est faite : savoir comment nous conduire dans l’Eglise du Seigneur. Paul appelle l’Eglise « la maison de Dieu », Eglise du Dieu vivant, donc rassemblement vivant du corps de Christ. C’est la colonne et l’appui de la vérité. La colonne est ce qui soutient le temple. Vous vous rendez compte de la responsabilité de l’Eglise ? Dieu a choisi de faire reposer sa maison sur une colonne qui, elle-même, s’appuie sur le fondement qui est Jésus-Christ, la vérité. Donc, si la colonne n’est pas appuyée sur la vérité, il est sûr que la maison va s’écrouler. C’est ce qui se passe autour de nous, dans les Eglises organisées de façon humaine. Elles peuvent avoir une belle façade, tous les moyens et l’or du monde, mais, si elles ne s’appuient pas sur la vérité, ce sont des fausses Eglises qui sont des ruines, aux yeux de Dieu. Dans Apocalypse 1, à la fin du verset 20, il y a une autre définition de l’Eglise qui est belle aussi : et les sept chandeliers sont les sept Eglises. Aux yeux du Seigneur, l’Eglise est un chandelier. Le chandelier, c’est ce qui était rempli

de l’huile et qui éclairait ce qui était obscur. On a besoin, dans ce monde de ténèbres, de chandeliers qui brillent fort. Quand Jésus va venir régner, ce ne sont plus les ténèbres qui régneront, c’est la lumière spirituelle qui va régner sur la terre. Mais, en attendant, comme ce monde est plongé dans les ténèbres, le Seigneur a besoin de chandeliers qui soient pleins d’huile, qui soient allumés et qui brillent. Ce sont les Eglises, l’Eglise du Seigneur qui est le chandelier, la lumière du monde. Et il va s’adresser à ses disciples en leur disant :

Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; (15) et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. L’Eglise de Jésus doit être aussi la lumière du monde. On ne la met pas sous un boisseau. On la met sur un lieu élevé, pour qu’elle puisse attirer au Seigneur ceux qui sont perdus. Un phare, c’est son utilité. Il montre les rochers. Il guide vers le bon port. L’Eglise, c’est cela, aux yeux du Seigneur, la lumière du monde qui attire les perdus au Seigneur, puisque c’est la lumière de Jésus qui brille en elle. Alors, dans toute la Parole du Seigneur, le mot Eglise, ecclesia, est utilisé aussi bien pour désigner l’Eglise, corps de Christ universel, que les Eglises locales. On en déduit que, dans l’esprit du Seigneur, il n’y a pas de séparation organique entre les Eglises locales et l’Eglise universelle. Aux yeux de Dieu, il y a un seul troupeau, dans la terre entière, qui est le corps de tous les enfants de Dieu qui ont fait vraiment une nouvelle naissance en Christ. Tous ceux-là forment l’Eglise universelle de Jésus, un seul corps uni. La véritable Eglise de Jésus n’est pas divisée, aux yeux du Seigneur. C’est les hommes qui l’ont divisée. Mais, aux yeux du Seigneur qui connaît les siens, tout le corps de Christ, qui forme l’Eglise universelle, forme un seul corps. Si quelqu’un est né de nouveau, quelle que soit son étiquette, il fait partie de l’Eglise universelle de Jésus. On verra ensuite, dans le Nouveau Testament, que ce corps universel de Jésus est réparti en groupes et en assemblées, en Eglises locales. Dans le lieu où nous sommes, le Seigneur met ensemble des brebis pour former une cellule du corps de Christ. Alors, en ce qui concerne l’Eglise, corps de Christ, c’est peut-être plus facile à comprendre que le fonctionnement de l’Eglise locale, puisque, sur le plan de l’Eglise locale, il y a eu tellement de pratiques qui divergent de la Parole de Dieu. Donc, dans la pensée du Seigneur, il n’y a aucune place pour la moindre dénomination, la moindre Eglise organisée de manière dénominationnelle, comme les hommes l’ont fait. Au début, il n’en était absolument pas question. Quand on posait la question à un disciple de Jésus : « Qui es-tu ? », il répondait : « Je suis chrétien, disciple de Jésus ». Il ne disait pas : « Je suis pentecôtiste, protestant, réformé ou non, évangélique ou catholique… ». Il n’y a qu’une seule Eglise, toujours et partout, c’est le corps de Christ et ceux qui appartiennent, nés de nouveau, à ce corps. Donc, tout ce qui est dénomination a été introduit après par les hommes. Ce n’est pas dans la pensée du Seigneur. Alors, je ne suis pas là pour tirer à boulet rouge sur les dénominations, pour les mettre toutes par terre, mais je dis simplement que ce n’est pas dans la Parole du Seigneur. Ce n’est pas le modèle du Seigneur. Tirez-en les conséquences. Si vous êtes membres d’une dénomination avec votre carte de membre, ce n’est pas dans la pensée du seigneur, ce n’est pas biblique, ni tous ces conseils d’administration et ces organisations humaines. Alors, si ce n’est ni nécessaire, ni utile, qu’est-ce qu’on en fait ?

J’ai chercher un temps dans une dénomination et aujourd’hui je peux dire « je suis chez vous, mais vous ne ferez jamais de moi, ni un pentecôtiste, ni un évangélique de telle étiquette ou de telle dénomination. Et je suis là, parce que Dieu m’y a placé, pour le moment. J’y suis et j’y reste tant qu’il me dit d’y rester. Mais je suis votre frère et vous êtes mes frères et mes soeurs., et nous fonctionnons ensemble comme un corps de Christ qui doit être uni, mais moi, je ne veux pas appartenir ni travailler pour une dénomination. Je veux travailler pour le Seigneur Jésus et pour son Eglise, pour l’édification de son Eglise, pour sauver des âmes et les amener au Seigneur. C’est lui le chef de son Eglise, c’est lui qui la dirige. Et, si nous regardons de près tous les réveils, tous ont capoté, à partir du moment où les hommes ont commencé à organiser ce que le Seigneur avait fait, que ce soit le réveil d’Azuza Street, le début de la Pentecôte en Californie, que ce soit le réveil du pays de Galles ou les autres réveils plus récents. Dès que l’Esprit du Seigneur a commencé à être mis de côté par les hommes qui trouvaient qu’il fallait quand même organiser un peu cette foule qui arrivait, pas selon des principes bibliques, mais selon leurs propres pensées, le réveil s’est éteint. Il restait l’apparence, quelque chose qui avait une belle apparence, mais la vie, la présence du Seigneur était partie. Donc, c’est important de comprendre ce que le Seigneur veut faire et comment il veut travailler. Remarquons qu’il y a une telle habitude de penser selon certains schémas établis : nous allons dans un bâtiment, à certaines heures précises, pour tels types de réunions. Et puis, tant que le pasteur n’est pas là, nous ne faisons rien. On attend tranquillement, et, quand il est là, ça commence, au lieu de regarder au Seigneur Jésus et de commencer à le louer et à prier. Alors, si nous regardons comment les réveils se font, c’est dans la complète désorganisation humaine, mais dans l’ordre du Seigneur et du Saint-Esprit. Quand le Saint-Esprit dirige, c’est merveilleux de voir comment tout coule et se présente dans l’ordre du Seigneur, quand on le laisse vraiment diriger. C’est quelque chose qui n’est pas facile à faire d’abandonner tout désir de diriger personnellement, ce qui ne veut pas dire laisser faire n’importe quoi, mais discerner ce qui est en train de se faire et laisser vraiment le Saint-Esprit agir et n’intervenir que s’il y a quelque chose qui commence à dérailler, mais avec l’Esprit du Seigneur. Pour le Seigneur, il n’y a qu’un seul troupeau, un seul berger qui est Jésus-Christ. C’est ce berger-là qui dit à chacun ce qu’il a à faire, qui délègue son autorité comme il l’entend, dans la liberté des enfants du Seigneur, soumis au Seigneur. Sur le plan de la terre entière, aujourd’hui , où nous sommes dans la fin des temps, où le retour du Seigneur est proche, on voit l’Esprit du Seigneur travailler en profondeur ses brebis pour les faire revenir au modèle de sa Parole. Donc, nous avons sous les yeux, actuellement, deux femmes spirituelles qui sont en train de grandir et de s’édifier : -l’épouse, corps de Christ, la véritable Eglise, qui est en train de se préparer au retour du Seigneur et qui s’édifie dans la vérité, par la direction du Saint-Esprit -la grande prostituée qui est en train de s’organiser, c’est-à-dire le grand rassemblement humain de toutes les fausses Eglises qui se sont écartées de la Parole et qui seront directement contrôlées par Satan, dans la fin des temps Les deux corps sont en train de s’organiser sous nos yeux. La grande prostituée s’organise de manière visible. L’épouse, corps de Christ, s’organise de manière invisible et sous la direction du Saint-Esprit. Dans Apocalypse 19, 7, c’est aussi le contexte de la fin des temps : Réjouissons-nous et soyons

dans l’allégresse, et donnons-lui gloire ; car les noces de l’agneau sont venues, et son épouse s’est préparée, (8) et il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur. Car

le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints. Donc, cette épouse de Jésus-Christ est en train de se préparer aux noces de l’agneau en se revêtant d’un vêtement de justice et de vérité, parce qu’elle connaît le Seigneur dans son cœur et qu’elle lui obéit de tout cœur. Et l’Esprit de vérité agit dans cette épouse pour la rendre digne de se présenter devant l’agneau qui arrive. L’agneau, l’époux veut enlever : cette Eglise glorieuse, sans tâche, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. C’est par sa puissance qu’il va le faire dans le cœur de ceux qui désirent lui obéir de tout leur cœur et qui sont prêts à tout sacrifier pour cela. Cette épouse-là se prépare en ce moment. Est-ce que nous en faisons partie ? nous nous préparons à la venue du Seigneur en recevant la vérité et en la mettant en pratique. Il y a une grande différence entre l’Eglise et l’épouse, enfin pas aux yeux du Seigneur, mais dans ce monde. posons la question suivante : « quelle différence y a-t-il entre l’Eglise et l’épouse ? » réponse : Attention ! Du point de vue du Seigneur, il n’y en a pas, parce que, pour le Seigneur, l’épouse, c’est l’Eglise. Son Eglise à lui n’est constituée que de ceux qui forment son épouse, c’est-à-dire qui ont vraiment donné leur cœur au Seigneur, qui lui obéissent de tout leur cœur et qui se préparent. Celle-là forme son Eglise bien aimée qui est la même chose que son épouse. C’est celle-là qui va être enlevée et elle seule. Alors que, dans le langage courant dans le monde, quand on parle de l’Eglise, on parle de

l’ensemble de ceux qui suivent Jésus comme leur maître ou qui se disent chrétiens. Mais, quand nous regardons l’Eglise visible de Jésus sur la terre, elle est loin d’être la même que l’épouse de Jésus- Christ, parce qu’il y a dedans tous les faux chrétiens, tous les faux prophètes, les faux bergers et leurs suivants, tous ceux qui font simplement profession de suivre Jésus ou d’être chrétien, mais sans avoir reçu la justice et la sainteté du Seigneur. Cette Eglise-là n’est pas l’Eglise du Seigneur et elle ne sera pas enlevée. Il va y avoir des cris et des pleurs épouvantables, le jour de l’enlèvement, pour tous ceux qui n’auront pas été jugés dignes d’être enlevés, parce qu’il leur a été donné de se préparer. Quand ils vont voir l’épouse de Jésus partie, quand ils vont se retrouver devant l’antichrist et Satan prenant possession de toute la terre, ils vont hurler en disant : « Seigneur, reviens me chercher. Je me repens maintenant, je veux te suivre maintenant ». C’est épouvantable, quand j’y pense, ces millions de chrétiens qui croyaient bien faire en servant leur Seigneur, qui n’étaient pas dans la vérité et qui n’ont pas accepté la vérité, quand elle leur était donnée, parce que le problème se pose au moment où, quand on reçoit la vérité, on la rejette et on s’arrange pour l’évacuer d’une façon ou d’une autre, d’une manière qui s’appuie sur la Bible, autant que possible. Mais c’est du mensonge organisé. L’épouse qui va être enlevée, c’est une épouse qui est en règle avec le Seigneur, qui a laissé le Saint-Esprit la convaincre de ses péchés et qui les a abandonnés devant le Seigneur. Cette épouse, ce n’est pas forcément une épouse qui va être amenée à manifester complètement la perfection de Jésus au sens absolu du terme, mais c’est une épouse qui, dans son cœur, aura reçu toute la vérité qui lui a été présentée, qui l’aura immédiatement gardée dans son cœur, en abandonnant tous les péchés que le Seigneur lui a montrés. Voilà celle qui est prête. Dés que le Seigneur nous montre quelque chose en disant : « Est-ce que tu es prêt à faire ce que je te demande là ? », si nous ne répondons pas, nous ne serons pas enlevé. Dans son amour, il nous le montre pour que

nous puissions grandir en lui. Mais si nous laissons de côté sa parole, par rébellion, nous allons attrister le cœur du Seigneur.

Ce n’est pas pour cela qu’il va nous rejeter. Mais il va insister doucement à la porte de nos cœurs, pour que nous ouvrons de plus en plus nos cœurs à toute la vérité. Et l’autre, dans Apocalypse 17 Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes vint, et il m’adressa la parole, en disant : Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée qui est assise sur les grandes eaux. (2) C’est avec elle que les rois de la terre se sont livrés à l’impudicité, et c’est du vin de son impudicité que les habitants de la terre se sont enivrés. (3) Et il me transporta en esprit dans un désert. Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes. Rappelez-vous que, pour le Seigneur, la véritable impudicité, c’est l’abandon de la vérité qui entraîne, après, l’impureté sous toutes ses formes. Il dit, un peu plus loin : C’est ici l’intelligence qui a de la sagesse. Les sept têtes sont sept montagnes, sur lesquelles la femme est assise. Et la femme que tu as vue, c’est la grande ville qui a la royauté sur les rois de la terre. A l’époque où Jean parlait, c’était Rome, l’empire romain qui avait la royauté sur les rois de la terre. Donc, il indique clairement que l’Eglise prostituée aura son siège à Rome, la ville aux sept montagnes, et c’est de là qu’elle dominera la terre entière. C’est avec elle que les rois de la terre se livrent à l’impudicité. Alors, ce n’est pas une charge contre l’Eglise catholique que je suis en train de faire. Moi, ancien catholique, j’ai un fardeau pour les catholiques, parce que je sais qu’il y a beaucoup d’âmes sincères qui veulent servir le Seigneur, mais qui ne sont pas dans la vérité, parce qu’ils ne respectent pas la Parole du Seigneur. Et la grande Eglise apostate, prostituée, ne sera pas l’Eglise catholique romaine, ce sera l’ensemble des Eglises de la terre qui sont maintenant en train de fusionner par un faux œcuménisme, sous la direction d’un chef spirituel, et cette Eglise aura son siège à Rome. Ne nous y trompons pas. Toutes les âmes sincères qui sont dans ces Eglises, catholiques, protestantes et autres, qui sont en train de se fédérer par un faux œcuménisme en dehors de la vérité de la Parole, avec un faux amour (le véritable amour respecte la vérité), sont actuellement profondément travaillées par le Saint-Esprit, pour revenir à la Parole du Seigneur, pour ouvrir les yeux sur la vérité et pour sortir de Babylone, tant qu’il est temps, sachant que Babylone est l’ensemble des Eglises apostate. Savez-vous que, sur le plan de la doctrine chrétienne, il y a des Eglises protestantes qui sont bien plus loin dans l’erreur que l’Eglise catholique romaine ? Donc, il ne s’agit pas de faire le procès de telle ou telle Eglise. Il s’agit de dire : es-tu dans la vérité, la connais-tu, la pratiques-tu ? Et c’est intéressant de voir que, clairement, l’apôtre Jean explique que cette prostituée aura son siège à Rome, la grande ville qui domine la terre et qui est une ville aux sept collines. C’est pour nous nous montrer ce qui se passe sous nos yeux, le soin que nous devons avoir, en tant qu’enfants du Seigneur, membres de son Eglise, à voir où nous mettons les pieds Si le Seigneur nous appelle à aller prêcher dans une église catholique, nous irons sans aucun problème. Ils nous m’inviteront peut-être pas deux fois, mais nous irons leur parler de l’amour de Jésus et de la vérité. Si nous sommes invité dans une église protestante, nous irons , si le Seigneur nous ‘y envoie. Nous irons même parler à des bouddhistes, à des musulmans, à des témoins de Jéhovah, de Jésus et de la vérité, mais pas pour participer à ce qu’ils font, si c’est de l’erreur. Donc, nous devons soigneusement comparer, si nous sommes membre du corps de Christ, les

doctrines qui nous sont enseignées à la vérité de la Parole. Et nous ne devons pas dépendre d’un intermédiaire, d’un homme pour nous dicter quelle va être la vérité du Seigneur. A savoir qu’il faut ce rendre compte que beaucoup « de ces âmes » n’osaient même pas s’approcher elles-mêmes de la Bible, parce qu’on leur disait qu’elles avaient besoin d’un prêtre ou d’un évêque pour leur expliquer le sens de la Parole et que, si elles le faisaient seules, c’était extrêmement dangereux et qu’elles risquaient de s’écarter de la vérité. C’est comme cela qu’il y a la main mise sur le troupeau. Les serviteurs du Seigneur ne sont pas là pour servir d’intermédiaire entre la pensée du Seigneur et ses brebis. Ils sont là pour expliquer la Parole du Seigneur ou exercer leur ministère en incitant les brebis à se mettre directement en contact avec Dieu pour recevoir, de l’Esprit qu’elles ont en elles et de la Parole qu’elles tiennent dans leurs mains, une confirmation directe. C’est Jésus qui dirige son Eglise par son Esprit. Le seul intermédiaire entre Dieu et les hommes, c’est Jésus-Christ. Pour l’Eglise locale, je suis convaincu que, dans la pensée du Seigneur, l’Eglise locale est le rassemblement des enfants de Dieu qui vivent dans une certaine localité. Je vais vous le montrer par la Parole du Seigneur, parce que c’est important, dans les conséquences pratiques que ça a pour nous. Il s’agit de voir ce que le Seigneur souhaiterait faire, dans l’idéal des choses. Dans la pratique, il peut y avoir des circonstances particulières ou spéciales qui font que, pendant un temps, on peut être amené à faire autre chose, mais il ne faut jamais perdre de vue l’objectif du Seigneur. Alors, regardez, par exemple, dans Actes 11 : Il y avait dans l’Eglise (au singulier) d’Antioche des prophètes et des docteurs : Barnabas, Siméon appelé Niger, Lucius de Cyrène, Manahen, qui avait été élevé avec Hérode le tétrarque, et Saul. (26) et l’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Pendant toute une année ils réunirent aux assemblées (au

pluriel) de l’Eglise (au singulier), et ils enseignèrent beaucoup de personnes. Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens. Antioche était une des plus grandes villes de l’époque et la plus grande communauté chrétienne de l’époque. Au 3ème siècle, à l’époque de Jean Chrisostome qui était d’Antioche, il y avait à peu près 200 000 habitants et 100 000 étaient chrétiens. Ils formaient l’Eglise d’Antioche et étaient répartis en assemblées, parce qu’ils étaient tellement nombreux qu’ils ne pouvaient pas, évidemment, se réunir pour prier au même endroit. Ils formaient une multitude de petits groupes qui, ensemble, formaient l’Eglise d’Antioche. Il y avait dans l’Eglise (au singulier) d’Antioche des prophètes et des docteurs : Barnabas, Siméon appelé Niger, Lucius de Cyrène, Manahen, qui avait été élevé avec Hérode le tétrarque, et Saul. Il n’y avait pas un pasteur de l’Eglise d’Antioche. Il y avait des prophètes et des docteurs qui servaient ensemble le Seigneur. On va prendre un exemple, dans Romains 16, parce ce qui nous intéresse, c’est de savoir si des chrétiens qui habitent n’importe où peuvent se réunir dans une localité ou si ce sont les chrétiens qui habitent la localité. Je vous recommande Phoebe, notre sœur, qui est diaconesse de l’Eglise de Cenchrées, Cenchrées était le port oriental de Corinthe. Le mot « Eglise » est au singulier. Il y a une seule Eglise à Cenchrées. à l’Eglise de Dieu qui est à Corinthe, A Corinthe aussi, ils étaient très nombreux. Ils ne pouvaient pas être tous dans le même bâtiment, puisqu’il n’y en avait pas qui était réservé à l’Eglise. Ils étaient tous répartis dans de petits groupes, dans toute la ville. Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, à l’Eglise de Dieu qui est à

Corinthe, et à tous les saints qui sont dans toute l’Achaïe : L’Achaïe était la province dont Corinthe était la capitale. Donc, il ne parle pas de l’Eglise de l’Achaïe,

il parle de l’Eglise de Corinthe et de tous les saints qui sont dispersés dans l’Achaïe. Il n’est jamais fait mention, dans la Bible, de l’Eglise d’une région ou d’un pays. Il est fait mention soit de l’Eglise universelle, soit de l’Eglise de la localité. L’Eglise de France, ça n’existe pas, pour le Seigneur. C’est toujours l’Eglise de telle ville, tel village, tel endroit. On verra pourquoi le Seigneur l’a ainsi mit dans sa Parole. Il a des raisons précises. Elles sont vraiment très importantes, parce que l’homme a complètement déformé ce que le Seigneur voulait faire au départ. Lorsque cette lettre aura été lue chez vous, faites en sorte qu’elle soit aussi lue dans l’Eglise des Laodicéens, et que vous lisiez à votre tour celle qui vous arrivera de Laodicée. Là, c’est un peu plus précis, parce que, si on dit l’Eglise de ceux qui sont à Corinthe, on pourrait dire que ça concerne aussi tous ceux qui étaient des villes des alentours et qui venaient, comme ça se fait chez nous, dans la ville principale, pour se réunir dans telle Eglise de leur choix. Donc, préparez-nous à des changements, bien aimés, mais conduits par le Seigneur, parce qu’il faut la sagesse du Saint-Esprit et ne pas casser les choses. Si nous nous orientons là où le Seigneur veut nous orienter, ça ira mieux pour nous. On a tant de siècles de tradition humaine que, pour remuer cela, il faut le bulldozer de l’action du Saint-Esprit et la bonne disposition du cœur des enfants de Dieu.

Quand il dit, dans Colossiens 4, 16, « l’Eglise des Laodicéens », c’est comme s’il disait l’Eglise des chassagnés. Si vous dites « l’Eglise des chassagnés, c’est clair que c’est l’Eglise des gens qui habitent à chassagne Alors, il ne faut pas être, aussi, étroit d’esprit._ Si, à côté de la grande ville de Laodicée, se trouve un petit village avec 1 chrétien, il ne faut pas lui dire qu’il n’a pas le droit de venir à Laodicée, parce qu’il est l’Eglise de ce village à lui seul. Il faut voir comment le Seigneur va nous guider.. Et, si le Seigneur lui dit : « Maintenant, tu vas évangéliser ton village et créer un groupe, parce que tu auras amené des âmes au Seigneur », il va après, lui dire peut-être : « Tu vas déplacer, maintenant, ce groupe à un endroit qui est plus favorable pour les gens du bout du village ». Donc, soyons souples, mais le principe est clair et net. : une localité, une Eglise. Si la localité est petite, ça fait une Eglise complète pour cette localité. Si c’est une grande ville, comme Antioche, elle va se diviser en petites assemblées, en petits groupes qui vont être dispersés, non pas en fonction de leurs doctrines, de leurs étiquettes humaines ou de leurs affinités, mais uniquement en raison de leur proximité géographique. C’est ainsi que l’on voit des Eglises de noirs, de gitans, d’espagnols, de juifs convertis. Ce n’est pas la pensée du Seigneur.

Paul, et Sylvain, et Timothée, à l’Eglise des Thessaloniciens, qui est en Dieu le Père et en Jésus-Christ le Seigneur : que la grâce et la paix vous soient données. Alors, en ce qui concerne les régions, je fais exprès de mettre le doigt dessus, parce que je vais vous expliquer après pourquoi Dieu l’a voulu ainsi. Ce n’est pas un caprice divin. C’est parce qu’il y a une profonde sagesse de Dieu dans cette vérité. Et vous verrez, dans les temps de persécution, si les chrétiens ne vont pas être amenés à se regrouper par proximité géographique et non par affinité doctrinale ou personnelle. Pour ce qui concerne la collecte en faveur des saints, agissez, vous aussi, comme je l’ai ordonné aux Eglises de la Galatie. Il ne dit pas à l’Eglise de Galatie. La Galatie, c’est une province entière, Toutes les villes de Galatie avaient leurs Eglises dans la localité. Nous vous faisons connaître, frères, la grâce de Dieu qui s’est

manifestée dans les Eglises de la Macédoine. La Macédoine était une province. Or, j’étais inconnu de visage aux églises de Judée qui sont en Christ ; Car vous, frères, vous êtes devenus les imitateurs des Eglises de Dieu qui sont en Jésus-Christ dans la Judée, parce que vous aussi, vous avez souffert de la part de vos propres compatriotes les mêmes maux qu’elles ont souffert de la part des Juifs. Donc, dès que vous avez une région ou un pays, il n’y a plus d’Eglise unique. Il y a des Eglises par localités. Dans la ville de Jérusalem, vous vous rappelez que, au début des Actes des Apôtres, à la première prédication de Pierre, il est marqué : Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ trois mille âmes. Et ensuite, deux chapitres plus loin : Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, et le nombre des hommes s’éleva à environ 5 000. 5 000 hommes, si on compte les femmes et les enfants, ça devait faire au moins 20 000 personnes. Donc, déjà, quelques jours après la Pentecôte, l’Eglise de Jérusalem comprenait 15 à 20 000 personnes. Quel réveil ! Et on va voir comment elle s’est organisée : 15 000 personnes à organiser en Eglise Si le Seigneur a voulu que l’Eglise locale soit le rassemblement total de tous les vrais enfants de Dieu, nés de nouveau, qui habitent une localité, c’est qu’il y a des raisons précises. Le Seigneur est sage, parfait et saint. Quand il donne un modèle, dans sa Parole, c’est qu’il a vraiment un plan de bénédictions pour nous, dans ce modèle-là. Si, aujourd’hui, les chrétiens se sont groupés par dénominations ou par groupes, en général, c’est soit pour une raison de doctrines, soit pour une raison d’affinité personnelle. . Parce qu’on trouve que la doctrine est un peu meilleure, un peu plus complète là qu’à côté, on va se mettre plutôt dans cette Eglise, et, quand on va déménager, on va plutôt aller dans la même dénomination, même s’il faut faire 50 kilomètres pour y aller. C’est complètement anti biblique, alors que Dieu, dans sa sagesse, a voulu que ce soit les enfants de Dieu nés de nouveau dans une localité qui se réunissent ensemble, quelle que soit la situation où ils se trouvent sur le plan doctrinal, et quelle que soit leur préférence personnelle pour un tel ou un tel. Dieu dit : « Tu mets ça de côté. J’ai placé, à côté de toi, un frère, une sœur. C’est avec ceux-là que je te demande de te réunir, de prier. Il n’y a plus de distinction de race, de caste, de catégorie sociale, de métier, de doctrine. La seule chose qui t’intéresse, c’est que quelqu’un soit né de nouveau ou pas. Est-ce que tu as constaté que ce frère ou cette sœur était passé par l’expérience de la nouvelle naissance ? S’il habite à côté de toi, la volonté du Seigneur, c’est que vous puissiez vous réunir pour faire les quatre choses que le seigneur nous demande de faire ensemble : Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières. Et la communion fraternelle est quelque chose qui peut se faire durant toute la journée. Est-ce que vous pouvez avoir une réelle communion fraternelle avec un frère qui habite à 10, 15 ou 20 kilomètres, qui n’est pas à portée de main ou de pied ? Pensez-vous vraiment que c’est dans une Eglise où vous voyez 1 ou 2 fois par semaine, que vous pouvez avoir une réelle communion fraternelle ? Mais, si nous sommes à quelques mètres les uns des autres et que nous sommes là, comme dans ce village, à quelques encablures à pied, on peut constamment répondre à un besoin, aller exhorter quelqu’un, à pied ou à vélo. On n’a pas besoin de voiture, dans le service du Seigneur, pour la communion fraternelle. Une Eglise où il faut faire 40 kilomètres de voiture pour aller voir son frère ou

sa sœur, ce n’est pas l’Eglise du Dieu vivant : c’est une caricature. Donc, le seigneur veut que ce soit ceux qui sont à côté de nous qui soient dans la communion

fraternelle L’Eglise, c’est une famille. Et, dans la famille, tout le monde habite au même endroit. Regardez comment était organisée l’Eglise, au début : Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. (45) Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun. (46) Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur. Ils ne pouvaient pas faire cela, s’ils étaient à des dizaines de kilomètres les uns des autres. Ils se voyaient constamment. On a besoin de ça dans le corps de Christ. On a besoin de se voir pour s’encourager, pour s’exhorter, pour prier l’un pour l’autre. S’il y en a un qui est « en bas », il va être relevé par son frère qui est « en haut ». Si on habite dans des villes qui sont à des kilomètres de distance, on va se voir pendant la réunion, on va se faire trois belles bises, on va se dire : « Mon frère, ma sœur, je t’aime ». Et on ne se voit plus le reste de la semaine, à moins que tu cries au secours et que je vienne parce qu’il y a un problème sérieux. Ils persévéraient dans les prières. Je remarque, dans des temps de réveil, les chrétiens se voient tous les jours, prient tous les jours ensemble. Ils prennent le pain et le vin tous les jours. Ils écoutent la Parole de Dieu tous les jours. Je ne dis pas que c’est quelque chose qu’il faut faire comme ça. Ce n’est pas une obligation. Mais ils étaient poussés par le Saint-Esprit à le faire et ils pouvaient le faire, parce qu’ils étaient tous les uns à côté des autres. il ne s’agit pas d’entrer dans des systèmes communautaires qui sont une caricature de la vie telle que le Seigneur voudrait. La communauté ne peut être faite que par ceux qui désirent le faire et qui sont conduits pour le faire. En tout cas, ils avaient vraiment l’esprit communautaire. Il n’y avait rien qui leur appartenait, même s’ils habitaient leur maison. c’était Dieu qui le leur avait donné pour en jouir et en faire jouir leur frère et leur sœur, mais ce n’était pas à eux. Rien ne leur appartenait. Tu peux dire oui, mais es-tu prêt à donner ta maison à ton frère ou ta sœur qui n’en ont pas ? Et si Jésus te dit : « Vends tout ce que tu as et donne-le aux pauvres », es-tu prêt à la faire aussitôt ? à te retrouver financièrement comme un ver ? Jésus n’a-t-il pas dit : « Ne refuses pas à celui qui vient te demander » : je vous le dis, même s’il ne se lève pas pour les lui donner (les pains) , parce qu’il est son ami, il se lèvera à cause de son importunité et lui donnera tout ce dont il a besoin. C’est là que certains disent : « Oui, mais il faut être sage, il ne faut pas faire n’importe quoi ». C’est comme ce missionnaire qui était en Afrique, dans un village. Il avait amené des casseroles, des appareils. Tous ceux qui étaient là voyaient cela avec intérêt. Ils ont commencé à dire : « Tu ne pourrais pas nous donner une casserole ? » Et il avait cette parole du Seigneur : « Ne refuses pas à celui

qui vient te demander ». Et il a donné Et quand ils ont vu qu’il donnait facilement, ils sont revenus demander. Puis, finalement, il n’a eu plus rien du tout ; Et c’est comme cela qu’il a gagné les cœurs des gens du village, qu’ils ont vu que l’Evangile, c’était vraiment quelque chose de sérieux C’est une histoire vraie. Et Dieu veille pour pourvoir. On ne va jamais manquer ni de nourriture ni de vêtement : Ne vous inquiétez donc pas, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? que boirons-nous ? de quoi serons-nous vêtus ? (32) Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. (33) Cherchez premièrement son royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus.

. Il voudrait mettre tous les personnes du mêmes village ou ville qui ont vraiment fait une expérience avec Jésus ensemble, au même endroit, pour qu’ils puissent chercher ensemble le Seigneur. On va chercher la vérité ensemble dans sa Parole et on va laisser le Saint-Esprit nous diriger. Est-ce que vous croyez honnêtement que les 20 000 juifs de Jérusalem qui venaient de se convertir étaient tous arrivés à la perfection, dès leur conversion ? On voit bien, après, qu’il y avait des problèmes. Et tous les Corinthiens qui étaient remplis de défauts, de problèmes, ils étaient tous réunis ensemble. Ils ne faisaient pas toujours ce qui était convenable de faire devant Dieu, mais ils avaient conscience d’appartenir à un seul troupeau avec un seul berger. Prions : « Seigneur, je veux te prier de continuer à travailler nos cœurs pour nous montrer quelle est ta pensée et pour que nous puissions vraiment te chercher dans la vérité, pour comprendre ce que tu désires ardemment faire, si nous te laissons faire, alors que nous avons tellement déformé ta Parole par nos pratiques, nos constructions humaines, que ça n’a plus rien à voir avec ce que tu as prévu. Je sais que ton cœur en souffre et que tu ne peux pas vraiment faire ce que tu désirerais faire. Mais, Seigneur, je te prie de mettre ta main sur nous, et que, par ton Esprit, tu nous parles et surtout que tu nous diriges, dans ta sagesse, pour savoir quoi faire, parce que, quand nous avons compris, tu vas nécessairement nous diriger par ton Esprit, sans qu’il y ait de souffrance, de casse. Seigneur, je te prie que tu nous conduises et que tu nous aides à aller jusqu’au bout, parce que je sais que c’est un combat. Que ta bénédiction soit sur tes enfants, Père. Que vraiment ta gloire se manifeste au milieu des tiens et que nous puissions vraiment te glorifier pour ce que tu accomplis au milieu de tes enfants. Au nom de Jésus, je t’en remercie, mon Père. Amen ». Si j’ai la nourriture et le vêtement, je suis content. Vous ne croyez pas qu’on est un peu loin du modèle biblique ? Donc, ce n’est pas pour des questions d’affinité personnelle, parce que, naturellement, on va aller se réunir avec ceux avec qui on se sent bien. Mais, si Dieu a placé à côté de toi un frère ou une sœur qui a très mauvais caractère, qui n’est pas encore crucifié ni sanctifié, qui est quand même un véritable enfant de Dieu, et que tu préfères aller vers un tel qui t’en fait moins voir, mais qui habite à 10 kilomètres, alors ton frère ou ta sœur qui est à côté se réunira avec qui il veut, mais pas avec toi. C’est cela les Eglises par affinité ou les Eglises haut de gamme ou les Eglises bas de gamme où ne vont que des exclus et des prostituées. Ouvrons les yeux pour voir ce qui se passe autour de nous. Parce que ceux-là parlent en langues, ils forment le clan des parleurs en langues. Parce que ceux-là prennent la cène de telle manière, il faut que personne ne vienne souiller la cène. Alors, on se réunit avec personne d’autre que nous, parce qu’on a la même compréhension de la Parole. Jésus ne veut pas cela

l’Eglise selon le modèle de la Parole du Seigneur est un sujet très vaste qui touche à ce que le Seigneur a prévu, quand il est venu sur terre, pour se faire un peuple qui lui appartienne. Nous savons que, quand nous serons tous là-haut dans le ciel, nous serons dans la perfection. Il n’y aura plus de pleurs, de larmes. Le Seigneur essuiera toutes les imperfections, les péchés. Mais, tant que nous sommes sur cette terre, le Seigneur travaille par son Esprit et par sa Parole pour nous rapprocher constamment de ce qu’il a prévu dans son cœur. Il nous a laissé sa Parole et il nous laisse la responsabilité de plonger dans sa Parole, de demander l’aide de son Esprit pour dire : « Seigneur, tu as un modèle pour ton Eglise, tu l’aimes tellement que tu l’as rachetée par ton sang ». Donc le Seigneur ne se

désintéresse pas du tout de la manière dont l’Eglise fonctionne. Au contraire, c’est un souci permanent pour lui, surtout dans ces temps de la fin où il y a tant de choses qui ne vont pas comme le Seigneur le voudrait. Mais les brebis du Seigneur entendront sa voix. C’est une promesse que, constamment, nous pouvons garder dans notre cœur, même si, de temps en temps, nous faisons des faux-pas. Si nous sommes vraiment une brebis du Seigneur, le Saint-Esprit va nous parler, va nous ramener dans la vérité, parce que c’est son œuvre dans nos cœurs.

Matthieu 11. C’est le Seigneur qui parle. Il parle à tous : Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Ca ne vous arrive jamais d’être fatigué et chargé ? Fatigué de voir ce qui se passe dans ce monde, fatigué de voir le péché grandir, fatigué de voir l’état de l’Eglise ? Nous avons la solution qui nous est donnée par le Seigneur. Il dit : « Venez à moi ». Il ne dit pas : « Venez à un groupe, une Eglise, une dénomination, une personne », mais : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos ». Le repos de Jésus est un repos du cœur. Et au milieu de la tempête, il peut être là et nous donner un parfait repos en lui. Donc, tout le travail du Seigneur Jésus dans l’Eglise, c’est de nous appeler à nous approcher constamment et toujours plus de lui, pour qu’il nous donne ce repos céleste qui peut remplir nos cœurs et qui peut nous remplir de la vie de Jésus pour continuer à travailler dans ce monde de ténèbres. On a besoin du repos de Jésus, d’un cœur en paix. Combien de fois le Seigneur a dit à ses disciples : Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Quiconque s’est approché du Seigneur Jésus n’a pu manquer de remarquer combien il était doux et humble. L’humilité va toujours avec la douceur. Le cœur du Seigneur Jésus est rempli de fermeté et de force, mais aussi de douceur et d’humilité. Et il veut nous donner cette douceur et cette humilité. Et vous remarquez comment il le dit : « Recevez mes instructions ». Ça veut dire : « Recevez mon enseignement ». Si nous retournons à la Parole du Seigneur, enseignée par le Seigneur Jésus, avec l’aide de son Esprit, nous allons pénétrer plus loin dans le cœur de Jésus. Il va remettre les choses en place. Quand il parle de l’Eglise, il parle de choses qu’il voudrait faire dans l’Eglise et un modèle qu’il nous a donné pour que justement la présence de Jésus soit plus grande. Le Seigneur n’a pas donné un modèle pour l’Eglise, simplement pour voir les choses bien marcher. Il a donné un modèle pour l’Eglise pour que nous recevions de lui son caractère et sa nature. Donc, quand l’Eglise est en dehors du plan du Seigneur, le Seigneur se retire, il ne dirige pas les choses. S’il ne dirige pas, on a du mal à recevoir ses instructions, à être dans la paix. On peut être dans la paix, quand le Seigneur règne vraiment et quand il dirige toutes choses. Quand nous avons consacré nos cœurs et nos vies entièrement au Seigneur, pour faire sa volonté, la paix du Seigneur rentre. Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos (30). Prenez mon

joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Quand le Seigneur parle d’une organisation de l’Eglise, d’un fonctionnement de l’Eglise, jamais il a l’idée de mettre un joug sur son peuple de mettre quelque chose de pesant. Toute organisation humaine est un joug pesant. Il y a des commandements ; il faut les respecter. Il y a une hiérarchie, une organisation. Il faut que tous les rouages soient à leur place. Dans l’organisation du Seigneur, ce n’est pas du tout

cela. C’est la vie du Seigneur qui coule et c’est lui qui fait son œuvre en nous. Si nous sommes à l’écoute de ses instructions, la vie du Saint-Esprit en nous va amener les choses à leur place et nous aurons le repos. cette pensée que, pour le Seigneur, son Eglise est simplement son troupeau de brebis qu’il a rachetées par son sang et à qui il a donné la nouvelle naissance, par la foi en lui. Sans nouvelle naissance, il n’y a rien de bon, il n’y a pas d’Eglise, il n’y a pas de participation à l’Eglise. Donc ce qui compte, au départ c’est : est-ce que tu es né de nouveau ? Une fois que tu es né de nouveau, tu rentres dans le corps de Christ, dans l’Eglise du Seigneur dont il est le chef et la tête. Cette Eglise est composée, sur la terre entière, de tous ceux qui ont donné leur cœur au Seigneur Jésus. Pour Jésus, il n’y a qu’un seul corps, un seul troupeau. Il n’est pas divisé en 36 dénominations. C’est sa prière avant de remonter au ciel et avant de passer par la croix ; Il a dit : afin que tous soient un Donc, dans le cœur du Seigneur Jésus, puisqu’il a réalisé son sacrifice pour tous, il veut que nous formions un seul troupeau, dirigé par un seul berger, lui-même. C’est l’Eglise universelle de Jésus. Elle est partout, dans la terre entière, dans toute race, toute nation, toute langue. On peut donc aller en Chine, au Japon ou ailleurs : partout où l’on trouvera un véritable enfant de Dieu, on est dans la famille du Seigneur. Mais, le Seigneur veut que ce troupeau vive une vie d’église là où il est, là où il habite, et le Seigneur a prévu dans sa Parole que le seul critère de rassemblement de ses enfants, c’est le critère de localité. On choisit ses amis, on ne choisit pas sa famille. On choisit la dénomination dans laquelle on voudrait bien entrer, parce qu’on est d’accord doctrinalement, mais on ne choisit pas les frères et sœurs qui habitent autour de nous. Ils sont placés par le Seigneur là où ils sont et ils sont à côté de nous. Il faut que cela soit clair dans nos pensées. Dans l’application du principe biblique, après, on se laisse guider par le Seigneur. Mais déjà, si l’on comprend que le Seigneur veut réunir les chrétiens qui habitent dans un même lieu, pour qu’ils vivent une église de famille, on a compris quelque chose de fondamental. Et c’est tout à fait à côté de ce qui se passe aujourd’hui. Aujourd’hui, on se réunit sur la base des doctrines, des affinités, on suit un homme ou une dénomination. Mais, le fait de se réunir simplement avec les frères et sœurs qui habitent autour de nous, c’est pratiquement perdu de vue. La seule chose qui compte, c’est : est-ce que ces frères et ces sœurs sont passés par une nouvelle naissance et est-ce qu’ils ont l’amour de la vérité ? Est-ce qu’ils préfèrent l’amour de la vérité, c’est-à-dire la Parole du Seigneur et lui-même à tout ce qu’on a pu leur enseigner comme doctrine dans leur église, leur mouvement ou leur dénomination, s’ils sortent de ces dénominations-là. Si c’est quelqu’un qui vient du paganisme et qui n’a jamais entendu parler de Jésus, c’est beaucoup plus simple. Donc le Seigneur veut réunir, dans une vie d’église familiale, des chrétiens qui habitent dans la même localité ou dans un coin donné à des distances humaines les uns des autres. Et on avait vu les raisons essentielles. C’étaient des raisons d’abord de vie d’église de famille :

Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières. Et, pour pouvoir le faire de manière convenable, comme le Seigneur le veut, il faut que nous ne soyons pas trop loin les uns des autres, que l’on puisse se voir facilement, répondre à un appel, aller voir, en 5 ou 10 minutes, à pied ou en vélo, un frère ou une sœur qui en a besoin, ou prier avec lui, nous voir, partager comme on le ferait dans une famille. On ne peut le faire que si on n’est pas très loin les uns des

autres. Et puis, aussi, pour une deuxième raison qui est importante : c’est le témoignage vis-à-vis de notre environnement. Combien de chrétiens qui habite dans une ville ou village

et vont à l’église de la ville voisine . Et, si je témoigne dans mon quartier, je ne sais pas où amener les gens, où les envoyer. Ils ne veulent pas faire 20 kilomètres. Et je suis coincé s’ils me demandent : « Pourquoi, toi qui habites ce village , tu ne vas pas dans un groupe de ce village ? Pourquoi tu prends la peine de faire 10 ou 20 kilomètres ? é. Et alors, on est coincé au niveau du témoignage, alors que, si nous vivons une vie d’église de quartier, de village ou de ville, et que cette vie est vivante, notre témoignage vis-à-vis des autres qui nous entourent peut immédiatement déboucher sur une invitation locale, sur quelque chose de suivi. Ils voient la vie de famille que nous pouvons vivre dans le Seigneur. Et c’est beaucoup plus efficace pour l’évangélisation. Je dirai que les 9 dixièmes de l’évangélisation se font par contact personnel. On peut faire une grande campagne, bien sûr, mais le plus efficace, c’est le contact personnel que l’on peut avoir avec des gens qui ne sont pas très loin. J’étais dans des assemblées où il y avait des réunions d’évangélisation une fois par semaine ; Mais, c’étaient toujours des chrétiens, les mêmes : jamais un inconverti qui se présentait. Alors le pasteur faisait un beau message d’évangélisation, mais c’était pour des chrétiens. Tandis que, dans un contact avec le voisin ou chez le boucher, le boulanger, on se revoit et on peut les amener au Seigneur plus facilement. On ne choisit pas ses frères et ses sœurs, et, dans l’église, aujourd’hui, les chrétiens se regroupent souvent par race, par classe sociale, par nation, par langue, par origine géographique ou autre ; Ce n’est pas du tout ce que le Seigneur voudrait. C’est comme cela que vous avez des églises de gitans, de juifs convertis, de vietnamiens en France, de darbistes ou de pentecôtistes, regroupés dans un coin par affinité personnelle, alors que le Seigneur veut que jeunes et vieux, noirs et blancs, anciens juifs, anciens païens forment la famille de Christ comme on sera au ciel. Et là, on peut vivre quelque chose de vraiment intéressant, parce que, en se frottant les uns aux autres, avec des gens que l’on n’a pas choisis, le Seigneur peut faire vraiment un travail profond dans nos vies. Si on a compris ce principe que le Seigneur a dans son cœur, à ce moment-là on peut dire : « Seigneur, dirige-moi par ton Esprit et ta sagesse, pour me trouver dans ton plan ». Une fois que l’on reçois la Parole de Dieu, c’est toujours pour être changé. Si je reçois la Parole en disant : « C’est formidable » et si l’on continue à vivre comme avant, cela ne va pas. On ne l’a pas vraiment écoutée avec le cœur. Mais on va demander au Seigneur qu’il nous guide par son Esprit. C’est toujours la vie du Seigneur, ce n’est pas un ensemble de règles : maintenant on va organiser l’église locale, le groupe de maison ou le groupe de quartier. On dit : « Seigneur, maintenant tu nous guides par ton Esprit. On laisse ta vie agir ». Alors, quelque chose qui est important aussi : c’est que les chrétiens du modèle de la Bible, du début, se réunissaient dans des maisons ; Alors, ils auraient pu faire autrement, parce qu’on l’a vu : à Jérusalem, 3 000 personnes se convertirent le jour de la Pentecôte. Quelques jours après, leur nombre s’élevait à 5 000 hommes. Donc, ça faisait entre 15 000 et 20 000 personnes en tout avec les femmes et les enfants. Ils auraient pu organiser de manière humaine, en se disant : « Quelle belle moisson ! Il va falloir des locaux, il va falloir organiser cela, et puis, on va réunir de l’argent suffisamment pour faire un grand bâtiment, une belle cathédrale, comme on en voit dans beaucoup de villes où l’on considère comme une grande bénédiction le fait de grossir continuellement les bâtiments. Dans tout le Nouveau

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Testament, vous ne voyez aucun souci pour la question de bâtiments. Ce n’est venu que 100, 200 ou 300 ans après, quand l’Esprit du Seigneur était parti. Quand les hommes veulent organiser quelque chose à leur manière, ils voient les choses en grand. Qu’est-ce que cela a, comme importance vis-à-vis des hommes, un petit groupe de maison de 20 à 30 personnes, devant le monde ? C’est ridicule. Cela ne frappe pas le regard. Ce n’est rien du tout, tandis qu’un magnifique bâtiment avec 2 000 ou 3 000 places, un bâtiment de 8 étages avec radio, école biblique et tout, ça a de l’impact sur le plan humain. Mais, est-ce que cela a un impact sur le cœur de Dieu, un impact réel sur les hommes qui nous entourent ? Qu’est-ce qu’il y a eu, comme impact, au début de la vie de l’Eglise ? C’était la présence du Saint- Esprit et la vie de Dieu qui agissaient et qui amenaient des âmes en permanence au Seigneur, des guérisons, des miracles et des conversions. Et puis, le Saint-Esprit s’occupait de la croissance de cette église, parce qu’elle était selon le modèle du Seigneur. C’est-à-dire qu’elle se réunissait tout simplement dans les familles et dans les maisons. Alors, bien sur, il ne faut pas, là non plus, devenir légaliste Je sais que, dans la brousse africaine, si vous avez des cases où vous êtes trois, vous allez construire un apatam à côté, sous des branchages où l’on pourra tenir 20. C’est s’adapter aux conditions locales. Mais, au temps où l’apôtre Paul vivait, où l’église du début vivait, ils avaient des maisons comparables aux nôtres. Elles n’étaient pas immenses, mais ils avaient de quoi se réunir à un groupe de taille humaine, un groupe qu’il était possible de constituer pour pouvoir vivre une véritable vie d’église, se connaître, s’aider mutuellement dans les problèmes que l’on peut rencontrer tous les jours. Donc ils se réunissaient dans les maisons et ils étaient répartis en assemblées de maisons qui étaient plus ou moins grandes selon les maisons qui les accueillaient. Quand ils grossissaient trop dans une maison, ils créaient un deuxième groupe à côté, chez le frère d’à côté, un peu plus loin, et ils agrandissaient ainsi leur action, leurs moyens d’action. Dans Romains 16, 5 il est dit, par exemple, à propos de Prisca et Aquilas : Saluez aussi l’Eglise qui est dans leur maison. Donc, il parlait aux Romains. Il y avait une communauté chrétienne à Rome. On ne connaît pas son nombre, mais elle devait être assez importante, puisque Rome était la plus grande ville de l’époque. Et là, dans la maison de Prisca et d’Aquilas, il y avait une église de maison. Il y avait l’église de Rome qui faisait un seul tout, puisqu’il parle aux chrétiens de Rome, aux Romains qui vivaient à Rome et qui étaient chrétiens. Et, manifestement, cette église de Rome était répartie dans les maisons.

Un peu plus loin, dans Romains 16 et au verset 23, il est dit : Gaïus, mon hôte et celui de toute l’Eglise, vous salue. Donc, Paul écrivait aux Romains, et il logeait chez Gaïus, là où il a écrit la lettre. Il disait que Gaïus était son hôte et celui de toute l’église. Donc, cela faisait un groupe qui ne devait, sans doute, pas être immense, puisque la maison de Gaïus avait été choisie pour l’héberger. Dans 1 Corinthiens 16 :

Les Eglises d’Asie vous saluent. Aquilas et Priscille, avec l’Eglise qui est dans leur maison, vous saluent beaucoup dans le Seigneur. Ils avaient vraiment à cœur de servir Dieu, et, partout où ils allaient, leur maison était ouverte pour faire une église de maison. Dans Colossiens 4 : Saluez les frères qui sont à Laodicée, et Nymphas, et l’Eglise qui est dans sa maison. Il y avait une église de maison chez un certain Nymphas. Je pense qu’il habitait à Laodicée, qui était une ville assez grande de l’époque. Et il l’appelle bien : l’église qui est dans sa maison. Donc, c’était une petite cellule de l’Eglise universelle du corps de

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Christ qui était dans la maison de Nymphas. Donc, ce sont les seules mentions que vous voyez dans tout le Nouveau testament. Les lieux où ils se réunissaient étaient les maisons. Tout-à-fait au début, à Jérusalem, il arrivait qu’ils aillent prier dans le temple, puisque c’étaient des juifs qui venaient de se convertir. Ils avaient encore certaines habitudes, mais très vite on dit : « Ils rompaient le pain dans les maisons…é. Ils ne pouvaient pas réunir des milliers de personnes dans le temple, tous les jours. Ils ont vu que la maison était la solution idéale. Quand ils avaient besoin de réunir un groupe important pour un travail particulier comme l’enseignement, ils utilisaient un bâtiment public, momentanément. Par exemple, dans Actes 19 : il enseigna chaque jour dans l’école d’un nommé Tyrannus avait une école. Il était sans doute converti. Il a mis son école à la disposition de Paul, parce qu’il y avait sans doute des locaux assez vastes pour recevoir la petite communauté naissante, pour recevoir un enseignement intensif. Tous les jours, Paul les réunissait. Dans une maison cela ne pouvait pas se faire aussi facilement. C’est pourquoi l’école de Tyrannus était disponible. Ils l’ont utilisée pendant quelques mois. Mais Paul n’a pas suggéré aux chrétiens d’Ephèse de construire un bâtiment. Jamais cela n’est venu dans la pensée d’aucun apôtre. Cela ne vient pas à la pensée du Seigneur. Dès qu’on a un grand bâtiment, on a un risque énorme de prise de pouvoir de l’homme, parce que, dès que vous avez 100, 200, 1000 personnes, dans un bâtiment, assis les uns à côté des autres de manière passive, pour venir écouter des messages ou participer passivement à une réunion pendant 1 heure ou 2, et après se quitter et ne plus se voir jusqu’à la réunion suivante, c’est une caricature du modèle de l’église. Jésus ne veut pas cela. Cela peut arriver de manière occasionnelle ; On peut se réunir à 1000 ou 10000 pour louer le Seigneur, passer une bonne journée de culte ensemble ou pour recevoir l’enseignement d’un Paul de Tarse qui passerait et qui n’aurait pas le temps de passer par toutes les maisons ; Donc, provisoirement on va trouver un bâtiment ou un endroit où on peut réunir 1 000, 2000 personnes Mais c’est quelque chose d’occasionnel, de passager. Cela ne fait pas partie de la vie ordinaire journalière du corps de Christ. La vie journalière et ordinaire, c’étaient les maisons, les foyers, les familles. Il fallait que certains foyers chrétiens décident, et c’était quelque chose qui leur coûtait certainement, d’ouvrir leur maison à un groupe de quartier ou de village, pour qu’ils puissent se réunir régulièrement pour prier, pour rompre le pain ensemble et pour recevoir l’enseignement. Et c’est aussi un excellent moyen pour que les ministères se lèvent, puisque, dans une grande église, les ministères ne peuvent pas se lever. En général vous avez 1, 2 ou 3 ministères qui dirigent l’église et qui la dirigent du haut d’une estrade. Et les ministères qui voudraient se lever ne peuvent pas le faire, parce qu’on leur demande, la plupart du

temps, une attitude passive de recevoir ce qui leur est donné. Vous avez remarqué la similitude de beaucoup d’églises modernes avec des salles de spectacle ou de cinéma ? Allez voir une salle de spectacle : vous avez des rangées de sièges, une estrade. Ce n’est pas normal que ça ressemble tant à des choses qui se passent dans le monde. Non, le Seigneur veut vraiment que chacun participe et que ceux qui ont un appel particulier du Seigneur puissent se lever pour l’exercer. Et le meilleur moyen de se lever pour l’exercer, c’est dans un petit groupe où l’on peut plus facilement exercer les dons que Dieu nous donne. Puisqu’il n’y avait pas de frais inutiles à la construction de bâtiments somptueux, tout l’argent pouvait être consacré à ce que le Seigneur voulait vraiment faire. Aujourd’hui, des millions et des

sommes énormes sont engloutis dans des constructions, dans des projets immobiliers qui coûtent les yeux de la tête. Et les chrétiens, pauvres brebis, sont tondus ras, pour pouvoir répondre à ces obligations financières qui n’ont rien de biblique. L’argent devrait être consacré à ce que le Seigneur veut faire.

Les petits groupes informels de maison ont un autre avantage : ils peuvent très bien résister à des temps d’épreuves et de persécutions. Une église qui a pignon sur rue et un très beau bâtiment sera la première à être persécutée et à être visée, quand la persécution viendra. D’ailleurs, dans tous les pays où l’Eglise est persécutée, elle revient au modèle biblique de maison. Forcément, on se réunit dans les maisons, parce qu’il n’y a pas d’autre moyen et parce que c’est aussi la pensée du Seigneur. Les premiers à être visés seront les grands groupes. Un petit groupe de maison de 20, 30, 40 personnes n’a aucune obligation d’être déclaré aux autorités. Même s’il y avait une loi qui obligeait les chrétiens à se déclarer, à partir du moment où ils se réunissent à 2 ou 3, on ne serait pas obligé d’obéir à une loi impie comme celle-là, parce qu’il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes. On reste soumis aux autorités, on respecte l’ordre public et la sécurité publique, etc., mais il n’y a aucune obligation biblique à constituer ce qu’on appelle aujourd’hui des associations cultuelles avec des statuts, des déclarations à la préfecture, etc. Cela complique le travail du Seigneur. Dans toutes les églises organisées de cette manière, il y a toujours eu, un jour ou l’autre, un conflit ou un problème entre l’organisation administrative humaine imposée par l’Etat et la loi et l’organisation du Seigneur. Par exemple, il y avait le bureau administratif avec président, vice-président, membres du bureau, qui sont choisis d’après des critères administratifs et les ministères du Seigneur qui sont choisis par le Seigneur. Alors, il y avait les membres du bureau et il y avait les ministères qui n’étaient pas toujours membres du bureau. Cela faisait des histoires ; Et où étaient les diacres là-dedans ? Et cela faisait une confusion extraordinaire qui finissait toujours par un compromis avec la Parole du Seigneur ; Les choses sont si simples quand on laisse l’Esprit du Seigneur nous diriger dans la liberté. On fonctionne dans la liberté, puis on observe comment le Seigneur agit. S’il y en a un ou une qui est appelé à un ministère particulier, il se lève et il commence à l’exercer dans le groupe ; il est reconnu ou non par les autres, et puis, il peut se fortifier dans le groupe, et puis ensemble on contacte l’environnement pour évangéliser. Mais, tout cela se fait le plus naturellement du monde, sans obligation légale particulière et sans troubler l’ordre public du tout. Mais on est tellement en dehors, maintenant, de la pensée du Seigneur, que l’on ne peut pratiquement plus imaginer une église qui se crée quelque part dans un village, sans tout de suite penser : déclaration à la préfecture, organisation, association cultuelle, etc. Mais non, bien aimés, ce n’est pas ce que le Seigneur désire vraiment faire, dans son cœur. Il désire que les choses soient conduites par son Esprit, et non par la loi des hommes. Alors, je ne dis pas qu’il n’y a pas d’église organisée comme cela qui marche bien. Il y en a sûrement, mais, à partir d’un certain moment, c’est bloqué : ou l’organisation humaine commence à prendre le dessus, ou il y a un conflit avec l’organisation de Dieu, et ça ne peut plus marcher, parce qu’on n’est pas vraiment dans le modèle du Seigneur. Les dénominations, les grandes dénominations ont toutes commencé, en général, par une église locale qui était conduite par un ministère puissant, charismatique et tout, qui a attiré du monde. Puis, cela a fait un groupe de plus en plus gros, on a élargi

les bâtiments et on s’est étendu dans l’environnement. On crée ce qu’on appelle des annexes. Alors, il y a l’église d’une ville qui va créer une annexe dans une autre ville , puis une autre et encore une autre… . Et puis, cela finit par faire une dénomination nouvelle, des annexes qui sont évidemment toujours étroitement dépendantes de la tête qui est à la ville principale. Dans la pensée du Seigneur, tous ces petits groupes informels de maison sont entièrement autonomes les uns des autres, dans la liberté complète de l’Esprit du Seigneur, tout en sachant que nous sommes soumis les uns aux autres dans la crainte de Christ et que nous devons écouter ce que Dieu nous dit, soit directement, soit par un frère ou une sœur qui a l’Esprit du Seigneur. Mais, cela se fait dans la liberté. Tu écoutes et tu fais selon ce que ton cœur te dit. Je veux dire : si tu es vraiment enfant du Seigneur, tu vas écouter ce qu’un frère ou une sœur va te dire de la part de Dieu. Mais, tu n’auras pas au-dessus de toi l’administrateur général de qui va dépendre toute la vie spirituelle, y compris toute initiative que tu vas prendre pour l’œuvre du Seigneur. Le désir de paraître et de faire bloc et masse devant les autorités est encore un désir qui explique la création des grandes églises ou des grandes assemblées, avec de gros bâtiments. On veut, à tout prix, que les autorités nous respectent, que les autorités nous considèrent, et pour cela, il faut faire bloc, il faut faire masse. Le monde ne respecte que ce qui a de la puissance et de l’apparence. Alors, on va créer des masses imposantes, on va faire en plus des fédérations au niveau régional ou national, pour qu’on puisse savoir qu’on est 15000 ou 20000 dans notre groupe, au niveau national et que le secrétaire général ait du poids vis-à-vis des autorités, alors que le petit ancien d’un groupe de maison n’a aucun poids vis-à-vis des autorités.

Mais, est-ce que cela intéressait les apôtres du début d’avoir du poids vis-à-vis des autorités ? Quand ils sont amenés devant le Sanhédrin qui avait des pouvoirs de vie ou de mort, la seule chose qui comptait pour Pierre, Paul, Jean, Etienne qui étaient remplis du Saint-Esprit et de foi, c’était d’annoncer l’Evangile avec une pleine assurance et une pleine onction du Saint-Esprit. Ils ne s’occupaient pas du tout de savoir si les autorités les respectaient ou non pour la puissance qu’ils avaient. Ils étaient persécutés, de toute manière, parce qu’ils annonçaient clairement la vérité. Donc, ne cherchons pas à impressionner le monde. Il ne sera impressionné que par ce qu’il considère, lui, comme bon, et ce qu’il considère comme bon n’est pas considéré comme bon par le Seigneur. L’esprit du monde est en désaccord complet avec l’Esprit du Seigneur. Ce qui plaît au Seigneur, c’est ce qui est petit, ce qui est méprisable, ce qui est considéré comme balayures pour le monde. Est-ce que nous voulons imiter le monde en ayant l’apparence des belles choses, des beaux bâtiments et des grandes masses déclarés officiellement avec service d’ordre et compagnie ? On va attirer finalement le mépris du monde, parce qu’ils verront que nous sommes comme eux, qu’on utilise les mêmes moyens qu’eux. Le monde va commencer à craindre l’Eglise du Seigneur quand elle est remplie du Saint-Esprit et d’amour, et elle ne se laisse pas du tout impressionner par les choses du monde. Alors, en ce qui concerne les fonds, ce qui pourrit la vie de l’église, c’est l’argent. Combien de serviteurs de Dieu j’ai vu chuter, non pas parce qu’ils mettaient la main dans la caisse, mais parce qu’ils se sont engagés dans des œuvres de plus en plus ruineuses, et qu’à un moment donné, le Seigneur a lâché et les chrétiens aussi. Ils ont lâché parce qu’ils en ont eu assez d’être tondus. Et alors, ils se sont retrouvés dans la ruine, parce qu’ils brassaient des sommes d’argent énormes, alors que le Seigneur donne un

enseignement très précis, en ce qui concerne l’argent. Les principes bibliques sont très simples. D’abord, le Nouveau Testament ne connaît pas l’enseignement de la dîme. C’est quelque chose qui est toujours mis en avant dans les grandes églises. Ça permet de récupérer au moins 10% des revenus des chrétiens. C’est toujours ça de pris. Le principe de la dîme est un principe de la loi, et même d’avant la loi, mais, de toute manière, d’un temps et d’une époque qui sont révolus, d’une époque où l’Eglise née de nouveau n’existait pas. Aujourd’hui, ce principe biblique, qui n’est pas mauvais en soi, est remplacé par la marche par l’Esprit. Pour nous, chrétiens nés de nouveau, nous n’avons rien qui nous appartient. Tout nous est donné par le Seigneur, selon les besoins de son œuvre et selon sa volonté. Et nous ne devons rien considérer comme nous appartenant en propre. C’est comme cela que la première église fonctionnait. Personne ne disait que quelque chose lui appartenait en propre, même s’ils avaient leurs objets personnels. Ils n’avaient pas le sentiment de propriété personnelle. Ils savaient qu’ils étaient gérants du Seigneur et que tout ce que le Seigneur leur donnait devait être mis à la disposition de l’Esprit pour l’œuvre du Seigneur. Donc cela impliquait qu’il fallait avoir l’oreille ouverte pour savoir quoi faire des biens et de l’argent. C’est très simple finalement de régler ses affaires avec le Seigneur en disant : « Seigneur, je t’ai donné tes 10%, et le reste, j’en fais ce que je veux. J’ai accompli mon devoir ». Le Seigneur ne veut pas cela. Le Nouveau Testament ne parle pas de dîme pour les chrétiens. Même s’il y a quelques allusions, ce n’est absolument pas dans le contexte qui montre qu’il y a un enseignement du Seigneur là-dessus. L’argent, dans le Nouveau Testament, ne servait qu’à trois buts précis qui peuvent, en fait, se ramener à deux. Le premier but, c’était de réunir de l’argent pour les besoins des chrétiens en difficulté. Combien de chrétiens, dans le monde, sont aujourd’hui en difficulté, en Afrique ou ailleurs ! Et nous, chrétiens des pays riches, qui nageons dans le superflu, est-ce que nous pensons à réunir des fonds, à les confier à des hommes fidèles comme Paul et les autres, pour aller les distribuer sur place à ceux qui en ont besoin, à nos frères qui sont en train de mourir de faim, alors que nous jetons des poubelles entières de choses que nous avons en trop ? Regardez comme Paul faisait. Il réunissait de temps en temps des fonds pour les distribuer aux chrétiens pauvres ou dans le besoin, et il allait leur porter ce qui leur manquait. Je n’ai pas le temps de faire un enseignement là-dessus, je vais lire quelques versets très important vu que nous parlons de la vie pratique de l’Eglise : Pour ce qui concerne la collecte en faveur des saints (les saints, c’étaient les chrétiens dans le besoin), agissez, vous aussi, comme je l’ai ordonné aux Eglises de la Galatie. (2) Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu’il pourra, selon sa prospérité, afin qu’on n’attende pas mon arrivée pour recueillir les dons. Il ne parle pas du tout de dîme. Il dit : « ce qu’il pourra, selon sa prospérité ». Il prend ces dons pour les distribuer aux chrétiens qui sont dans le besoin. « Ce qu’il pourra, selon sa prospérité » : évidemment, ça dépend de la direction du Saint-Esprit. Vous vous rappelez l’histoire de la pauvre veuve que Jésus admire : Jésus, s’étant assis vis-à-vis du tronc, regardait comment la foule y mettait de l’argent. Plusieurs riches mettaient beaucoup. (42) Il vint aussi une pauvre veuve, et elle y mit deux petites pièces faisant un quart de sou. (43) Alors, Jésus, ayant appelé ses disciples, leur dit : Je vous le dis en vérité, cette pauvre veuve a donné plus qu’aucun de ceux qui ont mis dans le tronc ; (44) car tous ont mis de leur superflu, mais elle

a mis de son nécessaire, tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. Et je suis sûr qu’elle a accumulé un trésor immense dans les cieux et que Dieu a pourvu à ses besoins. Donc, cela dépend de la direction du Saint-Esprit. et quand il dit : « ce qu’il pourra », il montre que Dieu nous laisse libre ; Fais selon ce que ton cœur te dit. Si tu as le cœur gros et large, tu vas donner même de ton nécessaire, parce que tu vois à côté quelqu’un qui en a encore moins que toi. C’est une règle d’égalité : Car il s’agit, non de vous exposer à la détresse pour soulager les autres, mais de suivre une règle d’égalité : dans la circonstance présente votre superflu pourvoira à leurs besoins, (14) afin que leur superflu pourvoie pareillement aux vôtres, en sorte qu’il y ait égalité, (15) selon qu’il est écrit : celui qui avait ramassé beaucoup (de manne) n’avait rien de trop, et celui qui avait ramassé peu n’en manquait pas. (Exode 16, 18) Et c’est cette règle que le Seigneur veut nous faire connaître. En France, ayant appris par un message avec stupéfaction que telle sœur âgée qui, apparemment n’avait l’air de manquer de rien, faisait les poubelles de son quartier pour vivre, parce qu’elle n’avait rien et n’osait rien dire à personne. En fait, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème en abondance moissonnera en abondance. Il y en a qui en ont fait une règle légaliste pour pousser les chrétiens à passer au portefeuille, mais ce n’est pas cela du tout. C’est uniquement pour que nous nous rappelions que Dieu est un dieu juste et que, si nous donnons sans espérer recevoir en retour, Dieu lui n’oubliera pas et il ne nous laissera manquer ni de nourriture ni de vêtement. Mais quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite, Et Paul dit : Si donc nous avons la nourriture et le vêtement, cela nous suffira. Si tous les apôtres modernes parlaient comme Paul !

Le deuxième besoin, c’était pour pourvoir aux besoins des anciens du groupe local, quand ils étaient engagés à plein temps dans le travail du Seigneur. Il fallait pourvoir à leurs besoins, parce qu’ils ne pouvaient pas travailler dans le monde pour avoir un salaire, parce qu’ils s’étaient entièrement consacrés à l’œuvre du Seigneur. Ils comptaient sur le Seigneur pour qu’il pourvoie. Ils ne faisaient pas de quêtes en disant : « Je suis au service du Seigneur, il faut pourvoir à mes besoins ». Il y avait un enseignement qui était donné ; on laissait la liberté à chacun et le Saint-Esprit mettait à cœur de pourvoir aux besoins des serviteurs du Seigneur qui ne gagnaient pas de salaire. Par exemple, Paul dit dans 1 Corinthiens 9 : Ne savez-vous pas que ceux qui remplissent les fonctions sacrées sont nourris par le temple, que ceux qui servent à l’autel ont part à l’autel ? Il fait référence aux sacrificateurs de la loi. De même aussi, le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l’Evangile de vivre de l’Evangile. Donc c’est un droit, mais ce n’est pas un droit qui est appliqué de façon autoritaire par les serviteurs de Dieu. Ce n’est pas eux qui doivent organiser l’exercice de ce droit. C’est un droit spirituel qui doit être fait parce que les chrétiens ont eu le cœur touché. Ce ne sont pas les autres qui demandent leur salaire comme un droit. D’ailleurs, Paul lui-même renonce bien souvent à ce droit. Il a accepté de travailler durement, en plus de son travail d’apôtre, en faisant des tentes ou en travaillant temporairement pour n’être à charge de personne ou du moins de l’église où il était en train de prêcher. Ce n’est pas parce qu’on a un droit que l’on doit forcément l’exercer. On peut y renoncer, et c’est un sujet de gloire dont il ne veut pas se laisser priver. Cela veut sûrement dire qu’il n’avait pas de gros besoins et qu’il savait se contenter de très peu, mais c’est un

droit, et, normalement, l’église doit librement assurer l’entretien de ceux qui sont des serviteurs de Dieu, dans le groupe local où ils sont. Dans 1 Timothée 5, 17 il est dit : Que les anciens qui dirigent bien soient jugés dignes d’un double honneur, surtout ceux qui travaillent à la prédication et à l’enseignement. (18) Car l’Ecriture dit : Tu n’emmuselleras point le bœuf quand il foule le grain (Deutéronome 25, 4). Et l’ouvrier mérite son salaire (Luc 10, 7). Donc, tout cela pour dire que le principe biblique est clair. L’argent, quand il est réuni, ne doit pas passer dans des bâtiments, des œuvres somptuaires. Il passe pour les besoins des saints qui sont dans la pauvreté ou la difficulté, pour entretenir les serviteurs de Dieu qui ont consacré leur vie à un ministère donné. Et le troisième besoin qui est indiqué dans la Parole, c’est de pourvoir aux besoins des anciens qui sont en mission à l’extérieur de leur groupe. Aujourd’hui, on les appelle les missionnaires. Un missionnaire, ce n’est pas forcément en Afrique. Dans un groupe local, quelqu’un peut être envoyé, comme cela a été souvent le cas, dans un autre endroit pour prêcher l’Evangile, et il lui faut du soutien. Normalement, ce sont les chrétiens qui ont à cœur de lui donner de quoi pourvoir à ses besoins. Par exemple dans Tite 3, 13 : Aie soin de pourvoir au voyage de Zénas, le docteur de la loi, et d’Apollos, en sorte que rien ne leur manque. Ils étaient envoyés en mission quelque part et il fallait pourvoir à leurs besoins, afin qu’ils ne manquent de rien. Cela voulait dire quoi ? Les nourrir, les loger. Il n’était pas question de leur donner des cents et des milles comme salaire royal. Je m’arrête là, pour ce point.

C’est simplement pour montrer que l’église du Nouveau testament ne doit pas coûter très cher sur le plan financier. Pour les groupes locaux, les groupes de maison, il n’y a aucun frais de bâtiment. Ce sont des chrétiens qui travaillent et qui vivent de leurs mains. Ils doivent simplement avoir à cœur les pauvres et les serviteurs du Seigneur qui ont consacré leur temps au service du Seigneur. Vous ne trouvez aucune autre demande d’argent dans l’église du début. Cela veut dire que leur mission était faite par la puissance du Saint-Esprit. Et, ce qui leur a suffi au début devrait normalement nous suffire. Ca rappel un témoignage d ‘un évangéliste comme Smith Wigglesworth, au début du siècle dernier , donnait lui-même. C’était un évangéliste qui avait vraiment la puissance de l’Esprit de Dieu. Il a eu, un jour, une demande du Seigneur qui lui a dit : « Va annoncer ma Parole en Australie ». Il y est allé, sans prévenir personne. Il est arrivé sur le quai ; personne ne l’attendait. Et, quand il est parti, je ne sais pas combien de mois après, il y avait une foule énorme qui l’accompagnait au bateau, parce que, entre temps, il y avait eu la puissance de Dieu à l’œuvre. Dieu l’a conduit là-bas, et la puissance de la prédication de l’Evangile était telle que les foules sont venues au Seigneur. Il n’a manqué de rien pendant son séjour. Il n’a pas eu à quémander quoique ce soit. Dieu a pourvu. Et tout ce qui a été fait

là-bas a été fait sans aucun recours à la radio, à l’impression de tracts, de traités, à des annonces dans les journaux, etc. Simplement la puissance de Jésus à l’œuvre. A la première réunion publique où il a prêché, il y a eu des malades guéris. Toute la ville le savait le lendemain. Ils se sont tous dit : « Il y a le Seigneur qui est à l’œuvre à tel endroit. Il faut y aller ». Il n’a aucun frais à débourser, alors qu’aujourd’hui on voit certaines campagnes d’évangélisation où il faut louer des salles à prix d’or, il faut imprimer des milliers de traités, il faut passer des annonces à la télé, à la radio, ce qui coûte

extrêmement cher. Alors certains diront : « tu exagères. Il faut vivre avec ton temps. Si Paul était à notre époque, il utiliserait tous ces moyens, et Internet ». Je dis : on n’en sait rien. En tout cas, , si l’église du début a été remplie de cette puissance, sans avoir besoin de tout cela, je ne pense pas que c’est absolument nécessaire. Ça peut être utile, mais ce n’est pas nécessaire du tout. Une chose est nécessaire, c’est d’être rempli de la présence de Dieu. Et quand Dieu se manifeste quelque part, je vous assure que ça remue. Les vrais réveils de l’histoire, même les réveils récents comme au Pays de Galles, au début du siècle, ou en Californie, se sont faits par la puissance du Saint- Esprit, et personne n’est allé dépenser des sommes énormes pour avertir de ce qui se passait. Le Saint- Esprit faisait l’invitation et les gens arrivaient. Alors, en ce qui concerne la direction spirituelle de l’église, des ministères, je préfère la conduite spirituelle, parce que « direction » a pris un sens un peu autoritaire. L’Eglise, en fait, est dirigée par le Seigneur Jésus. C’est lui le chef de l’Eglise, c’est lui qui veut diriger, bâtir son Eglise, et tout doit dépendre de lui. C’est le premier principe. C’est lui qui veut diriger son Eglise directement, avec l’assistance de son Esprit. Le deuxième principe, c’est que, dans cet immense corps de Christ qui est fait de rachetés, nous sommes tous spirituellement égaux, nous sommes tous sanctifiés par Jésus, et, pour le Père, nous avons la même valeur spirituelle, sans aucun intermédiaire entre le peuple du Seigneur et Dieu lui-même. Le troisième principe, c’est que nous devons tous être soumis les uns aux autres, dans la crainte de Christ. On doit reconnaître, dans le frère ou la sœur que Dieu a placé devant moi, quelqu’un qui, normalement, est en relation personnelle avec Jésus. Et, comme nous sommes membres d’un corps, nous devons fonctionner en coopération et en collaboration l’un envers l’autre. Mon frère va recevoir de Dieu des choses qui vont me faire du bien. Je vais recevoir des choses que je dois donner aux autres. Quand Dieu me donne des dons, ce n’est pas pour les garder pour moi, c’est pour l’édification de l’église. D’ailleurs, cela peut se faire dans un petit groupe humain mieux que dans un grand. Dans 1 Corinthiens 12 et 1 Corinthiens 14, l’apôtre Paul dit que ces dons sont distribués à tous selon la volonté du Saint-Esprit, pour l’édification commune. Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune. De même vous, puisque vous aspirez aux dons spirituels, que ce soit pour l’édification de l’Église que vous cherchiez à en posséder abondamment. Donc, nous sommes tous égaux spirituellement. Il n’y a ni grec, ni juif, ni circoncis, ni incirconcis, dans l’Eglise de Jésus, ni même homme, ni femme ; je parle, spirituellement, devant Dieu. Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. Nous avons tous la même valeur spirituelle, nous sommes tous égaux devant le Seigneur, et nous avons tous un appel personnel du Seigneur dans son corps, avec des dons personnels pour l’édification de l’église et, bien sûr, pour amener des âmes au Seigneur. Donc, on n’a pas de complexes à avoir vis à- vis de nos frères ou de nos sœurs. On a une place indispensable. Si l’un est appelé à un ministère apparemment puissant, c’est sa place, c’est le don qu’il a reçu de Dieu. Il n’a pas à s’en glorifier. C’est pour un travail donné. Mais, celui qui, dans son coin, humble et quelquefois non reconnu par personne, reçoit du Seigneur un don précieux pour l’exercer vis-à-vis du reste du corps de Christ, il a, aux yeux du Seigneur, la même valeur, s’il exerce son don et son ministère, comme il doit l’exercer. S’il sort de l’appel du Seigneur, alors là, ça ne va plus. Mais si nous sommes dans l’appel

que le Seigneur nous donne, et si nous l’exerçons comme le Seigneur le veut, alors là, nous rendons gloire au Seigneur. Le quatrième principe, c’est maintenant dans l’œuvre du Seigneur. Comme chacun a une place particulière, le Seigneur appelle certaines personnes à une fonction ou à une place particulière de surveillance spirituelle ou de conduite spirituelle. Mais ça n’enlève rien au principe que je viens de définir, c’est-à-dire que ce n’est pas parce que Dieu va donner un ministère particulier de surveillance spirituelle à une personne, que cette personne doit devenir un écran entre Dieu et les autres ou qu’il doit devenir un commandant de l’armée pour diriger le troupeau. Ces fonctions de surveillance spirituelle, seront étudier un peu plus en détail plus tard. Ce sont des fonctions qui sont données à certains hommes, mais pas à des femmes. Ce sont les 5 fonctions de surveillance spirituelle qui caractérisent les ministères d’Ephésiens 4 : Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, Ils forment ce qu’on appelle les anciens du troupeau, chargés de surveiller que tout fonctionne comme le Seigneur le voudrait. Mais, ce n’est pas pour cela qu’ils valent plus que les autres. Ils ont simplement une fonction particulière que Dieu, dans sa grâce, leur donne pour que l’église soit surveillée par ces anciens qui sont nommés dans la Parole par le Seigneur. Alors, maintenant, voyons ces principes. Le premier principe est que Jésus est le chef de l’Eglise, celui qui la dirige directement et personnellement. Je lirai un verset, dans Matthieu 16, 18, dans la bouche même de Jésus. Jésus dit, en parlant à Pierre : Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église,

C’est un des rares passages de l’Evangile où le mot « Eglise » est employé. Jésus dit bien : « Je bâtirai mon Eglise ». C’est clair et net que c’est lui le chef. Il y a de nombreux passages qui le montrent. Je ne veux pas tous les détailler : simplement quelques versets. Bien souvent Jésus est mis au rancart, parce que les hommes ont pris sa place. Dans Ephésiens 5, 23, il est dit : car le mari est le chef (= tête) de la femme, comme Christ est le chef de l’Église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur. (24) or, de même que l’Eglise est soumise à Christ, les femmes doivent l’être à leurs maris en toutes choses. Donc, dans la pensée du Seigneur, c’est Jésus le chef de son Eglise qui est son corps, et l’Eglise doit être parfaitement soumise à celui qui est son chef, en tout point, comme la femme est soumise à son mari. Dans Colossiens 1, 18 : Il est la tête du corps de l’Église ; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier. Il y a d’autres passages, mais ça suffit pour montrer que le Seigneur veut diriger personnellement son Eglise, et il ne donnera à aucun homme la responsabilité de diriger son Eglise à sa place. Il va donner des ministères de collaboration avec Dieu, mais ces ministères-là seront des modèles, ce ne seront pas des gens qui vont dominer sur l’Eglise, mais qui vont surveiller pour voir comment tout se passe, si ça se passe bien comme Dieu l’a dit. Donc il faut qu’ils soient eux-mêmes en communion étroite avec le Seigneur et sa Parole, et ils donnent l’éclairage qu’il faut aux troupeaux qui ont encore besoin d’être éclairés. Mais, fondamentalement, c’est Jésus, dans le cœur de chacun de ses enfants, qui veut diriger personnellement leur vie, parce qu’il n’y a que lui qui a le plan d’ensemble, qui voit la totalité. Le deuxième principe, c’est que nous sommes tous égaux spirituellement devant Dieu : Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à

l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères. Donc c’est clair que, dans la pensée du Seigneur, nous sommes tous sur le même plan, frères et sœurs devant Dieu. Christ est le premier-né, le frère aîné qui est en même temps le Seigneur, le Sauveur, le roi. D’ailleurs, dans Galates 3, il dit aussi : Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ ; (27) vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. (28) Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. (29) Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse. Ca nous fait du bien de savoir que le Seigneur nous a tous destinés, tels que nous sommes maintenant, si nous restons fidèles, à être un jour semblables à l’image de Jésus. Je reviens constamment sur cette promesse du Seigneur. Si tu restes fidèle, attaché au Seigneur, il va travailler dans ta vie pour te rendre semblable à Jésus, homme ou femme, d’où que tu viennes, quel que soit ton passé. On est tous sur le même pied d’égalité. Maintenant dans Ephésiens 5, à partir du verset 20 : rendez continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus- Christ, (21) vous soumettant les uns aux autres dans la crainte de Christ. Donc, dans cet esprit-là, le mari est soumis à sa femme et la femme à son mari, parce que je dois discerner ce qui vient de Dieu par l’autre qui est devant moi, et aussi ce qui ne vient pas de Dieu. Il faut donc que je ne me laisse opprimer et asservir par personne, homme ou femme, quelle que soit sa position dans le monde. Dieu m’a libéré ; c’est pour être entièrement libre de toute oppression. Mais cette liberté me donne une grande responsabilité, parce qu’elle s’exerce dans l’amour, dans la soumission des uns aux autres. Si Dieu me donne une liberté complète, ce n’est pas pour que je commence à opprimer les autres et à les mettre sous mon grappin. Il m’a donné et il nous donne à tous une pleine liberté pour nous faire grandir dans cette liberté, pour qu’on prenne nos responsabilités en tant qu’adultes en Christ. Je vais mettre cette liberté au service de mes frères, de mes sœurs, de ceux qui ont besoin du Seigneur, comme Jésus l’a fait. Il s’est privé de la liberté qu’il avait en devenant semblable à un homme et il dit bien lui-même : Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs. Dans cet esprit-là nous devons veiller soigneusement à être soumis les uns aux autres dans la crainte de Dieu. Je ne vais pas me laisser asservir par un frère ou une sœur qui voudrait commencer à me dominer, y compris par des dons spirituels ou par la Bible, mais je vais veiller de très près à écouter ce qu’il a ou ce qu’elle a à me dire, pour bien discerner si ça vient du Seigneur, au besoin en faisant le tri et en laissant de côté ce qui ne vient pas du Seigneur. Mais il arrive que Dieu parle à une personne qui soit encore un peu mal habituée à écouter la voix du Seigneur. Elle va me donner quelque chose de la

part de Dieu avec un mélange d’un peu de chair et d’esprit, mais il faut que je discerne quand même que Dieu l’a envoyée pour me parler et que j’écoute ce qui vient du Seigneur, dans ce qu’elle a à me dire. Si c’est quelqu’un qui est vraiment habitué à être en communion avec Dieu, il va me donner une vérité claire et nette de la part du Seigneur. Ça peut être un converti de la journée qui a reçu l’Esprit du Seigneur et qui va me dire une vérité de la part de Dieu. Si je suis soumis à lui dans la crainte de Christ, je vais écouter et dire : « Tu as raison mon frère, tu as raison ma sœur, ce que tu me dis là, j’ai vraiment le sentiment que ça vient de Dieu ». C’est cela, être soumis les uns aux autres, dans la crainte de Christ.

