Enseignement de la parole n° 04


 Apprenons à connaître jésus christ et son église

Ce volume est la mise en écrit de tous les messages du frère henry Viaud Murat consacré sur jésus christ afin de nous concentrer sur sa connaissance et apprendre à le connaître et comprendre ce qu’il est venu faire parmi les hommes celons le plan de dieu ,le père céleste Les messages du frère henry sont remis par écrit est présentés de manière a ce que  l’enseignement de ses messages s’adresse à tout les chrétiens et parle aussi dans le cœur de tous  les hommes et femmes du monde qui ne connaissent pas dieu et christ.  Afin de faire partie de la véritable église de christ

Christ en nous, l’espérance de la gloire

Voici un sujet merveilleux qui est le  plan que le Seigneur est en train d’accomplir dans nos vies par sa présence dans nos cœurs. dans Colossiens 1, verset 27 : «Christ en vous, l’espérance de la gloire.» Cela doit nous remplir de joie et de reconnaissance envers le Seigneur de savoir qu’il a un tel plan pour nous. Ce n’est qu’après la venue de Jésus que le Seigneur a vraiment accompli tout ce qu’il avait sur le cœur car ce n’est que maintenant, dans notre époque, enfin l’époque depuis la venue du Seigneur, que Dieu est vraiment heureux de pouvoir accomplir tout son plan pour les hommes qu’il a crées. Au tout début, avant même la loi de Moïse, il y avait Dieu qui travaillait au milieu des hommes et il s’était révélé aux hommes depuis le début. Dès la chute d’Adam, on voit que Dieu est en train de mettre en place un plan non seulement de restauration, mais pour aller encore plus loin, jusqu’au bout de ce qu’il voulait faire dans la vie d’Adam et d’Eve. Puis la chute a stoppé un moment le plan du Seigneur, mais il n’a pas été arrêté complètement. Il a tout prévu pour faire venir Christ, et pour faire venir Christ en nous. C’est ça son plan, et non seulement faire venir Christ en nous, mais nous transformer à l’image de Jésus. Et on voit, dans toutes les étapes de l’histoire depuis la création de l’homme, ce plan se mettre progressivement en place. D’abord Dieu. Dieu qui se révèle aux hommes dès le début, aux patriarches, aux anciens avant le déluge, à Noé. Et c’était Dieu qui constamment envoyait des messages aux hommes et qui se révélait à tous ceux qui lui étaient fidèles, à cette époque-là. Ensuite, quand la loi est venue avec Moïse, c’était Dieu qui habitait au milieu de son peuple, d’abord dans le tabernacle, puis ensuite dans le Temple de Jérusalem, et il a donné la Parole écrite, qui était la loi, qui devait nous éduquer en attendant la grâce.