Mais cela, il faut le pratiquer dans nos foyers, dans nos groupes, et ça ne peut être vraiment efficace que si nous pratiquons notre relation personnelle avec Jésus d’abord, parce que, ce qui va me donner le discernement, c’est ma relation avec Jésus. Plus je vais connaître Jésus de manière intime et plus je vais connaître sa Parole, plus je vais avoir de la facilité pour juger si ce qui se passe est bon ou mauvais et puis je vais pouvoir mieux écouter ce que Dieu me demande de dire pour l’apporter à mes frères et sœurs. Mais je vais l’apporter dans la liberté et dans l’amour. Je ne vais pas leur donner des coups de Bible sur la tête en disant : « Frère mécréant, tu ne marches pas selon le Seigneur ». Je vais lui dire : « Mon frère ou ma sœur, il y a quelque chose que le Seigneur me montre pour toi ; je ne viens pas pour te condamner ou te juger, mais il est vital que tu écoutes ce que le Seigneur veut te dire, parce que tu es en train de dérailler ou de marcher à côté. Tu n’es pas à ta place ou tu ne fais pas ce qu’il faut que tu fasses. Alors, je t’en supplie, je t’exhorte à écouter. Voilà le conseil que je te donne. Tu te places devant Jésus et tu vas écouter la voix de Jésus dans ton cœur ». Si c’est un enfant de Dieu qui aime la vérité, il va venir à la vérité que je suis en train de lui donner de la part du Seigneur. Si c’est quelqu’un qui a l’esprit rebelle et qui ne veut rien entendre, c’est là que les difficultés commencent. Il va refuser, il va se rebeller. Je n’aurai plus qu’une chose à faire, c’est d’attendre le moment favorable pour essayer de lui rappeler ou prier pour lui en disant : « Seigneur, ouvre les yeux de son cœur et de son intelligence pour qu’il comprenne ce que j’ai voulu lui dire de ta part, parce qu’il n’a pas pu écouter ta voix ». Maintenant, il faut savoir que, dans l’œuvre du Seigneur, dans le travail qu’il veut faire dans ce monde, chacun reçoit du Seigneur un ministère, homme ou femme. Et, pour ce ministère, Dieu lui donne des dons spirituels, pas humains mais spirituels. « Ministère », en grec, ça veut dire service. Un ministre de Dieu, c’est un serviteur. Donc, homme ou femme, tu reçois de Dieu, dans le corps de Christ, dont tu es un élément, un plan personnel de Dieu pour ta vie, qu’il va falloir que tu réalises, si tu veux vraiment obéir au Seigneur, parce que tu l’aimes. Et, pour réaliser ce plan, Dieu, qui est avec toi, va te donner des dons surnaturels, des dons spirituels. Il va te donner le caractère de Christ pour que tu puisses exercer ta fonction et répondre à ton appel. Et tout le travail des « serviteurs de Dieu », tout le travail des ministères de surveillance spirituelle consiste exclusivement à surveiller ce qui se passe, pour aider les enfants de Dieu à grandir spirituellement, pour exercer leur propre ministère. C’est cela le travail d’un des 5 ministères dont je vous ai parlé : apôtre, prophète, évangéliste, pasteur et docteur. Dans Ephésiens 4, on voit ceci clairement : Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, Les ministères sont des dons. On a tous un ministère. A certains, le Seigneur donne un appel particulier pour aider les autres. C’est un test aussi Les ministères sont donnés uniquement pour aider les chrétiens à se perfectionner, c’est-à-dire grandir dans la stature de Jésus. Il y a des ministères qui font tout, sauf aider les chrétiens à grandir, parce que ça devient une menace pour eux, dès qu’un chrétien commence à grandir un peu. Si un chrétien se lève avec un ministère dans l’église et s’il devient concurrent avec le ministère en place, alors, la première des choses, c’est de l’écarter en vitesse pour qu’il ne devienne pas gênant. C’est malheureux à dire, mais ça arrive, ça arrive trop souvent, alors que, ce que le Seigneur veut, c’est que toi qui as été appelé comme apôtre ou docteur ou pasteur, tu mettes au service des

autres les dons particuliers que tu as reçus, pour discerner ce qui se passe, pour voir quels sont les appels que Dieu donne ou confirmer des appels ou pour aider les chrétiens à s’approcher du Seigneur pour grandir et puis à les aider à se jeter dans le bain. Si je vois qu’un frère ou une sœur a reçu un don de prophétie ou de guérison ou autre, c’est mon travail de l’encourager. Il ne faut pas que je commence à me sentir concurrencé, parce qu’un frère ou une sœur a reçu un don de guérison. Et il va prier pour les malades qui seront guéris, alors qu’avec moi, ils ne seront pas guéris aussi souvent. Je dois me réjouir au contraire et dire : « Seigneur, donne encore plus. Et l’appel que tu m’as donné, développe-le aussi ». Quand on sera parvenu à la stature de Christ, on aura tout, tous les dons, et tout le caractère de Christ, mais on est en chemin. pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, Donc, les 5 ministères sont donnés en vue de l’œuvre du ministère du corps de Christ et en vue de l’œuvre de l’édification du corps de Christ. C’est comme cela qu’il faut le lire, parce que les deux expressions sont jointes. Le ministère du corps de Christ, c’est quoi ? C’est le ministère de chacun des membres du corps. Quand tous les membres sont à leur place et font ce que le Seigneur leur demande de faire, le corps marche bien. Ce n’est pas un seul homme qui va exercer toutes les fonctions dans l’église, c’est le corps tout entier. Alors, il faut perdre cette habitude de passivité. Ça doit stimuler en vous le désir de vous lever devant Dieu en disant : « Seigneur, montre-moi plus clairement ce que j’ai à faire dans ton corps, toujours en sachant que c’est un corps où nous sommes soumis les uns aux autres, dans la crainte de Christ. Montre-moi mon appel clairement, donne-moi les dons correspondants, parce que je veux les exercer pleinement. J’ai ce désir en moi de l’œuvre du ministère de ton corps, parce qu’il faut que ça marche comme tu le veux ». Donc, si un ministère de Dieu, apôtre, prophète, pasteur, évangéliste ou docteur, fait autre chose que cela, il n’est plus dans le travail que Dieu lui a confié. S’il dirige son église comme un P. D. G. dirige son entreprise, il a quitté les rails du ministère. Vous voyez comment cela se faisait dans l’église primitive Les ministères étaient choisis par Christ directement et ils commençaient à exercer librement leur appel et leur ministère qui était reconnu et confirmé par les autres. Et cela se passait vraiment dans la liberté de l’Esprit. Dieu est souverain. Il peut élever ou abaisser qui il veut. S’il en appelle un à exercer un ministère d’apôtre puissant qui va créer des églises, développer l’œuvre de christ partout dans le monde, tant mieux, merci Seigneur, donne-nous en d’autres. Mais, Seigneur, qu’il l’exerce en obéissance avec ta Parole, comme un serviteur et qu’il l’exerce en faisant ce que tu voudrais qu’il fasse, pas en allant développer sa dénomination à l’autre bout du monde, pour être le P. D. G d’une dénomination nouvelle. Paul n’a jamais pensé faire cela. Pourtant, il aurait pu. Il a sillonné la terre et la mer de l’époque pour faire l’œuvre du Seigneur. Quand il allait quelque part, quand il amenait des âmes au Seigneur, il les enseignait. Comme il était apôtre, il discernait au milieu d’eux ceux qui étaient appelés par Dieu pour être des anciens dans le troupeau. Puis il les confirmait et leur disait : « Dieu me montre que tu es appelé à être ancien ». Mais l’autre devait sûrement le sentir dans son cœur. Ensuite, il partait et il les recommandait à la grâce de Dieu. Il ne créait pas un comité de soutien à Jérusalem pour surveiller de loin toutes ces églises qui étaient créées, puis faire une grande organisation évangélique ; Il les confiait au Saint-Esprit et à la grâce de Dieu, et il

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repassait quelque temps après, pour voir comment ils allaient. Et les autres, en attendant, étaient entièrement autonomes, avec le Seigneur comme directeur. Mais, ça oblige de faire vraiment confiance à Jésus. Paul passait du temps à prier pour eux, mais il ne passait pas du temps à organiser cela de manière humaine. Il surveillait de près ce qui se passait. Dans l’Eglise, corps de Christ, il n’y a, en gros, que 3 positions possibles. Dans Philippiens 1, 1 : Paul et Timothée, serviteurs de Jésus-Christ, à tous les saints en Jésus-Christ qui sont à Philippes, aux évêques et aux diacres : (2) que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ ! Donc, dans le corps de Christ, les évêques et les diacres sont aussi des saints. Ils font partie du troupeau des saints. Il n’y a que 3 places possibles. Parmi les saints qui étaient à Philippes, il y avait 2

types de saints particuliers qui avaient une fonction spéciale : les diacres et les évêques. Ces évêques là n’étaient pas du tout ceux dont on entend parler aujourd’hui, qui ont un palais épiscopal. Evêque, au sens du mot grec, veut dire surveillant, surveillant du troupeau. Dans tout le Nouveau Testament, pour désigner la fonction d’ancien ou des 5 ministères dont j’ai parlé, vous avez 2 mots : épiscopos et presbytéros. « Episcopos », c’est celui qui surveille, qui est placé au-dessus pour surveiller. C’est un peu comme quelqu’un qui est sur un monticule ou le guetteur du troupe ou qui est là sur un arbre ou sur un phare, et qui regarde au loin pour voir si tout va bien. « Presbytéros », c’est celui qui voit loin, celui qui a de l’expérience, qui a reçu quelque chose de vraiment spécial du Seigneur qui lui donne une vision plus profonde. Le presbytre a donné le mot prêtre, de façon déformée. Donc l’évêque et le presbytre sont des anciens du troupeau. Tous les ministères, que ce soit apôtre, prophète, évangéliste, pasteur ou docteur, ne sont que des anciens dans le troupeau. Ce sont des ministères plus ou moins puissants, plus ou moins étendus, selon l’appel que Dieu leur donne. Mais, il n’y a pas, dans la Bible, cette différence qu’on voit dans tant d’églises, où le pasteur est le ministère, et, à côté, vous avez un groupe d’anciens qui sont des sous ordres, au service du ministère. Ils sont, en fait, le groupe de conseillers ou le conseil presbytéral. On distingue, dans l’église, le ministère qui a vraiment la vision de Dieu, l’appel de Dieu et l’ancien qui est un peu le secrétaire de la compagnie. C’est celui sur lequel on va s’appuyer, qui aura quand même un certain nombre de responsabilités, mais il dépend directement du ministère, il n’a pas l’autorité spirituelle d’un ministère. Dans la Bible, il n’y a pas cette distinction. Tous sont appelés anciens, y compris les apôtres. Par exemple, l’apôtre Pierre est considéré par beaucoup comme le premier des apôtres ou l’un des premiers. On peut vraiment dire de lui : il a reçu un ministère. Et bien, il dit, en parlant de lui :

Voici les exhortations que j’adresse aux anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, Il s’appelle donc ancien. Il est apôtre, mais c’est un ancien. Il fait partie de ce groupe qui est placé là avec des dons et un appel particulier pour surveiller le troupeau. témoin des souffrances de Christ, et participant de la gloire qui doit être manifestée : (2) Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu ; non pour un gain sordide, mais avec dévouement ; (3) non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau.

Voilà l’ancien. Jean, qui était aussi l’un des premiers apôtres, dit : L’ancien, à Kyria l’élue et à ses enfants, que j’aime dans la vérité Donc Pierre et Jean étaient des anciens. C’étaient des apôtres, mais c’étaient des anciens comme les autres anciens. Leur fonction, il

le dit, c’est de faire paître les brebis. On les prend, on les fait sortir de la bergerie, on les conduit simplement là où il y a des bons pâturages, on les laisse manger à leur guise, en toute liberté, et on surveille pour voir si le loup ne vient pas. Et, quand elles ont bien mangé, on les ramène dans la bergerie, jusqu’au moment où on les aidera à sortir encore par la porte qui est Jésus. C’est cela le travail de l’ancien. C’est surveiller simplement le troupeau et laisser le troupeau manger lui-même. Ce n’est pas le berger qui mange l’herbe à la place du troupeau. Il les met en condition pour que le troupeau puisse manger. Il le laisse manger, il le surveille et il le garde.

Nous avions commencé à parler, (la dernière fois si repris un autre jour), des anciens, des bergers du troupeau, des conducteurs, comme on les appelle, des responsables. Ce qu’on va dire maintenant est vraiment important. Il faut que ça rentre dans le cœur et que ça y reste. Dans Philippiens 1, 1, Paul et Timothée écrivent aux habitants de Philippes : Paul et Timothée, serviteurs de Jésus-Christ, à tous les saints en Jésus-Christ qui sont à Philippes, aux évêques et aux diacres : (2) que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ ! dans l’Eglise de Jésus, il n’y a que des saints, des évêques et des diacres qui sont eux-mêmes des saints. Dans le peuple du Seigneur, vous n’avez que des saints et ils sont saints parce qu’ils ont été sanctifiés par le sacrifice de Jésus à la Croix. Ils ont reçu cette sainteté par la foi en Jésus. Nous ne devenons pas saints par des pratiques religieuses, mais par la foi en Jésus et ce qu’il a fait pour nous. Son sang nous lave et il nous donne une nouvelle nature dans notre esprit. Et là, nous sommes saints, c’est-à-dire mis à part pour Dieu, consacrés à Dieu. Donc, dès que nous venons au Seigneur, nous savons que nous sommes mis à part pour lui, pour son service et pour sa gloire Il n’y a rien qui doit être au-dessus de cet objectif.

Nous sommes mis à part pour Dieu et Dieu a besoin de nous. Ça me touche quand je vois que le Seigneur manifeste son besoin de nous. Evidemment, en tant que Dieu, il n’a besoin de rien ni de personne : il se suffit à lui-même. Mais, s’il a créé des créatures et s’il s’est fait des enfants, c’est parce qu’il en avait besoin. Son cœur d’amour doit déverser son amour sur quelqu’un. Souvent nous prions le Seigneur en disant : Seigneur, bénis-moi. Et Dieu nous parle avec son cœur de Père et nous dit : « Bénis-moi ». Il est dit constamment dans les psaumes : « Bénissez l’Eternel ». Rendons-lui un culte qui lui soit agréable :

Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom. Alors, tous ces saints forment le peuple du Seigneur, l’Eglise universelle qui est répartie, nous l’avons vu, dans diverses localités. Les chrétiens sont appelés par le Saint-Esprit à se réunir dans la localité où ils habitent ou à côté, parce qu’il faut être à une distance raisonnable qu’on peut faire à pied ou à vélo. Je dis cela, parce que des temps difficiles viennent et vous verrez si l’église locale ne va pas se remettre dans le modèle du Seigneur. On va se regrouper avec nos voisins chrétiens, et c’est là, dans les maisons, que l’on va servir vraiment le Seigneur. Donc, ayons toujours cet objectif à l’esprit : Sauf circonstances exceptionnelles ou particulières ou provisoires, le but du Seigneur est de nous amener à se voir avec les frères et les sœurs qui sont autour de nous, quelle que soit leur étiquette, s’ils y consentent et dans l’esprit du Seigneur, c’est-à-dire autour de la recherche de la vérité et du Seigneur.

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Ces saints-là, groupés et répartis dans diverses localités qui forment l’Eglise universelle et l’Eglise locale de Christ, sont tous appelés par le Seigneur à exercer un ministère, chacun en particulier, puisqu’on est chacun membre du corps de Christ. Le corps de Christ est réparti en divers organes et

chaque organe a sa fonction. Si un organe ne se joint pas au travail général du corps, le corps va être handicapé. Si un organe ne va pas fonctionner, le plan du Seigneur ne va pas bien se faire, parce qu’il va manquer une cellule, un organe, une partie du corps. Nous sommes tous appelés à un ministère de la part du Seigneur, à un travail, à un service pour Dieu, pour la gloire de Dieu, dirigé directement par le Seigneur et par son Esprit, avec des dons surnaturels, c’est-à-dire des capacités qui viennent d’en haut, quelles que soient les capacités qui étaient les nôtres quand nous sommes nés. Il y en a qui sont plus ou moins intelligents, selon le monde, avec plus ou moins d’éducation, plus ou moins de dons

naturels. Il y en a qui sont doués pour la musique, pour le chant, d’autres pour les travaux artistiques, d’autres pour la comptabilité ou l’agriculture…Vous avez tous des dons, une formation sur le plan humain, mais, rien de tout cela n’a de valeur aux yeux du Seigneur, si ce n’est que ça peut être sanctifié et utilisé pour le Seigneur. Mais, ce qui plaît au Seigneur, c’est que nous exercions notre ministère avec les dons surnaturels qu’il nous donne, pour que ce soit vraiment pour sa gloire. Je ne vais pas me glorifier devant le Seigneur de ce que j’ai reçu de lui, tandis que tout ce qui correspond à mon travail personnel d’acquisition de compétences, de techniques et de dons, je peux les mettre au service du Seigneur, mais je risquerais de m’enorgueillir de ce que j’ai reçu par mes efforts personnels. Les dons surnaturels du Seigneur sont donnés par le Saint-Esprit à chacun pour l’utilité commune. Donc, à nous de prier le Seigneur pour lui dire : « Je sais que j’ai une place, je sais que j’ai des dons, montre-les moi ou bien donne-moi ceci que tu me mets à cœur. J’ai besoin que tu me révèles ma place et les dons ». C’est important de savoir que nous sommes tous appelés à cela. Maintenant, quel est le but fixé par Dieu ? C’est que nous puissions tous grandir, poussés par le Saint-Esprit qui nous habite, pour arriver un jour, par la grâce de Dieu, à la mesure de la stature parfaite de Jésus (Ephésiens 4, 13). Je le redis constamment, mais le plan du Seigneur, c’est cela : nous faire grandir pour que nous ressemblions toujours plus à Jésus, que l’esprit de Jésus nous remplisse, que les pensées de Jésus remplissent nos pensées, que les sentiments de Jésus remplissent nos sentiments, que l’amour de Jésus remplisse nos cœurs en tant qu’individus. En tant qu’église, nous sommes appelés à être le temple saint du Seigneur. Et nous sommes appelés à être l’image parfaite de Jésus. C’est glorieux ! Il faut donc collaborer avec le Seigneur pour atteindre ce but. C’est lui qui le fait en nous, si nous restons fidèles. Alors, pour aider les saints à avancer vers cet objectif, c’est Jésus lui-même, le chef et la tête de l’Eglise, qui nous dirige, assisté du Saint-Esprit qui est l’Exécutant et l’Ordonnateur, avec un grand E et un grand O. Le Saint-Esprit, qui habite dans le cœur de tous les enfants de Dieu, travaille pour ouvrir notre esprit au plan et à la Parole du Seigneur, pour nous faire recevoir ses dons et pour nous aider à grandir en Christ, jusqu’à la perfection. C’est Jésus lui-même qui dirige ce programme. Maintenant, le Saint-Esprit est aussi aidé et assisté, et c’est une pure grâce de Dieu, parce qu’il pourrait très bien ne pas le faire, par ce qu’il appelle ici des anciens et des diacres qui travaillent ensemble avec le Seigneur, pour permettre à tous les saints

d’atteindre cet objectif. Mais ils doivent le faire comme le Seigneur le veut, à l’image et au modèle de Jésus. Donc Jésus est notre modèle parfait. Quand nous regardons comment Jésus s’est comporté en tant que chef de l’Eglise, quand il a vécu sur cette terre, et, par la suite, dans les instructions qu’il a laissées aux apôtres, c’est ce modèle-là qu’il faut suivre. Jésus est notre Sauveur, notre Seigneur, mais il est aussi le serviteur et le modèle. Les anciens doivent travailler comme cela. Alors, le Seigneur a prévu que ses brebis paissent sous la surveillance d’hommes qui s’appellent des anciens, qui ont un peu plus d’expérience que les autres ou un peu plus de connaissance du Seigneur que les autres ou un appel particulier pour aider les brebis à paître, à se nourrir et à grandir dans le Seigneur. Et, en cela, les anciens sont des dons de Jésus à l’Eglise, de même que Jésus-Christ est le don du Père au monde entier, à l’Eglise aussi, puisqu’il la fait naître en lui. Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Donc, le Père a donné le don suprême qui est Jésus pour nous sauver, nous amener à lui et à la perfection. Maintenant, Jésus nous donne le Saint-Esprit, puisqu’il a fallu qu’il monte au ciel et qu’il soit glorifié, pour répandre le Saint-Esprit, et les anciens. Donc, un ancien doit exercer son ministère selon le modèle de Jésus qui représente, dans sa personne, l’ensemble des ministères. Jésus a été l’apôtre parfait, le prophète parfait, l’évangéliste parfait, le pasteur parfait et le docteur parfait. Jésus cumule tous ces ministères dans sa personne et, pour l’aider dans sa tâche, il choisit des hommes à qui il donne une partie de son ministère. Ces ministères d’anciens sont clairement réservés à des hommes, dans la Parole du Seigneur. Alors, je parlerai à part du ministère de la femme. Dans l’esprit du Seigneur, ce n’est pas du tout péjoratif, et on verra en quoi le ministère de la femme, quand il est exercé selon la volonté du Seigneur, est glorieux et tout à fait indispensable, dans l’Eglise du Seigneur. Mais chacun doit être à sa place. Si les anciens « hommes », c’est-à-dire les 5 ministères d’Ephésiens 4 : apôtre, prophète, évangéliste, pasteur et docteur, qui sont appelés par Dieu pour aider les brebis à grandir, exercent leur ministère à l’image de Jésus, ils vont le faire dans un esprit de soumission et d’humilité au Seigneur et à sa Parole, comme des modèles du troupeau et pas comme des dominateurs du troupeau ou des intermédiaires entre Dieu et le troupeau. Ce sont des hommes qui sont allés plus loin dans la connaissance de Jésus, qui doivent être arrivés plus loin dans le brisement, dans l’humilité et dans l’esprit de service. Si c’est vraiment dans le cœur des serviteurs du Seigneur, il n’y aura pas de problème dans l’église, parce que la soumission qui est demandée est une soumission en Christ, de même que la soumission de la femme à son mari est une soumission en Christ. Et, quand le mari est comme Christ, la femme ne devrait avoir aucun problème à se soumettre, dans l’amour et dans la paix du Seigneur, parce que son mari représente vraiment Christ. Je peux toujours refuser de me soumettre à Jésus, mais quand je suis enfant du Seigneur, brebis du Seigneur, il y a quelque chose qui est dans mon cœur : c’est le désir de faire plaisir à Jésus, parce que je l’aime. Donc, la soumission des brebis aux anciens ne peut se faire que dans l’Esprit du Seigneur et sous certaines conditions que nous verrons. Mais la condition la plus importante, c’est que les anciens eux-mêmes soient à l’image de Jésus et que l’ensemble des brebis soit à l’image de l’Eglise, de la perfection de l’épouse de Jésus. Donc, la soumission va se faire en Christ, conduite par le Saint-Esprit. Alors, les femmes, mes sœurs, n’ont pas

à être jalouses, parce que Dieu a réservé ces 5 ministères à des hommes. Dieu donne des raisons précises pour cela. La femme doit trouver, dans le corps de Christ, la place que Dieu lui donne et qui est une place unique. Et nous verrons tous les ministères que la femme peut exercer. Si elle les exerce dans la plénitude de l’Esprit, je vous assure que beaucoup de choses changeraient dans l’Eglise du Seigneur. Elle n’est pas destinée par le Seigneur à être une espèce de second ordre mise dans un coin ou à la cuisine. Le Seigneur a en vue son épouse à lui et la femme doit représenter l’épouse du Seigneur, comme toute l’Eglise dont nous faisons partie représente l’épouse du Seigneur. Alors, maintenant, je vais lire dans Actes 6, 1. Quand Jésus est venu sur terre, il a choisi pour commencer 12 hommes qui s’appellent les apôtres. Apôtre, en grec, veut dire « envoyé, messager ». Donc, un apôtre est simplement quelqu’un qui est envoyé par Dieu pour un certain ministère. Il y en a eu d’autres après, et il les a formés lui-même, au cours de son ministère terrestre, et, par la suite, une fois qu’il a été glorifié, il les a envoyés pour un ministère mondial assisté par d’autres ministères. En ce temps-là, le nombre des disciples augmentant, les Hellénistes murmurèrent contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans la distribution qui se faisait chaque jour. Nous savons que, dans l’église des premiers temps : La multitude de ceux qui avaient cru n’était qu’un coeur et qu’une âme. Nul ne disait que ses biens lui appartinssent en propre, mais tout était commun entre eux. Car il n’y avait parmi eux aucun indigent : tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu’ils avaient vendu, (35) et le déposaient aux pieds des apôtres ; et l’on faisait des distributions à chacun selon qu’il en avait besoin. Ils avaient, au départ, confiés le soin de distribuer ces richesses aux apôtres. Les gens venaient, apportaient ce qu’ils voulaient donner aux apôtres qui, ensuite, faisaient la répartition selon les besoins de chacun. Mais, là, ils commencent à trouver qu’il y a trop de monde et, qu’à 12, ils ne pouvaient pas faire toute cette tâche qui commençait à être importante. Nous savons, qu’à cette époque, il y avait entre 15000 et 20000 personnes dans l’église de Jérusalem. Alors, 12 anciens pour s’occuper de ce troupeau, ça fait trop peu : Les douze convoquèrent la multitude des disciples, et dirent : Il n’est pas convenable que nous laissions la parole de Dieu pour servir aux tables. Donc, ils le faisaient au début. Ils servaient aux tables les pauvres et les veuves qui étaient sans ressources et qui avaient besoin d’être servis. C’était la fonction des apôtres de Jésus, au départ, de même que Jésus s’est abaissé en lavant les pieds de ses apôtres, en leur disant de faire comme lui, pour montrer qu’ils étaient envoyés pour servir. Au début, ils avaient très bien compris la leçon. Ils servaient aux tables les veuves et les nécessiteux. Ils ont commencé par cela, et c’était une preuve d’humilité de le faire. Et puis ils ont compris que l’appel du Seigneur pour eux était un appel particulier à la parole et à la prière : Il n’est pas convenable que nous laissions la parole de Dieu pour servir aux tables. (3) C’est pourquoi, frères, choisissez parmi vous sept hommes, de qui l’on rende un bon témoignage, qui soient pleins d’Esprit-Saint et de sagesse, et que nous chargerons de cet emploi. Vous vous rendez compte de la responsabilité spirituelle qu’il y avait dans cette église, au début ? Pour servir aux tables, il fallait des hommes pleins de sagesse, de Saint-Esprit et de foi et de qui on rendait un bon témoignage. Aujourd’hui, dans beaucoup d’églises, on dirait : « Tiens, celui-là, il ne vaut pas grand chose spirituellement, il est tout juste bon à servir aux tables, et on le mettrait à servir aux tables,

alors que, dans l’esprit du Seigneur, c’est exactement l’inverse. Il demande des hommes remplis de Saint-Esprit, de foi et de sagesse, pour faire les tâches les plus humbles et les plus basses. C’est l’Esprit du Seigneur. Ce n’est pas l’esprit des hommes. Les grands pasteurs préfèrent être sur l’estrade, la plupart du temps, que servir aux tables. Ils doivent penser aux tâches les plus humbles en priorité. Et il dit : Et nous, nous continuerons à nous appliquer à la prière et au ministère de la parole. Donc, ces anciens-là, voilà à quoi ils sont d’abord appelés par le Seigneur. Après, nous verrons comment ils se sont partagé des ministères plus spécialisés, c’est-à-dire : apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs et docteurs. Au départ, les apôtres étaient spécialisés en tout ce qui touchait au ministère de la Parole et de la prière. Et les deux vont ensemble. Combien de fois Paul dit : « Je prie, ou priez pour moi, ou je prie constamment pour vous les Ephésiens, les Philippiens, les Thessaloniciens ». Le ministère des apôtres était un ministère important dans la prière (c’est elle qui est nommée en premier), et dans la Parole, c’est-à-dire l’enseignement, la prédication ou l’exhortation, la prophétie, etc. Tous les dons de la Parole sont réservés aux anciens et ils ont spécialisé d’autres hommes qui étaient remplis de Saint-Esprit et de foi dans les tâches matérielles qui consistent à servir aux tables. Vous avez donc deux groupes d’hommes, les anciens et les diacres, tels que Paul les décrit dans Philippiens 1, qui sont tous les deux appelés par Dieu, qui doivent tous les deux être remplis de Saint- Esprit, de sagesse et de foi, pour faire les uns, les anciens, des tâches plutôt consacrées à la prière et à la Parole, les autres, les diacres, des tâches plutôt consacrées aux services matériels, et en particulier, au service des tables (on dirait aujourd’hui tous les services matériels et sociaux). Tous doivent prier et tous doivent connaître la Parole, mais, dans l’application pratique, certains sont appelés spécialement au ministère de la Parole et de la prière. Alors, l’église entière choisit 7 hommes :

Ils les présentèrent aux apôtres, qui, après avoir prié, leur imposèrent les mains. Ensuite, on a le début du ministère des diacres pour ceux-là. Et on voit, par la suite, que les ministères de ces premiers hommes se sont développé en fonction des appels particuliers qu’ils ont reçus. Des 7 diacres qui servaient, au début, aux tables, on voit que deux, en particulier, Etienne et Philippe, étaient tellement remplis de Saint-Esprit et de foi que ça n’a pas tardé à se manifester par des miracles, des prodiges, des guérisons et des signes, et qu’ils ont vite quitté les tables pour aller évangéliser. Mais, s’ils ont quitté les tables, ce n’est pas parce que ça les dégouttait ou parce qu’ils voulaient être promu à quelque chose de plus haut. C’est Dieu qui a vu que leur cœur était consacré à ce travail humble et qui leur a dit de changer. Et Philippe a été appelé en Samarie, où un réveil s’est produit. Etienne n’a pas hésité à parler devant le sanhédrin, c’est-à-dire le gratin du judaïsme, pour les secouer au nom du Seigneur. Et il y a donné sa vie. Donc vous voyez que c’est Dieu qui nous donne une promotion spirituelle, non pas parce qu’il voit que nous désirons être élevé à une plus haute place, mais parce que, dans sa sagesse, il a prévu de nous mettre à tel endroit plutôt qu’à tel autre. Et, pour Dieu, c’est exactement la même chose (je veux dire sur le plan de la valeur spirituelle), si c’est fait comme pour le Seigneur et si c’est fait dans l’Esprit du Seigneur. Que l’on serve aux tables ou que l’on soit le grand apôtre Paul qui a évangélisé tout le monde connu de l’époque, je suis sûr que si l’un comme l’autre a accompli son ministère de tout son cœur et dans le Saint-Esprit, les récompenses seront les mêmes là

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haut, parce qu’ils ont répondu à leur appel de tout leur cœur, dans l’obéissance et l’humilité, et non pas parce qu’ils ont eu envie de faire ça plutôt qu’autre chose. Un peu plus loin, dans Actes 13, on voit ce qui se passe dans l’église d’Antioche qui était la plus grande église de l’époque. Les chrétiens d’Antioche étaient plusieurs dizaines de milliers, plus encore qu’à Jérusalem. Entre le chapitre 6 et le chapitre 13 on voit qu’il commence à y avoir une certaine spécialisation dans les ministères. L’apôtre Pierre, par exemple, est appelé par le Seigneur plus spécialement pour les Juifs et Paul pour les païens. Paul a été appelé à Antioche par Barnabas et les autres pour exercer un ministère d’enseignement. Donc, à Antioche il y avait plusieurs dizaines de milliers de chrétiens répartis dans de nombreuses assemblées de maison, et, pour s’occuper de ces chrétiens, il y avait une foule de responsables, puisque, dans chaque groupe, il devait y avoir certaines personnes qui exerçaient une fonction de berger. Pour l’ensemble de la ville les anciens exerçaient la surveillance générale de l’œuvre du Seigneur. Il y avait dans l’Église d’Antioche des prophètes et des docteurs : Barnabas, Siméon appelé Niger, Lucius de Cyrène, Manahen, qui avait été élevé avec Hérode le tétrarque, et Saul Il y avait donc des prophètes et des docteurs. C’est toujours le ministère de la Parole. Les prophètes donnent la parole inspirée du Seigneur directement, les docteurs font un enseignement systématique de la Parole, qui est aussi conduit par le Saint-Esprit, mais d’une autre manière que les prophètes. Les prophètes reçoivent l’inspiration qui est conforme à la Parole et ils la donnent comme une parole vivante qu’ils reçoivent directement du Seigneur, alors que les enseignants prennent la Bible et ils donnent la Parole de manière systématique. Pendant qu’ils servaient le Seigneur dans leur ministère et qu’ils jeûnaient, le Saint-Esprit dit : Mettez moi à part Barnabas et Saul pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés. Ce n’est pas le comité d’organisation de l’église de Pentecôte ou autre qui a décidé qu’il serait bon d’aller évangéliser la Turquie. C’est le Seigneur qui choisit les anciens, c’est le Seigneur qui les envoie ou qui les met où il veut. Donc, il n’y avait pas encore d’apôtre, au sens d’envoyé. Il y avait des prophètes et des docteurs. Le Saint-Esprit en choisit deux et il les envoie faire un certain travail en dehors d’Antioche : Ils les présentèrent aux apôtres, qui, après avoir prié, leur imposèrent les mains. Ils les laissèrent partir, parce qu’ils savaient bien que c’était le Saint-Esprit qui les avait choisis et qui les conduisait. Il n’y a eu personne pour être sur leur dos tout au long du voyage, à qui ils devaient rendre compte ou faire des rapports ou demander l’autorisation d’aller à Bérée plutôt qu’à tel endroit. Ils leur ont imposé les mains et les ont remis entre les mains du Seigneur. Ceux qui étaient restés devaient sûrement intercéder et prier pour eux, que le Saint-Esprit les protège, les garde et les conduise. Et c’est à ce moment-là que Paul est devenu apôtre. Jusqu’à présent, il était ancien dans l’église d’Antioche. Le Saint-Esprit l’envoie, et, à partir du moment où il est envoyé en dehors de son église locale, il devient apôtre, envoyé de Dieu pour une mission d’évangélisation, d’enseignement, de formation de ceux qu’il avait évangélisés. Barnabas et Saul, envoyés par le Saint-Esprit, descendirent à Séleucie, et de là ils s’embarquèrent pour l’île de Chypre. Donc, je veux introduire maintenant cette idée supplémentaire : dans chaque église locale, il y a des anciens. Vous vous rappelez que l’église locale, c’est la ville. Donc, dans le plan du Seigneur, dans une ville quelconque, il a prévu un groupe d’hommes qui constitue un groupe de surveillants du troupeau, qui le conduit et qui l’aide à avancer

dans sa vie spirituelle. Ces anciens doivent faire paître ensemble le troupeau. Le modèle, aujourd’hui, est que, dans chaque ville, il y a 5, 10, 15 ou 20 assemblées qui sont des succursales d’une dénomination nationale, qui sont dirigées, en général, par un pasteur unique, ou avec des anciens. Mais la manière dont c’est dirigé est souvent religieuse. Le pasteur dépend lui-même d’un comité qui le dépasse et tout est décidé au niveau des hommes. Il y a des conventions régionales, locales ou autres, des synodes qui déplacent les pasteurs, qui les mettent à tel ou tel endroit. C’est le conseil presbytéral qui examine les candidatures et qui choisit un tel ou un tel. Ce sont les hommes qui font, j’ose employer le mot parce que c’est ça, leur cuisine personnelle en osant encore demander à Dieu, dans la prière, qu’il bénisse leur travail. Et je trouve Dieu extraordinairement miséricordieux d’agir quand même dans cette situation-là, en faisant en sorte qu’il y ait quand même quelques conversions, quelques guérisons et une action du Saint-Esprit, parce que le Saint-Esprit ne se laisse pas enfermer dans des boîtes, mais on gêne quand même son action, quand ce n’est pas fait selon le plan du Seigneur. Au départ, quand ces anciens d’Antioche étaient réunis, il n’y avait pas Paul, Barnabas et les autres qui faisaient une réunion de pasteurs pour voir ensemble comment on peut prier. Ils s’occupaient ensemble d’un troupeau unique de brebis, ils tournaient au niveau des assemblées de l’église, ils apportaient leurs ministères ensemble et, régulièrement, ils se réunissaient pour jeûner et prier, pour écouter le Saint-Esprit et recevoir de Jésus ses directives, par le Saint-Esprit. C’est comme cela que ça doit se faire. Donc, un ancien d’une église locale ou d’un groupe est quelqu’un qui est appelé par Dieu directement, dont le ministère est confirmé par les autres ministères ou par l’église tout entière. Dieu appelle quelqu’un et le reste de l’église se rend compte que quelqu’un a été appelé par Dieu et il reconnaît l’appel qui repose sur un homme pour exercer son rôle d’ancien. Et les autres anciens, qui ont le discernement du Seigneur, reconnaissent aussi cet appel et le confirment publiquement. Et tout cela peut commencer au niveau des petits groupes de maison. A Antioche, il y avait des centaines de groupes de maison, mais je suis sûr que la plupart de ces anciens ont commencé leur ministère dans un petit groupe. Et ça commence à se manifester par un certain nombre de dons particuliers. L’un a un don plutôt pour la Parole, l’autre a un don plutôt d’évangéliste, l’autre a un don plutôt de prophète, l’autre a un don plutôt d’apôtre s’il sent qu’il va être envoyé ailleurs que dans son groupe local. En tout cas, ils commencent à exercer cet appel dans le groupe où ils sont et le groupe reconnaît qu’il y a un appel sur eux. On s’en rend compte avec le temps qui passe et les autres anciens de la ville confirment cet appel par le Saint-Esprit. Dans ces 5 ministères d’ancien : apôtre, prophète, évangéliste, pasteur et docteur, vous en avez 4 qui sont essentiellement des ministères pour l’Eglise, c’est-à-dire tous sauf celui d’évangéliste, et un qui est surtout pour les païens. L’évangéliste est surtout appelé à évangéliser avec puissance, puisque nous sommes tous appelés à évangéliser, mais on n’est pas tous appelés à être un évangéliste, un des 5 ministères. Donc, l’évangéliste reçoit de Dieu un ministère surnaturel d’évangéliste, avec puissance pour les guérisons, les miracles et les signes qui accompagnent son ministère. Il est appelé sur une multitude de terrains extérieurs pour exercer ce ministère dans la puissance de l’Esprit, alors que les 4 autres exercent leur ministère pour l’église, corps de Christ, essentiellement. L’apôtre, lui, cumule un peu l’ensemble des ministères. L’apôtre, c’est un peu spécial. Regardez le ministère de l’apôtre Paul. Il allait

évangéliser et il passait une bonne partie de son temps à enseigner les brebis qu’il venait d’évangéliser. Donc je dirais que l’évangéliste est entièrement spécialisé dans le fait de toucher les païens, alors que les 4 autres sont essentiellement pour le corps de Christ. Les apôtres sont les ministères les plus puissants. Ils cumulent un peu l’ensemble des ministères. Un apôtre ne va jamais se contenter d’amener des âmes au Seigneur. Il va faire comme Paul. Sa préoccupation constante, c’est de prier pour eux, d’intercéder et de les former par la Parole, pour qu’ils grandissent dans le Seigneur. Parmi ces 5 ministères, il y en a surtout un qui est centré sur l’église locale : celui du pasteur. Les 4 autres sont surtout tournés vers l’extérieur. L’évangéliste va toujours à l’extérieur, sur les champs de mission. Les 3 autres sont appelés par le Seigneur au niveau de l’ensemble du corps de Christ. Ils ne sont pas limités à une église locale. On a vu que les prophètes et les docteurs qui étaient à Antioche s’occupaient du corps de Christ, mais ils n’étaient pas limités au corps de Christ local. Ils étaient appelés dans d’autres villes pour exercer leur ministère au niveau de l’ensemble du corps de Christ. Paul était constamment en voyage. Les docteurs, les apôtres et les prophètes sont constamment en train de circuler dans l’ensemble du corps de Christ. Les pasteurs sont plutôt appelés à rester dans l’église locale pour s’occuper des brebis et être leur berger. C’est la règle générale, mais Dieu fait un peu ce qu’il veut. Dans Actes 14, quand Paul commence son ministère d’apôtre : Quand ils eurent évangélisé cette ville et fait un certain nombre de disciples, ils retournèrent à Lystre, à Icone et à Antioche, (22) fortifiant l’esprit des disciples, les exhortant à persévérer dans la foi, et disant que c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. Vous voyez la préoccupation de l’apôtre. Il fait des disciples, il va ailleurs, il continue à en faire. Et il revient constamment pour fortifier l’esprit des disciples, les enseigner, les faire grandir dans le Seigneur. Il leur disait une vérité que nous devons constamment nous rappeler : c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. Nous sommes appelés à souffrir. Ce n’est peut-être pas une pensée que beaucoup de chrétiens acceptent de gaieté de cœur, mais nous sommes appelés à souffrir et à pleurer dans la joie de notre cœur, parce que nous avons un Seigneur merveilleux et nous avons l’assurance de notre salut. Nous sommes appelés à souffrir de plus en plus, à mesure que notre progression spirituelle se fait, parce qu’on participe aux souffrances de Christ. On voit avec les yeux de Jésus ce monde perdu, tous ces malheureux qui sont sans Dieu, sans espérance. Notre cœur en souffre. On voit l’état de l’Eglise et à quel point elle est loin du Seigneur et de son enseignement. Vous avez en plus les souffrances qui viennent des persécutions. Celui qui veut vivre saintement sera persécuté, par Satan, les faux chrétiens, les païens. Donc, à mesure que nous grandissons spirituellement, nous devons nous préparer à souffrir de plus en plus, mais en sachant que le Seigneur est en nous, qu’il nous dirige, qu’il nous accompagne dans la souffrance. C’est lui le premier qui souffre de voir tout cela. Mais rien ne peut nous enlever la joie profonde que nous avons de connaître la vérité, de connaître Jésus. Alors, regardez ce qu’il dit au verset 23 : Ils firent nommer des anciens dans chaque église, et, après avoir prié et jeûné, ils les recommandèrent au Seigneur, en qui ils avaient cru. Dans chaque église, ça veut dire dans chaque ville. Et, si vous voulez en avoir une confirmation, regardez dans l’épître de Paul à Tite. Tite était aussi apôtre avec Paul, et Paul lui dit : Je t’ai laissé en Crète, afin que tu mettes en ordre ce qui reste à

régler, et que, selon mes instructions, tu établisses des anciens dans chaque ville, Ils ne dit pas : dans chaque groupe de maison, mais dans chaque ville. Et, si on revient dans Actes 14, 23, ils firent nommer des anciens dans chaque église, parce que l’église, c’est la ville. Donc, la

préoccupation de ces apôtres qui passaient, c’était de faire des disciples, et, dès qu’ils en avaient fait, ils savaient reconnaître l’appel de Dieu sur tel ou tel homme qui était appelé par Dieu au ministère d’ancien. Ils avaient le discernement et Paul les nommait ou les faisait nommer pour que leur ministère soit confirmé. Vous vous rendez compte : c’étaient des gens qui venaient d’être évangélisés. Ils avaient quelques jours, quelques semaines ou quelques mois de conversion, et déjà Paul dit : « Dans chaque ville je nomme ou je fais nommer des anciens ». Ils avaient sur eux l’appel de Dieu et l’apôtre savait discerner cet appel. Il faut faire attention, parce qu’aujourd’hui il y a des faux prophètes qui circulent, qui nomment des anciens à tort et à travers, pour les regrouper dans leur groupe, leur dénomination, mais pas du tout pour en faire des serviteurs comme le Seigneur le veut. Aujourd’hui, on vit dans un tel monde de confusion que nous devons être sur nos gardes. On doit discerner les vrais et les faux apôtres, les vrais et les faux ministères. Et Jésus nous donne un seul critère pour les distinguer : C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez Au verset 15, il dit : Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs Donc, il faut faire attention, parce que ces faux anciens ou faux apôtres ou faux ministères, plus ou moins auto proclamés ou proclamés par d’autres faux anciens ou faux ministères, viennent à nous en vêtement de brebis, souvent avec des dons spirituels réels. Ils prophétisent, ils peuvent faire des miracles, des guérisons au nom de Jésus, mais leur cœur est tordu, parce que, dedans, ce sont des loups ravisseurs. En fait, ils travaillent pour leur propre ventre, dit Paul. Car de tels hommes ne servent point Christ notre Seigneur, mais leur propre ventre

Ils ont la cupidité et la domination pour motif, pas la gloire de Dieu, pas l’Esprit de Christ pour être de vrais serviteurs soumis au Seigneur et servant l’intérêt du troupeau. Ils viennent pour se remplir les poches et le ventre. Il faut faire attention, parce qu’il y a un tel désir de surnaturel, de réveil, aujourd’hui, dans le peuple du Seigneur, que, lorsqu’un serviteur de Dieu arrive avec des signes, des prodiges et des miracles, ils suivent, pour la plupart, tout ce qu’il dit et font tout ce qu’il demande de faire, alors que le Seigneur dit : C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez Mais le fruit de l’esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance ; Paul dit lui-même que : Les preuves de mon apostolat ont éclaté au milieu de vous par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles. Il ne dit pas : par des miracles, des signes, des prodiges, mais par une patience à toute épreuve. Il commence par là. Après, il ajoute : par des miracles, des signes, des prodiges qui confirment son appel. Paul était rempli d’amour pour les brebis, de patience, de paix dans son cœur. Alors, prenez le temps, brebis du Seigneur, de tester leurs fruits. Pour tester les fruits d’un faux, il faut du temps. Ce n’est pas quand quelqu’un arrive en faisant 2 ou 3 réunions pleines de puissance, que vous allez pouvoir constater les fruits de sa vie. C’est en le connaissant personnellement pour voir s’il respecte son épouse, s’il ne met pas la main dans la caisse, quels fruits il produit dans sa vie. Est-ce qu’il est rempli d’amour, de patience, de paix, de

joie, de fidélité au Seigneur, de foi, de sincérité, de consécration ? Ça ne peut pas se voir en 2 ou 3 jours, sauf si vous êtes remplis du discernement du Seigneur. Mais il faut quand même contrôler les fruits. C’est là qu’il va être jugé. A l’époque, comme les premiers apôtres, puis ceux qui ont été appelés par Dieu, Paul, Barnabas et les autres, étaient des hommes remplis de Saint-Esprit et de foi, ils savaient immédiatement discerner sur qui reposait un appel pour être ancien du troupeau. Et ils étaient capables de faire ce que beaucoup ne sont plus capables de faire aujourd’hui, c’est-à-dire de passer dans un groupe qu’ils venaient d’évangéliser et de discerner les appels du Seigneur à être ancien du troupeau. Si la ville était petite, il y avait peu d’anciens. Si elle était comme Antioche, il en fallait beaucoup plus. Dans un petit groupe de maison, il n’y a pas forcément l’ensemble des anciens d’une ville ou même pas un seul, puisque les anciens d’une ville vont être répartis dans des groupes de maison. Il n’est pas dit du tout que, dans chaque groupe de maison, il va y avoir un ancien au sens des 5 ministères. Les 5 ministères vont tourner et s’occuper du troupeau ensemble. Et les brebis de la ville, les saints de la ville sauront que, dans cette ville, un tel, un tel et un tel sont les anciens du troupeau. On saura qu’ils sont désignés, appelés par le Seigneur, confirmés, qu’un tel est appelé à la prédication, un tel est appelé à être pasteur, berger du troupeau, ou prophète. C’est comme cela que ça devait marcher. Ce serait merveilleux si ça marchait comme le Seigneur l’a prévu. Et vous voyez, en passant, la responsabilité des brebis, de discerner elles aussi qui sont appelés comme anciens et s’ils sont vrais ou faux. Il y a tellement de brebis qui se laissent complètement entraîner par des faux anciens, des faux prophètes ou de faux pasteurs, parce qu’elles n’ont pas exercé ce devoir de discernement que Dieu exige d’elles. Si toutes les brebis du Seigneur savaient discerner les faux apôtres, il n’y aurait plus une seule brebis du Seigneur pour les suivre. Leurs caisses se videraient vite ou alors ils n’auraient que les fausses brebis. Alors, on verra, dans les fausses doctrines qui circulent, cette fausse doctrine qui dit de ne pas toucher à l’oint de l’Eternel, qui est vraie sur le plan biblique, mais qui est mal interprétée dans la pratique. Dans la mesure où le Seigneur nous montre que celui-là est un faux apôtre et que c’est confirmé, on a le devoir de le désigner du doigt et de le dénoncer. Ce ne sera pas toucher à l’oint de l’Eternel, parce que ce n’est pas un oint de l’Eternel. Et même si c’est un oint de l’Eternel, comme Pierre, il faut qu’il y ait un Paul à côté de lui qui, publiquement, le reprenne. Et il n’a pas touché à l’oint de l’Eternel. Pierre ne s’en est pas offusqué. Il s’est soumis. Alors, ce groupe d’anciens qui dirige ensemble l’église, c’est important, : ils ne sont jamais seuls. Dans une église, c’est-à-dire dans une ville, ils fonctionnent toujours au moins par deux. Si la ville est petite, il y en aura 2 ou 3. Si la ville est grande, il y en aura plus. Ils ne fonctionnent jamais seuls. Vous ne voyez, jamais dans la Bible, « l’ancien de l’église de » ou bien « le pasteur de l’église de ». C’est toujours les anciens. C’est une garantie pour éviter la domination par un homme. Alors, bien aimés, brebis du Seigneur, secouez-vous du joug spirituel que Satan a réussi à mettre sur l’Eglise en infiltrant l’Eglise d’une multitude de faux pasteurs et de faux bergers qui dominent le troupeau actuellement et qui ne sont pas envoyés par le Seigneur. Je ne dis pas cela pour stimuler la rébellion dans le corps de Christ, sinon je ne serais pas serviteur du Seigneur. Je dis cela pour stimuler les brebis à prier, à ouvrir les yeux. Le Seigneur nous appelle à discerner tout ce qui ne vient pas de lui, tout le fardeau que Satan a réussi à mettre sur son troupeau qui ne vient pas de

lui, pour s’en dégager. Déjà, quand il y a discernement de quelque chose qui va mal, il y a un sujet de faire des prières , d’aller parler aux personnes chez lesquelles le discernement de quelque chose qui n’allait pas, il se verrait tout de suite si se sont vraiment des brebis ou des anciens du Seigneur. Un ancien du Seigneur ne va jamais s’offusquer ( choquer, froisser ) quand on le reprend, même quand on le reprend injustement, parce que vous avez aussi des brebis qui ne sont pas du tout remplies de l’Esprit, qui vont aller reprendre à tort et à travers des serviteurs de Dieu. Un faux ancien va se fâcher. Il ne va pas être d’accord. On a mis en cause sa suprématie d’ancien et il n’est pas content, parce que les faux veulent tout contrôler, tout diriger, ne rien permettre en dehors de ce qu’ils ont décidé. Ça n’a rien à voir avec le modèle biblique. Nous devons nous dégager de ce joug et de ce fardeau, même s’il y a une bénédiction apparente, même si on voit de beaux bâtiments, beaucoup d’argent et de grandes activités, une radio et une école biblique. Tout ceci sera balayé bientôt par l’Esprit du Seigneur, je le dis maintenant par prophétie. Et quand je dis que ça sera balayé, ça ne sera pas forcément dispersé et détruit, mais ça sera balayé par un vent de fausses doctrines qui va les plonger dans les bras de l’antichrist et de l’épouse mauvaise de l’antichrist, la prostituée.

« Cependant, de Milet Paul envoya chercher à Ephèse les anciens de l’Église ». (Actes 20, 17) L’église, c’est encore une fois la ville. Ephèse était surveillée par un certain nombre d’anciens. Paul n’a pas le temps d’y aller. Il envoie chercher tous les anciens ; Il n’envoie pas chercher les différents pasteurs des différentes églises d’Ephèse ; Il envoie chercher le groupe d’anciens de l’église d’Ephèse. Et puis, il leur dit : Vous savez de quelle manière, depuis le premier jour où je suis entré en Asie, je me suis sans cesse conduit avec vous, (19) servant le Seigneur en toute humilité, avec larmes, et au milieu des épreuves que me suscitaient les embûches des Juifs. (20) Vous savez que je n’ai rien caché de ce qui vous était utile, (Actes 20, 18-20) Le serviteur du Seigneur qui est appelé par Dieu à un ministère d’ancien va exercer son ministère en toute humilité, avec larmes, parce qu’il a beaucoup de soucis, de problèmes et de persécutions au milieu des épreuves. Mais il ne leur a rien caché de ce qui leur était utile, il n’a pas cherché à tordre la Parole du Seigneur par un intérêt quelconque. Il y a des serviteurs du Seigneur ou des pasteurs qui, aujourd’hui, cachent ce qu’il faudrait dire, parce qu’ils ont peur que leurs églises se vident, alors que cela serait leur intérêt qu’elles se vident de tous les éléments qui ne sont pas du Seigneur. Alors, au lieu de vouloir raccommoder tous les bouts de ficelle, parce qu’on ne veut pas que les fausses brebis s’en aillent, on va faire un message à l’eau de rose, où l’on va cacher des choses, où l’on va rajouter des choses qui ne sont pas du Seigneur. Nous savons à quel point le langage de Paul était ferme, plein d’amour, mais ferme : la vérité avant tout, dans l’amour. et qu’il ne faut pas craindre de les prêcher et de les enseigner publiquement et dans les maisons, (21) annonçant aux Juifs et aux Grecs la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus-Christ. (Actes 20, 20-21) Donc, tout son message se ramenait à deux mots clef : repentance et foi. Il leur annonce ce qui l’attend, et il dit :

Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour paître l’Église du Seigneur, qu’il s’est acquise par son propre sang. (Actes 20, 28) Donc ancien est égal à évêque. Il est clair que c’est le Saint-Esprit qui les a établis. Paul s’est contenté de les nommer, parce qu’il a vu que le Saint-Esprit les avait

choisis. Je sais qu’il s’introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n’épargneront pas le troupeau, (30) et qu’il s’élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux. (Actes 20, 29-30) D’abord, il y en aura d’autres, des faux, qui vont venir de l’extérieur, et puis, du milieu de vous, il va s’en lever quelques uns. Ils vont enseigner des fausses doctrines pour entraîner des disciples non pas après le Seigneur, mais après eux. Vous voyez la distinction entre les vrais et les faux ? Veillez donc, vous souvenant que, durant trois années, je n’ai cessé nuit et jour d’exhorter avec larmes chacun de vous. (Actes 20, 31) Vous voyez comment Dieu travaillait par le ministère de Paul : il exhortait constamment le troupeau avec larmes, il ne lui cachait rien. Et il finit en disant : Et maintenant je vous recommande à Dieu et à la parole de sa grâce, à celui qui peut édifier et donner l’héritage avec tous les sanctifiés. (Actes 20, 32) Il n’y a aucune domination chez Paul. Il ne se sentait pas propriétaire de ses brebis ; Elles ne devaient pas lui rendre des comptes constamment. Il les a exhortées et il ne les a pas commandées. Il les a soutenues dans la prière. Il leur montrait tout le chemin du Seigneur sans rien leur cacher. Dans 1 Timothée 3 Paul donne à Timothée les critères pour être ancien : Cette parole est certaine : si quelqu’un aspire à la charge d’évêque, il désire une œuvre excellente. (1 Timothée 3, 1) Dieu choisit quelqu’un et met le désir de cette charge en lui. Si Dieu te met dans le cœur d’être ancien c’est une chose excellente et tu dois prier le seigneur dans ce sens en disant : Seigneur, c’est une responsabilité ; j’aimerai vraiment aider les brebis, être un ancien dans ta maison, dans une église, une ville. Cela va se faire avec un certain nombre de conditions : Il faut donc que l’évêque soit irréprochable, mari d’une seule femme, sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalier, propre à l’enseignement (1 Timothée 3, 2) Vous pouvez avoir deux interprétations pour « mari d’une seule femme ». Dans sa vie, il n’a été marié qu’une seule fois ou bien il n’a eu qu’une seule femme à la fois. Au sens biblique, il n’y a aucune interdiction pour un veuf de se remarier. Je pencherai plutôt pour la première interprétation. Ça peut être confirmé, par exemple, dans l’épître à Timothée où il dit : Qu’une veuve, pour être inscrite sur le rôle, n’ait pas moins de soixante ans, qu’elle ait été femme d’un seul mari, (1 Timothée 5, 9) Vous pouvez avoir la deuxième interprétation pour conviction. Donc, vous voyez que tous les anciens devaient avoir un don pour enseigner les brebis, puisque, dans le travail du berger, il y a un travail de faire passer la Parole dans le cœur des enfants du Seigneur ? Ce n’est pas forcément un ministère de docteur, l’enseignement, mais c’est être capable, dans les conseils pratiques qu’on a à donner aux brebis, de faire passer la Parole de Dieu. Il faut qu’il ne soit ni adonné au vin, ni violent, mais indulgent, pacifique, désintéressé. (4) Il faut qu’il dirige bien sa propre maison, et qu’il tienne ses enfants dans la soumission et dans une parfaite honnêteté ; (5) car, si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l’église de Dieu ? (1 Timothée 3, 3-5) Tout cela est plein de sagesse. C’est une liste de critères très précis. Donc, certains peuvent être appelés à commencer à exercer un ministère, mais pour pouvoir être officiellement reconnu et nommé ancien, il faut avoir certaines capacités et veiller sur les conditions. Dieu va demander à l’église de veiller à ce que ses anciens respectent les conditions. Si l’église ne le fait pas, elle pèche. Je me demande quel est le pourcentage de véritables anciens qui resteraient dans l’église, si tous ces critères étaient

Il ne faut pas qu’il soit un nouveau converti, (1 Timothée 3, 6) effectivement mis en pratique ! dans leur vie, s’ils respectaient toutes les conditions. On voit donc que Paul était un homme pratique, quand il passait dans une ville, qu’il venait d’évangéliser les gens. Il savait qu’il ne pouvait pas partir sans nommer certains comme responsables de la marche spirituelle de l’église, sans les enseigner sévèrement sur les conditions à remplir. Quand l’église est établie depuis plusieurs dizaines d’années, les anciens qui sont choisis ne doivent pas être de nouveaux convertis, puisqu’il est possible de choisir des anciens convertis qui remplissent les conditions. c’est une simple question de sagesse. Ces critères de choix sont repris dans Tite : Je t’ai laissé en Crète, afin que tu mettes en ordre ce qui reste à régler, et que, selon mes instructions, tu établisses des anciens dans chaque ville, (6) s’il s’y trouve quelque homme irréprochable, mari d’une seule femme, ayant des enfants fidèles, qui ne soient ni accusés de débauche ni rebelles. (Tite 1, 5-6) C’étaient des hommes qui, déjà, dans leur vie personnelle, rendaient un bon témoignage. Pour ma part, je défends l’idée qu’un homme divorcé, ou divorcé et remarié, ne doit jamais être reconnu officiellement comme ancien d’une église locale. Il se trouve qu’il y en a une foule qui sont divorcés, remariés, et établis comme pasteurs ou évangélistes ou autres. Dieu semble bénir quand même leur ministère par des signes, des prodiges, si on veut vraiment satisfaire le cœur du Seigneur, il faut respecter ces conditions. Le Seigneur a une place pour ces hommes-là dans son Eglise. Ils peuvent exercer tous les dons de l’Esprit, manifester toute la puissance de Dieu dans les signes, les prodiges et les miracles, mais ils ne sont pas appelés à être reconnus officiellement par dieu comme les anciens du troupeau dans une localité. Dieu a ses raisons. « Ayant des enfants fidèles, qui ne soient ni accusés de débauche ni rebelles. » : c’est tellement important. Tellement d’anciens et de pasteurs ont des enfants infidèles. S’ils reconnaissent cela, leur responsabilité est de démissionner immédiatement et d’attendre que les enfants deviennent fidèles. Si un ancien a des enfants qui commencent à être infidèles, il doit tout faire pour qu’ils le deviennent, dans la prière, dans l’intercession. L’église ne doit pas le conserver à une place d’ancien reconnu. Il va avoir un travail qui peut être très efficace, mais il n’aura pas une position spirituelle d’ancien, parce que Dieu ne le permet pas pour le moment. Vous voyez pourquoi il attache de l’importance à des gens qui ont une vie équilibrée, tranquille, paisible, juste, droite, simple, humble mais remplie du Seigneur et de sa Parole et de la capacité d’exhorter selon la saine doctrine. Maintenant, qu’est-ce que ça veut dire « paître l’église », puisque le but des anciens c’est de paître ? développons un peu cette expression. Pierre la décrit de manière précise : Voici les exhortations que j’adresse aux anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin des souffrances de Christ, et participant de la gloire qui doit être manifestée : (1 Pi 5, 1) Pierre était apôtre, mais ce n’était pas une catégorie spéciale au-dessus des anciens. Il était ancien comme eux seulement. Il avait un ministère beaucoup plus puissant que les autres, Un peu plus loin, Paul dit : Alors, ça semble un peu en contradiction avec le fait qu’on a vu Paul nommer des anciens après quelques mois ou quelques semaines d’évangélisation. Paul les a enseignés clairement sur les conditions à respecter. Il avait non seulement discerné l’appel du Seigneur, mais il avait aussi vérifié de peur qu’enflé d’orgueil il ne tombe sous le jugement du diable. (7) Il faut aussi qu’il reçoive un bon témoignage de ceux du dehors, afin de ne pas tomber dans l’opprobre et dans les pièges du diable. (1 Timothée 3, 6-7)

parce qu’il était appelé à un ministère spécial par Dieu, mais il se considérait ancien comme les autres. Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu ; non pour un gain sordide, mais avec dévouement ; (1 Pi 5, 2) « Paissez », ça veut dire nourrissez-le, donnez-lui de l’embonpoint spirituel pour qu’il soit en bonne santé, non par contrainte, mais volontairement. C’est la première caractéristique de l’ancien. Il le désire personnellement, personne ne l’oblige et il n’est pas commandé par quelqu’un d’autre à qui il est obligé d’obéir. On le fait parce qu’on aime cela, parce qu’on est appelé par le Seigneur, par amour pour Jésus. Mais on n’est pas fonctionnaire de la foi, comme tant de pasteurs qui sont nommés pasteurs, qui attendent leur retraite et, quand ils la prennent, ils ne s’occupent plus des brebis. Donc, on le fait parce qu’on répond à un appel du Seigneur, par amour pour Jésus et ses brebis, et « non pour un gain sordide, mais avec dévouement » à son ministère et ses brebis. On ne doit pas craindre d’être dérangé. On ne doit pas dominer sur ceux qui vous sont échus en partage, mais être les modèles du troupeau, c’est-à-dire les modèles de Jésus selon Jésus qui est le grand modèle, avec un esprit de serviteur, pour faire passer aux brebis tout ce qui leur faut pour être en bonne santé l’Esprit. Ça veut dire qu’on ne peut pas faire la moindre chose dans l’église sans demander la d’autres anciens qui travaillent avec toi, tu ne vas pas faire cavalier seul. Tu vas en parler à tes frères anciens, pour avoir leur avis, pour prier ensemble. Mais il n’y aura pas quelqu’un qui va dominer sur toi et qui va te donner une autorisation. Donc, si Dieu te montre que tu es appelé à faire quelque chose pour lui, en tant que brebis, tu en parles aux anciens ou autour de toi. Le problème, c’est que, souvent, tu as des anciens qui ne sont pas spirituels, et tu ne te sentiras pas conduit à leur en parler, parce que ça va être le blocage immédiat. Que faut-il faire dans ce cas-là ? Prier Dieu, et Dieu va te montrer. spirituelle et physique. Et lorsque le souverain pasteur paraîtra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de la gloire. (1 Pi 5, 4) Donc, l’ancien doit avoir constamment à l’esprit le modèle qui est Jésus, et puisque les brebis lui sont confiées pour qu’il leur donne à manger, il faut qu’elles puissent voir en lui de plus en plus Jésus, parce qu’elles vont regarder à l’ancien et elles vont avoir tendance à imiter l’ancien s’il imite Jésus. Il y en a même qui imitent l’ancien qui n’imite pas Jésus. . Partout où vous avez l’esprit de domination, vous n’avez pas la liberté de permission au pasteur qui domine, parce qu’il faut que tout soit contrôlé par le chef. Si je suis ancien d’une église, je ne peux que me réjouir de voir les brebis du Seigneur commencer à exercer leurs responsabilités en Dieu. Si tu as envie d’évangéliser ton village, parce que Dieu te le demande, tu n’as pas besoin de demander la permission à un pasteur. Mais, si tu es ancien dans une église locale avec Mais le Seigneur nous demande d’imiter les anciens qui imitent Jésus. Paul dit : Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ. (1 Corinthiens 11, 1) Mais pas comme dominant Aux anciens d’Israël qui disent : Ne vous avons-nous pas défendu expressément d’enseigner en ce nom-là ? (Actes 5, 28) Pierre et les apôtres répondirent : Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. (Actes 5, 29) C’est le cas de beaucoup d’anciens aujourd’hui. Ils sont comme les membres du sanhédrin qui bloquent tout, parce que ce n’est pas fait comme ils voudraient le faire. Si on mettait en pratique ce qui est dit dans la Parole, c’est la ruine de 90 % des églises actuelles, parce que tout ce que les hommes ont mis en place s’écroulerait comme un château de cartes. Alors, qu’est-ce qu’il faut faire

? Je ne vous cacherai rien de ce que Dieu dit. L’ancien, à Gaïus, le bien-aimé, que j’aime dans la vérité. (3 Jean 1, 1) Le grand apôtre Jean s’appelle l’ancien, tout simplement. J’ai écrit quelques mots à l’Église ; mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit point. (3 Jean 1, 9)

Vous voyez comment il y avait déjà les germes de la caricature de pasteur qu’on trouve dans beaucoup d’églises aujourd’hui, c’est-à-dire quelqu’un qui aimait être le premier, donc le seul qui commande et qui commandait de manière autoritaire l’église, puisqu’il ne voulait pas recevoir Jean. Et Jean dit : C’est pourquoi, si je vais vous voir, je rappellerai les actes qu’il commet, en tenant contre nous de méchants propos ; non content de cela, il ne reçoit pas les frères, et ceux qui voudraient le faire, il les en empêche et les chasse de l’Église. (3 Jean 1, 10) Ce Diotrèphe aimait être le premier. Il empêchait les vrais serviteurs de Dieu de venir et il empêchait les brebis du Seigneur de les recevoir et d’entrer en contact avec eux. Et, s’il y en a qui le faisait, il les chassait de l’église. Voilà le dominateur dont Jean ne voulait pas. Il n’exerçait pas sur Diotrèphe une autorité papale. Il reconnaissait le fait que Diotrèphe était en position d’autorité usurpée, mais il ne prenait pas autorité sur Diotrèphe pour l’exclure. Il disait simplement aux brebis qu’elles avaient un mauvais pasteur. Et si les brebis étaient spirituelles, elles écoutent la voix de l’ancien qui parlait de la part de Dieu et elles se dégageaient de Diotrèphe.

Bien-aimé, n’imite pas le mal, mais le bien. (3 Jean 1, 11) N’imite pas Satan, le dominateur, mais Jésus. On doit veiller à ce que l’esprit de domination ne s’infiltre pas dans nos rapports mutuels, dans nos groupes et dans nos églises. C’est très subtil, parce que, entre mari et femme, c’est très vite fait de dominer. Dans un petit groupe comme , c’est vite fait de commencer à dominer ou d’exercer une domination subtile, de faire pression. Vous savez comment on commence à dominer ? En jugeant ou en méprisant tel frère ou telle sœur. On le juge parce qu’on le trouve moins spirituel ou trop spirituel, parce qu’il ne fait pas comme nous. On va mépriser telle sœur parce qu’elle ne met pas le voile ou qu’elle n’a pas de jupe. On ne doit jamais forcer quelqu’un à faire quelque chose. Si on commence à faire pression spirituelle pour forcer, on est déjà animé par l’esprit de Satan, le dominateur. On doit agir par la vérité, par la prédication de la Parole et laisser tout le monde libre. Permission sans domination, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de discipline dans l’église. Elle s’exerce de manière biblique, sans esprit de domination. Si, au milieu d’un groupe, le péché est pratiqué ouvertement, on doit appliquer la procédure que le Seigneur demande : Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. (16) Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins. (17) S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église ; et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain. (Matthieu 18, 15-17) Cela n’est pas dominer, mais veiller à la vérité. On peut voir le cœur d’un berger comme Paul dans : Vous savez vous-mêmes, frères, que notre arrivée chez vous n’a pas été sans résultat. (2) Après avoir souffert et reçu des outrages à Philippes, comme vous le savez, nous prîmes de l’assurance en notre Dieu, pour vous annoncer l’Évangile de Dieu, au milieu de bien des combats. (1 Thessaloniciens 2, 1- 2) Le travail des anciens est d’annoncer au milieu de bien des combats, dans des souffrances, des difficultés, des persécutions. C’est pour ça qu’il faut

prier beaucoup pour eux. Car notre prédication ne repose ni sur l’erreur, ni sur des motifs impurs, ni sur la fraude ; (1 Thessaloniciens 2, 3) Les faux anciens sont animés par l’erreur, les motifs impurs ou la fraude. Les vrais anciens sont animés par l’esprit de vérité, de pureté, de sainteté du Seigneur. mais, selon que Dieu nous a jugés dignes de nous confier l’Évangile, ainsi nous parlons, non comme pour plaire à des hommes, mais pour plaire à Dieu, qui sonde nos cœurs. (1 Thessaloniciens 1, 2-4) L’ancien ne va jamais plaire à un homme. Beaucoup d’anciens, aujourd’hui, ne pensent qu’à ça, pour être populaires, pour avoir une écoute de plus en plus large au niveau de l’église locale ou de l’Eglise universelle. Pour être reconnu au niveau de l’Eglise universelle aujourd’hui, il faut être populaire, donc il ne faut pas donner tout l’Evangile de Dieu. Dès que tu commences à dire toute la vérité, tu n’es plus populaire. Je connais des vrais prophètes du Seigneur qui sont vraiment des prophètes ; mais ils sont mis de côté, ils ne sont pas considérés comme des hommes populaires, et pourtant, ils disent des paroles de Dieu qui sont vraiment des merveilles. Voyez ce que Paul dit : Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, (4) détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables. (2 Timothée 4, 3- 4) Et il dit maintenant : non comme pour plaire à des hommes, mais pour plaire à Dieu, qui sonde nos cœurs. (5) Jamais, en effet, nous n’avons usé de paroles flatteuses, comme vous le savez ; jamais nous n’avons eu la cupidité pour mobile, Dieu en est témoin. (1 Thessaloniciens 2, 4-5) Le faux prophète va flatter les gens. Le vrai ne va pas les flatter, il va les encourager et leur dire la vérité en face. Les faux voient tout au travers de l’argent : la dîme, les offrandes, la construction d’un bâtiment plus grand, d’une radio. des brebis ont été tondues jusqu’à l’os. On leur a fait vendre des appartements, donner leurs économies, parce qu’il y avait un homme ambitieux qui voulait soi-disant servir le Seigneur. Nous n’avons point cherché la gloire qui vient des hommes, ni de vous ni des autres ; nous aurions pu nous produire avec autorité comme apôtres de Christ, (7) mais nous avons été pleins de douceur au milieu de vous. De même qu’une nourrice prend un tendre soin de ses enfants, (8) nous aurions voulu, dans notre vive affection pour vous, non seulement vous donner l’Évangile de Dieu, mais encore nos propres vies, tant vous nous étiez devenus chers. (9) Vous vous rappelez, frères, notre travail et notre peine : nuit et jour à l’œuvre, pour n’être à charge à aucun de vous, nous vous avons prêché l’Évangile de Dieu. (1 Thessaloniciens 2, 6-9) Paul fabriquait des tentes la nuit pour pouvoir prêcher la journée. Vous êtes témoins, et Dieu l’est aussi, que nous avons eu envers vous qui croyez une conduite sainte, juste et irréprochable. (11) Vous savez aussi que nous avons été pour chacun de vous ce qu’un père est pour ses enfants, vous exhortant, vous consolant, vous conjurant (12) de marcher d’une manière digne de Dieu, qui vous appelle à son royaume et à sa gloire (1 Thessaloniciens 2, 10-12). Vous avez ici un bon descriptif de ce qu’est un ancien pour le peuple du Seigneur. Quand je lis ça, moi je tremble et je dis au Seigneur : « Fais-moi grâce, parce que, qui peut répondre à ces exigences, s’il n’est pas visité par la grâce du Seigneur, être rempli de douceur, d’amour, de patience, de persévérance, supporter les coups, les injustices, les mauvaises accusations et continuer à faire du bien, à encourager. J’ai l’image de Jésus là. Jésus supporte nos faiblesses, nos péchés. Il continue encore à nous encourager, à nous relever, à nous faire du

bien. Si nous avons le cœur tourné vers lui et vers la vérité, jamais il ne nous laissera tomber. Lisez le chapitre 34 d’Ezéchiel, où il est parlé du bon berger. Vous voyez combien ce bon berger prend soin des brebis, va chercher celle qui est égarée, soigner celle qui est malade. C’est vraiment le rôle du pasteur, du ministère de pasteur au sens de berger. Il va s’occuper de ses brebis comme un père s’occupe de ses enfants, comme on prend soin de son bébé quand on est la nourrice. Et vous verrez aussi, dans ce passage, le sort terrible que Dieu réserve aux mauvais anciens ou aux mauvais pasteurs qui ne paissent pas les brebis, mais qui se paissent eux-mêmes. Maintenant, je termine par les obligations des brebis vis-à-vis des anciens. Je rappelle, non pour faire un appel d’argent, car je n’ai besoin de rien, que les brebis doivent prendre soin de leurs anciens sur le plan matériel et financier. Quand un ancien est vraiment appelé par Dieu, il va compter uniquement sur Dieu, il ne demandera rien à personne, ni un salaire, ni de l’argent. Il va compter sur Dieu, dans la prière mais ce sera aux brebis de discerner et de pourvoir aux besoins du berger, en ce qui concerne sa nourriture, ses vêtements les besoins de sa vie. Paul dit même : Que les anciens qui dirigent bien soient jugés dignes d’un double honneur, surtout ceux qui travaillent à la prédication et à l’enseignement. (1 Timothée 5, 17) Et le mot grec, c’est « honoraire ». Mais l’ancien peut refuser ce choix, comme Paul l’a fait bien souvent. C’est aux brebis d’exercer leur discernement, et aujourd’hui, si beaucoup d’anciens véritables souffrent sur ce plan, c’est que les brebis n’écoutent pas la voix du Seigneur. Ce sont de vrais anciens qui ne disent jamais rien à personne, qui ne font pas d’appel d’argent. Ils comptent sur le Seigneur, mais, comme ce sont les brebis qui n’écoutent pas la voix du Seigneur et qui ne donnent pas ce qu’elles devraient donner, les anciens souffrent en silence. Nous sommes responsables, en tant que brebis du Seigneur, du moindre centime que nous donnons aux anciens. Cela veut dire que, si des mauvais anciens font des appels d’argent qui ne sont pas conduits par le Seigneur, Dieu nous rendra responsables de l’argent que nous leur donnons et que nous n’aurions pas dû leur donner. Nous devons réserver cet argent aux emplois que Dieu a prévus : pourvoir aux besoins des anciens, des missionnaires, des saints qui sont pauvres. Si nous sentons qu’un appel d’argent est fait pour un but qui n’est pas du Seigneur, pour combler un trou, par exemple, qui est dû à l’imprudence de la mauvaise gestion d’un ancien qui a fait des choses qu’il n’aurait pas dû faire, Dieu nous rendra responsable de l’argent qu’on a donné. Il faut vraiment savoir qu’on est conduit par le Seigneur, parce que les choses sont présentées de manière réellement subtile et tellement séduisante que beaucoup de brebis sont séduites pour donner. Maintenant, je termine par : Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; (Hé 13, 7) Une autre obligation des brebis est de se souvenir de leurs conducteurs. Comment peut-on se souvenir d’eux ? Dans la prière, avant tout. Paul parlait constamment à ses brebis en disant : « Priez pour moi ». Il faut prier pour eux. Ils sont en danger spirituel. Souvenez-vous d’eux aussi dans les actes d’affection que vous pouvez leur porter. Il le dit au verset 7 : considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi. (Hé 13, 7) La fin est plus importante que le commencement. Il y a des anciens qui ont bien commencé et qui ont mal fini. Ce n’est pas ceux-là qu’il faut imiter. Un peu plus loin, au verset 17, il dit : Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte ; (Hé 10, 17 Les vrais anciens veillent sur vos âmes, parce que, quand ils

sont nommés par Dieu anciens sur une église ou sur une ville, ils devront rendre compte au Seigneur des âmes que Dieu leur a confiées. Ils ne sont pas responsables de tous les péchés que peuvent faire leurs brebis, mais ils sont responsables de bien remplir leur ministère vis-à-vis de ces âmes que Dieu leur a confiées. qu’il en soit ainsi, afin qu’ils le fassent avec joie, et non en gémissant, ce qui ne vous serait d’aucun avantage. (18) Priez pour nous ; (Hé 10, 17-18) Il montre bien l’obligation qu’il y a de prier pour les anciens. Pour résumer, je disais : pourvoir à leurs besoins, se souvenir d’eux, leur obéir mais leur obéir dans le Seigneur. Il faut pouvoir discerner si ce sont des anciens véritables spirituels qui vous donnent vraiment la pensée du Seigneur. A ce moment là, vous suivez et vous vous soumettez, mais pas en obéissant de manière aveugle à tout ce qu’un ancien pourrait demander, si ce n’est pas confirmé par la voix du Seigneur dans votre cœur et surtout si ce qu’il dit n’est pas conforme à la Parole du Seigneur. Il faut être soumis dans le cœur, c’est-à-dire ne pas faire de rébellion ouverte, ne pas donner un mauvais témoignage de division ou de dispute, mais discerner que ce qu’il demande n’est pas conduit par Dieu et, à ce moment-là, refuser de le faire tout en restant soumis dans le cœur. Alors, dans 1 Timothée 5, Paul dit : Ceux qui pèchent, reprends-les devant tous, afin que les autres aussi éprouvent de la crainte. (1 Timothée 5, 20) Le Seigneur demande que les anciens spirituels reprennent publiquement l’ancien qui pèche. Personnellement je ne dirais pas que c’est seulement les anciens qui doivent reprendre d’autres anciens qui pèchent. Il faut distinguer le fait de reprendre publiquement et en privé. Reprendre en privé est donné à tous les chrétiens. Matthieu 18, 15-16 Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. (16) Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins. Mais, quand il s’agit d’un ancien, le traitement est plus sévère, parce qu’il doit être immédiatement repris en public par un autre ancien qui discerne que ce qu’il est en train de faire ne doit pas se produire. Donc un groupe d’anciens dirige collectivement l’église locale, selon l’appel de Dieu, avec un esprit de service, sans domination, toujours ensemble. Les brebis sont appelées à un ministère personnel du Seigneur et à des dons personnels, guidées et aidées par des anciens qui sont les modèles du troupeau. Pas de domination, pas de pasteur ou de ministère unique, pas d’église divisée en dénomination, mais des groupes familiaux dans des maisons qui constituent des églises de localité et qui font partie de l’ensemble du corps de Christ. Alors, Seigneur, donne-nous de bien comprendre ces choses dans ton Esprit. Que ton Esprit rende vivante ta Parole dans nos cœurs, qu’elle soit imprimée dans nos cœurs ! Tu nous révèles toi-même ces choses par ton Esprit. Tu vois, Seigneur, le désordre actuel dans l’Eglise. Je te prie que tu donnes à chaque brebis ta sagesse et que tu les diriges dans tes gras pâturages et dans tes plans parfaits. Fais lever beaucoup d’ouvriers selon ton cœur, des hommes et des femmes qui vont vraiment se consacrer à ton service, des anciens qui soient selon ton cœur. Que tous les besoins soient couverts, Seigneur, et que ton cœur soit satisfait, parce que nous sommes dans l’obéissance à ta Parole. Seigneur, je demande ta grâce et je te remercie de la donner dans le nom de Jésus-Christ. Amen.

                          La marche pratique de l’église locale.

             Que dit la Parole de Dieu sur le déroulement des réunions ?

                Les dons spirituels. L’exercice des dons dans les assemblées.

Le Seigneur veut restaurer aujourd’hui tout ce qu’il dit dans sa Parole sur l’Eglise ; sur sa constitution en tant qu’organisme vivant, sur son fonctionnement conduit par le Saint-Esprit, sur les ministères qui doivent la guider, la surveiller, sur le ministère de chacun. Le Seigneur veut que nous soyons des cellules vivantes dans son corps et pas seulement des chrétiens qui regardent des grands ministères agir. C’est déjà bien s’il y a des grands ministères du Seigneur qui agissent. Mais le plan du Seigneur, c’est de nous amener chacun à grandir pour être tous un jour à la ressemblance de Jésus. C’est un grand miracle, ça ! Il n’y a que le Seigneur qui peut le faire. Mais il ne va pas le faire automatiquement. Vous savez qu’il y a beaucoup de chrétiens qui passent toute leur vie et qui meurent sans être rentré dans ce plan là, parce qu’ils n’ont pas compris ou parce qu’ils n’ont pas fait ce qu’il fallait pour aller jusqu’au bout avec le Seigneur, alors que dès le jour de leur conversion, le Seigneur avait envoyé sa bénédiction abondante, avec tous les dons, avec tout ce qu’il a pour que nous puissions répondre à son appel, puisqu’il nous donne à chacun un appel. Donc, quand il appelle, dès le jour de la conversion, : il envoie du haut du ciel tout ce qu’il faut, déjà, pour fonctionner parfaitement dans le corps de Christ, c’est-à-dire l’appel qui est destiné, les dons qui sont destinés, la place où être, il l’envoie dès le jour de la conversion ; et puis il attend que nous ayons d’une part l’oreille ouverte pour écouter ce qu’il a à nous dire et puis il attend de voir si nous sommes intéressés à son plan, parce qu’il y a beaucoup de chrétiens qui ne sont pas du tout intéressés au plan de Dieu. Ils sont intéressés à une vie d’église qui est trop superficielle ou qui reste en arrière de ce que Dieu veut, et souvent, quand ils s’en rendent compte, il est trop tard. La vieillesse est là où la mort arrive. On est sauvé, on ne perd pas son salut, mais on est passé à côté de tout ce que

Dieu avait prévu pour nous, sur cette terre. Et il en a prévues beaucoup, des choses. Alors voyons ce que le Seigneur a prévu dans la marche pratique de l’église de tous les jours. Nous avons vu la dernière fois ce que c’est que l’Eglise, sur le plan universel et local ; que le Seigneur voulait que nous nous réunissions localement avec les chrétiens qu’il a placés autour de nous, et que nous n’avons pas choisis et il voudrait aussi que les ministères entrent dans le modèle donné par le Seigneur, pour que l’ensemble du troupeau puisse avancer dans la stature de Christ, et aujourd’hui, c’est le ministère de chacun ; c’est-à-dire : dans le corps de Christ, comment le Seigneur veut qu’on fonctionne, nous. Il n’y a pas que des apôtres, des prophètes, des pasteurs, des évangélistes et des docteurs. Il y a un appel pour chacun de nous, et quand le Seigneur réunit son église en petits groupes comme celui-là ou d’autres, il veut que ce petit groupe soit vivant 24 heures sur 24 et qu’il avance dans la connaissance de son Dieu et dans la mise en pratique de sa volonté. Et là encore, on voit comment le Seigneur a fait dès le début, dans sa Parole. Alors si je reprends pour commencer, le

premier chapitre des Actes ; on a dans les Actes des apôtres un modèle clair qui nous montre comment l’Eglise du début fonctionnait. Et dans les Actes des apôtres, on voit le Seigneur parler à ses disciples, aux quelques dizaines qui étaient là et qui avaient assisté, qui avaient vu Jésus après sa résurrection. Ils savaient que le Seigneur allait partir, mais qu’il n’allait pas les laisser orphelins, il allait leur envoyer le Saint-Esprit. Et c’est le Saint-Esprit qui est vraiment l’agent exécutif du Seigneur Jésus. C’est Jésus qui dirige l’Eglise. Mais c’est le Saint-Esprit répandu sur la terre et répandu dans nos cœurs qui nous permet, si nous nous soumettons à son action, d’entrer dans le plan défini par le Seigneur pour nous. Alors là, dans les Actes des apôtres au chapitre premier, au verset 4, le Seigneur Jésus dit à ses disciples : « Comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il, car Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit ». Donc, les disciples étaient déjà baptisés d’eau, ils étaient convertis, ils avaient accepté le Seigneur Jésus comme leur sauveur, ils étaient passés par la nouvelle naissance, mais ils n’étaient pas baptisés dans le Saint- Esprit. Et le Seigneur leur dit bien : « Attendez, avant de faire quoi que ce soit pour moi, que vous soyez remplis et baptisés dans mon Esprit pour pouvoir être mes témoins ». C’est-à-dire, là où tu te trouves, à Jérusalem d’abord, et puis ensuite dans la Judée, Samarie et jusqu’au bout de la terre. ces disciples ont baptisés dans le Saint-Esprit, fonctionnaient jour après jour sous la direction absolue et directe du Saint-Esprit ; sous la surveillance des anciens qui étaient là, mais c’était le Saint-Esprit qui conduisait toutes choses. Alors il dit au verset 8 : « Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous et vous serez mes témoins, à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre ». Alors il s’adressait à des disciples qui étaient consacrés au Seigneur. Quand ils ont fait cette conversion, les disciples, ils ont fait une conversion sérieuse. Ce n’est pas une conversion à moitié, une conversion pour faire plaisir à quelqu’un, à papa ou maman ou à un autre, c’est une conversion parce qu’on a eu le cœur touché par le Seigneur et qu’on veut lui consacrer notre vie entièrement. Si on essaye de se convertir pour une raison autre, on n’est pas converti, en fait, pas encore. On est converti pour servir le Seigneur, pour servir à sa gloire, pour mener une vie entièrement dans l’obéissance au Seigneur, tous les jours de notre vie jusqu’à son retour. Donc, ça implique qu’on ait le cœur débarrassé de ce qui faisait nos intérêts quand nous étions dans le monde. Quand nous étions sans connaître Jésus, nous étions intéressés par des tas de choses. Mais quand nous venons à Jésus, il change notre esprit, notre cœur et puis il nous donne maintenant le désir de nous intéresser aux choses d’en haut, au siennes, aux choses du ciel et au plan qu’il a pour nos vies. Et il faut bien comprendre que si au départ, notre conversion n’est pas complète et sérieuse, le plan du Seigneur, qui est merveilleux, pour chacun de nous, ne va jamais se réaliser dans nos vies comme il devrait se réaliser ; ou il va se réaliser à dix pour cent ou à vingt pour cent, mais ça n’a aucun intérêt ni pour Dieu ni pour nous de voir son plan réalisé à dix pour cent ou vingt pour cent. Il faut qu’il soit réalisé à cent pour cent et pour ça il faut qu’il y ait des cœurs à cent pour cent tournés vers le Seigneur par amour pour lui. Et on voit ces premiers apôtres écouter ce que leur dit le Seigneur, qui leur dit : « Attendez, ne bougez pas. Vous allez recevoir la présence et la personne du Saint-Esprit ». Ils ont passé dix jours et nuits

ensemble, à attendre et à chercher dans la prière ardente ce que le Seigneur leur avait promis. Ils avaient tout mis de côté : leur travail, leur vie de famille, tout était de côté, en disant : « Le Seigneur a dit dans peu de jours, ça vaut la peine qu’on investisse ces quelques jours à chercher ce que le Seigneur a prévu pour nous ». Ils auraient pu retourner à leurs vignes et à leurs champs et à leurs affaires en disant : « Dieu a promis, ça va arriver. On n’a qu’à attendre tranquillement que ça vienne ». Ils se sont réunis pour prier, chercher Dieu en disant « Seigneur, on veut ta promesse et elle seule ». Et ils ont, pendant dix jours, persévéré dans la prière, tous ensemble, hommes et femmes, persévéré jusqu’à ce merveilleux jour de la Pentecôte où le Saint- Esprit est descendu et les a remplis. Et là, ils n’étaient plus les mêmes hommes et les mêmes femmes. Ils étaient entièrement changés, bouleversés, du haut en bas. C’étaient toujours des cœurs entiers pour le Seigneur, c’étaient des cœurs qui aimaient le Seigneur, mais ils étaient passés dans une dimension spirituelle qu’ils ne connaissaient pas avant. Le Saint-Esprit était venu sur eux et en eux, il les avait remplis et il leur avait donné la puissance d’être des témoins dans la direction du Saint-Esprit. Donc, des témoins conduits par le Saint-Esprit directement. Il fallait que Dieu leur ouvre l’Esprit par ce baptême du Saint-Esprit parce que le baptême du Saint-Esprit nous fait pénétrer en plein dans le domaine spirituel de Dieu. Nous avons un esprit que Dieu nous a changé à la nouvelle naissance. Mais cet esprit, la plupart des chrétiens n’ont pas conscience même de son existence et de son fonctionnement. Ils ont l’habitude de dépenser des sentiments, l’être intérieur habituel, mais l’esprit que Dieu nous a donné, il est là-dedans, dans notre cœur et le baptême du Saint-Esprit nous fait pénétrer dans le domaine de l’Esprit de Dieu, où c’est notre esprit qui va servir le Seigneur dans l’obéissance avec le Saint-Esprit. Ce n’est plus notre intelligence humaine qui va travailler pour le Seigneur, c’est le Saint-Esprit en nous qui descend dans notre esprit, qui nous éveille au spirituel de Dieu ; puisque tout est spirituel dans la vie du Seigneur, tout est spirituel. La Parole de Dieu, elle est spirituelle, elle est Esprit et vie. Dieu est Esprit et vie. Jésus est Esprit éternel de Dieu qui a pris un corps humain, le Saint-Esprit est un Esprit. Tout, le Père, le Fils, le Saint-Esprit fonctionnent pleinement dans le royaume spirituel de Dieu. Et la plupart des chrétiens sont plongés dans ce royaume spirituel de dieu, mais ils ne s’en rendent pas compte. La plupart des chrétiens ont les yeux spirituels fermés sur l’action du Saint-Esprit et Dieu veut nous ouvrir les yeux sur le domaine spirituel de Dieu. Mais attention, tout contrôlé et conduit par le Saint-Esprit ; jamais de nous même. Si je pénètre de ma propre volonté dans le domaine spirituel de Dieu, d’abord, je ne vais pas pouvoir pénétrer dans son domaine à lui, puisqu’il me sera fermé, je vais entrer dans le domaine spirituel de Satan qui est aussi un domaine spirituel qui est vaste et qui existe, parce que ça va partir d’une décision personnelle de ma volonté de pénétrer sur un plan spirituel qui n’est pas permis par Dieu. Mais si j’ai soif de Dieu et de son Esprit, lui, par son Esprit, il va m’ouvrir l’esprit et il va me faire pénétrer dans une vie spirituelle qui sera contrôlée par lui et ça ne sera pas dangereux pour moi parce que moi, je vais être là, à l’écoute du Seigneur, je vais de plus en plus apprendre à entendre sa voix et être conduit par le Saint-Esprit et c’est lui qui va décider des expériences spirituelles par lesquelles il va me faire passer, des dons spirituels qu’il va me donner, il va me donner une vision, il va pouvoir me donner une apparition d’anges, comme il le faisait au début de l’Eglise pour me guider et il va me

transporter par son Esprit à quarante kilomètres de là, enfin il va faire toute une série d’interventions surnaturelles qui ne pourront être efficaces que si je suis entièrement consacré, rempli, baptisé du Saint-Esprit et obéissant à la direction de l’Esprit. Donc, il faut que ça parte d’un cœur entièrement consacré, d’un cœur obéissant et d’un cœur qui veut aller jusqu’au bout avec Dieu, mais qui le laisse diriger. Alors ce baptême du Saint-Esprit, c’est quelque chose qui leur est arrivé dans Actes 2 et qui s’est traduit par quelque chose de très précis. Je lis dans Actes 2 ce qui s’est passé au verset 4 : « Ils furent tous remplis du Saint-Esprit ». Voilà. Ca se résume à ça. Ils furent tous remplis de l’Esprit de Dieu. Donc le Saint-Esprit est venu sur eux, parce qu’ils priaient selon la promesse de Jésus : « Seigneur remplis-nous, recouvre-nous de ton vêtement de puissance, fais-nous rentrer pleinement dans ton domaine spirituel ». Le Saint-Esprit est venu sur chacun, il est rentré et il les a remplis. Et puis il n’a pas pu rester à l’intérieur. Il est sorti en débordant comme un torrent sous la forme d’un signe initial qui est le signe du parler en langues et qui s’est traduit par la suite par une pénétration de ses disciples dans le spirituel de Dieu puisqu’ils étaient constamment en communion avec le Saint-Esprit, dirigés par lui. On verra comment le Seigneur les dirigeait dans les Actes des apôtres, d’une manière toujours surnaturelle. Quand on est dirigé de cette manière, c’est beau. Ca ne veut pas dire qu’on ne peut plus se planter en quoi que ce soit. On reste faillible, on peut faire des erreurs, on peut faire des gaffes, mais on en fera de moins en moins si on persévère dans la communion avec Jésus, dans la prière, dans la lecture de la Bible, dans l’adoration, dans la louange. On va de plus en plus être sensible à la voix et à la direction du Saint-Esprit. Et là, il va se servir de nous pour faire de grandes choses jusqu’au bout de la terre, pour chacun de nous. Le ministère de chaque chrétien, ce ministère glorieux que nous voyons dans les Actes et que Dieu veut pour chacun de nous, ce n’est pas quelque chose qui est réservé aux anciens de l’Eglise. Les anciens ont un rôle unique et irremplaçable : surveiller le troupeau, le guider, mais dans la direction que le Seigneur montre et que les disciples sentent dans leur cœur. Ils reçoivent une pensée de Dieu, ils la donnent aux disciples, ou bien ils surveillent ce qui se passe et ils corrigent en fonction de ce que le Seigneur leur montre parce qu’ils ont plus d’expérience, ou un ministère, un appel et des dons qui dépassent ceux de certains chrétiens qui ont besoin de leurs conseils, mais ils savent, ces anciens, qu’ils ne sont là que pour aider les chrétiens à grandir en Christ et à rentrer eux-mêmes pleinement dans le ministère que Dieu leur a donné, à chacun. Et d’ailleurs, si ça se passe comme le Saint-Esprit le veut, il n’y aura pas de rébellion contre les anciens. Les chrétiens vont eux-mêmes, conduits par le Saint-Esprit rentrer pleinement dans leur ministère. Les anciens auront le leur avec et à côté de celui des brebis et puis tout va se passer comme le Seigneur le désire, dans l’ordre, dans l’harmonie et dans la paix. S’il y a quelque chose qui déraille en fonction de ce que le Saint-Esprit veut faire, il faut qu’il y en ait dans le corps de Christ, anciens ou pas qui soient capables de le discerner et puis d’aider le frère ou la sœur à reprendre les rails normaux. Donc, on va progresser ensemble sous la direction du Seigneur dans cette vie de l’Esprit. Dans Marc 16 et au verset 15, Jésus dit à ses disciples : « Allez par tout le monde, prêchez la Bonne Nouvelle à toute la création ». Il ne dit pas ça aux anciens, il dit ça à tous les disciples. « Allez dans le monde entier, en commençant par, il l’a bien précisé, commencez par Jérusalem, la Judée, ensuite, la Samarie, ensuite, jusqu’aux extrémités de

la terre ». Donc ça veut dire : « Tu commences par ton village, ton quartier, ta Jérusalem à toi, c’est ça. Tu continues un peu plus loin et si tu es fidèle dans le message que Dieu te donne, tu vas aller jusqu’au bout de la terre, comme ça. Sauf si tu as un appel vraiment particulier d’aller évangéliser les esquimaux, tu vas rester et commencer à évangéliser ceux de ton quartier. Et après, si tu es fidèle à cet appel là, le Seigneur t’enverra évangéliser les esquimaux, parce que c’est son plan à lui. Il teste notre fidélité à Jérusalem d’abord, et ensuite dans la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre. C’est ce qu’ils ont fait. Alors regardez ce qu’il dit à ceux qui croient. Il dit : « Tu es appelé à prêcher la Bonne Nouvelle ». Quelle est la Bonne Nouvelle ? Que Jésus est ressuscité et que par sa résurrection, qui impliquait donc sa mort, il nous a amenés à la connaissance du plan de Dieu, de salut du Seigneur. Un Jésus-Christ ressuscité travaille avec nous à répandre cette Bonne Nouvelle jusqu’aux extrémités de la terre. Et on n’a pas affaire à un Dieu mort, un Dieu enterré et resté dans la tombe, on a affaire à un Dieu vivant, ressuscité, qui s’appelle Jésus le Seigneur et qui nous conduit à annoncer la Bonne Nouvelle. La Bonne Nouvelle, c’est d’abord la nouvelle de Jésus, mort et ressuscité pour nous, et puis c’est toute la Parole du Seigneur qui est une Bonne Nouvelle. « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, celui qui ne croira pas sera condamné. Voici les miracles (donc, les miracles, les signes) qui accompagneront ceux qui auront cru ». C’est-a dire ceux qui ont fait cette conversion réelle au Seigneur, qui sont entièrement consacrés au Seigneur, qui sont baptisés dans le Saint-Esprit comme ils l’ont été au début et qui disent : « Maintenant, Seigneur, on t’écoute. Vas-y, envoie-moi ». Si tu pars dans ces conditions annoncer la Bonne Nouvelle du Seigneur, il va la confirmer par tous ces signes, ces prodiges et ces miracles qui sont la volonté de Dieu pour chacun de nous, c’est-à-dire : « En mon nom, ils chasseront les démons ». Ce n’est pas réservé à des pasteurs ou à des anciens, de chasser les démons. Il y en a qui sont tellement jaloux de leur autorité spirituelle que quand un chrétien commence à chasser les démons, alors là, ils disent : « Ca ne va plus, on marche sur mes plates-bandes ». Vous vous rappelez la parole de Jésus quand les disciples viennent lui dire : « Mais Seigneur, il y en a un là qui ne nous suit pas et qui chasse les démons en ton nom. Envoie-nous l’arrêter ». Jésus dit : « Laissez-le, laissez-le, il n’est personne qui, faisant quelque chose de bien en mon nom soit contre moi. Ce n’est pas possible. Laissez-le ». S’il est vraiment consacré au Seigneur et qu’il fait ça pour le Seigneur et en s’appuyant sur la Parole du Seigneur, dans l’Esprit du Seigneur, ça réjouit le cœur de Dieu, ça doit réjouir notre cœur. Donc, les chrétiens, les saints, sont appelés à chasser les démons au nom du Seigneur Jésus. Pour pouvoir chasser les démons, il faut un don de discernement des esprits et il faut surtout réaliser la position et l’autorité spirituelle que nous avons en Jésus. Nous ne sommes plus assis à terre, nous sommes assis dans les lieux célestes en Christ. Vous savez que les sorciers, ceux qui travaillent pour Satan, ils ont aussi leur esprit ouvert au monde spirituel, mais de la mauvaise manière, et ils sont capables de voir notre position assise dans les lieux célestes en Christ. Les sorciers entre eux passent leur temps à se chamailler et puis à essayer d’augmenter leur position pour être plus prêts de Satan et recevoir sa puissance. Donc, dans le monde spirituel, les sorciers peuvent se voir dans la hiérarchie satanique, ils peuvent voir qu’il y a un tel, et il est deux rangs au-dessus, trois rangs au-dessus, ou bien celui là, il est au-dessus de moi, ça va, ils voient ça. Mais quand ils

lèvent les yeux un peu plus haut, ils voient les chrétiens assis dans les lieux célestes en Christ. Ils les voient aussi. Mais beaucoup de chrétiens ne voient pas quelle est leur position. Ils s’imaginent toujours là, qu’on est sur la terre à attendre le retour du Seigneur en chantant des cantiques. Mais Jésus nous dit : « Vous êtes assis dans les lieux célestes en Christ ». Et notre esprit est assis dans les lieux célestes avec Christ, en Christ. Il a une position en Christ bien plus élevée que toutes les dominations, les autorités, les princes de ce monde de ténèbres et c’est pour ça que ses disciples ont réalisé par le baptême du Saint-Esprit cette percée spirituelle : « Seigneur, ta Parole et ton Esprit me donnent maintenant une autorité sur les démons ». Et tout le travail du Saint-Esprit, c’est de nous révéler cette parole de Dieu, cette position que nous avons en Christ, que nous devons garder dans la sainteté, dans l’obéissance. Il ne s’agit pas de chasser des démons pour faire du cirque, mais parce qu’il y a des âmes captives qui ont besoin d’être libérées, pour glorifier le Seigneur. « Celui qui croira en mon nom, ils chasseront les démons » ; tous les démons, tous. Il y en a qui s’accrochent plus que d’autres, il y en a où il faut prier deux minutes, ils partent, d’autres, il faut prier un peu plus longtemps, et ils vont partir aussi et puis s’ils ne partent pas après deux, trois quatre heures de prière, tu sais que tu dois t’engager dans le jeûne et puis quelque chose de plus sérieux parce que ton autorité devrait être bien plus grande que ça. Mais Jésus nous montre que nous ne devons pas rester à la position où nous sommes, mais que nous devons pleinement exercer l’autorité qu’il nous donne dans notre position actuelle dans le Seigneur. Et ça demande de la foi, ça. Ca demande de la connaissance de Jésus. Ca demande la pratique et la communion avec le Seigneur. Il y a un prix à payer, donc. Quand il dit : « Voilà les miracles qui accompagneront celui qui croira ». Celui qui croira, ce n’est pas seulement celui qui dit : « Seigneur, je crois en toi. Bon, j’ai cru en toi. Bon ça va je crois. Oui, je crois. Tu es mort pour moi, et puis maintenant, ça va. Maintenant, j’ai cru »… Ce n’est pas ça, croire en Jésus. Croire en Jésus, c’est dire : « Seigneur Jésus, je veux te connaître ». « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent toi, et celui que tu as envoyé, le Seigneur ». « Donc, je veux passer du temps avec toi. Je veux prier. Je veux connaître ta Parole. Je veux passer du temps dans la louange, dans l’adoration. Je veux passer du temps avec toi pour que j’élargisse constamment ma vision spirituelle de ce que tu es toi et de ce que tu as dans ton cœur pour moi et de ce que tu as donné dans ta Parole ». Ca se fait dans la prière, ça se fait dans la lecture de la Bible, dans la méditation de la Parole. Ca se fait dans la communion avec Jésus, ça se fait en passant des heures avec Jésus. Et à ce moment là, la présence et l’onction du Seigneur augmentent dans ma vie et je suis capable de chasser des démons de plus en plus gros en sachant que de toutes manières, tous sont soumis à l’autorité du Seigneur. Et le problème du Seigneur, ce ne sont pas les démons, c’est moi. Si j’ai compris et si j’ai reçu pleinement par la foi cette autorité que Jésus me donne, aucun démon ne pourra tenir ; aucun ! Absolument aucun, ni Satan lui-même ! Et si j’ai le coeur rempli de doute, d’incrédulité, d’hésitation et tout, c’est sûr que si j’en rencontre un gros, un peu plus gros que d’habitude, je vais battre en retraite et je vais me requinquer auprès du Seigneur pour reprendre un peu de forces. Mais le Seigneur est si bon qu’il me voie dans l’état où je suis. L’essentiel, c’est que je désire aller toujours plus loin avec Jésus. Et si j’ai fait une vraie conversion, j’aurais constamment ce désir, avec lui. Je ne vais pas me contenter de ma situation présente. Je ne vais pas dire : « Bon,

maintenant ça va. On est bien. Maintenant, j’ai mon petit coin pénard dans l’église, j’ai mon ministère, je joue à l’harmonium ». Non, ce n’est pas ça. Je dois toujours remplir mon cœur de ce que Jésus a pour moi. Qu’est-ce que tu veux pour moi, Seigneur ? Des choses glorieuses ! Vous vous rendez compte, ce qu’il dit ? « Ils chasseront les démons. Ils parleront des nouvelles langues ». Ca c’est le signe initial du baptême du Saint-Esprit et puis c’est aussi le don des langues qui peut se manifester de bien d’autres manières. C’est-à-dire que Dieu peut parler à l’église par les dons surnaturels de langues. Il peut aussi t’envoyer en Russie et te donner le don du russe comme c’est arrivé à bien des chrétiens qui sont allés évangéliser dans des pays inconnus. C’est tout ça, le don des langues. Mais c’est plus de barrières pour les langues. Sous la conduite du Seigneur, toutes choses sont possibles, maintenant. C’est le jugement de la tour de Babel qui est renversé dans l’Esprit. Quand l’homme a voulu s’élever lui-même, Dieu a divisé les hommes par les langues. Et maintenant, dans le domaine spirituel de Dieu, il n’y a plus cette division. C’est fini. Dans le ciel, les zoulous, les africains, les chinois etc., quand nous arrivons tous au ciel convertis, il n’y a plus de problème de langues, on les sait toutes. Ou alors, on parlera céleste, enfin, on sait tout ça. Le Saint-Esprit nous ouvre complètement ce domaine. « Ils saisiront des serpents », comme Paul, un s’était accroché à sa main. Ils saisiront des serpents et les serpents, nous savons que c’est aussi le signe, symboliquement, c’est Satan, le serpent ancien etc. Nous avons l’autorité sur le serpent ancien, nous pouvons le saisir et lui rappeler quelle est sa position à lui maintenant dans le Seigneur : vaincu. « S’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera pas de mal. Ils imposeront les mains aux malades et les malades seront guéris ». Moi ça me frappe la simplicité du Seigneur. Il ne dit pas : « Vous allez leur poser les mains sur la tête et vous allez faire une prière d’un quart d’heure ». Alors que là, il dit simplement : « Vous imposerez les mains aux malades en mon nom ». Il dit : « Voilà, je t’impose les mains au nom de Jésus-Christ. Reçois la guérison ». Comme Jésus le faisait. Vous ne voyez jamais Jésus et les apôtres prier pour un malade. Jamais. Ils s’approchent du malade, ils le touchent et ils disent : « Au nom de Jésus, sois guéri ». Jésus lui-même, il ne disait pas : « Au nom de Jésus », mais il les touche : « Sois guéri ». Ou bien par la parole, ou par un geste, ou c’était le malade qui touchait Jésus. Mais on ne voit pas Jésus devant un malade se mettre à prier. Devant Lazare, qu’il avait ressuscité, il ne prie pas son Père de le ressusciter. Il dit : « Père, je te loue et je te bénis parce que tu exauces toujours ce que je te demande ». C’est tout. Il ne dit pas : « Seigneur, tu vois, c’est un cas difficile, c’est un mort ». Non, il dit : « Voilà, Seigneur, je te loue de ce que tu m’exauces toujours ». Vous vous rendez compte la hardiesse dans la foi du Seigneur ? Je te loue de ce que tu exauces toujours mes prières. Parce qu’il faisait toujours ce qui lui était agréable. Il s’approche de Lazare, et puis je n’ai jamais vu une prière aussi courte : « Lazare, sors. Et le mort sortit les pieds et les mains liés de bandelettes ». Ce n’était pas une prière, c’était une parole d’autorité ou un geste d’autorité conduit par le Seigneur : « Sois guéri au nom du Seigneur Jésus ». Et quand on prend l’habitude d’exercer cette autorité là, on sent notre foi grandir de plus en plus. Et puis ça fait du bien parce qu’on dit : « Seigneur, maintenant »… Quand on a vu le Seigneur agir alors qu’on a osé faire ce pas de foi puisque Jésus l’a dit, je crois au Seigneur, je suis consacré, Seigneur, maintenant, je vais faire ce que tu me demandes. Peut-être qu’au début, on va hésiter un peu, donc ça ne va pas

marcher tout à fait comme on aurait voulu, mais le Seigneur nous encourage à continuer. Et si on se trompe une fois, ce n’est pas pour ça qu’on ne doit pas refaire une deuxième fois parce que ça s’est mal passé la première. On dit : « Seigneur, il y a quelque chose qui accroche quelque part, c’est peut-être en moi, c’est peut-être en lui, mais c’est sûrement en moi. Donc, Seigneur, je m’approche plus près de toi pour que ton onction grandisse en moi et que je puisse vraiment accomplir cette parole là comme tu l’as dit ». Et quand Jésus guérissait les malades, il guérissait tous les malades sans exception : les païens, les juifs… Il ne s’arrêtait pas à un malade pour lui dire : « Bon, je vais d’abord te donner le salut parce que c’est plus important pour toi. Et quand tu auras accepté mon salut, là je vais prier », comme on le voit souvent. « Je vais prier pour toi pour que tu sois guéri ». Non, un malade, un malheureux est là, et qu’il soit juif, qu’il soit de n’importe quelle nationalité, samaritain ou pas, il s’approchait du Seigneur : « Seigneur, guéris-moi ». « Crois-tu que je peux faire ça pour toi » ? « Oui, Seigneur ». « Voilà, reçois-le. Qu’il te soit fait selon ta foi ». Un geste, une parole et le malade partait guéri. Et qui était glorifié ? Le Seigneur, le Dieu d’Israël. Un grand prophète est venu au milieu de nous. Donc vous voyez déjà dans ce petit passage, le plan que le Seigneur a pour nous, pour chacun de nous : Aller annoncer la Bonne Nouvelle autour de nous et jusqu’aux extrémités de la terre et quand nous, nous sommes consacrés au Seigneur avec un plein baptême du Saint-Esprit et une vie entièrement ouverte, le Seigneur va travailler avec nous, confirmer sa Parole, comme il est dit là au verset 20 : « Ils s’en allèrent prêcher partout et le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les miracles qui l’accompagnait. Amen ». Il dit « Amen » et nous aussi, nous disons : « Amen ». Donc, si chacun de nous, bien-aimés, mettait en pratique, rien que ça, rien que ce petit passage de Marc 16, là, vous ne croyez pas que ça va bouleverser pas mal de choses ? Sans attendre que les anciens le fassent eux-mêmes ou nous demandent de le faire, mais simplement parce que Jésus dit à tous : « Allez prêcher la Bonne Nouvelle ». Si tu as un ancien à côté de toi, tu vas lui dire, « Ancien, j’ai prêché la Bonne Nouvelle à Marguerites ». Il te dira : « Alléluia, vas-y. Tu as ma bénédiction ». Il te dira : « Surtout, n’oublie pas les promesses du Seigneur. Impose les mains aux malades pour qu’ils soient guéris au nom de Jésus. Chasse les démons, annonce la repentance, prêche le royaume de Dieu, mais exerce ton ministère dans la foi. Vas-y ». Si tous les chrétiens faisaient ça, quelle gloire pour le Seigneur ! Quand on voit dans les Actes des apôtres, au chapitre 6 comment de simples diacres qui servaient aux tables ont commencé à faire de grands prodiges et des grands miracles pour la gloire de Dieu, on se dit que Dieu était en train de réaliser dans leur vie ce qu’il avait simplement promis dans Marc 16. Ces simples diacres qui servaient à table, des serviteurs de la table où les pauvres et les veuves venaient manger, dans Actes 6 et au verset 3, il dit : « C’est pourquoi, frères, choisissez parmi vous sept hommes qui rendent un bon témoignage, qui soient pleins de Saint-Esprit et de sagesse et que nous chargerons de cet emploi ». Et au verset 5 : « Ils élurent (ça veut dire : ils choisirent) Etienne, homme plein de foi et d’Esprit Saint, Philippe, Prochore (…) Ils les présentèrent aux apôtres, qui après avoir prié leur imposèrent les mains ». Donc, ils ont pu recevoir une bénédiction supplémentaire par cette imposition des mains ou une consécration officielle devant tout le monde en disant : « Bon, vous voyez, vous avez choisi vous vos diacres, maintenant, nous les bénissons au nom de Jésus, on leur impose les mains,

et on les laisse travailler sous la direction du Saint-Esprit en contrôlant pour voir si c’est conforme à la parole. C’est juste, c’est normal. Et les autres, au verset 8, sont partis et Etienne, plein de foi et de puissance faisait des prodiges et de grands miracles parmi le peuple. Un simple diacre qui servait aux tables ! Il était plein de foi et du Saint-Esprit, de sagesse et il faisait au nom du Seigneur plein de prodiges et de miracles. Et Philippe, ça a été pareil pour Philippe, à Samarie. Alors maintenant pour nous, on n’a pas que ces passages qui nous montrent dans la vie pratique de l’Eglise comment nous devons nous comporter. Je vais vous lire un passage dans 1 Corinthiens 12, dans les chapitres 12, 13 et 14, Paul parle aux Corinthiens chez qui il y avait encore beaucoup de problèmes, il y avait beaucoup de choses qui n’allaient pas bien, et Paul savait très bien que le désir du Seigneur, c’était de les amener à un plein baptême dans le Saint-Esprit, une pleine sanctification dans le Seigneur. Et il les enseigne là-dessus. Alors dans 1 Corinthiens 12 et au verset premier, il dit, après leur avoir parlé, si vous relisez les 11 premiers chapitres, vous verrez qu’il parle de toutes sortes de choses, du mariage, du divorce, il parle de la sainte cène, il parle de toutes sortes de choses pratiques. Et puis là, il aborde le problème de la marche pratique de ces chrétiens tout au long de la journée de leur vie de chrétiens. Et en particulier, quand ils se réunissaient aussi en tant que chrétiens. Il dit : « Maintenant, pour ce qui concerne les dons spirituels, je ne veux pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance ». Il leur rappelle que nous avons tous été équipés de dons spirituels par le Seigneur. Et il y en avait qui étaient dans l’ignorance. « Quand vous étiez païens, vous vous laissiez entraîner par des idoles muettes selon que vous étiez conduits. C’est pourquoi je vous déclare que nul, s’il parle par l’Esprit de Dieu, ne dit : Jésus est anathème ou maudit et que nul ne peut dire : Jésus est Seigneur si ce n’est par le Saint-Esprit. Il y a diversité de dons, mais le même Esprit ; diversité de ministères, mais le même Seigneur ; diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous ». Là, il ne parle pas du ministère des anciens, qu’on a vu la dernière fois, il parle du ministère de chacun dans le corps de Christ. « Or, à chacun la manifestation de l’Esprit, c’est-à-dire les dons spirituels, est donnée pour l’utilité commune. En effet, à l’un est donnée par l’Esprit une parole de sagesse, à un autre une parole de connaissance selon le même Esprit, à un autre la foi (c’est le don de foi, ça. Ce n’est pas la même chose que la foi qu’on développe par notre fidélité au Seigneur. C’est un don de foi qu’on reçoit surnaturellement devant une montagne qui se dresse devant nous) ; à un autre, le don des guérisons par le même Esprit ; à un autre, le don d’opérer des miracles ; à un autre, la prophétie, à un autre le discernement des esprits, à un autre la diversité des langues, à un autre l’interprétation des langues. Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun ». Ce ne sont pas les dons des anciens, ça. Donc, les anciens aussi, reçoivent ça, mais ce n’est pas réservé à eux. A chacun, le Seigneur donne selon sa volonté et selon la place qu’il a pour nous et la fonction qu’il nous donne, un, plusieurs ou tous ses dons. On peut être amené à exercer successivement selon les circonstances tous les dons, si le Seigneur le décide comme ça. Ca ne veut pas dire qu’on va être propriétaire de tous ces dons, mais on peut être amené à les exercer tous. Et puis le Seigneur, compte tenu de la place qu’il a pour nous, il peut nous spécialiser dans l’exercice de quelques dons parce que c’est sa volonté pour nous pour le moment. On le voit dans la vie pratique. On le voit comment le Seigneur fait par son Esprit.

Il nous dirige dans des circonstances, vers des personnes ou dans des situations où on est coincé humainement. On lève les yeux à Jésus et puis on dit : « Bon Jésus, maintenant tu vas me guider par ton Esprit parce que maintenant, moi je ne peux plus humainement avancer ». Et à ce moment là nous recevons une capacité surnaturelle d’apporter quelque chose pour régler ce problème ou à la personne qui est devant nous. Ca a été conduit par le Seigneur. Et nous on s’en rend compte, on dit : « Merci Seigneur ». Et puis on se rend compte qu’un peu plus tard, tiens, c’est une situation similaire qui se présente et là, je reçois à nouveau du Seigneur un don spirituel ; une parole de connaissance, une pensée du Seigneur quelque chose qu’il va révéler, ou un don de miracle, etc. Et à mesure qu’on avance, on verra que le Seigneur semble nous diriger vers tel type de travail dans son corps. Parce qu’il nous y a placés et qu’on a vu des dons se manifester. Et quand on voit ces choses se produire, il ne faut surtout pas freiner l’action du Saint-Esprit par notre timidité ou nos craintes, mais il faut foncer. Il faut y aller. Quand tu reçois une parole du Seigneur, sous forme de prophétie ou parole de connaissance ou parole de sagesse, ce n’est pas pour

toi que tu le reçois, c’est pour l’église ou la personne qui est intéressée.

Il faut tester ça devant Dieu et puis il faut y aller. Il faut la donner. Ca va aider quelqu’un. un pasteur qui témoignait de ceci, il allait prêcher quelque part et quand il allait prêcher, il priait pour avoir la pensée du Seigneur, et là, il n’avait rien reçu. Il y est allé par la foi prêcher en disant : « Dieu va me donner le message avant que je me lève ». Et puis pendant qu’ils chantaient les derniers cantiques, au moment où il devait se lever, il reçoit clairement dans son cœur qu’il devait prêcher sur le retour du Seigneur et sur l’enlèvement de l’Eglise. Il a donné le message et par la foi, il y est allé. Et à la fin de la réunion, un chrétien est venu tout content en disant : « Mais vous savez, frère, pendant qu’on chantait les cantiques, j’avais vraiment reçu du Seigneur que vous deviez prêcher sur l’enlèvement de l’Eglise et sur la fin des temps ». Alors il lui a dit : « Mais pourquoi tu ne l’as pas dit, cette parole ? Pourquoi tu ne me l’as pas donnée ? » Par la foi, il y est allé, c’était bon. Mais il lui dit : « Ca aurait d’une part glorifié Dieu si tu t’étais levé, là juste avant que je prêche pour dire : J’ai une pensée du Seigneur, une parole que Dieu vient de me donner. Frère, il vous demande de parler sur l’enlèvement de l’Eglise ». Le pasteur aurait dit : « Mais c’est extraordinaire, gloire à Dieu. Je viens à l’instant de recevoir la même pensée ». Donc pour lui, c’est une confirmation et pour tout le monde c’est une occasion de glorifier Dieu parce que les dons spirituels se manifestent. Et puis pour la personne en question, ce chrétien là, ça aurait été l’occasion d’exercer publiquement son don. Tandis que là, ça n’a pas été pour la gloire de Dieu. Il est simplement allé trouver l’autre en lui disant : « Voilà, c’est ça ». Mais c’est trop tard, maintenant. Mais il a peut-être été trop timide. Il s’est dit : « Si c’est moi ou si ce n’est pas Dieu, si… » C’est sûr qu’il peut y avoir un risque. Mais ça ne fait rien, quand tu apprends à reconnaître si c’est une pensée qui vient simplement de toi ou de ton cœur, c’est inimitable, peu à peu on apprend à reconnaître ça et puis le Seigneur, il nous dit quand même, il nous dit, aux autres, il le dit : « Ecoutez et triez ». Quand on commence à exercer le don de prophétie, au début, ont peux se planté plusieurs fois. Ou du moins, il peut s’ ajouter quelque chose qui vient de soi à la pensée vraiment complète que le Seigneur donne. Et puis le Seigneur le montrait après coup, ou bien quelqu’un peux le dire « J’ai vraiment reçu ça, mais ça, par contre, ça… » Je dis : « Oui, le Seigneur m’a parlé

aussi… »C’est en le faisant que j’apprends à perfectionner ce don. Si je ferme ma bouche parce que je dis : « Je vais me tromper ou j’ai un risque de me tromper», ça ne va pas être à la gloire de Dieu. Je ne vais jamais perfectionner mon muscle. C’est comme un muscle dont tu ne te sers jamais, il va s’atrophier et puis c’est fini, après ; tu te paralyses complètement. Donc quand le Seigneur commence à donner un don spirituel, comme il dit : « A chacun, un don ou plusieurs ». Tu verras la situation se présenter devant toi où tu te sentiras comme poussé par le Saint-Esprit à faire un pas de foi, soit pour apporter une prophétie, une parole de connaissance, ou pour imposer les mains, prier pour un malade, etc. Tu vas sentir que ça vient du Seigneur et s’il y a la liberté de l’Esprit, bien sûr, il faut qu’il y ait la liberté de l’Esprit. Parce que si tu es sous une chape de plomb où tout est contrôlé par les ecclésiastiques, tu ne vas pas pouvoir exercer tes dons librement. Mais si ça s’exerce dans la liberté de l’Esprit, ça va s’exercer d’une manière calme et paisible et il y aura toujours les autres chrétiens ou les responsables s’il y en a ou des anciens, pour juger de ce qui est en train d’être fait. Et il ne faudra pas que tu te vexes s’il y en a un qui ose te dire : « Mon frère, j’ai bien apprécié ce que tu as fait, mais là, dans ce que tu as fait après, là, il y avait quelque chose qui ne me semblait pas tout à fait venir du Seigneur ». Tu dois te réjouir, au contraire que le Seigneur te fasse lever un frère ou une sœur pour te montrer qu’il y avait là quelque chose qui n’était pas de son point de vue. C’est lui qui peut se tromper quelquefois aussi. Mais ça permet aux uns et aux autres d’exercer dans la liberté de l’Esprit les dons que Dieu donne : d’où l’importance d’avoir un groupe pas trop grand parce que quand on est dans une salle avec deux cents personnes, on ne peut pas exercer ça d’une manière aussi libre. Mais quand ça s’exerce dans la liberté de l’Esprit, on ose donner ce que le Seigneur nous donne. Les autres sont là pour contrôler, pour voir ce qui se passe pour nous faire des remarques, et s’ils ne sont pas spirituels, Seigneur, éclaire-les. Mais en tout cas, si eux ne sont pas spirituels et que moi, je sens que j’avais la position spirituelle, je vais accepter les remarques même si elles ne sont pas spirituelles. D’accord, tant pis. S’il y en a un qui me juge à tort, tant pis. Bénis-le, Seigneur, ou montre lui. Mais moi, ça ne va pas m’empêcher de faire ce que Dieu me demande de faire. Tant pis si je suis jugé, tant pis si je suis méprisé. C’est à eux, c’est aux autres de régler ce problème là devant Dieu et ça ne doit pas me freiner dans l’exercice des dons parce qu’il y va de la croissance du troupeau. Et si je me plante, le Seigneur qui est un bon Berger, il me montrera tôt ou tard où je me suis planté, si j’ai le cœur rempli de l’amour de la vérité. Alors là, je n’ai pas le temps de détailler tous ces dons. Il faudrait presque deux heures rien que pour ça ; pour tous ces dons, ces neufs dons qui sont donnés là. Mais ce que je veux dire simplement, c’est que nous devons être ouverts à la direction de l’Esprit parce que le Saint-Esprit, je le répète, nous placera dans des circonstances où il va falloir qu’on se jette à l’eau. On sent dans notre cœur qu’il y a quelque chose que le Seigneur nous donne et il va falloir se jeter à l’eau et c’est en se jetant à l’eau que Dieu se glorifie. Et je vous assure que le Seigneur veut nous placer dans des circonstances où nous pourrons exercer chacun de ses dons. Ca ne veut pas dire qu’on va en permanence les exercer d’une manière courante, mais le désir du Seigneur, puisque c’est de nous faire grandir à l’image de Jésus, c’est de nous placer peu à peu dans des circonstances où on va tous les exercer, ces dons. C’est lui qui en est propriétaire et c’est lui qui nous place dans des circonstances où il va nous permettre de les exercer. Et par la suite, si nous

remarquons que certains de ces dons s’exercent beaucoup plus souvent que d’autres , ça peut être l’indication du Seigneur que pour le moment, je te spécialise dans ce don là ; enfin, entre guillemets aussi, « spécialisé ». Ca veut dire que pour le moment, c’est l’appel que j’ai pour toi. Donc il y a des frères qui développent un don de connaissance, par exemple de paroles de sagesse, de paroles de connaissances très puissants, mais ils n’ont pas le don des miracles, ou pas encore. Ils ont peut-être pu une fois recevoir un don de miracle parce que le Seigneur les y avait placés, mais ce n’est pas leur ministère courant, permanent. Alors je dirai juste un mot pour chacun de ces dons : la parole de sagesse, c’est une révélation du Saint-Esprit sur une solution à un problème autrement insoluble. C’est ça la parole de sagesse. C’est qu’est-ce qu’il faut faire pour toi dans la situation dans laquelle tu te trouves ? Dieu a une solution, nous on est dans une position où on ne sait pas, on est coincé, on ne sait pas la décision prendre. Dieu donne soit à nous, soit à quelqu’un une parole de sagesse en disant : « Voilà, Dieu vient de me parler. Dans la situation inextricable où tu te trouves, voilà la solution du Seigneur ». C’est ça la Parole de sagesse. « Voilà ce que le Seigneur te demande de faire ». Après, je reçois cette parole, je prie et je dis : « Seigneur, tu vas me confirmer ça, maintenant ». Parce que je ne veux pas me laisser diriger par des gens qui vont avoir de soi-disant dons spirituels pour contrôler ma vie. Mais je vais écouter soigneusement, en fonction de la personne aussi qui me parle, je vais avoir plus ou moins confiance. Si ça vient d’un chrétien qui vit dans le péché et qui n’arrête pas de faire des bêtises, je vais quand même écouter parce qu’il peut quand même me dire quelque chose de la part de Dieu. Mais, je ne vais pas attacher autant de confiance que si c’est un

chrétien dont je connais les fruits dans sa vie personnelle et qui exerce de manière sûre et depuis longtemps ce don là. Je vais écouter plus facilement celui-là. Mais dans tous les cas, je vais me placer devant Dieu en disant : « Seigneur, voilà cette parole, tu vas me confirmer par le Saint-Esprit qui habite en moi si ça vient vraiment de toi pour moi » et le Saint-Esprit va la confirmer. Il mettra la paix, il mettra vraiment une assurance dans le cœur. Ensuite, la parole de connaissance, c’est la révélation des choses cachées. Ce n’est pas forcément une solution à un problème, mais c’est une révélation des choses cachées .citons un exemple « Voilà le Seigneur me montre que dans ta cave, il y a un paquet de revues pornographiques que tu traînes depuis longtemps et dont tu ne t’es jamais débarrassé ». Voilà, par exemple. Ca, c’est une parole de connaissance ; ou bien toute autre chose cachée que Dieu connaît, que Dieu veut révéler par son Esprit, et il nous le dit par une parole de connaissance, c’est-à-dire une révélation de choses cachées. Dieu voit tout, on ne peut rien lui cacher à lui. Mais s’il le fait, ce n’est pas pour nous faire la honte, c’est pour nous permettre d’avancer avec lui. Ensuite, il y a le don de foi, « à un autre, la foi ». Alors ça c’est le don de foi. On reçoit dans une circonstance donnée la foi de faire ce qu’on n’aurait jamais fait autrement. Ca vient d’un coup comme ça ; un don de foi qui nous est donné et ça y est, on sent que la puissance de l’Esprit nous est donnée pour faire un pas de foi et dire : « Bon, ce n’est pas quelque chose d’impossible. A Dieu tout est possible, il vient de me le montrer. J’ai reçu l’assurance pleine et entière sans douter, sans rien. La foi, ce n’est pas l’ombre d’un doute ». Je ne vais pas dire : « Bon, tu vois, qu’est-ce que tu en penses ? Est-ce que tu pourrais me dire si… » J’ai reçu une pleine assurance, complète, sans l’ombre d’un doute. C’est ça, et j’y vais. Et je reçois la foi, un don de foi qui me permet de franchir un

obstacle que je n’aurais pas franchi autrement, avec ma simple foi à moi, dans l’état où elle est. « A un autre le don des guérisons ». Ce n’est pas le don de guérison, mais des guérisons. Toutes sortes de guérisons. Et même là, le Seigneur peut, selon le développement de notre foi, sembler nous spécialiser pendant un temps pour tel type de maladie ou tel autre, parce qu’on est des êtres humains qui nous perfectionnons peu à peu et c’est sûr que Jésus lui n’avait pas ce problème. Il guérissait tout d’un coup. Mais selon l’état de notre foi, si nous avons vu que plusieurs fois nous avons prié pour tel type de maladie et que ça a été guéri instantanément, notre foi pour cette maladie là va être plus forte que si c’est une toute nouvelle qui arrive où on va devoir faire un pas de foi dans le Seigneur, mais comme il y a un don des guérisons, le Seigneur va nous faire grandir dans ce don jusqu’à sa

perfection, jusqu’à ce qu’on fasse comme Jésus et qu’on ne se laisse rebuter par aucune maladie quelle que soit sa gravité, parce que pour Dieu, un rhume et un cancer, c’est la même chose, pour lui, au point de vue maladie. Il peut les guérir aussi bien l’une que l’autre. Alors, le don d’opérer des miracles ! Déjà, le fait de chasser un démon, c’est un miracle. Le Seigneur le considère comme un miracle. Le Seigneur peut donner aussi d’autres dons qui peuvent être comme marcher sur l’eau, changer l’eau en vin ou faire des choses comme ça ; les miracles que Jésus accomplissait. Ca s’est produit constamment partout où la puissance de l’Esprit du Seigneur était à l’œuvre…….. il semble qu’il y ait sur notre pays un poids d’incrédulité, là, de rationalisme, de matérialisme, qui pèse. Il faut bien faire attention dans notre relation et notre marche personnelle à nous dégager de ça, et ce n’est pas facile parce que ça pèse sur la France entière. Ce rationalisme, cet esprit rationnel… Alors il y a ensuite la prophétie. Le don de prophétie est extrêmement utile. Paul dit bien : « Aspirez surtout à celui de prophétie », parce que la prophétie c’est recevoir surnaturellement une parole pour exhorter, consoler, édifier ; faire grandir ou consoler ou exhorter ; mais quelque chose de surnaturel de Dieu. Ne pas dire : « Oh, chère sœur, ça va passer, va. Ne t’inquiète pas »… Ca ce n’est pas un don de prophétie. Non. C’est recevoir une parole de Dieu qui vient du trône du Seigneur et qui est directement adaptée au problème qui est là, une parole qui coule du cœur de Dieu et que tu reçois comme un don spirituel et qui va exhorter, faire du bien, consoler, édifier. Ca peut n’être quelquefois qu’un simple mot. Tu peux même exercer ce don de prophétie sans parole. Tu peux avoir un geste, un simple comportement vis à vis de ton frère qui est vraiment conduit par le Seigneur à ce moment là et qui va apporter une édification et une consolation. un frère, une sœur, peut simplement s’approcher d’un frère ou d’une sœur qui était dans les douleurs et la souffrance, vraiment avec la compassion de Jésus. Et ce simple geste conduit par le Seigneur est un geste prophétique qui a amené une consolation, une libération, une guérison. C’est directement conduit par le Seigneur. Ca peut être accompagné de paroles aussi bien sûr. « A un autre le discernement des esprits ». Le discernement des esprits, c’est l’œil spirituel ouvert pour voir quels sont les esprits cachés qui sont à l’œuvre quelque part. Là c’est vraiment un don qui est extrêmement utile, le discernement des esprits, pour ceux qui sont appelés à chasser les démons ; de reconnaître par une révélation du Seigneur quels sont les esprits qui sont à l’œuvre ; quels sont les types de démons qui sont là. Est-ce que telle manifestation est vraiment conduite ou inspirée par l’esprit du Seigneur ? Ou est-ce que c’est l’esprit de la personne ? Ou est-ce que c’est un mauvais esprit qui est en train d’agir ?

Si tu n’as pas le discernement des esprits, tu ne peux pas voir ça. Et ça, c’est vraiment très utile pour le travail du Seigneur. Il parle encore de la diversité des langues. Ce sont des messages en langue qui sont donnés à l’église. Là il ne parle pas du don des langues que nous avons nous personnellement comme signe du baptême du Saint-Esprit, signe initial du baptême de l’Esprit. Il parle des langues diverses qui peuvent être données pour un message à l’église, ou pour un message à des mauvais esprits ; parce qu’il est arrivé souvent, ça peut arriver, en priant pour la délivrance de quelqu’un, Dieu peux donner une langue, qui est manifestement une langue d’autorité que le démon comprends . Ce n’est pas une langue qu’on adresses à Dieu, c’est une langue que le Saint-Esprit donne pour prendre autorité sur un démon dans la langue du démon. Ca fait partie de la diversité des langues. Mais en règle générale, c’est plutôt le Saint-Esprit qui donne une langue pour l’église, pour donner un message du Seigneur et à ce moment là, il faut que ce soit interprété, d’où l’autre don : c’est le don de l’interprétation des langues. C’est quand une langue est apportée par quelqu’un, celui qui a l’interprétation des langues est capable de traduire ça en français ou en anglais selon le pays ; de traduire ça de manière compréhensible à l’église qui est là pour qu’elle en tire du profit. Alors vous voyez comme ils sont importants, ces dons ? Je vous encourage à recevoir pleinement dans votre cœur cette parole que le Saint-Esprit veut les distribuer à chacun selon sa volonté. Et vous en avez déjà reçu, du Seigneur. Certains ont commencé à s’exercer, d’autres pas. Mais en tout cas si vous continuez à chercher le Seigneur en disant : « Seigneur, je veux entrer dans la manifestation de tes dons pour l’utilité commune. Alors continue de me les révéler et place-moi dans les situations où ils vont se manifester, Seigneur » . Et puis on peut prier le Seigneur puisqu’il est dit dans le chapitre 14 : « Aspirez aux dons spirituels ». On peut très bien dire au Seigneur : « Seigneur, je désire le don des miracles » ; ou : « Seigneur, je désire le don de prophétie. Donne-le-moi, Seigneur ». Et il se peut très bien que ce soit le Saint-Esprit qui mette ce désir là en fonction de la volonté du Seigneur. On ne doit pas avoir honte de demander au Seigneur. …Dire : « Seigneur, donne-moi tous les dons, Seigneur pour ta gloire et l’exercice de l’édification de ton église ». Alors tout le reste du chapitre, c’est un enseignement concret qui nous montre que dans l’Eglise, corps de Christ, nous sommes tous membres les uns des autres. Donc tous ces dons et tout le travail qu’on va faire en tant que chrétiens dans la vie pratique de notre groupe ou de notre église, là où Dieu nous a placés, ça ne peut jamais être un travail d’individualistes. On a tous un ministère individuel, personnel, mais il ne va pas s’exercer de manière individualiste. Dieu nous place dans un corps, une église locale, qui est elle-même une cellule du grand corps de Christ et c’est le Saint-Esprit qui dirige tout ça. Donc quand le Saint-Esprit distribue ses dons à chacun, c’est pour que l’ensemble du corps en profite parce qu’il a prévu le Seigneur, de cette façon là, que ce qu’il donne à l’un, c’est pour qu’un autre membre du corps en profite, ou le reste de l’ensemble du corps ou de la cellule locale. Donc je dois bien comprendre que le Seigneur veut me faire atteindre pour moi personnellement, pour chacun de nous la plénitude de la stature de Christ. Mais dans la vie concrète et pratique de l’église, au jour le jour, il va me placer à une position qui sera unique pour moi ; un appel particulier pour moi. Un membre du corps que je représente, ça ne sera pas le même que le membre qui est à côté de moi. On peut être

tous amenés à être semblables à l’image de Jésus, au point de vue caractère, nature etc. et pourtant, dans le travail pratique, être spécialisé dans certaines tâches précises.

Ce n’est pas du tout incompatible selon la volonté du Seigneur. Il y en a qui représentent l’œil dans le corps, d’autres qui représentent la main, d’autres un doigt de pied, d’autres un autre organe vital, le cœur ou le foie etc. C’est pour montrer que tous les organes doivent fonctionner ensemble et harmonieusement dans le corps pour que le corps puisse marcher. Donc là aussi ça fait l’objet d’un sujet de prière, pour moi. Je dis : « Seigneur, il faut que tu me montres quel organe je vais être dans cette cellule du corps, d’abord ; et puis peut-être vis à vis du corps universel de Christ, par la suite. « Qu’est-ce que tu veux que je sois comme organe, Seigneur » ? Et Dieu va me montrer qu’est-ce qu’il a prévu pour moi. C’est dans la prière que ça se règle. Mais je ne dois pas dire : « Je n’ai pas besoin de lui », ou « je n’ai pas besoin d’elle ». Il nous a placés ensemble dans une certaine cellule de son corps. On a tous besoin les uns des autres ; et des plus petits que soi en particulier. Au verset 27, le Seigneur dit, dans 1 Corinthiens 12 : « Vous êtes le corps de Christ et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. Dieu a établi dans l’Eglise premièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite ceux qui ont le don des miracles, ceux qui ont le don de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses langues » etc. Donc il parle à la fois, là dans ce passage des ministères d’anciens et puis des autres chrétiens qui ont reçu des dons et des appels particuliers. On est tous au même rang, on est appelé par le Seigneur à exercer cette fonction là et il dit : « Tous sont-ils apôtres » ? Non. « Tous sont-ils prophètes » ? Non. « Tous sont-ils docteurs » ? Non ». C’est moi qui ajoute le non, mais c’est évident. « Tous ont-ils le don des miracles » ? Non. Puisque même si tu l’avais exercé une fois, le Seigneur peut te le conférer de manière permanente, à toi et pas à un autre. « Tous parlent-ils en langue » ? Oui, si on est baptisé du Saint- Esprit, mais non quand il s’agit d’un ministère des langues pour l’Eglise. Je parle en langues mais je ne suis pas appelé par le Seigneur à donner des messages en langue à l’église, alors qu’il y en a dont, c’est le ministère. « Tous interprètent-ils » ? Etc. « Aspirez aux dons les meilleurs et je vais encore vous montrer une voie par excellence ». Alors dans le chapitre 13, le chapitre 13 est placé entre ces deux chapitres qui parlent des dons, dans l’église parce que le Seigneur veut vraiment mettre l’accent sur le point central dans l’exercice des dons, c’est-à-dire l’amour. Et si ces dons sont exercés en dehors de l’amour, ils ne sont pas agréables au Seigneur. En fait ils ne devraient même pas être exercés. Donc tout ce chapitre 13, placé en sandwich entre le 12 et le 14, qui parlent des dons, montre que dans l’Esprit du Seigneur, dans le cœur de l’exercice des dons, il doit y avoir l’amour du Seigneur. Et c’est pour ça qu’ils sont donnés pour l’utilité commune. Si je reçois quelque chose du Seigneur, ça doit être exercé dans l’amour pour que les autres en reçoivent du profit, mais pas pour me glorifier moi-même. Alors je ne vais pas lire ce chapitre 13 mais vous relirez vous-même les versets 4 à 7 pour nous montrer ce que c’est que vraiment le véritable amour du Seigneur ; celui qui est si patient et qui supporte tout. Mais là je me contente d’insister sur l’importance de l’amour. C’est au cœur de la vie de l’église locale, c’est au cœur de l’exercice des dons spirituels et c’est au cœur d’un vrai baptême du Saint-Esprit. Si on est vraiment rempli du Saint-Esprit, ce n’est pas pour d’abord exercer des dons de puissance, c’est pour manifester d’abord la nature de Jésus qui est l’amour. Et comme la nature de Jésus qui est l’amour

ne peut pas s’empêcher de faire le bien, pour pouvoir faire le bien, Dieu nous donne des dons aussi, spirituels qui viennent de lui pour que l’on ne s’en enorgueillisse pas. Mais tout est motivé par l’amour du Seigneur. Et quand c’est motivé par l’amour du Seigneur, l’exercice des dons ne fait pas mal. Si je commence à exercer un don sans amour, il va faire mal. Il va provoquer des effets secondaires nocifs. Même s’il y a un vrai don spirituel, s’il est exercé sans amour, il va provoquer des dégâts, toujours des dégâts. Donc le Seigneur nous appelle à cultiver sa communion avec lui pour que tout le caractère de Jésus nous remplisse et qu’il puisse ainsi nous donner de plus en plus de dons pour qu’exercés dans l’amour, ils ne puissent pas faire de mal aux autres, mais du bien. Alors au chapitre 14, il commence en disant : « Recherchez l’amour ». Donc vous voyez que l’amour est quelque chose qui se recherche. Un chrétien qui ne recherche pas l’amour ne va jamais grandir dans l’amour. Et comment chercher l’amour ? En le demandant à Jésus qui est amour. Dieu est amour, le Saint-Esprit est amour, donc si je cherche l’amour auprès de Jésus en disant : « Jésus, remplis-moi de ton Esprit ». Je sais que l’Esprit du Seigneur, c’est l’amour parfait. Que j’ai bien cette pensée en tête : « Seigneur si tu me remplis de ton Esprit, c’est que je vais être rempli d’amour ». Je viens chercher auprès de toi cet amour que tu déverses dans mon cœur par le Saint-Esprit ». Il en a déjà déversé, mais j’en veux d’avantage, jusqu’à la plénitude, Seigneur. « Aspirez à l’amour. Aspirez aussi aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie ». Pour moi c’est l’indication claire que le Seigneur veut donner le don de prophétie à tous ses enfants de manière permanente.  » En effet celui qui parle en langues ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend et c’est en esprit qu’il dit des mystères. Celui qui prophétise au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console. Celui qui parle en langues s’édifie lui-même, celui qui prophétise édifie l’église. Je désire que vous parliez tous en langues ». C’est une indication claire que la volonté de Dieu est que chacun de nous, nous puissions parler en langues, comme résultat normal du baptême du Saint-Esprit. Quand tu reçois le baptême de l’Esprit, tu reçois en même temps la capacité de parler en langues. Toujours ! Les chrétiens qui me disent : « Moi, j’ai reçu le Saint-Esprit mais sans langues ». Je dis : « Non, il te manque quelque chose, ça ne va pas ». Tu as reçu le Saint-Esprit, tu as la capacité de parler en langues. Tu l’as. Maintenant, si on t’a enseigné que les langues c’est diabolique et que c’est passé, que depuis deux mille ans on n’en parle plus etc., tu as reçu un mauvais enseignement qui t’a bloqué ta foi. Mais le Saint-Esprit qui a été répandu dans ton cœur, il t’a donné la capacité de parler. Libère simplement, ouvre ta bouche et laisse le Saint-Esprit s’exprimer selon l’inspiration qu’il te donne et tu vas le voir sortir. Ce qu’il faut simplement demander, c’est : « Seigneur, baptise-moi de ton Saint-Esprit », en ayant rempli les conditions qu’il donne, c’est-à-dire : « Est-ce que j’obéis à Dieu et est ce que je lui demande vraiment dans la prière » ? Il n’y a que ces deux conditions. Dieu donne son Esprit à ceux qui lui obéissent, Dieu donne son Esprit à ceux qui le demandent. « Seigneur, dans l’état actuel de la lumière que tu m’as donnée, donne-moi la plénitude de ton Esprit ». Dieu te la donne à l’instant même, comme tous les cadeaux de Dieu. Tu demandes une guérison, quand tu la demandes de tout ton cœur avec foi, tu l’as reçue à l’instant même. C’est-à-dire que Dieu a entendu parce que c’est selon sa Parole. Il l’a déjà envoyée, ça descend. C’est en train de descendre du ciel. Et puis entre temps, il y a toutes les hordes de

l’ennemi qui sont là, qui sont en train de canarder pour que ça ne m’atteigne pas ou qui bloquent, ou qui mettent un parapluie ou quelque chose, et si je ne reste pas fermement appuyé sur la Parole tant que je n’ai pas vu ça de mes yeux, je dois persévérer dans la foi, dans la confiance que Dieu a entendu ma prière et que les seules choses qui sont en train de gêner la manifestation, c’est Satan et ses démons. Ils ne sont là que pour ça : pour empêcher les bonnes choses de Dieu de nous arriver, parce que nous avons un Père dans le ciel qui est comme un père naturel normal, il veut donner de bonnes choses à ses enfants. Et ces bonnes choses, c’est l’amour, c’est tous ses dons spirituels, à chacun. Il ne faut pas oublier qu’on est dans un combat acharné, un combat contre les puissances des ténèbres et qu’elles savent qu’elles sont complètement vaincues par Jésus. Mais beaucoup de chrétiens ne le savent pas. Ou alors ils négligent d’entrer dans ce combat spirituel. Ils ont prié Dieu et ils n’ont pas vu la chose s’accomplir et ils disent : « Bon, alors on baisse les bras, et on arrête de prier ». Ou bien on dit : « Oh, ça ne doit pas être la volonté de Dieu, quand même, j’ai dû me tromper ». Et à cause de ça, ce que Dieu avait lâché là-haut n’arrive plus. C’est arrêté. Et Dieu nous demande de continuer à persévérer dans la prière, dans le jeûne s’il le faut, dans la supplication pour que les obstacles soient enlevés, pour que Dieu envoie Mickaël, pour secourir Gabriel ou les autres qui ont été envoyés mais qui ne sont pas encore assez puissants pour faire sauter l’obstacle comme dans Daniel. D’une manière ou d’une autre, Dieu va intervenir si je reste dans la foi, si je reste dans la persévérance et si je continue à prier pour que ça se manifeste. Il va le montrer, le Seigneur, tôt ou tard. Le Seigneur veut donner à tous le don des langues comme manifestation du baptême du Saint- Esprit qu’il veut donner à tous. Il veut donner à tous la prophétie et il veut donner à tous l’interprétation des langues parce qu’il est écrit au verset 13 : « Que celui qui parle en langues prie pour avoir le don d’interpréter ». Alors comme il vient de dire au verset 5 : « Je désire que vous parliez tous en langues », et il ajoute : « Que celui qui parle en langues prie pour avoir le don d’interpréter », et qu’il ajoute aussi dans ce même chapitre que parler en langues plus interprétation, égale prophétie, ça doit être clair dans nos esprits que Dieu veut donner à tous, d’une manière permanente, dès le début, la prophétie, le parler en langues et l’interprétation des langues. Pour moi, pour ma part, c’est clair. Alors que les autres dons, ils peuvent être donnés par Dieu selon sa volonté, mais ils ne sont pas forcément permanents. Donc si vous n’avez pas encore exercé le don de prophétie, sachez qu’il est pour vous et que si vous le demandez à Dieu de tout votre cœur pour l’édification de l’église, à l’instant où vous l’avez demandé, vous le recevez. On le voit dans Jacques : « Il donne à tous simplement et sans reproche ». Tu l’as reçu. Maintenant, prends garde de ne pas le cacher, de ne pas le mettre sous un boisseau, et les talents que Dieu t’a donnés, de les faire fructifier, c’est-à-dire de les utiliser, de les faire tourner. Si tu n’as pas encore exercé le parler en langues et notamment le parler en langues pour un message dans l’église, quand le Saint-Esprit conduit, bien sûr, demande-le à Dieu, le parler en langues. Mais ce n’est pas le parler en langues, que je dois demander, c’est le baptême du Saint-Esprit en sachant que quand il me donne le baptême de l’Esprit, les langues vont avec. Et quand tu as manifesté le don des langues, tu demandes immédiatement, à l’instant même, si tu n’as encore jamais parlé en langues, à l’instant même où tu vas parler en langues pour la première fois, la seconde qui suit, tu t’arrêtes et tu dis : « Maintenant, Seigneur, donne-moi

le don d’interpréter les langues ». « Que celui qui parle en langues prie pour avoir le don d’interpréter ». Et Dieu le donne avec la même simplicité. Et tu le verras se manifester si tu le crois. Tu vas entendre un parler en langues quelque part et tu dis : « Seigneur, puisque tu m’as donné l’interprétation, j’écoute ». Et puis la pensée du Seigneur t’est donnée. A ce moment là, il faut ouvrir la bouche et dire : « Voilà ce que le Seigneur donne comme interprétation ». Et il faut y aller et se jeter à l’eau. insister sur l’importance qu’il y a à avoir soif du Seigneur et soif des choses spirituelles. Parce que toutes ces choses là ne nous serons pas données, alors que Dieu désire nous les donner, si nous n’avons pas soif, intensément du Seigneur. « Que celui qui a soif vienne et qu’il se serve ». Donc si toutes ces choses ne se manifestent pas dans ma vie, ça peut être l’indication qu’il n’y a pas encore assez soif pour vraiment passer du temps avec le Seigneur dans la prière, dans la lecture de sa Bible, dans la communion avec Jésus personnellement pour qu’il enseigne ces choses et il les donne afin d’ apprenne en pratique à être rempli de l’Esprit et à exercer ces dons là. Il n’y a que lui qui peut le faire, pour montrer ce qui est écrit dans la Parole, mais après dans la pratique, pour que mon église locale, là, puisse fonctionner comme le Seigneur le voudrait, qu’elle soit vraiment, entre guillemets aussi, « charismatique », c’est-à-dire dirigée vraiment par les dons du Saint-Esprit et sous la direction de l’Esprit, il faut que le Seigneur ait affaire devant lui à des hommes et des femmes qui ont soif de lui ; vraiment, qui ont soif de lui ; qui disent : « Seigneur, moi je ne me contente pas de la situation qui est la mienne, maintenant. Je suis heureux de te connaître et d’avoir ton salut, mais je suis

désireux d’entrer pleinement dans ton plan. Je suis désireux de recevoir tes dons, ton onction, ton amour. Je suis désireux de te connaître mieux, de connaître ta parole ». Donc c’est un sujet constant de prière pour moi, pour les autres, pour nous en tant que membres de Christ. Si nous n’avons pas cette attitude de soif, là, les dons ne se manifesteront pas ; ou ils vont se manifester, mais faiblement et de manière mélangée. C’est dans notre communion personnelle avec Jésus et dans notre sérieux dans notre relation avec Jésus que quand nous allons nous réunir, les dons vont pouvoir se manifester plus facilement. Prenons l’habitude, par exemple, si nous savons que nous allons aller à une réunion de l’église locale, que ce soit pour prier, que ce soit pour écouter un message, que ce soit pour louer le Seigneur et lui rendre un culte, prendre le pain et le vin, enfin de ces quatre piliers là, de la persévérance d’Actes 2, si nous savons que nous allons aller à une réunion comme ça, passons du temps avant dans la prière. Pour nous d’abord, en disant : « Seigneur, je vais y aller pas seulement pour recevoir, mais pour donner de ta part quelque chose, dans ton Esprit ». « Quand vous vous réunissez, dit Paul, l’un a-t-il un cantique, une louange, une révélation, une parole de sagesse, de connaissance… Que tout se fasse dans l’ordre, et pour l’édification de tous », mais il faut d’abord qu’ils aient reçu quelque chose avant de le donner. Et ce que j’ai reçu, je peux le recevoir bien sûr au moment de la réunion, mais ça sera grandement facilité pour le Seigneur si avant la réunion, j’ai passé du temps à prier ; pas seulement avant la réunion, mais dans ma vie personnelle avec le Seigneur, que j’ai passé du temps avec lui à lire la Bible, à la méditer, à passer du temps à prier le Seigneur, à intercéder, à parler à Jésus, à passer des moments seul avec Jésus pour qu’il me fortifie dans mon être intérieur, qu’il me révèle des choses d’en haut, qu’il me donne des dons que je vais pouvoir ensuite donner quand je vais à la réunion ou bien quand je rencontre mon frère

ou ma sœur ; que le discernement augmente, que toutes ces choses augmentent. Alors le Seigneur, lui, je suis certain qu’il ne veut refuser ses dons à personne, mais quand il dit : « Aspirez » , c’est un commandement, il ne va pas les donner à ceux qui n’y aspirent pas. Et il n’y a pas d’orgueil à aspirer à ces choses. J’ai entendu des chrétiens me dire : « Ah, mais toi tu es un orgueilleux, tu voudrais tout avoir ; ce don ci et puis celui-là »… Je dis : « Oui, je voudrais tout avoir. Amen » ! Parce que je veux tout de Jésus, mais pas pour ma gloriole personnelle, parce que je sais très bien le prix qu’il va falloir payer ; déjà maintenant, et puis par la suite. Ce que je désire, Seigneur, c’est être rempli de toi, être rempli des dons que tu as prévus pour moi pour que l’Eglise avance, pour que des âmes, puisque tu appelles à aller prêcher la Bonne Nouvelle, soient sauvées et viennent à la connaissance de Jésus et puis qu’une fois qu’elles ont été sauvées, il puisse y avoir des dons pour s’en occuper, de celles-là. C’est bien plus important de s’occuper des âmes qui viennent au Seigneur que de les amener au Seigneur. Je ne dis pas ça pour dévaluer le ministère d’évangéliste, puisque s’il n’y en avait pas, il n’y aurait jamais d’âmes qui viendraient au Seigneur. Mais après, l’évangéliste il les passe à quelqu’un d’autre et à l’église locale. Et c’est toute l’église qui va travailler ensemble pour aider ces jeunes à grandir dans le Seigneur avec les dons spirituels que Dieu donne. Alors c’est donc une exhortation forte à nous approcher du Seigneur de plus en plus pour partager sa communion et recevoir de lui tout ce qu’il veut nous donner et ne pas nous contenter de ce qu’on a maintenant. Ce n’est rien à côté de ce que le Seigneur veut nous donner. Ce n’est rien du tout, rien. Et là, des choses glorieuses vont se manifester dans nos vies pour la gloire de Dieu.

Il y a un verset dans le Nouveau Testament qui est un peu étrange, parce qu’il dit : « Et quoi que vous fassiez, faites tout au nom du Seigneur Jésus ». Quoi qu’on fasse, quoi qu’on dise, « Faites tout au nom du Seigneur Jésus ». Alors ça ne peut pas être pris à son sens tout à fait littéral, comme on dit, par exemple : « Priez au nom de Jésus », nous faisons une prière au nom de Jésus. Chaque fois que je fais quelque chose, je ne vais pas dire : « Tiens, je fais ça au nom de Jésus ». On tomberait dans un légalisme constamment des formules. Mais ça veut dire constamment que nous devons être en communion avec Jésus pour que tout ce que nous faisons, tout ce que nous disons, tout ce que nous pensons soit fait comme si c’était Jésus qui le faisait au travers de nous. Vous voyez la responsabilité qu’il met, le Seigneur en nous. Et ça ne peut être possible que si le Seigneur Jésus devient de plus en plus vivant en nous, puisque la vie avec Jésus, ce n’est pas une religion. Les hommes en ont assez des religions, ils en ont assez souffert comme ça. Ce que le Seigneur veut, ce que le monde veut, ce sont des hommes et des femmes comme vous et moi, c’est-à-dire qui sont sortis du péché, quelquefois du péché le plus noir ou du plus profond que le Seigneur a transporté dans son royaume, qu’il a lavé et purifié par son sang, qu’il a pardonné, en qui il a mis son Esprit et en qui il vit pour faire de nous des ambassadeurs permanents sur cette terre avant de regagner la patrie céleste. Un ambassadeur, il est de passage dans un pays. Son vrai pays est derrière. Alors nous sommes ambassadeurs de Christ, ça veut dire : tant que nous sommes là, nous devons agir, penser, vivre comme si Jésus le faisait à notre place, puisqu’il vit en nous. Et puis quand l’appel retentira ou que le Seigneur reviendra, nous regagnerons la patrie céleste, où là des choses merveilleuses nous attendent. Mais ces choses merveilleuses, on doit les avoir constamment sous les yeux spirituels. Ca motive notre vie sur

cette terre. Comment est-ce que vous voulez être motivés sur cette terre si on n’avait pas les yeux en permanence ouverts sur la patrie céleste, sur le Seigneur, sur sa puissance, sur ce qu’il a réservé à ses enfants, sur ce qu’il a préparé pour nous. Il est écrit qu’Abraham avait les yeux constamment fixés sur la rémunération, sur la cité qui l’attend, là-haut. Quoiqu’il fasse, quoi qu’il dise, il était là et il y avait dans son cœur cette vision : « Je suis un ambassadeur du Seigneur, je travaille pour lui, mais mon cœur est là-haut ». Alors nous parlions des dons spirituels. Les dons spirituels sont des choses qui descendent d’en haut, de ce royaume merveilleux, là où il n’y a que de l’amour. Vous verrez quand nous y serons ! Vous verrez quand nous y serons, il n’y aura que de l’amour, de la joie, de la paix de la foi et de l’espérance. Les choses qui demeurent, quoi. Nous vivrons dans un océan d’amour dans la présence de Dieu. Et déjà ce même Seigneur qui sera tout en tous là-haut, il habite en nous et il veut être tout en tous là, en bas, là où nous sommes, maintenant, nous l’Eglise du Seigneur. Alors il fait descendre des dons d’en haut pour nous, pour nous plonger déjà dans le bain spirituel d’en haut. Le premier don, c’est lui- même, on l’a vu. C’est Jésus qui se donne, c’est le Père qui donne Jésus, Jésus qui se donne et puis Jésus qui donne le Saint-Esprit. Ce premier don, c’est ça : Le baptême dans l’Esprit qui est donné à ceux qui obéissent au Seigneur, qui le désirent ardemment et qui sont remplis de cette puissance d’en haut qui est la présence même du Seigneur. Ensuite, pour nous permettre d’accomplir la volonté du Seigneur sur cette terre, le Seigneur distribue à chacun un ministère, un travail, un service et des dons surnaturels qui descendent d’en haut. On a vu dans 1 Corinthiens 14, une première liste de dons qui sont tous des manifestations surnaturelles de Dieu en nous. Donc chaque don représente un aspect de la puissance du Seigneur Jésus se manifestant au travers de nous. Jésus était lui, dépositaire de tous les dons. Tout le fruit de l’Esprit, tous les dons, toute la puissance de Dieu étaient manifestés en la personne de Jésus. Et le Seigneur, en attendant le moment glorieux où nous serons tous à son image, il distribue à chacun un aspect de lui-même, de sa puissance qui va se manifester au travers de nous pour le bien commun, pour l’édification de l’Eglise. Alors je vous avais dit la dernière fois que ces dons spirituels surnaturels étaient reçus par la foi. Un don, c’est reçu par la foi, on ne le mérite pas. Si tu es comblé de dons, ce n’est pas parce que tu es meilleur que les autres, c’est parce que Dieu t’a fait une grâce supplémentaire en fonction du travail qu’il a pour toi. Mais c’est tout, tu n’as pas à t’en glorifier puisque c’est descendu d’en haut. On a reçu ça d’en haut. Alors pour commencer, je suis persuadé pour ma part que Dieu veut donner à tous ses enfants trois dons de base, à tous !: prophétie, parler en langues, interprétation. Pour moi ça ressort clairement de l’analyse d’1 Corinthiens 14 où il est dit : « Aspirez aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie ». Et comme il explique que la prophétie égale : parler en langue plus interprétation et qu’il ajoute lui-même : « Je veux que vous parliez tous en langues ». Tous ! Et : « Que celui qui parle en langues prie pour avoir le don d’interpréter ». Donc il veut que nous tous, nous parlions en langues en exerçant ce don spirituel des langues pour l’Eglise, puisque le parler en langues personnel qui est associé au baptême du Saint-Esprit est un don que nous utilisons pour notre édification personnelle mais pas forcément pour édifier l’Eglise. Donc quand nous recevons le baptême du Saint-Esprit, nous recevons la capacité de parler en langues et nous devons la mettre en action par la foi. Cette capacité de parler en langues va sa manifester dans notre culte personnel par

notre adoration en langues ou notre prière en langues pour Dieu, qui va nous édifier en Esprit. Mais en ce qui concerne le don pour l’église, c’est un appel que le Seigneur donne à certains et pas à d’autres. De toutes manières dès que tu parles en langues, tu dois demander au Seigneur le don d’interpréter cette langue. Alors ça ne veut pas dire que quand tu parles en langues pour ton culte personnel, tu dois automatiquement toujours traduire en français ce que tu dis. Puisque tu t’édifies en esprit, le simple fait de parler en langues t’édifie en Esprit. Tandis que quand tu apportes à l’église un don en langues au milieu d’une réunion de l’église, de l’assemblée, le Saint-Esprit en saisit un ou une qui apporte à l’église un message dans une langue inconnue, c’est ça, le don des langues pour l’église. A ce moment là ce don, pour édifier l’église doit être interprété dans la langue comprise par les gens du pays. Et il faut donc qu’il y ait l’un des participants ou celui qui a donné le don des langues qui l’interprète dans la langue, en français ou en anglais, ou en zaïroi ou dans toutes les langues. Et cela contribue donc à édifier l’Eglise. Là je reprends I Corinthiens 14, au verset 15. Il dit : « Que faire donc ? Je prierai par l’Esprit, mais je prierai aussi avec l’intelligence. Je chanterai par l’Esprit, mais je chanterai aussi avec l’intelligence ». Il vient de dire au verset 14 : « Si je prie en langues, mon esprit est en prière ». Donc il assimile la prière en langues à la prière en Esprit. « Je prierai par l’esprit », ça veut dire : Je prierai en langues. « Je prierai avec mon intelligence », ça veut dire : Je prierai en français, pour nous. Quand il dit : « Je chanterai par l’esprit », ça veut donc dire : « Je chanterai en langues ». Quand je parle en langues, c’est mon esprit à l’intérieur de moi, inspiré par le Saint-Esprit qui parle. C’est mon esprit qui s’exprime. Evidemment, ce sont mes lèvres qui s’expriment. Mais c’est l’inspiration de mon esprit qui sort sous l’inspiration de l’Esprit-Saint qui me donne cette langue inconnue et merveilleuse et qui me permet à ce moment là d’exprimer ce qu’il y a de plus profond. Vous n’avez pas remarqué que quand on prie en français ou par l’intelligence on est souvent bloqué

quelquefois ? On est souvent … : »Seigneur, j’ai prié en français, mais mes mots, je n’y arrive plus ». A ce moment là, le relais est pris par la prière par l’esprit. L’Esprit qui sonde les profondeurs de Dieu et l’esprit de l’homme qui sonde les profondeurs de l’homme, l’esprit sort de mes entrailles, du plus profond, il va sortir quelque chose que je n’avais pas pu exprimer par mon intelligence et ça va monter devant le trône du Seigneur. Et on peut prier d’une manière puissante comme ça, en esprit, c’est-à-dire en langues pour des personnes ou des cas que le Saint-Esprit nous suggère immédiatement, sans que nous sachions forcément de quoi ou de qui il s’agit. Et c’est très puissant, il ne faut surtout pas se priver de ce don là. On doit vraiment cultiver notre prière par l’Esprit c’est-à-dire en langues, le plus souvent que nous pouvons. Et l’intérêt de cette prière, c’est qu’elle peut être faite à n’importe quel moment. Tu laves ta vaisselle, tu laves ta voiture, tu te promènes, le Saint-Esprit qui est en toi est toujours disponible pour t’inspirer une prière en langues qui va monter vers Dieu comme une intercession, une louange ou une adoration. Et en chantant, c’est la même chose. Si tu chantes en langues, c’est ton esprit qui chante. « Mais dans l’Eglise, il dit au verset 19, dans l’Eglise, soyez sages ». Il peut y avoir dans l’église un moment où nous parlons tous en langues parce que c’est le Saint-Esprit qui conduit là une adoration en langues. Elle peut être suivie d’une interprétation. Je ne pense pas qu’elle doive toujours être suivie d’une interprétation parce que là ce n’est pas un message donné à

l’église par l’Esprit. Il peut y avoir un interprète qui dit : « Voilà ce que nous venons de dire au Seigneur, voilà ce que je vous traduis en français », mais ce n’est pas la même chose qu’un message où l’Esprit parle à l’église, qui doit être interprété pour l’édification de l’église ». Parce que là ce sont des chrétiens individuels qui ont ensemble loué le Seigneur en langues. Ils se sont bien édifiés au passage, on n’a pas besoin d’interpréter forcément ce qui vient d’être dit. Mais il dit : « Dans l’église, j’aime mieux dire cinq paroles avec mon intelligence », là il parle de l’édification des autres, de l’enseignement des autres. Donc j’aime mieux dire cinq paroles en français à des français, « afin d’instruire aussi les autres que dix-mille paroles en langue. Ne soyez pas des enfants sous le rapport du jugement mais pour la malice, soyez enfants à l’égard du jugement, soyez des hommes faits ». Il dit donc aux chrétiens : « Ne perdez jamais l’objectif du Seigneur. L’objectif du Seigneur, ce n’est pas de nous faire faire n’importe quoi parce que ça nous fait plaisir, mais d’être toujours à l’écoute de l’Esprit- Saint qui cherche une chose, le Saint-Esprit, c’est constamment édifier son troupeau, le faire grandir. Le but du Seigneur, c’est de nous faire arriver à la stature de Christ. Donc le Seigneur va utiliser toutes les occasions pour nous faire grandir : les épreuves, les difficultés, les bonnes, les mauvaises choses, tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu pour les faire grandir en Christ. Donc comme l’enseignement fait partie des choses qui nous font grandir, il dit : « En ce qui concerne l’instruction, l’édification, il vaut mieux parler en français qu’en langues », c’est sûr. Alors je passe au verset 26, il dit : « Que faire donc, frères » ? Tous ces dons spirituels dont nous avons parlé, là, les neuf premiers dont nous avons parlé (il y en a d’autres qu’on verra tout à l’heure), mais ces dons là tous ensemble, les dons de parole, les dons de révélation, de puissance etc.; Ils peuvent s’exercer soit quand nous sommes réunis en groupe, soit quand nous sommes seuls en rapport avec tel frère ou telle sœur, ou à telle autre occasion. Donc il peut y avoir différentes occasions où ces dons se manifestent. Ce qui est important, si nous revenons au chapitre 12 et aux versets 7 à 11, il dit : « Tous ces dons sont donnés par le Saint-Esprit selon l’Esprit, selon la volonté de l’Esprit, selon la direction de l’Esprit ». Donc ce qui est important dans l’exercice de ces dons, c’est d’être en contact avec l’Esprit pour que nous soyons sous l’onction du Saint-Esprit au moment où lui veut que ce don se manifeste. Sinon, ça déraille et ça tombe dans la chair. Et il peut y avoir une mauvaise utilisation des dons quand c’est nous qui décidons de faire telle chose ou parce qu’on a l’habitude d’exercer tel don, alors on voit telle situation et hop, on fonce, alors que ce n’était pas le Seigneur qui le voulait à ce moment là, c’est nous qui l’avons fait en dehors de l’onction du Saint-Esprit. Donc vous voyez que l’exercice des dons, ça se cultive par l’usage de manière à reconnaître constamment si on était bien conduit ou pas par le Seigneur, sous l’inspiration de l’Esprit, oint du Saint-Esprit à ce moment là, précis. « Que faire donc, frères » ? Il dit, 26 : « Quand vous vous assemblez (donc là il parle de la situation où les chrétiens s’assemblent), les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation » ? Donc il parle, vous voyez, d’un certain nombre de dons. Et dans la liste qu’il donne là, il ajoute un certain nombre de dons qu’il n’a pas donnés dans 1 Corinthiens 12, par exemple : cantiques. Il montre nettement que même les cantiques doivent être reçus du Seigneur. Ca ne doit pas être quelque chose qui est préparé : « Tiens on doit se réunir ce soir, alors bon, il y a longtemps qu’on n’a pas chanté celui-là, on va faire la liste. Celui-là,

celui-là, celui-là… Et puis ont chante ça de manière préparée. A condition que le Seigneur ait directement inspiré la préparation, ça, ça peut marcher à la rigueur, mais normalement, mais le Seigneur dit : « Quand vous vous assemblez, attendez d’être sous la conduite du Saint-Esprit qui vous montre ». Alors l’un reçoit un cantique, il entonne ou il propose un cantique, ça doit être reçu dans le Seigneur. Et vous voyez qu’on doit être sensible à la direction de l’Esprit. Ca ne vous est jamais arrivé de sentir que le Saint-Esprit nous conduit dans une telle direction d’adoration, de louange. Et puis il y a deux, trois, quatre cantiques qui sont suggérés par le Saint-Esprit de cette manière. Et puis brusquement, il y en a un qui propose… Broum boum boum. Manifestement, ce n’était pas dans le fil directeur de l’Esprit. Il y a quelqu’un qui a marché là par la chair. Alors si on veut être indulgent, on laisse faire et puis on chante. S’il y en a un qui suggère que ce n’était pas dans l’Esprit, ça doit être reçu dans l’amour et testé aussi. Mais il faut que chacun sache reconnaître la conduite de l’Esprit dans la réunion, qu’on soit sensible à l’onction et à la direction du Saint-Esprit. Qu’est-ce qu’il veut faire le Seigneur pour que tout soit fait vraiment pour la gloire de Dieu et que tout le monde en profite ? Et sur des chrétiens qui n’ont pas l’habitude, ils peuvent avoir une attitude charnelle. Il faut être indulgent. Dieu est tellement indulgent pour chacun de nous que nous devons l’être aussi pour les autres ; et les redressements et les corrections qui se font doivent se faire dans l’amour et dans la patience. Mais il faut apprendre à être dirigé par le Saint- Esprit là où il veut nous conduire, et là, ça donne des résultats merveilleux. Donc il dit : « Cantiques, instructions ». Là aussi ça doit être conduit par le Saint-Esprit. Là ça peut se rapprocher du don de prophétie qui exhorte, console et édifie, mais pas forcément. Ca peut être une instruction, c’est-à-dire un message d’instruction, d’enseignement qui doit être aussi conduit par le Seigneur, toujours sous l’onction de l’Esprit. Celui qui enseigne doit sentir en permanence l’Esprit sur lui le conduisant dans l’instruction et le dirigeant comme il le veut ; et non pas comme une préparation intellectuelle d’un message qui a été concocté là en une heure ou deux de travail de bureau et qu’on ressort avec un paquet de notes. Ce n’est pas ça que le Seigneur veut. Il veut que les messages soient préparés dans la prière, dans la louange, dans l’adoration et puis qu’ensuite, sous l’onction du Seigneur, ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas arriver sans notes, ce n’est pas ce que je veux dire, mais que tout doit être conduit par le Saint-Esprit et qu’il faut être en permanence, celui qui parle comme ceux qui écoutent, en train de sentir si on est bien dans l’onction du Saint-Esprit. « Que tout se fasse pour l’édification ». Ca revient constamment : grandir dans le Seigneur. Alors vous voyez qu’il dit : « Les uns ou les autres parmi vous ». Ca veut dire que le Saint-Esprit est libre de choisir qui il veut pour édifier les autres. Ce n’est pas toujours la personne sur l’estrade qui dirige tout et qui reçoit tout du Seigneur qui déverse après sur l’église, qui reçoit passivement. D’où l’importance encore une fois et l’utilité, je dirais la nécessité de groupes informels où on peut apporter chacun et apprendre à apporter ce que le Seigneur nous donne dans la liberté, mais dans le contrôle aussi. « Les uns ou les autres ». Je dis : « Préparons les réunions dans la prière en disant : « Seigneur, si tu as quelque chose à me donner pour mes frères et sœurs, je suis prêt, je suis ouvert. Seigneur, ça peut être un simple cantique qui va édifier, qui va faire du bien. Ca peut être une exhortation de deux, trois paroles qui vont faire du bien, ça peut être un message de dix minutes d’instruction

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plus complète sur tel sujet que le Seigneur donne, ça peut être autre chose, une révélation, un don spirituel, une Parole de sagesse, de connaissance »… « Que tout se fasse pour l’édification. En est-il qui parlent en langues » ? Il y en a peut-être qui n’ont que ça à donner, qui sont sous l’onction du Saint-Esprit qui leur dit : « Voilà un message en langues ». Tu peux apporter ça, tu parles en langues. Tu es conduit par le Saint-Esprit à le faire, pas parce qu’il faut le faire mais parce que l’onction de l’Esprit est sur toi et tu sens que c’est le moment de l’apporter. Alors : « En est-il qui parle en langues ? Que deux ou trois, au plus, parlent chacun à son tour et que quelqu’un interprète ». Tout ça dans un seul but, pour éviter le désordre et la cacophonie parce que si nous avons cinq, six, dix personnes qui ont un message en langue à apporter, ils vont tous se mettre à l’apporter ensemble ou deux ou trois ou quatre en suivant. Alors l’interprète ou les interprètes risquent d’avoir un peu de mal d’abord à interpréter tous ces messages et ça va se faire dans le désordre. Donc il dit là : « Que deux ou trois au plus parlent, et arrêtez maintenant de parler en langues qu’il y ait un interprète qui interprète ces messages, et ensuite, vous passez à autre chose ». Ca ne veut pas dire forcément que dans une réunion donnée, il ne doit y avoir que deux ou trois parlers en langues. Ca peut être une interprétation très restrictive, c’ est pas comme ça que sa veut dire mais interprété de cette manière : dans une réunion donnée, s’il y en a qui apportent un message en langues, que ce ne soit jamais plus de deux ou trois en suivant, donc ce ne sont pas des messages en langue qui durent un quart d’heure, mais deux ou trois en suivant au maximum, et ensuite arrêter, et qu’un interprète ce qui vient d’être dit. Voilà, le premier message, c’était ça. Le deuxième message qui a été donné, voilà l’interprétation. Et le troisième message, c’était peut-être une confirmation des deux autres ou un aspect, un éclairage. L’interprète doit être capable de dire ça dans le détail. Et de même, il dit : « S’il n’y a point d’interprète, qu’on se taise dans l’église et qu’on parle à soi-même et à Dieu ». C’est pour ça qu’il insiste tant au début en disant : « Si tu as reçu le parler en langues, demande l’interprétation parce que sinon, tu vas te bloquer pour l’exercice de ce don pour l’église ». « Pour ce qui est des prophètes (pareil) : Que deux ou trois parlent ». Il ne s’agit pas de faire de longues prophéties à dix et à suites ou on commence à être brouillé à la fin. Ce n’est pas conduit par le Saint-Esprit. Mais que deux ou trois parlent et vous verrez que quand on se laisse conduire par l’Esprit, ça ne fait jamais désordre et puis les deux ou trois qui parlent, ils ne vont pas parler l’un sur la nécessité d’évangéliser la Chine, et puis l’autre sur tel autre sujet qui n’a rien à voir avec… Le Saint-Esprit va conduire d’une

manière ordonnée pour que ces deux ou trois qui parlent, la prophétie s’intègre dans un ensemble harmonieux qui est conduit par le Saint-Esprit. « Et que les autres jugent », c’est-à-dire qu’on doit laisser deux ou trois prophètes au maximum parler, et puis ensuite, ils doivent comprendre ou on doit leur dire : « Stop, laissez le temps aux autres de juger », avant qu’il y en ait un autre qui reparle, qui donne une prophétie. « Jugez », ça veut dire : « Attention, passez un moment à écouter ce qui vient d’être dit, triez, prenez ce qui est bon, laissez ce qui est mauvais. Ce qui est charnel, mettez-le de côté ». Et là on voit le rôle des ministères s’il y en a dans le groupe, ou des chrétiens qui ont l’habitude d’exercer ce don pour pouvoir apporter leur part en disant par exemple : « J’ai vraiment sur le cœur », « il me semble que «ou : « Je suis sûr que dans les deux ou trois prophéties qui viennent d’être données, il y en a une qui n’était pas du Seigneur. C’était une pensée sanctifiée de

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quelqu’un qui avait envie de donner une bonne pensée, d’accord. Vous pouvez le faire aussi, mais pas comme une prophétie du Seigneur, et en tout cas, ce n’était pas inspiré directement par le Seigneur ». Ou alors : « Telle partie là, c’était bon et telle partie là, c’était charnel, ce n’était plus du Seigneur ». Et on doit avoir entre nous cette liberté dans l’amour de le dire et de ne pas se sentir offusqué quand un frère ou une sœur nous dit dans l’amour : « Il me semble que »… Ou bien : « j’ai l’impression que cette partie là, ce n’était pas »… C’est notre intérêt. Si c’est l’autre qui juge mal, le Saint-Esprit va te le montrer ou il le montrera aux autres. Si c’est un qui se lève intempestivement pour dire des choses qui ne sont pas dans le Seigneur, le Saint-Esprit présent va montrer ce qui se passe aux autres aussi. Et les ministères de direction spirituelle ou de surveillance spirituelle qui sont là, leur participation essentielle va consister à aider le groupe à faire le tri en tout ce qui est bon et ce qui est mauvais, sans esprit de domination, sans esprit de contrôle. Car, il dit : « Vous pouvez tous, verset 31, prophétiser successivement (vous voyez, tous), pour que tous soient instruits », mais deux ou trois à la fois. Bon, alors, ces deux ou trois là, ensuite, on écoute, on juge, on passe un peu de temps, et puis ensuite, ce n’est pas fini, le Seigneur a encore à parler ; maximum, deux ou trois ; on écoute et on juge. Qu’est-ce qu’on reçoit comme ça, quand chacun apporte sa part, conduit par le Saint-Esprit, c’est formidable. Il faut un peu de temps pour écouter ce qui vient d’être dit et en tirer un profit personnel. Le signe même que Dieu conduit, c’est que tout se fait pour l’édification réelle, dans la paix, dans le calme et dans l’ordre. Et que l’ordre justement consiste à ne pas passer du coq à l’âne constamment, parce que le Seigneur sait nos capacités intellectuelles ou spirituelles sont plutôt limitées. Donc il va procéder dans l’ordre et quand il va insister sur tel ou tel point, si une prophétie tombe comme ça brutalement sur un autre sujet qui arrive complètement à plat, c’est que la personne qui l’a apporté, soit elle avait vraiment reçu une parole du Seigneur, mais elle n’a pas eu la sagesse de l’apporter au bon moment, soit ce n’était pas quelque chose qui venait du Seigneur parce qu’il est bien écrit que : « Les esprits, verset 32, des prophètes sont soumis aux prophètes ». Ca veut dire que comme c’est l’esprit du prophète inspiré par le Saint-Esprit qui apporte une prophétie, le prophète doit garder le contrôle sur son esprit et il doit savoir à quel moment il faut apporter la prophétie que Dieu lui a donnée. Ca arrive souvent de recevoir une prophétie en début de réunion, par exemple, ou à tel moment, et puis le Seigneur dit : « Ce n’est pas le moment » ou on sens que ce n’est pas le moment. Et c’est à la fin que là, tiens, le Saint-Esprit conduit pour l’apporter maintenant. Ca s’intègre dans le fil de la réunion très bien. Et le Seigneur dit : « Maintenant, la porte est ouverte, vas-y, tu parles ». « Car Dieu, verset 33, n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix ». Donc ce qui doit caractériser l’utilisation des dons, c’est l’ordre et la paix. Quand vous voyez dans une réunion ou dans la vie d’un chrétien les dons s’exercer dans le désordre et dans la guerre, vous pouvez être sûr que ce n’est pas Dieu qui conduit, ou en tout cas il y a un gros mélange là-dedans. Quand vous voyez une réunion tourner dans le désordre, dans l’indécence, dans tout ce qui n’est pas l’ordre et la bienséance, vous pouvez être sûrs que ce n’est plus le Saint-Esprit qui conduit. Ca ne veut pas dire qu’il faut rentrer dans un esprit religieux austère où on va faire comme quand on entre dans une cathédrale , sans plus rien bouger ni parler, toujours chuchoter… Non, pas du tout, ça veut dire que là où il y a la vie, il peut y avoir quelque chose de vivant et d’animé, de fort, mais ça va se faire dans l’ordre et

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dans la paix. La vie va se manifester dans l’ordre et dans la paix. Alors il ajoute : « Comme dans toutes les églises des saints, que les femmes se taisent dans les assemblées. Il ne leur est pas permis d’y parler ». Alors n’interprétez pas ça à la manière étroite et rigoriste, puisqu’il vient de dire un peu plus haut, c’e t à- dire au chapitre 11 que : « La femme qui prie ou qui prophétise la tête non voilée déshonore son chef ». Donc manifestement, elle peut très bien prier et prophétiser dans l’église et elle peut exercer tous les dons spirituels sans aucun problème. Donc quand il dit que les femmes doivent se taire dans l’église, c’est en fonction du contexte qu’il développe un peu plus bas. Et il dit : « Qu’elles soient soumises, comme le dit aussi la loi. Si elles veulent s’instruire sur quelque chose, qu’elles interrogent leur mari à la maison ». Voilà pourquoi il disait ça aux femmes, parce qu’à l’époque de Paul, comme dans certaines églises aujourd’hui, les femmes étaient à droite, les hommes à gauche, et quand l’instruction était donnée par celui qui apportait l’instruction, la femme qui n’avait pas compris quelque chose, elle disait à son mari : « Qu’est-ce qu’il a dit ? Tu ne peux pas m’expliquer ce qu’il vient de dire » ? Il pouvait être à côté, mais enfin… Alors même si elle était assise à côté de lui, ça faisait désordre déjà. Tu vois, donc il dit : « Laissez, n’interrogez pas vos maris dans l’église, faites-le à la maison ». « Car il est malséant à une femme de parler dans l’église », au sens d’interroger publiquement son mari pour demander des explications sur une instruction qui vient d’être donnée, uniquement parce que ça fait désordre. C’est tout, c’est la seule raison pratique. Mais elle peut très bien exercer tous les dons vocaux que Dieu lui donne. Au verset 39 : « Ainsi donc frères (il le répète), aspirez au don de prophétie, n’empêchez pas de parler en langues (ça c’est bon au passage pour toutes les églises qui refusent le parler en langues comme étant démoniaque. Ce n’est pas vrai, le parler en langues de Dieu n’est pas démoniaque, il vient directement du Saint-Esprit), n’empêchez pas de parler en langues, mais que tout se fasse avec bienséance, avec décence ». C’est le mot grec décence : sainteté, pureté et avec ordre. Alors quand on a ces critères là en tête, qu’on y a médité, qu’on a gardé ces critères, on peut se présenter dans une réunion après l’avoir préparée dans la prière et puis veiller à ce que tout se passe dans l’ordre dans la bienséance et dans la paix, mais en même temps, avoir une pleine liberté, hommes et femmes, tous, de recevoir de Dieu les dons qu’il a prévus de donner pour l’édification commune et de les donner dans une entière liberté. Vous voyez, il dit : « N’empêchez pas de parler en langues ». N’empêchez pas de prophétiser, n’empêchez pas d’apporter quelque chose. Soyez assez grands et assez mûrs pour pouvoir juger, discerner, regarder ce qui se passe, corriger éventuellement ce qui ne va pas, mais encouragez les frères et les soeurs à exercer leurs dons, même s’il y en a qui déraillent un peu. On n’est pas tous habitué à donner quelque chose de parfait dès le début. Evitons surtout les deux choses que Paul nous demande d’éviter dans Romains. Alors on va passer à Romains maintenant, à partir de Romains 12. Paul nous demande dans l’exercice de ces dons d’éviter comme la peste de mépriser et de juger ; mais de juger dans le mauvais sens. Vous voyez que là il recommande de juger au sens : discerner si c’est bon ou mal, mais il interdit de juger au sens de critiquer. « Ah, vous voyez comment celui-là il a amené sa prophétie ce soir. Pfff ! Qu’est-ce que c’était charnel ! C’est épouvantable, il n’y a rien de bon là-dedans »… Et puis et patati et patata… Et la critique. Non, ça on ne doit pas le dire du tout. Sinon sur le moment à la personne qui l’a apporté et devant tous pour que tout le

monde en tire profit. Et après, on n’en parle plus. Si devant toi et devant l’église il y a une fausse prophétie ou une prophétie charnelle qui est amenée, il faut que la personne qui a amené ça le sache. Alors si elle est encore trop susceptible pour qu’elle soit reprise publiquement dans l’amour, enfin il faut avoir la sagesse de savoir ce qu’il faut faire à ce moment là : ou bien lui parler directement en disant : « Pour l’instruction de tous, mon frère, ma sœur, voilà, je vais te dire franchement, de tout mon cœur, je te le dis, ce que tu as apporté, ce n’était pas dans l’Esprit, pour telles et telles raisons et je vais te le montrer pour que tu apprennes. Mais je ne vais pas te décourager. Je t’encourage à continuer ». Mais je vais te montrer en quoi ce n’était pas bon ». C’est tout à fait différent de faire ça plutôt que d’aller juger et critiquer la personne dans son dos ou même devant elle, en disant : « Ce n’est bon à rien ce que tu as fait là. Jamais Jésus ne va faire quelque chose de bon avec toi. Ce n’est pas la peine que tu insiste »… Tu vois, ça c’est la critique négative, ça, ce n’est pas bon du tout. Alors dans Romains 12, et aux versets 1 et 5, il rappelle que nous sommes membres d’un même corps et que nous devons donc avoir des sentiments modestes et humbles. Il dit maintenant au verset 6 : « Puisque nous avons des dons différents selon la grâce qui nous a été accordée », alors là, il va donner une autre liste de dons. Donc les neuf dons d’1 Corinthiens 12 plus les quelques autres d’1 Corinthiens 14 que nous avons vus, plus ceux-là, ne donnent pas une liste limitative, puisque le Saint-Esprit peut donner une foule de dons qui ne sont pas inscrits là. L’essentiel c’est d’être sûrs que c’est bien le Saint- Esprit qui est en train de faire quelque chose. Il dit là : « Que celui qui a le don de prophétie, celui-là on le connaît, on vient de le voir dans 1 Corinthiens 12 et 14. Que celui qui a le don de prophétie l’exerce selon l’analogie de la foi ». Le texte grec, ça c’est un peu compliqué, ça veut dire : en proportion de la foi qu’il a reçue. Puisque tous ces dons s’exercent par la foi, celui qui a beaucoup de foi va exercer des dons d’une manière beaucoup plus complète et puissante que celui qui a un peu de foi. Donc en proportion de la foi que tu as reçue, tu vas prophétiser. Si tu as une foi puissante et forte, tes prophéties vont être puissantes et fortes, parce que par la foi, tu vas puiser davantage, tu vas recevoir davantage du Seigneur. Tout nous est donné par la foi et quand le Saint-Esprit voit un homme et une femme pleins de foi, ça plaît au Seigneur et il lui donne davantage. Donc en proportion de la foi que tu as reçue, tu vas prophétiser. Ca veut dire aussi : n’essaye pas d’en faire plus que le niveau de foi que tu as maintenant. Ce n’est pas parce que tu as entendu ton frère ou ta sœur faire une prophétie puissante, pleine de foi, si toi tu as encore un niveau de foi qui n’est pas très développé, n’essaye pas de l’imiter pour apporter quelque chose qui va tomber à l’eau parce que ce n’est pas inspiré. Avec ta petite foi, apporte exactement quelque chose qui correspond à ta petite foi et ça va faire du bien aux autres. N’hésite pas à apporter selon la mesure de foi que tu as, quelque chose à l’église. Donc, prophétie. « Que celui qui est appelé au ministère s’attache à son ministère ». Là c’est le mot service qui est employé. Ca veut dire : Dieu t’a appelé à un certain service. Attache-toi à ce service pour l’accomplir le mieux que tu peux. Tu sens dans ton cœur ce à quoi tu as été appelé. Certains sont appelés pour exhorter les personnes âgées, d’autres pour les enfants, d’autres sont appelés à l’enseignement, d’autres sont appelés à telle œuvre pratique concrète, d’autres sont appelés à aider les drogués… Il y a un appel particulier qu’on sent dans le cœur. Ca ne veut pas dire qu’on va y rester toute la vie, mais ça veut dire que là, au moment où Dieu t’appelle,

attache-toi à cet appel là pour l’accomplir parfaitement ; puisque tu recevras à ce moment là du Seigneur les dons spirituels qui te permettent de l’accomplir comme le Seigneur le veut. Celui qui est appelé au ministère, donc, alors ça peut être un grand ministère, « grand » entre guillemets, parce que pour le Seigneur, vu de haut, un grand ministère d’apôtre, de prophète etc. Ca peut être un ministère donné à l’un ou à l’autre dans l’église à un service, n’importe quel service donné à l’un ou à l’autre. Tu as été appelé à ça, attache-toi à ce ministère là. « Que celui qui enseigne s’attache à son enseignement ». Donc c’est un don aussi d’enseigner, vous voyez. Il donne une liste de dons qui ne sont pas tous dans l’autre liste. Là il y a la prophétie, le ministère au sens général. Donc vous voyez que votre appel particulier, c’est un don de Dieu. C’est un don spirituel. Ca ne dépend pas de votre nature personnelle, de vos dons, de vos capacités personnelles. Ca ne dépend pas. Donc ça doit vous encourager, bien-aimés, sachant que ce n’est pas sur vos capacités personnelles que Dieu compte, c’est sur l’appel qu’il vous adresse d’en haut et les dons qu’il vous donne d’en haut. Tu peux n’avoir aucune aptitude personnelle ou humaine, c’est là que le Seigneur va se glorifier le plus parce qu’il va te donner d’en haut exactement ce que tu n’as pas. Tandis que si tu l’avais déjà, tu risquerais de t’en glorifier ou de penser que c’est grâce à tes capacités à toi que tu peux arriver à quelque chose. Mais notre ministère est un don d’en haut, un don spirituel. Alors autre don, il dit : « Que celui qui exhorte » : le don d’exhortation. Ca se rapproche de celui de prophétie, mais pas tout à fait. La prophétie c’est exhorter, consoler, édifier. Là il parle carrément du don d’exhortation. C’est un aspect du don de prophétie. Il y en a qui sont doués pour l’exhortation. On peut les rencontrer, on ressort toujours regonflé parce qu’ils ont une parole d’exhortation. Ils sont des fils de l’exhortation et les filles de l’exhortation. C’est précieux. D’autre dons qu’il donne : « Que celui qui donne le fasse avec libéralité ». Donc le fait de donner n’est pas réservé à certains en particulier. Nous tous nous devons donner de notre temps, de notre argent etc. Mais là il parle des dons financiers, il dit : « Que celui qui donne le fasse avec libéralité ; donc il y en a qui ont reçu plus que les autres un don spirituel de donner. Donc le Seigneur va les pourvoir en finances abondamment parce qu’il leur a donné le don de donner. Donc ça rentre, ça sort, ça rentre, ça sort. Ils exercent leur don de donner avec libéralité, plus ils donnent et plus ils reçoivent. J’en connais comme ça des chrétiens, ou des chrétiennes qui ont du Seigneur un don de libéralité extraordinaire et plus ils donnent et plus ils reçoivent. C’est un don spirituel. « Que celui qui préside le fasse avec zèle ». Le don de présidence ; c’est-à-dire d’être placé à la tête d’une réunion pour la présider, la diriger dans l’Esprit. Ce n’est pas du tout la présidence humaine où l’ordre du jour, le marteau… Pas du tout ça. C’est être sensible à la direction du Saint-Esprit pour diriger la réunion là où le Seigneur veut la diriger. Vous voyez que tous ces dons sont exercés par des chrétiens qui doivent être spirituels. Le Seigneur parle à des hommes et des femmes qui doivent être baptisés dans le Saint-Esprit. Mais d’un autre côté, le Seigneur parle aussi à des hommes et des femmes qui ne savent rien du tout au début et qui ont tout à apprendre de lui, tout à recevoir par la foi et tout à apprendre. Donc on doit compter sur le Seigneur pour dire : « Seigneur, je ne veux pas rester à l’écart. Tu as un appel, des dons pour moi. Je ne veux pas rester dans mon coin en disant : « Oh moi, je suis petit, rien du tout ; pour moi, non, il n’y a pas de dons. Moi je reste dans mon coin et je laisse toute la place aux autres ». Ca c’est de la fausse modestie ou c’est de la paresse, mais

ce n’est pas du tout le plan du Seigneur pour toi. Le Seigneur veut te combler de dons et il veut que tu aspires au maximum de dons ; que tu aspires ! Ca va descendre d’en haut. Ca ne dépend pas de l’état où tu te trouves maintenant, ça dépend de Dieu qui donne. Il dit maintenant : « Que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie ». Dans le texte grec, ce n’est pas tout à fait le mot miséricorde qui est donné, c’est le mot grâce ; qui pratique la grâce, ou ça se rapproche du mot gratification aussi. Vous savez qu’une gratification, c’est un cadeau financier, mais au sens général, une gratification, c’est un don gratuit. Donc ça peut être quelqu’un qui est appelé à faire constamment miséricorde, c’est-à-dire constamment grâce aux autres ; des grâces, des choses non méritées. Tu rencontres des frères et des sœurs comme ça qui sont pleins de grâce et qui distribuent des grâces à tout le monde. Ils en ont reçues d’en haut et ils les donnent et ils pratiquent la miséricorde avec joie. Tu ne dois pas être triste de distribuer gratuitement ce que le Seigneur te donne. Voilà, l’esprit dans lequel il faut qu’on vive ces choses. Dieu veut nous donner une foule de dons pour qu’on les distribue en abondance, parce que les autres en ont besoin et que c’est la condition pour qu’on en reçoive d’autres. Donc vous voyez cette liste, je suis persuadé qu’elle est loin d’être limitative. Mais après avoir donné quelques exhortations sur les bons sentiments qui doivent nous animer les uns envers les autres et au chapitre 13, il parle de la soumission etc. Ce sont des conseils pratiques, je vais insister sur les chapitres 14 et 15, sur un certain nombre de versets pratiques qui vont nous montrer dans la vie pratique de l’église, qu’elle soit réunie ou qu’elle soit dans la communion fraternelle et dans la vie de tous les jours, qui sont des principes spirituels qui vont guider notre marche et notre comportement de chrétiens. Dans le chapitre 14 il dit : « Faites accueil à celui qui est faible dans la foi ». Faites accueil ! Ne discutez pas sur les opinions. Affirmez ce qui est juste et bon, dites-le sans crainte, affirmez ce qui est juste, dites-le, n’ayez pas peur de le dire, mais dans l’amour et en laissant aux autres la liberté de faire ce qu’ils ont envie de faire, même s’ils font mal. Ce n’est pas à moi de les prendre par le cou et de dire… Je peux m’en séparer s’ils continuent à faire le mal ou je peux leur dire : « Maintenant, je n’ai plus de communion avec toi. C’est fini parce que je vois que tu persévères dans le péché ». Mais j’affirme avec fermeté et amour ce qui doit être bon. Mais je dois faire accueil à celui qui est faible dans la foi. Je dois discerner celui qui est faible, voir celui qui est faible et le discerner du loup ravisseur qui vient pour détruire. Ce n’est pas du tout pareil. Il y a beaucoup de chrétiens qui sont faibles dans la foi et je dois me rendre compte qu’ils sont faibles dans la foi et les aider à avancer si je me rends compte que je suis un peu plus loin qu’eux. Je ne suis pas appelé donc à les rejeter. Quel est le contraire de faire accueil ? C’est quoi ? Rejeter. Alors je pourrais en dire beaucoup sur le rejet ; mais je vais en dire un peu quand même, parce que le rejet est une forme de haine. Appelez ça comme vous voulez, rejet, éloignement des autres, etc. Mais le rejet est une forme de haine. Donc si je discerne que mon frère ou ma sœur est faible dans la foi, c’est-à-dire qu’il fait encore des choses qui montrent qu’il manque de foi. Il ne s’est pas entièrement confié dans le Seigneur pour ses médicaments par exemple. Il respecte encore certains jours, certaines habitudes, certaines fêtes, ça peut arriver. Il a encore certaines pratiques qui montrent qu’il est faible dans la foi. Il a certaines habitudes religieuses qui lui viennent de son passé ou de l’église où il était avant, ou..; Que sais-je moi ? vous pouvez avoir toutes sortes de situations qui montrent qu’il

est faible dans la foi, ça veut dire qu’il n’a pas encore été libéré de certaines choses et que moi, je m’en rends compte. Donc l’exhortation du Seigneur et de Paul, c’est : « Faites accueil. Ne le rejette pas ». Le rejet c’est quelque chose de très profond dans la nature humaine et c’est malheureusement chez les hommes la solution qu’ils trouvent la plus facile pour régler les problèmes de mauvaise communication entre personnes. C’est comme ça que les hommes règlent leurs problèmes quand ils n’arrivent pas à trouver un accord. Entre couples, dans ce monde, on se supporte un temps et puis si la tension augmente trop, c’est le rejet, le divorce, le rejet mutuel. Dans un groupe de chrétiens charnels, quand les disputes, les divisions etc., les attitudes religieuses ou pharisiennes arrivent à un niveau où ça casse, on divorce, on se rejette. On a dit : « Bon maintenant, ça va. Tu dégages ou moi je m’en vais ». Mais ça dénote qu’au fond du cœur, c’est encore lourd et plein de rejet mutuel, donc que le problème de mon rejet personnel n’a pas été réglé. Si je rejette, c’est que je suis poussé par une force de rejet qui est encore en moi ; de haine ou de rejet. Si vous n’aimez pas le mot haine parce qu’il est trop fort, employons rejet, mais la source est la même. Haine, ça veut dire : dehors. Amour : viens. Je te reçois, je t’accepte. Dieu a rejeté l’homme et la femme du jardin d’Eden, quand ils ont péché. Il les a exclus, rejetés. Il a mis un archange avec une épée flamboyante à l’entrée et l’homme qui s’est exclu lui-même par sa désobéissance et par son péché a été coupé de la communion avec Dieu et depuis lors, le rejet remplit son cœur. Le rejet, c’est le problème numéro un des hommes et des femmes aujourd’hui, dans le monde. On vit depuis des siècles, des générations dans le rejet mutuel, dans la haine qui s’exclut. On ne peut plus régler nos problèmes, alors on s’exclut, on se rejette. Des enfants de familles divorcées sont remplis d’esprit de rejet ; un père qui les a rejetés ou une mère qui les a rejetés etc. Donc ces enfants en grandissant et nous-mêmes en grandissant, on a été confronté à des situations où à l’école : « Tiens on t’a… Toi tu n’es pas comme les autres, ou tu as quelque chose qui n’est pas comme moi, alors allez hop, on te rejette. Tu es trop petit ou trop grand ou trop gros ou trop maigre, allez hop, on te rejette ». Alors tout ça ça fait des accumulations de rejet et quand nous arrivons dans l’Eglise de Jésus-Christ, nous arrivons encore avec des couches de rejet qui ont besoin d’être dégagées par la puissance du Saint-Esprit. Et le Seigneur, il veut nous faire comprendre là, que si je dois, dans la vie pratique de l’église, régler mes problèmes comme Dieu le veut, dans l’amour, il faut que je sois libéré moi, de tout ce rejet qui peut être encore au fond de moi et qui va se manifester par des attitudes de rejet. Exemple pratique : Si on te reprend dans l’amour et si tu t’en vas en claquant la porte et puis on n’entend plus parler de toi, ça veut dire simplement que dans le fond du cœur de cette personne, il y a encore dedans une puissance de rejet qui le fait souffrir. Il ne s’en rend peut-être pas compte, tu vois, et qui se traduit par une attitude de rejet. Allez, on s’en va. On claque la porte et on n’en parle plus. C’est du rejet mais ça montre que dedans ça n’a pas été réglé. Pourquoi ça n’a pas été réglé ? Parce que la personne n’en est pas consciente. Je lis un peu plus loin, verset 2 : « Tel croit pouvoir manger de tout, tel autre qui est faible ne mange que des légumes ». Ca veut dire : Il est faible dans la foi et il ne va pas manger de viande. Ou bien il va dire : « J’ai rencontré des chrétiens qui disent : Moi je ne mange pas de boudin, pas de porc etc. Ce sont des aliments impurs, la Bible dit »… Ils sont encore sous une forme de loi. Ils sont faibles dans la foi. Qu’est-ce que je vais faire ? Je ne vais pas les rejeter. Il dit maintenant : « Que celui

qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, que celui qui ne mange pas ne juge pas celui qui mange car Dieu l’a accueilli ». Tu vois il dit : « Faites accueil car Dieu nous a accueillis ». Et il parle des deux attitudes dont je vous parlais tout à l’heure : mépris et jugement. « Que celui qui mange (c’est-à-dire celui qui est libre dans la foi), qu’il ne méprise pas celui qui n’est pas libre ». Ca c’est le danger numéro un dans nos relations à nous. Tiens il y en a un qui est libre, il fait ça. Mais enfin… Alors celui qui n’est pas libre va le mépriser. « Et que celui qui ne mange pas (c’est-à-dire celui qui n’est pas encore libre), ne juge pas celui qui mange ». « Tiens mon frère… Qu’est-ce qu’il fait, là, mais enfin »…. Tu vois, il commence à juger. Il ne se rend pas compte que l’autre a la liberté de faire ça, que lui ne l’a pas et parce qu’il ne peut pas comprendre ça, il a son propre système de valeur qu’il enferme encore dans ses catégories religieuses, il va immédiatement juger l’autre avec son système de valeur. Un exemple pratique de l’époque, c’était manger des viandes sacrifiées aux idoles. A la réunion des anciens et de tout le peuple à Jérusalem, les chrétiens ils avaient dit : « Les païens qui vont venir à la foi chrétienne, on ne va pas les mettre sous la loi, mais on va leur demander de faire certaines choses, alors ils ne vont pas manger de sang, ils ne vont pas manger d’animaux étouffés parce qu’il y a le sang avec. Ils ne vont pas manger de viandes sacrifiées aux idoles et puis ils vont éviter l’impudicité. Voilà, s’ils font ces quatre choses là, on est content », disent les juifs convertis. Mais c’était encore un manque de foi. Ils disaient ça pour pouvoir satisfaire les juifs encore religieux, etc. Et on verra bien que quand Paul lui-même en parle dans la première aux Corinthiens, il dira : « Moi j’ai la liberté complète de manger des viandes qui ont été sacrifiées aux idoles parce que je sais qu’en fait, il n’y a rien du tout là derrière. Si je rends grâces en mangeant, je sais que tout est sanctifié par la prière et par la parole, j’ai une liberté totale de le faire ». « Ce n’est pas ce qui entre dedans, dit Jésus, qui souille, c’est ce qui sort ». Mais si je le fais d’une manière inconsidérée et si ma liberté va être une cause de chute pour quelqu’un qui n’a pas cette liberté là, un païen qui par exemple vient de se convertir à Jésus, on vient de lui dire : « Toi, tu ne vas pas manger de viandes sacrifiées aux idoles », parce qu’il en sort, il en sort, des viandes sacrifiées aux idoles. Des viandes sacrifiées aux idoles, un jeune païen converti, on va lui dire : « Bon, écoute, n’en prends pas pour le moment. Tu n’es pas encore… Il ne vaut mieux pas, arrête ». Et puis celui-là, il va voir un vieux chrétien converti depuis dix ans qui en mange tranquillement au temple, là, devant tout le monde. Il va être choqué profondément, il va être choqué. Il va dire : « Mais qu’est-ce qui se passe ? Mais qui a raison ? Alors peut-être que moi aussi, il faudrait que j’en mange aussi, alors bon.. Alors je vais en manger mais ma conscience me reprend, je ne suis pas bien ». Et s’il le fait, il va pécher et il va être détruit. Ma liberté a été une cause de chute pour mon frère qui n’était pas libre. Et Paul dit : « Cette liberté que tu as, garde-la pour toi. Si tu es libre de manger des viandes qui ont été sacrifiées aux idoles, achète-les, mange-les chez toi, tranquille, tout seul. Mais ne les mange jamais devant un frère qui n’a pas cette liberté, tu le fais chuter ». Ca peut être un juif qui vient de se convertir, qui ne va pas manger de porc, encore, ou un musulman. des musulmans qui viennent de se convertir et qui jamais, jamais n’auraient touché à du porc, et même de la viande saignante, jamais. Jamais, c’est une abomination pour lui. Alors si moi je l’invite à ma table et puis que je commence à lui servir une viande saignante et puis que je mange devant lui, je manque totalement de sagesse

et je fais de ma liberté un instrument de chute pour l’autre. Alors vous voyez ce qu’il dit là ? Il dit : « Faites accueil, attention, supportez les faibles et ne faites rien qui peut les faire chuter ». Ca demande de l’observation, de la sagesse et de l’amour. Faites attention. Et aux uns et aux autres il dit : « Ne méprise pas et ne juge pas, accueille ». Et pour que je sois capable d’accueillir, il faut que je sois débarrassé de ce rejet qui peut me tenailler encore dans le fond de mon cœur et qui va se traduire par des attitudes de rejet. Vous pouvez savoir si vous avez encore du rejet en vous si vous vous observez et si vous regardez si vous n’avez pas de temps en temps des attitudes de rejet. De rejet ! « Ah, celui-là, je ne peux plus le supporter. Ca suffit, celui-là, je ne le supporte plus ». Alors il y a des catégories de personnes que vous pouvez rejeter, où je ne peux pas supporter telle catégorie de chrétiens ou telle autre, etc. Il y a du rejet en toi. Il y a encore du rejet. Ca va se manifester par quelque chose qui va sortir ou tu vas t’isoler. « Non, je ne peux plus, je ne peux plus faire confiance à un seul chrétien ». Ca c’est du rejet. Tu vois, il faut que tout ça sorte, et comment ça va sortir ? Parce qu’il me demande d’accueillir. Accueille, accueille, accueille. Ca veut dire que tu vas être rempli d’amour, pour accueillir. Si tu veux avoir un ministère d’accueil, il faut que tout le rejet soit parti, sinon tu vas être placé dans des situations de tension telles que ça va sortir et ça va faire des dégâts. Donc tu es appelé à accueillir, à faire accueil. Jésus veut que tu sois débarrassé du rejet. Et pour ça le Seigneur veut nous faire comprendre, fin du verset 3 : « Car Dieu l’a accueilli ». Donc, il t’a accueilli toi. Et si tu as compris, toi, à quel point Dieu t’aime et Dieu t’a accueilli, toi, malgré tout ce que tu as pu faire comme péchés, comme abominations dans ton passé, malgré tes imperfections actuelles, malgré tes faiblesses et malgré tout ce que tu peux encore avoir dans ta vie actuelle qui déplaisent au Seigneur et qu’il voudrait bien enlever, Dieu t’accueille quand même. Dieu est plein d’amour pour toi. Dieu veut te changer, mais par amour pour toi, il t’accueille, il te dit : « Viens mon enfant, tu es dans ta maison ici, tu es chez moi, donc tu es chez toi. Je t’accueille, je vais travailler dans ta vie. Mais je t’accueille ». Alors vous voyez, ceux qui ont encore du rejet, je suis persuadé, je vous le dis, pour que vous puissiez en prendre conscience, si vous avez du rejet encore, c’est qu’il vous manque encore quelque chose encore dans la révélation de l’amour de Dieu pour vous. Si tu as une pleine révélation de la manière dont Jésus t’aime et t’accepte tel que tu es, tu ne pourras plus rejeter les autres, c’est fini. Parce que tu auras compris que Dieu ne te rejette pas. Donc puisque tu sais que Dieu ne te rejette pas et qu’il t’accepte tel que tu es, tu vas dire : « Mais qui suis-je moi pour rejeter quelqu’un d’autre alors que Dieu m’accepte tel que je suis. Je le sais, je sais que Dieu m’aime. Si je sais que Dieu m’aime, il m’appelle à aimer les autres et je vais les aimer. Si tu continues à rejeter, c’est que quelque part dans ta relation avec Dieu, il y manque une révélation de l’amour de Dieu pour toi. Tu as encore besoin de recevoir du Seigneur une révélation plus profonde de son amour pour toi tel que tu es maintenant. Tel que tu étais dans le passé, tout ça, en Christ, il n’y a plus rien de tout ça. Nous sommes une nouvelle création, mais il faut que nous ayons reçu cette révélation de Dieu. Il en est de même pour ceux qui ont un esprit de domination. L’esprit de domination est associé à l’esprit de rejet parce que quand le Seigneur nous dit, par exemple, dans l’épître aux Galates, il dit : « C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis ; ne vous laissez donc pas remettre sous le joug de la servitude ». Celui qui a un esprit de domination, il essaye de

mettre les autres sous le joug de la servitude. Ca veut dire qu’il est lui-même sous le joug de la servitude parce que celui qui a reçu la révélation qu’il a été affranchi par Dieu, il laisse les autres libres. Nous ne pouvons donner aux autres que ce que nous avons reçu. Si tu as reçu du Seigneur une pleine liberté, comment est-ce que tu vas accepter de mettre les autres sous un joug quelconque ? Si tu les mets sous un joug, c’est que ta liberté à toi n’est pas complète. Donc c’est un signe pratique. Pour moi, c’est un signe pratique. Quand je vois quelqu’un qui a un esprit de domination, j’en fais un sujet de prière parce que bien souvent, quand tu vas trouver cette personne et que tu lui dis : « Tu as un esprit de domination », la réponse, ce sera non ; parce qu’il n’y a pas conscience. Donc j’en fais un esprit de prière et je dis : « Seigneur, montre à ce frère ou à cette sœur qu’il n’est pas libéré et qu’il n’a pas la révélation pleine et entière de sa liberté en Christ ». S’il l’avait reçue, il veillerait jalousement à ne pas se laisser mettre sous un joug et à ne pas mettre les autres sous un joug. Les pasteurs dominateurs, ce sont des gens qui n’ont pas reçu la liberté. S’ils l’avaient reçue, ils apprécieraient comme de l’or cette liberté que Dieu leur a donnée, au point de ne jamais oser imposer quoi que ce soit sur l’autre. Il en va de même dans les relations entre couples, entre maris et femmes dans le couple. Celui qui est dominateur, c’est celui qui n’est pas libre. Celui qui a la liberté, il peut n’être dominé par personne. Il peut avoir tous les tyrans autour de lui, il peut être emprisonné, il peut être torturé et mis à mort, il restera un homme libre ; libre en Christ. Personne ne peut t’obliger à te mettre sous un joug ; pas Dieu lui-même, jamais, jamais. Alors c’est merveilleux que Christ nous ait affranchis pour la liberté. C’est formidable, c’est un don précieux, la liberté. Dans un couple, dans l’église, dans des relations entre parents et enfants. Ca ne veut pas dire : laisser faire n’importe quoi, ça veut dire : dire fermement ce qui est bon et ce qui est juste et en tirer les conséquences, nous. Mais ça veut dire : laisser libre. Alors ce que je dis là, pour moi, c’est fondamental parce que ce qui perturbe le plus les relations entre chrétiens dans l’église, c’est l’esprit de jugement, l’esprit de mépris, l’esprit de domination, l’esprit de rejet. Tout ça pour moi, ça forme un ensemble familial. Ca va ensemble, tout ça. C’est le joug du malin. Et vous voyez dans la manière dont Satan dirige son royaume, il le fait tout par la domination, par le rejet, par la haine. Dans le royaume de Jésus, c’est l’amour, c’est la liberté. « Là où est l’Esprit, là est la liberté ». C’est l’acceptation mutuelle, c’est l’exhortation, c’est le fait d’aider les autres et de donner et pas de chercher son propre intérêt ou de dominer sur les autres. Au verset 10, chapitre 14, je suis : « Mais toi pourquoi juges-tu ton frère, pourquoi méprise-tu ton frère puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Christ » ? Moi je n’oublie pas ça. « Je suis vivant, dit le Seigneur, tout genou fléchira devant moi. Toute langue donnera gloire à Dieu. Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même. Ne nous jugeons donc plus les uns les autres », dans le mauvais sens du terme. « Mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute ». Donc ça implique que je vais connaître l’état spirituel de mes frères et mes sœurs. Tiens, là il y en a un ou deux qui sont faibles dans la foi, je vais donc m’efforcer de ne rien faire qui soit une occasion de chute pour eux, mais je vais les aider à avancer. Je vais prier pour que le Seigneur leur ouvre l’esprit. Je vais prier pour qu’éventuellement j’ai une occasion d’échanger plus profondément avec eux pour qu’ils comprennent. Et un peu plus loin, il dit au verset 19 : « Recherchons ce qui

contribue à la paix et à l’édification mutuelle. Pour un aliment (ou pour toute autre chose semblable), ne détruis pas l’œuvre de Dieu ». « Cette foi que tu as (au verset 22) garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve ». Ca veut dire que tu dois avancer dans la vie chrétienne avec des convictions, sachant que ces convictions vont changer à mesure que ta liberté grandit et que tu ne dois pas forcément juger les autres d’après les convictions que tu as toi, mais en tout cas, il y a une chose importante, c’est que tu dois agir, toi, pour toi-même selon les convictions que tu as. Sinon, tu te condamnes toi-même. Si tu as une forte conviction que tu dois faire telle chose et que tu ne le fais pas, tu te condamnes toi-même. « Celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné ». C’est très fort, condamné, c’est le même mot que damné. En grec, c’est ça. Celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange, je ne suis pas sûr, sûr de ci, sûr de ça et je le fais quand même. Tu es condamné parce qu’il n’agit pas par conviction. « Tout ce qui ne résulte pas de la foi, c’est-à-dire de la conviction, est péché ».: « Ne rien faire sans une conviction réelle du Seigneur ». Si vous ne l’avez pas, passez du temps à prier devant Dieu pour recevoir du Seigneur une conviction. Mais ne soyez pas inébranlablement, sauf si c’est sur un point de foi fondamental, ne soyez pas inébranlablement attachés à telle ou telle conviction si le Seigneur veut vous faire changer de conviction. Mais passez de conviction à conviction ; ne soyez pas toujours hésitants : « Ah oui, pt ‘être bien que oui, pt ‘être bien que non, mais là je ne sais pas ». Si vous êtes hésitants, vous risquez de faire quelque chose contre votre conviction et c’est pécher. Ne faites rien dans ce cas là. Si vous n’avez pas de conviction, ne faites rien, attendez d’en avoir une. Que ce soit pour aller assister à telle convention ou à faire telle démarche. Ou « Tiens, j’ai… Oui, j’ai envie ou je n’ai pas envie… J’ai envie… Oh, j’y vais quand même parce qu’il m’a invité, mais je n’ai pas trop envie. J’y vais, bon, j’y vais »… C’est pécher. C’est pécher, c’est clair et net. Il aurait mieux valu que tu restes chez toi parce que tu y vas sans conviction ; ou alors prie pour l’avoir. Au chapitre 15, il ajoute quelques principes spirituels importants, il dit : « Nous qui sommes forts (voyez qu’il le répète), nous devons supporter les faiblesses de ceux qui ne le sont pas et ne pas nous complaire en nous-mêmes ». Ca veut dire que si tu ne supportes pas les faiblesses de celui qui est faible, à côté de toi, c’est que tu te complais en toi-même. Tu préfères te servir toi-même plutôt que d’aider ton frère ou ta sœur ou de le supporter, qui est là faible à côté de toi. « Que chacun de nous se complaise ou complaise au prochain pour ce qui est bien en vue de l’édification ». Ca veut dire que chacun de nous fasse plaisir à son voisin pour ce qui est bien, attention, pas pour ce qui est mal et en vue d’une édification pour qu’il y ait quelque chose de plus qu’on en reçoive ; qu’on grandisse. Vous voyez la mesure de sagesse qu’il nous faut, aux uns et aux autres pour que tout baigne dans l’huile ? « Si quelqu’un manque de sagesse, dit Jacques, qu’il la demande à Dieu qui donne à tous simplement et sans reproche et elle lui sera donnée. Mais qu’il la demande sans douter, car celui qui doute est semblable aux flots de la mer agités de gauche et de droite. Qu’un tel homme ne s’imagine pas qu’il recevra quoi que ce soit du Seigneur ». « J’ai besoin de sagesse, Seigneur, pour tout ça, dans mes rapports avec mes frères, mes sœurs, ma femme. Donne-la moi, Seigneur ». Et je la reçois par la foi. Au verset 5, il dit : « Que le Dieu de la persévérance et de la consolation vous donne d’avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres, selon Jésus-Christ ». Et nous savons que ces

même sentiments, c’est quoi ? C’est l’acceptation, c’est l’amour, c’est la patience. « Afin que tous ensemble, d’une seule bouche, vous glorifiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ. Accueillez-vous les uns les autres ». Tout à l’heure il disait : « Accueillez les faibles », maintenant, il dit : « Accueillez-vous les uns les autres ». Donc il parle là aussi aux faibles pour leur dire : « Accueillez aussi les forts ». « Comme Christ vous a accueillis pour la gloire de Dieu ». Pour la gloire de Dieu ! Et au verset 13, il dit : « Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi pour que vous abondiez en espérance par la puissance du Saint-Esprit ». Tout dépend de Dieu qui donne à ceux qui demandent. « Pour ce qui me concerne, mes frères, je suis moi-même persuadé que vous êtes pleins de bonnes dispositions, remplis de toute connaissance et capables de vous exhorter les uns les autres ». Le mot réel, ce n’est pas tout à fait exhorter, c’est corriger, c’est exhortation dans le sens corriger pour changer. Alors est-ce qu’on peut dire ça de nous ? « Je suis persuadé, dit le Seigneur, que vous êtes tous là, remplis de bonnes dispositions, bien disposés, remplis de toute connaissance, connaissance d’en haut, de sa Parole, capables de vous corriger les uns les autres dans l’amour, dans la patience, capables par le Saint-Esprit de nous reprendre et de nous corriger ». Je lirai dans la première épître de Jean, un verset ; première épître de Jean, chapitre 2 et versets 4 et 5 : « Celui qui dit : Je l’ai connu (Dieu) et qui ne garde pas ses commandements est un menteur et la vérité n’est pas en lui. Mais celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu est véritablement parfait en lui et par là nous savons que nous sommes en lui ». Alors c’est un encouragement pour grandir dans l’amour parce que finalement tout se ramène à la capacité d’exercer l’amour envers nous, les uns envers les autres. Et il dit que celui qui garde les commandements de Dieu, l’amour de Dieu est véritablement parfait en lui. Donc si nous voulons grandir dans l’amour dans nos relations mutuelles, le Seigneur nous dit que nous devons le connaître, lui, et que nous devons garder ses commandements. Plus nous allons nous approcher du Seigneur dans notre relation personnelle avec lui et plus nous allons méditer sa Parole dans un esprit d’obéissance, plus l’amour de Dieu va grandir en nous. C’est la promesse ferme, formelle du Seigneur. Si j’ai besoin de grandir dans l’amour de Dieu, je dois méditer sa Parole dans un esprit d’obéissance pour la mettre en pratique, bien-sûr ; et l’amour de Dieu va grandir en moi. « Celui qui garde sa Parole, l’amour de Dieu est véritablement parfait en lui ». Donc quand je vois un chrétien marcher droit, selon la Parole du Seigneur et la garder en toute occasion, je peux dire : « L’amour de Dieu est parfait en lui ». Si Dieu me voit, moi, entièrement désireux de garder sa Parole pour la mettre en pratique, parce qu’il me l’aura révélée par son Esprit, parce que j’aurai connu Jésus davantage, parce que je me serai approché de lui pour qu’il me révèle sa Parole, l’amour de Jésus va grandir en moi et je vais pouvoir être une source de vie pour l’église. Alléluia

                      Soyons libres de tout joug religieux dominateur et

                                 marchons dans la liberté de l’Esprit

ce message sera centré sur le mot liberté, puis un verset : Galates 5:1. Nous allons donc parler de liberté. L’apôtre Paul dit ceci aux Galates : « C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis (ce qui veut dire : c’est pour la liberté qu’il nous a libérés). Demeurez

donc fermes et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude. » je relis ce verset premier parce qu’il est tellement important : « C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. » Vous remarquez qu’il parle au passé, il ne dit pas que Christ va nous libérer un jour, il dit « Christ nous a libérés ». Il y a beaucoup de chrétiens qui ne savent pas qu’ils ont été libérés par Jésus et ils sont toujours dans des liens, cependant l’apôtre Paul dit

bien ici : c’est pour la liberté que Christ nous a libérés, restez donc fermes. Ce qui signifie : restez donc fermes dans cette liberté et ne vous laissez pas mettre à nouveau sous le joug de la servitude. Le joug est la pièce de bois qui se met sur le cou des bœufs pour les amener deux par deux, pour pouvoir labourer ou tirer de lourds chariots. Ils sont accouplés sous une pièce de bois pesante qui est très lourde parce qu’il faut qu’ils aient le cou bien courbé, ainsi nous pouvons en faire ce que nous voulons. De même nous, avant de connaître Jésus, nous avions le joug de la servitude sur le cou, mais Jésus a enlevé ce joug de la servitude pour nous donner la liberté. L’apôtre Paul dit : Faites bien attention parce que vous pouvez vous faire remettre le joug sur vous si vous ne restez pas fermes en Christ dans cette liberté ! C’était d’ailleurs le cas des Galates : ils avaient été libérés et ils se faisaient remettre le joug de la loi sur le dos. Cela va très loin puisque l’apôtre Paul dit au verset 4 du même chapitre : « Vous êtes séparés de Christ vous tous qui cherchez la justification dans la loi ; vous êtes déchus de la grâce. » Vous voyez si ça va loin, il leur dit : Vous étiez libres, vous étiez des chrétiens en Jésus-Christ dans la grâce, dans la liberté et maintenant vous vous êtes laissés remettre le joug sur vous. Et en plus il dit : Vous êtes déchus de la grâce, vous êtes séparés de Christ maintenant. Vous vous êtes remis sous un autre maître que Christ. Christ nous a donné la liberté, nous sommes devenus esclaves de Christ mais être esclave de Christ ce n’est pas être sous le joug de la servitude. Parce que s’Il nous donne la liberté c’est pour que nous choisissions librement de le servir, de lui obéir parce que servir un maître comme lui ce n’est pas une dure servitude. Servir Satan c’est une dure servitude. Quand nous étions esclaves de Satan, il faisait peser sur nous un joug pesant. Il n’y a qu’à voir autour de nous le joug de Satan sur les hommes : le joug de la maladie, le joug du péché, le joug des liens démoniaques, le joug des religions. Jésus nous en a libérés ! Alors est-ce que nous savons bien que nous sommes libre aujourd’hui ? Ne disons pas : Je vais être libre un jour. Jésus dit : Tu es libre aujourd’hui ! Nous le croyons et c’est en le croyant que la foi va nous donner ce que Jésus a fait pour nous. Déjà notre dette est annulée, nous n’avons plus de dette à payer !

C’est intéressant de voir un peu ce que la Bible dit sur le joug et sur la liberté. Dans Esaïe il y a un beau chapitre que Jésus reprend d’ailleurs pour son compte. Au chapitre 61, et au verset 1, le prophète dit ceci en parlant de Jésus : « L’Esprit du Seigneur l’Eternel est sur moi car l’Eternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté et aux prisonniers la délivrance. » Nous voyons les mots qui sont employés : liberté, délivrance. Nous, les Français, nous savons ce qu’est la liberté parce que nous avons eu la Révolution mais c’est une fausse liberté parce que d’abord elle a été prise par la force, par la force des armes en coupant la tête d’un roi, ce qui n’est pas permis par le Seigneur. je ne suis pas royaliste parce que je ne m’occupe pas de politique, mais la Parole de Dieu dit qu’il faut respecter les autorités. Si elles ne vont pas bien, il faut prier pour elles, il ne faut pas leur

couper la tête. Ainsi il pèse sur la France une malédiction qui est due au fait que nous nous sommes rebellés, malgré tous les bienfaits humains que la Révolution a apportés : liberté, égalité, fraternité, etc.… Mais sur le plan spirituel, cette forme de liberté a été obtenue par une rébellion contre l’autorité qui, certes à l’époque, n’était peut-être pas très bonne, une autorité despotique, mais ce n’était pas une raison pour se rebeller, pour trancher la tête du roi et pour proclamer la liberté de cette manière. Nous avons en Christ une liberté qui n’a pas été acquise par la violence, mais acquise par le don de Jésus qui a versé son sang à la Croix, qui s’est donné pour payer la rançon et nous faire sortir de la captivité par l’Esprit du Seigneur, pas par la force ni par la puissance mais par l’Esprit du Seigneur. Dieu nous donne son Esprit pour nous rendre libre et l’Esprit du Seigneur était sur Jésus pour apporter la liberté à ceux qui étaient prisonniers, c’est-à-dire nous tous. C’est Satan qui est l’oppresseur, Satan qui est le violent, le méchant, c’est Satan qui tient l’humanité entière sous son joug qui est un joug d’oppression. Savez-vous ce qu’est l’oppression ? L’oppression c’est le fait de faire pression sur quelqu’un pour le dominer, pour le contrôler par la force, mais ce n’est pas la méthode du Seigneur Jésus. Le Seigneur Jésus est un maître qui donne des ordres, mais il nous laisse libre de répondre de tout notre cœur aux ordres qu’il nous donne et de répondre par amour pour lui ; c’est cette vraie liberté qu’il donne. Dans 2 Corinthiens, au chapitre 3, et au verset 17, Paul dit : « Le Seigneur c’est l’Esprit (l’Esprit de Dieu, l’Esprit du Seigneur est sur moi, il m’a envoyé pour donner la liberté aux captifs et ici Paul dit : le Seigneur, c’est l’Esprit, donc l’Esprit Saint est Dieu, ce n’est pas une puissance neutre, l’Esprit Saint est Dieu), et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. » Si nous avons reçus l’Esprit du Seigneur en nous, là est la liberté. Nous sommes dans la liberté et nous avons l’esprit de liberté en nous. Donc cet esprit de liberté travaille pour nous rendre libre et travaille aussi pour que nous donnons la liberté aux autres. C’est important de bien

comprendre cela : si Dieu nous donne la liberté, c’est afin que nous travaillions pour donner la liberté aux autres, d’abord en leur parlant de Jésus. Si on leur parle de Jésus, on va leur parler de quelqu’un qui les libère, mais aussi par nos actions, par notre comportement, nous allons être des hommes et des femmes libérés qui portent la liberté autour d’eux. Ils ne vont jamais opprimer. Les chrétiens n’opprimeront jamais les autres, ils ne vont jamais exercer la force pour leur faire faire quelque chose.

Si nous forçons quelqu’un à faire quelque chose, nous l’opprimons et nous ne sommes pas animés par l’esprit de liberté : ce sont les méthodes de Satan. Or, Jésus nous remplit de son esprit de liberté pour nous libérer nous-mêmes et pour transmettre la liberté aux autres. Vous savez quand on respire une odeur de liberté, ça fait du bien. Il existe des églises où, quand nous y entrons, nous respirons une odeur d’oppression terrible. disons une oppression d’autorité démoniaque, parce qu’une autorité qui force les gens à faire des choses ce n’est pas une autorité qui vient du Seigneur. Jésus était rempli d’autorité, même les pharisiens et les scribes disaient : Mais qui t’a donné cette autorité ? Et tous les gens disaient : Mais il parle avec autorité ! Cependant ce n’était pas une autorité despotique. Jésus n’a jamais commandé au sens humain, pour forcer les gens à faire quoi que ce soit. Il pourrait, et un jour, il forcera tous ses ennemis à plier le genou devant lui. Nous sommes encore dans un temps de grâce où le Seigneur parle pour annoncer sa Parole et laisser les gens libres de se

décider. Même si le Seigneur est puissant, il n’utilise pas sa puissance pour forcer les gens à faire quelque chose pour lui. Jamais le Seigneur ne fera cela, ceux qui enseignent que le Seigneur force n’enseignent pas la Parole de Dieu. Le Seigneur ne force pas : il influence, il pousse délicatement, il pousse par le Saint-Esprit, il s’efforce de persuader, il s’efforce de faire comprendre la vérité, il s’efforce de convaincre mais il ne va jamais nous prendre de force pour nous obliger de faire quelque chose, même pas pour nous obliger de marcher avec lui. Là où est l’Esprit, là est la liberté. Est-ce que nous vivons vraiment dans la liberté et est-ce que nous transmettons la liberté autour de nous ? Est-ce que notre maison est remplie de l’esprit de liberté ? Est-ce que quand on entre chez vous, on respire un bol d’air de liberté parce que l’Esprit du Seigneur y est ? Partout où est l’Esprit du Seigneur, partout est la liberté. Dans notre cœur, quand nous avons le cœur rempli du Seigneur, nous devons savoir que le Seigneur nous apporte un air de liberté, il nous donne son amour et nous dit : « Voilà je viens te libérer de tout ce qui pèse, je vis avec toi pour être celui qui te libère de tout joug, de tout fardeau. » D’abord il nous donne la liberté de nous approcher de lui, ça c’est important parce que beaucoup de chrétiens n’ont pas encore cette liberté-là. Ils sont encore sous un sentiment d’infériorité ou de culpabilité qui ne vient pas du Seigneur, qui vient de l’ennemi. L’ennemi ne veut pas que nous nous approchions de Dieu avec une pleine liberté. Si nous avons le péché dans notre vie, évidemment nous ne pouvons pas nous approcher de Dieu dans la liberté. Il faut d’abord confesser son péché devant Dieu et demander pardon, le sang de Jésus nous lave et le Saint-Esprit qui nous est donné, veut nous approcher de Jésus-Christ de plus en plus. C’est la volonté dans le coeur de Dieu que nous nous approchions de lui avec confiance parce que c’est un bon maître qui nous fait du bien. Je lis dans Ephésiens 3 au verset 11 : « Jésus-Christ notre Seigneur en qui nous avons par la foi en lui, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance. » nous voyons que cette liberté nous est données en Christ et nous la recevons par la foi, et elle nous permet de nous approcher de Dieu avec confiance. Nous avons besoin de nous approcher du Seigneur, il faut le faire de plus en plus et il faut que nous le fassions dans la foi et dans la confiance. Nous ne pouvons pas nous approcher de quelqu’un si nous avons peur, si nous n’avons pas confiance en lui, si nous pensons que c’est un maître mauvais ou méchant, nous ne pouvons pas nous approcher de lui. Nous nous approcherons si nous avons confiance, parce qu’Il s’est révélé à nous pour nous montrer quel Dieu il était, un Dieu d’amour. Il veut nous remplir de confiance pour nous approcher de lui. Nous avons besoin de nous approcher tous les jours du Seigneur, il est celui qui nous libère. Satan nous avait tenu en esclavage par la puissance du péché. La puissance du péché rend les hommes complètement esclaves, ils ne peuvent pas s’en libérer sans Jésus-Christ. Tous les problèmes que nous pouvons avoir dans la vie, découlent de cette puissance du péché : la maladie, les infirmités, la mort, tout cela est causé par le péché de l’homme depuis Adam et Eve. Jésus-Christ est venu pour nous sortir de cet esclavage. Ce qui est important, c’est que cette liberté

donnée par le Seigneur nous la comprenions et l’exercions. Regardez ce que dit l’apôtre Pierre dans 2 Pierre 2:19. Il dit une phrase intéressante, il parle des faux chrétiens qui viennent troubler les vrais chrétiens. « Ils leur promettent la liberté, alors qu’ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption, car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui. » Nous sommes esclaves de ce qui triomphe de nous, les hommes sont esclaves du péché parce que le

péché a triomphé d’eux, ou la maladie ou des choses comme cela, la mort triomphe des hommes. Mais là, il est dit que ces hommes promettent la liberté alors qu’ils sont eux-mêmes esclaves, parce que chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui. S’il y a encore dans notre vie quelque chose qui est un lien, qui est un manque de liberté, cela veut dire que nous avons laissés quelque chose triompher de nous, et nous n’en sommes pas encore libéré en Jésus-Christ. C’est Jésus-Christ qui a triomphé des dominations et des autorités (les dominations sont des esprits qui dominent). Partout où règne un esprit de domination, il y a la puissance de Satan qui s’exerce. Il faut bien le comprendre : si dans notre vie nous avons encore une tendance à dominer sur les autres ou à faire quelque chose qui est de la domination, c’est que nous sommes encore sous le contrôle de Satan sur ce plan-là. Ces dominations qui dominent par la force, Jésus en a triomphé à la Croix par son sang, par son sacrifice, et nous en sommes libérés. C’est lui qui a triomphé, nous ne devons donc rien laisser triompher de nous, pour nous mettre ou nous remettre dans l’esclavage. Dans Esaïe 58 il est parlé du jeûne. Au verset 3 il est écrit : « Que nous sert de jeûner si tu ne le vois pas ? » Ils n’étaient pas contents ces braves juifs parce qu’ils passaient leur temps à jeûner, et rien ne se passait. Mais alors Seigneur, disaient-ils, mais ça ne va pas, on jeûne, on fait nos sacrifices, nos fêtes, nos louanges et tout, et tu fais comme si rien n’était, pourquoi ? Et le Seigneur répond à la fin du verset 3 : « Le jour de votre jeûne, vous vous livrez à vos penchants, vous traitez durement tous vos mercenaires (un mercenaire est un serviteur) ». Ce qui signifie que le jour où nous jeûnes, nous nous approchons de Dieu pour recevoir de lui quelque chose, et en même temps nous allons traiter durement, avec domination, avec une autorité qui n’est pas du Seigneur, notre serviteur ou notre servante, nous allons la traiter durement. « Et puis vous jeûnez pour vous disputer, vous quereller, pour frapper méchamment du poing ; vous ne jeûnez pas comme le veut ce jour, pour que votre voix soit entendue en haut. Est-ce là le jeûne auquel je prends plaisir ? (c’est le Seigneur qui le dit) Un jour où l’homme humilie son âme ? Verset 6 : «Voici le jeûne auquel je prends plaisir : détache les chaînes de la méchanceté. » Toujours la liberté. Dieu considère que ce qui lui fait le plus plaisir, plus encore que le fait de nous priver de nourriture (bien qu’il faille le faire de temps en temps quand on y est conduit par le Seigneur), plus que cela, ce qui plaît au Seigneur, c’est de nous voir détacher les chaînes de la méchanceté et de la servitude autour de nous. Il y a des chrétiens, il y a des pasteurs, il y a des hommes et des femmes de Dieu qui passent leur temps à mettre des jougs sur les brebis. Le Seigneur passe son temps à les enlever et il nous dit : « Le jour où tu jeûnes, détache les chaînes de la méchanceté, dénoue les liens de la servitude, renvoie libres les opprimés. » Cela veut dire qu’il parle à des gens qui ont la capacité de renvoyer libre quelqu’un, c’est donc bien qu’ils les tenaient captifs, par l’oppression, par la méchanceté. Chaque fois que nous sommes méchant avec quelqu’un, nous mettons sur lui une oppression, un joug, une méchanceté. Si nous nous disputons, si nous nous querellons, nous nous mettons des jougs et des oppressions les uns sur les autres. N’avons-nous jamais senti quelquefois quand nous entrons dans la maison de quelqu’un, un couple chrétien, gentil, il vous accueille avec un grand sourire : « Alléluia ! Cher frère ! Cher sœur !… » Et puis nous sentons dans la maison une oppression terrible. Ils viennent de se chamailler pendant une heure et ensuite ils nous ouvrent avec un grand sourire, mais l’esprit d’oppression demeure présent dans la maison. Ce n’est pas l’esprit de

liberté qui règne et on le sent aussi dans certaines églises quand cet esprit d’oppression religieuse pèse. Et le Seigneur dit : Dénoue tous les liens de la méchanceté ! Prends exemple sur le Seigneur Jésus qui est plein d’autorité, plein de force, qui ne l’utilise jamais comme nous le faisons malheureusement, qui passe son temps à édifier, à exhorter, à consoler, à libérer, à guérir, à faire du bien. Et au verset 9 : « Alors tu appelleras, et l’Eternel répondra. » Voilà nous avons compris que nous devons libérer les autres de tout joug de méchanceté. Comment pouvons-nous libérer quelqu’un du joug de la méchanceté ? C’est très simple : en étant gentil avec lui, en lui pardonnant car le pardon brise le joug, un pardon du fond du cœur. Nous pardonnons, nous ôtons de notre cœur toute rancune, toute amertume, toute méchanceté, nous pardonnons, nous sommes gentil, nous brisons les jougs, nous libérons les captifs, nous faisons du bien. « Alors tu appelleras, l’Eternel répondra ; tu crieras et il dira : Me voici ! (vous voyez comme ça va vite) Si tu éloignes du milieu de toi le joug… » C’est important le joug, toute forme de joug doit être ôtée du milieu de nous. Par qui doit-elle être ôtée ? Par nous, pas par le Seigneur qui, lui, a déjà ôté tous les jougs spirituels par son sacrifice, qui nous a donné une pleine liberté qu’il nous demande de comprendre, de recevoir par la foi et de lutter pour la garder. Il nous dit maintenant : Tu vas ôter tous les jougs du milieu de toi, donc tu vas te libérer de tout esprit de méchanceté, d’oppression, d’autoritarisme, de religiosité parce que la religiosité c’est un joug et une

oppression, et tu vas maintenant transmettre aux autres la liberté que je t’ai donnée. Ainsi quand tu vas jeûner et prier, le Seigneur nous dira : Me voici ! Je viens car tu as fait ce que tu devais faire, je viens.

Croyez-vous que le Seigneur va venir si nous gardons des jougs sur les autres ? Il attendra et nous perdrons notre temps. Nous ferions mieux d’aller manger un bon beefsteak à ce moment-là plutôt que de passer une semaine à jeûner pour rien. Mais il vaut mieux encore faire ce qu’il faut et jeûner après, c’est encore mieux. Le Seigneur nous a libérés de toute sortes de jougs. Il nous a libérés du joug du péché par la Croix. Il nous a aussi libérés du joug de la maladie parce qu’il est écrit dans Matthieu 8 qu’il s’est chargé de nos infirmités et de nos maladies. C’est important de réviser ces principes que nous recevons par la foi. Certains les connaissez mais je les rappelle car en les rappelant, ils feront grandir notre foi. Dans Actes 10:38, il est écrit : « Vous savez comment Dieu a oint du Saint-Esprit (vous voyez toujours l’onction de l’Esprit qui amène la liberté) et de force Jésus de Nazareth (nous sommes ses disciples, nous sommes oints ou nous devons être oints du même Esprit) qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire (le joug) du diable, car Dieu était avec lui. » Est-ce qu’on peut dire ça de toi ma sœur, et de toi mon frère, et de moi ? Est-ce que Dieu est avec moi, est-ce que l’onction de Dieu repose sur nous pour que partout où nous allions, au lieu de mettre la pagaille et la division, le désordre, la dispute, la méchanceté, l’oppression, etc. est-ce que nous arrivons et mettons la liberté en Christ ? Est-ce que nous venons pour rompre le joug du diable, pour guérir les malades, pour délivrer les opprimés ? Le Seigneur nous donne son onction selon la soif que nous avons de la recevoir. Il va nous la donner parce que Dieu donne son Saint-Esprit à ceux qui lui obéissent et qui le lui demandent. Si nous passons du temps à demander au Seigneur qu’il nous donne son Esprit, il va nous donner l’onction de son Esprit et cela se verra par le fruit que nous allons porter et par l’onction que nous allons

transmettre autour de nous pour la libération des captifs. « …car Dieu était avec lui. ». Dieu est avec moi pour libérer les captifs, leur transmettre l’amour du Seigneur. N’avez-vous jamais ressenti dans votre propre vie quand quelqu’un vous aime vraiment de l’amour de Jésus, combien cela vous libère de fardeaux pesants ? Parce que vous sentez que vous n’êtes pas jugés. Parce que vous sentez que même si on vous dit la vérité (il faut se dire la vérité entre nous), cela sort d’un cœur rempli d’amour du Seigneur, et tout se passe bien parce que vous avez en face de vous quelqu’un qui ne vous juge pas, qui ne vous condamne pas, qui peut vous dire la vérité comme Jésus, dans l’amour et la fermeté. Jésus ne se privait pas de dire la vérité à ses disciples, mais il les supportait avec amour et il passait son temps à prier pour eux, à intercéder, à dire : « Seigneur, mon Père, fais-les grandir, envoie leur une mesure supplémentaire de ton Esprit. » Plus nous avons le Saint-Esprit en nous, plus nous recevons la liberté de Christ et plus nous la transmettrons autour de nous, et allant de lieu en lieu nous transmettrons l’onction de liberté du Seigneur, la présence du Saint-Esprit, cette onction qui guérit et qui fait du bien. Alléluia ! Et nous persévérons même si nous sommes persécutés. Car bien entendu l’oppresseur n’aime pas du tout qu’on vienne contre son royaume détruire les oppressions qu’il a lui-même mises. Le diable ne veut pas que nous mettions la liberté du Seigneur à la place des oppressions. Le Seigneur nous a aussi libérés des liens démoniaques que le diable avait mis sur nous à cause de notre esclavage du péché. Pour l’un c’était le sexe, pour un autre c’était la drogue, pour un autre c’était l’alcool, pour un autre c’était toutes sortes de liens ou passions qui dominaient sa vie et dont il ne pouvait se libérer. Le Seigneur Jésus est venu donner la liberté sur ces choses, c’est une liberté qui se reçoit par la foi. Si nous sentons que nous ne sommes pas encore libre sur un point donné, il faut savoir que Jésus est venu nous donner cette liberté, que nous avons le droit de l’avoir et que nous devons combattre par la foi pour écarter le dominateur de notre vie et de la vie des captifs autour de nous. Le Seigneur nous a aussi libérés du joug de la mort, si nous sommes sanctifiés. Le Seigneur revient bientôt : à son retour nous devons être prêts, il ne va pas enlever une Eglise qui n’est pas sanctifiée. Il y a des chrétiens qui vivent dans le péché et qui disent : « Moi, je suis sous la grâce. Quand Jésus reviendra, il va me prendre ». Si nous sommes dans ce cas, Jésus ne nous prendra pas, parce qu’il est dit qu’il va prendre une Epouse qui s’est préparée pour lui, il lui a été donnée de se préparer, de se sanctifier. Nous devons nous sanctifier et demander pardon tous les jours pour les péchés que Dieu nous montre et ne pas vivre constamment sous un fardeau de culpabilité et de péché. Le Saint-Esprit nous montre quelque chose, confesse-le immédiatement, le sang de Jésus nous lave, il nous rend une pleine liberté, nous nous relevons et nous repartons avec Jésus et si la trompette sonne à ce moment-là, nous partirons. Mais le chrétien qui est en train, au moment où Jésus arrive, de mentir, de forniquer, de mettre la main dans la caisse, etc. croyons-nous qu’il va être enlevé ? Il ne sera pas pris. Jésus vient prendre uniquement une Eglise prête, sanctifiée. Si nous aimons le Seigneur Jésus, nous sommes prêt maintenant. sous savons que le Saint-Esprit est à l’œuvre pour convaincre de péché, de justice et de jugement. Le Seigneur est toujours disponible pour nous dire : Demande pardon, c’est si vite fait ! De tout notre cœur demande pardon à celui que nous avons blessés, demande pardon à Dieu pour nos offenses et le sang de Jésus nous lave merveilleusement, et le sang de Jésus nous purifie de toute

iniquité et nous devenons blanc comme neige et le Seigneur nous prend avec lui pour l’éternité. C’est trop triste de penser que des quantités de chrétiens ne seront pas pris le jour de la dernière trompette parce qu’ils ne se sont pas préparés et qu’ils ont négligé de rester dans la liberté que Dieu leur avait donnée. Pourtant le Seigneur patiente. je suis de ceux qui pensent qu’il aurait déjà dû revenir, mais que son retour est retardé parce qu’il veut encore faire grâce. Il est dit qu’on peut hâter le retour du Seigneur, donc on peut le retarder aussi. On peut hâter le retour du Seigneur en nous tenant prêts, tous. Le Père seul sait le jour et l’heure. Il nous a libérés du joug de la mort par sa vie de résurrection et le jour où Jésus reviendra, nous recevrons une résurrection vivante pour l’éternité et nous partirons avec lui à sa rencontre et nous ne connaîtrons plus jamais la mort. Celui qui croit en Jésus ne mourra pas même s’il meurt physiquement parce que nous passons immédiatement de cette terre ici-bas, dans le ciel là-haut, sans transition. Alléluia ! Le Seigneur nous a libérés du joug des infidèles. Avant de connaître le Seigneur, nous étions des infidèles, sous le joug de Satan. Le Seigneur nous a fait sortir de ce royaume de ténèbres pour nous transporter dans son royaume et il nous dit : Ne te remets pas avec les infidèles sous un joug étranger. Nous ne devons pas nous mettre sous un joug étranger avec des infidèles.

Lisons ce verset dans 2 Corinthiens, au chapitre 6, et au verset 14 :

« Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? Qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ? Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial ? … nous sommes le temple du Dieu vivant. » Et au verset 17 : « C’est pourquoi sortez du milieu d’eux (de ces infidèles) et séparez-vous, ne touchez pas à ce qui est impur et je vous accueillerai. » Cela veut dire que nous ne devons entrer dans aucune association quelconque avec un infidèle, c’est-à-dire avec quelqu’un qui n’est pas converti, ou avec quelqu’un qui se dit chrétien et qui ne marche pas comme le Seigneur le demande, qui est infidèle dans sa vie. Nous ne devons pas nous associer avec eux, nous devons les aimer, nous devons leur parler, leur annoncer Jésus, leur faire du bien, mais pas entrer dans une association de travail, une association de mariage, une association professionnelle, une association syndicale. Le Seigneur ne veut pas que nous nous associions à des infidèles car leur action n’est pas inspirée par l’Esprit du Seigneur. J’ai la conviction que jamais un chrétien ne devrait être syndiqué, ni membre d’un parti politique, d’une association du monde, ou d’un syndicat d’action quelconque, et à plus forte raison de se marier avec un infidèle ou de s’associer dans une affaire commerciale ou industrielle avec des infidèles. Il y a tellement de chrétiens qui font cela ! et j’en ai fait partie personnellement Ils disent : « Tiens, il y a un copain, un ami, il est sympa, gentil, il a de l’argent, il propose une association commerciale ou autre, bon j’y vais, je m’associe avec lui ». C’est l’échec complet, spirituellement nous allons à la déroute et je sais se que cela coûte en conséquence mais c’est aussi par ceci que je me suis rapprocher de dieu . Parce que nous nous mettons sous un joug, nous ne nous mettons pas dans la liberté de Christ, nous nous mettons sous un joug, tôt ou tard cela va ressortir. Et le joug que nous avons acceptés sur nous va peser sur notre dos et pour le briser, il nous sera demandés des efforts souvent très pénibles. Il faudra nous humilier devant le Seigneur d’avoir accepté ce joug-là. Le Seigneur nous veut dans la liberté. Et j’irais même plus loin, cela va peut-être choquer quelques uns, mais il ne veut pas

que nous entrions sous un joug religieux ! Savez-vous ce qu’est un joug religieux ? Ce sont les fédérations, ce sont les dénominations, ce sont les groupements humains d’églises qui sont tous associés avec des secrétaires généraux, avec des bureaux nationaux. Et si on essaie de diriger des chrétiens par de tels systèmes, ça ne marchera jamais, car nous nous mettons sous un joug qui n’est pas la liberté du Seigneur. Il y a quelquefois des responsables d’églises qui disent : « Tiens , J’ai le projet d’affilier notre église locale à une fédération. Qu’est-ce que tu en penses ? » la réponse : « Ecoute, mon frère, si tu veux mon

avis je vais te le donner franchement parce que pour moi jamais un responsable ne devrait affilier le groupe dont il est responsable à une fédération quelconque. » On ne voit jamais dans la Parole une église qui se met sous un joug humain. On ne voit nulle part la fédération d’Antioche regroupant les églises du Moyen-Orient, avec à la tête Paul et quelques apôtres, des secrétaires, des antennes par-ci, des succursales par-là. C’est un système religieux humain qui met les brebis sous un joug ! Il faut au contraire sortir de ces systèmes car cela fait beaucoup de mal dans la pratique de la communion fraternelle entre brebis. Prenons ses exemple pour la France, dans un petit village de mille habitants, il y a des chrétiens du village qui vont à l’Assemblée de Pentecôte dans un autre village à 10 kilomètres, d’autres qui vont dans une assemblée de Pentecôte d’une grande ville à 20 kilomètres, il y a des Méthodistes qui viennent de plus de vingt kilomètres pour aller à l’église Méthodiste du village, il y a des frères et sœur qui viennent dans un petit groupe alors qu’ils habitent à plus de 50 kilomètres, etc. etc. !

La pagaille la plus complète règne, alors que le Seigneur, dans sa Parole demande que nous nous réunissions avec les frères et sœurs là où nous habitons. Les frères et sœurs doivent habiter à une portée raisonnable de marche à pied ou à une distance raisonnable de parcours en vélo. Le Seigneur demande que nous nous réunissions avec eux quels que soient leurs opinions ou leurs doctrines ou leurs points particuliers, pourvu qu’ils ne pratiquent pas le péché ouvertement. Ce sont nos frères et nos sœurs et nous nous réunissons avec eux. Aujourd’hui, les chrétiens se réunissent le plus souvent par affinité personnelle. Tiens, on est bien là, dans telle église, on se sent bien, on a été bien accueillis ici, alors on va faire cinquante kilomètres pour aller se réunir là-bas. Ce n’est pas la volonté du Seigneur ! Là où nous habitons, nous travaillons pour Dieu, et nous nous réunissons avec les frères et les sœurs que Dieu a placés dans un rayon raisonnable ( je pense que 5 à 6 km sont raisonnable) . L’église locale, c’est l’ensemble des croyants habitant à portée de marche, disons que nous fassions une heure maximum à pied ou à vélo c’est déjà beaucoup, mais à portée raisonnable dans notre quartier, dans notre village ou dans notre ville. Le plan parfait du Seigneur, c’est que là où nous sommes, nous devenions un enseignant de la Parole, et nous prions pour que le Seigneur fasse lever un ou plusieurs enseignants, ou nous prions pour que le Seigneur en fasse venir dans son église locale. Parce que concernant les ministères itinérants, ce n’était pas les brebis qui faisaient vingt kilomètres pour écouter un enseignant, c’était l’enseignant qui s’y rendait car il était appelé et les brebis s’occupaient de leur travail là où elles étaient. C’est cela le plan de la Parole mais aujourd’hui, que voyons-sous ? Nous voyons le contraire : des dénominations par tranches verticales, alors les Baptistes se réunissent entre eux parce qu’ils sont Baptistes, les Méthodistes, les Pentecôtistes, etc. « Et toi qu’est-ce que tu es ? On commençait à bien sympathiser… Moi je

prophétie (Actes 13 :2) : « Mettez-moi à part Paul et Barnabas pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés. » Ce n’est pas le comité de direction de l’église d’Antioche qui a dit : « Il serait bon d’aller évangéliser l’Asie, la Turquie, ce serait bien, il y a là des coins où il y a des âmes. » Non, le Saint- Esprit décide. Ils jeûnent encore et ils prient, puis ils remettent Paul à la grâce de Dieu et ils partent tout seuls, avec le Saint-Esprit. Et Paul va évangéliser des régions, il va établir des églises, il revient et il dit : « Voilà je rends compte à mes frères de ce qui s’est passé. » Et quelque temps après il a envie de retourner voir ce qui se passe pour les exhorter, il y repart. Ce n’est pas le comité suis Pentecôtiste mon frère. » « Ah ! eh bien, moi, je suis Frère Large ! » Et ça y est, on ne se parle plus ! Seigneur, ramène-nous à Ta Parole ! Nous ne devons pas nous laisser mettre sous un joug religieux. Savez-vous ce que les hommes ont fait ? Ils ont construit leur système religieux avec un pasteur unique qui contrôle tout, il faut lui demander la permission de faire ceci et la permission de faire cela. Ce n’est pas ainsi que le Seigneur nous demande d’agir. Si le Seigneur nous appelle à un ministère particulier, nous devons d’abord être rempli du Saint-Esprit, pour le faire en étant conduit par le Saint- Esprit, nous avons priés , nous avons eu l’appel du Seigneur, nous avons la conviction que c’est de Dieu, alors nous y allons. Et si nous avons envie d’en parler à quelqu’un parce que nous avons confiance et que nous avons besoin de la prière des frères et des sœurs, nous leur disons : « Voilà, le Seigneur m’a mis à cœur ceci, je vous demande votre avis, dites le moi, confirmez moi si cela vient vraiment de Dieu et priez pour moi. » Et vous priez, et vous priez et quand nous avons la conviction que c’est bien de Dieu, nous y allons. allons faire nos réunions là où le Seigneur nous le demande, allons-y, n’attendons pas que notre pasteur nous donne la permission ! Il ne nous la donnera jamais ou alors s’il nous la donne, ce sera avec de nombreuses conditions, souvent de contrôle : Fais attention à ceci, ne fais pas cela, etc. allons-y ! Si nous avons affaire à un pasteur ou un serviteur de Dieu qui est vraiment animé de l’esprit de liberté, il va comprendre que Dieu nous appelle et il va nous soutenir, il va nous aider dans la prière. Si nous nous trompons, il va essayer de nous le montrer et de nous dire ce qu’il faut faire, il va nous aider. Mais dans la pratique, nous voyons souvent un homme seul qui contrôle un système pyramidal, ou il délègue mais il contrôle tout et les brebis derrière sont sous un joug religieux qui n’est pas celui du Seigneur, il n’y a plus de liberté. Je préfère avoir une liberté totale en Christ et des frères et sœurs qui se trompent de temps en temps, là au moins ils apprennent, qu’un système où tout est bien huilé et où tout dépend d’une tête, ou de quelques têtes en haut, mais où il n’y a plus la liberté de Christ. Et je vous garantis, frères et sœurs, et là, se massage d’enseignement au moment ou je l’ai repris pour pouvoir le transmettre tous en me faisant prendre conscience de tous ceci , à ce moment tous ceci est conduit par le Saint-Esprit, je vous garantis qu’à mesure que le retour du Seigneur s’approche, les coups de boulet du Saint-Esprit vont faire tomber tout ce système religieux et vont amener les enfants de Dieu à revenir au plan du Seigneur tel qu’il est dans sa Parole. Sinon ils vont se joindre à l’église apostate qui est en train de se former sous nos yeux et à ce grand système religieux qui va être sous la domination de Satan. Alors il faut que nous le comprenions, prenons notre liberté en Christ. Voyez comment l’apôtre Paul agissait. Il se réunissait à Antioche avec les anciens, les docteurs qui étaient là, quelques-uns, on ne sait pas combien, un petit nombre, ils jeûnaient et priaient ensemble. Le Saint-Esprit parle par

« Mon peuple a pour oppresseurs des enfants, et des femmes dominent sur lui. (c’est littéralement ce qui se passe de nos jours : mon peuple a pour oppresseurs des enfants, aujourd’hui ce sont des enfants spirituels). Mon peuple, ceux qui te conduisent t’égarent et ils corrompent la voie dans laquelle tu marches. L’Eternel se présente pour plaider, il est debout pour juger les peuples (et il commence par le sien). L’Eternel entre en jugement avec les anciens de son peuple et avec ses chefs ; vous avez brouté la vigne ! (dans les systèmes religieux humains, les anciens et les chefs broutent la vigne du Seigneur, ils se remplissent le ventre de ce qui devrait revenir aux brebis du Seigneur) La dépouille du pauvre est dans vos maisons. » Combien d’églises où sont faits des projets somptueux qui coûtent des milliards et où sont tondues les brebis jusqu’au dernier poil pour des projets qui n’ont pas été conçus par le Saint-Esprit ! On aura à rendre des comptes sérieux devant le Seigneur. « De quel droit foulez-vous mon peuple, et écrasez-vous la face des pauvres ? dit le Seigneur, l’Eternel des armées. » Il y avait au moins quatre-vingt mille chrétiens à Antioche. Nulle part dans le livre des Actes de apôtres, vous voyez les anciens, Paul et les autres se dire : Merveilleux ! Qu’est-ce qu’on a été bénis, on va réunir l’argent et on va construire un grand bâtiment qui va être un témoignage pour toutes les autorités romaines du coin, on va construire un bâtiment qui va tenir dix mille places pour le culte du dimanche, avec une salle de réunion pour cinquante mille personnes ! Quel témoignage à la gloire des institutions humaines ! d’organisation de l’église qui l’a envoyé et qui le surveille par derrière, pas du tout, tout se passe dans la liberté de l’Esprit, mais Paul était apôtre et Paul avait un appel et un ministère du Seigneur, il ne faisait pas n’importe quoi, mais tout se faisait dans la plus grande liberté du Saint-Esprit. Et au sein des églises formées par Paul, il discernait ceux qui avaient une capacité à surveiller et diriger. Il les nommait comme anciens, bien évidemment avec l’accord des autres frères qui avaient eux-mêmes compris que ces frères-là avaient un appel. Et il disait : « Moi, je sens, mon frère, que tu as un appel de berger du troupeau ; toi, tu as plutôt un appel à l’enseignement de la Parole, on va prier pour toi, on va jeûner et t’imposer les mains. Les frères et les sœurs vont reconnaître que tu as un appel ». Les anciens sont issus du troupeau local, je répète local, et ils ne sont pas anciens de l’église d’à côté. S’ils vont à côté, ils sont frères et sœurs de passage et disciples comme les autres. Ils sont anciens là où le Seigneur les a placés. Rien de commun avec le fonctionnaire religieux que l’on va déplacer au cours d’une convention parce qu’il y a un trou, on va le mettre ici et l’autre là. Ces pratiques n’ont rien à voir avec la Parole du Seigneur. Ne nous laissons pas mettre sous le joug religieux des hommes. Tout système religieux repose sur l’orgueil parce qu’il est animé par l’esprit du malin et non par l’esprit de liberté de Jésus- Christ. Tout ce qui est dis là, n’est pas dit ni dans un esprit d’amertume, ni de récrimination, ni de critique, je le dis parce que je pense réellement dans mon cœur qu’il en est ainsi et que c’est la volonté du seigneur de me le révéler par le moyen qu’il a mis à ma disposition et il faut secouer les frères et les sœurs pour leur montrer qu’il en est ainsi, non pas les appeler à la rébellion et à la révolte, pas du tout, mais les appeler à retourner à la Parole, à jeûner et à prier pour que la Parole soit révélée à ceux qui ne la comprennent pas, et que nous entrions enfin dans le système et le modèle que Dieu nous a donnés, et que nous prenions nos initiatives dans le Seigneur afin que nous les mettions à exécution nous-mêmes, sans attendre que le voisin le fasse. Dans Esaïe 3 verset 12 :

Jamais une seule fois nous ne voyons les anciens dans le Nouveau Testament réfléchir à ces problèmes qui sont ceux de beaucoup de responsables aujourd’hui. Aujourd’hui, beaucoup de responsables disent : « Qu’est-ce qu’on va faire pour bâtir une nouvelle église plus grande ? Il nous faudrait un local plus grand, cela va coûter tant. Ah ! mais le Seigneur est bon, il va pourvoir ! » Ne nous y trompons pas, ce n’est pas le Seigneur qui va pourvoir, parce que ce n’est pas son plan, ce sont les brebis qui vont pourvoir ! Malheureusement les chrétiens ont souvent peu de discernement à ce sujet car ils ne connaissent pas suffisamment la Parole. Les chrétiens, j’ai remarqué, donnent généreusement. Quand on les presse de donner, ils donnent au lieu de prendre un peu de recul. Combien ont été dans ce cas-là, qui se sont fait tondre par de grand évangéliste international pendant des années avec des appels, des hurlements à chaque fois : « Ah, cher frère ! Vite, vite, sinon l’œuvre du Seigneur va s’écrouler, il me faut tant de millions de dollars pour une école biblique avec café-bar, etc. pour mille étudiants, il y va du salut du monde, etc. Il me faut tant, cela fait tant par personne, allez, mille euros, deux mille euros, trois mille euros ! il y en a qui était heureux de servir le Seigneur de cette manière , pour moi je l’avais déjà compris et je ne me laissait pas prendre à ce piège, et tous ceci peut durer un moment ou jusqu’à ce que le Seigneur dise : « Stop ! Cela suffit, ce n’est pas ma volonté ! » Ce n’est pas de cette manière que les premiers apôtres ont évangélisé le monde connu de l’époque. C’est à genoux, en priant et en jeûnant et en criant au Seigneur pour que les âmes se convertissent, et en criant au Seigneur pour que les chrétiens soient remplis du Saint-Esprit avec signes, prodiges et miracles, et ils évangélisaient sans relâche, et en quelques années toute la Méditerranée a été gagnée au Seigneur, sans fax, sans radio, sans Internet, sans télévision, sans mégaphone, sans rien d’autre que la puissance du Saint-Esprit, approuvée par des signes, des miracles et des prodiges. Nous avons perdu, nous, dans nos pays occidentaux, cet esprit de réveil-là. Nous comptons sur des moyens humains et une organisation humaine. Je sais qu’il y en a qui vont m’accuser de prêcher la rébellion mais ce n’est pas du tout le cas, ceci est prêcher la Parole du Seigneur, elle doit être reçue dans un esprit de soumission. Si elle produit la liberté en nous, elle ne va pas produire la rébellion, elle va produire simplement l’humiliation devant Dieu. , nous lisons : « Il se trouve parmi mon peuple des méchants (les méchants sont les oppresseurs, ceux qui mettent un joug sur les brebis). Ils épient comme l’oiseleur qui dresse des pièges, ils tendent des filets et prennent des hommes. Comme une cage est remplie d’oiseaux, leurs maisons sont remplies de fraude ; c’est ainsi qu’ils deviennent puissants et riches. Ils s’engraissent, ils sont brillants d’embonpoint ; ils dépassent toute mesure dans le mal, ils ne défendent pas la cause, la cause de l’orphelin, et ils prospèrent ; ils ne font pas droit aux indigents. Ne châtierais-je pas ces choses-là, dit l’Eternel, ne me vengerais-je pas d’une pareille nation ? Des chose horribles, abominables, se font dans le pays. Les prophètes prophétisent avec fausseté, les sacrificateurs dominent sous leur conduite, et mon peuple prend plaisir à cela. Que ferez-vous à la fin ? » dit le Seigneur. Au lieu de comprendre que cela n’allait pas, le peuple prenait plaisir et se disait : Ah ! C’est merveilleux ! Qu’est-ce qu’on est bien dirigé ! Tout va bien ! On a des dirigeants super, ils font des projets formidables, ça marche, ça tourne ! En réalité, cela se faisait par la domination et le mensonge. Ce sont des choses vraiment sérieuses dont on Dans Jérémie, au chapitre 5, et au verset 26

s, l’apôtre Paul secoue les Galates parce qu’ils s’étaient remis sous le joug, et il dit (parle actuellement , parce que nous les voyons partout autour de nous à l’heure actuelle. ) : « Je leur exposai l’Evangile que je prêche parmi les païens… » Ainsi quatorze ans après avoir reçu la révélation directe par Jésus-Christ, voilà Paul conduit par Dieu pour aller à Jérusalem parler aux grands apôtres du début. Il n’avait cependant pas pris la peine pendant ces quatorze ans d’aller trouver les apôtres pour leur dire ce qu’il faisait. Vous voyez, l’organisation de l’église, ce n’était pas celle d’aujourd’hui. Quatorze ans après, il y va et il leur expose l’Evangile qu’il avait reçu de Jésus. « …l’Evangile que je prêche parmi les païens, je l’exposai en particulier à ceux qui sont les plus considérés (c’est un peu presque ironique) afin de ne pas courir ou avoir couru en vain. Mais Tite qui était avec moi et qui était Grec, ne fut même pas contraint de se faire circoncire. Et cela à cause des faux frères qui s’étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus-Christ, avec l’intention de nous asservir. » Voilà les hommes religieux, ils étaient là, ils s’étaient glissés dans le troupeau et ils essayaient d’asservir ceux qui venaient d’être libérés, en leur mettant dessus des règles : tu vas faire ceci, tu ne vas pas faire cela, il faut te faire circoncire, il faut que tu fasses ceci, pas cela, etc.… toute une série de règlements religieux qui pesaient sur le troupeau. Vous pouvez avoir une impression de liberté, mais dans la pratique, c’est une forme de domination qui régit l’église ou beaucoup d’églises. Même si nous proclamons : « nous sommes libres en Christ, tout est bien, nous nous aimons », dans la pratique, comment cela se passe-t-il, est-ce que la liberté en Christ règne vraiment ? Paul se sentait libre de faire ce que le Seigneur lui demandait de faire, mais c’était le Seigneur qui lui demandait, ce n’était pas lui qui le faisait. « … nous leur résistâmes… » , il dit : « Nous ne leur cédâmes pas un instant… » Il exerçait son autorité et sa liberté pour résister à ces faux frères qui venaient essayer de mettre le joug. Il discernait si c’était le cas et il leur résistait en face dans l’amour, pas avec les méthodes de l’ennemi comme tyran, mais il leur disait : Mon frère, tu te trompes et tu ne vas pas m’avoir là-dessus. Maintenant si tu n’es pas d’accord, tu fais ton travail de ton côté, moi je le fais du mien, mais on ne peut pas collaborer sur ces bases. Je n’accepte pas que tu mettes sur moi ce joug-là alors que le Seigneur te montre que tu es en train d’en mettre sur tes brebis. « Nous ne leur cédâmes pas un instant et nous résistâmes à leurs exigences (vous voyez, ils arrivaient en disant : on exige que !…), afin que la vérité de l’Evangile soit maintenue parmi vous. » Dans l’épitre aux Galate chapitre 2, verset 2Au verset 5Verset 11 : « Et quand Céphas (Pierre) vint à Antioche, je lui résistai en face parce qu’il était répréhensible. » Où sont ces apôtres, aujourd’hui, qui osent publiquement résister à un frère parce qu’il est en train de faire quelque chose de répréhensible ? D’ailleurs c’était à quel propos ? Il était allé manger avec les païens quand Paul ou les autres n’étaient pas là, et quand ceux-ci sont arrivés, il n’osait plus manger avec les païens ! C’était bien de l’hypocrisie ! Cela n’a l’air de rien, mais aujourd’hui des choses bien pires que cela se déroulent. Paul, en face, lui dit : Pierre, qu’est-ce que ces méthodes ? Tu commences, toi aussi, à pousser les chrétiens à judaïser, à se comporter avec les règles des Juifs dont nous avons été libérés par Jésus ! Et Pierre s’est humilié, il a dit : D’accord, mon frère, mon bien-aimé frère Paul, tu as raison, tu as raison ! Les vrais serviteurs du Seigneur sont les modèles du troupeau qui n’ont qu’un objet en tête : édifier les brebis, les faire grandir pour

: « Voici les exhortations que j’adresse aux anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux. » Il était apôtre, un des principaux comme dit Paul. Il avait connu Jésus dès le début. Le tout premier à être appelé, c’était lui. Vous voyez comment il se considère : moi, ancien comme vous, j’exhorte les anciens à faire ceci et cela. Il ne leur dit pas : en vertu de l’autorité que j’ai, je vous demande de faire cela et je vous commande de faire cela et j’exige que et si vous ne le faites pas … Ou bien : vous ne pouvez rien faire sans ma permission ! Non, il dit : Je vous exhorte… « Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte (par domination, en mettant un joug), mais volontairement, non pour un gain sordide, mais avec dévouement (comme un serviteur), non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau. » Le modèle, c’est celui qui est le premier en tout. Le premier, pas au sens des hommes, mais qui cherche avant tout l’humilité, le premier à prier, le premier à jeûner, le premier à intercéder, le premier à faire du bien, le premier à rechercher le Seigneur pour ses brebis ou les brebis du Seigneur qui lui ont été confiées. « Et lorsque le souverain pasteur paraîtra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de la gloire. De même, vous qui êtes jeunes, soyez soumis aux anciens… » mais dans la liberté ! La soumission avec l’Esprit de Christ, ce n’est pas le fait d’obéir aveuglément à tout ce qu’on nous demande, dans la crainte que si on ne le fait pas on va ramasser un coup. La soumission c’est simplement une attitude de cœur qui fait dire : Je ne suis pas là pour mettre la pagaille, je ne suis pas là pour montrer un esprit de rébellion, je suis là simplement pour être un exemple de ce que Christ doit être, plein d’amour. Et s’il y a un ancien qui est animé par un esprit qui n’est pas du Seigneur, un ancien autoritaire, je vais me lever devant lui, publiquement si c’est nécessaire, et je lui dirai avec amour : « Mon frère, ce que tu fais n’est pas du Seigneur, mais le Seigneur sait qu’il n’y a dans mon cœur ni critique ni rébellion, donc si tu imposes de faire quelque chose, je ne vais pas me rebeller, mais je ne ferai pas ce que tu imposes ! Force qui tu veux mais moi, tu ne me forceras pas ! » Je reste néanmoins sans rébellion dans mon cœur, ce n’est pas moi qui vais dire : « Maintenant celui là, il faut le changer parce que ça ne va pas, ou alors il faut qu’une partie qu’elles soient de plus en plus autonomes par rapport à eux et non pas l’inverse : les faire grandir pour qu’elles soient de plus en plus dépendantes d’eux ! Un ministère a réussi quand il est arrivé à édifier une brebis pour qu’ensuite il puisse la laisser entre les mains du Seigneur avec confiance. Voilà le vrai serviteur du Seigneur, parce qu’il sait que nous sommes tous prédestinés à être semblables à l’image de Jésus. Il sait que le frère ou la sœur qu’il est en train d’édifier est prédestiné à être semblable à Christ. Il n’y a pas d’intermédiaire entre les brebis et Christ. Le serviteur de Dieu n’est jamais un intermédiaire supplémentaire, une caste à part qui va recevoir de Dieu sa pensée et la transmettre, et les autres devront suivre comme un seul homme. Cela, c’est le système religieux humain. Le modèle du Seigneur, ce sont des hommes qui ont été appelés à un ministère particulier pour recevoir, par les dons reçus du Seigneur, la capacité de faire grandir les brebis, de les exhorter, de les édifier, de les aider, pour qu’elles soient de plus en plus autonomes par rapport à eux. Le Seigneur est pour l’autonomie complète en Christ : autonomie des groupes de prière, autonomie des églises, autonomie des chrétiens, en Christ, dans son corps à lui, dirigés par son Esprit. Ce sont des modèles qui édifient les brebis. Dans 1 Pierre 5, au verset 1, Pierre dit

des brebis s’en aille avec moi parce que celui-là fait le travail du diable ! » Non, ce n’est pas cela que le Seigneur veut, si le Seigneur nous montrer que nous devons partir, nous partirons, sans tambour ni trompette, sans faire de mal. Si le Seigneur nous demande de rester, après avoir dit tout ce que nous avons à dire, nous fermons notre bouche et nous prions, nous intercédons. Et si le Seigneur nous montre quelque chose à faire, faisons-le. Si l’ancien qui est là nous interdit de le faire, ou ne veut pas pour x raison nous lui dirons : « Mon frère, il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes ». Et s’il nous mets à la porte, nous partons, dans la liberté. Cet esprit de domination et d’autoritarisme est tellement enfoncé dans le cœur de nombreux pasteurs et de responsables, qu’il faut vraiment toute la grâce de Dieu pour que ceux qui se rendent compte de la situation aient la sagesse du Seigneur pour agir avec eux comme il faut, comme Dieu le veut, sans rébellion, sans casser. Il faut vraiment la sagesse du Seigneur, être rempli du Saint-Esprit pour agir dans ces cas-là, mais il faut agir, et ne pas rester passifs. : « Nous n’avons pas cherché la gloire qui vient des hommes, ni de vous ni des autres ; nous aurions pu nous produire avec autorité comme apôtres de Christ, mais nous avons été pleins de douceur au milieu de vous. De même qu’une nourrice prend un tendre soin de ses enfants, nous aurions voulu, dans notre vive affection pour vous, non seulement vous donner l’Evangile de Dieu, mais encore nos propres vies, tant vous nous étiez devenus chers. Vous vous rappelez, frères, notre travail et notre peine : nuit et jour à l’œuvre, pour n’être à charge à aucun de vous, nous vous avons prêché l’Évangile de Dieu. Vous êtes témoins, et Dieu l’est aussi, que nous avons eu envers vous qui croyez une conduite sainte, juste et irréprochable. Vous savez aussi que nous avons été pour chacun de vous ce qu’un père est pour ses enfants, vous exhortant, vous consolant, vous conjurant de marcher d’une manière digne de Dieu, qui vous appelle à son royaume et à sa gloire. » Voilà le modèle du vrai serviteur. Il exerçait pleinement son autorité, il disait clairement en face ce qu’il devait dire, par exemple aux Corinthiens : « Mais vous n’avez pas encore mis dehors celui-là qui est en train de coucher avec sa belle-mère et vous l’avez gardé au milieu de vous et vous n’avez pas été plutôt dans le deuil ! » Il leur dit en face, publiquement. Il va les secouer, mais ce n’est pas lui qui va les forcer à le faire. Il dit aussi aux Thessaloniciens : nous avons été remplis de douceur et d’amour, parce que c’était le sentiment qui était dans son cœur ; il versait des larmes sur les problèmes des brebis qu’il avait amenées au Seigneur et qu’il voyait dériver. Et il passait du temps à genoux pour demander au Seigneur d’intervenir. Regardez les prières de Paul : Je prie que vous ayez un esprit de discernement, que vous ayez l’intelligence spirituelle, que vous compreniez, que vous sachiez… Il exerçait pleinement son autorité mais il n’était pas autoritariste, il était rempli de douceur et d’amour, sans chercher la gloire des hommes. : « Vous regardez à l’apparence ! Si quelqu’un se persuade qu’il est de Christ, qu’il se dise bien en lui-même que, comme il est de Christ, nous aussi nous sommes de Christ. Et quand même je me glorifierais un peu trop de l’autorité que le Seigneur m’a donnée pour votre édification et non pour votre destruction, je ne saurais en avoir honte. » Il exerçait bien son autorité avec fermeté, avec droiture mais dans la liberté de Christ. Il savait très bien qu’il n’était pas là pour les obliger à faire quoi que ce soit ou leur interdire de faire ceci ou cela ; il établissait ce qui devait l’être, devant Dieu, puis il laissait libre de choisir la Dans 1 Thessaloniciens, au chapitre 2, et au verset 6, il est écrit Dans 2 Corinthiens 10, au verset 7

: « Je dis donc : marchez par l’Esprit et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair. » Il cite ensuite les œuvres de la chair : l’impudicité, etc.… mais dans les œuvres de la chair il y a les inimitiés, les querelles, les jalousies, les disputes, les sectes, les divisions, l’envie, etc.… Si vraiment nous avons reçu cette liberté du Seigneur, nous devons êtres remplis du Saint-Esprit pour l’exercer, il faut donc que nous pries le Seigneur qu’il nous donne sagesse, discernement et qu’il nous remplisse de son Esprit pour que nous sachions exercer cette liberté dans la sainteté. La Croix doit être au centre de notre liberté. La Croix est un instrument de libération de notre péché mais c’est aussi un instrument de libération de direction et il n’hésitait pas à dire publiquement ce qui allait bien ou ce qui allait mal. Maintenant nous terminons avec deux points importants en conclusion : – La liberté que nous avons en Christ ne doit jamais être une pierre d’achoppement pour les autres. Cela veut dire que nous ne devons pas faire devant les autres des choses qui risquent de les choquer. Pierre, lui, était libéré de la loi, mais quand il va à Jérusalem dans le Temple, il met sa kippa, etc. Il ne veut pas choquer les Juifs. Nous, chrétiens, si nous sommes libres, nous ne devons pas faire de cette liberté une pierre d’achoppement. Si par exemple nous sommes membre d’une église charismatique où on a l’habitude de sauter et de danser, et si nous sommes invités dans une église où ce n’est pas du tout le cas, il ne faut pas que cette liberté soit une pierre d’achoppement pour nos frères qui ne sont pas habitués à cela. Jamais notre liberté ne doit être l’occasion de faire du mal à un frère. Nous devons discerner si nous nous servons de la liberté dans l’orgueil, car alors nous allons faire de la casse partout. Si nous nous en servons avec discernement, nous allons préférer nous priver volontairement de la liberté que nous avons, pour ne pas faire chuter ou ne pas faire du mal à un frère ou à une sœur qui n’a pas encore cette liberté. Et nous allons travailler à prier et à l’exhorter comme Paul le fait pour qu’il ait cette liberté. – Le deuxième point, c’est que notre liberté ne doit pas être un prétexte à marcher selon la chair. Si Dieu nous libère, c’est pour marcher par l’Esprit. Quand nous sommes dans la liberté de Christ, ce n’est pas pour faire ce que nous avons envie de faire, c’est pour faire ce que Dieu nous demande de faire. Donc nous devons vraiment attacher une haute importance au fait d’être uni au Seigneur par son Esprit, et d’être vraiment dans la marche par l’Esprit. Ce qui fait chuter beaucoup de chrétiens, ce qui fait chuter beaucoup d’églises, ce sont des chrétiens qui ont la liberté mais qui font de cette liberté, soit une occasion de chute pour les autres, soit une occasion de marcher par la chair eux-mêmes. « Là où est l’Esprit, là est la liberté. » Par conséquent si nous sommes rempli du Saint-Esprit, nous allons être libre mais nous allons savoir, par la sagesse du Seigneur, vivre selon l’Esprit et non selon la chair. : « Frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair ; mais rendez vous, par l’amour, serviteurs les uns des autres. Si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres. » Si Dieu me donne la liberté, ce n’est pas pour commencer à être aigri et dire aux autres : Oh ! toi, tu n’es pas libre, ou tu devrais faire ci ou tu devrais faire ça si tu étais libre ; moi je suis libre, alors je fais ça ! Ce comportement reflète une marche par la chair et non par l’Esprit. Je dois discerner ce qui se passe et demander au Seigneur sa sagesse pour marcher par l’Esprit, c’est-à-dire dans l’amour, dans l’amour envers mes frères et mes sœurs qui n’ont pas cette liberté. Dans Galates 5 verset 13 Verset 15 : Verset 16

où Jésus parle à ses disciples : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés et je vous donnerai du repos. » Voilà l’esprit qui nous anime quand nous avons la liberté exercée dans l’Esprit de Dieu : nous ne faisons pas de cette liberté une occasion de chute ou de marcher par la chair, mais une occasion de donner du repos autour de nous. « Prenez mon joug sur vous (mon joug, c’est celui du Saint-Esprit ; le joug du Seigneur, c’est celui du Saint-Esprit. Quand le Saint- Esprit repose sur toi, le joug du Seigneur est sur toi. Quand le Saint-Esprit descend et repose sur toi, tu as le joug du Seigneur et là tu répands la liberté) et recevez mes instructions. » Je reçois l’Esprit du Seigneur (la recherche de l’onction du Seigneur, de sanctification, d’obéissance), qui nous dit : « Recevez mes instructions,( obéissez-moi de tout votre cœur,) car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger ». Le joug que tu vas placer sur ton frère ou ta sœur sera doux, parce que ce sera un fardeau d’amour, pour lui rendre service, un fardeau qui va lui faire du bien. Alléluia ! Merci Seigneur ! notre chair et la Croix doit être au centre de notre liberté. Nous l’exerçons dans l’esprit de la Croix. Je terminerai par le verset de Matthieu 11:28

« Seigneur, ma prière c’est que tu fasses de moi ce serviteur et que tu continues d’agir par ton Esprit pour remplir mon cœur de ton esprit d’amour, d’obéissance, de sagesse et de force, et que tu fasses reposer sur moi l’onction de ton esprit de fermeté, d’obéissance, d’amour, de sagesse. Seigneur, je te demande vraiment de le faire pour chacun de tes enfants, que vraiment tu nous visites par l’onction véritable d’en haut, et que nous soyons dans ta main des instruments puissants pour répandre ta liberté, cette liberté que tu donnes en Jésus-Christ. Je te prie que tu ouvres les yeux de tous tes enfants afin que nous puissions comprendre quelle liberté merveilleuse nous avons en Toi et que nous puissions la répandre dans l’amour et dans la sagesse, mon Père, au nom de Jésus. Amen ! »

                                Le poids des traditions religieuses

           Comment être complètement libéré des traditions religieuses

Le Seigneur a beaucoup de choses à nous dire sur la liberté en Christ. Autrefois nous étions

tous des esclaves. Esclaves du péché, esclaves de Satan. Et quand Jésus s’est révélé à nous, Il s’est révélé comme Celui qui libère. On l’appelle le Sauveur, le Libérateur. Et ce travail de libération commence à partir du moment où Il nous arrache à Satan. Par son sang, Il nous a libérés, Il nous a rachetés. Et il continue de faire ce travail de libération jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à la stature parfaite que le Seigneur veut nous voir manifester, c’est-à-dire à la ressemblance de Jésus Lui-même. C’est le plan du Seigneur, ne l’oublions jamais dans toutes ces études bibliques. Le but suprême du Seigneur, c’est de sauver tous les hommes, pas seulement pour leur pardonner leurs péchés puis les laisser dans l’état où ils sont, mais pour qu’ils deviennent de nouvelles créatures, et qu’ils grandissent dans le salut qu’ils ont reçu, en Christ, et qu’en Lui, ils grandissent jusqu’à la perfection à l’image de Jésus. On est tous appelé à manifester un jour la mesure de la stature de Jésus.

Il ne nous appelle pas à être des Jésus, Il nous appelle à être à la mesure de Jésus : semblables à Lui. Et c’est Lui qui le fait en nous, si nous croyons en Sa Parole et si nous laissons le Saint-Esprit travailler nos vies. Le Saint-Esprit travaille toujours avec la Parole

dans ce travail de libération. C’est Jésus, le libérateur, qui a tout accompli. Il envoie Son Esprit, pour qu’Il habite en nous, et son Esprit nous conduit de libération en libération. Nous sommes déjà entièrement libérés en Christ, mais il faut que ça se manifeste dans nos vies. Il libère notre âme, il libère nos pensées, il libère notre cœur, il libère nos corps de toute maladie, de toute infirmité, c’est ce qu’il veut faire.

Nous sommes tous appelés, d’une part à recevoir Son travail de libération, et d’autre part à

travailler avec Lui pour la libération des autres. Quand on témoigne, quand on évangélise, on travaille avec Le Libérateur pour libérer des âmes, les amener au Seigneur qui va les libérer. Quand on enseigne la Parole, on travaille avec le Saint-Esprit qui nous libère des fausses conceptions, des fausses doctrines. Quand tout ça est fait dans l’Esprit, on travaille à entrer de plus en plus dans la libération de l’Esprit.

Il est écrit dans 2 Corinthiens 3:17 : « Là où est l’esprit du Seigneur, là est la liberté ». Et

dans Galates 5:13 : « Ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair » (pour faire n’importe quoi). Donc, avec le Seigneur, « liberté », ça veut toujours dire : « responsabilité plus grande ». Plus de liberté, plus de responsabilité. Avec Jésus, c’est ça. Plus on devient libre, plus on grandit en maturité pour mettre cette liberté au service du Seigneur. Dans le monde, quand on parle de liberté, on parle de révolution. Chacun fait à sa tête, et c’est la pagaille. Ce n’est pas comme ça dans l’Eglise du Seigneur. C’est la libération de tout le monde, pour que l’on entre tous librement dans le plan du Seigneur. Et je répète, c’est important ! On ne peut pas entrer librement dans le plan du Seigneur si l’on n’est pas libre. Il faut que l’on soit libre, pour mettre notre liberté au service du Seigneur. Sinon, on entre dans un système où l’on est forcé, et ça ne plaît pas au Seigneur qu’on le serve quand quelque part il y a quelque chose de forcé. Il faut que tout soit libre ! Et pour que tout soit libre, il faut que l’on soit libéré ! C’est le plan du Seigneur. Je vais lire quelques passages de l’Epître aux Galates, où l’apôtre Paul parle de cette liberté ; au chapitre 5 de l’Epître aux Galates, Paul dit : « C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis ». Là encore, il parle au passé. Ça veut dire que Christ sur la croix a tout accompli déjà d’avance. Et Il nous

appelle à saisir par la foi cette liberté qu’Il a acquise pour nous. Tout est par la foi. Il est écrit dans Galates 5:1 « C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis ». Donc quand le Seigneur nous dit qu’Il nous a affranchis, ça veut dire que c’est fait déjà, en totalité, en Christ, et que ça ne peut devenir vrai pour nous, dans notre vie pratique, que si on le comprend par l’Esprit, et si on le prend par la foi. C’est important dans le travail d’enseignement que le Saint-Esprit fait dans nos cœurs par Sa Parole. Tout le travail du Saint-Esprit, c’est de nous faire comprendre ce que Jésus a fait, nous faire comprendre la Parole, et nous permettre de le saisir par la foi, pour que, l’ayant pris par la foi, ça se manifeste dans notre vie. Toute l’œuvre de Jésus, c’est comme ça. Le salut, c’est comme ça. La guérison, c’est comme ça. La sanctification, c’est comme ça. Jésus a tout accompli pour nous, le Saint-Esprit nous révèle ce que Jésus a fait, pour que nous puissions le prendre par la foi, (mais vraiment la foi de Dieu), et que le Saint-Esprit ensuite le manifeste dans nos vies parce qu’Il voit que nous l’avons pris par la foi. Quand nous avons pris, par la foi de Dieu, une vérité de la Parole, elle doit s’accomplir dans notre vie. C’est la loi de l’Esprit de vie. C’est la loi du Seigneur. Quand le Seigneur voit quelqu’un qui prend son salut par la foi parce que le Saint-Esprit lui a fait comprendre qu’il était pécheur, que Jésus était mort pour lui, quand une

âme reçoit cette vérité et la prend par la foi, elle est sauvée ! Elle est libérée de l’esclavage du péché ! Elle devient une nouvelle création ! Et à partir de là, quand le Saint- Esprit nous révèle une nouvelle vérité de la Parole, et que nous la comprenons par l’Esprit, que nous la prenons par la foi, nous entrons dans ce que Jésus a accompli. Et ça se manifeste dans nos vies. C’est tout par la foi. Donc, c’est très important d’être à l’écoute du Saint-Esprit dans la vérité, et d’être à l’écoute de l’enseignement de la Parole, de la méditer nous-mêmes, d’écouter les enseignements, de les écouter par l’Esprit bien sûr. Quand Jésus dit que celui qui a des oreilles pour entendre, entende, il faut bien faire attention à la manière dont on écoute. C’est avec l’Esprit que cela doit se faire. La Parole est esprit et vie.

nous pouvons écouter la Parole de Dieu au niveau littéral, au niveau des lettres, elle ne va pas faire grand chose en nous, sinon un travail de mort puisque la lettre tue. Si nous recevons la Parole de Dieu simplement comme une lettre, elle va nous tuer et nous allons la prendre pour faire une œuvre de mort. Parce que partout où la Parole de Dieu est appliquée uniquement à la lettre, il y a du légalisme, il y a de l’autoritarisme, il y a la religion, il y a tout, mais il n’y a pas la vie du Seigneur. On peut recevoir la Parole de Dieu au niveau de la lettre, on peut aussi la recevoir au niveau de l’âme. La lettre ça correspond au corps : l’oreille, simplement. Si nous la recevons comme une lettre, elle ne fera rien, c’est un mauvais travail. Si nous la recevons par l’âme, l’intelligence et les sentiments, ça va remuer en nous notre intelligence, ça va remuer nos sentiments, mais ça ne va pas encore faire un travail profond. Ça ne veut pas dire que la lettre doive être mise de côté. On doit garder la lettre jusqu’au dernier trait. Mais il faut qu’il y ait quelque chose en plus. Il faut qu’il y ait l’esprit de vie qui la rende vivante dans nos cœurs, et à ce moment-là on la reçoit comme une vie et elle produit du fruit en nous.

La Parole de Dieu doit toucher la partie la plus profonde de notre être. Par le Saint-Esprit, elle doit toucher notre esprit. Elle doit être prêchée dans l’Esprit, elle doit être reçue dans notre esprit, par le Saint-Esprit. Et tout le monde sait que Jésus a prêché la Parole pendant trois ans et demi, et il y a beaucoup de gens qui l’ont reçue simplement de l’extérieur. Cela n’a pas fait un travail profond. De même que les disciples du Seigneur étaient pendant trois ans et demi avec Jésus en personne, en chair et en os (vous vous rendez compte, avec Jésus sous leurs yeux pendant trois ans et demi, presque jour et nuit !), et ils n’ont pas vraiment été changés à fond ! Parce qu’ils ne voyaient souvent de Jésus que l’extérieur. Ils avaient du mal à Le comprendre. Quelquefois, ils ne Le comprenaient pas du tout.

Et il a fallu attendre que le Saint-Esprit entre en eux, pour qu’à ce moment-là les yeux s’ouvrent pleinement. Bien sûr, ils avaient compris des choses, mais ça restait encore à l’extérieur. Il y avait des choses qu’ils n’avaient absolument pas comprises, et pourtant Jésus était là, en chair et en os ! C’est pareil pour nous aujourd’hui. Jésus pourrait venir se manifester là, on pourrait être émotionnellement saisi, on pourrait être troublé, rempli d’amour, mais si la parole qu’Il nous donnerait à ce moment-là n’est pas reçue dans notre esprit, par la foi, vraiment, avec un cœur ouvert, un cœur d’enfant qui aime son Seigneur, et qui reçoit, qui boit Sa Parole et qui la plonge au plus profond de son esprit, elle ne ferait pas grand-chose cette parole. Judas a écouté la Parole de Jésus pendant trois ans et demi, qu’est-ce que cela a fait dans sa vie ? Rien. Parce que son cœur était fermé. Son cœur était mauvais. Quand notre coeur est ouvert parce que nous aimons le Seigneur, nous disons au

Seigneur : »Seigneur, ta Parole, je veux la recevoir dans mon esprit pour qu’elle fasse tout son travail de libération complète, pour que je sois vraiment libre devant toi. Libre de te servir comme tu le veux. » Et Paul dit : « C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis ». Je dois donc le recevoir par la foi. Et il continue : « Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude ». Voyez à quel point nous devons veiller ! Etre libéré par Jésus, d’accord, c’est une fois pour toutes qu’il l’a fait à la croix. C’est une fois pour toutes. Mais nous, nous devons recevoir l’enseignement du Seigneur dans notre esprit par le Saint-Esprit et demeurer fermes, persévérer. On doit non seulement laisser le Saint-Esprit nous libérer toujours plus, mais on doit rester dans cette libération-là, on ne doit jamais revenir en arrière. Et à mesure qu’on avance, il faut toujours aller plus loin. Jamais rester au point où on est, en se disant : « Bon, ça y est, maintenant j’ai tout, je suis un chrétien évangélique depuis un certain temps, j’ai bien écouté toutes les doctrines de la Parole, j’ai atteint le sommet, maintenant, c’est fini, je ne bouge plus. » « Ne nous laissons pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude ! » Ça veut dire que le joug de la servitude est toujours là, prêt à sauter sur nous, et il y a toujours quelqu’un pour essayer de nous le mettre dessus. Et il dit : « Ne vous laissez pas faire ! » Ça veut dire que c’est personne d’autre que moi, qui va être responsable de ma liberté. Faisons bien attention à cela. Quand il dit : « Ne vous laissez pas mettre sous le joug de la servitude », il y a toujours des gens, ou Satan, qui vont essayer de nous remettre sous un joug d’une servitude quelconque. Et le Seigneur nous dit : « Ne vous laissez pas faire ! Ne vous laissez pas mettre sous le joug ! » Quand le diable, ou un ange de Satan, ou un de ses esclaves, essaye de nous remettre sous le joug de la servitude, ne nous laissons pas faire ! Pour ça, il faut que nous ayons compris que nous sommes libre en Christ. C’est la liberté spirituelle. Avant, quand je n’étais pas né de nouveau, j’étais farouchement attaché à l’idée de liberté, mais dans un sens charnel, c’est-à-dire d’indépendance totale, personne ne devait dominer sur moi, je voulais être libre. Mais quand c’est pris de manière charnelle, ça ne conduit qu’à la rébellion. Tandis que la liberté que Jésus nous donne, c’est une liberté spirituelle. Jésus qui était parfaitement libre, a accepté, Lui, de venir comme un serviteur pour servir les autres. Donc, il s’est soumis à son Père, il s’est soumis comme serviteur, à ceux qu’il venait servir, ses propres disciples, tout en étant le maître et le Seigneur. C’est cette liberté-là qu’il veut nous donner. Une liberté complète, totale : Ne craignez aucun homme, ne craignez ni Satan, ni ses démons, ni aucun homme, ne craignez que Dieu et Sa Parole. Alors là, vous êtes vraiment libres dans le Seigneur. Et pour les Galates, le risque c’était qu’il y avait des judaïsants (parce que les premiers chrétiens étaient des Juifs) et la force de la religion juive était telle que le nettoyage n’a pas pu se faire, tout d’un coup, au début, quand ils se sont convertis. Les Juifs qui se sont convertis ont eu la révélation du Messie, mais il a fallu un certain temps pour que, sous l’enseignement de gens comme Paul et d’autres, et du Saint-Esprit, tout le judaïsme disparaisse de leur vie. Et cela a pris du temps, cela a été pénible pour ceux qui étaient si attachés à leur judaïsme, à leurs traditions, à la loi et à tous leurs commandements, de voir un homme comme Paul, ancien pharisien, ancien docteur de la loi, qui arrive en disant : « Maintenant, le judaïsme, c’est fini. La loi était bonne, elle était parfaite, mais maintenant c’est fini. Ce n’est plus comme ça qu’il faut marcher ! » Il y avait donc ces premiers chrétiens juifs, qui étaient profondément troublés dans leur cœur ; il y en avait même qui n’acceptaient

pas, et qui essayaient de remettre le joug de la loi sur les païens qui n’avaient jamais connu, eux, la loi de Moïse. Alors, il leur dit, au verset 2 : « Moi, Paul, je vous dis que, si vous vous faites circoncire (pour faire plaisir aux Juifs et aux autres), Christ ne vous servira de rien ». Vous vous rendez compte comme c’est dur, comme parole ? Certains ont dû se dire : « Dans le fond, si c’est pour être tranquille, si quelques-uns se font circoncire pour ne pas être persécutés, pour ne pas être dominés par les Juifs, ce n’est pas grand chose, alors on va faire ça pour leur faire plaisir, on est libre en Christ. » Mais non, Paul dit : « Si vous vous faites circoncire, Christ ne vous servira à rien du tout ! » Parce que vous l’aurez fait par crainte des hommes, pour ne pas être persécutés pour la croix de Christ. Paul dit en plus : « Il n’y a plus ni Juif, ni Grec, ni païen. Vous êtes tous frères et sœurs en Christ, libérés par le Seigneur. Il dit aux Juifs : si tu as été libéré par Christ de cette tradition de la loi qui était sur toi, et si tu recommences à pratiquer un seul des ordres de la loi dans un esprit légaliste, il va falloir que tu les pratiques tous ! Un seul, ça ne suffit pas : il faut tous les pratiquer. Et il continue au verset 4 : « Vous êtes séparés de Christ , vous qui cherchez la justification dans la loi (dans la loi juive pourtant qui est bonne, qui venait de Dieu) ». Christ ne vous servira à rien, vous êtes séparés de Christ, et il ajoute : « Vous êtes déchus de la grâce ». Vous êtes tombés, vous n’êtes plus sous la grâce, vous êtes sous la loi. Vous vous êtes remis sous la loi. Alors vous voyez à quel point c’était grave pour ces Juifs de se remettre sous un joug que Jésus était venu justement leur enlever, pour leur mettre son joug à Lui, qui est un joug de liberté dans l’Esprit, mais d’esclavage total du Seigneur, dans l’Esprit. Quand on est conduit par le Saint-Esprit, on est esclave de Jésus, mais dans une liberté parfaite. Le Saint-Esprit qui nous montre quelque chose à faire, et librement, nous acceptons de nous soumettre, et nous le faisons. Et nous le faisons jusque dans les moindres détails, dans les moindres traits de lettre. Mais nous le faisons non pas comme étant sous une loi, nous le faisons parce que, ayant été libérés par Christ, le Saint-Esprit nous révèle la volonté du Seigneur, et nous entrons librement dans le flot de vie du Saint-Esprit. Et nous obéissons en esclave parfait, mais en esclave libre. C’est un peu contradictoire, d’être esclave libre, mais on comprend, dans l’esprit, ce que ça veut dire. Un esclave libre, c’est celui à qui son maître a dit : « Tu n’es plus mon esclave. » Et l’esclave dit à son maître : « Parce que je t’aime, je choisis de te servir toute ma vie maintenant ! Je suis libre de partir quand je veux, je peux claquer la porte quand je veux. Mais parce que je t’aime, je choisis d’être ton esclave pour la vie. » C’est le meilleur esclave : un esclave que l’on ne force pas, c’est celui qui va servir le mieux, le mieux ! Il y a eu comme ça, en Amérique du Nord, quand ils ont proclamé l’indépendance, des esclaves qui ont dit : « D’accord, je suis libre, je pourrais m’en aller maintenant, mais parce que j’aime mon maître qui m’a si bien traité, eh bien moi je veux rester maintenant avec lui pour le servir. » Ce ne sera pas dans les mêmes conditions qu’avant, mais ils restaient volontairement. Et ceux-là étaient les meilleurs serviteurs. C’est comme cela que nous devons être vis-à-vis du Seigneur Jésus. Il nous libère de toutes les traditions de la loi pour que nous puissions le servir librement. Paul dit, un petit peu plus loin, au verset 5 : « Pour nous, c’est de la foi que nous attendons, par l’esprit, l’espérance de la justice ». La foi, c’est la ferme certitude des choses qu’on ne voit pas, des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas. Donc quand vous avez saisi par la foi une vérité du Seigneur, il y a à la fois la ferme certitude de quelque chose de présent et de quelque chose de futur. Le quelque chose

de présent, c’est ce qu’on ne voit pas, mais qu’on sait qui existe déjà dans l’invisible. Et si nous restons dans cette attitude, nous allons le voir un jour, plus tard. Ça peut être dans une seconde, ça peut être dans une heure, ça peut être dans un mois, dans un an, mais si nous restons dans cette attitude de foi, que nous avons pris quelque chose d’invisible à nos yeux humains, mais qui existe réellement dans la Parole du Seigneur, nous l’avons pris, nous le verrons s’accomplir ! Et il dit là : « C’est de la foi que nous attendons, par l’esprit, l’espérance de la justice ». Nous sommes justifiés en Christ, mais nous avons saisi par la foi cette justice pour que cette justice se manifeste pleinement dans notre vie, dans tous les aspects de notre vie. Tous. Parce que nous l’avons saisie par la foi. Il dit : « Car, en Jésus-Christ, ni la circoncision, ni l’incirconcision n’a de valeur, mais la foi qui est agissante par l’amour ». Et c’est le style de Paul vis-à-vis des Galates. nous remarquerons, si nous lisons du début à la fin l’épître aux Galates, que c’est la plus sévère de toutes les épîtres de Paul. D’habitude, quand il commence une épître, il félicite ceux à qui il s’adresse, en leur disant : « J’ai entendu parler de votre foi, de votre charité, il ne vous manque aucun don. ». Mais là, il attaque immédiatement en disant aux Galates : « Je suis très inquiet pour vous parce qu’il y a quelque chose qui ne va pas : vous êtes en train de vous laisser remettre sous le joug de la servitude. » Et immédiatement, il les reprend sévèrement (avec amour, parce que c’étaient ses enfants spirituels). Il leur dit, un peu plus loin, au verset 7 : « Vous couriez bien ; qui vous a arrêtés, pour vous empêcher d’obéir à la vérité ? » C’est la vérité qui nous libère. Jésus nous dit : « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous libérera. » Jésus est la vérité ; il veut nous libérer de la loi et de ses commandements. Il veut nous libérer de tout ce qui est tradition, de tout ce qui est charnel, tout ce qui est humain. Et Paul ajoute : « Cette influence-là ne vient pas de celui qui vous appelle ». Qui est Celui qui les appelle ? C’est le Seigneur. C’est Jésus. Donc, il y avait une influence qui voulait les remettre sous la loi, et cette influence, il la compare à un peu de levain qui fait lever toute la pâte. Donc, dans le travail de libération que le Seigneur veut faire dans nos vies par Sa Parole, par Son Esprit, par la Vérité, dans l’amour et dans la persuasion, le Saint-Esprit va enlever toutes les traces de levain dans notre vie. Vous savez que quand on met un peu de levain dans une pâte, qu’est ce qui se passe, après quelque temps ? Toute la pâte lève. Toute la pâte ! nous pouvons mettre un peu de levain à un endroit de la pâte, remuer un peu, mais c’est toute la pâte qui va être imbibée de l’influence du levain. En ce qui nous concerne, quel est le levain qu’il veut enlever ? C’est l’influence du légalisme religieux. C’est ça, le mauvais levain, puisqu’il parle à des Juifs qui venaient d’être libérés de la loi, mais que certains essayaient de remettre dans le légalisme religieux. Et il disait : « Faites attention ! Parce que s’il y a le plus petit légalisme religieux qui s’introduit, ça va être comme un levain qui va faire lever tout. Et si nous commençons à recevoir une petite influence du légalisme religieux, nous allons être obligés d’obéir à tout le reste. Si nous acceptons un commandement, un petit, nous sommes obligés d’obéir à toute la loi. » Si nous nous faisons circoncire, ce n’est pas seulement la circoncision, c’est tout le reste de la loi qu’il faut prendre ! Donc il faut tout éliminer, en laissant le Saint-Esprit nous éclairer pour qu’Il enlève le vieux levain du légalisme religieux. Et c’est tellement important aux yeux de Paul qu’il dit par la suite, au verset 10 : « J’ai cette confiance en vous dans le Seigneur, que vous ne penserez pas autrement ». nous voyons que Paul est un apôtre et un enseignant. Il éprouve pour les Galates les douleurs de l’enfantement. Il les avait enfantés

au Seigneur, comme un bon évangéliste et apôtre qu’il était, et maintenant, il passait du temps à les enseigner parce qu’il savait que ce n’était pas suffisant de les faire sortir du péché, il fallait aussi que le péché sorte d’eux. C’est comme lorsque nous sortons un noyé de la mer, il faut aussi sortir l’eau de son corps. Il ne faut pas le sortir de l’eau seulement, il faut sortir l’eau de ses poumons. De même nous avons été sortis du monde, il faut sortir le monde de nous maintenant, par le travail du Saint-Esprit. Et le monde, c’est aussi la religion, y compris la loi juive, qui pourtant était bonne. Mais nous ne sommes plus sous cette loi-là maintenant. Paul leur dit : « Un peu de levain fait lever toute la pâte.

J’ai cette confiance en vous, dans le Seigneur, que vous ne penserez pas autrement. Mais celui qui vous trouble, quel qu’il soit, (qui étaient ceux qui les troublaient ? C’étaient des gens qui venaient essayer de les remettre sous le judaïsme.) en portera la peine ». Et il dit, au verset 12 : « Puissent-ils être retranchés ceux qui mettent le trouble parmi vous ». C’est quelque chose de très fort : « retranché », cela veut dire : mis à mort. Cela veut dire : « mis de côté », mais dans le langage juif de l’époque, retranché cela voulait dire « exterminé, maudit ». Pour nous, aujourd’hui, il y a une telle confusion spirituelle, que l’on se dit : « Ce n’est pas si grave, ce sont des petites choses. » C’est vrai qu’il y a une progression dans la marche dans la liberté du Seigneur. Donc il faut toujours être rempli de l’amour du Seigneur pour aider les autres à avancer, et ne pas leur donner des coups de Bible sur la tête en disant : « Toi, tu ne marches pas droit, alors Bing, voilà pour toi !  » Non. Jésus ne faisait pas cela. Paul dit aux Galates : « Insensés de Galates ! » Mais il dit aussi : « J’éprouve pour vous les douleurs de l’enfantement jusqu’à ce que Christ soit formé en vous. » Et c’est ce qu’il fait avec les Galates. Il essaie de leur révéler la vérité, mais en les laissant libres de choisir. Il ne fait pas comme un dominateur qui arrive et qui dit : « Je vous ordonne de faire ci, de ne pas faire ça… » S’il faisait cela, il prendrait les moyens de ceux qu’il combat. En tant qu’apôtre, il les enseigne

dans l’Esprit et il fait confiance au Seigneur. « J’ai cette confiance en vous, dans le Seigneur, que vous ne penserez pas autrement ». Paul leur dit : « Je vous explique la Parole du Seigneur, je vous remets à Sa grâce pour que le Saint-Esprit vous persuade, et que librement vous compreniez ce que je vous dis, que vous le preniez, et que vous marchiez dans cette vérité, maintenant, dans la liberté. Et si il y en a qui viennent vous troubler, puissent-ils être retranchés ! » Et là, l’apôtre était ferme.

Quelques années après sa conversion, Paul a été appelé par le Seigneur, et dès le départ, il n’a consulté ni la chair, ni le sang (Galates 2). Nous, nous aurions pu dire par exemple : « Je me suis converti mais il y a les saints apôtres du Seigneur, qui étaient là bien avant moi dans la foi, qui ont reçu directement l’enseignement du Seigneur, c’est à eux que je vais demander la direction, ce qu’il faut faire. Je vais aller tout de suite à Jérusalem pour faire leur connaissance et leur demander ce qu’il faut faire. » Paul n’a consulté ni la chair, ni le sang, ni les apôtres, ni rien. Jésus l’avait appelé personnellement. Il est allé trois ans en Arabie recevoir les révélations du Seigneur directement et il a commencé à les répandre autour de lui sans connaître pratiquement un seul des apôtres, sinon Céphas, c’est-à-dire Pierre dont il a fait la connaissance trois ans après sa conversion, quand il est monté à Jérusalem. Puis quatorze ans après, au chapitre 2, Paul dit : « Je montai de nouveau à Jérusalem

avec Barnabas ayant aussi pris Tite avec moi » pour faire connaissance des apôtres et leur expliquer ce qu’il avait reçu du Seigneur pour les enseigner. Alors, dans l’Eglise, corps de

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Christ, c’est comme ça que le Seigneur veut faire. Le Seigneur n’a que faire des dominateurs spirituels, des papes et des grands chefs spirituels de toutes les religions chrétiennes. il ne faut pas critiquer ceux qui acceptent ce genre d’organisation-là, ce n’est pas dans cet esprit qu’il faut le faire , mais le faire dans l’esprit du Seigneur (le modèle, c’est la Parole de Dieu). On voit comment Paul, l’apôtre, s’entretenait avec Pierre, apôtre, qui était l’un des plus considérés ou le plus considéré des apôtres : on voit que c’étaient des relations dans la liberté de l’Esprit et dans l’amour. Paul savait très bien que Pierre avait été appelé apôtre par Jésus, et que le Seigneur avait une mission spéciale pour Pierre. Mais il savait aussi qu’il avait été appelé, lui, Paul. Et la preuve de son apostolat, c’était : les signes, la patience, et les fruits qu’il portait, et les messages qu’il donnait. Donc 17 ans après sa conversion, il va à Jérusalem, et il fait la connaissance de certains autres frères.

Au chapitre 2, et au verset 3, il dit : « Mais Tite, qui était avec moi, et qui était Grec, ne fut pas même contraint de se faire circoncire (Tite n’était pas Juif, il était Grec, donc ancien païen). Et cela, à cause des faux frères qui s’étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus-Christ ». Ces faux frères étaient des Juifs qui se disaient chrétiens, mais qui n’étaient pas libérés de la loi juive, et qui s’étaient glissés furtivement au milieu des Chrétiens, pour épier la liberté qu’ils avaient en Christ, pour essayer de les remettre sous le joug religieux des Juifs. Et Paul ne pouvait pas accepter cela.

Et un peu plus loin, on voit quelle est son attitude. Il dit, au verset 5 : « Nous ne leur cédâmes pas un instant et nous résistâmes à leurs exigences, afin que la vérité de l’Evangile fût maintenue parmi vous ». C’est extrêmement important d’avoir cette attitude-là. Mais nous voyons qu’au départ, il faut avoir nous-mêmes reçu la révélation du Seigneur. Nous avons reçu une révélation du Seigneur, par Sa Parole et par Son Esprit. Et chaque fois que nous recevons une révélation du Seigneur, il nous rend responsables de l’appliquer nous-mêmes dans notre vie. Et ensuite, il nous rend responsables d’enseigner les autres pour qu’ils l’appliquent. Mais dans une relation d’amour. Pas de contrainte et pas de domination. Et là, on voit comment Paul a agi avec Pierre. Il dit, au verset 6 : « Ceux qui sont les plus considérés (quels qu’ils aient été jadis, cela n’ ‘importe peu : Dieu ne fait point acception de personnes), ceux qui sont les plus considérés ne nous ‘imposèrent rien ». Pierre, Jean, Jacques, et les autres apôtres n’ont pas imposé à Paul quoi que ce soit. S’ils l’avaient fait, ils seraient sortis de l’évangile de Jésus-Christ. Ils l’ont écouté et ils se sont laissés persuader par Paul quand ils ont compris qu’eux mêmes étaient dans l’erreur sur un certain point. Au verset 11, Paul dit : « Lorsque Céphas (l’apôtre Pierre) vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible ». Il avait beau être Pierre, l’aîné des apôtres, il était répréhensible ; il y avait des reproches à lui faire ! Et quels étaient les reproches ? C’est qu’il avait laissé le levain de la religion entrer à nouveau en lui. En effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques (de Jérusalem), Pierre mangeait avec les païens (parce qu’il était libre en Christ). La loi juive interdisait aux Juifs (même maintenant) de manger avec un païen. Un vrai Juif pratiquant ne mangera jamais avec un païen. Paul nous montre que maintenant, quand on est libéré en Christ, on peut le faire. Par amour pour ces païens, on va aller partager leur repas et leur parler du Seigneur. On ne va pas se souiller. Ce n’est pas ça qui va nous souiller, c’est le péché qui va nous souiller. Mais là, parce qu’il y avait quelques personnes, des Juifs devenus chrétiens, venus de Jérusalem,

qui étaient encore un peu judaïsants, Pierre, qui les a vus arriver, a eu peur d’eux. Et lui qui, avant, était libre de manger avec des païens, quand ces Juifs devenus chrétiens sont arrivés, il a eu peur d’eux et il a cessé d’aller manger chez les païens. Il est devenu hypocrite. Il a perdu sa liberté en Christ par crainte des représailles. Et il a arrêté d’aller manger avec les païens. Et ça, c’est un reproche que le Seigneur lui a fait. Mais Paul avait l’Esprit, et l’œil spirituel ouvert. Il ne s’est pas dit : « Pierre est le doyen des apôtres, il faut fermer sa bouche et ne rien dire, soyons soumis, ne disons rien. Non, il n’a pas dit cela ! Il a dit : « Il y a un danger terrible pour l’église du Seigneur ! Si les chefs commencent à faire ça, qu’est-ce que ça va être pour les autres ! Tout le monde va s’y mettre. Et ça va être un levain qui va entrer dans l’église et qui va la remettre sous le joug de la religion dont Christ est venu la libérer. » Alors, il s’est opposé au grand apôtre Pierre publiquement et en face. Je lis dans Galates 2, au verset 13 : « Avec lui les autres juifs usèrent de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie. Voyant qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Evangile, je dis à Céphas, en présence de tous (Vous vous rendez compte : tous, publiquement !) : Si toi qui es juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser ? » « Ça veut dire que nous retournons dans la loi juive, et que nous allons entraîner les autres, qui viennent du peuple païen, qui se sont convertis à Christ, nous allons leur faire croire qu’ils doivent eux aussi adopter les coutumes juives ! Alors maintenant, ces pauvres païens qui étaient sous l’esclavage de Satan, qui ont été libérés, qui sont tout content d’avoir été libérés, ils voient que nous, nous ne voulons plus maintenant manger avec les païens sous prétexte de ne pas nous souiller parce que nous sonnes un ancien Juif ; alors, les pauvres païens qui viennent de se convertir à Jésus vont être entraînés à faire la même chose ! Ils vont dire : Nous aussi, nous n’allons plus manger avec les païens maintenant, comme l’apôtre Pierre, on n’y va pas. Et l’hypocrisie va se glisser dans tout le peuple du Seigneur. » Paul arrête cela tout net ! Il dit à Céphas en présence de tous : « Tu es un hypocrite : stop, ça suffit avec ta religion ! La loi de nos ancêtres était bonne et parfaite, mais maintenant nous ne sommes plus sous cette loi, nous sommes sous la loi de l’esprit de liberté et l’esprit de vie, et maintenant nous pouvons manger avec les païens. Enlève cette hypocrisie de ta vie ! » Il n’est pas dit ce que Pierre a fait, mais je suis sûr qu’il a eu une bonne réaction. Quand on voit dans sa deuxième épître, Pierre lui-même dire : « Notre cher frère Paul, qui a reçu de grandes révélations du Seigneur…, écoutons ses écrits, parce que c’est la parole de Dieu. Il y a des choses un peu difficiles à comprendre lorsqu’il écrit, mais c’est la Parole de Dieu » (2 Pierre 3:16). Donc, voyez l’attitude de ces responsables d’église à cette époque ? Ils respectaient avant tout le Seigneur et sa Parole, ils cherchaient à développer leur communion personnelle avec Dieu et s’il y en avait un qui déraillait, il se laissait reprendre par l’autre qui lui disait vraiment une vérité de la part du Seigneur. Et c’est comme ça que la vérité libératrice avançait dans le peuple de Dieu. Et ces païens qui devenaient chrétiens se rendaient compte qu’ils n’étaient plus soumis à une loi qui était pénible et impossible à appliquer même pour les Juifs, ils étaient dans la liberté de l’Esprit. Et c’est la liberté qui les enseignait pour qu’ils obéissent de tout leur cœur.

C’est très important, parce qu’aujourd’hui on voit dans l’église de Jésus-Christ une organisation de l’Eglise qui ne correspond plus du tout à l’organisation telle que le Seigneur l’a prévue. Aujourd’hui, on a mis toutes sortes d’intermédiaires entre les hommes et Dieu :

certains prêtres et pasteurs, ou d’autres, qui ont quitté le rôle que le Seigneur leur demandait, c’est-à-dire uniquement de travailler pour édifier les brebis et les aider à grandir. Le rôle d’un serviteur du Seigneur, c’est uniquement celui-là : édifier les brebis et les aider à grandir ; il est au même niveau que les brebis, il a une responsabilité plus grande, et sa responsabilité c’est de recevoir du Seigneur un ministère ou quelque chose qui va permettre aux brebis de grandir dans la liberté de Christ. Chacun a sa place. L’évangéliste, lui, arrache des âmes à Satan, ensuite il les remet entre les mains des docteurs, des pasteurs ou des prophètes qui vont leur apporter la Parole du Seigneur. Et la présence du Seigneur dans le cœur de tous ces nouveaux convertis va attester que ce qu’ils reçoivent est bien du Seigneur ou non. Ça c’est important. Et puis, à ce moment-là, l’ayant reçu par la foi, ils vont grandir dans la liberté de Christ. Ils vont se dégager de tout ce qui était un fardeau et un poids. Ceci est dis parce que l’on ne se rend pas compte à quel point le poids des traditions religieuses est important dans l’église de Christ ! Je prends l’exemple de Pâques. Je sais qu’il y en a qui sont très attachés à la tradition de Pâques. Ôtons le vieux levain et faisons attention de ne pas retourner aux traditions dont nous sommes sortis. Et pour la fête de Pâques, il ne s’agit même pas des fêtes de la tradition juive, fêtes qui, elles, étaient les seules bonnes au temps de la loi. Il y a aussi des traditions religieuses chrétiennes qui n’ont aucun support dans la Parole du Seigneur, qui ne sont soutenues par aucune parole du Seigneur, et qui se passent dans la semaine dite de Pâques. Dans certaines religions, catholique, ou même protestante, on fait un certain nombre de cérémonies qui nous rappellent la mort, la résurrection de Jésus, les trois jours, le vendredi saint, le dimanche, le lundi. Mais est-ce que nous

avons réalisé que ce sont des traditions purement religieuses ? Je ne suis pas là pour juger ceux qui les pratiquent ou ceux qui sont encore attachés à ces choses. En tant que serviteur du Seigneur, je suis là pour ouvrir les yeux sur ce levain et montrer d’où il vient. Il vient de religions chrétiennes que nous avions quittées. Le diable essaie de vous remettre sous le joug de la religion par des pratiques qui ne sont plus du Seigneur, et qui représentent un levain de joug religieux. Si nous laissons se développer ce levain dans notre vie, il va s’étendre petit à petit à d’autres domaines. Ce que le Seigneur veut enlever de nos vies, c’est l’esprit religieux comme Il l’a fait pour ces Juifs du temps de Paul. Nos traditions catholiques ou protestantes ne sont souvent même pas bonnes devant le Seigneur parce qu’elles sont issues de pratiques qui ne sont pas appuyées sur la Parole du Seigneur. prêcher ou enseigner un jour correspondant à l’époque d’une certaine fête, catholique ou protestante, nous allons jamais choisir ce jour-là pour parler de la fête en question. Le jour de la Pentecôte, nous n’allons jour de la Pentecôte, on va lire dans les Actes des Apôtres ce qui s’est passé… » Parce que si nous le faisons, nous savons que nous nous remettons sous le joug religieux. Et quand nous entrons dans une église, nous sentons immédiatement l’esprit religieux à l’œuvre dans cette église, même si nous ne voyons pas quelque chose ce manifesté immédiatement. Et cet esprit religieux vient de nos pratiques passées. Il faut, bien-aimés, que nous en soyons libérés. « C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis ». Je ne juge personne. On n’a pas le droit de juger. Mais faisons attention, mettons-nous devant le Seigneur, et demandons-lui si ce qui est dis vient vraiment du Seigneur. Si ça vient vraiment du Seigneur, le Saint-Esprit va l’attester dans nos cœurs. Il va nous dire : « Je veux te donner une liberté un peu plus grande, que tu n’avais pas jusqu’ici. » La Pâque des Catholiques ou des Protestants ne correspond

même pas à la Pâque juive, donc si nous voulions fêter encore la Pâque, ce serait la Pâque juive qu’il faudrait commémorer, si nous voulons commémorer quelque chose. Mais la Pâque des Chrétiens n’a plus rien à voir avec la date de la Pâque juive. Tout simplement, une date symbolique a été prise parce que la fête correspondait à ce que les responsables ont décidé. Alors derrière cet esprit qui nous pousse à commémorer certaines fêtes, que ce soit Noël, que ce soit Pâques ou la Pentecôte, en attachant une importance spirituelle à cela, il y a un grand danger spirituel pour nous tous. Quand nous sommes avec des catholiques qui fêtent la Pâque et qui fêtent la Pentecôte, nous ne voulons pas nous mêler à eux et même si la circonstance veut que nous soyons parmi eux ( pour accompagner un membre de nos familles ou autres) nous ne faisons aucun trouble, nous n’allons pas les secouer, aller leur dire : « Vous faites mal ! » Et dans certaines occasions, nous irons même dans une église catholique si je sens que le Seigneur me demande de le faire pour le travail auquel il m’appelle. Pas pour participer aux cérémonies, mais parce qu’il y a quelque chose qu’Il nous demande de faire. Mais nous n’irons pas , chacun d’entre nous , par un attachement personnel à une signification de la fête en elle-même. Ce n’est pas ça qui va améliorer nos relations avec Jésus, si nous fêtons Pâques ou la fête de Noël. Notre relation avec Jésus ne va être améliorée que par notre obéissance au Seigneur, à Sa Parole. Les Chrétiens qui fêtent Noël et qui fêtent Pâques ne sont pas des ennemis du Seigneur, mais ils sont des frères et sœurs qui ont encore gardé un levain de tradition religieuse qui ne vient pas de la Parole du Seigneur. Et il faut absolument nous en libérer. Il le faut, bien-aimés, il le faut ! C’est extrêmement important de comprendre que le Seigneur veut faire passer par la croix tout ce qui nous était le plus cher dans nos traditions religieuses passées, qui viennent, non pas de l’esprit mais de la chair et des hommes. A partir du moment où Paul a été libéré, il n’y a eu plus rien à faire dans sa vie avec les traditions religieuses juives. Il lui est arrivé de retourner au temple pour faire un vœu, mais c’était uniquement pour essayer de gagner les Juifs ! Ce n’était pas parce que lui était attaché à une pratique de la loi, pas du tout ! Paul dit : « Je me fais Juif avec les Juifs… » mais il dit :  » En Christ, il n’y a ni Juif, ni païen !  » On est tous libérés de ces choses-là. Dans l’épître aux Galates, regardez ce qu’il dit au chapitre 4 et au verset 8 : « Autrefois, ne connaissant pas Dieu… »

_Bien-aimés, c’était mon cas ! Je suis né à Besançon comme beaucoup, j’ai vécu dans la vallée d’Ornans ou la religion Catholique est fortement représenté, j’ai été élevé par une maman catholique qui , sans le savoir m’a permis de rester prés du seigneur même éloigné un temps de lui dans mon existence ,j’était imprégné jusqu’au cou de la religion catholique qui malgré elle nous dirige dans nos vies sur des sentiers d’égarements et bien responsable de cette éloignement , et je ne suis pas là pour être contre le catholicisme, , ou contre les Jésuites, pas du tout. Il y avait là des gens très bien qui m’ont apporté de bonnes choses sur le plan personnel, il y avait des hommes de valeur, mais sur le plan spirituel, ce ne sont pas eux qui m’ont amené au Seigneur. Quand la Parole de Dieu m’a touché, dans mon cœur, elle m’a mis en relation personnelle vivante avec Jésus et avec Sa Parole à Lui. Et à partir de là, le Seigneur a commencé un travail de nettoyage. Et ce fut un nettoyage pénible. Parce que la croix, ça fait mal. Comme pour le baptême d’eau par immersion. Qu’est-ce que j’ai souffert pour arriver à comprendre qu’il fallait que je passe par ce baptême-là, qui était le seul que Jésus avait institué comme ça ! le Saint-Esprit me ramenait toujours à la Parole,

il a fait un énorme travail en moi, j’ai été bien souvent empêché par l’ennemi ou mis en erreur par toutes sortes de conflit et de mauvais raisonnement , mon comportement fut troublant un temps pour mes proches et autres. ……..Et puis j’ai craqué ! Je sais bien que ce n’est pas le baptême qui sauve. Ce n’est pas le baptême à lui tout seul qui sauve, c’est la foi et la confirmation de cette foi par un passage à l’obéissance, par un baptême qui représente la mort et la résurrection en Jésus. Donc si j’ai compris ce que c’est que la foi, le Seigneur va guider mon esprit vers la compréhension du baptême. Et Il va me permettre de comprendre que je dois abandonner la tradition religieuse. Et c’est ce que Paul dit ici dans Galates 4:8 : « Autrefois, ne connaissant pas Dieu, vous serviez des dieux qui ne le sont pas de leur nature ». Et savez-vous quel était le Dieu que je servais ? C’était le dieu religieux. Ce n’était pas le vrai Dieu. Mon enseignement catholique m’avaient apporté certaines connaissances de la Parole, mais je n’avais pas de vie en moi. Donc, ce que j’avais, je l’assimile à un dieu religieux. C’était un dieu religieux qui dominait ma vie. Ce n’était pas le vrai Dieu ! Paul dit dans Galates 8 à 10 : « Autrefois, ne connaissant pas Dieu, vous serviez des dieux qui ne le sont pas de leur nature ; mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore ? Vous observez les jours, les mois, les temps et les

années » C’est-à-dire les fêtes ; vous observez les fêtes religieuses ! Les jours, les mois, les temps et les années : « Tiens, aujourd’hui c’est Noël ! Aujourd’hui, c’est Pâques ! Aujourd’hui c’est Pentecôte ! » Paul disait : « Ce sont des faibles rudiments humains auxquels vous voulez vous asservir encore ». A l’époque de Paul, ce n’étaient pas des fêtes chrétiennes, il n’y en avait pas encore. C’étaient les fêtes religieuses juives. Mais ces fêtes étaient très importantes pour les Juifs de l’époque Mais maintenant nous avons été libérés. Moi qui étais catholique, qui connaissais l’importance de Noël, Pâques, la Pentecôte, l’année Sainte, l’année du Jubilé, et de toutes ces fêtes et encore il faut l’avouer , nous sommes de la génération ou l’ on pensait plus aux cadeaux, aux enveloppes, aux repas de familles et plus tard le profits des jours fériés pour ne pas travailler….. quand le Seigneur m’a révélé petit à petit la vérité, il m’a libéré de tout cela, complètement ! Je ne suis plus retourné aux fêtes, aux jours, aux mois et aux années. Ce sont des choses qui sont instituées par les religions humaines, à l’image bien souvent de la religion juive. Aujourd’hui , nous nous retrouvons en famille par traditions plus commercial que religieuse pour ces fêtes Quand on regarde de près, on se rend compte à quel point le christianisme a repris et calqué beaucoup de choses de la religion juive, avec un habillage chrétien. En fait, ce que le Seigneur voulait, c’est que tout cela disparaisse, pour que nous puissions marcher dans la liberté de l’Esprit. Et la liberté de l’Esprit, c’est la liberté de faire ce que Dieu veut, c’est-à-dire avant tout de ne pas choquer les autres et de leur montrer de l’amour. Si je suis avec des chrétiens évangéliques qui attachent de l’importance à Pâques, je vais les laisser attacher de l’importance à Pâques, mais je leur dirai par un langage simple , patient et tous doucement que cela n’est pas se que dieux attend de nous , tout en sachant que j’ai un travail à faire en tant qu’enseignant et une responsabilité de prière, pour leur montrer qu’il y a quelque chose de mieux pour eux. Sinon, ils ne vont pas être dans la pleine liberté des enfants de Dieu. Ce que je désire, c’est voir les enfants de Dieu grandir dans le Seigneur, dans la liberté qu’Il nous a acquise. Le Seigneur a un plan merveilleux pour chacun de nous, mais s’Il a affaire à

des hommes et des femmes qui sont ligotés par des traditions religieuses, il ne va pas pouvoir s’en servir comme il le voudrait. Il va s’en servir jusqu’à un certain point, mais pas plus. Et le fait de libérer un peu les frères ou les sœurs, ça permet au Saint-Esprit d’aller plus loin. Nous comprenons ceux qui passent par là parce que nous-mêmes nous y sommes passés. Le Seigneur a mis en particulier sur mon cœur un grand fardeau pour le peuple catholique. J’ai un fardeau pour ce peuple catholique parce que j’ai vu combien d’âmes, belles et sincères, sont là, voulant servir le Seigneur, mais plongées dans les ténèbres de la religion et de l’incrédulité par rapport à la Parole du Seigneur, parce qu’elles n’ont pas de bergers qui les enseignent dans la vérité. Eh bien, ces âmes-là, qui croupissent dans les ténèbres, tout en voulant de tout leur cœur servir le Seigneur, c’est un fardeau ! On doit prier pour que la lumière se fasse et que le Saint-Esprit vienne et qu’Il illumine les cœurs et qu’après, quand ils se convertissent, le Saint-Esprit continue à travailler pour libérer encore, et encore, et encore. Comme ces Juifs avaient encore besoin d’être libérés du Judaïsme, les Catholiques qui se convertissent au Seigneur ont besoin d’être libérés du Catholicisme. Des Protestants qui se convertissent au Seigneur ont besoin d’être libérés du Protestantisme. Des Darbystes qui se convertissent au Seigneur ont besoin d’être libérés du Darbysme, parce qu’il y a des tas de choses qui se sont rajoutées peu à peu, plus au moins, mais peu à peu, à la vraie Parole du Seigneur, et ça fait des couches et des couches, des épaisseurs qui pèsent sur nos vies et le Seigneur veut nous faire respirer au large. Et ensuite, dans Galates 5:13, il dit : « Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair. Mais rendez-vous, par l’amour, serviteurs les uns des autres ». Voilà ! Je ne peux que dire la vérité de l’Esprit avec amour et il m’en donne les moyens qu’il veut me donner certes différente de certaine mais je suis quand même un serviteur même petit Je vous dis la vérité que je sens dans mon cœur, mais je suis votre serviteur même petit dans le Seigneur. « Car toute la loi est accomplie dans une seule parole : tu aimeras ton prochain comme toi-même ! » Donc pour nous qui sommes chrétiens, c’est tous les jours que Christ est ressuscité. Pour nous qui sommes chrétiens, c’est tous les jours qu’Il est né dans ce monde. Chaque fois que nous prenons la cène, qu’est-ce nous fêtons ? La mort de Jésus ! Ce n’est pas seulement le vendredi saint qu’on le fête. C’est chaque fois que l’on prend la cène. On fête la mort et la résurrection de Jésus, tous les jours, pas seulement le dimanche de Pâques, ou le lundi ! C’est tous les jours que nous sommes plongés dans la vie du Seigneur, tous les jours ! Il faut que les anciennes habitudes disparaissent ! La justice m’est donnée, non parce que j’obéis à des traditions religieuses, mais elle m’est donnée parce que j’obéis avec amour au Seigneur. Au verset 16, Paul dit : « Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair ». Marchez selon l’Esprit, cela veut dire que je dois écouter ce que le Seigneur veut que je fasse. Si je commence à me dire : « Il va falloir que j’aille secouer ce frère et cette sœur qui ne vont pas bien du tout ! », cela ne veut pas forcément dire que je marche selon l’Esprit. Ça peut être le cas, mais quand j’entends cette voix-là, je me méfie. Je vais d’abord prier pour être bien sûr que c’est le Seigneur qui parle, parce que c’est peut-être mon cœur personnel ou Satan qui veut essayer de me tromper. Tandis que si vous êtes rempli de l’amour du Seigneur en disant : « Tiens, je vais porter un bon gâteau à mon frère ou à ma sœur qui est vraiment dans les difficultés ou qui passe un mauvais moment, qui est un peu dépressif. Je vais aller le visiter, l’encourager, lui porter un gâteau ou un cadeau », cela est motivé par

l’amour, et vous pouvez être sûr que ça vient du Seigneur, ça ne peut pas venir du Malin. « Marchez selon l’Esprit et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair ». Au verset 2 du chapitre 6 Paul dit : « Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ. Si quelqu’un pense être quelque chose, quoiqu’il ne soit rien, il s’abuse lui-même. Que chacun examine ses propres œuvres, et alors il aura sujet de se glorifier pour lui seul ». Cela veut dire : examine-moi, tremble devant le Seigneur. Si je suis appelé à reprendre les autres, c’est bien, il faut le faire dans le Seigneur, mais je le fait avec amour et surtout, je m’examine moi-même parce que c’est devant le Seigneur que j’ aurai à passer un jour. C’est devant lui que j’ aurai à rendre des comptes. C’est devant lui que j’ aurai à dire : « Seigneur, voilà ce que j’ai fait de ta Parole. » C’est elle qui va me juger ! J’ai vraiment intérêt à crier au Seigneur pour qu’Il fasse par son Esprit une œuvre profonde de révélation de Sa Parole en moi, pour que je puisse marcher dans cette liberté-là. Prions : « Seigneur, je te bénis pour la liberté que tu nous as donnée en Christ. Je languis, Seigneur, de voir cette entière liberté se manifester pleinement dans ma vie, dans la vie de tes enfants, de toute ton Eglise, pour que nous soyons des serviteurs de Dieu que tu peux utiliser comme tu le désires. Je te prie vraiment que tu fasses tomber de nos vies tout ce qui est traditions religieuses, quelles qu’elles soient. Quelle que soit notre origine religieuse, que nous soyons Juifs, que nous soyons Catholiques, Protestants, Evangéliques ou autres, Seigneur, que tout ce qui a pris sa source dans des traditions religieuses humaines soit enlevé par ton Saint-Esprit. Je te prie, Seigneur, que toi-même tu nous éclaires, toi-même tu nous montres comment faire le tri, et garder ce qui est bon, laisser ce qui est mauvais. Seigneur, fais ce travail de discernement dans nos cœurs et libère-nous complètement de tout ce qui est tradition, de tout ce qui est religieux, pour que nous puissions vraiment marcher selon ton Esprit. Seigneur, je te le demande au Nom de Jésus qui nous a libérés, et je t’en remercie, mon Père. Amen. »

                       Soyons tous des sacrificateurs selon l’ordre de

                            Melchisédek, et non selon l’ordre de Lévi.

         Marcher conduit par l’Esprit du Seigneur ou suivre un système

                                           religieux humain.

Je tiens à préciser que la sacrificature selon l’ordre de Melchisédek n’a strictement rien à voir avec l’ordre de Melchisédek des Mormons selon les « révélations » reçues par Joseph Smith, ni rien à voir avec l’ordre de Melchisédek que l’on trouve enseigné dans d’autres mouvements dont les fondements ne sont pas bibliques.

Dieu nous a donné une Parole pour que des petits-enfants puissent la comprendre par le Saint- Esprit. Et les gens qui ont une intelligence humaine très développée ont souvent beaucoup de difficultés à comprendre la Parole parce qu’ils comptent trop sur leur intelligence et pas assez sur le Saint-Esprit. Cela ne veut pas dire qu’il faut être bête ! Mais cela veut dire que notre intelligence doit être mise au service du Saint-Esprit, et pas

l’inverse. Je vais commencer par vous lire un passage dans la première épître de Pierre au chapitre 2. Ce que nous allons voir doit nous permettre de mieux marcher pratiquement avec Jésus sur cette Terre parce que tout ce que le Seigneur nous donne comme enseignement dans sa Parole doit avoir un effet pratique. Il faut que le caractère de Jésus grandisse en nous, et qu’on marche de plus en plus comme Jésus. C’est ça le but du Seigneur. Ce n’est pas de remplir notre intelligence de doctrines et de théories ! Dans la première épître de Pierre au chapitre 2, au verset premier, l’apôtre Pierre dit ceci :

« Rejetant donc toute malice et toute ruse, la dissimulation, l’envie, et toute médisance (Ah ! la langue ! la langue ! …), désirez comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur de la Parole. » Avez-vous déjà vu un bébé téter ? On n’a pas besoin de lui apprendre ! Il le fait tout seul très bien ! Donc, un bébé en Christ, il a en lui la capacité de téter le lait spirituel et pur de la Parole. Nous avons un bon Père spirituel qui nous donne une nourriture, et nous avons la capacité de la téter comme un bébé nouveau-né, on n’a pas besoin d’apprendre. dès qu’on est nouveau-né dans l’Eglise du Seigneur, il nous donne la capacité de boire le lait spirituel de la Parole. Dès le début de notre vie chrétienne, dès le premier jour, le Seigneur commence à nous nourrir, et puis ensuite, on va passer du biberon à des nourritures un peu plus solides et puis ensuite au beefsteak. Mais il faut commencer par le biberon. Il dit ici : « … désirez … le lait spirituel et pur de la Parole afin que vous croissiez par lui » (par le lait de la Parole). Donc le lait de la Parole peut nous faire grandir si on le désire et si on le boit. Ça ne vient pas tout seul ! C’est sûr que le Seigneur, comme une maman, vous donne le biberon mais supposez que le bébé refuse. S’il refuse, c’est qu’il n’est pas bien, il est malade, il a quelque chose qui ne va pas. Un bébé en bonne santé ne refuse pas ce qu’on lui donne quand il a faim. Donc, nous sommes en bonne santé spirituelle quand nous désirons le lait de la Parole et que nous le buvons parce qu’il nous fait grandir. Nous nous plongeons dans cette Parole dans un esprit de prière afin de boire le lait de sa Parole, parce que je sais qu’elle nous fait grandir. Que le seigneur ouvre nos cœurs et notre esprit pour que ça rentre pour que nous puissions grandir en Lui .

« …afin que vous croissiez par lui si vous aviez goûté que le Seigneur est bon. » « Approchez-vous de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu ; et vous-mêmes, comme des pierres vivantes… » Nous voyons que Jésus est la pierre vivante, et nous, nous sommes aussi des pierres vivantes. Il est la tête, on est le corps. On est un avec Jésus. Il est une pierre vivante, il est la pierre vivante qui a rendu vivantes toutes les autres pierres ; et nous, nous sommes des pierres vivantes. Alors, il continue : « …édifiez-vous pour former une maison spirituelle » comme le temple de Salomon avait été construit pour devenir la maison de Dieu, et Dieu est venu habiter dans sa maison quand elle a été terminée selon le modèle. Quand il y avait juste les fondations, le début, Dieu n’est pas venu y habiter. Il a fallu qu’il attende que la maison soit finie pour qu’il descende et vienne habiter dans le lieu Très Saint de la maison du Seigneur. Dès notre nouvelle naissance, le Seigneur vient habiter en nous, mais la maison spirituelle que nous formons n’est pas encore édifiée et finie ! Il y a encore tout un travail que le Seigneur doit faire pour qu’il soit vraiment dans une maison spirituelle ! Ce n’est pas n’importe quelle maison, la maison du Seigneur ! Ce n’est pas une maison faite de mains d’homme ! C’est nous, la maison spirituelle du Seigneur ! Alors voyons ce qu’il dit : « …édifiez-vous ». C’est sûr que

c’est le Seigneur qui est en nous qui nous édifie mais il dit bien : « édifiez-vous ». Édifions-nous ! En faisant quoi ? En buvant le lait spirituel de la Parole qui nous fait grandir. Si nous commençons à négliger la Parole de Dieu, nous allons nous arrêter de grandir et la maison spirituelle de Dieu ne va pas pouvoir être terminée. La plénitude de la présence de Dieu ne va pas pouvoir se manifester comme il le veut. C’est important de bien le comprendre. Et au verset 5 : « Nous formons une maison spirituelle, un saint sacerdoce ». Qu’est-ce qu’un sacerdoce ? En français simple, on dirait : une prêtrise. Une prêtrise, c’est-à-dire un ensemble de prêtres. Que font les prêtres, normalement ? Dans les religions qui nous entourent, les prêtres, d’une part rendent un culte à Dieu, puis ils transmettent à d’autres des choses que Dieu leur donne, des révélations, des bénédictions, des sacrifices. Le prêtre a deux fonctions : une fonction qui est entièrement dirigée vers Dieu – le culte, l’adoration, le service de Dieu, – et puis dans le temple, les prêtres servaient aussi d’intermédiaires entre Dieu et les hommes pour leur apporter quelque chose. Nous, nous savons qu’il n’y a pas d’autre intermédiaire entre Dieu et les hommes que Jésus, mais comme nous sommes un avec Jésus, il dit que nous devons former une prêtrise avec lui pour pouvoir travailler avec Jésus, pour transmettre sa vie à ceux qui ne l’ont pas, ou transmettre ses bénédictions ou ses révélations à ceux pour lesquels il nous demande de le faire. C’est cela la fonction d’un prêtre. Dans l’Ancien Testament, il n’y avait que certains hommes d’une certaine tribu qui étaient prêtres. C’était la tribu de Lévi composée d’hommes destinés dès leur naissance à être des prêtres. Aucune autre tribu ne pouvait fournir des prêtres que la tribu de Lévi. Contrairement ici, il parle à tous les Chrétiens en disant : « Vous êtes appelés tous, hommes et femmes, de quelque race, langue ou origine que vous êtes, à former un saint sacerdoce, des prêtres pour Dieu, des sacrificateurs. » C’est ce qui est écrit ici : « …un saint sacerdoce, pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus- Christ. » Les sacrifices que Dieu nous demande de faire, ce n’est pas de se priver de certaines choses pour lui ! Ce n’est pas cela ! Cela, ce sont les sacrifices dans certaines religions du monde où on se prive de certaines choses pour Dieu. Les sacrifices qu’il nous demande de faire, c’est d’apporter à Dieu des offrandes qui lui sont agréables. Les offrandes peuvent être des prières, des louanges, de l’adoration. Mais l’offrande que Dieu désire le plus, c’est nous-mêmes ! C’est nous qui devons être un sacrifice vivant pour Dieu en tout premier ! On ne va pas sacrifier maintenant des animaux ! On ne va pas sacrifier d’autres personnes ! On va s’offrir en sacrifice à Dieu pour pouvoir devenir un sacrificateur. C’est une grande différence avec l’Ancien Testament ! Les sacrificateurs de l’Ancien Testament n’avaient pas besoin de s’offrir eux-mêmes en sacrifice ! On leur amenait des agneaux, et ils les offraient en sacrifice. Tandis que pour nous aujourd’hui dans la nouvelle alliance , Dieu nous demande, pour être un sacrificateur comme Dieu le demande, de commencer par nous offrir nous-mêmes sur l’autel parce qu’on ne peut pas être un saint sacrificateur s’il reste dans nos vies quelque chose de souillé, d’impur, de charnel ! Et tout le service que nous devons rendre à Dieu doit être fait dans l’Esprit. Pas dans l’âme. Pas dans la chair. Il y a trop de services divins aujourd’hui qui restent au niveau de la chair et de l’âme, des pensées, des sentiments, du décor, des belles cérémonies, des belles chorales, etc. Cela reste au niveau de l’âme ! Cela ne va pas plus loin et ce n’est pas un sacrifice qui est parfaitement agréable à Dieu. Il faut que nous puissions offrir à Dieu des

Comme il dit encore ailleurs au « sacrifices spirituels ». Et pour cela, il faut que nous soyons nous-mêmes spirituels ! Et tout le travail du Saint Esprit dans cette croissance avec le lait de la Parole, c’est de nous faire passer du charnel au spirituel pour qu’on devienne vraiment un sacrificateur comme Dieu le veut, un prêtre comme Dieu le veut, homme ou femme. Comment est-ce que Dieu pourrait se servir d’un sacrificateur qui n’est pas encore passé par l’école de formation de Dieu, cette école qui est ouverte à tous, puisque tous sont appelés par Dieu à être des sacrificateurs spirituels ? Tant que nous serons dans le domaine de la chair, ou dans le domaine de l’âme, le Seigneur va nous faire passer par un certain nombre d’expériences, qui vont nous montrer qu’on a besoin d’aller plus loin, qui vont nous montrer qu’il faut nous offrir nous-mêmes en sacrifice, qu’on abandonne notre vie propre pour être des sacrificateurs acceptables par Dieu comme Jésus, le Grand souverain sacrificateur, a été parfaitement acceptable par le Père. « …un saint sacerdoce. » Et il termine en disant : « …Car il est dit dans les Ecritures : Voici, je mets en Sion une pierre angulaire (c’est Jésus), choisie, précieuse ; Et celui qui croit en elle ne sera pas confus. » Donc, nous avons le moyen de grandir dans la sacrificature en croyant dans la pierre qui est Jésus et bien sûr en sa Parole qu’il nous a donnée. Le chef de toute cette troupe de sacrificateurs s’appelle « le Seigneur Jésus ». Alors, il faut bien comprendre une chose, c’est que dans l’ancienne sacrificature de Lévi, les choses étaient une image, une ombre des choses à venir. Et il est dit dans l’épître aux Hébreux que dans cette nouvelle sacrificature, tout a été complètement changé ! au verset 6, Jésus était issu de la tribu de Juda et pas de la tribu de Lévi ; humainement, il n’aurait aucun droit à être sacrificateur, ni souverain sacrificateur. Mais on est passé à une autre sacrificature que celle de Lévi, on est passé à une nouvelle sacrificature dans l’esprit du Dieu vivant, qui est sous l’autorité directe du Seigneur Jésus, le souverain sacrificateur. Et de même que lui agit maintenant en souverain sacrificateur, nous devons, à son modèle, agir comme sacrificateur comme lui agit. Et en fait, c’est très simple, la sacrificature que Dieu nous demande d’exercer, c’est de marcher par l’esprit. Quand on marche par l’esprit, on est en communion avec Jésus, avec le Saint-Esprit, et on devient des sacrificateurs parfaits entre ses mains. Autrement, on ne peut pas être un sacrificateur dans la nouvelle alliance. . Nous avons maintenant, nous qui sommes sacrificateurs, un grand souverain sacrificateur qui est notre chef et qui nous apprend à être des bons prêtres, à son image. Dans l’épître aux Hébreux, il est dit au chapitre 5 et au verset 5 : « et Christ ne s’est pas non plus attribué la gloire de devenir souverain sacrificateur, mais il la tient de celui qui lui a dit : Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui ! verset 6: Tu es sacrificateur pour toujours selon l’ordre de Melchisédek. » Alors, dans la nouvelle alliance, nous sommes sacrificateurs avec Jésus selon l’ordre de Melchisédek et non plus selon l’ordre de Lévi. L’ancienne sacrificature a été abolie. Il faut comprendre ce que cela représente que d’être dans cet ordre de Melchisédek. Melchisédek est un mot hébreu, qui veut dire : « Roi de Justice« . Et Jésus est sacrificateur pour toujours dans l’ordre de Melchisédek. Donc, il y a un ordre de sacrificateurs qui s’appelle « l’ordre de Melchisédek ». Cet ordre-là a un chef qui s’appelle Jésus, le souverain sacrificateur, et nous, nous sommes avec lui, sacrificateurs dans l’ordre de Melchisédek. Notre monde a des ordres : il y a l’ordre de la Légion d’honneur par exemple, où le niveau maximum, c’est le Grand-croix, mais ils sont tous dans

appris, bien qu’il fût Fils, l’obéissance, par les choses qu’il a souffertes ; et qui, après avoir été l’ordre de la Légion d’honneur. Ici, nous avons un ordre, un vie nouvelle, avec Jésus, et qui deviennent membres de l’ordre de Melchisédek, qui est un ordre de sacrificateurs dont Jésus est le Chef. Donc, il faut comprendre comment cet ordre fonctionne puisque supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, a l’ayant déclaré souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek. » Et c’est pour cela qu’il dit au : « Nous avons beaucoup à dire là-dessus, des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre. » J’espère, mes bien-aimés, que ce n’est pas le cas ici . Que : Jésus « a appris, bien qu’il fût Fils, l’obéissance, par les choses qu’il a souffertes ». Jésus était, par sa naissance miraculeuse, Dieu le Fils manifesté en chair. Et nous aussi, nous avons eu une naissance miraculeuse, surnaturelle, car la nouvelle naissance est une naissance faite par le Saint-Esprit, qui change notre esprit, qui le régénère en Christ. Dans la sacrificature de Melchisédek, nous devons suivre le même chemin. Cela veut dire que, bien que nous soyons fils ou filles de Dieu par notre naissance spirituelle, nous avons tout à apprendre. Un fils de roi qui naît dans son palais va apprendre à être roi en grandissant. Bien sûr, il a une certaine hérédité qui facilite les choses s’il a de la bonne volonté, mais il va falloir qu’il apprenne ! Et l’école du Seigneur, c’est l’école de la souffrance Vous avez bien remarqué : « …ayant appris, bien qu’il fût Fils, l’obéissance, par les choses qu’il a souffertes ». Cela ne veut pas dire que Jésus était désobéissant et qu’il a dû apprendre à être obéissant. Mais cela veut dire qu’il est entré pratiquement dans des actes d’obéissance parce qu’il était obéissant de nature, et qu’il a dû être placé dans des situations où son obéissance s’est manifestée par des actes d’obéissance. Et ces actes d’obéissance se sont passés dans la souffrance ! Du début à la fin de la vie de Jésus, cela a été une vie de souffrance ! Parce qu’on ne peut pas être le Fils de Dieu et quitter le Ciel pour venir dans la chair sur la Terre et voir ce qui s’y passe, et vivre sur une Terre qui est plongée dans le péché et les ténèbres, on ne peut pas le faire sans souffrir ! Il a souffert, il est venu apporter la lumière et la vie, il a été rejeté ! Il a été cloué à la Croix ! Et il a accepté tout cela en vue de la joie qui lui était réservée de pouvoir accomplir pour nous tous, un salut parfait, et de pouvoir devenir le Grand Chef de cette nouvelle caste de prêtres, de sacrificateurs qui allaient agir comme lui et qui allaient faire ce que lui a fait. ensemble de gens qui appartiennent à Jésus, qui sont tous, immédiatement dès qu’ils entrent dans la nous en faisons partie automatiquement par notre nouvelle naissance. Alors, continuons un peu plus loin, Hébreux, chapitre 5 et au verset 7 : « C’est lui (Jésus) qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel, Dieu verset 11 vous n’allez pas commencer à dormir quand il est expliqué des choses difficiles ! Restez bien éveillés parce qu’il y va de votre croissance spirituelle dans l’ordre de Melchisédek. Ce sont des choses difficiles à expliquer mais qui ne sont pas difficiles à comprendre puisqu’on a le Saint-Esprit qui nous les explique. Et je relis ceci, au verset 8

« … et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel ». Pourquoi ? Parce que, maintenant, il est devenu souverain sacrificateur pour toujours selon l’ordre de Melchisédek, du Roi de Justice. Donc, le sceau sur la vie de Jésus, ça a été l’obéissance dans la justice et la sainteté. C’est le sceau

du Saint-Esprit sur les sacrificateurs que nous sommes ! La lecture de la Parole, cette capacité de boire le lait de la Parole que Dieu nous donne dès la naissance, nous est donnée uniquement pour nous apprendre à obéir à sa Parole ! Nous l’apprenons pour remplir notre esprit de la Parole du Seigneur dans l’unique but d’obéir à tout ce que Dieu nous révèle dans sa Parole. Mais dans l’Esprit ! Obéir dans l’Esprit. Pas comme ils le faisaient dans la sacrificature de Lévi : ils obéissaient sous la loi. Ils obéissaient parce qu’on leur avait donné des commandements et qu’il fallait les respecter. Ici, nous obéissons dans l’amour et dans la justice du Seigneur parce qu’on a une vie nouvelle et que le fait que le Seigneur nous révèle sa Parole nous donne le désir d’obéir quand on est sacrificateur dans l’ordre de Melchisédek. Et notre garantie, c’est que là-haut, dans le ciel, maintenant, il y a un souverain sacrificateur pour toujours, qui intercède pour nous et qui nous aide dans ce travail de croissance spirituelle dans lequel nous sommes engagés tous. Mais on ne va y arriver qu’à une condition : obéir. « il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel ». C’est Jésus, l’auteur de notre salut parfait. Le salut parfait consiste à nous transformer en sacrificateurs selon l’ordre de Melchisédek, en sacrificateurs pleinement acceptables, c’est-à-dire des hommes et des femmes qui vont pleinement marcher par l’Esprit du Seigneur, avec un cœur plein d’amour pour le Seigneur, dans l’obéissance parfaite, parce qu’on marche avec l’Esprit du Seigneur. Cette façon-là d’exercer la prêtrise n’a rien à voir avec la manière charnelle d’exécuter la prêtrise dans l’Ancien Testament sous la sacrificature de Lévi, où tout était légaliste, où tout était des commandements, des règles, des ordonnances. Il y avait plus de six cents règles et ordonnances ! Ils devaient travailler dur pour les apprendre et les mettre en pratique le mieux qu’ils pouvaient sans jamais y arriver parce que leurs cœurs n’étaient pas changés. Ils n’avaient pas l’Esprit du Seigneur. Ils n’étaient pas entrés dans la sacrificature selon l’ordre de Melchisédek, qui est spirituelle et non pas charnelle ou légaliste. Et malheureusement, aujourd’hui, beaucoup de Chrétiens, dans beaucoup d’églises chrétiennes, continuent à marcher dans l’ancienne sacrificature. Ils continuent à se comporter comme des Lévites, sous la Loi, à respecter des commandements, des ordonnances parce qu’ils ne sont pas passés ou ils n’ont pas compris qu’ils étaient passés dans une autre sacrificature dont les règles sont entièrement différentes de l’ancienne, et où la loi de Christ s’exprime dans la liberté du Saint-Esprit et la conduite du Saint-Esprit. Il y a une différence très grande, par exemple, dans une réunion d’église conduite par des sacrificateurs qui sont encore dans l’ordre de Lévi et une réunion d’église qui est conduite par des sacrificateurs (c’est-à-dire l’ensemble du Corps de Christ) qui fonctionne pleinement dans l’ordre de Melchisédek. Les premiers restent sous la loi religieuse, tout est fait selon des lois, des commandements, des habitudes, des traditions, même si elles sont bonnes en soi. Ou alors, il y a un mélange (c’est le cas le plus fréquent) de pratiques spirituelles et de pratiques lévitiques, de l’ancienne sacrificature, sous la loi. Il faut entrer dans cette nouvelle dimension qui nous attend. Et nous ne pourrons entrer dans cette manifestation du fonctionnement de la prêtrise de Melchisédek, que lorsque tout ce qui est charnel, légaliste, religieux, structuré selon les hommes, disparaîtra complètement ! Pour quelques uns, cela semble complètement impossible et tout à fait utopique. Essayons d’en parler avec des pasteurs, certains diront : « Mais, comment est-ce qu’une église peut fonctionner comme cela ? Ça ne peut pas fonctionner en pratique !

Ça va être la pagaille ! Si tout le monde fait n’importe quoi et qu’on laisse tout le monde libre de faire n’importe quoi, ça va être la pagaille ! »

C’est sûr que ça va être la pagaille si les membres n’ont pas appris du Seigneur à marcher dans l’ordre de Melchisédek, c’est-à-dire, par l’esprit ! Mais si nous nous réunissons ensemble, un groupe d’hommes et de femmes, qui avons crucifié la chair, qui sommes passés de l’autre côté de la Croix avec Jésus, ou nous avons appris par la souffrance, l’obéissance, ou nous avons appris à renoncer à nous-mêmes et à notre nous personnel, ou nous avons appris à écouter la voix du Saint-Esprit et à marcher dans la direction et le courant du Saint-Esprit, à ce moment-là, nous verrons la différence d’ambiance ! Nous verrons la différence de tenue ! Et nous verrons la différence d’onction et de présence de la gloire de Dieu ! Parce que, dans le cas dont il est parler actuellement , la maison du Seigneur est édifiée et la gloire du Seigneur peut s’y manifester. C’est ce que Dieu veut. Dieu veut que partout où nous allons, nous soyons un sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek en exercice. Et quand nous nous réunissons, ce sont des sacrificateurs selon l’ordre de Melchisédek qui se réunissent, chacun à l’écoute de l’Esprit du Seigneur, ayant appris par le Seigneur, à entrer dans ce travail, dans ce ministère. Il faut avoir cette vision-là et ne pas la quitter, et nous pouvons dire au Seigneur que nous voulons qu’il nous apprennes à être un sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek, c’est à- dire, à l’image de Jésus, semblable à Jésus ». Lisons ce qui est écrit dans Hébreux, au chapitre 6, à partir du verset 17 : « C’est pourquoi Dieu, voulant montrer avec plus d’évidence aux héritiers de la promesse l’immutabilité de sa résolution, intervint par un serment, afin que, par deux choses immuables dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous trouvions un puissant encouragement ». Cela veut dire qu’il y a eu deux choses qui se sont passées, qui nous donnent un puissant encouragement, c’est d’une part, que Dieu a parlé, il a donné sa Parole. Cela aurait dû suffire ! Mais en plus, il a fait un serment ! Aujourd’hui, nous n’avons pas le droit de faire des serments : dans le Nouveau Testament, notre oui est oui, notre non est non. Mais Dieu a la capacité de faire ces serments-là, et il a juré par son propre nom pour confirmer sa Parole. C’est fait par deux choses qui sont vraiment solides ! Nous avons un fondement pour notre espérance. Notre espérance, c’est de fonctionner sur cette Terre comme des sacrificateurs selon l’ordre de Melchisédek. « … afin que … nous trouvions un puissant encouragement, nous dont le seul refuge a été de saisir l’espérance qui nous était proposée. Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide » (Hébreux 6:18 et 19). « La foi est la ferme assurance des choses qu’on espère ». La foi s’accroche à l’espérance. On parle beaucoup de foi entre nous, mais il faut aussi parler de l’espérance. L’espérance, c’est ce que j’espère parce que cela m’a été montré par Dieu dans son plan. Dieu m’a donné sa Parole et Dieu a juré, en disant : « Si tu crois et obéis, cela s’accomplira. Tu vas devenir un sacrificateur vraiment manifesté, plein dans sa perfection comme je le désire, comme Jésus. » Et le fait d’avoir reçu cette Parole me donne l’espérance, le fait d’avoir cette espérance me permet d’avoir la foi, c’est-à-dire une assurance pleine que cette espérance va se réaliser si j’obéis. « Cette espérance … pénètre au-delà du voile, là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours selon l’ordre de Melchisédek (Hébreux 6:19 et 20). Donc, Jésus est allé au-delà du voile parce qu’il est le souverain sacrificateur. Dans l’ancienne

alliance lévitique, le souverain sacrificateur seul pouvait, une fois par an, entrer dans la présence de Dieu dans le lieu Très Saint. Dans l’ordre de Melchisédek, nous pouvons, à chaque instant, chacun de nous, entrer librement dans le lieu Très Saint où se trouve déjà le Seigneur Jésus. Nous voyons la différence de grâce qui nous est donnée par rapport à l’ancienne sacrificature : autrefois, un seul homme une fois par an, aujourd’hui, tout le monde à chaque instant. Mais pas n’importe comment ! Nous n’entrons pas dans le lieu Très Saint en gigotant et en hurlant, en faisant n’importe quoi ; il s’agit de la présence même de Dieu, c’est-à-dire que Dieu est en nous, dans son saint temple. Nous entrons dans le saint temple de l’Eternel, en esprit, dans le lieu Très Saint pour lui offrir des sacrifices agréables. Et nous sommes couverts du sang de Jésus, nous avons un intercesseur, le souverain sacrificateur qui est à la droite du Père. Et nous sommes assis en lui. Et nous avons, à chaque instant, la liberté d’entrer, couverts du précieux sang de Jésus, dans le lieu Très Saint pour être en communion avec notre Dieu. Est-ce qu’on mesure cette grâce et est-ce qu’on en profite ? Est-ce qu’on reste encore dans le parvis extérieur ou dans le lieu Saint, au lieu d’entrer dans le lieu Très Saint ? Vous savez que le temple était composé de trois parties : le parvis extérieur, le lieu Saint et le lieu Très Saint, qui représentent le corps, l’âme et l’esprit. Nous pouvons exercer notre culte et notre sacrificature dans le lieu Saint. Les prêtres qui faisaient le service pouvaient entrer dans le lieu Saint pour faire le service de Dieu mais jamais dans le lieu Très Saint. Donc, si l’Eglise exerce son culte sur le parvis extérieur, c’est-à dire sur le plan purement charnel, ou même dans le lieu Saint, c’est-à-dire sur le plan de l’âme, des beaux sentiments, des engagements émotionnels, des cultes psychiques, cela ne suffit pas ! Le Seigneur doit recevoir de nous une adoration en esprit et en vérité, un culte en esprit et en vérité, une vie toute entière en esprit et en vérité, pour que nous puissions rendre notre culte en permanence dans le lieu Très Saint et marcher sur cette Terre en permanence dans le lieu Très Saint. C’est là la place des sacrificateurs selon l’ordre de Melchisédek parce que nous avons un souverain sacrificateur qui compatit à nos faiblesses, qui nous couvre de son sang et de sa justice, pour nous dire : « Entre maintenant dans le lieu Très Saint et demeures-y ! » « Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire » (Jean 15:5). « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure », celui-là ne va pas quitter le lieu Très Saint de la présence de Dieu. C’est là que nous pouvons recevoir l’onction sainte pour être un sacrificateur agréable au Seigneur. Dieu n’a que faire des sacrificateurs qui exercent leurs métiers sur le parvis extérieur, d’une manière charnelle, ou dans le lieu Saint, d’une manière légaliste, ou d’une manière psychique, « animale » dit Paul, c’est-à-dire de l’âme. Cela ne peut pas faire de bien, ni aux autres, ni au Seigneur ! Cela ne fait du bien qu’à Satan. Satan voudrait que nous continuions à offrir notre culte à Dieu de la manière lévitique, sans prendre nos privilèges de sacrificateurs selon l’ordre de Melchisédek. Parce que quand on entre dans le lieu Très Saint, on devient vraiment dangereux pour Satan. On n’est pas dangereux quand on est dans le lieu Saint ou dans le parvis extérieur. On n’est dangereux que lorsqu’on est dans le lieu Très Saint. On a franchi, comme Jésus, le voile de la chair.et nous comprenons que quand nous sommes arrivé a cette grandeur , nous comprenons les comportements autours de nous , les actions, les paroles car ceci dérange et nous nous rendons compte que beaucoup

autour de nous ressente quelques choses envers notre présence et la peur ou le dérangement s’installe , beaucoup ne comprennent pas et ils mettent la responsabilité sur l’a différence de la personne aux prétextes que nous ne sommes pas comme les autres , pas sociale, ……. Vous savez que dans l’épître aux Hébreux, la chair est comparée à un voile et que quand la chair de Jésus a été crucifiée, c’est là qu’il a déchiré le voile pour l’ouvrir pour que nous puissions entrer, nous, dans le lieu Très Saint. Ce voile a été déchiré, il est maintenant ouvert et l’entrée est libre pour tous les sacrificateurs selon l’ordre de Melchisédek. Il est dit dans Hébreux, , quelque chose de très important : « Ce Melchisédek, roi de Salem ». Melchisédek signifie roi de justice. Salem, c’est shalom : la paix. Donc, ce roi de Justice était roi d’une ville qui s’appelait « Paix ». Ce Melchisédek qui était manifesté dans le livre de la Genèse, du temps d’Abraham, comme roi de Salem, était Sacrificateur du Dieu Très-Haut. C’est lui qui alla au-devant d’Abraham lorsqu’il revenait de la défaite des rois, qui le bénit, et à qui Abraham donna la dîme de tout. Ce Melchisédek a réellement existé sur Terre. Son origine remonte aux origines de l’éternité, c’est-à-dire qu’il est éternel puisqu’il est Dieu. Et du temps d’Abraham, il a été manifesté sur la Terre. Il était roi de la ville de Salem (Jérusalem) et quand Abraham est revenu de la guerre des rois, il a offert du pain et du vin à Abraham et il l’a béni, et Abraham lui a donné la dîme de tout. « En effet, ce Melchisédek, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très-Haut, qui alla au devant d’Abraham lorsqu’il revenait de la défaite des rois, qui le bénit, et à qui Abraham donna la dîme de tout, qui est d’abord roi de justice, d’après la signification de son nom, ensuite roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix » (au chapitre 7Hébreux 7:1 et 2). Il était le roi de justice, le roi de la ville de Paix qui a donné le pain et le vin à Abraham pour le bénir lui, et aussi toute sa descendance. Et nous, nous sommes tous fils et filles d’Abraham par la foi. Dans le sein d’Abraham, il n’y avait pas seulement ses enfants et petits-enfants. Il y avait tous ses fils et ses filles spirituelles dont nous faisons partie, qui ont été bénis par ce Melchisédek qui est roi de Justice, roi de paix. « Il est sans père, sans mère, sans généalogie, il n’a ni commencement de jour ni fin de vie, mais il est rendu semblable au Fils de Dieu ; ce Melchisédek demeure sacrificateur à perpétuité » (Hébreux 7:3). Ce Melchisédek-là n’était pas Jésus sinon il n’aurait pas été écrit « …rendu semblable au Fils de Dieu ». Quand on est semblable à quelqu’un, on n’est pas ce quelqu’un là. Ce Melchisédek était Sacrificateur du Dieu Très-Haut, du Père céleste. Il était « …sans généalogie, il n’a ni commencement de jour ni fin de vie, … et il demeure sacrificateur à perpétuité. » Il a toujours été sacrificateur. Donc, dans l’ordre de Melchisédek aujourd’hui, actuellement, nous avons, Jésus-Christ qui est Souverain Sacrificateur, et nous avons Melchisédek qui est aussi le chef de cet ordre puisque cet ordre porte son nom, et qui est aussi éternel, sans commencement de jour, sans fin de jour et qui est Sacrificateur du Père. Il est donc le Saint-Esprit, manifesté sous la forme de Melchisédek, sacrificateur, roi de Justice. Le Fils de Dieu est Souverain Sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek donc Jésus ne peut pas être Melchisédek. Il serait dit si Jésus était Melchisédek : « Jésus est Melchisédek, le Chef de l’ordre de Melchisédek. » tandis qu’il est Souverain Sacrificateur dans l’ordre de Melchisédek donc, il y a aussi un autre chef. Il y a eu des temps dans la vie d’Israël où il y avait en même temps deux Souverains Sacrificateurs : ça a été le cas quand Jésus a été condamné à mort, il y avait Anne et

Caïphe qui étaient en même temps Souverains Sacrificateurs. Mais là, dans les lieux célestes, nous avons Melchisédek qui est le Saint-Esprit, qui est Sacrificateur pour toujours, et nous avons le Fils de Dieu qui est le Souverain Sacrificateur de cet ordre-là, pour toujours aussi. Et il est important de voir comment l’œuvre de Jésus et l’œuvre du Saint-Esprit sont étroitement associées. Ils sont tous les deux au service de Dieu le Père, bien sûr, puisque Melchisédek était Sacrificateur du Dieu Très-Haut, tout cela dans la trinité de Dieu. Donc nous avons le Saint-Esprit qui travaille avec Jésus à former un peuple de sacrificateurs selon l’ordre de Melchisédek dont Jésus est le Souverain Sacrificateur pour la gloire du Père. Ils travaillent ensemble pour former en nous ce temple de justice et de paix et de sainteté dans lequel Dieu veut habiter. Ce Melchisédek demeure sacrificateur à perpétuité. Le Saint-Esprit est un Dieu saint. Jésus-Christ est un Dieu saint. C’est le même Dieu manifesté en Père, Fils, Saint-Esprit. Et tout dans cet ordre de Melchisédek, doit être fait de manière spirituelle, conduit par le Saint-Esprit. Toute l’œuvre et le ministère du Saint-Esprit consistent à révéler et à glorifier Jésus-Christ. Il ne s’agit pas maintenant, pour nous, de commencer à nous tourner vers le Saint-Esprit, rendre un culte spécial au Saint-Esprit, ne prier que le Saint-Esprit, n’invoquer que le Saint-Esprit ! Certains Chrétiens font cela aujourd’hui. Ils mettent presque complètement Jésus de côté et ne parlent plus que du Saint-Esprit, que de la prière au Saint-Esprit, que de l’adoration du Saint-Esprit. C’est sûr que le Saint-Esprit est Dieu, et moi, je n’ai aucun problème pour lui parler et l’adorer. Mais je dois comprendre, dans le ministère commun du Père, du Fils et du Saint-Esprit, ce que fait aujourd’hui le Saint-Esprit, c’est me révéler Jésus-Christ et sa Parole, et c’est glorifier l’œuvre, la personne, et le ministère de Jésus-Christ. Donc, le Saint-Esprit est toujours heureux quand mes yeux sont sur Jésus, car là, il a accompli son ministère. C’est comme si le Saint-Esprit se mettait un peu en retrait bien qu’il soit Dieu, pour exercer pleinement sa fonction qui est de révéler le Fils de Dieu qui a tout accompli pour nous, qui est l’intercesseur, qui est le souverain sacrificateur, qui est celui qui a tout accompli sur la Croix. Le Saint-Esprit travaille à nous révéler toute l’œuvre de Jésus et de sa Parole, pour nous faire entrer pleinement dans l’œuvre du Seigneur Jésus et la manifester en nous. Donc, il travaille, je dirais, la main dans la main avec Jésus. Il n’y a pas de séparation dans leurs ministères sinon dans la nature de leur travail respectif pour faire de nous des sacrificateurs selon l’ordre de Melchisédek, un ordre spirituel : « …il demeure sacrificateur à perpétuité. » Dans ce même chapitre 7, au verset 11, nous lisons : « Si donc la perfection avait été possible par le sacerdoce lévitique – car c’est sur ce sacerdoce que repose la loi donnée au peuple, – était-il encore nécessaire qu’il parût un autre sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek, et non selon l’ordre d’Aaron ? » Il y avait donc Melchisédek, sacrificateur, et maintenant, il est apparu un autre sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek : c’est Jésus. Melchisédek « …demeure sacrificateur à perpétuité. » et il y a un autre sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek qui est Jésus, qui a été manifesté justement parce que le sacerdoce lévitique ne pouvait rien amener à la perfection ni personne ! Et c’est Jésus, par sa venue et son ministère, qui a maintenant rendu possible la perfection pour nous qui faisons partie de ce sacerdoce selon l’ordre de Melchisédek, « …car, le sacerdoce étant changé, nécessairement aussi, il y a un changement de loi ». Nous ne sommes plus

sous une loi religieuse chrétienne ! Nous ne sommes plus des hommes et des femmes qui vont dans une certaine église, une certaine dénomination, un certain groupe pour faire certaines choses : le culte le dimanche, la réunion de prières le mardi, la réunion d’enseignement le samedi ou le vendredi, les réunions de jeunes…etc. ! Les activités religieuses du système chrétien appartiennent entièrement à l’ordre lévitique ! Ma prière, maintenant, c’est que nous puissions comprendre cela par le Saint-Esprit. C’est que presque toutes les églises chrétiennes aujourd’hui sont encore sous le sacerdoce lévitique, sous des lois et des ordonnances qui ne sont pas spirituelles, qui sont des traditions d’hommes, où on donne des enseignements faux ou mélangés, où la construction de ce Saint Temple formé de sacrificateurs spirituels, ne peut pas se faire comme Dieu le voudrait ! C’est sérieux !

C’est grave ! Ce que nous appelons le système chrétien, ce n’est pas dans un sens péjoratif pour critiquer, mais c’est un système qui maintient les hommes et les femmes, qui sont pourtant des fils et des filles de Dieu, dans une loi religieuse chrétienne qui est encore contrôlée par un sacerdoce lévitique. Le Seigneur veut abolir ce système-là ! Et, je vous assure que le jour vient ! Il est dit que le jugement de Dieu commence par la maison du Seigneur. Tout le travail du Saint-Esprit consiste à nous le faire comprendre. Nous sommes de ceux qui prient en disant : « Seigneur, je ne veux pas passer à côté de ton plan parfait parce que je t’aime et je veux t’obéir, Je ne veux pas m’accrocher à un système qui a été aboli. » Je le relis ici, au verset 12 : « … le sacerdoce étant changé, nécessairement aussi, il y a un changement de loi. » Nous sommes maintenant sous la loi de Christ, qui est une loi spirituelle de liberté, où nous sommes conduits par le Saint-Esprit parce que nous sommes passés par la mort de la Croix et la résurrection avec Jésus, où chacun peut vraiment être un sacrificateur dans l’Eglise comme Dieu le veut. Nous ne sommes plus sous la loi lévitique, et nous n’avons pas besoin de cette soi-disant couverture spirituelle d’un pastorat religieux pour nous protéger comme si Jésus n’était pas capable en tant que souverain sacrificateur, de nous couvrir ! Vous voyez que ces doctrines ont leur source dans la sacrificature lévitique et pas dans la sacrificature selon l’ordre de Melchisédek ! Il y a dans toute la Bible, du début à la fin, des exemples de personnes qui représentent un sacrificateur selon l’ordre de Lévi, et des exemples de personnes qui représentent des sacrificateurs selon l’ordre de Melchisédek. Il y a dès le début l’exemple de Caïn et Abel. Chacun d’eux a offert un sacrifice à Dieu. Caïn a offert le produit de son travail : voilà la sacrificature lévitique. On travaille, on fait des œuvres et des actes, et on va les offrir à Dieu. Ça, c’est l’esprit religieux, même chrétien ! Il n’a pas été accepté par Dieu. Abel était un type de sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek, il a offert un agneau de son troupeau parce qu’il a compris qu’on ne peut pas s’approcher de Dieu autrement que par le sang versé d’un agneau innocent. Il était en communion spirituelle avec Melchisédek, déjà. Et à cause de cela Caïn, qui était dans l’ordre lévitique, a tué son frère et il en sera toujours de même ! Si nous sommes un sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek, et que nous appartenons à une église qui fonctionne dans son ensemble selon le modèle lévitique, nous allons être mis à mort ! Nous n’aurons qu’une chose à faire : partir ! Parce que les deux sacrificature ne peuvent pas fonctionner en même temps ! Impossible ! La sacrificature selon l’ordre de Lévi finit dans Babylone parce que si les Lévites, les pharisiens, les scribes, etc. quand Jésus est venu, étaient vraiment inspirés par l’Esprit de Melchisédek, ils

auraient reconnu Jésus comme le Messie ! Mais déjà, leurs cœurs étaient détournés et ils ont fini dans Babylone, à part quelques-uns comme Nicodème et Joseph d’Arimathée, qui ont compris. Sommes-nous des sacrificateurs selon l’ordre de Melchisédek, le Roi de Justice ? Dieu veut faire de nous « un peuple saint, une race élue, un sacerdoce royal. » Il le dit dans la première épître de Pierre, au chapitre 2, au verset 9, il veut faire de nous des sacrificateurs, c’est-à-dire « une race élue, un sacerdoce royal », des hommes et des femmes qui ont vraiment conscience de leur statut de fils et filles de Roi, qui sont remplis de cet esprit, qui est celui de Jésus, et qui marchent par l’esprit sur cette Terre. Il faut que nous sachions que c’est le plan de Dieu pour nous, et que nous l’acceptons. A partir du moment où nous disons de tout notre cœur au Seigneur que nous en avons assez de tourner en rond dans le désert autour du lieu Très Saint sans jamais y entrer, ou à exercer une sacrificature lévitique qui a été abolie et que nous voulons fonctionner pleinement dans son ordre à Lui, celui de Melchisédek. ». il va se passer des choses qui vont nous faire souffrir ! Nos yeux spirituels vont s’ouvrir ! Mais comme nous sommes dans un monde qui est complètement en dehors de ces choses, et en général dans une église chrétienne qui est dans sa grande majorité dans l’ancienne sacrificature, nous allons souffrir ! Ne nous étonnons pas ! Si nous avons dit de tout notre cœur au Seigneur que nous voulons être un sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek », nous allons apprendre l’obéissance par toutes les choses que nous allons souffrir ! Nous ne serons pas accepté les bras ouverts dans notre église ou dans notre groupe. On va commencer à nous traiter d’homme

(ou de femme) bizarre ou rebelle, parce que nous ne nous plions pas aux traditions et aux lois du sacerdoce lévitique et de ses chefs. Notre seule présence est en train de détruire les fondements de l’ordre ancien !

Nous pensons bien que l’ordre ancien ne va pas nous accepter comme cela ! Nous allons souffrir ! Mais cette souffrance va nous amener à grandir dans l’ordre de Melchisédek pour devenir sur cette Terre, un vrai sacrificateur comme Jésus le veut, à l’image de notre souverain sacrificateur, le Seigneur Jésus.

Lisons dans l’épitre aux Hébreux, au chapitre 7, et au verset 15 : « Cela devient plus évident encore, quand il paraît un autre sacrificateur à la ressemblance de Melchisédek. » Vous voyez bien qu’il est écrit : « à la ressemblance de Melchisédek », et non pas : « Ce Melchisédek, c’est Jésus. » Il est écrit : « à la ressemblance de Melchisédek » parce que Jésus et le Saint-Esprit ont le même cœur, les mêmes pensées, la même sainteté. « …institué, non d’après une loi d’une ordonnance charnelle, mais selon la puissance d’une vie impérissable. » Voilà encore une différence fondamentale des deux sacrificature : le système religieux chrétien fonctionne d’après la loi d’une ordonnance charnelle. Même les lois de Dieu, quand elles sont appliquées comme lois, deviennent charnelles lorsqu’elles ne sont pas appliquées dans l’Esprit.

« …mais selon la puissance d’une vie impérissable. » Ce qui anime le sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek, c’est la puissance d’une vie impérissable. Ce n’est pas une loi, des ordonnances, des cérémonies, des services, c’est une vie impérissable, la vie de résurrection de Jésus, qui nous remplis et qui nous guide chaque jour. « …car ce témoignage lui est rendu : Tu es sacrificateur pour toujours (combien de fois il le dit !) selon l’ordre de Melchisédek. Il y a ainsi abolition d’une ordonnance antérieure. » Abolie,

cela veut dire annulée, finie, à cause de son impuissance et de son inutilité. Mais pourquoi donc y rester ? « …car la loi n’a rien amené à la perfection. » C’est là la différence entre la vie et la loi. Comment réagirait ton église si, un dimanche matin, alors que tu es en train de t’habiller pour aller au culte, le Saint-Esprit te parle clairement et te dit : « Stop ! N’y vas pas ! Va dans la campagne, dans les près ou dans la forêt, j’ai à te parler. » Certains Chrétiens diront : « Mais ça ne peut pas être Dieu qui me parle parce que le dimanche matin, il faut aller au culte. » Quand on est imbibé de la sacrificature lévitique, c’est comme cela qu’on réagit ! Et si tu ne vas pas au culte le dimanche matin et que tu dis à la majorité des membres de ton église : « Le Saint-Esprit m’a demandé d’aller dans les champs ou de faire quelque chose d’autre », quelle va être la réaction la plupart du temps ? « Ça ne peut pas être Dieu qui te parle comme ça parce que le dimanche doit être mis à part pour le service de Dieu ! Tu ne travailleras pas ! » Surtout si le Saint-Esprit te dit : « Ne vas pas au culte ce matin, tu vas aller couper du bois dans la forêt ce matin, parce que là je vais te parler. » Ils diraient : « Mais c’est le jour du Seigneur ! On ne travaille pas ! » Mais où avez-vous vu ça dans la nouvelle alliance ? Le jour du Seigneur, c’est chaque jour de la semaine. Il n’y a pas un jour spécial qui est le jour consacré ! Il n’y a pas des personnes spéciales qui sont des personnes consacrées ! Il n’y a pas des jours spéciaux qui sont des jours consacrés ! Il se trouve qu’aujourd’hui nous retenons l’existence du week-end de la Pentecôte, selon notre calendrier. Eh bien ! dans la sacrificature selon l’ordre de Melchisédek, ça n’existe plus ! C’est une pentecôte permanente. Dans la sacrificature lévitique, on respecte les fêtes ! Dans la sacrificature selon l’ordre de Melchisédek, c’est chaque jour une fête permanente ! C’est chaque jour Pâques ! Chaque jour Noël ! Chaque jour l’Ascension ! Mais vous comprenez que dans la pratique, cela pose des problèmes à l’ordre de Lévi, cela pose de gros problèmes ! Tout le système chrétien religieux aujourd’hui ne tient que par des lois et des ordonnances charnelles qui sont des traditions d’hommes, qui s’efforcent plus ou moins de s’appuyer sur la Bible. Alors que dans la sacrificature selon l’ordre de Melchisédek, ces lois sont inscrites dans nos cœurs et c’est le Saint-Esprit qui nous conduit dans la liberté du Seigneur. Et au chapitre 8, au verset premier, il dit : « Le point capital de ce qui vient d’être dit, c’est que nous avons un tel souverain sacrificateur (qui est éternel, qui a tout accompli par l’œuvre de la Croix), qui s’est assis (maintenant) à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme. Tout souverain sacrificateur est établi pour présenter des offrandes et des sacrifices ; d’où il est nécessaire que celui-ci ait aussi quelque chose à présenter » (et nous aussi avec lui puisqu’on travaille comme Jésus).

Il dit au verset 6 : « Mais maintenant il a obtenu un ministère d’autant supérieur qu’il est le médiateur d’une alliance plus excellente, qui a été établie sur de meilleures promesses. En effet, si la première alliance avait été sans défaut, il n’aurait pas été question de la remplacer par une seconde. Car c’est avec l’expression d’un blâme que le Seigneur dit à Israël (et il pourrait le dire aujourd’hui aussi au système chrétien religieux) : Voici, les jours viennent, dit le Seigneur, où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda, une alliance nouvelle (C’est la nôtre !), non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, le jour où je les saisis par la main pour les faire sortir du pays d’Egypte ; Car ils n’ont pas persévéré dans mon alliance, et moi aussi, je ne me suis pas soucié d’eux, dit le Seigneur.

Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël ces jours là, dit le Seigneur (donc avec nous, sacrificateurs selon l’ordre de Melchisédek, Dieu a déjà fait une alliance, c’est celle-là) : Je mettrai mes lois dans leur esprit, je les écrirai dans leur cœur, et je serai leur Dieu, ils seront mon peuple ». Quand on demande à un Chrétien : « De quelle église es-tu ? » la plupart répondent : « Moi, je suis Baptiste du Sud, ou Presbytérien du Nord, ou Mennonite de l’Ouest, ou de l’église des Vietnamiens de Paris, Pentecôtiste, catholique et plus….. » Mais ça ne sonne pas bien dans la nouvelle alliance ! Nous, nous sommes membres de l’Eglise du Seigneur Jésus, dont lui est le Chef, et le Seigneur est notre Dieu, et nous sommes son peuple. Je suis membre du peuple du Seigneur. C’est sûr que si quelqu’un nous demande dans la rue : « Mais de quelle église tu es ? » Et si tu dis : « Moi, je suis sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek », il ne comprendrait pas ! Il y a des choses qu’il vaut mieux vivre et ne dire qu’à des frères ou à des sœurs qui peuvent comprendre parce qu’ils marchent eux-mêmes par l’esprit. Quand deux sacrificateurs selon l’ordre de Lévi se rencontrent, ils se reconnaissent tout de suite : « Tiens, un collègue pasteur ! » Et quand deux sacrificateurs selon l’ordre de Melchisédek se rencontrent, ils se reconnaissent tout de suite, parce que le voile de la loi religieuse a été ôté. Et nous sommes ensemble dans le lieu Très Saint et nous communions avec Jésus, notre souverain sacrificateur. Et nous pouvons reconnaître un frère, une sueur, qui fonctionne avec les ornements sacerdotaux de sacrificateurs selon l’ordre de Melchisédek et ceux qui sont encore affublés des ornements lévitiques. Ceux qui ont compris, ouvert les yeux, par la grâce de Dieu, qui sont rentrés dans le lieu Très Saint, et qui ont revêtu les ornements du sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek, ne vont penser qu’à une chose : aider leurs frères et leurs sœurs à se débarrasser des ornements lévitiques pour se revêtir des ornements de l’ordre de Melchisédek. C’est là le travail d’un sacrificateur. Maintenant, nous allons aider nos frères et nos sœurs, pour qu’ils deviennent vraiment des sacrificateurs selon l’ordre de Melchisédek, en collaboration évidemment avec Jésus, c’est lui qui fait le travail mais il va se servir de nous pour que nous aidions nos frères et sœurs à devenir des sacrificateurs vrais, pleins, selon l’ordre de Melchisédek, comme le veut le Seigneur. Et dans la Bible, nous avons constamment des exemples qui nous montrent que c’est le cas. Prenons l’exemple des douze fils de Jacob. Vous en avez un qui a eu un destin tout à fait particulier. C’est Joseph, rejeté par tous ses frères, qui a souffert quand il a été vendu comme esclave. C’était un jeune garçon qui avait peut-être quatorze à quinze ans. Quand il a été élevé à la deuxième place dans le royaume de Pharaon, il avait trente ans. Donc, pendant quinze ou seize ans, il a souffert, il a été emprisonné injustement, il a été maltraité, il a été rejeté. Mais partout, la bénédiction de Dieu était avec lui. Il est l’exemple typique de Jésus et du sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek alors que tous ses frères sont des exemples typiques des sacrificateurs selon l’ordre de Lévi, marchant selon la chair, se disputant, se chamaillant, y compris Juda, Lévi et les autres. Mais, dans sa souffrance, Joseph qui souffrait innocemment, de manière innocente, sans avoir rien fait de mal, a compris des choses que les autres n’avaient pas comprises. Et remarquez la manière dont il les a traités. Il les a traités d’une manière spirituelle. Il en a fait enfermer un, puis tous, puis après un autre, et puis, il les a fait languir, il les a pris par une sorte de ruse, mais tout cela n’avait qu’un but spirituel : qu’ils arrivent à la repentance, que leurs yeux s’ouvrent, qu’ils entrent

dans une nouvelle sacrificature ! Parce que lui, dans son cœur, il leur avait pardonné leurs péchés et leurs offenses depuis longtemps ! Sinon, il les aurait fait mettre en prison immédiatement ! Il se serait vengé ! Mais il ne s’est pas vengé : il les a traités spirituellement. Il leur a fait comprendre qui il était, mais bien plus tard, après qu’ils aient souffert pour qu’ils puissent être conduits à la repentance et que leurs cœurs puissent s’ouvrir à autre chose. Puis, quand il s’est fait connaître, qu’il s’est mis à pleurer devant ses frères, il n’y en a qu’un qui s’est jeté à son cou pour l’embrasser : Benjamin ! Les autres tremblaient ! Benjamin était fils du même père et de la même mère. Donc, ils étaient vraiment en communion spirituelle ! De même que deux sacrificateurs selon l’ordre de Melchisédek sont vraiment fils du même père et de la même mère spirituelle, c’est-à-dire de l’Eternel, Dieu Tout-Puissant ! Benjamin et Joseph se sont jetés dans les bras l’un de l’autre, ils se sont embrassés. Et après, Joseph a été un instrument de bénédictions. Lors d’une grande famine dans le pays de Canaan, Joseph a fait venir toute sa famille dans un pays d’abondance dont il était le chef, juste après Pharaon, mais qui lui léguait tout. Le fait d’avoir été sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek a été par la suite une grande bénédiction pour ceux qui étaient encore sous l’ordre de Lévi. Il en sera de même pour nous si nous remplissons pleinement notre service dans l’ordre de Melchisédek. Nous allons probablement être rejeté comme Joseph l’a été, mais il y a un temps où Dieu va nous faire justice et dans un temps de grande famine de la Parole de Dieu, là où nous serons, nous serons celui qui va distribuer le pain et le blé à ceux qui ont faim et soif et qui ne le trouveront nulle part ailleurs. Ce n’est pas dans les églises lévitiques qu’ils vont trouver le pain d’En haut ! Il ne peut être distribué que par des sacrificateurs selon l’ordre de Melchisédek, qui sont rentrés dans le lieu Très Saint, qui ont été nourris par Jésus lui-même et qui peuvent distribuer la seule bonne nourriture qui compte pour notre esprit, une parole du Seigneur donnée dans l’Esprit et reçue dans l’Esprit. Il y aurait tant de choses à dire aussi sur d’autres figures de la Bible qui sont des sacrificateurs selon l’ordre de Melchisédek. Donc, si nous voulons être ce sacrificateur-là, nous devons d’abord réaliser que par notre naissance, nous le sommes, et que nous sommes en train de grandir par la Parole si nous la buvons avec entrain, dans un esprit de prière et de confiance. Le Saint-Esprit va nous révéler le lieu de passage obligé de tous les sacrificateurs selon l’ordre de Melchisédek, c’est-à-dire la Croix, l’abandon de notre vie propre, pour être rempli du Saint-Esprit du Seigneur et de sa révélation, et pour pouvoir travailler avec Jésus. Seigneur, c’est le désir de notre cœur pour nous-mêmes et nous savons que c’est le désir de notre cœur, d’ouvrir le regard, l’œil spirituel de tes enfants pour qu’ils puissent voir où ils marchent, et dans quelle sacrificature ils sont, pour les faire entrer dans l’ordre de Melchisédek pleinement. Seigneur, béni sois tu parce que tu es un Roi de Justice et de Paix, un Roi de Sainteté. Tu as fait de nous une nation sainte, un sacerdoce royal, et tu veux que nous puissions exercer ce sacerdoce à l’image de Jésus. Seigneur, fais ce travail dans nos codeurs et dans le cœur de ceux qui veulent t’obéir, qui ne craignent pas la souffrance, qui savent que tu es avec eux, avec nous, pour nous aider à la traverser parce que tu y es passé toi-même, que tu intercèdes pour nous et que tu es le garant suprême, éternel, de notre héritage. Sois béni, Seigneur. Fais-le, je t’en supplie, Seigneur. Et que même si ce n’est qu’un simple reste aujourd’hui dans le monde, de quelques sacrificateurs selon cet ordre-là, qu’ils

puissent être amenés à être des instruments de pleine bénédiction pour les autres, pour ta gloire aussi, Seigneur. Au nom de Jésus. Amen.

                                              La nouvelle création

           La nouvelle terre, les nouveaux cieux, la nouvelle Jérusalem.

Dans l’Ancien Testament, le peuple de Dieu dans son ensemble ne marchait pas par la foi comme nous pouvons marcher aujourd’hui par la foi, il marchait davantage par la vue. Il fallait donc que Dieu se manifeste de manière visible. Les Hébreux dans le désert, avaient tous les jours une colonne de nuée, et toute la nuit, une nuée ardente. Chaque fois que la colonne se levait pour se déplacer, ils suivaient. Ils n’avaient qu’à regarder la colonne : si la colonne restait sur le tabernacle, ils ne bougeaient pas ; si la colonne se levait un jour et s’en allait ailleurs, ils suivaient. On ne peut pas dire qu’ils marchaient vraiment par la foi : ils avaient foi que c’était Dieu qui les conduisait, mais ils avaient la colonne sous leurs yeux. Tandis que nous, nous avons l’onction du Saint-Esprit. Nous avons la colonne, la nuée du

Saint-Esprit qui repose sur nous, mais elle n’est pas visible, nos yeux de chair ne la voient pas. Nous sommes conduits par l’Esprit du Seigneur qui conduit notre esprit. Donc on doit apprendre à discerner la voix du Saint-Esprit dans notre esprit. Il faut que notre esprit se dégage de plus en plus de la gangue charnelle, pour qu’il puisse comprendre la voix de Dieu, et qu’on puisse vraiment être dirigé par l’Esprit, du matin jusqu’au soir, et du soir jusqu’au matin. C’est notre but, c’est notre désir Seigneur, que nous puissions êtres conduit par Ton Esprit, pour tout. Dans Apocalypse 21 il est dit ceci : « Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus. » A la fin du chapitre 20, au verset 11, on lit que « la terre et le ciel s’enfuirent devant la face de Dieu, et il ne fut plus trouvé de place pour eux ». Vous pouvez vous imaginez ce que cela va être à la fin des mille ans du règne de Christ sur la terre ? Vous savez que Jésus revient bientôt. Le Saint-Esprit avertit partout, dans le monde entier, que le Seigneur revient très bientôt. Beaucoup de chrétiens l’ont entendu tellement souvent, qu’ils finissent par s’endormir un peu en disant : « bon, on l’a déjà entendu, cela fait dix, vingt, trente ans qu’on nous le dit ! » Certains disent : « il y a deux mille ans qu’on nous dit cela ». Le Seigneur revient très bientôt, et chaque jour qui passe est un jour de moins à attendre le Seigneur. « Seigneur, il me tarde que Tu viennes. Cette terre en a besoin. » Quand on voit ce qui se passe en ce moment, on se dit que c’est vraiment le règne de l’Antichrist qui est là, à la porte. Il se prépare, dans les coulisses. Mais Dieu se prépare aussi. Et celui qui aura le dernier mot, c’est le Seigneur Jésus-Christ. Et il ouvre la porte du ciel pour regarder, et le Père sait à quelle seconde Jésus doit descendre, et je suis sûr qu’il a déjà donné ses ordres à l’ange qui doit sonner la dernière trompette, pour lui dire : « Prépare-toi, c’est bientôt l’heure. » Et nous, est-ce que nous sommes prêts ? « Puis je vis

un nouveau ciel et une nouvelle terre ». Que j’aurais aimé être à la place de l’apôtre Jean pour voir ça ! On va le voir bientôt nous aussi. Quand je dis bientôt, à l’échelle de Dieu, c’est peu de temps. « car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus ». (Apocalypse 21:1) Dans la nouvelle terre qui va venir, il n’y aura plus de mer, mais il y aura des lacs, des rivières, des cascades ; l’eau ne va pas manquer. « Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux. Et j’entendis du ciel une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux et sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu ». Dans Hébreux 11, il est dit, en parlant des patriarches, et notamment d’Abraham, qu’il avait les yeux fixés sur la cité qu’il attendait, sur la rémunération qu’il attendait. Cette rémunération, c’est la présence de Dieu devant nous tous les jours, durant l’éternité. Voir Dieu face à face, Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu le Saint-Esprit. Ils vont nous révéler les mystères de la trinité, de Dieu trois en un. Ils vont nous révéler les mystères de la Parole du Seigneur, ce que nous n’avons pas encore compris. Nous aurons une pleine révélation de ces choses, et nos yeux verront Dieu face à face. Et chaque jour qui passe sur cette terre, nous devons constamment avoir les yeux fixés sur ce moment où nous seront dans la Jérusalem Céleste, si nous sommes parmi les vainqueurs, pour l’éternité avec le Seigneur Jésus. Il y aura aussi le nouveau ciel et la nouvelle terre, des endroits qui appartiennent tous au royaume de Dieu, qui seront peuplés des rachetés du Seigneur. Mais la place de choix, c’est la Jérusalem Céleste, là avec le Seigneur, où nos yeux le verront face à face en permanence. Est-ce que vous y pensez parfois, quand la souffrance est là, quand la difficulté vient, quand l’épreuve est là, quand les choses de cette terre nous prennent, nous submergent ? Est-ce que vous vous rappelez, comme l’apôtre Paul le dit, que les souffrances du temps présent ne sont rien, ou sont peu de choses, par rapport à la gloire qui est à venir et qui nous attend. Parce que Dieu nous a réservé un royaume éternel, qui n’aura pas de fin, dont Lui est le Seigneur et le Roi, et où Il nous veut avec Lui en permanence, cela vaut le coup de supporter les souffrances avec fidélité, de supporter les persécutions sans broncher, de marcher par l’esprit en ayant les yeux fixés sur Jésus, de considérer toute chose sur cette terre comme passagère, de savoir qu’il y a une fin pour toute larme, qu’il y a une fin pour la mort, qu’il y a une fin pour les deuils, qu’il y a une fin pour les souffrances. Et même si nous avons la guérison de nos corps promise pour nous sur cette terre, ou la délivrance des démons, cela ne va pas encore pleinement manifester la gloire de Dieu, qui sera manifestée, d’abord à la résurrection, puis ensuite quand nous serons pour l’éternité dans cette Jérusalem Céleste. Il faut que constamment nous ayons à l’esprit que nous sommes destinés à cela. Nous avons un héritage en Christ, par la foi en lui, qui doit constamment nous soutenir, tous les jours qui passent, dans les moments d’épreuves et de difficultés. Lisons le verset 5 : « Et celui qui était assis sur le trône dit : Voici, je fais toutes choses nouvelles ». Vous savez que quand nous sommes en Jésus-Christ, « toutes choses anciennes sont passées, toutes choses sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5:17). Cela commence par la nouvelle naissance en Christ. Déjà en Christ, par la foi, nous avons un renouvellement de toutes choses, nous ne sommes plus soumis aux choses du passé, à

l’hérédité, au péché, à tout ce qui pesait sur nous quand nous n’étions pas en Christ. Tout commence à la nouvelle naissance, et tout continue, là, dans la Jérusalem Céleste : « Je fais toutes choses nouvelles ». Vous vous rendez compte que Dieu va créer un nouveau ciel, une nouvelle terre, et que sur cette nouvelle terre, il va faire descendre d’en haut la Jérusalem Céleste, la Cité de Dieu : 2000 kilomètres de long, 2000 kilomètres de large, 2000 kilomètres de haut ! C’est peut être difficile à imaginer ce que cela peut être, mais enfin c’est ça, ce sont les dimensions de la Jérusalem Céleste : plus de 2000 kilomètres de long, plus de 2000 kilomètres de large, et plus de 2000 kilomètres de haut ! Sur cette terre où tout est plat, quand vous êtes au sommet de l’immeuble le plus haut de la terre vous êtes à trois ou quatre cents mètres, mais imaginez une cité de 2000 kilomètres de haut ! Il y a de la place, il y a de quoi rassembler beaucoup de rachetés ! Je suis sûr qu’il y a encore des places vides qui attendent. 2000 kilomètres ! Je ne sais pas comment elle est organisée, peu de choses nous en parlent dans la Bible, mais je sais une chose, c’est qu’elle sera magnifique, elle sera parfaite : pas de pollution, pas d’accident, pas de problème de trafic, ce sera la ville de Dieu, où l’atmosphère sera entièrement baignée de la présence du Saint-Esprit, de joie, de paix, d’amour, où tout va respirer l’éternité. Nous allons y vivre, si nous sommes vainqueurs avec le Seigneur, nous allons vivre dans une atmosphère d’éternité, de santé divine, de vie éternelle : plus de maladies, plus d’infirmités pour l’éternité. Je voudrais que vous puissiez vous représenter cela par le Saint-Esprit. Nous sommes tellement habitués nous, à vivre sur cette terre dans un corps qui est appelé à la décrépitude, au vieillissement. Même si la santé nous est promise, on n’a pas à cent ans la même vigueur qu’à vingt ans, si on y arrive. Mais dans l’éternité, nous serons éternellement jeunes, beaux, forts, intelligents, remplis du Saint-Esprit. C’est à cela que Jésus nous destine : à être semblables à Lui. Vous croyez que là-haut, dans la Jérusalem Céleste, quand tout sera renouvelé, quand le Seigneur sera là sur le trône avec ses rachetés autour, il y aura des êtres stupides et d’autres intelligents, des handicapés lourds ou légers ? Non, nous serons renouvelés en toutes choses, par la vie de résurrection du Seigneur, et nous serons en Sa présence pour l’éternité, dans la félicité parfaite. Nous nous rencontrerons en permanence les uns avec les autres, et nous pourrons nous dire :

« Tiens, tu te souviens, sur la terre, les moments d’épreuve, comment on pouvait être découragé parfois, et pourtant, si on avait vraiment su tout ce qui nous attendait, on aurait pu être en permanence dans l’ébullition de cœur. » Ce qui nous attend, ce n’est pas quelque chose de triste. Par rapport aux quelques années d’épreuves et de souffrances que nous traversons sur cette terre où les choses ne sont pas encore toutes renouvelées, pensez à une éternité : une éternité qui n’a pas de fin, ce ne sont pas dix, vingt, trente, cinquante ans, cent ans, mille ans, un million d’années, c’est l’éternité. Les savants de ce monde nous parlent des âges terrestres, de l’âge quaternaire, de l’âge primaire. Ils nous disent que le big-bang s’est produit il y a quinze milliards d’années, que là tout a commencé, que la terre a quelques milliards d’années. Mais qu’est-ce que c’est quelques milliards d’années devant l’éternité ? Une goutte d’eau ! Et dans la nouvelle Jérusalem Céleste, nous n’aurons aucune lassitude. Nous serons constamment renouvelés dans la présence du Seigneur, constamment, et ce sera des milliards, des milliards, des milliards, d’âges d’éternité, où nous allons faire des choses, où nous allons apprendre des choses, où la vie sera merveilleuse

avec le Seigneur là-haut, sans mort, sans deuil, sans larme, sans cri. Il vaut la peine de rester fidèle au Seigneur ! Je n’arrive pas à comprendre ceux qui ont commencé à connaître le Seigneur, et qui se retirent, puis qui finissent par le renier, à retourner dans le monde et dans les souillures du monde, ou bien qui s’endorment dans une vie chrétienne tiède, sans penser à toutes ces choses merveilleuses qui nous attendent dans la présence de Dieu, et qui doivent nous renouveler dans la foi en permanence. Méditons sur la Jérusalem Céleste, et nous allons voir si notre esprit ne va pas s’exalter. Lisons un peu plus loin au verset 10 : « Il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne. Et il me montra la grande ville, la sainte Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de

Dieu, ayant la gloire de Dieu. Son éclat était semblable à celui d’une pierre très précieuse, d’une pierre de jaspe transparente comme du cristal. Elle avait une grande et haute muraille. Elle avait douze portes, et sur les portes douze anges, et des noms écrits, ceux des douze tribus des fils d’Israël ». Au verset 15 : « Celui qui me parlait avait pour mesure un roseau d’or, afin de mesurer la ville, ses portes et sa muraille. La ville avait la forme d’un carré, et sa longueur était égale à sa largeur. Il mesura la ville avec le roseau, et trouva douze mille stades (cela fait deux mille kilomètres) Et au verset 18 : « La muraille était construite en jaspe, et la ville était d’or pur, semblable à du verre pur. Les fondements de la muraille de la ville étaient ornés de pierres précieuses de toute espèce ».

Puis au verset 21

: « Les douze portes étaient douze perles (des perles énormes) ; chaque porte était d’une seule perle. La place de la ville était d’or pur, comme du verre transparent. Je ne vis point de temple dans la ville ; car le Seigneur Dieu tout-puissant est son temple, ainsi que l’agneau ». Et nous, nous sommes le temple du Saint-Esprit aujourd’hui. L’Eglise est le temple du Seigneur. Dans la Jérusalem Céleste, le temple, c’est le Seigneur lui-même, avec l’ensemble de ses rachetés qui sont avec Lui. « La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’agneau est son flambeau ». Le Seigneur Jésus-Christ, avec son côté percé, ses mains et ses pieds percés pour l’éternité, est le flambeau de la nouvelle Jérusalem. Cela ne va pas être un roi lointain qui sera sur un trône lointain, comme on en voit sur cette terre aujourd’hui. Les grands, les puissants, qui est-ce qui les contacte, ce sont leurs proches. Mais si vous voulez contacter un grand et un puissant, comme si c’était votre ami intime, vous ne pouvez pas. Vous allez être triés par les secrétaires, les gardes du corps, les chefs de cabinet, puis s’il veut bien vous recevoir, si vous avez une raison majeure et de bons appuis, vous serez peut-être reçus, mais dans la grande majorité des cas, cela n’est pas possible, et vous serez tout simplement éconduits. Tandis que là-haut, nous serons tous admis comme des enfants dans la présence de leur père, dans la présence du Roi des rois, du Seigneur des seigneurs.

Il sera avec chacun de nous dans une intimité personnelle. Nous serons invités personnellement par le Seigneur Jésus à partager les choses qu’il veut partager avec nous. Il aura tout son temps, chacun y trouvera son compte. Il y aura des grandes réunions où nous serons des millions, là devant Lui, à Le louer, à Le chanter, à Le glorifier. Mais il y aura des moments d’intimité mais ayons la conviction dans notre cœur, parce quand lisant, dans l’Apocalypse au début, quand il donne ses avertissements à la dernière église : « Je me tiens à la porte, et je frappe. Celui qui entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai et je souperai avec lui ». Le Roi des rois et Seigneur des seigneurs frappera à ta porte et dira :

« Je viens souper, et passer du temps avec toi ce soir ». On aura tout le temps, l’éternité, pour partager une communion étroite avec le Seigneur. Nous pouvons commencer déjà maintenant dans cette vie, c’est ce qu’il désire. Mais là où nos yeux Le verront face à face, où le Roi, le Seigneur, sera avec nous pour l’éternité, Il viendra chez nous, et Il nous parlera personnellement. « La gloire de Dieu l’éclaire, et l’agneau est son flambeau. Les nations qui auront été sauvées marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire ». Cette nouvelle terre n’a rien à voir avec la terre actuelle. Ce ne sera pas une petite planète comme la nôtre. Si elle est capable d’accueillir cette ville de 2000 kilomètres de haut, ce sera une nouvelle terre qui aura d’autres dimensions. Le rayon de la terre actuelle, c’est 6000 kilomètres. Donc la Jérusalem Céleste fait presque la taille d’une petite planète à elle toute seule. La nouvelle terre va être quelque chose d’immense. On ne peut pas imaginer la différence de dimensions qu’il va y avoir. Et sur cette nouvelle terre qui fera partie du royaume de Dieu, où il n’y aura plus ni mort, ni ténèbres, ni péché, ni rien, il y aura encore des nations qui habiteront, qui la peupleront, mais qui ne seront pas dans la Jérusalem Céleste, qui est réservée à l’Epouse, à l’Eglise du Dieu vivant. Mais ils se verront. On se fréquentera. Il y aura des fêtes communes, puisque là, il dit au verset 24 : « Les nations qui auront été sauvées marcheront à sa lumière, et les rois de la terre… ». Il y aura donc encore une terre, avec des nations et des rois, qui viendront y apporter leur gloire. A certains moments du temps céleste que nous vivrons là-haut, qui n’est pas le même que le nôtre, il y aura les rois de cette nouvelle terre qui viendront apporter leur gloire, dans la Jérusalem Céleste, au cours de cérémonies, de fêtes particulières, qui réuniront les rois et les populations de la terre entière. Continuons la lecture de Apocalypse 21, au verset 26 : « On y apportera la gloire et l’honneur des nations, il n’entrera chez elle rien de souillé, ni personne qui se livre à l’abomination et au mensonge ; il n’entrera que ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l’agneau. Et il me montra un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’agneau. Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois ». Il y a donc aussi là-haut, des mois, des jours. J’entends quelquefois des chrétiens me dire que dans l’éternité, le temps n’existe pas, alors qu’il y aura un temps céleste, puisqu’il y a des jours, des mois, mais ce temps céleste n’a pas de fin. C’est difficile à imaginer pour nous. Mais puisque c’est écrit, je le lis comme c’est écrit : « produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois ». Donc il y a aussi des années, puisque douze mois, cela fait un an. Il y aura des années célestes, des mois célestes, des jours célestes, tout sera mesuré. Comment ? Je n’en sais rien, mais il y aura un temps céleste qui va se dérouler, de même qu’il y a un espace céleste où nous allons vivre. Il y a un temps céleste qui va se dérouler pendant l’éternité sans fin, dans la présence du Seigneur. Imaginez tout ce qui va s’offrir à nous, comme héritage céleste, dans la nouvelle Jérusalem, dans cette nouvelle terre, ces nouveaux cieux dans lesquels Dieu va nous faire entrer. Et Dieu a conçu les choses, pour que même en ayant une éternité devant nous, il y ait tellement de choses à découvrir et à voir, qu’il faudra l’éternité pour le faire. D’abord découvrir la personne du Seigneur lui-même, qui va se révéler pleinement dans toute sa grandeur, dans toute son infinité. Il va falloir l’éternité pour le faire. Mais Dieu va le faire, Dieu va se révéler pleinement à nous. Puis il y a l’univers céleste, ce royaume céleste

que Dieu a prévu pour ses enfants, qui comprend le nouveau ciel, la nouvelle terre, et cette nouvelle Jérusalem dans laquelle nous sommes destinés à habiter, mais où nous n’allons pas être confinés. Dieu nous dira : « Tout est à vous bien-aimés, allez, explorez, recherchez ». On aura le cœur rempli du Saint-Esprit, on ne va pas être conduit par des désirs charnels. On peut avoir une idée de la manière dont le Seigneur travaille, quand on voit comment il a créé au début le ciel et la terre. Il avait créé la terre comme un paradis terrestre pour l’homme et la femme, et les descendants qu’ils devaient avoir. Tout devait être merveilleusement organisé pour satisfaire le cœur de l’homme et de la femme, parce que Dieu était présent sur cette terre, dans la communion avec eux. Mais Dieu n’allait pas leur dire : Ma présence vous suffit, il n’y aura rien d’autre. Dans sa bonté, Dieu a créé sur cette terre toutes choses merveilleuses et magnifiques, pour que l’homme et la femme puissent découvrir et jouir de cette création merveilleuse en plus de la présence de Dieu dont ils jouissaient pleinement. Eh bien dans l’éternité, ce sera cela, mais encore mieux, parce que nous serons passés à travers la porte du salut et de la Croix. Nous aurons compris et adoré le Seigneur Jésus dans toute sa magnificence et dans tout ce qu’il a fait. Et nous allons par la foi recevoir cet héritage merveilleux qu’il a prévu pour nous, ce monde et cet univers céleste qu’il va créer puisqu’à la fin des mille ans Il refait tout. Ce nouveau ciel, cette nouvelle terre, cette Jérusalem Céleste, il va nous demander de les découvrir, de les explorer pour notre joie, sans fin, sans danger d’accident. Sur notre terre aujourd’hui, si nous désirons faire une exploration en Alaska, dans les régions polaires, ou au Centre de l’Afrique, dans les régions équatoriales, il nous faudra des vaccins et du matériel de survie. Au ciel, dans l’éternité, avec la grâce du Seigneur, nous allons pouvoir découvrir tout cet univers, l’explorer et en jouir, dans la présence du Seigneur, conduit par Son Esprit. J’aimerais que nos esprits commencent à désirer ardemment avoir ces choses. Vous comprenez comment il peut être dit des anciens qu’ils avaient le regard fixé sur la rémunération. Ils disaient : « Seigneur, je veux être en ta présence, et je veux jouir de cette création nouvelle avec toi, pour l’éternité ». Un paradis de Dieu merveilleux. Quelquefois certains demandent s’il y aura des animaux là-haut ? Je dis : « Mais bien sûr qu’il y aura des animaux ! » Dieu a créé la terre pour nous, avec tous ces animaux qui avaient été créés au départ pour notre joie. Les animaux n’étaient pas féroces au début, avant la chute, les animaux n’étaient pas méchants. Et dans le millenium, quand Dieu va restaurer partiellement ce qu’il avait prévu sur cette terre, nous savons que le loup va manger avec la brebis et l’agneau, que le nourrisson va coucher à côté de l’antre du serpent etc., et qu’il ne se fera aucun mal sur la montagne sainte du Seigneur. Donc dans l’éternité, ce sera la même chose. Dieu va nous faire jouir de cette éternité, de cette nouvelle terre, avec cette végétation céleste, avec ces animaux célestes, avec ces choses à découvrir, ces montagnes célestes, de très hautes montagnes, avec des neiges réellement éternelles, des cascades, des rivières, des lacs, une végétation qu’on ne peut même pas imaginer, des animaux. Nous allons nous promener dans ce paradis céleste, en rencontrant toutes sortes d’animaux, aucun ne sera sauvage. Nous allons nous approcher des loups, ils vont venir nous lécher dans la main, et puis à côté ce sera l’éléphant qui va paître avec le rhinocéros céleste. Mais oui, ce sera cela ! Nous jouirons de tout cela dans l’éternité. Nous allons pique-niquer ensemble dans les prairies célestes, avec le Seigneur. « Seigneur Jésus nous t’invitons à

notre prochain pique-nique ensemble. Tu viens avec nous ? Mais oui, Je demande à mes anges de préparer tout le nécessaire, et nous y allons tous ensemble ». Et nous allons passer quelques années avec Jésus à piqueniquer, puis nous rentrerons dans nos demeures célestes, pour jouer de la harpe d’or, et des trompettes d’argent, pour l’agneau qui nous a rachetés.

Toutes sortes de fruits, toutes sortes de plantes. Là, il parle de l’arbre de vie, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations, à l’extérieur de la Jérusalem, pas de notre guérison, de celle des nations. Ceux qui sont appartiennent à la Jérusalem Céleste n’ont pas besoin de ces feuilles-là, elles ne servent qu’à la guérison des nations. Certains peuvent dire : « Oui, mais il y aura encore des malades ? » Non, ce ne sera sûrement pas la même chose que maintenant, puisque dans le royaume de Dieu il n’y aura ni maladie, ni deuil, ni rien. Mais il y aura un travail peut être de guérison qui va se faire, puisque le Seigneur en parle, et on ne peut pas imaginer nous, à notre échelle terrestre ce que ce sera. Il va y avoir peut-être un travail de révélation qui va se faire, un travail d’approfondissement. Et ceux qui auront le regard un peu « bouché » sur des choses profondes, spirituelles, pourront voir leur regard s’ouvrir, de même qu’un aveugle qui ouvre les yeux, c’est une guérison. Là, les nations qui n’auront pas encore eu pleinement la révélation de certaines choses spirituelles qui leur étaient cachées, ou si leurs yeux sont encore voilés, ces nations vont recevoir comme une manière de guérison : le voile va s’ouvrir et ils vont pénétrer dans des choses différentes.

Verset 3 du chapitre 22

: « Il n’y aura plus d’anathème (de malédiction). Le trône de Dieu et de l’agneau sera dans la ville ; ses serviteurs le serviront et verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts », Le nom du Seigneur sera sur leurs fronts, alors que ceux qui sont restés et qui ont péri avec l’Antichrist, juste après l’enlèvement, auront sur le front une autre marque : la marque de la bête qui les conduira dans la perdition. Autant ces choses doivent nous stimuler dans la foi, autant aussi nous pouvons par l’esprit imaginer ce que peut être le sort des perdus pour l’éternité, dans l’enfer qui leur est réservé. La Bible ne parle pas de manière détaillée de l’organisation de l’enfer ou des choses du monde infernal. Mais Jésus dit simplement que celui qui a beaucoup péché sera puni plus sévèrement, d’un plus grand nombre de coups que celui qui aura moins fauté. Cela ne veut pas dire que ce sera un purgatoire, qu’il y a une fin et qu’après on ira au paradis. Cela veut dire que même dans l’enfer il y aura des zones, des domaines, des endroits où les châtiments seront plus sévères que dans d’autres. Mais de toute manière, les âmes qui seront là-dedans seront enfermées dans ce royaume ténébreux pour l’éternité, sans aucune espérance d’en sortir. Dans cet enfer abominable, au lieu d’avoir des parfums célestes, ce sera l’odeur nauséabonde du lac de feu, où vont croupir et pourrir toutes les chairs infectes qui vont brûler dans le feu éternel, les vers qui vont ronger. C’est horrible de penser que ceux qui vont refuser le Seigneur Jésus-Christ, qui ne vont pas accepter le message du salut et de la Croix, mais aussi les chrétiens qui vont abandonner le Seigneur, vont se retrouver là, dans ce domaine terrible de perdition où tout est grincement de dents et ténèbres, feu éternel, deuils, morts sans cesse renouvelées, cris, souffrances, maladies épouvantables, pour l’éternité. Quelquefois j’y pense, et je dis : « Seigneur, ces choses sont réelles. Tu les as annoncées dans ta Parole, Tu es le Dieu de l’éternité, Tu as annoncé ces choses Toi-même, Tu n’avais pas créé l’enfer pour les hommes, tu l’avais créé, dit la Parole, pour

Satan et ses anges, mais Tu as été obligé d’y jeter tous les incrédules, les rebelles et les abominables ». Quand Il dit, au chapitre 21, au verset 6 : « Je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif je donnerai de la source de l’eau de la vie, gratuitement. Celui qui vaincra héritera ces choses ; je serai son Dieu, et il sera mon fils (ma fille) », nous voyons donc que cet héritage céleste n’est pas donné à tout le monde : il est donné à celui qui vaincra. Et celui qui vaincra, c’est celui qui va rester dans la foi et dans l’amour, dans l’amour de Dieu, et dans la foi du Seigneur, dans l’espérance, la foi et l’amour : les choses qui demeurent. Si notre cœur est rempli d’amour, de foi et d’espérance, nous allons rester dans la foi et nous allons être un vainqueur ; nous allons partir à la dernière trompette, nous allons être enlevé, nous allons régner avec Christ mille ans sur la terre, et après, au renouvellement de toutes choses, nous allons hériter de ces choses pour l’éternité. Le vainqueur, ce n’est pas le grand évangéliste international, qui conquiert la terre pour Christ, ce n’est pas cela du tout. C’est celui qui reste dans la foi en Christ : « celui qui m’aime gardera ma parole » (Jean 14:23). Il va se laisser enseigner par le Seigneur, il va se laisser remplir de la connaissance de l’Eternel, il va avoir soif de Dieu, de sa Parole, de la vérité. Et à celui qui a soif, Dieu va donner le moyen d’être un vainqueur. Nous voyons, nous avons soif du Seigneur, de Lui, de sa vie, de sa Parole, le Seigneur va répondre et nous donner à boire et nous remplir. Et nous allons faire partie des vainqueurs. « Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs (c’est-à-dire tous ceux qui ne se sont pas repentis de ces choses par la foi en Jésus), leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort ». Vous voyez comme dans le même chapitre, il met en parallèle l’éternité sans Dieu dans l’étang de feu et de soufre, et l’éternité avec Dieu dans la Jérusalem Céleste, ou dans les nouveaux cieux et sur la nouvelle terre. Les deux éternités sont là, annoncées dans le même chapitre. Les lâches : un lâche, c’est quelqu’un qui n’est pas courageux. C’est quelqu’un qui est dans le compromis, c’est quelqu’un qui n’ose pas prendre position clairement devant le Seigneur, parce qu’il craint encore les hommes, ou il craint ce que peuvent lui faire les autres. ne soyons pas des lâches. Quand nous avons la vision du Seigneur et de Sa Jérusalem Céleste, nous sommes remplis de courage, parce que c’est le Saint-Esprit qui nous remplit. Nous sommes capable de prendre position ferme devant ce monde qui nous entoure, devant l’Eglise tiède, devant ceux qui ne veulent pas prendre position parce qu’ils sont lâches ou peureux. Nous sommes remplis de force, d’amour et de sagesse. En tout cas nous sommes en train d’être rempli. Et plus nous avons soif, et plus nous allons être rempli, parce que ce fleuve d’eau de vie qui sort du trône de Dieu est une source inépuisable. Il parcourt par tous ses méandres toute la Jérusalem Céleste, et va donner la vie à tout. Sur ses rives pousse cet arbre de vie qui donne ses fruits douze fois par an. Eh bien c’est le même fleuve de vie qui coule spirituellement du trône de Dieu, et qui vient nous remplir par le baptême du Saint-Esprit. C’est le même fleuve, seulement là il est matérialisé et visible. Jésus a dit : « Celui qui a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive ». Jésus parlait des fleuves d’eau vive qu’allaient recevoir ceux qui recevraient son esprit. Il le dit dans l’Evangile de Jean. Donc ce fleuve d’eau vive est à notre disposition aujourd’hui pour nous remplir et nous mettre en communion avec le Seigneur, avec son trône et avec son royaume, nous remplir de sa vie, de sa force et de son

amour, pour faire de nous un vainqueur. Et il vaut vraiment la peine de prendre position ferme et nette devant l’ennemi, Satan, devant le monde, devant l’Eglise tiède, parce qu’il y a un héritage qui nous attend, et nous ne voulons pas rater cet héritage. Je ne veux pas faire partie de certains chrétiens que j’ai entendu dire : « Oh, moi si je rate la Jérusalem Céleste, au moins je pourrai me rabattre sur la nouvelle terre et les nouveaux cieux ». Celui là, il risque l’étang de feu, tout simplement. Parce que c’est le meilleur qu’on doit avoir en vue. Si nous n’avons pas en vue le meilleur, c’est que nous ne sommes pas déterminés dans notre cœur à aller jusqu’au bout. Celui qui parle comme ça, c’est celui qui est encore dans le compromis. Et si nous voulons le meilleur, nous l’aurons. Si nous cherchons Dieu, nous le trouverons. « Celui qui me cherche de tout son cœur me trouvera », dit le Seigneur. Au « Ces paroles sont certaines et véritables ; et le Seigneur, le Dieu des saints prophètes, a envoyé son ange pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt ». Vous vous rendez compte, quand Il parlait à Jean, c’était il y a près de deux mille ans, et Il disait : le Seigneur vient bientôt. Pour le Seigneur, deux mille ans qu’est-ce que c’est, pour Lui qui est éternel ! Il est écrit : « mille ans sont comme un jour ». Donc, si il y a deux mille ans, on pouvait dire que ces choses allaient arriver bientôt, aujourd’hui; on peut dire qu’elles vont arriver vraiment très bientôt ! chapitre 22, il dit au verset 6 : dans 2 Pierre 3:8

« Heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre ! » Si tu gardes dans ton cœur toutes les paroles de la prophétie de ce livre (ce livre, c’est aussi l’ensemble de la Bible, mais là plus particulièrement c’est l’Apocalypse, et en particulier ces passages qui nous annoncent clairement notre héritage céleste), si nous gardons ces paroles dans notre cœur, elles vont nous soutenir parce que la foi va nous soutenir pour pouvoir atteindre le but. Si nous ne sommes pas heureux maintenant à cause de quelque chose qui nous est arrivé, ou de certaines choses que nous n’avons pas encore, eh bien nous pouvons être heureux simplement en gardant « les paroles de la prophétie de ce livre », nous pouvons êtres rempli de joie et de bonheur en pensant à l’héritage céleste que Dieu nous réserve.

Verset 10

: « Ne scelle point les paroles de la prophétie de ce livre ». Cela veut dire qu’il ne faut pas qu’elles soient fermées à l’intelligence des hommes. Elles sont ouvertes aujourd’hui, parce qu’aujourd’hui n’importe qui peut lire la Bible, et le Saint-Esprit est disponible pour nous la révéler dans le cœur. « Car le temps est proche. Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore ; et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore ». Nous sommes justes et saints par la foi en Christ, et là il nous est dit de pratiquer encore plus la justice, et de purifier, sanctifier encore notre vie. Parce qu’en le faisant, nous allons affermir notre entrée dans le royaume. «Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu’est son œuvre ». notre œuvre, c’est ce que nous faisons à partir du moment où nous nous réveillons le matin. C’est ça notre œuvre. Une œuvre, c’est une action. Donc ce que nous faisons du matin au soir, ce sont nos œuvres. Il faut y penser quand nous vivons notre œuvre ou notre journée. Comment accomplissons-nous la moindre de nos actions quotidiennes ? Si nous l’accomplissons en grommelant, en rouspétant et en murmurant parce que c’est une action qui nous est imposée, parce que nous n’avons pas envie de la faire, nous sommes en train de faire une œuvre avec un mauvais esprit. Si Dieu a placé cette œuvre devant nous pour aujourd’hui, peut-être que demain nous en serons

Seigneur Jésus ! Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous ! Amen ! » délivrés, nous passerons à une autre. Mais au moins aujourd’hui accomplissons-la comme pour le Seigneur, dans la joie. Que ce soit pour éplucher nos pommes de terre, pour faire notre vaisselle, dans les travaux agricoles, au bureau, à l’atelier, accomplissons-le comme si c’était le Seigneur qui nous l’avait demandé, dans cet esprit-là. Et puis nos œuvres, ce sont aussi et surtout celles « que Dieu a préparées d’avance pour que nous les pratiquions » (Ephésiens 2:10). Si nous sommes en train de faire une œuvre aujourd’hui qui n’est pas dans le plan parfait de Dieu, comme nous avons soif du Seigneur, Il va nous enlever de cette œuvre-là, elle va s’arrêter, Il va nous sortir de là, pour nous faire entrer dans Ses œuvres à Lui. Il va nous faire comprendre qu’Il ne nous veut plus là-dedans. Verset 14 : « Heureux ceux qui observent ses commandements, afin d’avoir droit à l’arbre de vie, et d’entrer par les portes dans la ville ! » nous pouvons voir dans notre cœur, le défilé heureux et joyeux de ceux qui ayant eu droit à l’arbre de vie, ayant consommé, là maintenant, le fruit de l’arbre de vie, se préparent joyeusement à entrer dans la ville par les portes, au milieu des acclamations des anges, des âmes des sauvés, du Seigneur Lui-même. aussi ce défilé entrer par les portes, s’approcher du trône, s’incliner devant le Seigneur, le louer, le Seigneur ouvrir les bras, accueillir chacun. « Dehors les chiens, les enchanteurs, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge ! Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous attester ces choses dans les Eglises ». C’est une lettre qu’il nous a envoyée pour nous dire : « Prends patience, prends patience ! Je viens bientôt. » Et nous qui sommes membres de l’Epouse, disons : « L’Esprit et l’épouse disent : Viens. Et que celui qui entend dise : Viens. Et que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut prenne de l’eau de la vie, gratuitement » (verset 17). Au verset 20, « Celui qui atteste ces choses dit : Oui, je viens bientôt. Amen ! Viens, J’espère que vous aussi, vous dites souvent à Jésus : « Viens Seigneur Jésus, viens ! Viens me prendre, viens régner sur cette terre, et surtout viens recréer toute chose, pour nous y faire entrer après ces mille ans ! » Moi, ce qui me tarde de voir, ce ne sont pas seulement les mille ans du millenium sur la terre, c’est le renouvellement de toute chose, à la re-création de la nouvelle terre, du nouveau ciel et la Jérusalem Céleste qui vient pour l’éternité, dans un monde où tout sera renouvelé. Parce que même pendant le millenium, nous savons que tout ne sera pas renouvelé. Le cœur des hommes va rester le même, puisqu’à la fin du millenium, quand Satan sera relâché, il suffira de peu de temps pour qu’il arrive à rassembler une grande foule d’hommes qu’il aura encore séduits par ses manœuvres. Donc c’est encore triste de penser que ce millenium merveilleux va se terminer par encore une courte période de conflits, de guerres, où il va encore y avoir la guerre de Gog et de Magog, et un combat terrible où l’ennemi sera définitivement anéanti par la gloire de Jésus-Christ. Viens Seigneur Jésus ! Viens Seigneur, c’est la prière de notre cœur,: Viens Seigneur Jésus. Et dans cette attente, aide-nous à nous préparer, à nous sanctifier davantage. Aide nous Seigneur, à voir les souillures et à les éviter, à nous laver constamment dans ton sang, dans l’eau de ta Parole et de ton Esprit Saint, pour pouvoir être jugé digne par la foi, vraiment, d’entrer dans ce royaume céleste que tu nous as réservé. Nos cœurs sont confiants en Toi, Seigneur, parce que tu nous as fait tellement de promesses de soutien, qu’il nous suffit de nous approcher de Toi avec confiance pour que notre cœur soit en paix. Parce que ces choses sont pour nous,

tes enfants, nous qui croyons. verront, où nos yeux verront le Seigneur Jésus, le Saint-Esprit, et où tu dévoileras ces richesses remercier, te glorifier. Tu es un Père merveilleux, et nous te bénissons de nous avoir arrachés des souillures de Jésus-Christ, Amen. Et nous te bénissons d’avoir préparé ces choses merveilleuses, Père Saint : Ta présence où nos yeux te merveilleuses que tu as créées pour nous tes enfants. Nous nous prosterne pour t’adorer, te louer, te de ce monde, par ton Esprit, par la Croix, par le Sang de Jésus-Christ. Bénis sois-tu Seigneur. Garde nos cœurs dans la foi, dans l’amour, et remplis-nous constamment de cette espérance céleste, au nom

                                                  Israël et l’Eglise

              Quelle doit être l’attitude des chrétiens vis-à-vis d’Israël et des

                   pratiques judaïsantes qui se sont introduites dans les églises ?

Dans les temps que nous vivons maintenant, qui sont les derniers avant le retour proche de Jésus, une des caractéristiques essentielles qu’on verra se développer dans l’Eglise, c’est que la Parole de Dieu aura de moins en moins d’autorité. Elle aura de plus en plus d’autorité formelle, c’est-à-dire que tout le monde dira que la Parole de Dieu est la vérité, qu’elle est au-dessus de tout et qu’il faut la respecter, mais dans la pratique, elle sera de plus en plus abandonnée au profit des fausses doctrines, des doctrines de démons, des révélations, des prophéties que recevront les hommes et qui ne seront plus du tout dans la ligne de la Parole de Dieu. Donc nos cœurs de chrétiens doivent être constamment et de plus en plus attachés à la Parole pour la sonder dans l’Esprit du Seigneur et pour y découvrir tout ce que le Seigneur y a caché et surtout pour être éclairés sur la manière dont nous devons marcher dans cette période de la fin. On a toujours eu besoin de la Parole de Dieu, mais encore plus en ce moment. Si nous entendons parler de révélations ou de mouvements qui font et pratiquent des choses qui ne sont pas appuyées par la Parole, n’y attachons aucune importance. Laissons cela de côté et revenons à ce que dit la Parole. ne pensons pas que Dieu sera offensé si nous disons : « Seigneur, je ne veux que ta Parole et que ce qui est écrit dans ta Parole. S’il y a des choses nouvelles dans lesquelles on veux nous faire entrer, nous allons les confirmer par ta Parole. » Dans l’épitre aux Romains au chapitre 9, l’apôtre Paul parle d’Israël. Nous allons revenir aussi un peu sur cette question d’Israël par rapport à l’Eglise. Il y a des séductions qui s’infiltrent dans l’Eglise à propos du rôle et de la fonction d’Israël et il est important que nous soyons mis en garde là aussi tout en nous rappelant le plan du Seigneur envers Israël et en nous rappelant le plan du Seigneur envers l’Eglise de Jésus. Donc ce n’est pas un message qui va être très compliqué, c’est un message qui sera plutôt concis et clair pour que les idées un peu floues soient vraiment clarifiées. A partir d’Abraham le croyant, nous savons que Dieu avait prévu de bénir sa descendance par le fils Isaac que Dieu allait lui donner dans sa vieillesse, et par les descendants d’Isaac, Jacob et les douze patriarches qui ont constitué le départ du peuple d’Israël. Dieu avait prévu dès le départ de mettre parmi toutes les nations de la terre un peuple à part pour toujours. Enfin, le « pour toujours « , c’est pour toute l’histoire de la terre jusqu’au renouvellement de toutes choses, c’est-à-dire : la nouvelle terre, les nouveaux cieux et la Jérusalem céleste, où là on passera à une autre dispensation. Mais tout le temps

de cette dispensation présente sur la terre actuelle, le Seigneur a un plan particulier pour ce peuple d’Israël descendant d’Abraham. Nous devons bien comprendre que tant que cette terre existera, y compris pendant le millénium, Israël aura un rôle unique et tout particulier à jouer dans le plan de Dieu pour cette terre. C’est à Israël, c’est-à-dire à Abraham et à ses descendants qu’a été donnée la révélation de la Parole du Seigneur. Quand Moïse a reçu la révélation de Dieu pour écrire les cinq premiers livres de la Bible et quand les autres prophètes ont reçu la révélation du Seigneur, c’étaient des membres du peuple d’Israël à qui Dieu avait réservé la révélation de sa Parole. A Israël a été donnée la révélation de la Parole du Seigneur et à aucun autre peuple. Dans le chapitre 9 de Romains, Paul dit : «Je dis la vérité en Christ, je ne mens pas, ma conscience m’en rend témoignage par le Saint-Esprit, j’éprouve une grande tristesse et j’ai dans le cœur un chagrin continuel ». C’est le même Paul qui disait : « Soyez toujours joyeux » (1

Thessaloniciens 5:16

). Et il dit là : « J’ai un chagrin continuel dans le cœur ». Vous voyez que les deux peuvent coexister. Pourquoi était-il dans un chagrin continuel ? « Car je voudrais moi-même être anathème et séparé de Christ pour mes frères, mes parents selon la chair, qui sont Israélites, à qui appartiennent l’adoption, et la gloire, et les alliances, et la loi, et le culte, et les promesses, et les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen » ! Si Dieu avait un plan particulier pour Israël, c’est à cause de l’obéissance d’Abraham, mais c’est parce que Dieu voulait faire sortir de ce peuple, mis à part pour lui, le sauveur du monde, le Messie Jésus-Christ. Jésus-Christ devait faire partie de la descendance d’Abraham et devait être celui par lequel toutes les nations de la terre allaient être bénies. Il fallait que ça passe par Israël. Donc Israël a un plan unique dans le cœur de Dieu. Dieu a voulu récompenser l’obéissance d’un homme, Abraham, et il a voulu aussi par cet homme et par ses descendants, faire entrer le salut par Israël dans la terre entière. C’est un plan merveilleux. Dieu voulait au départ que l’annonce de l’Evangile soit faite par les Juifs, par Israël. Jésus est venu en priorité vers les siens, vers les brebis perdues de la maison d’Israël. C’est à eux d’abord qu’il a annoncé le royaume de Dieu et c’est à eux qu’il envoie en priorité les disciples. Il leur dit au premier chapitre des Actes :  » Attendez, soyez revêtus de la puissance d’en haut et vous serez mes témoins à Jérusalem, en Judée, ensuite en Samarie et puis jusqu’aux extrémités de la terre ». Il fallait que le message de l’Evangile, le message du salut soit annoncé par les Juifs convertis, aux Juifs en priorité et ensuite à la terre entière puisque Dieu avait un plan merveilleux pour nous, païens. Il devait révéler le salut aux païens et les associer avec les juifs convertis au même salut en Jésus-Christ, dans lequel nous nous trouvons maintenant ; Juifs et Grecs et païens. Paul était rempli de chagrin parce qu’il voyait que ce peuple à qui appartenaient l’appel, l’alliance, l’adoption etc., les alliances, avait refusé Jésus et le message de l’Evangile et que celui qui aurait dû être l’instrument privilégié pour convertir la terre, le peuple d’Israël, refusait le message de l’Evangile . C’était un sujet de chagrin continuel et Paul explique dans ces chapitres 9, 10 et 11 de l’épître aux Romains, quelle va être la conséquence de ce rejet de l’Evangile par Israël. Dieu va faire comme il a toujours fait dans sa Parole : quand il s’adresse à quelqu’un et qu’il lui propose de faire quelque chose, si celui-là refuse, Dieu en choisit un autre. Et Dieu a choisi de se tourner vers les païens, qui au départ

annulées. Cela ne veut pas dire, comme certains l’enseignent, que Dieu a complètement rejeté Israël et là ! Les Israélites restent toujours le peuple élu de Dieu sur la terre. L’Eglise elle, est le peuple élu de lieux célestes et l’Eglise a un ministère surnaturel, supraterrestre, qui dépasse de loin le ministère l’Epouse du Seigneur Jésus, l’Eglise. C’était le plan de Dieu que tout Israël entre dans cette position-là. C’est pour cela qu’il a envoyé le Messie d’abord vers Israël pour lui dire : « Ce n’est pas la loi révélée par Moïse et les prophètes qui peut te donner une pleine entrée dans le sanctuaire, qui peut t’amener dans cette position n’auraient pas dû être l’instrument de Dieu pour annoncer l’Evangile. Dans le plan du Seigneur, c’était Israël. Israël a refusé, Dieu se tourne vers les païens et la chute d’Israël a été le salut des païens, dont je faisais partie. Dieu a envoyé ses apôtres vers les nations pour leur annoncer l’Evangile et leur révéler le grand mystère qui était resté caché jusqu’à présent, à savoir qu’en Jésus-Christ, aussi bien Israélites que païens devaient connaître une nouvelle naissance et former un seul corps, un seul peuple, qui allait devenir l’Eglise du Seigneur Jésus, l’Epouse du Messie, issu d’Israël, selon la chair. Cela ne veut pas dire que toutes les promesses que Dieu avait faites au peuple d’Israël ont été que toutes les promesses qui avaient été réservées à Israël sont maintenant données à l’Eglise( du christ ) . Loin de Dieu dans les cieux. Nous, nous avons un ministère céleste. Nous sommes assis en Christ dans les terrestre d’Israël. Dans le plan du Seigneur, il n’y a pas de place plus élevée que la place réservée à que je désire pour toi, parce que la loi n’a jamais amené personne à la perfection ». La loi est incapable de donner une vie et une nouvelle naissance à ceux qui la suivent. Elle était simplement là pour préparer ce peuple à être comme un tuteur (la Bible dit un pédagogue), c’est-à-dire quelqu’un qui allait tenir le petit enfant jusqu’au moment où il allait recevoir le message de la foi pour être sauvé. Le Seigneur avait donc prévu que ce soit Israël qui entre en priorité dans cette position d’Epouse de Jésus- Christ, il l’avait réservée et invitée à entrer en priorité dans cette position céleste. La plupart des enfants d’Israël l’ayant refusée (il y a quand même un petit reste qui a accepté), Dieu s’est tourné vers les païens pour leur révéler qu’en fait il ne voulait pas limiter cette proposition au seul peuple d’Israël. Dieu avait réservé la priorité à Israël, et il lui réserve toujours la priorité. Et même maintenant, si quelque chose d’extraordinaire arrive, c’est toujours par les Juifs et par Israël que ça commence. Les événements les plus extraordinaires, les découvertes les plus extraordinaires, les choses les plus fantastiques sont découvertes en priorité par des Juifs parce que c’est toujours le plan de Dieu. Donc Dieu avait prévu que ce message arrive en priorité vers Israël, Israël dans sa grande majorité l’a refusé. Dieu se tourne vers les nations, vers les païens, qui au départ étaient exclus de cette mise à part, puisqu’ils n’étaient pas descendants d’Abraham. Ils ne pouvaient être associés au plan d’Israël que par une conversion qui était quelque chose d’extrêmement rare et d’extrêmement codifié dans le Judaïsme, et il fallait vraiment naître de Juifs et d’une mère Juive pour pouvoir faire partie du peuple élu et pour pouvoir entrer dans les alliances du Seigneur ; alors que maintenant, par la foi, aussi bien les Juifs convertis que les nations converties peuvent entrer dans ce plan, par la foi. Dans le chapitre 10 de l’épître aux Romains, Paul dit : « Le vœu de mon cœur et ma prière à Dieu pour Israël (donc, ça doit être la nôtre aussi. N’oublions jamais que ce peuple est unique dans le plan du Seigneur. Ce peuple a la priorité), c’est qu’ils soient sauvés ». Est-ce que nous

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but unique et bien précis : préparer Israël à recevoir le Messie. Toutes les ordonnances de la loi prophétique. Le parvis, le lieu saint, le lieu Très-Saint qui préfigurent le temple vivant que nous Jérusalem céleste qui viendront dans la dispensation future. Donc tout dans la loi, toutes les préfigurer ce qui allait venir : la nouvelle alliance qui allait venir après, lorsque Jésus viendrait sur la terre. Paul dit que quand Christ est venu, ça a été la fin de la loi, de ses ordonnances et de toutes les choses qui avaient été annoncées aux Juifs et qu’ils devaient pratiquer en attendant la venue du Messie. Christ est la fin du judaïsme. Ce n’est pas la fin d’Israël, mais c’est la fin des pratiques judaïques. Maintenant, c’est terminé. Quand Christ est venu, il nous a annoncé que par sa mort et son sacrifice, nous pourrions avoir accès à un salut par la foi et accès à la perfection d’une nouvelle naissance par la foi, que les Juifs dans l’observance de la loi ne connaissaient absolument pas. Et c’est la raison pour laquelle il dit : « Maintenant, il faut qu’ils sachent. Il faut leur annoncer, il faut y aller, il faut leur prêcher l’Evangile ». Il y a très peu d’évangélistes et de missionnaires qui vont en Israël, par rapport au nombre de ceux qui vont dans les pays sous-développés, en Afrique, ou en Chine ou dans tous les pays où ils ne connaissent pas le Seigneur. Mais en Israël, ils ne connaissent pas le Messie. Il y a relativement très peu de chrétiens missionnaires qui vont en Israël ou auprès des Juifs qui sont dans la dispersion pour leur annoncer l’Evangile de Jésus-Christ le Messie, alors qu’ils doivent recevoir la priorité en tout. Christ est venu d’abord vers eux. Christ a envoyé d’abord ses missionnaires vers eux en priorité. N’oublions pas que le plan du Seigneur pour Israël, c’est de les amener à la connaissance du Messie et que nous devons prier de tout notre coeur pour l’évangélisation des Juifs et dans la mesure où nous le pouvons, les évangéliser en priorité nous-mêmes. Si un Juif non converti croise votre route, réjouissons nous, nous avons le privilège de lui annoncer en priorité l’Evangile. N’ayons pas peur, faisons-le avec assurance, parlons-lui de Jésus le Messie et parlons-lui de la fin de la loi et de la justification par la foi en Jésus-Christ. prions pour Israël pour qu’ils soient sauvés, régulièrement avec ardeur, surtout dans ces temps de la fin ? Est-ce que nous prions pour Israël, pour qu’Israël soit sauvé ? C’était la prière de Paul, la prière ardente de Paul. « Je leur rends le témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence : ne connaissant pas la justice de Dieu (celle qui s’obtient par la foi en Christ) et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu ; car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient ». Les ordonnances de toute la loi avaient été données dans un avaient une signification prophétique, y compris le temple de Jérusalem organisé de façon formons maintenant, où Jésus habite ; qui préfigurent aussi la nouvelle terre, les nouveaux cieux et la ordonnances et les sacrifices qui devaient avoir lieu avaient une valeur prophétique pour annoncer,

Après avoir dit : « On parvient à la justice en croyant du cœur… Quiconque croit en Jésus ne sera pas confus… », Paul dit au chapitre 10 et au verset 12 : « Il n’y a aucune différence, en effet, entre le Juif et le Grec, puisqu’ils ont tous un même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui l’invoquent. Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé ». Il continue en disant : on leur a annoncé, mais ils ont endurci leurs oreilles et ils n’ont pas écouté. On peut être Juif et endurcir ses oreilles et devenir ennemi de Dieu. On peut être païen, déjà séparé du Seigneur, sans alliance ni rien, et endurcir ses oreilles quand on entend l’Evangile. Ce que le Seigneur veut, c’est qu’on comprenne ce qu’il veut faire dans

nos vies par l’annonce de l’Evangile. Au chapitre 11 : « Dieu a-t-il rejeté son peuple ? (son peuple qui était prioritaire dans l’annonce de l’Evangile, mais qui a refusé l’Evangile, est-ce que Dieu aurait rejeté ce peuple ?) Loin de là ! Car moi aussi je suis Israélite, de la postérité d’Abraham, de la tribu de Benjamin (selon la chair, évidemment). Dieu n’a pas rejeté son peuple, qu’il a connu d’avance ». Malgré le fait que la grande majorité ait refusé l’Evangile, Dieu n’a pas rejeté son peuple, mais seul un reste subsistera, les autres seront balayés par la tourmente. Il dit au verset 7 de ce chapitre 11 : « Ce qu’Israël cherche (c’est-à-dire le salut, la présence du Seigneur), il ne l’a pas obtenu, mais l’élection l’a obtenu (L’élection, c’est-à-dire ceux qui dans Israël et au milieu des païens ont accepté le message de l’Evangile), tandis que les autres ont été endurcis ». Et il explique comment l’endurcissement d’Israël a été l’occasion du salut pour les païens. Il dit un peu plus loin au verset 13 : « Je vous le dis à vous, païens (Il ne pouvait pas y avoir plus païens que les Romains, à l’époque) : en tant que je suis apôtre des païens, je glorifie mon ministère, afin, s’il est possible, d’exciter la jalousie de ceux de ma race (c’est-à-dire d’Israël), et d’en sauver quelques-uns. Car si leur rejet a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration, sinon une vie d’entre les morts ? » Dieu n’a pas rejeté son peuple, mais parce qu’Israël a rejeté l’Evangile, ils ont été rejetés par le Seigneur au sens que n’importe qui refusant le message de l’Evangile se trouve rejeté par le Seigneur tant qu’il n’a pas accepté Jésus le Messie. Qu’il soit Juif ou qu’il soit païen, celui à qui le message de l’Evangile est annoncé et qui le rejette et persiste dans son endurcissement, celui-là est rejeté par le Seigneur. Et il s’adresse aux païens qui ont été touchés par le message de l’Evangile en leur disant : Prends donc garde ! Si toi, qui étais un olivier sauvage, Dieu t’a coupé de ton olivier sauvage pour te greffer sur le tronc d’Israël, du Messie, prends garde, parce que le Seigneur n’a pas hésité à couper les branches de son propre olivier, qui n’ont pas cru, pour les rejeter, donc à combien plus forte raison, il n’hésitera pas non plus à te couper et à te retrancher si tu es incrédule, toi aussi. Quand Paul dit au verset 22 du chapitre 11 : « Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu. Sévérité envers ceux qui sont tombés et bonté de Dieu envers toi, si tu demeures ferme dans cette bonté ; autrement, tu seras aussi retranché », il parle à des païens qui ont accepté Jésus, donc qui sont nés de nouveau, qui ont été greffés sur le tronc d’Isaïe, c’est-à-dire de Jésus, d’Israël, mais qui deviendraient incrédules par rapport à la Parole de Dieu. Ils seront retranchés d’une manière aussi claire et nette que les Juifs qui étaient déjà sur ce tronc ont été retranchés quand ils ont refusé le Seigneur. Vous voyez que ce n’est pas le fait d’appartenir au peuple d’Israël qui sauve. Il y a des chrétiens qui croient que parce qu’Israël est Israël, il va être sauvé ou il va être sauvé parce qu’il fait partie du peuple d’Israël. Pas du tout. Il ne sera sauvé que s’il accepte Jésus comme son Messie, puisque Jésus est venu vers les Israélites pour leur annoncer le salut aussi bien qu’à nous, païens, anciens païens. Paul dit aussi : « S’ils ne persévèrent pas dans l’incrédulité, ils seront greffés car Dieu est puissant pour les greffer de nouveau ». Dans le cœur du Seigneur, il y a toujours un fardeau pour ce peuple qui est son peuple élu. C’est comme si Dieu disait : « J’ai été obligé de les couper parce qu’ils étaient incrédules, mais je ne demande qu’une chose, c’est de les greffer à nouveau s’ils acceptent le message de l’Evangile avant qu’il ne soit trop tard ». Et c’est trop tard si la mort ou le retour du Seigneur survient, car là il n’y aura plus rien à faire. Et il dit au

verset 25

quelque chose qui est très important pour nous chrétiens, afin que nous puissions bien comprendre le plan du Seigneur envers Israël : « Je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez pas comme sages, c’est qu’une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée », sous-entendu que les païens soient entrés dans le salut. Dieu est en train de parler aux Juifs d’Israël et aux païens de la terre entière. Pour le moment, Israël dans sa majorité a endurci ses oreilles et n’écoute pas, bien qu’en ce moment il y ait un travail de l’Esprit de plus en plus fort au milieu d’Israël, pour leur révéler que Jésus est bien le Messie qu’ils attendaient. Mais l’Esprit du Seigneur est en train de travailler dans la terre entière parmi les nations pour faire entrer dans le plan du salut tous ceux qui doivent être sauvés. Quand le nombre que Dieu seul connaît sera complet, à ce moment-là, tout Israël sera sauvé. Nous savons quand cela va se passer. Ce sera après l’enlèvement de l’Eglise. « Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit : Le libérateur viendra de Sion, il détournera de Jacob les impiétés. Et ce sera mon alliance avec eux, lorsque j’ôterai leurs péchés. En ce qui concerne l’Evangile, ils (c’est-à-dire Israël, les juifs) sont ennemis (ennemis de Dieu), à cause de vous ». Puisqu’ils refusent le message de l’Evangile, ils sont ennemis de Dieu, tout en étant son peuple élu, choisi. Les châtiments sont donc plus sévères encore. « Mais en ce qui concerne l’élection (c’est-à-dire le point de départ, en Abraham, qu’il avait pour ce peuple élu d’entre tous les peuples de la terre), ils sont aimés par Dieu à cause de leurs pères (d’Abraham et des patriarches). Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel. De même que vous avez autrefois désobéi à Dieu et que par leur désobéissance, vous avez maintenant obtenu miséricorde ». Nous les païens, nous vivions dans la désobéissance. Et parce que les Juifs n’ont pas accepté le message de l’Evangile, Dieu s’est tourné vers les païens pour leur annoncer ce message et grâce à cela, nous, nous avons obtenu miséricorde. « De même ils ont maintenant désobéi, afin que, par la miséricorde qui vous a été faite, ils obtiennent aussi miséricorde. Car Dieu a renfermé tous les hommes dans la désobéissance, pour faire miséricorde à tous ». Parce que nous avons été au bénéfice de la miséricorde de Dieu, les Israélites seront aussi au bénéfice de la miséricorde de Dieu. Quand tous les païens auront accepté le salut et que le nombre, que Dieu connaît d’avance, de ceux qui doivent entrer dans le salut, sera complet, à ce moment-là, que va-t’il se passer ? Le Seigneur va revenir enlever son Eglise, enlever son Epouse. Les sept années de jugement et de tribulation vont s’abattre sur la terre. Israël , connaîtra la grande tribulation de Jacob, qui se terminera par la bataille d’Armaguédon, où le Messie va poser les pieds sur le Mont des Oliviers et où tout Israël reconnaîtra celui qu’ils ont percé. Tout Israël sera sauvé. « Une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement (en fait, la plus grande partie est tombée dans l’endurcissement, sauf ceux qui ont accepté Jésus comme le Messie), jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée ». Donc ils sont dans l’endurcissement parce qu’ils ont refusé le Messie, ceux-là ne sont pas sauvés. Et Dieu s’est tourné vers les païens pour les faire entrer dans le salut. Dieu travaille toujours pour appeler les Israélites à la conversion, mais Dieu attend que l’ensemble des païens soit entré. Tous les Juifs qui doivent aussi accepter le Messie font partie de ceux qui doivent entrer dans le salut parfait. Après l’enlèvement de l’Eglise et après cette période de tribulation de 7 ans qui va être terrible pour Israël (puisque les deux tiers vont être

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exterminés), à ce moment-là, ils vont se rendre compte que cet homme en qui ils avaient eu confiance au départ, l’Antichrist, n’est pas le bon, ce n’est pas lui le Messie, et au moment où Jésus va arrêter ce massacre par sa venue sur le Mont des Oliviers, les mains et les pieds percés, tout Israël va le reconnaître comme le Messie. Ils seront sauvés. Les Juifs

qui restent dans l’endurcissement, qui restent toute leur vie dans le rejet de Jésus, qui meurent dans ce rejet, ceux-là ne sont pas sauvés. Ils sont perdus. Dieu travaille dans le monde entier pour appeler les Juifs, les faire sortir du Judaïsme, appeler les païens et les faire sortir du paganisme pour qu’ils entrent tous dans ce merveilleux salut en Jésus-Christ. Il voudrait que tous entrent dans ce salut, mais ils ont le coeur endurci. Donc Dieu excite la jalousie des Juifs, en s’intéressant à des gens qui étaient auparavant sans les alliances de Dieu. Les païens (les Goïm), étaient en dehors des alliances de salut. Il n’y avait pas plus méprisant qu’un Juif vis-à-vis des païens, qui faisaient partie des gens sans alliance, sans Dieu, sans espérance dans le monde. Et de voir que ceux-là héritent de la bénédiction d’Abraham par la foi dans le Messie et qu’ils reçoivent cette onction, cette présence de Dieu, de ce Dieu dont ils désiraient s’approcher (mais ils ne l’avaient jamais fait), c’est pour exciter leur jalousie pour qu’ils se disent : « Là il y a quelque chose qui ne va pas. Qu’est-ce qui se passe ? Il y a des païens à côté de moi qui sont réellement bénis, alors que moi qui fais partie du peuple élu, qui ais la loi, la Parole, les alliances etc., je suis incapable d’atteindre ce niveau de bénédiction-là. Il faut que je comprenne ce qui se passe ». Certains vont tourner les yeux vers la réalité du message de Jésus, le Messie, et vont comprendre. Mais il y en a qui vont s’endurcir jusqu’au bout, ils vont être perdus. Quand Jésus va revenir, tout Israël va être sauvé (tous ceux qui restent). Ils vont tous être sauvés. Et le début du millénium va marquer le début de la gloire d’Israël manifesté pour la terre entière. Le millénium sera le millénium d’Israël. Ce n’est pas le millénium de l’Eglise. L’Eglise sera dans les cieux avec Christ, elle régnera avec lui sur la terre. Mais sur la terre, Israël va subsister, une partie d’Israël va subsister, déjà les cent quarante quatre mille qui seront marqués, qui vont passer au travers de la tribulation et qui ne seront pas mis à mort par l’Antichrist. Mais il va y avoir aussi un reste de ce peuple, un petit reste de ce peuple, qui va accepter le Messie comme son Seigneur et son sauveur, et qui va alors entrer pleinement dans le plan qui était prévu au départ pour Israël, c’est-à-dire être l’instrument privilégié de Dieu pour faire connaître Dieu dans la terre entière et manifester dans la terre entière le royaume de Christ et le royaume du Messie, du Lion de Juda. Jérusalem deviendra la capitale du monde, Jésus régnera dans Jérusalem sur tout Israël et sur le monde entier et il exercera sa domination sur la terre entière, par Israël converti. Sur le trône, nous trouverons Jésus et l’Epouse. Jésus va régner sur la terre avec l’Epouse, mais l’instrument de son règne et de la propagation de sa connaissance sur la terre sera Israël converti. A ce moment-là s’accompliront pleinement toutes les promesses que Dieu a réservées à ce peuple qui restera jusqu’au bout, jusqu’à la création de la nouvelle terre, le peuple élu du Seigneur. La fin de l’Apocalypse montre ce qui va se passer quand les mille ans seront terminés, alors que tout ce qui précède montre ce qui va se passer pendant la période de la tribulation et pendant les mille ans. Donc à la fin de la tribulation et à la fin de la période des mille ans, on passe à une autre dispensation où il n’y aura plus d’Israël en tant que tel. Il y aura le royaume de Dieu et tous ceux qui y habiteront. C’en

est fini de la dispensation précédente. La fin de l’Apocalypse, ce sont les chapitres 21 et 22 qui nous montrent les nouveaux cieux, la nouvelle terre et le royaume de Dieu tel qu’il sera manifesté dans le plan final. Donc ce qui va se passer pour Israël sur cette terre va s’arrêter à la fin des mille ans. On passera après à une autre dispensation où on ne parlera plus d’Israël, on parlera du royaume de Dieu, d’une création nouvelle, d’une dispensation entièrement nouvelle où seront l’ensemble des élus quels qu’ils soient. On passe à un domaine entièrement nouveau. Pour nous chrétiens, le millénium n’est pas une fin en soi. Le millénium dans lequel nous allons entrer, ce n’est qu’une étape qui marque le grand sabbat de Dieu et des sept mille ans, donc il est encore centré sur Israël, centré sur la présence de Jésus à Jérusalem et d’Israël dans le monde qui va connaître ce millénium. Le millénium sera la gloire d’Israël manifestée dans la terre entière parce que Christ y sera reconnu comme le Messie, le sauveur et le Seigneur. Mais à la fin de ces mille ans de millénium, on tire un trait, Dieu efface tout et recommence tout à neuf. Et c’est là le but final qui nous attend. Notre but final à nous, ce n’est pas le millénium ni le règne de l’Eglise avec Christ sur la terre, c’est les nouveaux cieux, la nouvelle terre et la Jérusalem céleste qui descendra sur cette nouvelle terre et où nous serons pour l’éternité dans un royaume de justice entièrement nouveau, où la justice va régner et où le péché aura complètement disparu. Dans le millénium, le péché n’aura pas disparu de la terre. Il y aura encore un travail de conversion qui va se faire dans la terre entière par les Juifs convertis au Seigneur. Dans le millénium, ce ne sera plus le temps de l’Eglise. Le temps de l’Eglise s’arrêtera à l’enlèvement de l’Eglise. Il a commencé le jour de la Pentecôte, il s’arrêtera le jour de l’enlèvement de l’Eglise et c’est la raison pour laquelle le Seigneur voulait faire entrer en priorité les Juifs dans ce plan là. A la fin des temps, au moment où la porte de l’Eglise va se fermer, le Saint-Esprit va encore travailler avec plus de puissance pour qu’un maximum de Juifs entrent, avant que la porte se ferme, puisque c’était son plan au départ. Alors ce qu’il faut comprendre pour nous chrétiens, c’est qu’une fois que le plan de Dieu s’accomplit pour un Israélite, c’est-à-dire une fois qu’il a reconnu en Jésus le Messie, il quitte complètement le domaine de la loi et du judaïsme pour entrer dans celui de l’Eglise et de l’Epouse et ce Juif-là, une fois qu’il est converti, ne peut plus être un Juif. Il devient un membre du corps de Christ. Il n’y a plus aucune différence entre un Juif converti et un païen converti à Christ. Dans le corps de Christ, il n’y a plus ni Grec, ni Juif, ni barbare ni Scythe etc. Mais tous sont un en Christ pour former un seul corps sur le même niveau. Et là il faut mettre en garde les chrétiens de plusieurs séductions qui se sont introduites. Satan fait toujours une œuvre de tromperie par rapport à ce que Dieu veut faire. Mais parce que les hommes écoutent la voix de Satan au lieu d’écouter la Parole du Seigneur, il y a plusieurs séductions qui ont été introduites en ce moment et qui nous concernent tous. L’une d’entre elles consiste à faire, à l’intérieur de l’Eglise, une place à part aux Juifs convertis en disant : « Puisqu’ils étaient Juifs avant de se convertir, donc une fois qu’ils sont convertis, ils ont un rôle tout particulier et spécial à l’intérieur de l’Eglise, ils sont en quelque sorte le gratin des convertis parce qu’ils étaient Juifs avant de se convertir. Ceci est tout à fait faux, cela n’a rien à voir avec l’enseignement des apôtres qui étaient Juifs eux-mêmes et qui enseignent au contraire qu’en Christ, tous deviennent membres d’un seul corps sur un plan d’égalité ; simplement chacun ayant une place

différente selon la fonction et le ministère que Dieu lui donne dans ce corps, mais il n’y a plus ni païens, ni Juifs. Je veux lire juste quelques versets qui nous le montrent ; par exemple dans l’épître aux Colossiens, au chapitre 3 et au verset premier : « Si donc vous êtes ressuscités avec Christ (on ne peut être ressuscité avec lui qu’en l’acceptant comme Seigneur et sauveur et en passant par sa mort et sa résurrection par le baptême d’eau, par le baptême du Saint-Esprit, par la nouvelle naissance ), cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu » et où l’Eglise est assise en Christ à la droite de Dieu, c’est là sa position. Nous sommes assis en Christ actuellement, à la droite du Seigneur. Et un peu plus loin, il dit au verset 9 : « Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme et de ses œuvres, ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé. Il n’y a ici ni Grec ni Juif, ni circoncis ni incirconcis, ni barbare ni Scythe, ni esclave ni libre ; mais Christ est tout et en tous ». Lorsqu’un Juif se convertit, il devient une nouvelle créature, et la connaissance de l’hébreu et de la loi juive qu’il avait lui reste, mais cela ne veut pas dire que Dieu va lui donner une position spéciale parce qu’il est Juif. Il pourra exercer un service particulier parce qu’il a une bonne connaissance biblique éclairée maintenant par la nouvelle naissance, à condition qu’il ait eu dans son cœur une coupure complète de toutes les pratiques juives, qu’il ait bien compris qu’il est passé à autre chose, à de meilleures promesses. Mais par contre, n’importe quel païen qui se mettrait à apprendre l’hébreu et à apprendre soigneusement toute la Parole du Seigneur dans sa signification spirituelle peut avoir exactement la même position qu’un Juif dans l’Eglise. Nous ne faisons pas partie de ceux qui croient que l’apostolat s’est arrêté au temps évangéliques, mais nous devons savoir que l’appel à être apôtre continuera jusqu’à ce que l’Eglise soit enlevée. Donc il y aura des appels à être apôtres non pas seulement pour des Juifs ou d’anciens Juifs convertis, mais pour des païens convertis comme cela a été le cas dans l’histoire de l’Eglise. Ceux qui s’engagent dans l’étude de la langue hébreu, qui est la langue de Dieu par excellence et dans l’étude des textes originaux, comme ils le feraient dans l’étude du grec dans le Nouveau Testament, ont une plus grande profondeur dans l’analyse de la Parole que ceux qui n’ont pas la connaissance de l’hébreu et du grec. Mais ces derniers peuvent quand même avoir la révélation du Saint-Esprit sur le contenu de la Parole et sur l’Esprit de la Parole. Cela tout le monde peut l’avoir et doit l’avoir. On n’a pas besoin de savoir l’hébreu et le grec pour être dans la vérité. Souvent même, beaucoup de ceux qui ont plongé dans l’hébreu et le grec l’ont fait d’une manière intellectuelle et d’une manière qui les a coupés finalement de la révélation vivante du Saint-Esprit. Donc il faut vraiment qu’il y ait les deux. Si on est appelé à le faire, que ce soit dans la vie de l’Esprit et éclairé par le Saint-Esprit ! Toute l’épître aux Galates nous montre que la loi a été abolie pour être remplacée par une meilleure alliance et des promesses meilleures, et que nous ne devons plus revenir aux dispositions de la loi pour les pratiquer comme si elles devaient avoir un effet particulier dans la vie de ceux qui marchent par l’esprit. Dans la nouvelle alliance, on devient une nouvelle création, les choses anciennes sont passées et tout est entièrement renouvelé par la foi en Christ : nous recevons une nature nouvelle, nous sommes membres directement du corps de Christ dont il est la tête, et quelle que soit notre origine, juive ou païenne, nous devenons une nouvelle création, où les choses anciennes sont définitivement passées. Dans la vie de l’Eglise qui marche par

l’Esprit, il n’y a plus de rites, de pratiques et de coutumes qui ont précédé notre conversion, ni pour les païens, ni pour les Juifs. Même si la loi des Juifs qui avait été donnée par Dieu était bonne pour une époque, une fois que nous devenons membres du corps de Christ, nous ne devons plus garder quoi que ce soit des dispositions de la loi antérieure, c’est terminé ! Dieu a remplacé toutes les dispositions de la loi par celles de la nouvelle alliance en Christ, c’est-à-dire la foi en sa Parole et la marche par l’Esprit. Dans l’épître aux Hébreux qui s’adresse aux Hébreux, c’est-à-dire aux Juifs convertis, il parle d’un nouveau sacerdoce qui est celui de Jésus, qui n’a rien à voir avec le sacerdoce d’Aaron, qui était celui de l’ancienne alliance, donc de la loi juive. Il dit ici : « Si donc la perfection avait été possible par le sacerdoce lévitique (c’est-à-dire par la loi juive et par la prêtrise de Lévi), – car c’est sur ce sacerdoce que repose la loi donnée au peuple, – qu’était-il encore besoin qu’il parût un autre sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek? » Melchisédek, le roi de Salem (donc Jérusalem) était apparu à Abraham, à qui il avait donné le pain et le vin. Il était le Saint-Esprit, manifesté sous forme humaine ; il avait pour mission de créer un ordre nouveau, l’ordre de Melchisédek, dont Jésus est maintenant le souverain sacrificateur pour l’éternité. Et cet ordre-là, qui n’a rien à voir avec l’ordre sacerdotal antérieur, l’a remplacé entièrement.(ceci sera détaillé lors d’un autre message 146 ) Jésus n’est pas issu de la tribu de Lévi, à qui était réservé le sacerdoce, mais de la tribu de Juda, à qui appartient le sceptre et le règne. « Car le sacerdoce étant changé, nécessairement aussi il y a un changement de loi. En effet, celui de qui ces choses sont dites (Jésus), appartient à une autre tribu (celle de Juda), dont aucun membre n’a fait le service de l’autel ; car il est notoire que notre Seigneur est sorti de Juda, tribu dont Moïse n’a rien dit pour ce qui concerne le sacerdoce. Cela devient plus évident encore, quand il paraît un autre sacrificateur à la ressemblance de Melchisédek, institué, non d’après la loi d’une ordonnance charnelle, mais selon la puissance d’une vie impérissable ; car ce témoignage lui est rendu : Tu es sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek » () ; selon l’ordre du Saint-Esprit manifesté sous forme humaine, qui avait béni Abraham dans lequel il voyait le père de tous les croyants. Lisez ce qui est écrit : « Il y a ainsi abolition ». C’est détruit, fini, on n’en parle plus ; suppression complète, comme une loi qui abolit, on l’annule et on n’en parle plus. Si on recommence à mettre en pratique les dispositions de cette loi, c’est qu’on fait revivre quelque chose qui a été aboli, c’est interdit par la loi des hommes, et c’est interdit par la loi de Dieu. « Il y a abolition d’une ordonnance antérieure (c’est-à-dire de toute la loi juive), à cause de au chapitre 7 et au verset 11 Hébreux 7:12 à 17au verset 18

son impuissance et de son inutilité (elle venait de Dieu, elle était donnée pour conserver le peuple d’Israël dans l’obéissance de la loi en attendant la grâce), – car la loi n’a rien amené à la perfection- et introduction d’une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu ». C’était le rêve de tout Israélite croyant et pratiquant de pouvoir s’approcher le plus près possible de son Dieu. Même aujourd’hui, si vous allez à Jérusalem, vous verrez avec quelle ferveur les Juifs pieux s’approchent le plus près possible de l’endroit qui était pour eux le lieu très saint, le saint des saints du temple de Jérusalem. Ils sont là près du mur qui est l’endroit le plus proche du lieu très saint ; mais en-dessous, il

y a encore des corridors secrets qui s’approchent encore plus près du lieu très saint. Et là, ils ont mis une petite synagogue où les Juifs pieux viennent encore plus près. Donc leur

désir, c’était constamment de s’approcher du Seigneur, mais ils ne pouvaient pas. Il n’y en avait qu’un qui pouvait le faire une fois par an, le grand prêtre qui entrait dans le lieu très saint avec le sang des boucs et des veaux pour faire l’expiation pour les péchés du peuple. Mais maintenant, par le sang de Jésus, nous avons une libre entrée dans le sanctuaire en permanence. Il est dit : abolition et remplacement par une alliance nouvelle. Et au verset 20 : « Et comme cela n’a pas eu lieu sans serment, … Jésus l’est devenu (c’est-à-dire souverain sacrificateur), avec serment par celui qui lui a dit : Le Seigneur a juré, et il ne s’en repentira pas : Tu es sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek. Jésus est par cela même le garant d’une alliance plus excellente ». Il a un sacerdoce qui n’est pas transmissible, il va rester éternellement le Grand Prêtre dans ce sacerdoce, selon l’ordre de Melchisédek ; il dit dans les épîtres, en particulier dans la première épître de Pierre, que nous sommes tous aussi, maintenant, sacrificateurs et rois en Christ, selon cet ordre de Melchisédek. Donc nous faisons tous partie de cet ordre nouveau dont Christ est le grand souverain sacrificateur et maintenant, hommes et femmes convertis, nous sommes sacrificateurs et rois en Jésus-Christ. Vous voyez que cette position est infiniment plus haute que celle d’Israël. Israël ne pouvait pas s’approcher de Dieu, il avait la loi, les prophètes et il avait toujours des promesses particulières : le rétablissement d’Israël sous nos yeux en tant qu’Etat, en tant que pays occupé par les Juifs, le retour de tous les Juifs dans ce pays qui va redevenir un paradis sur terre, qui va redevenir bien plus beau qu’il n’était du temps des rois et du temps de David. Dieu est en train de restaurer sous nos yeux les promesses réservées à Israël. Qu’est-ce que ça sera, quand dans le millénium, ce pays-là sera le centre de la terre avec Jérusalem pour capitale du monde et le Christ le Messie, régnant sur la terre entière ? Le pays d’Israël sera un royaume béni, toute la terre entière viendra adorer le Seigneur à Jérusalem qui sera une ville extraordinaire, bien plus grande que celle que nous voyons maintenant sous nos yeux. Le pays aussi sera plus grand. Il n’y aura plus ces conflits entre Palestiniens et Juifs. Il y aura un Israël de Dieu converti, qui va régner et qui va dominer sur la terre entière à partir de ce pays et de Jérusalem. La loi sortira de Jérusalem, elle se répandra par les Juifs dans la terre entière. La loi, c’est-à dire la Parole du Seigneur. Quand Dieu dit qu’il a aboli les ordonnances anciennes, ça veut dire qu’on ne doit plus y revenir. Et parmi les séductions, il y a celle dont je viens de parler c’est-à-dire que souvent les chrétiens considèrent les Juifs convertis comme étant à part dans l’Eglise de Jésus. Il ne faut pas qu’il en soit ainsi. Il faut que ni eux-mêmes, Juifs convertis, ni nous, païens convertis, nous ayons cette pensée en tête, qu’il y a une particularité, une supériorité ou une place à part pour des Juifs convertis dans le corps de Christ. Le Seigneur nous a fait tous ses enfants sur un pied d’égalité en Christ et nous sommes tous membres du corps de Christ, anciens Juifs ou anciens païens. Une autre séduction consiste à créer des dénominations messianiques, c’est-à-dire des églises composées en totalité ou en majorité d’anciens Juifs convertis, avec encore toute une série de coutumes, de pratiques et de règles qui viennent du Judaïsme. Je pense que c’est une erreur, une séduction. On retrouve aussi cette même séduction quand on voit par exemple des églises composées de gens qui viennent d’une origine ethnique particulière. On trouve en France des églises d’Africains, des églises de Tziganes, des églises de Chinois, des églises de Vietnamiens, des églises de Malgaches, etc. Ça c’est une déviation par rapport à la

Parole du Seigneur. Il ne doit jamais en être ainsi. Beaucoup de chrétiens marchent selon la chair et pas selon l’Esprit. Ils devraient se mélanger tous ensemble pour faire un seul corps, enfants, vieillards, hommes, femmes, quelles que soient les races, les couleurs, l’origine ethnique, ou l’ancienne origine religieuse, etc., pour former un seul peuple, avec tous les dons et les particularités que Dieu donne à chacun. Au lieu de faire cela, on se sépare en églises et en unités qui sont de même origine religieuse ou ethnique et qui n’ont plus rien à voir avec le plan du Seigneur. Certaines personnes avancent des justifications comme par exemple : « Mais il faut se faire Juif avec les Juifs, donc pour des Juifs que nous invitons dans notre église, il n’est pas mauvais qu’ils se retrouvent un peu à l’aise dans une ambiance juive ou dans une ambiance qui leur rappelle des choses de leur religion, leur culture ou leurs pratiques ». Je pense que c’est une séduction. Parce que le meilleur moyen de toucher un cœur de Juif, c’est de le faire pénétrer dans une église qui marche vraiment selon ce que le Dieu d’Israël a voulu, et en priorité pour son peuple d’Israël, c’est-à-dire entièrement libéré de la vie passée, entièrement libéré des contraintes passées et marchant par l’Esprit dans une vie nouvelle. Il faudrait donc dissoudre toutes ces assemblées messianiques, juives ou toutes ces assemblées tziganes, uniquement réservées aux Tziganes ou aux Africains, ou aux Noirs ou aux Blancs, que sais-je ? Nous devrions comprendre, dans notre cœur de chrétiens que nous n’avons pas à faire partie de rassemblements comme ceux-là, de manière régulière disons, et que nous devons tous nous réunir ensemble dans le corps de Christ. Je me réjouis quand dans une église, je vois d’anciens Juifs convertis, je vois de toutes les races, de toutes les couleurs, des jeunes et des vieux. On trouve aussi des églises où il y a seulement des jeunes, où il y a seulement des vieux. Pourquoi ? Parce qu’on marche par la chair. Dans les églises de jeunes, il y a une meilleure musique, il y a un orchestre plus pimpant, alors tous les jeunes y vont, non pas parce qu’ils marchent par l’esprit, mais parce qu’ils se retrouvent dans une ambiance jeune. Et de même pour les vieux. Qu’est-ce que ça traduit, ça ? Ça traduit simplement une marche par la chair et ça traduit une déviation par rapport à ce que le Seigneur veut faire. La séduction devient encore plus grande quand on introduit dans l’Eglise de Jésus toute une série de rites, de coutumes, de judaïsation, sous quelque prétexte que ce soit, alors que Dieu a dit : « Tout ceci est aboli dans l’Eglise ». Que ce soient les fêtes, que ce soit la Pâque, que ce soit la Pentecôte, que ce soit la fête des Tabernacles, les chrétiens veulent maintenant les fêter de manière particulière. On les fêtera, oui, dans le millénium, quand Jésus va régner à Jérusalem. Il y aura des fêtes particulières où nous serons invités, là-bas. Mais dans l’Eglise qui marche par l’Esprit, il n’y a pas de fête particulière. Chaque jour est un jour de fête. Il n’y a pas de jour particulier comme Pâques ou la fête des Tabernacles ou Noël… Ça ne doit plus exister dans le corps de Christ, ces choses-là. C’est terminé ! Il y a des chrétiens qui fêtent un certain nombre de fêtes juives et qui disent : « On le fait parce que ça a une valeur prophétique ». Si on le fait pour parler au cœur des Juifs et leur rappeler certaines choses qui sont encore dans leur religion, et dont ils ne sont pas encore sortis, pour leur montrer la signification prophétique de ces choses, je dirais, à la rigueur, une fois de temps en temps, si ça peut être l’occasion de toucher quelques Juifs comme Paul a pu le faire, quand il s’est rasé la tête ou quand il est allé au temple. Il ne le faisait pas par conviction de chrétien, il le faisait simplement parce qu’en tant qu’ancien Juif, il avait là

une occasion de donner un témoignage. Mais en aucun cas, dans aucune de ses épîtres, il en fait la base d’un enseignement pour nous montrer qu’il faut pratiquer ces choses de manière régulière dans l’Eglise. Or maintenant on introduit dans l’Eglise de Jésus toute une série de pratiques : se tourner vers Jérusalem pour prier, ou bien mettre un châle de prière ou bien entrer dans le rituel du sabbat, ou le port de la kippa, ou faire des choses sous prétexte que c’est dans une perspective prophétique… On s’en sort en disant : « Mais toutes ces choses dans la loi juive avaient une signification prophétique, donc nous, chrétiens maintenant dans la fin des temps, nous reprenons ces choses-là, uniquement en sachant qu’elles ne sont rien en soi mais qu’elles ont une signification prophétique ». Mais on recommence à les pratiquer ! Et en recommençant à les pratiquer, on ne se rend même pas compte qu’on se remet sous la loi, et on se met directement en opposition avec la Parole de Dieu qui nous dit : C’est aboli et vous n’avez plus à les pratiquer. Si quelqu’un est en opposition avec la Parole, alors qu’il croit être fidèle à la Parole, c’est parce que la séduction est là ! Et la séduction vient de ce qu’on prétend avoir reçu une révélation du Saint-Esprit. La séduction vient toujours comme cela. Satan n’arrive jamais en disant : « C’est moi qui t’ai inspiré ça ». Il arrive toujours en disant : « C’est le Saint-Esprit qui te conduit à mettre cette chose en pratique ». Alors évidemment, si c’est le Saint-Esprit qui nous conduit, on n’ose pas refuser. Mais est ce que le Saint-Esprit va nous conduire à faire des choses qui sont ouvertement contraires à la Parole de Dieu ? Jamais, jamais ! Par exemple, la Parole de Dieu dit : « Un homme qui prie ou qui prophétise la tête couverte déshonore son chef ». La Parole de Dieu dit clairement qu’un homme qui prie la tête couverte déshonore Jésus. Comment réagiriez-vous si vous me voyiez arriver maintenant aux réunions de prière avec une kippa sur la tête en disant : « Moi, maintenant le Saint-Esprit m’a montré qu’il fallait que je me couvre la tête pour prier parce que c’est un respect pour Dieu ». Comment est-ce que vous réagiriez ? Vous diriez : « Mais il déraille complètement ». Pour nous qui sommes sous la loi de Christ, tous les commandements du Seigneur doivent être respectés par l’obéissance de cœur, puisque Dieu a mis sa loi dans nos cœurs. « Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur » (Jérémie 31:33). Puisque la loi du Seigneur est dans mon cœur, lorsque je lis les commandements qui ont été transmis par Jésus et les apôtres, je vais obéir avec joie, quel que soit le commandement : que ce soit le baptême par immersion au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, que ce soit le baptême du Saint-Esprit avec parler en langues, que ce soit la pratique des dons spirituels, que ce soient les indications précises concernant la tenue des hommes et des femmes, la manière de se comporter dans l’Eglise de Jésus-Christ. Ce sont des choses que nous devons recevoir par l’Esprit dans notre cœur et mettre en pratique par la foi en Jésus-Christ ; pas comme le faisaient les Juifs sous la loi, qui mettaient en pratique les commandements uniquement parce que c’était commandé. Celui qui mettait la loi en pratique le faisait parce que c’était commandé, mais il ne le faisait pas nécessairement parce que cette loi était inscrite dans son cœur et par amour pour Jésus le Messie. Si nous sommes nés de nouveau, si nous avons reçu un esprit nouveau, le Saint-Esprit a gravé dans nos cœurs la Parole du Seigneur et nous la mettons en pratique naturellement sans rechigner, sans regimber, avec joie et reconnaissance parce que Christ l’a dit ainsi et c’est pour lui faire plaisir, sachant qu’il a un but précis en nous demandant de faire ces choses. Mais si nous avons reçu une inspiration soi-disant « venant de Dieu »,

disant que nous pouvons nous passer de faire telle chose qui est demandée dans la Parole, nous sommes en pleine séduction. Ou au contraire une inspiration qui nous demanderait de faire quelque chose qui est interdit par la Parole, alors nous sommes en pleine séduction, dans la rébellion de cœur. Si nous mettons la Parole de côté, du plus grand au plus petit des commandements du Seigneur (qui ont tous pour lui la même importance), quels repères peut-il rester dans nos vies ? Sinon une vague direction d’un « Saint-Esprit » qui n’est plus le Saint-Esprit, s’il nous conduit à faire des choses qui ne sont pas dans la Parole. Si on met maintenant la kippa et le châle de prière pour prier comme le font les Juifs, alors que la Parole qui nous est donnée dit : « L’homme qui prie la tête couverte déshonore son chef », on ne peut pas prétendre que c’est le Saint-Esprit qui nous ait conduit à faire cette chose-là. C’est impossible. On a simplement reconnu devant Dieu, devant les hommes et devant les anges qui nous observent, qu’on a mis de côté la Parole du Seigneur, pour la remplacer par une autre. Nous devons veiller à ce que la rébellion du cœur disparaisse de notre vie. Sinon il n’y a plus de repères dans l’Eglise. Vous rendez-vous compte de l’ouverture que cela donne à Satan ? Une fois qu’on ouvre la porte à la séduction dans nos vies, on ne sait plus où ça s’arrête. Si on commence à désobéir à un commandement de la Parole sous prétexte que le Saint-Esprit nous a maintenant montré qu’on pouvait désobéir, alors où ça va s’arrêter ? C’est comme ces chrétiens qui prétendent avoir reçu des prophéties, des révélations de Dieu pour faire et pratiquer des choses qui non seulement ne sont pas écrites dans la Parole, mais sont interdites par la Parole ! Et vous avez des multitudes de chrétiens qui vont suivre ces faux prophètes parce qu’ils ont reçu des dons surnaturels, parce qu’ils sont capables de prédire des choses ou de voir des choses cachées ou secrètes. Et parce qu’il y a un élément surnaturel dans la vie de ces personnes-là, des multitudes de chrétiens les suivent et laissent de côté la Parole du Seigneur.

Si nous nous mettons à judaïser et à inviter les chrétiens et les païens à judaïser, on ouvre la porte à une séduction. Il ne peut plus y avoir de signes prophétiques maintenant, autres que ceux que nous montre la Parole du Seigneur. Toute la loi était prophétique, elle a été abolie. Maintenant, nous sommes nous-mêmes des signes vivants pour l’ensemble du monde. Nous sommes les prophètes du Seigneur, du Dieu tout puissant. Alors vous voyez, quand on parle d’Israël, il faut éviter les deux extrêmes. Il faut éviter l’antisémitisme de beaucoup de chrétiens. Vous avez des milieux chrétiens franchement antisémites. Ils disent : « Ce sont les Juifs qui ont tué le Christ, ce sont eux les déicides », etc. Je ne nommerai personne, mais il y a des masses de chrétiens qui sont encore antisémites. Vous avez ensuite, un peu moins antisémites, ceux qui prétendent que Israël est maintenant complètement exclu du plan de Dieu, et privé de toutes ses promesses, etc. C’est faux également. Toutes les promesses de l’Ancien Testament que les prophètes ont données pour Israël restent valables. Ce n’est pas la peine de les spiritualiser pour les faire adopter à l’Eglise ou les appliquer à l’Eglise, elles concernent Israël et elles concerneront toujours Israël. L’autre extrême consiste à mettre Israël dans l’Eglise à une place qu’il n’a absolument pas. Je rappelle que le ministère d’Israël est un ministère terrestre. L’appel d’Israël est un appel terrestre. Le ministère de l’Eglise est un ministère spirituel. L’appel d’Israël, c’est de recevoir la Parole de Dieu pour la transmettre à la terre entière : ce qu’ils auraient dû faire en acceptant le Messie. L’appel de l’Eglise, c’est de recevoir le Seigneur pour devenir

son Epouse, puis évangéliser la terre entière pour que la terre entière entre dans cette position privilégiée qui n’est réservée maintenant qu’à cette dispensation. Et pour le millénium, ce sera le règne de Christ à Jérusalem par Israël régénéré, converti, rétabli pleinement dans tous ses droits. Mais lorsque viendra la fin des mille ans, avec la création d’un nouveau ciel, d’une nouvelle terre et que la Jérusalem céleste viendra sur cette nouvelle terre, Israël et les nations converties seront ensemble associés au plan nouveau du Seigneur pour l’éternité. C’est-à-dire un monde où régnera la justice de Dieu et où il n’y aura plus en tant que tel un pays qui s’appellera Israël et des Israélites qui auront un message et un plan particulier. Ils seront maintenant fondus avec les païens convertis, tous feront partie de ce royaume de Dieu qui va pour l’éternité manifester la gloire de Dieu dans l’univers entier. Dans l’Apocalypse, les fondements de la Jérusalem céleste, ce sont les noms des apôtres et les portes de la Jérusalem céleste, ce sont les noms des douze tribus d’Israël. Donc tous sont associés dans ce nouveau monde que Dieu va créer. Mais tous auront la vie du Seigneur à condition d’avoir accepté le Messie, évidemment, puisque cette place-là est réservée, que ce soient des Israélites ou que ce soient des païens, à ceux qui auront pleinement accepté le Messie comme leur Seigneur et leur sauveur. Et de même que Paul a été appelé par le Seigneur à être l’apôtre des païens, que Pierre avait été appelé à être l’apôtre des Juifs, dans les derniers temps, il y aura des hommes et des femmes qui seront appelés en plus grand nombre encore pour annoncer l’Evangile aux Juifs, afin d’en sauver un maximum encore avant la fin des temps. Et pour ma part, je sens de plus en plus cet appel de parler aux Juifs. C’est la raison pour laquelle nous prierons le Seigneur d’aller nous ouvrir des portes auprès des Juifs, dans les synagogues. Prions pour ça aussi parce que nous le désirons dans notre cœur : Que le Seigneur nous envoie parler à des Juifs dans des synagogues, dans des endroits où des Juifs se réunissent pour leur parler de ce qui va arriver, du Messie, de Jésus, de la tribulation qui vient et du massacre du peuple Juif qui va encore se faire. Dieu veut encore en sauver beaucoup. Tout ce qui touche Israël nous intéresse beaucoup. Nous ne devons pas oublier que Israël, c’est la prunelle des yeux du Seigneur. Donc quand nous étudions le début de l’Apocalypse de Jean, même si c’est plutôt orienté vers Israël et vers les Juifs, pour moi c’est, je dirais presque une source de satisfaction encore plus grande parce que c’est quelque chose qui s’adresse aux Juifs, ayons un amour tout particulier pour les Juifs, pour tout ce qui touche le destin du peuple Juif, le travail que Dieu veut faire au milieu du peuple Juif. En tant qu’anciens païens, nous devons être rempli de l’amour de Jésus pour ce peuple Juif, vers lequel il est venu en priorité, et nous devons travailler à ce qu’ils soient sauvés avant que la porte se ferme. Bien sûr, les païens aussi. Dieu a envoyé Jésus pour le monde entier. Mais il a envoyé Jésus en priorité pour les Juifs et ensuite la porte s’est ouverte pour les païens. La conclusion, c’est qu’il faut que nous, chrétiens, nous priions avec ardeur pour ce peuple d’Israël dans ces temps de la fin. Il faut y envoyer des missionnaires, il faut y aller si on y est appelé par Dieu, bien sûr. Que ce soit là où nous sommes ou que ce soit en Israël, il y a des Juifs qui ne connaissent pas Jésus comme le Messie. Il faut qu’on ait autant à cœur, et même plus, de les évangéliser que les païens. Quelquefois, des chrétiens n’osent même pas évangéliser des Juifs parce qu’ils disent : « Ah bon, ils font partie du peuple de Dieu, on n’a pas besoin de les évangéliser ». Mais non, ils sont perdus quand même, sans le Messie. Et c’est la

priorité du cœur de Dieu. Ce sont eux les héritiers de la promesse en priorité et il faut vraiment qu’il y ait dans notre cœur le désir ardent de prier pour Israël dans ces temps de la fin. Je pense au peuple d’Israël dans la terre entière mais aussi pour Israël en tant que pays, en fonction de ce qui se passe maintenant, pour les autorités de ce pays etc., pour les Juifs convertis qui vivent en Israël, pour qu’ils soient vraiment touchés par la Parole du Seigneur dans ces temps de la fin. Et puis il faut nous tenir en même temps soigneusement en garde contre toutes ces séductions dont il viens d’êtres dits et qui sont des manœuvres de l’ennemi pour faire chuter soit les convertis, anciens païens, soit les convertis anciens Juifs, les faire chuter hors de Christ, les faire retomber dans la loi, les faire retomber hors de la grâce et les couper du Seigneur en réintroduisant sous toutes sortes de faux prétextes des pratiques – même si elles sont soi-disant dans un but prophétique – qui n’ont plus rien du tout à voir avec la marche par l’Esprit qui doit être la nôtre.

Dès que nous voyons dans une église chrétienne une pratique ou un rite quelconque introduit, nous sommes sûr que c’est une séduction spirituelle qui est à l’œuvre. Si ça devient un rite, c’est une séduction qui est à l’œuvre. N’importe quelle pratique, quand elle devient un rite habituel, et pour lequel on commence à être attaché à la forme, c’est fini, on n’est plus dans la liberté de l’Esprit. On est dans un rite et qui dit rite, dit coupure de la grâce et de la vérité de Christ. Alors faisons un appel à tous nos frères Juifs qui sont convertis, qui sont devenus chrétiens, donc qui ne sont plus Juifs. faisons un appel pressant pour qu’ils abandonnent toute trace de Judaïsme et de pratiques juives et qu’ils arrêtent de se réunir entre Juifs messianiques pour adorer le Dieu d’Israël, alors que nous faisons tous partie d’un même corps. Qu’ils sortent de cette séduction et que nous chrétiens, sortions de cette séduction qui nous ferait tendre à penser que maintenant on doit avoir à pratiquer certaines fêtes juives ou certaines pratiques parce que Dieu les avait données à Israël. Sinon, qu’est-ce qui se passe ? Si on fait ça, on s’enfonce à nouveau dans la loi et on s’enfonce dans la malédiction puisque si nous pratiquons la loi nous sommes sous la malédiction et le fait de recommencer à pratiquer un élément de la loi, quel qu’il soit sous forme rituelle ou sous forme habituelle nous remet sous la malédiction. Et à ce moment-là, il faut recommencer à pratiquer l’ensemble de tous les commandements de la loi. Pourquoi se contenter des tephillins ou des châles de prière, ou de la kippa, ou de telle pratique du rituel du sabbat etc. Pourquoi ne pas se remettre à pratiquer l’ensemble des dispositions de la loi puisqu’elles ont toutes une signification prophétique, toutes ? Vous voyez la séduction épouvantable ? Prions le Seigneur et demandons toujours sa grâce, sa lumière, sa révélation d’en haut, pour comprendre ces choses et être dans sa position à Lui ; une position toujours équilibrée, par son Esprit. Prions le vraiment de tout notre cœur Seigneur, qu’il ouvre les yeux de tous les chrétiens aujourd’hui qui sont séduits d’une manière ou d’une autre à propos d’Israël ou de la place d’Israël dans l’Eglise ou de ce que doit faire un chrétien par rapport aux commandements de la loi. Prions aussi qu’il fasse sortir de la séduction tous ces chrétiens et que nous puissions vraiment apprendre à marcher par l’esprit tous ensemble, anciens Juifs, anciens païens. Et que nous puissions tous nous retrouver, jeunes et vieux devant lui, marchant ensemble dans un corps uni par son Esprit. Seigneur, nous te prions vraiment pour que tu le fasse pour la gloire de ton nom et au nom de Jésus-Christ. Amen ! »

                     Les avertissements donnés aux Juifs nous

                                         concernent-ils ?

ce message sera concentré sur quelques passages dans le livre du prophète Sophonie, et quelques passages dans l’épître aux Romains , On va faire une comparaison entre ce que le prophète Sophonie dit dans l’Ancien Testament et ce que l’apôtre Paul dit dans le Nouveau Testament. et aussi parler du peuple d’Israël aujourd’hui et de l’Eglise du Seigneur Jésus, parce que ce qui se passe aujourd’hui au niveau du peuple d’Israël, ce sont des choses qui doivent nous parler à nous qui sommes dans l’Eglise de Jésus-Christ. Les Israélites attendent le Messie et nous, nous l’attendons aussi. Pour nous, il est déjà venu et nous attendons son retour, mais eux, ils attendent la première venue du Messie parce que la plupart ne l’ont pas reconnu ! Mais il y a de nos jours de plus en plus de Juifs en Israël qui se convertissent au Seigneur Jésus. C’est vraiment le signe que la porte pour les païens est en train de se fermer parce que celle des Juifs est en train de s’ouvrir. Jésus, en parlant à l’apôtre Paul, lui a mis cette pensée dans le cœur, il lui a dit : « Quand tous les païens seront entrés, à ce moment-là, tout Israël sera sauvé ». Quand le nombre de tous ceux qui doivent entrer dans l’Eglise sera complet, le Seigneur pourra terminer son plan avec Israël. Et il est en train de le faire maintenant, parce que la porte pour les païens est en train de se fermer. Le retour du Seigneur est proche, le nombre de païens qui se convertissent arrive à sa fin et le Seigneur est en train maintenant d’ouvrir la porte pour les Juifs. Il y en a des centaines et des centaines qui se convertissent à Jésus et qui le reconnaissent comme Messie. C’est vraiment un signe puissant. Ce n’est pas encore tout le peuple d’Israël. On estime peut-être à cent cinquante mille ceux qui ont reconnu le Seigneur Jésus aujourd’hui. On ne sait pas le nombre exact, c’est à peu près ce nombre-là, mais c’est un chiffre énorme. En France, on estime que les églises chrétiennes évangéliques ne dépassent pas deux cent mille personnes. Le Seigneur seul connaît tous ceux qui sont sauvés, bien sûr. Nous, on ne peut pas compter le nombre, il n’y a que lui qui les voit. Mais quand nous comparons ces deux ordres de grandeur, cela montre qu’il y a une action puissante du Seigneur et du Saint-Esprit au milieu du peuple d’Israël. Nous allons voir ce qui s’est passé pour le peuple d’Israël, les avertissements qu’ils ont reçus de la part du Seigneur et le traitement qui leur a été réservé, surtout dans ces dernières années, au moment des différentes guerres, depuis le début du siècle où il y a eu des massacres épouvantables du peuple d’Israël. C’était annoncé par les prophètes, notamment par Sophonie. Et nous devons, nous, réfléchir sur ce que le Seigneur prépare pour l’Eglise de Jésus-Christ. Si le Seigneur a réservé un tel traitement difficile à son peuple d’Israël qui est passé par des tribulations terribles, ce qui est arrivé à Israël est un exemple de ce qui doit arriver à l’Eglise, si l’Eglise de Jésus-Christ n’obéit pas à la Parole du Seigneur comme Israël n’a pas obéi à la Parole du Seigneur. Les châtiments du Seigneur sont venus comme les prophètes les avaient annoncés, dont le prophète Sophonie. Le Seigneur a patienté pendant

des centaines, des centaines et des centaines d’années en envoyant des prophètes et des prophètes au peuple d’Israël pour leur dire : « Revenez à Dieu. Vous vous êtes écartés du Seigneur. Vous êtes entrés dans un système religieux qui n’a plus rien à voir avec la Parole qui avait été donnée à Moïse, avec la loi que Dieu avait donnée, avec les commandements auxquels vous deviez obéir. Cela n’a plus rien à voir. Dieu avait patienté longtemps en envoyant des prophètes pour les ramener. Et ils ont endurci leur cœur, endurci leur nuque et nous savons qu’à un moment donné, le temple a été détruit, la ville a été détruite, d’abord par le roi Nébucadnetsar, ensuite par les Romains. Tous les Juifs ont été dispersés dans le monde entier. Ils ont souffert pendant des centaines et des centaines d’années avant de commencer à revenir maintenant dans leur pays, Israël. Et il a fallu les événements horribles de la dernière guerre mondiale où six millions de Juifs ont été massacrés par les nazis et leurs alliés, six millions de Juifs du peuple de Jacob, pour que le Saint-Esprit soit vraiment accepté dans le coeur de certains Israélites, pour qu’ils comprennent que le plan du Seigneur, c’est de les ramener dans la terre d’Israël, tous ! Et Dieu a parlé pendant des centaines d’années en disant : « Je vous ai dispersés, maintenant je veux vous ramener ». Et c’est terrible de penser qu’avant la dernière guerre, il y a eu des prophètes que Dieu avait envoyés en Allemagne, en 1920-1930, des prophètes Juifs, pour prévenir les Juifs d’Allemagne qu’il allait y avoir un grand massacre et qu’ils devaient partir tant qu’il était temps. La plupart se sont moqués. La plupart ont dit : « Mais nous, nous sommes Allemands depuis des années ! Nous, nous avons combattu pour l’Allemagne nous sommes des bons citoyens allemands, nous avons nos richesses ici, nous avons nos maisons, tout. Est-ce qu’on va laisser tout ça pour partir dans ce misérable coin, là-bas, un pays où il n’y a rien ? Il y en a quelques-uns qui sont partis, qui ont échappé. Mais la plupart ont péri. Ils n’ont pas voulu écouter. Ils trouvaient que c’était impensable ! Imaginez maintenant ce qui va se passer pour les Chrétiens tièdes, les Chrétiens qui n’obéissent pas au Seigneur, quand le Seigneur leur envoie des prophètes aujourd’hui pour leur dire : « Si vous ne revenez pas à l’obéissance à la Parole, il va y avoir un massacre encore plus terrible que pour les Juifs. Ici, en France, en Europe ». Certain frère ont reçu cela du Seigneur et d’autres aussi ont reçu que les Chrétiens de nos pays occidentaux et les Chrétiens de France allaient périr par millions dans des massacres épouvantables. Les six millions de Juifs qui ont souffert tellement et qui ont été massacrés, ne seront à côté que peu de choses par rapport à ce qui va se passer. Vous imaginez ça ? Si vous dites ça à la plupart des Chrétiens d’Europe et de France aujourd’hui, il y a de grandes chances pour qu’ils réagissent comme les Juifs en Allemagne avant la guerre. Ils vont dire : « Mais tu es fou. Jamais on n’a vu cela. Nos pays sont des pays de liberté, ce sont des démocraties. Il y a une justice qui marche. Mais enfin, c’est impensable que des choses comme ça arrivent. » Quand Hitler est venu au pouvoir, tout s’est passé en quelques années. Très vite ! Avant, c’était un régime démocratique, c’était la république de Weimar, c’était un régime qui faisait ce qu’il pouvait, mais ce n’était pas du tout les nazis. Hitler est venu au pouvoir à cause du chômage, à cause de la vengeance qu’il voulait exercer etc. Enfin, bref, toute une série de raisons, mais c’est allé très vite. Les élections étaient légales. Il n’a pas fait un coup d’Etat pour prendre le pouvoir lui-même. Il a été élu par des élections légales et ce sont les catholiques qui ont voté pour lui, qui l’ont monté au pouvoir, avec l’aide du pape et du nonce

de l’époque. Enfin cela a été fait très vite. Et quand Hitler a pris le pouvoir, au début tout le monde était content parce qu’il donnait du travail, le chômage est parti en quelques années. Bien sûr, il remplissait les usines d’armements, il faisait travailler tout le monde dans

les usines d’armes et il faisait construire les autoroutes pour les tanks allemands. Personne n’était au chômage. Tout le monde disait : « C’est merveilleux, maintenant, il y a une bonne discipline et l’Allemagne marche bien ». Mais ils ne se rendaient pas compte vers quelle catastrophe il menait les Allemands. Quand l’Antichrist va venir, ce sera exactement pareil. Ce sera le même principe. Au départ un homme qui est intelligent, subtil, puissant et mauvais, qui va prendre le pouvoir en promettant de grandes choses, et il va y arriver. Au début, il n’y aura plus de chômage, ou il va diminuer, tout va aller bien, on va dire : « Merveilleux, enfin un homme qui a vraiment des solutions ». Et puis peu à peu, on va voir la véritable tête du diable qui va se manifester contre les Chrétiens et contre les Juifs, parce que Satan est derrière l’Antichrist pour lutter contre le peuple du Seigneur, le peuple juif et le peuple chrétien. Et c’est pour cela qu’aujourd’hui, l’Esprit du Seigneur parle dans la terre entière, pour avertir l’Eglise et pour avertir Israël des terribles jugements qui vont venir bientôt sur la terre entière et sur l’Eglise du Seigneur comme ses jugements sont venus sur Israël. Lisons ce que dit le prophète Sophonie, dans l’Ancien Testament, au chapitre premier et au verset premier : « la Parole de l’Eternel fut adressée à Sophonie, fils de Cuschi, de Guédalia, d’Amaria, etc. … Je détruirai tout sur la face de la terre, dit l’Eternel. Je détruirai les hommes et les bêtes, les oiseaux du ciel, les poissons de la mer, les objets de scandale et les méchants avec eux ; j’exterminerai les hommes de la face de la terre, dit l’Eternel. J’étendrai ma main sur Juda (le peuple Juif), et sur tous les habitants de Jérusalem ; j’exterminerai de ce lieu les restes de Baal, le nom de ses ministres et les prêtres avec eux ». Ce sont tous les faux dieux que les Juifs adoraient avec leurs prêtres et leurs cérémonies. De même qu’aujourd’hui, si vous prenez le peuple qui se dit chrétien, qui comprend les Catholiques, les Protestants, les Orthodoxes, enfin, tous ceux qui se disent chrétiens dans le monde, vous pouvez être sûrs que quatre-vingt-dix pour cent au moins, se sont écartés de la Parole du Seigneur pour entrer dans des systèmes religieux humains derrière lesquels se trouve le diable.

Ils sont exactement comme les Juifs de l’époque. Ils avaient abandonné le Dieu vivant tout en conservant la forme extérieure. Ah ! Ils avaient toutes les formes extérieures, ils avaient le temple, ils avaient les cérémonies, ils avaient les grandes prières au temple et tout et tout ! Ils avaient les prêtres, ils avaient tout ! mais ils n’avaient plus l’Esprit du Seigneur. Et puis ils avaient ajouté toutes sortes de choses qui n’étaient pas dans la Bible : le culte à Baal, le culte aux faux dieux, les dieux de Canaan etc. Quand nous regardons aujourd’hui le système religieux qui est mis en place aussi bien dans le Catholicisme romain que dans le Protestantisme officiel ou dans la religion orthodoxe, maintenant, il n’y a plus rien à voir avec la Parole du Seigneur. C’est un tissu de mensonges dans lesquels sont prises beaucoup d’âmes sincères qui voudraient servir le Seigneur mais qui sont mal enseignées et qui ne lisent pas elles-mêmes la Parole du Seigneur pour voir la vérité. Le Seigneur a envoyé des prophètes à son peuple chrétien pendant des dizaines et des centaines d’années, ou des hommes et des femmes, des serviteurs et des servantes de Dieu, ont parlé disant : « Arrêtez,

revenez au Seigneur ». C’était Dieu qui parlait. Dieu parlait par Sophonie au peuple Juif pour lui dire : « Reviens ». Et au verset 5, il dit : « J’exterminerai ceux qui se prosternent sur les toits devant l’armée des cieux ». Les saints, la vierge Marie, etc. C’est ça l’armée des cieux. A l’époque c’était autre chose, mais aujourd’hui, c’est ça.

On ne se prosterne plus devant l’Eternel lui seul. « …ceux qui se prosternent en jurant par l’Eternel (ah oui, ça ils s’y entendaient pour jurer par l’Eternel) et en jurant par leur roi, ceux qui se sont détournés de l’Eternel, et ceux qui ne cherchent pas l’Eternel, qui ne le consultent pas ». Et alors Sophonie annonce au verset 7 ce qui va se passer si on ne revient pas. « Silence devant le Seigneur, l’Eternel ! Car le jour de l’Eternel est proche ». Vous savez, quand Jésus est venu prêcher dans sa ville, Nazareth, il a repris ce merveilleux passage d’Esaïe 61 :  » L’Esprit du Seigneur, l’Eternel, est sur moi, car l’Eternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux… ». Et il s’est arrêté à l’endroit où la prophétie d’Esaïe disait qu’il annonçait une année de grâce de l’Eternel et un jour de jugement du Seigneur. Donc lui, Jésus, venait annoncer l’année de grâce dans laquelle nous sommes encore et cette année de grâce va se terminer par le jour du Seigneur qui va être le jour du jugement terrible. Et il annonce ici (Sophonie 1:7) : « Le jour de l’Eternel est proche, car l’Eternel a préparé le sacrifice, il a choisi ses conviés, au jour du sacrifice de l’Eternel, je châtierai les princes et les fils du roi, et tous ceux qui portent des vêtements étrangers ». C’étaient ceux qui avaient pris les coutumes des pays étrangers au lieu de garder celles d’Israël. « Il y aura des cris,… des lamentations… , Le grand jour de l’Eternel est proche. Il est proche, il arrive en toute hâte (Et nous sommes bien plus proches encore, nous qui sommes à la fin des temps). Le jour de l’Eternel fait entendre sa voix et le héros pousse des cris amers. Ce jour est un jour de fureur, un jour de détresse et d’angoisse, un jour de ravage et de destruction, un jour de ténèbres et d’obscurité, un jour de nuées et brouillards ». Ces mots : « Un jour de nuées et brouillards », c’est curieux, il y a un film qui avait été fait par un réalisateur français et ce film s’appelait : « Nuées et brouillards ». Et ce film racontait l’holocauste des Juifs et ce qui s’était passé pendant la dernière guerre ; ce réalisateur qui n’était pas chrétien avait pris comme titre : « Nuées et brouillards ». Là, il était conduit par le Saint-Esprit, parce que cette prophétie-là, qui concernait Israël, s’est accomplie à la lettre. Dans toutes les persécutions qu’Israël a subies et notamment la dernière où six millions d’Israélites ont été jetés dans les chambres à gaz, c’était un jour de « nuées et brouillards » pour Israël, un jour de détresse et d’angoisse. Imaginez ces millions de personnes qui ont été arrachées à leurs maisons, à leur famille ; on a séparé les enfants des mamans, on a séparé les grands-parents de leurs enfants, on a jeté tous ces hommes et ces femmes dans des trains à bestiaux, on les a parqués comme des bêtes, on les a mis dans des camps, on leur donnait de l’eau de vaisselle à boire et on les a tués à petit feu ou à grand feu. On les a jetés dans des fours, dans des fourneaux par millions et par millions. Et au verset 17 : « Je mettrai les hommes dans la détresse, et ils marcheront comme des aveugles, parce qu’ils ont péché contre l’Eternel ; je répandrai leur sang comme la poussière, et leur chair comme de l’ordure ». Cela s’est réalisé exactement comme ça dans le peuple d’Israël : leur sang a été répandu comme la poussière et ils ont été jetés comme de l’ordure dans des fosses communes ou dans la terre qui les a engloutis. Et si Dieu a permis que ces choses arrivent sur son peuple d’Israël, ce n’est pas

parce qu’ils ont crucifié Jésus-Christ, comme disent certains, ce n’est pas du tout pour ça. Ceux qui ont crucifié Jésus- Christ, c’est nous, par nos péchés. Ce sont les péchés du monde qui ont amené Jésus-Christ à la croix. C’est vrai que son peuple Israël, dans sa plus grande partie, n’a pas reconnu le Messie et l’a rejeté, mais le Messie a été rejeté aussi par le monde entier qui ne l’accepte pas. Je crois que si ces choses sont venues sur Israël, c’est parce qu’Israël a quitté le vrai Dieu, tout simplement. Déjà depuis longtemps, depuis le temps où les prophètes, dans l’Ancien Testament, étaient envoyés pour rappeler Israël et lui demander de revenir au Seigneur, ils avaient quitté le Seigneur pour suivre d’autres dieux, des faux dieux. Et c’est pour cela que quand le Messie est venu, ils n’étaient pas prêts à reconnaître, pour la plupart, ce Messie comme le Fils de Dieu, Jésus, qui est venu pour les sauver. Ils l’ont suivi en foules entières tant qu’il guérissait les malades et qu’il nourrissait ceux qui avaient faim, mais quand il s’est agi de le suivre comme disciple, de lui donner sa vie, là il n’y avait presque plus personne, à part les douze et quelques autres et des femmes qui le suivaient. Mais par rapport à l’ensemble de la population d’Israël, c’était un petit nombre, un petit reste. Il en est de même aujourd’hui dans l’Eglise de Jésus-Christ, celle qu’on appelle Eglise de Jésus, mais qui ne l’est pas, où quatre-vingt-dix pour cent de ce qu’on appelle l’Eglise chrétienne est en dehors du plan du Seigneur, complètement en dehors, et où il n’y a qu’un petit reste fidèle dans la terre entière, petit reste ! Et la voix du Seigneur retentit de la même manière aujourd’hui dans la terre entière pour dire à ces Chrétiens : « Revenez, le jour du Seigneur approche, ça va être un jour de nuées, d’obscurité, de ténèbres et de brouillards, où des millions et des millions et des millions vont être mis à mort, torturés et jetés dans des fosses communes pour la même raison qu’Israël, c’est-à-dire qu’on s’est détourné du Dieu vivant et de sa Parole pour aller suivre des faux dieux, des idoles muettes qui ont des oreilles et qui n’entendent pas ». Et au chapitre 2 de Sophonie, il est dit : « Rentrez en vous-mêmes, examinez-vous, nations sans pudeur, avant que le décret s’exécute ». Voyez comment Dieu voudrait éviter à son peuple ces choses. « Avant que la colère ardente de l’Eternel fonde sur vous ». Beaucoup de Chrétiens ne se doutent pas que Dieu est un feu dévorant et un Dieu qui se met dans des colères terribles quand le moment de sa colère est venu. Il faut parler du Dieu de grâce et du Dieu d’amour parce que sans l’amour et sans la grâce, on ne peut pas s’approcher du Seigneur. Jésus est venu révéler toute la grâce de Dieu. Mais il faut aussi annoncer le jour du Seigneur et le jugement sinon on annonce un évangile qui est bancal. Il faut parler des deux, de l’amour de Dieu, et du jugement. Au verset 3 : « Cherchez l’Eternel, vous tous humbles du pays ». Ce sont ceux qui sont tout petits, des « rien du tout », qui sont considérés comme des ordures, des balayures. Si le monde nous considère comme une ordure, comme une balayure à cause de notre foi en Christ, nous sommes bien dans la main du Seigneur. Parce que notre témoignage n’est pas accepté par ceux du monde et ils nous traitent comme ils ont traité les vrais prophètes avant. « Recherchez la justice, recherchez l’humilité ! Peut-être serez-vous épargnés au jour de la colère de l’Eternel ». Peut-être ! Ensuite il continue, il annonce tout ce qui va se passer non seulement contre les Juifs, mais contre ceux qui ont attaqué les Juifs pour les détruire. Et au chapitre 3 de Sophonie, il parle de la ville rebelle et souillée. C’est la ville de Jérusalem ! La ville du Grand Roi ! Celle qui représente l’Eglise de Jésus-Christ. Nous, nous sommes dans la Jérusalem nouvelle. Quand nous sommes nés de

réjouit. « Ses chefs au milieu d’elle sont des lions rugissants ; ses juges sont des loups du soir qui exactement ceux-là : des loups ravisseurs, des lions rugissants, des loups du soir qui ne gardent rien nouveau, nous entrons dans la Jérusalem céleste, nous faisons partie de la envoyé plusieurs fois la correction, mais il n’y a rien à faire. Dieu a envoyé plusieurs fois la correction « Elle ne se confie pas en l’Eternel, elle ne s’approche pas de son Dieu ». C’est le cri du Quitte tout ce que tu es en train de faire et qui n’est pas de moi et approche-toi sincèrement du vrai Dieu dans la foi, dans la vérité, dans ma Parole seule, dans le Saint-Esprit. Approche-toi ». Dieu ne va pas rejeter ceux qui s’approchent de lui humblement et avec un cœur sincère. Le cœur de Dieu se nouvelle Jérusalem. Mais la Jérusalem terrestre de l’époque était appelée : « Ville rebelle et souillée, ville pleine d’oppresseurs. Elle n’écoute aucune voix. Elle n’a pas égard à la correction ». Dieu lui a aussi sur l’Eglise de Jésus, mais il y en a beaucoup qui n’écoutent pas. cœur de Dieu dans la terre entière pour ceux qui se disent chrétiens : « Mais approche-toi de moi. ne gardent rien pour le matin ». Combien de prêtres, combien d’évêques, combien de pasteurs sont pour le matin, qui mangent tout, qui dévorent tout sur leur passage. « Ses prophètes sont téméraires, infidèles ; ses sacrificateurs profanent les choses saintes, violent la loi ». Voilà comment se comportent aujourd’hui, je dirais la plupart des chefs du peuple chrétien visible : des lions rugissants, des loups du soir, téméraires, infidèles. Et pourtant, l’Eternel est juste au milieu d’elle. Au milieu de cette Jérusalem qui est souillée, il y a l’Eternel, le Seigneur est là, présent. Et c’est d’autant plus grave de se comporter comme ça, sachant que l’Eternel est là, présent. « Il ne commet pas d’iniquité. Chaque matin, il produit à la lumière ses jugements, sans jamais y manquer ». La présence de Dieu était restée dans le temple de Jérusalem pendant des centaines d’années alors que les pires abominations se pratiquaient de l’autre côté du voile : le culte à Baal, le culte aux idoles… et pourtant la présence de Dieu était là, derrière le voile, dans le lieu très saint, sur le tabernacle. Et ce n’est que peu avant la destruction du temple que la présence de Dieu quitte le temple (dans Ezéchiel on la voit partir), elle quitte la ville, elle va sur la montagne des Oliviers et elle part. La ville a été détruite peu après, le temple aussi. Ce sont des choses qui doivent nous parler à nous, Chrétiens parce que ce sera exactement de cette manière-là que ça se passera pour le peuple chrétien.

Au verset 7 : « Si du moins tu voulais me craindre et avoir égard à la correction, ta demeure ne serait pas détruite, tous les châtiments dont je t’ai menacée n’arriveraient pas ». Il y a des gens qui ne peuvent pas supporter d’entendre dire que Dieu est un Dieu juste qui châtie. Il y a des gens qui disent : « Mais, arrêter ! si vous dites toujours que Dieu va châtier, Dieu va punir. Mais qu’est ce que ce Dieu ? Moi je n’en veux pas ». un jour un pasteur protestant à dit : « Moi je ne veux pas d’un Dieu qui met une seule personne en enfer. Je n’en veux pas ». Si nous ne voulons pas de ce Dieu-là, il va nous rejeter aussi. C’est déjà fait parce que l’enfer est rempli ou va être rempli de tous ceux qui ont désobéi à la Parole du Seigneur, à commencer par Satan et ses anges rebelles pour qui l’enfer a été fait, et pour tous ceux qui désobéissent au Seigneur. Donc Dieu est un juste juge qui châtie en commençant par ceux qu’il aime, ses enfants. Il commence par les châtier, mais avec amour pour leur dire : « Ecoute, il y a quelque chose qui ne va pas, reviens ». Quand Dieu commence à nous châtier, c’est qu’il nous a parlé longtemps et qu’on n’a pas voulu écouter

sa voix. Il ne commence pas par donner des coups, il commence par parler avec amour et par dire quelque chose avec amour. Mais quand on se bouche les oreilles pour dire : « Non, non, non, je ne veux pas entendre ça ». Ou : « Ce n’est pas Dieu qui me parle, ce n’est pas possible ». Ou « je ne veux pas entendre », à ce moment-là on s’endurcit et le châtiment vient parce que Dieu veut nous ramener à lui. Il ne veut pas qu’on se perde. Donc le châtiment ce n’est pas un jugement qui tombe sur un peuple païen, le châtiment c’est une correction qui vient sur des fils et des filles que Dieu aime. Parce qu’il veut les ramener. Et là c’était le peuple du Seigneur qui avait été châtié parce qu’il ne voulait rien entendre. Et Dieu dit : « Attention, il va y avoir quelque chose de terrible qui va venir. Au verset 8 : « Attendez-moi donc, dit l’Eternel, au jour où je me lèverai pour le butin ! » Attendez, vous allez voir ! Le jour où Dieu va se lever et où les massacres vont commencer, vous allez entendre les cris de détresse, mais Dieu ne répondra plus. A ce moment-là, ce sera trop tard. « Car par le feu de ma jalousie, tout le pays sera consumé ». Cela s’est passé exactement comme ça. « Alors je donnerai au peuple des lèvres pures afin qu’ils invoquent tous le nom de l’Eternel, pour le servir d’un commun accord. D’au-delà des fleuves de l’Ethiopie, mes adorateurs, mes dispersés m’apporteront des offrandes. En ce jour-là, tu n’auras plus à rougir de toutes tes actions par lesquelles tu as péché contre moi ; car j’ôterai alors du milieu de toi ceux qui triomphaient avec arrogance, et tu ne t’enorgueilliras plus sur ma montagne sainte. Je laisserai au milieu de toi (il parle à Jérusalem) un peuple humble et petit ».

Voilà ce que Dieu veut pour nous. Il veut que nous soyons un peuple humble et petit spirituellement. Petit ! Celui qui s’abaisse, c’est Dieu qui l’élèvera. « …un peuple humble et petit qui trouvera son refuge dans le nom de l’Eternel. Les restes d’Israël… » Il n’y a aujourd’hui qu’un petit reste d’Israélites qui sont fidèles au Seigneur dans leur cœur et ceux-là vont reconnaître le Messie. Ils sont en train de le reconnaître parce qu’ils sont vraiment Israélites selon le cœur. Ils comprennent la Parole de Dieu, ils ouvrent leur cœur à la Parole et ils reconnaissent Jésus comme le Messie d’Israël. C’est le reste.

« Les restes d’Israël ne commettront point d’iniquité, ils ne diront point de mensonge, et il ne se trouvera pas dans leur bouche une langue trompeuse ; mais ils paîtront, ils se reposeront et personne ne les troublera. Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Pousse des cris d’allégresse, Israël ! Réjouis-toi et triomphe de tout ton cœur, fille de Jérusalem ! L’Eternel a détourné tes châtiments, il a éloigné ton ennemi ; le roi d’Israël, l’Eternel, est au milieu de toi ; tu n’as plus de malheur à éprouver ». Là il parle à un reste, c’est-à-dire que tous les autres ont été exterminés et il ne reste que le petit troupeau fidèle. Au verset 17 : « L’Eternel, ton Dieu, est au milieu de toi, comme un héros qui sauve ; il fera de toi sa plus grande joie (parce que ce petit reste qui est fidèle, marche avec son Seigneur); il gardera le silence dans son amour ; il aura pour toi des transports d’allégresse. Je rassemblerai ceux qui sont dans la tristesse, loin des fêtes solennelles, ceux qui sont sortis de ton sein ».

Et au verset 20 il termine en disant : « En ce temps-là, je vous ramènerai ». Nous serons très bientôt dans le temps où le Seigneur ramènera Israël dans la terre de la promesse. « Je ferai de vous un sujet de gloire et de louange parmi tous les peuples de la terre, quand je ramènerai vos captifs sous vos yeux, dit l’Eternel ». Nous ne sommes pas encore au moment où le Seigneur fera d’Israël, en tant que nation, un sujet de gloire pour toutes les nations.

Cela va se faire quand Jésus va revenir régner, que ses pieds vont se poser sur la montagne des Oliviers pour régner sur Israël et sur le monde entier. Mais nous sommes au temps où Jésus parle au cœur des Israélites au sujet de leur pays, qu’il a juré à Abraham et à ses descendants de leur donner. Et ce ne sont ni les Palestiniens ni les puissances occidentales, ni les Américains, ni qui que ce soit qui empêcheront les Juifs de garder la terre d’Israël. Elle leur appartient, elle a été donnée par serment à Abraham et à ses descendants par Dieu. C’est une terre qui leur appartient de droit parce que c’est la terre de Dieu qu’il a donnée aux Juifs. Et le Saint- Esprit est en train de parler aux Juifs de la terre entière pour leur dire : « Le Messie va bientôt revenir, il va venir poser ses pieds sur la montagne des Oliviers et vous qui aurez reconnu celui qu’ils ont percé, vous qui l’aurez reconnu comme le Messie, vous allez régner avec lui et avec nous. Nous ne formerons qu’un seul peuple, l’Eglise et Israël, qui reconnaîtra son Messie ; un seul peuple dans lequel il n’y aura plus ni Juifs, ni circoncis, ni incirconcis, mais le peuple du Seigneur, de tous ses rachetés par le sang de l’Agneau. Nous devons vraiment intercéder pour Israël, prier pour Israël. Quand nous avons l’amour du Seigneur Jésus dans le cœur, nous ne pouvons pas manquer de prier pour Israël et de faire du bien à Israël, même à ceux qui ont la nuque raide. Il y a un travail qui se fait par l’Esprit du Seigneur et si nous leur montrons de l’amour, leur cœur va s’ouvrir. Les Chrétiens ont tellement torturés et persécutés, que pour eux, c’est un baume de voir, comme ils les appellent, ces nouveaux Chrétiens, que nous appelons nous-mêmes les Chrétiens nés de nouveau ; eux, ils les appellent les nouveaux Chrétiens. Ce sont ceux qui sont nés de nouveau, ces Chrétiens qui ont l’amour pour Israël dans leur cœur et qui voient le parallèle entre le destin d’Israël et le destin de l’Eglise. Ils travaillent pour bénir Israël parce que Dieu nous appelle à bénir Israël. Il faut les bénir en priant pour eux et en disant : « Seigneur, que ta Parole s’accomplisse. Que ce petit reste-là soit fidèle et que le cœur des Israélites s’ouvre au Messie. Et que le cœur des Chrétiens s’ouvre aussi à l’action de ta Parole pour revenir à ta Parole et pour revenir vers Israël ». Ce n’est pas normal qu’un Chrétien soit antisémite ou ait de la haine contre les Juifs. Il y en a des Chrétiens qui n’aiment pas les Juifs ! Ce ne sont pas des Chrétiens ! Un vrai Chrétien aime Israël et bénit Israël. Et j’en suis sûr que certain juifs anciens qui ont échappés aux camps de la mort a cause des chrétiens de l’époque , sont contents et heureux aujourd’hui que les Chrétiens de maintenant les bénissent , leur fassent du bien, leur demande pardon. Les larmes qui peuvent couler sont des larmes de guérison. Quand nous bénissons Israël, Dieu nous bénit aussi. Nous devons être pour Israël comme des prophètes de Dieu, aussi ; comme nous devons être des prophètes du Seigneur devant l’Eglise infidèle. Nous devons aussi rappeler aux Juifs que toutes les promesses de l’Ancien Testament sont pour eux : des promesses de salut qui s’accomplissent en Jésus mais aussi des promesses particulières concernant le peuple Juif et ce morceau de terre qui s’appelle la Palestine et qui leur appartient. Il faut les encourager. Si nous connaissons des Juifs, encourageons-les. Disons-leur : « Tenez bon aux promesses de Dieu. Ce pays est à vous. Il n’est pas aux Cananéens, il n’est pas aux Palestiniens, mais Dieu vous a demandé de respecter l’étranger au milieu de vous. Les étrangers comme les Palestiniens ou les autres qui seront là, vous devrez les traiter comme vos propres enfants. Mais ce pays est à vous ». Encouragez-les. Paul qui était Juif, avait un amour débordant pour son peuple. Et il dit au chapitre 9 de

Parole de Dieu soit restée sans effet. Car tous ceux qui descendent d’Israël ne sont pas Israël, et, pour mes frères (les Juifs), mes parents selon la chair, qui sont Israélites, à qui appartiennent l’épître aux Romains, au verset 3 : « Je voudrais moi-même être anathème (être maudit) et séparé de Christ l’adoption, et la gloire, et les alliances, et la loi, et le culte, et les promesses, et les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen ! » Il aurait préféré être maudit lui-même pour que les Juifs soient sauvés. Ce n’était pas possible, mais voyez l’amour qu’il avait pour Israël ! Au verset 6 : « Ce n’est point à dire que la pour être la postérité d’Abraham, ils ne sont pas tous ses enfants ! » Il dit bien : Il y a bien un peuple Juif qui existe, ce sont bien les enfants d’Israël, mais ils ne sont pas vraiment la postérité du père de la foi. Ils ont voulu rester dans les œuvres et rester dans la loi alors que le Prince de la paix, le Prince de la grâce arrivait comme le Messie et voulait les sauver. Mais ils l’ont refusé. Paul annonce la Parole du Seigneur pour les Juifs. C’est parce que le peuple d’ Israël a été désobéissant par rapport au Messie que le Seigneur s’est tourné vers les païens pour leur donner le salut. C’est la désobéissance d’Israël qui nous a ouvert la porte, à nous, païens, jusqu’à ce que l’ensemble des païens soit entré dans le salut, et après, tout le reste Juif sera sauvé. Puisque la pierre d’achoppement, la pierre de scandale, c’est Jésus, Yeshua, comme disent les Juifs, Paul dit au chapitre 10, verset 1 : « Frères, le vœu de mon cœur et ma prière à Dieu pour Israël, c’est qu’ils soient sauvés. Je leur rends le témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu mais sans intelligence. Ne connaissant pas la justice de Dieu et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu ». C’est exactement le même problème pour tous les Chrétiens de nom. Ceux qui ne sont pas dans la foi véritable, dans la vérité, c’est le même problème pour eux. Ils ont recherché la justice qui s’obtient par les œuvres, par les systèmes religieux humains et ils n’ont pas accepté la justice qui vient de la foi en Jésus-Christ. Donc ces Juifs-là étaient dans cette position de rejet par rapport à la foi, comme aujourd’hui, tous ces Chrétiens de nom rejettent la vraie foi pour rester dans leur système religieux. C’est le même problème. Ils ont cherché à établir leur propre justice. Et Paul dit au verset 8 (Romains 10:8) : « La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur. Or c’est la parole de la foi que nous prêchons. Si nous confessons de notre bouche le Seigneur Jésus, et si nous croyons dans notre cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, nous serons sauvé (Juif ou païen, Nous serons sauvés). Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice,, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Ecriture : Quiconque croit en lui ne sera pas confus. Il n’y a aucune différence entre le Juif et le Grec, puisqu’ils ont tous un même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui l’invoquent. Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé (qu’il soit Juif ou qu’il soit païen) ». Si nous invoquons le Seigneur Jésus, nous recevons par la foi le même salut. Et quand la Parole a été annoncée au peuple d’Israël, à lui en premier, par Jésus premièrement et ensuite par les disciples et les apôtres, ce peuple d’Israël a refusé dans son ensemble le Messie. Seul le reste fidèle qui était vraiment l’Israël selon le cœur de Dieu, ce petit reste fidèle a reconnu le Messie. Celui-là l’a accepté, un petit reste. L’autre l’a refusé et a été dispersé dans toutes les nations et vous savez ce qui est arrivé avec l’holocauste final et ses millions de Juifs qui ont péri. La première raison n’était pas qu’ils avaient refusé Christ, mais qu’ils s’étaient

détournés de la Parole du Seigneur et donc ils n’avaient pas pu reconnaître le Messie. Mais le sang de Jésus-Christ retombe sur tous ceux qui le refusent, païens ou

Juifs. Il devient une pierre d’achoppement pour ceux qui refusent le Seigneur et ils tombent à cause de leur refus. Le sang de Jésus n’est pas seulement retombé sur les Juifs, le sang de Jésus retombe et va retomber sur toute l’Eglise infidèle qui va périr de la même manière que les rebelles d’Israël ont péri par l’exterminateur. Donc on doit faire attention et ce sera encore plus grave pour l’Eglise de Jésus-Christ parce qu’elle a de meilleures promesses et elle est née dans de meilleures promesses que celles qui ont été données dans la loi. Quand nous recevons l’Evangile de Jésus-Christ, quand nous recevons le Saint- Esprit venu de Dieu, quand nous recevons les promesses de la Nouvelle Alliance qui sont bien

meilleures que les promesses de l’Ancienne Alliance, si nous voyons de quelle manière le peuple de l’Ancienne Alliance a été traité parce qu’il a refusé l’alliance avec Dieu, nous pouvons imaginer de quelle manière encore plus terrible le peuple de la Nouvelle Alliance sera traité par Dieu. Paul dit dans la première lettre aux Corinthiens, au chapitre 10 : « Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples ». La traversée dans le désert, les châtiments etc.. et tout ce qui est arrivé jusqu’à dernièrement, au peuple Juif est du aux conséquences de leurs positions et ceci nous sert en même temps d’exemples de ce qui arrivera à nous Chrétiens. Le châtiment des Chrétiens infidèles sera infiniment plus terrible que le châtiment des Juifs infidèles parce que notre alliance est fondée sur des promesses bien meilleures. Et ce doit être pour nous un sujet de crainte respectueuse et aussi de prière. Quand nous voyons ce qui se prépare et quand nous voyons dans quel sommeil spirituel se trouve la plupart de ceux qui se disent Chrétiens, nous devons les avertir de la part du Seigneur, leur parler de la grâce du Seigneur Jésus, mais leur parler aussi des choses terribles qui viennent sur l’Eglise infidèle comme elles sont venues sur Israël infidèle. Il faut prévenir. Au verset 16 de Romains 10, Paul dit : « Tous n’ont pas obéi à la bonne nouvelle, aussi Esaïe dit-il : Seigneur, qui a cru à notre prédication ? » Qui a cru ? Au verset 19 il ajoute : « Israël ne l’a-t-il pas su ? Moïse le premier dit : J’exciterai votre jalousie par ce qui n’est pas une nation, je provoquerai votre colère par une nation sans intelligence ». Cela veut dire que l’Esprit de Dieu est allé chercher les païens pour exciter la jalousie des Juifs qui eux, au départ, n’ont pas accepté le Messie et la Parole du Seigneur. Le Saint-Esprit a dit : « Maintenant, je vais aller chercher ceux qui étaient en dehors des alliances avec Israël, ceux qui étaient méprisés par les Juifs parce qu’ils étaient en dehors de l’alliance avec Abraham, je vais aller les chercher et les sauver au nom de Jésus pour exciter la jalousie des Juifs ». Au verset 1 du chapitre 11 : « Je dis donc Dieu a-t-il rejeté son peuple ? Loin de là ! » Beaucoup de Chrétiens disent qu’Israël a été rejeté par Dieu et que toutes les promesses de l’Ancien Testament qui s’adressaient aux Juifs, Dieu les a maintenant réservées pour l’Eglise. C’est faux. Dieu n’a pas rejeté Israël. Toutes les promesses pour Israël vont s’accomplir. Paul continue : « Moi aussi je suis Israélite de la postérité d’Abraham, de la tribu de Benjamin. Dieu n’a pas rejeté son peuple qu’il a connu d’avance « . Et au verset 5 il dit : « De même aussi dans le temps présent, il y a un reste ». Il parle des Israélites. « Il y a un reste ». Dans ces quatorze millions de Juifs qui restent vivants sur la terre aujourd’hui, il y a un reste d’Israélites fidèles selon le cœur de Dieu qui sont en train d’être travaillés par le Saint-Esprit pour

entrer dans l’alliance avec le Messie. « Il y a un reste selon l’élection de la grâce « . (par la foi). Au verset 11 il dit : « Par leur chute (par la chute des Juifs), le salut est devenu accessible aux païens, afin qu’ils soient excités à la jalousie ». C’est Dieu qui l’a voulu comme ça. Il dit : « Vous ne voulez pas de mon salut ? Je vais aller le donner à ceux que vous méprisez, ces païens, ces gentils, pour vous exciter à la jalousie ». Et au verset 12, Paul ajoute : « Si leur chute a été la richesse du monde (parce que c’est par leur chute que nous avons reçu l’Evangile), et leur amoindrissement la richesse des païens, combien plus en sera-t-il ainsi quand ils se convertiront tous ». Quand il parle de la conversion de tous, il ne parle pas de tout le peuple d’Israël, il parle du reste fidèle. Les autres vont être exterminés, hélas ! Comme l’Eglise infidèle va être exterminée. « Je vous le dis à vous, païens : en tant qu’apôtre des païens, je glorifie mon ministère afin, s’il est possible, d’exciter la jalousie de ceux de ma race, et d’en sauver quelques-uns. Car si leur rejet a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration, sinon une vie d’entre les morts ? » Et il dit aux Chrétiens : « Il faut que tu comprennes que tu as été greffé sur une racine et cette racine, c’est le peuple Juif ». Les juifs sont nos racines, nous ne nous rendons pas compte qu’ils sont nos racines » ? Il ne leur manque plus que de voir que Jésus est le Messie. Au verset 17 du chapitre 11 : « Si quelques-unes des branches ont été retranchées (les branches qui ont été retranchées, ce sont les Israélites infidèles, qui n’ont pas porté du fruit, qui n’ont

pas persévéré dans l’alliance avec Dieu. Ils ont été retranchés), et si toi, qui étais un olivier sauvage, tu as été enté (ça veut dire greffé) à leur place, et rendu participant de la racine et de la graisse de l’olivier, ne te glorifie pas aux dépens de ces branches ». Dieu a coupé les branches infidèles et nous qui étions un olivier sauvage, il nous a greffés dessus. D’habitude, c’est l’inverse. D’habitude, on greffe la bonne plante sur une plante sauvage qui est plus vigoureuse. Là, c’est l’inverse. Il a pris, Israël le bon olivier et il a greffé des branches sauvages dessus pour qu’elles reçoivent la graisse de l’olivier et la bénédiction de la racine. Dans le domaine spirituel, c’est l’inverse de ce qui se passe dans le naturel.

Mais là, il dit : « Ne te glorifie pas parce que tu as été greffé par grâce et si tu n’es pas fidèle, tu seras coupé à nouveau ». Il le dit au verset 19 : « Les branches ont été retranchées, afin que moi je sois greffé . Cela est vrai : elles ont été retranchées pour cause d’incrédulité, et toi, tu subsistes par la foi. Ne t’abandonne pas à l’orgueil, mais crains ; car si Dieu n’a pas épargné les branches naturelles (il les a coupées parce qu’elles étaient incrédules), il ne t’épargnera pas non plus ». C’est encore un argument contre ceux qui prétendent qu’on ne peut pas perdre son salut. Si nous ne restons pas dans la foi, mais si nous laissons l’incrédulité entrer, si nous nous détournons du Seigneur pour retourner dans ces systèmes religieux qui ne sont pas de lui, prenons garde, parce que le maître va venir couper sa branche incrédule pour la rejeter à nouveau. Mais Dieu est fidèle pour regreffer à nouveau ces branches qui ont été coupées si elles reviennent à la foi. je lis le verset 22 : « Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu (Les deux sont vraies. Dieu est bon, Dieu est sévère) : sévérité envers ceux qui sont tombés… » Pourquoi sont-ils tombés ? Ils ne sont pas tombés parce que Dieu les a mis par terre, ils sont tombés parce qu’ils étaient incrédules. Et les Chrétiens doivent trembler en entendant cette parole-là, dans la bouche de l’apôtre Paul, et prier en disant : « Seigneur, garde-nous de l’incrédulité et garde-nous fidèles, greffés sur ton bon olivier qui est Jésus-Christ pour que nous puissions recevoir ta

vie en permanence et continuer à marcher droit en portant du fruit par la foi ». Sinon le jour du jugement vient où tous ceux qui n’auront pas porté de fruit seront coupés, retranchés et jetés au feu. Et au verset 23 : « Eux de même, s’ils ne persistent pas dans l’incrédulité, ils seront entés (greffés) », c’est aussi pour les Chrétiens. C’est pour ça que l’Esprit de prophétie parle aujourd’hui dans la terre entière, aux Juifs, aux Chrétiens qui sont

infidèles pour leur dire : « Mais venez ou revenez au Seigneur ». Si nous ne persistons pas dans l’incrédulité, le Seigneur nous greffera. « Car Dieu est puissant pour les greffer de nouveau ».

L’apôtre Paul dit à la fin de ce chapitre 11, au verset 25 : « Je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère ». Il parle aux Chrétiens. Il leur dit : Chrétiens, il y a là un mystère mais il faut que vous le connaissiez « afin que vous ne vous regardiez pas comme sages. C’est qu’une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalité des païens soit entée. Et ainsi tout Israël sera sauvé ». Tous ceux que Dieu connaît d’avance et qui vont dire oui à son évangile, tous les païens qui vont dire oui, Dieu les connaît d’avance et il faut que tous ceux-là entrent dans l’Alliance. Et quand tous seront entrés, à ce moment-là, tout Israël sera sauvé. Tout le reste fidèle sera sauvé. Tous ceux qui restent fidèles, puisqu’on ne peut pas être sauvé si on ne se repent pas de son incrédulité. « Selon qu’il est écrit : Le libérateur viendra de Sion et il détournera de Jacob les impiétés ». A ce moment-là les yeux des Juifs fidèles vont s’ouvrir, ils vont reconnaître celui qu’ils ont percé, Jésus, Yeshua le Messie et ils vont l’accepter comme sauveur par la foi. Et ce sera une vie de résurrection pour le monde entier.

Au verset 30

: « De même que vous avez autrefois désobéi à Dieu et que par leur désobéissance vous avez maintenant obtenu miséricorde, de même ils ont maintenant désobéi, afin que, par la miséricorde qui vous a été faite, ils obtiennent aussi miséricorde ». Cela paraît un peu compliqué, mais dans le fond, c’est simple. Eux ont désobéi au départ, Dieu s’est tourné vers nous et grâce à cela, nous avons connu le salut, et maintenant, grâce à cette miséricorde qui a été faite aux païens, tous les païens qui doivent être sauvés vont entrer dans le salut et à partir de ce moment-là, le salut va s’étendre aux Juifs fidèles qui restent. C’est merveilleux : « O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu !… A lui la gloire dans tous les siècles. Amen ! » Je lirai en terminant le premier verset du chapitre 12 parce que ça le replace bien dans le cadre de ce qui à été dit : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable ». Il leur dit en conclusion : « Vous avez compris que tout ce qui est arrivé à Israël, c’est un modèle de ce qui va arriver à l’Eglise. Ils ont été rejetés à cause de leur incrédulité, nous serons aussi rejetés à cause de notre incrédulité. Donc nous, frères chrétiens, nous devons d’autant plus nous attacher au Seigneur pour vivre une vie sainte et obéissante dans la foi ! Sinon il nous arrivera la même chose et même pire que ce qui est arrivé à Israël, car Dieu est juste, mais il est sévère. Et s’il est patient, parce que pendant des années il parle à ceux qui sont incrédules et à ceux qui sont rebelles, il y a un jour de jugement qui vient pour ceux qui ont refusé d’entendre l’avertissement du Seigneur. Et ce jour est très proche, bien-aimés. C’est pour ça, soyons, nous, sur nos gardes et avertissons aussi bien Israël que les Chrétiens qui sont infidèles. Avertissons-les en disant : « Revenez au Seigneur » !

Que l’Esprit du prophète Sophonie ou l’Esprit du Seigneur, qui est sur nous, travaille dans nos cœurs,

pour que nous soyons fidèles, et se serve de nous pour avertir les autres, pour qu’ils reviennent au Seigneur avant qu’il soit trop tard. Amen ! Seigneur, notre prière c’est que tu bénisses Israël, eux qui avaient la promesse, qui avaient ta Parole et les oracles du Seigneur, qui n’ont pas reconnu le Messie. Nous te prions Seigneur que tu travailles dans leur cœur par le Saint-Esprit, maintenant même, dans la terre entière et dans ton peuple, dans ton pays d’Israël. Que tu travailles pour leur révéler le Messie. Que tu travailles pour leur révéler les temps qui viennent, ces temps de tribulations. Montre-leur Seigneur, qu’ils vont encore périr par l’exterminateur. Seigneur nous te supplions que tu travailles pour ouvrir le cœur de tous ceux que tu connais d’avance, pour qu’ils soient sauvés par la foi en Jésus. Et nous te prions pour l’Eglise ( l’église du christ)aussi, pour nous, de nous garder fidèles, d’augmenter notre fidélité de jour en jour en travaillant nos cœurs pour nous sanctifier, Seigneur. Et nous te prions pour l’église qui est infidèle aussi ( l’église visible ), qui dort et qui ne se rend pas compte de tout ce qui arrive, qu’elle puisse comprendre en regardant ce qui s’est passé pour les Juifs, qu’elle puisse comprendre ce qui attend aussi l’église infidèle et que par amour pour toi, elle revienne, Seigneur. Elle revienne et que nous les greffons à nouveau sur l’olivier franc. Père, au nom de Jésus, nous te prions. Garde-nous fidèles, Seigneur et fais de nous des flambeaux dans ta main pour que nous puissions répandre ton feu autour de nous. Au nom de Jésus, mon Père. Amen !

                                        La fête des Tabernacles

        Ne restons pas à la fête de Pâque, il faut arriver à la grande fête

                                             des Tabernacles.

Lisons dans le livre des Actes des Apôtres, au chapitre 16, et aux versets 12 à 14 : « De là nous allâmes à Philippes, qui est la première ville d’un district de Macédoine, et une colonie. Nous passâmes quelques jours dans cette ville. Le jour du sabbat, nous nous rendîmes, hors de la porte, vers une rivière, où nous pensions que se trouvait un lieu de prière. Nous nous assîmes, et nous parlâmes aux femmes qui étaient réunies. L’une d’elles, nommée Lydie, marchande de pourpre, de la ville de Thyatire, était une femme craignant Dieu, et elle écoutait. Le Seigneur lui ouvrit le cœur, pour qu’elle fût attentive à ce que disait Paul ». Il y a un petit verset formidable qui dit : « Le Seigneur lui ouvrit le cœur, pour qu’elle fût attentive ». Le Seigneur a vu qu’elle avait le cœur bien disposé et il a ouvert son cœur à la Parole. C’est le Seigneur qui ouvre le cœur à la Parole. Quand nous écoutons avec un cœur bien disposé, le Saint- Esprit ouvre nos cœurs parce qu’il n’y a que Lui qui peut nous expliquer la Parole du Seigneur.

Ce message va nous parler de quelque chose que l’on trouve dans le livre du Lévitique, au chapitre 23 : il s’agit des fêtes de l’Éternel. Quelle application peut-il y avoir pour nous aujourd’hui, des fêtes que Dieu commandait à son peuple d’observer dans l’Ancienne Alliance ? Il y a pour nous chrétiens une foule d’enseignements qui peuvent nous ouvrir les yeux sur la manière dont le Seigneur veut travailler aujourd’hui dans son Eglise. Je ne vais pas lire tout le chapitre 23, je vais lire quelques passages. Je vous rappelle que les

Hébreux devaient respecter trois fêtes principales dans l’année plus un certain nombre de fêtes secondaires. Il y avait la fête de Pâques, la fête de Pentecôte et la fête des Tabernacles. Il y avait aussi juste avant la fête des Tabernacles la fête des Trompettes. Toutes ces fêtes ont été données dans la loi. Par la suite, les Juifs ont ajouté deux autres fêtes : la fête de la Dédicace du Temple et la fête du Pourim. – la fête de la Dédicace :

Le temple avait été profané par les Syriens, sous les Macchabées. Quand Israël avait été envahi, les Syriens avaient profané le temple et Antiochus Epiphane, le roi impie, avait sacrifié une truie sur l’autel de l’Eternel. Alors quand les Macchabées étaient au pouvoir, ils avaient purifié le temple et c’était devenu une grande fête qui est encore respectée aujourd’hui par les Juifs. C’est la fête de Hanoukka, en décembre, pour la purification du temple.

– la fête du Pourim :

Au mois de mars la fête du Pourim, c’est le carnaval d’Israël où tous les enfants se déguisent, mais en fait, ils fêtent la victoire des Juifs sur Hamann l’un des favoris du roi de Perse qui voulait faire exterminer tout le peuple. Finalement grâce à Mardochée, grâce au Seigneur et à la reine Esther, cela

s’est retourné contre les ennemis du peuple et une fête nouvelle avait été décidée à ce moment-là, la fête du Pourim. Mais les trois grandes fêtes de base c’est la fête de Pâques, la fête de Pentecôte (ou fête des moissons, fête des semaines, ou fête des prémices), et puis la fête des Tabernacles. ce message va nous montrer ce que le Seigneur dit de ces fêtes et surtout l’application que nous pouvons en faire, nous, pour nos vies de chrétiens aujourd’hui. Il ne s’agit pas pour nous de respecter comme les Juifs le font ou certaines religions chrétiennes, les fêtes de Pâques, de Pentecôte ou de Noël, il s’agit de voir la signification spirituelle qui est dans la Bible puisque l’Ancien Testament est un modèle pour nous au sens que c’était l’ombre des choses à venir. Pour nous, chrétiens aujourd’hui, qu’est-ce que nous pouvons tirer comme signification et comme conseil pratique, pour voir comment le Seigneur agit au travers de ces fêtes dans son peuple ? Quand le Seigneur convoquait son peuple à ces fêtes-là, c’était pour faire un travail dans leur cœur. Ces fêtes étaient des moments où le peuple pouvait se réjouir. Il y avait aussi des moments où le peuple était convoqué pour des jeûnes, pour se repentir. Par exemple le jour des expiations, ce n’était pas une fête où l’on se réjouissait, au contraire il fallait se réunir pour confesser les péchés et demander l’expiation. C’était ce jour-là que le souverain sacrificateur entrait dans le lieu Très Saint avec le sang des sacrifices pour faire l’expiation, ce n’était pas des jours de réjouissance, c’était des jours spéciaux dédiés à l’affliction. Par contre les trois fêtes de base duraient des semaines entières ; cela durait une semaine en général où le peuple était convoqué de tout le pays d’Israël pour venir à Jérusalem à l’endroit où Dieu avait fait résider son nom et pour se réjouir pour une raison bien précise. Je lis au verset 1à 3 du chapitre 23 dans le Lévitique : « L’Eternel parla à Moïse, et dit : parle aux enfants d’Israël, et tu leur diras : les fêtes de l’Eternel, que vous publierez,, seront de saintes convocations. Voici quelles sont mes fêtes. On travaillera six jours ; mais le septième jour est le sabbat, le jour du repos : il y aura une sainte convocation. Vous ne ferez aucun ouvrage : c’est le sabbat de l’Eternel, dans toutes vos demeures ». C’était la base, le samedi on ne travaillait pas et on se reposait

de ses œuvres. « Voici les fêtes de l’Éternel, le saintes convocations, que vous publierez à leur temps fixé. Le premier mois… » Ce premier mois c’était le mois d’avril. Vous savez sans doute que les Juifs sont le seul peuple de la terre où le premier mois ne correspond pas au Nouvel An. Le Nouvel An juif n’est pas fêté le premier mois de l’année, le nouvel an juif est fêté au début de l’hiver ; le mois d’avril, c’est le premier mois de l’année, mais ce n’est pas le mois du Nouvel An, et il y a une raison spirituelle, j’en parlerai un peu plus tard. « Le premier mois, le quatorzième jour du mois, entre les deux soirs, ce sera la Pâque de l’Eternel ». Vous savez ce que signifie la Pâque pour les Hébreux ? La Pâque, c’était la fête qui devait commémorer la délivrance de tout le peuple à la sortie d’Egypte, cette nuit fameuse où Dieu avait demandé à son peuple de sacrifier un agneau par famille, d’asperger avec un petit bouquet d’hysope le sang de l’agneau sur les linteaux et les côtés des portes et pendant cette nuit-là l’ange exterminateur qui passerait épargnerait toutes les maisons où le sang était appliqué. Ils devaient manger cette Pâque là à la hâte, tous habillés et c’est à ce moment-là que le Seigneur a définitivement délivré son peuple parce que les premiers-nés d’Egypte ont été exterminés cette nuit-là et Pharaon a laissé partir le peuple. Donc cette première fête qui était convoquée par l’Eternel était la fête qui commémorait la sortie d’Egypte et la délivrance. Pour nous chrétiens, qu’est-ce qu’elle représente cette fête de la Pâque ? Elle représente la sortie d’Egypte c’est-à-dire la conversion, l’entrée dans la nouvelle naissance par le sacrifice de Jésus qui a été appliqué sur notre vie. Elle commémore le fait qu’en sortant du monde, nous passons à une nouvelle vie en Jésus-Christ et nous recevons Sa vie et le salut.

Il y a une coupure qui est faite entre l’Egypte qui représente le monde et nous qui sommes maintenant transportés, par le Saint-Esprit, par le Seigneur, dans le royaume de Jésus. C’est le moment où nous sommes délivrés de nos péchés, lavés de nos péchés, par le sang de l’agneau. Normalement tous les chrétiens doivent passer par la nouvelle naissance en Christ. Cela va de soi, mais ce n’est pas si évident que ça parce que dans beaucoup d’églises chrétiennes, ce n’est plus une vie qui est reçue, mais c’est une religion chrétienne ou une tradition chrétienne. Je veux parler par exemple des familles qui sont chrétiennes depuis des générations et où souvent les enfants suivent les parents parce qu’ils ont été chrétiens de naissance je dirai, mais cela n’a pas été confirmé par un engagement personnel où ils ont vraiment reçu la vie de Jésus qui fait passer dans une nouvelle vie avec le Seigneur. Et cette fête de la Pâque c’est la première du premier mois de l’année de Dieu, c’est la première des fêtes. Pour nous chrétiens, quand nous prenons le pain et le vin, nous commémorons la mort de Jésus. Le sang de Jésus a été versé pour nous et nous nous rappelons que nous sommes sortis de ce monde de péché pour entrer dans le royaume de Dieu par le sacrifice de Jésus. Nous verrons que pour nous, spirituellement, tous les disciples de Jésus doivent passer par toutes ces fêtes-là, de même que le peuple juif devait passer obligatoirement toute l’année au travers de ces fêtes. Elles se déroulaient selon un ordre prescrit par Dieu, qui était bien précis. De même dans notre vie chrétienne d’aujourd’hui, le Seigneur va nous faire passer par ces fêtes (spirituellement), jusqu’à l’aboutissement de la plus grande des fêtes : la fête des Tabernacles. C’est la seule fête qui n’a pas été reprise par les grandes religions chrétiennes, qui continuent de fêter aujourd’hui à la manière chrétienne la Pâque, la Pentecôte, mais on ne parle pas de la fête des Tabernacles dans les églises

chrétiennes, alors que pour le Seigneur, c’était l’aboutissement de toutes les fêtes de l’année. La plus grande des fêtes est la fête des Tabernacles. Alors, est-ce que cela n’a pas été pour nous une fête, le jour où le Seigneur nous a rencontré ? Le Seigneur a vraiment changé notre cœur et nous avons su que le salut éternel de Dieu est venu en nous, ainsi que la délivrance du péché. Pour moi cela a été une fête, et ça l’est toujours. Je n’oublie pas que le Seigneur a effacé mes péchés, jamais je ne l’oublierai, jusque dans l’éternité, quand je verrai les marques de ses clous et de son côté percé, j’aurai toujours cette joie dans le cœur pour l’éternité de savoir que le Seigneur m’a racheté de mes péchés. C’est la première des fêtes, mais c’est une fête qui dure pour l’éternité. Il nous a fait entrer dans sa vie et nous nous en souvenons chaque fois que nous prenons le pain et le vin. Je lis la suite, dans le chapitre 23 du Lévitique, au verset 5 : « Le premier mois, le quatorzième jour du mois, entre les deux soirs, ce sera la Pâque de l’Eternel. Et le quinzième jour de ce mois, ce sera la fête des pains sans levain en l’honneur de l’Eternel : vous mangerez pendant sept jours des pains sans levain. Le premier jour, vous aurez une sainte convocation : vous ne ferez aucune œuvre servile ( qui s’abaissent de façon dégradante ; obséquieux/ qui ne prend pas assez de liberté à l’égard d’un modèle.) . Vous offrirez à l’Eternel, pendant sept jours, des sacrifices consumés par le feu. Le septième jour, il y aura une sainte convocation : vous ne ferez aucune œuvre servile. L’Eternel parla à Moïse, et dit : Parle aux enfants d’Israël, et tu leur diras : Quand vous serez entré dans le pays que je vous donne, et que vous y ferez la moisson, vous apporterez au sacrificateur une gerbe, prémices de votre moisson. Il agitera de côté et d’autre la gerbe devant l’Eternel, afin qu’elle soit agréée : le sacrificateur l’agitera de côté et d’autre, le lendemain du sabbat. » Pendant la fête de la Pâque, ils devaient apporter une gerbe qui était en fait la toute première gerbe de la récolte de blé. La première récolte en Israël, c’est la récolte de blé, elle était terminée au mois de juin et ils pouvaient la commencer au mois d’avril ; en tout cas au mois d’avril les épis étaient déjà formés. Lors de la fête de la Pâque ils devaient apporter une gerbe comme prémices de la récolte de blé qui allait se faire, où qui commençait. Lors de la fête de la Pentecôte au mois de juin, qui était la fête qui terminait en fait la récolte du blé, ils achevaient cette récolte à la Pentecôte, alors qu’elle commençait à peine à la Pâque. A la Pâque, ils se contentaient d’apporter une gerbe, pour prémices de la récolte de blé. Nous savons ce que représente le blé dans la Parole du Seigneur, le grain de blé qui tombe en terre et qui meurt. Le blé représente le Seigneur Jésus, le blé représente la Parole de Dieu. Donc, dès le début de la première fête, le Seigneur, évidemment était associé à cette fête directement par la mention du sang qui avait libéré le peuple de la terre d’Egypte, mais il était associé aussi par la présentation de cette gerbe qui était les prémices de la récolte de blé, présentée et offerte au Seigneur le jour de la fête de Pâque. Il ajoute au verset 12 : « Le jour où vous agiterez la gerbe, vous offrirez en holocauste à l’Eternel un agneau d’un an sans défaut ; vous y joindrez une offrande de deux dixièmes de fleur de farine pétrie dans l’huile, comme une offrande consumée par le feu, d’une agréable odeur à l’Eternel : et vous ferez une libation d’un quart de hin de vin ». L’agneau représente aussi le Seigneur, mais, en même temps que l’agneau d’un an qui était sacrifié, était présentée une offrande de fleur de farine pétrie à l’huile et cette offrande de fleur de farine représente aussi l’offrande de notre vie personnelle purifiée par le sang de Jésus, puisqu’il n’était présenté au Seigneur que des

offrandes pures, on ne pouvait rien offrir d’impur au Seigneur, évidemment ! Donc cette offrande, pétrie à l’huile, où il était versé dessus un peu de vin, donne aussi une image extraordinaire de l’offrande de notre vie transformée par le Seigneur : vie purifiée par le sang de l’agneau, pétrie d’huile, c’est-à-dire remplie du Saint-Esprit, où on versait dessus en plus le vin, qui représente aussi le Saint-Esprit et le sang de Jésus-Christ. Et tout était offert, en même temps, avec l’agneau pascal, le jour de la fête de la Pâque au Seigneur. Voyez toutes les implications spirituelles qu’il peut y avoir pour nous ; cette offrande spirituelle était l’offrande de notre vie consacrée au Seigneur. En même temps que Lui l’agneau était offert, notre vie était aussi offerte au Seigneur.

« Vous ne mangerez ni pain, ni épis rôtis ou broyés, jusqu’au jour même où vous apporterez l’offrande à votre Dieu. C’est une loi perpétuelle pour vos descendants, dans tous les lieux où vous habiterez. » (verset 14). Le jour où ils apportaient la gerbe, à partir de ce jour-là, ils comptaient sept semaines, soit quarante neuf jours, et le cinquantième jour était la fête de la Pentecôte. Dans la loi de l’Eternel on comptait à partir du moment où la gerbe était présentée sept semaines complètes, quarante-neufs jours, plus un jour, qui était le début de la fête de la Pentecôte. « Depuis le lendemain du sabbat, du jour où vous apportez la gerbe pour être agitée de côté et d’autre, vous compterez sept semaines entières. Vous compterez cinquante jours jusqu’au lendemain du septième sabbat : et vous ferez à l’Eternel une offrande nouvelle. Vous apporterez de vos demeures deux pains, pour qu’ils soient agités de côté et d’autre : ils seront faits avec deux dixièmes de fleur de farine, et cuits avec du levain ». Cette fois, la fête de la Pâque était sans levain. Souvent j’ai pensé que dans la Bible le levain avait un aspect négatif. On pense que le levain représente quelque chose de mauvais qui fait lever toute la pâte, mais dans un mauvais sens. Cela peut être ça dans l’enseignement de Jésus, par exemple quand il dit méfiez-vous du levain des Pharisiens et il ajoute tout de suite après : le levain des Pharisiens c’est la doctrine des Pharisiens donc l’esprit qui les animait, l’hypocrisie religieuse, en fait cette résistance au Seigneur. mais le levain ne représente pas toujours quelque chose de négatif, puisque là les pains qui étaient offerts étaient des pains saints ; cela ne pouvait pas être quelque chose d’impur, donc là, le levain représentait autre chose qu’un mauvais levain. Le levain représente une doctrine, si c’est une doctrine de Satan comme celle des Pharisiens, c’est quelque chose qui fait lever toute la pâte, mais dans le mauvais sens. Si c’est une doctrine de Dieu, cela représente l’action du Saint-Esprit ou de la Parole de Dieu, qui fait travailler la parole du Seigneur dans nos cœurs, pour faire monter ce que le Seigneur veut y faire monter. Cela c’est du bon levain qui était mélangé au pain. Dans les moments où les Juifs s’affligeaient ou pensaient à des choses difficiles, ils mangeaient des pains sans levain, dans les moments où ils se réjouissaient, ils présentaient du pain avec levain. Pourquoi deux pains avec du levain, qu’ils devaient amener de chez eux comme offrande pour les présenter au Seigneur ? Je pense que les deux pains qui étaient présentés représentent le Seigneur Jésus et la Parole de Dieu. Dans nos propres vies, l’action du Seigneur Jésus et de sa Parole doit faire monter et faire fructifier tout le royaume de Dieu. Il y a une parabole de Jésus qui dit : « Le royaume de Dieu est semblable à du levain qu’une femme a pris et mis dans trois mesures de farine, pour faire lever toute la pâte » (Luc 13:21). Le Seigneur Jésus est la Parole vivante, et la Parole écrite de Dieu, et les deux travaillent ensemble dans le cœur et la vie

: « Le dixième jour de ce septième mois, ce sera le jour des expiations : vous aurez une sainte convocation, vous humilierez vos âmes, et vous offrirez à l’Eternel des sacrifices consumés par le feu. Vous ne ferez aucun ouvrage ce jour-là, car c’est le jour des expiations, où doit être faite pour vous l’expiation devant l’Eternel, votre Dieu. Toute personne qui ne s’humiliera pas ce jour-là sera retranchée de son peuple. Toute personne qui fera ce jour-là un ouvrage quelconque, je la détruirai du milieu de son peuple. Vous ne ferez aucun ouvrage. C’est une loi perpétuelle pour vos descendants, dans tous les lieux où vous habiterez ». C’est le Yom-Kippour, le jour des expiations qui, aujourd’hui en Israël, est de moins en moins respecté. Le pays est de plus en plus profane et ne s’occupe plus des fêtes de l’Eternel. De toute manière pour nous chrétiens nous ne sommes pas appelés à respecter ces fêtes telles qu’elles ont été données dans l’Ancien Testament. Le dixième jour c’était le seul jour de l’année où le grand Prêtre pouvait entrer dans le Lieu Très-Saint avec le sang des veaux et des boucs et le sang de l’agneau pour le présenter sur le propitiatoire, là où Dieu pouvait parler à son peuple. C’était le seul jour de l’année où il pouvait entrer dans le lieu Très Saint. Et est écrit : « Parle aux enfants d’Israël, et dis : Le quinzième jour de ce septième mois, ce sera la fête des tabernacles en l’honneur de l’Eternel, pendant sept jours. Le premier jour, il y aura une sainte convocation : vous ne ferez aucune œuvre servile. Pendant sept jours, vous offrirez à de ceux qui l’ont reçue. Le levain devait être reçu dans la pâte et mélangé à la pâte. Donc nous aussi qui sommes la pâte sanctifiée par le sang de Jésus nous recevons dans cette pâte l’action du Seigneur Jésus, la Parole vivante, et l’action de la Parole de Dieu. Et ainsi, nous pouvons présenter cette offrande de notre vie, de la même façon que cette offrande des deux pains qui était offerte au Seigneur en même temps que les sacrifices qui étaient offerts à ce moment-là qui représentent le sacrifice de Jésus. Nous sommes destinés à être transformés à l’image de Jésus-Christ par le Saint-Esprit. C’est ça, le travail du levain spirituel en nous, de la Parole de Dieu. Le levain spirituel de la Parole de Dieu quand il est reçu dans un cœur honnête et bon nous transforme à l’image de Jésus. Et vous voyez le travail du levain se fait tout seul, tranquillement, dans le silence, sans bruit, il suffit de mettre du levain dans la pâte, la laisser au chaud et la pâte monte toute seule. C’est le travail aussi qui se fait dans le fruit de la vigne, quand il reste attaché au cep, la sève fait grossir tranquillement le fruit de la vigne pour présenter au maître vigneron une offrande parfaite. Au verset 24 de Lévitique 23, il est question du septième mois. C’était le mois d’octobre, un grand mois pour les Juifs puisque dans le mois d’octobre il y a plusieurs événements importants qui se passent. « Le septième mois, le premier jour du mois, vous aurez un jour de repos, publié au son des trompettes, et une sainte convocation. Vous ne ferez aucune œuvre servile, et vous offrirez à l’Eternel des sacrifices consumés par le feu ». C’est la fête des Trompettes. Ensuite il y a le grand jour des expiations, le Yom Kippour, et ensuite la fête des Tabernacles qui suit tout de suite après, et ça marque l’année des fêtes du Seigneur. On recommence une année nouvelle, mais ce n’est pas le premier mois. Donc ce septième mois commençait par une grande fête qui était annoncée au son des trompettes. Pour nous chrétiens, le son de la trompette c’est l’annonce de la Parole du Seigneur et l’annonce de l’évangile du Seigneur. Le peuple était convoqué au son de la trompette et il devait répondre à cette convocation, et se réjouir dans la fête des Trompettes, la fête de l’Eternel. Et ensuite au verset 27 au verset 34 il

« Ecoute maintenant, ô Jacob, mon serviteur ! O Israël que j’ai choisi ! Ainsi parle l’Eternel, qui t’a fait, et qui t’a formé dès ta naissance. Celui qui est ton soutien : ne crains rien, mon serviteur Jacob. Mon Israël que j’ai choisi. Car je répandrai des eaux sur le sol altéré. Et des ruisseaux sur la terre desséchée : je répandrai mon Esprit sur ta race ; et ma bénédiction sur tes rejetons. Ils germeront au milieu de l’herbe, Comme les saules près des courants d’eau ». Cela nous rappelle ce qui s’est passé le jour de la Pentecôte dans les , où l’apôtre Pierre dit : « C’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai mon Esprit sur toute chair ; vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions, et vos vieillards auront des songes ». Revenons l’Eternel des sacrifices consumés par le feu. Le huitième jour, vous aurez une sainte convocation, et vous offrirez à l’Eternel des sacrifices consumés par le feu : ce sera une assemblée solennelle : vous ne ferez aucune œuvre servile ». Il rappelle un peu plus loin, aux « Le quinzième jour du septième mois, quand vous récolterez les produits du pays, vous célébrerez donc une fête à l’Eternel, pendant sept jours : le premier jour sera un jour de repos, et le huitième sera un jour de repos. Vous prendrez, le premier jour, du fruit des beaux arbres, des branches de palmiers, des rameaux d’arbres touffus et des saules de rivière ; et vous vous réjouirez devant l’Eternel, votre Dieu, pendant sept jours. Vous célébrerez chaque année cette fête à l’Eternel, pendant sept jours. C’est une loi perpétuelle pour vos descendants ». Et par la suite on se rend compte que cette fête des Tabernacles a été très peu fêtée par le peuple juif. Elle a été fêtée la première fois par Salomon quand le temple avait été fini ; elle a été fêtée ensuite par Esdras quand on a reconstruit le temple. On n’avait pas encore reconstruit le temple quand l’autel a été rétabli. Ils ont célébré la fête des Expiations et la fête des Tabernacles et je crois que ce sont les deux seules mentions où on parle de la fête des Tabernacles dans la Bible. Elle était pratiquement tombée en oubli, Même la fête de la Pâque et la fête de la Pentecôte n’étaient respectées que dans les grands moments de réveil. La fête de la Pâque, c’était la gerbe, les toutes premières prémices. La fête de la Pentecôte c’était la fin de la récolte du blé où on amenait du pain. La fête des Tabernacles, c’était la fête de la récolte complète. Toutes les récoltes étaient rentrées, tous les arbres fruitiers, la vigne, le figuier, tout avait produit. C’était à ce moment-là qu’on fêtait la grande fête des Tabernacles pour remercier Dieu, et lui apporter des offrandes et on se réjouissait pendant sept jours devant l’Eternel. Ils prenaient du fruit des beaux arbres ; cela nous parle du fruit du Saint-Esprit. S’il y a un fruit qui est beau dans nos vies, c’est parce que le Saint-Esprit agit en nous pour nous faire produire du fruit, c’est-à-dire le fruit du Saint-Esprit. Des branches de palmiers : le palmier est un des arbres que favorise la Bible, c’est un arbre qui pousse dans le désert, c’est aussi une image du chrétien et l’image du Seigneur Jésus. Si nous sommes dans le désert de ce monde, enracinés dans un sol aride, mais avec des racines qui vont chercher l’eau de la Parole, nous allons toujours être verdoyants devant le Seigneur. Lisons versets 39 à 41 : Esaïe 44, versets 1 à 3 : Actes des Apôtres, au chapitre 2, et au verset 16au verset 42 du chapitre 23 du Lévitique : « Vous demeurerez pendant sept jours sous des tentes : tous les indigènes en Israël demeureront sous des tentes afin que vos descendants sachent que j’ai fait habiter sous des tentes les enfants d’Israël, après les avoir fait sortir du pays d’Egypte. Je suis l’Eternel, votre Dieu ». C’était la fête de la récolte, et c’était aussi la fête où Dieu rappelait à son peuple qu’ils

avaient été des voyageurs sous les tentes pendant toute la traversée d’Egypte. Sur cette terre, nous chrétiens, nous devons nous considérer comme des voyageurs et des pèlerins, sans nous attacher à un endroit quelconque. Nous devons savoir que nous sommes de passage sur cette terre. Pour le Seigneur, dans le Nouveau Testament, la tente est une image du corps physique. Pierre dit : « Je sais que si cette tente est enlevée, j’ai dans le ciel, une demeure céleste qui est éternelle ». Le Seigneur nous fait actuellement habiter dans des tentes : nos propres corps. Il nous fait aussi habiter dans la terre où nous sommes voyageurs et passagers, nous sommes des sujets du grand Roi, nous sommes citoyens du ciel. Nous ne sommes pas appelés à nous fixer sur cette terre comme ceux qui y habitent actuellement. Rappelons-nous constamment que nous sommes dans une tente provisoire et que l’Eternel est notre Dieu.

Voyons maintenant ce qui concerne la signification spirituelle des trois fêtes de Pâque, de Pentecôte, et des Tabernacles, ces trois fêtes qui se produisaient le premier, le troisième, et le septième mois. Elles représentent pour nous chrétiens une progression spirituelle dans notre vie avec le Seigneur. On commence par la Pâque qui est la nouvelle naissance ; on continue par la Pentecôte qui représente les prémices de la récolte finale et qui représente aussi le travail du Saint-Esprit et de la Parole de Dieu dans une vie de chrétien né de nouveau. Quand on est né de nouveau, quand on a la vie de Jésus en nous, on a un intérêt pour la lecture de la Bible. Avant une conversion, il arrive à certain de lire la Bible, mais c’était un livre fermé, incompréhensible, plein de contradictions, un livre qui n’apportait pas quelque chose, qui ne répondait pas aux besoins du moment, parce que notre cœur n’était pas ouvert au Seigneur. C’est quand notre cœur a été ouvert à la nouvelle naissance et que le Seigneur a touché notre cœur, qu’on a soif de lire la Bible. Ayons toujours soif de la lire parce qu’à mesure que nous la lisons, le Saint-Esprit nous révèle, nous explique des choses et ça nous donne toujours envie et le désir de nous nourrir davantage de cette vie d’en haut qui passe par la Parole de Dieu comme une sève qui nourrit le fruit qui est en train de pousser. La Pentecôte représente donc les prémices de la récolte finale ; vous savez ce qui s’est passé le jour de la Pentecôte, dans le livre des Actes : ils ont été baptisés du Saint-Esprit et ce baptême du Saint-Esprit ils l’ont reçu à ce moment-là, non pas parce qu’ils étaient parfaits mais parce que le Seigneur voulait baptiser de son Esprit ceux qui s’étaient engagés avec Christ pour pouvoir justement atteindre le but final qui est la maturité complète représentée par la fête des Tabernacles.

La fête des Tabernacles c’est la fête de la récolte, la récolte parce que c’est la maturité. Quand le fruit est arrivé à maturité, c’est alors que le Seigneur le récolte. Mais il faut tout un temps prolongé et qui peut être long pour certaines espèces de maturation, pour arriver au fruit mûr. Cela commence par la nouvelle naissance, ça doit continuer par le baptême du Saint-Esprit. Il y a une soixantaine d’années, dans beaucoup d’églises chrétiennes il y avait un problème important, qui peut exister encore aujourd’hui, mais à ce moment-là c’était encore plus vif, c’était le fameux problème charismatique. Beaucoup d’églises étaient visitées par le Seigneur, recevaient le baptême de l’Esprit, des dons spirituels, le parler en langues, et les dons, miracles, guérisons etc. Il y avait beaucoup d’opposition, de discussions dans les églises chrétiennes, les unes voulant pleinement accepter cette visitation du Saint-Esprit, d’autres non. Celles qui l’acceptaient allaient parfois beaucoup plus loin que le

) a visité ses disciples de cette manière-là. Si Dieu est toujours le même, nous pouvons le recevoir comme ils l’ont reçu. » recevons le baptême du Saint-Esprit, comme ils l’ont reçu le jour de la Pentecôte, avec le parler en langues, et des dons se sont manifestés immédiatement : l’interprétation des langues, la prophétie aussi ; ces choses qui viennent du Saint-Esprit en nous, le Seigneur nous demande de les recevoir par la foi et de les donner par la foi. Il y a eu et auras toujours des erreurs, il y a des mélanges avec des choses charnelles. Le Seigneur affinera et il continuera à le faire. Il nous donne le discernement pour voir si ça vient bien de Dieu ou pas, mais il y a des choses qui sont marquées dans la Bible que nous devons recevoir en tant que chrétiens et que nous ne pouvons recevoir qu’au travers d’un vrai baptême du Saint-Esprit. Un vrai baptême de l’Esprit, dans l’Esprit du Seigneur n’est pas destiné à nous faire entrer dans des manifestations surnaturelles ou grandioses de type guérison ou délivrance ou chasser des démons, le vrai baptême de l’Esprit représente le travail des prémices en nous, pour nous faire porter le grand fruit final qui va nous faire ressembler à Jésus, c’est-à-dire à la nature et au caractère de Jésus produits en nous. Mais la nature et le caractère de Jésus passent par la nouvelle naissance : la Pâque et par la Pentecôte : le baptême du Saint-Esprit qui n’est que les prémices du travail final. Alors, au début quand on reçoit le baptême du Saint-Esprit, on s’imagine que c’est l’aboutissement de la vie chrétienne. Au début on considère nos frères évangéliques qui n’ont pas reçu le baptême de l’Esprit comme des chrétiens qui résistaient à l’Esprit et qui ne pouvaient pas atteindre la plénitude de l’Esprit. On peut avoir cet esprit de jugement et de mépris. Le Seigneur nous Seigneur ne le voulait dans la manifestation de certaines choses. C’est-à-dire qu’il y a eu beaucoup d’excès et beaucoup de choses qui étaient de la chair, et pas du tout du Saint- Esprit. Cela a repoussé beaucoup de chrétiens qui auraient pu recevoir une vraie visitation du Saint- Esprit. Quand le Seigneur nous visite comme il l’a fait le jour de la Pentecôte, c’est pour nous remplir du Saint-Esprit et pour ouvrir notre cœur à l’action du Saint-Esprit, pour nous révéler le message de la Croix et nous révéler ce que le Seigneur veut faire dans nos vies. Le Saint-Esprit nous est donné pour nous amener à la Croix et nous révéler pleinement l’œuvre de Jésus-Christ. Ce n’est pas pour parler en langues, pour exercer des miracles et des guérisons, ça ce ne sont que les signes qui accompagnent la prédication, qui doivent se manifester, mais ce n’est pas le but final que le Seigneur recherche dans nos vies. Le but final qu’il recherche, c’est le fruit de la fête des Tabernacles, le fruit de la grande fête finale, le fruit de l’Esprit dans le Nouveau Testament. Dans la Bible, le Seigneur, le jour de la Pentecôte, (Actes 2

reprendra depuis, pour nous montrer que ce n’est pas ce qu’il cherche en fait dans notre vie et que c’est un passage par ce stade qu’il nous montre pour nous faire comprendre la puissance de Dieu à être un témoin. Jésus a dit à ses disciples dans Actes 1, au verset 8 : «Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ». On peut être un témoin puissant de Dieu sans porter forcément le bon fruit de l’Esprit. des chrétiens qui sont remplis de la puissance de Dieu au plus haut point, au nom de Jésus-Christ peuvent faire beaucoup de miracles, de signes et de prodiges, mais qui dans leur vie privée n’est pas remplis du bon fruit de l’Esprit que le Seigneur veut voir dans nos vies. Ce que le Seigneur va chercher, c’est le fruit, mais pour recevoir ce fruit dans sa

plénitude, il faut recevoir le vrai baptême du Saint-Esprit. L’Eglise qui va être enlevée est une Eglise pure, sans ride ni tache, ni rien de semblable et cette Eglise-là ne peut atteindre cet état que par la grâce de Dieu et par la foi. L’Eglise ne peut atteindre cet état que si elle a compris tout le travail que le Seigneur veut faire au travers de ces trois événements représentées par la Pâque, la Pentecôte, et la fête des Tabernacles. C’est-à-dire nous faire arriver à un point de maturation où nous commençons par la réception de la vie de Christ, on continue par la réception de la puissance du Saint-Esprit qui nous fait entrer dans les manifestations de la puissance de Dieu, et qui nous ouvre aussi la compréhension de la Parole du Seigneur, pour arriver à la fête des Tabernacles c’est-à-dire la plénitude du fruit qui est le caractère de Jésus, pleinement manifesté en nous. Le chrétien qui a laissé le Seigneur travailler en lui manifeste le caractère et la nature de Jésus.

Il dégage une bonne odeur d’amour, de sainteté, qui résulte de la compréhension de l’œuvre de la Croix. Immédiatement avant la fête des Tabernacles, il y avait la fête des Expiations. Le jour des Expiations représente pour nous l’œuvre de la Croix dans notre vie. Nous ne pouvons pas atteindre la maturité en Christ si nous n’avons pas reçu le message de la Croix, si nous ne l’avons pas intégré dans notre vie. Si nous n’avons pas dit au Seigneur qu’Il n’y a qu’une chose qui nous empêche de manifester notre maturité, c’est notre chair, si cette chair n’est pas amenée à une mort complète, nous n’allons pas pouvoir manifester la nature de Jésus en nous. » Jésus veut nous faire comprendre ce qu’il a accompli pour nous à la Croix. Il veut aujourd’hui le réaliser complètement dans nos vies pour que notre chair soit définitivement crucifiées. Pour que la grande fête des Tabernacles puisse être vraiment vécue par l’Eglise avant le retour du Seigneur, l’étape finale du travail du Saint-Esprit dans l’Eglise, dans le monde entier, c’est la préparation de l’Eglise de Jésus-Christ. C’est ça la grande fête spirituelle des Tabernacles. La grande fête spirituelle des Tabernacles, ce n’est pas le grand réveil final annoncé dans le monde entier par des fausses prophéties. Il n’y aura pas de réveil final, il y a simplement une maturation de l’Eglise de Jésus-Christ qui à partir de la vie de la nouvelle naissance, du baptême du Saint-Esprit et de l’œuvre de la Croix intégrée dans notre vie nous amène à la perfection, à la maturité complète, et c’est à ce moment-là que Jésus va enlever l’Eglise. C’est ce travail-là que le Seigneur est en train de faire dans l’Eglise universelle entière. Partout, quelles que soient les églises, qu’elles soient catholiques, protestantes, évangéliques ou orthodoxes, si le Seigneur voit un cœur ouvert à sa Parole et à Jésus- Christ il reçoit la nouvelle naissance. Cette personne est destinée à passer par ces étapes, personne ne peut rester stationnaire. On ne peut pas rester au stade de la Pâque, c’est-à-dire de la nouvelle naissance, on ne peut pas rester figé au stade de la nouvelle naissance, on ne peut pas rester figé au stade du Saint-Esprit ce ne sont que des étapes, il faut arriver à la maturité finale que Jésus veut voir dans nos vies. Il faut passer par la fête des Trompettes qui est l’annonce pleine de l’évangile. Il faut passer par le jour des Expiations, qui est la compréhension de l’œuvre de la Croix. Il faut avoir dit au Seigneur : « Seigneur j’en ai assez de cette chair qui m’empêche de te manifester, je veux que pratiquement dans la vie de tous les jours, elle soit mise à mort. » Si nous lui disons de tout notre cœur : « Seigneur fait ton œuvre de crucifixion », il va nous prendre et nous clouer à la Croix. Si nous regardons les souffrances de Jésus avant sa crucifixion et pendant sa crucifixion ça a commencé au jardin de Gethsémané, il a versé son sang et c’est au jardin

de Gethsémané qu’il a soumis sa volonté à la volonté du Père, c’est la première victoire de Jésus. « Non pas ma volonté Père ! Mais la tienne ». C’est là qu’il a commencé à verser son sang. Ensuite il a été flagellé, on lui a mis une couronne d’épines sur la tête, ensuite on l’a cloué à la Croix, les pieds, les jambes, et ensuite on a fini par lui percer le côté d’où s’est échappé un peu de sang et d’eau. Si moi, j’ai été crucifié avec Christ, je dois spirituellement traverser avec Lui les mêmes étapes c’est-à-dire qu’à Gethsémané je vais donner ma volonté entièrement au Seigneur ; c’est cela la crucifixion de la volonté, c’est dire : « Seigneur plus ma volonté propre mais la tienne, maintenant, je te donne ma vie tout entière. » La volonté fait partie de l’âme ; la volonté, les sentiments et les pensées sont l’âme. La volonté de Jésus a été offerte à son Père. La couronne d’épines, spirituellement ce sont mes pensées, qui sont offertes au Seigneur par la crucifixion, « Seigneur non plus mes pensées qui vont guider ma vie, mais les pensées de Jésus, ta Parole, dont je veux être rempli pour guider ma vie. Mes pensées vont être crucifiées, et je vais pouvoir accepter la tienne. » Quand le côté de Jésus a été percé, c’est son cœur qui a été percé. Mon cœur représente aussi mes sentiments, mes émotions, tout ce qui est charnel au point de vue sentimental, doit aussi passer par la crucifixion et la mort. Je dois aussi comprendre que le Seigneur veut amener à la surface tout ce qui est charnel dans ses aspects les plus subtils. Vous savez ce qui est charnel ce n’est pas seulement les péchés grossiers, péchés sexuels, alcool, drogue et autres, ce qui est charnel, c’est tout ce qui est humain, c’est tout ce qui n’est pas passé par la nouvelle naissance, c’est tout ce qu’on amène de notre vieille nature, et tout ce qui n’est pas amené à la mort de Christ. Le Seigneur veut nous amener à la perfection, et il doit nous faire comprendre tout ce qui doit passer à la mort de la Croix. Si nous disons cela de tout notre cœur au Seigneur : « Fais de moi tout ce que tu veux pour que ton fruit puisse paraître dans toute sa maturité pleine et entière en moi. », le Seigneur va nous prendre au mot mon frère, ma sœur, il va nous crucifier jour après jour, nous allons voir nos pieds et nos mains crucifiés, c’est-à-dire que nous ne pourrons plus rien faire en dehors de la volonté du Seigneur. Les mains et les pieds représentent le service que nous pouvons donner au Seigneur, la marche que nous pouvons avoir sur cette terre, tout va être amené dans notre vie a une crucifixion complète à condition que nous ayons dit : « Seigneur fait ton œuvre complète en moi. » Le Seigneur ne le fera pas si nous ne voulons pas que son œuvre se fasse. Si nous ne voulons pas qu’il nous amène à une mort complète, il va nous laisser là au niveau de la Pâque, à la rigueur au niveau de la Pentecôte, nous allons continuer à chasser des démons, à guérir les malades au nom de Jésus, mais ce n’est pas ça qui va nous amener à la perfection finale. Ce qui va nous amener à la perfection finale, c’est l’acceptation d’une mort complète de notre vieille nature, une nature humaine où il n’y a rien de bon, absolument rien aux yeux du Seigneur. Certaines personnes ont beaucoup de mal à comprendre cela quand ils arrivent au contact de ce message de la Croix et qu’on leur dit : « Il n’y a rien de bon dans la nature humaine aux yeux de Dieu ». Ils ont tendance à dire : « Mais si, il y a des choses bonnes dans le monde ; regarde : il y a des gens qui font des œuvres merveilleuses, qui donnent leur vie pour de grandes causes, qui donnent leur vie pour leurs enfants, pour leurs parents, c’est beau tout ça ! » Je ne dis pas que c’est mauvais. Mais aux yeux du Seigneur ce n’est pas ce qu’il recherche, cela ne vient pas de Dieu, tout ce qui ne vient pas de Dieu doit être arraché. Jésus a dit que tout ce qui n’est pas le fruit de

l’Esprit dans nos vies, sera détruit, arraché, il vaut mieux que cette destruction vienne par la Croix que par le jugement. La crucifixion que Jésus nous propose gratuitement, c’est un cadeau qu’il nous fait, elle a été accomplie par Christ. Il a été crucifié pour nous, nous avons été crucifiés en Lui. Il va nous aider dans cette marche de crucifixion. Il l’a faite pour nous. Il est passé le premier en tant que prémices. Si nous le laissons faire dans notre vie, nous allons passer par beaucoup de tribulations parce que la crucifixion pratique implique beaucoup de tribulations, de traitements injustes, de rejets par les autres. Cela fait partie de la crucifixion que Dieu va nous demander d’accepter. Si nous l’acceptons de bon cœur, nous ne serons plus étonné par la suite de ce que le Seigneur va nous faire passer dans notre vie. Entre des épreuves subies que l’on ne comprend pas et des épreuves acceptées en tant que crucifixion de Dieu, la différence est très grande. Dans le premier cas nous ne savons pas ce qui se passe, nous sommes tout étonné, et dans un sens nous nous révoltons un peu parce que nous ne comprenons pas, mais dans l’autre il s’agit d’épreuves qui viennent de la crucifixion de notre volonté personnelle. Le Seigneur nous donne le discernement pour que nous puissions comprendre qu’au moment où nous souffrons il est en train de mettre à mort en nous quelque chose qui doit être mis à mort. Le Seigneur nous le montre : si nous passons par un traitement injuste par exemple, il nous montre que notre chair a tendance à relever la tête pour se justifier, pour répliquer, pour se défendre, et à ce moment-là le Seigneur dit : maintenant je te donne le choix, est-ce que tu acceptes la Croix oui ou non ? Quelle va être notre réaction dans l’épreuve que nous traversons ? Cette réaction peut être charnelle, c’est-à-dire que c’est nous, notre volonté personnelle qui s’exprime. Ou notre réaction peut être spirituelle parce que la Croix a fait son œuvre, nous ne cédons plus aux réactions de la chair que nous connaissions si bien avant dans notre vie.

Le Seigneur nous montre que la chair commence à lever la tête et nous laisse le choix. A ce moment-là, il nous donne la possibilité de réagir comme Jésus aurait réagit. Jésus a été injustement maltraité, mais jamais Il n’a eu une réaction d’amour-propre blessé ou de colère ou d’animosité, Il a toujours eu la réaction spirituelle, pleine d’amour, de discernement. Le fait que la Croix vienne faire son œuvre dans notre vie, permet au Seigneur de manifester dans notre vie la nature de Jésus-Christ. Il ne faut pas s’étonner de ce que nous pouvons traverser comme épreuves dans ces temps de la fin. Nous sommes à la période de la fête spirituelle des Tabernacles. Si nous sommes restés fidèle au Seigneur, attaché à Lui depuis le début, il se peut que nous soyons encore au début de la Pâque, si nous sommes au niveau de la Pâque le Seigneur nous dit : il y a encore la fête de la Pentecôte, puis il y aura la fête des Tabernacles. Tu peux passer très vite par les étapes intermédiaires parce que c’est « par la puissance de mon Esprit » dit le Seigneur que cela va se faire. « Si tu acceptes mon travail et si tu désires que mon travail soit fait, je te ferai passer par ces différentes fêtes spirituelles, pour arriver à la grande fête des Tabernacles, la dernière ». Que ce soit pour notre vie personnelle en tant qu’individu, ou pour l’Eglise de Jésus-Christ en tant que corps, il faut que nous traversions ces étapes pour que nous arrivions à la maturité finale. En tant qu’individu, nous devons comprendre ce que le Seigneur veut faire et l’accepter. « Seigneur ce que je veux : c’est la nouvelle naissance, c’est le baptême de ton Esprit, c’est l’œuvre de la Croix pour arriver à la maturité finale, au fruit parfait de ton Esprit ». Il n’y a pas de chose plus merveilleuse dans la vie d’un être humain

que de savoir que Dieu est en train de travailler dans sa vie, parce qu’il lui a dit : « Seigneur ! Je te donne ma vie, fait maintenant tout ce que tu as à faire. » A partir de là, nous ne nous étonnons plus de rien. Il nous donne sa grâce, il nous donne son soutien, il nous donne la puissance de son Esprit, il nous donne sa Parole, il nous donne avant tout un Seigneur Jésus qui est merveilleux, qui a tout accompli pour nous, qui nous prend par la main à chaque étape, qui nous fait traverser en Lui et avec Lui toutes ces étapes pour arriver à la mesure de la stature parfaite de Christ. Nous voyons Jésus en train de sonner la trompette dans le monde entier pour appeler son peuple en dehors des dénominations chrétiennes. Il dit : « Ne soyez pas attachés à tel ou tel groupe, soyez attachés au Seigneur et à sa Parole, soyez attachés à ce travail qu’il est en train de faire. Les trompettes qui retentissent dans la terre entière, sont en train d’appeler tout son peuple à la préparation de la grande fête finale des Tabernacles que Dieu a en réserve en ce moment. Il est en train de nous préparer à cette fête, cette fête implique une crucifixion complète et la crucifixion complète implique une consécration complète. « Seigneur tout ce que nous voulons, nous le voulons aussi, nous te donnons ma vie, nous te donnons notre cœur, fais ton œuvre, nous voulons arriver au but, que toi, tu nous destines. » Ce but, le Seigneur nous le fait atteindre par son Esprit si nous avons notre cœur entièrement attaché à Lui. Il y a des étapes intermédiaires, mais le but final c’est la nature même de Jésus produite en nous par le Saint-Esprit jusqu’à ce que la nature même de Jésus soit vue en nous et que toute notre vieille nature charnelle soit complètement éliminée de notre vie. La vie chrétienne, c’est autre chose que des expériences formidables avec Dieu. On peut passer par des expériences formidables : pour le baptême de l’Esprit c’est une expérience formidable, on peut se croire arriver au septième ciel, mais peu après le Seigneur nous dit : « Ce n’est pas cela qui est important. Faisons tous au Nom de Jésus . Regardons-nous dans la glace de la Parole et regardons ‘il y a encore en nous des choses qui manifestent quelqu’un d’autre que Jésus-Christ. » « Je vois Seigneur, tu commences à travailler. Je vois certains aspects de la nature de Jésus qui sont formés en moi, j’ai la patience de Jésus qui vient dans ma vie, j’ai l’amour de Jésus qui vient, la joie, la paix de Jésus, bon c’est bien ! » Le Seigneur nous amène à la perfection, à la maturation complète, restons attachés à Jésus, laissons-nous crucifier à fond. Une vraie crucifixion cela peut vouloir dire que le Seigneur nous met, pieds et poings crucifiés pendant quelque temps, complètement abandonné apparemment de tous, mais pendant ce temps-là, le Seigneur est en train d’agir en nous dans le secret pour que le bon levain de la Parole du Seigneur et du Saint-Esprit produisent le bon fruit. notre prière au Seigneur c’est qu’il nous amènes au but. il n’y a rien de plus triste qu’un de ses enfants qui est là sur le bas côté de la route et qui n’avance pas spirituellement, et sachons que dans sa compassion et dans son amour il viens chercher et relever tous ses enfants pour les amener au but. son but merveilleux, c’est nous transformer à son image et pour cela il va mettre à mort en nous tout ce qui n’est pas de Lui. Nous le bénissons pour son programme parfait, nous le prions pour qu’il se réalise dans notre vie, nous le prions pour que soit vue en nous la nature de Jésus, pour que soit vue dans son Eglise la nature de Jésus-Christ, que nous puissions tous parvenir à cette grande fête des Tabernacles où toute la récolte sera engrangée et tout le fruit sera parvenu à maturité pour sa gloire. C’était une fête où ils se

réjouissaient pendant sept jours, et nous pourrons nous réjouir éternellement dans sa présence de l’œuvre qu’il a accomplie en nous. Soit glorifié, Père, au nom de Jésus, Amen.

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