Mais ce n’était pas encore le plan que Dieu voulait vraiment accomplir pour nous parce que la présence de Dieu était limitée à un tout petit espace : entre les deux anges du propitiatoire au-dessus du tabernacle dans le lieu Très Saint. C’était là que Dieu habitait en permanence, dans le tabernacle et dans le Temple, quand le temple a été construit. Dieu habitait au milieu de son peuple. Dieu habitait ici sur la terre et le seul endroit où il se manifestait était dans le lieu Très Saint du temple. Quand Jésus est venu, nous savons que par son sacrifice il a déchiré le voile, le voile du temple et puis le voile spirituel qui nous séparait de Dieu. Nous avons donc pu entrer dans le lieu Très Saint où nous pouvons entrer en tout temps et il s’est passé une chose extraordinaire, c’est que Dieu ne s’est pas contenté d’habiter là, au-dessus de cette arche qui était grande comme une petite boîte, ce n’était pas très grand l’arche, il habitait là dans le lieu Très Saint. Il n’a pas voulu se contenter de cela mais il a voulu entrer dans le cœur de ses enfants pour y habiter par le Saint-Esprit, en permanence, et faire de nous un tabernacle vivant. On n’est guère plus grand à l’échelle de l’univers que cette petite boîte, c’était une boîte d’un mètre et quelques de long, de quelques centimètres de haut et de large. Il y avait un couvercle d’or. Au-dessus les deux anges et le Seigneur qui se révélait là et qui habitait ici au milieu de ces deux anges. Dieu attendait avec impatience que Jésus vienne pour faire l’expiation du péché et pour pouvoir entrer en nous. Quand Jésus dit à ses disciples : «Il vous est avantageux que je m’en aille parce que quand je serai parti, que je serai monté là-haut, que j’aurai tout accompli pour être là-haut à la droite de mon Père, je recevrai de lui le Saint-Esprit, je vous l’enverrai, il sera avec vous et il sera en vous, et nous viendrons faire notre demeure chez vous.» Le Père, le Fils, le Saint-Esprit viendront habiter en nous, ce qui s’est passé le jour de la Pentecôte. Quand il s’est passé cette chose extraordinaire le jour de la Pentecôte, qui était la descente, l’effusion du Saint-Esprit, il a été répandu pour pouvoir entrer enfin dans ce tabernacle vivant que nous sommes. Ce n’est plus dans une caisse en bois que Dieu accepte de se manifester, et qui contenait à l’intérieur la manne et les tables de la loi (qui sont des images de la Parole). Maintenant Dieu a voulu faire de nos corps le temple de son Saint-Esprit. Combien c’est sérieux et combien il est sain d’y penser car quand on se rappelle combien la présence de Dieu était redoutable : quand il est descendu au milieu de son peuple et qu’il a habité dans ce tabernacle et dans ce lieu Très Saint ; chaque fois qu’ils sortaient le tabernacle à certaines occasions, quand il y avait des guerres ou quand il fallait transporter l’arche. Elle était portée sur les épaules des Lévites. Elle était couverte et personne ne devait la regarder, personne ! Quand ils emballaient l’arche, il n’y avait que les Lévites et encore ! certains Lévites qui avaient l’autorisation d’emballer l’arche pour être transportée sur leurs épaules et pendant ce temps, personne n’avait même le droit de la regarder. Quand Uzza l’a touchée, il n’était pas autorisé à le faire, il a été foudroyé par Dieu sur place simplement parce qu’il avait touché l’arche qu’il n’aurait pas dû toucher. Elle aurait dû être portée sur les épaules mais avait été portée sur un char neuf, alors qu’elle aurait dû être portée sur les épaules des Lévites. La présence de Dieu était bien redoutable mais Dieu voulait cette présence, parce que Dieu languissait d’être au milieu de son peuple. Rappelez-vous toute la marche dans le désert : ils avaient Dieu au milieu d’eux et ils avaient, au-dessus de ce tabernacle où était Dieu, une colonne de nuée pendant la journée et une colonne de feu pendant la nuit – qui représente, et qui était la présence du Saint-Esprit. La nuée représente le Saint-Esprit. Le feu aussi et c’était cette colonne de nuée qui était la présence même de Dieu qui guidait le peuple et qui l’a guidé pendant 40 ans. Et pendant ces 40 ans, ils n’ont manqué de rien. Leurs chaussures et leurs vêtements ne se sont pas usés et personne n’a été malade tant qu’il n’y avait pas de rébellion et de péchés, personne n’était malade. Ils étaient nourris et abreuvés chaque jour, pas par l’eau du rocher que Moïse faisait sortir, mais par la présence même de Dieu, au milieu d’eux, qui pourvoyait à tous leurs besoins. Vous pouvez imaginer ce que cela représente. Ils étaient environ entre 3 et 4 millions de personnes sans compter les animaux. Ils avaient des troupeaux considérables, des animaux en très grand nombre. Est-ce que vous pouvez nourrir autant d’hommes et autant d’animaux en plein désert où il n’y a rien ? Et la manne tombait chaque matin. La nuit, elle tombait et chaque matin ils en trouvaient à nouveau et en quantité suffisante pour nourrir 3 millions de personnes plus des centaines de milliers d’animaux. Tout le monde mangeait la manne et ils buvaient l’eau qui sortait du rocher ou ils arrivaient à des sources. Mais en général, c’était de l’eau qui leur était fournie directement par le Seigneur, quand Dieu parlait à Moïse, ou il parlait au rocher ou il frappait le rocher. Enfin il devait pourvoir à toute cette troupe qui était là ! Des tonnes de manne et des millions de litres d’eau qui tous les jours étaient fournis par la présence de Dieu qui habitait au milieu d’eux. Il n’était pas dans leurs cœurs, il était là, dans le tabernacle. Le même Dieu, l’Éternel, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob, celui qui languissait de pouvoir venir un jour dans un cœur d’homme, ce même Dieu était là au milieu d’eux. Cette présence redoutable et sainte, cette présence pleine de sollicitude pour tous leurs besoins de tous les jours, cette présence, elle est venue dans nos cœurs par le Saint-Esprit. Est-ce que nous réalisons la grâce qui nous a été faite ? Est-ce que nous pouvons comprendre la grâce qui nous a été faite à nous pécheurs sauvés par grâce ? Avoir reçu de Dieu cette grâce de pouvoir être un tabernacle vivant du Seigneur !, à vous tous qui êtes enfants de Dieu nés de nouveau, vous avez cette présence de Dieu dans votre esprit. Dieu est descendu dans le lieu Très Saint de notre esprit et il est ici habitant en permanence en nous. Comment le traitons-nous ce Dieu d’amour qui nous a fait cette grâce extraordinaire ? Le plan du Seigneur est de nous faire comprendre qu’il est là en permanence. Et non seulement il est là, mais il travaille en permanence à faire de ce temple une création à sa gloire qui va un jour, quand on verra la pleine manifestation du Fils de Dieu, qui va pleinement manifester la gloire de Dieu en nous transformant à l’image du modèle parfait qui est le Seigneur Jésus. Dieu est descendu dans notre esprit, dans le lieu Très Saint, et il a commencé dès le premier jour un travail de transformation pour nous faire grandir peu à peu et nous faire manifester toute la vie et la nature de Jésus. Il faut donc que nous comprenions ce plan et que nous puissions collaborer avec Dieu. Nous devons aller dans le même sens que lui parce que si Dieu habite dans nos cœurs et si nous ne voulons pas travailler avec lui pour être transformés à l’image de Jésus, nous allons passer par des expériences difficiles que Dieu va permettre, parce que Dieu veut nous changer. Il ne veut pas se contenter d’habiter pendant 30, 40, 50 ans dans un cœur d’homme où rien ne se passe. Dieu veut voir la manifestation du Fils de Dieu en nous. Il veut voir la manifestation de Jésus en chacun de nous et dans toute l’Eglise. Il veut voir les fils de Dieu manifestés sur cette terre et manifester tout l’amour du Seigneur, toute la compassion du Seigneur, toute la beauté du Seigneur. Il a déjà accepté de venir dans un esprit qu’il a recréé à neuf, ici au fond de nous-mêmes. Il a aussi accepté de venir dans une âme, dans un corps qui ne sont pas encore pleinement transformés. Le Seigneur n’a pas attendu car il aurait pu dire : «Bon ! de l’extérieur je vais les transformer et quand ils seront bien beaux, bien parfaits, je vais rentrer pour m’y installer !» Ce n’est pas de cette manière qu’il a décidé de procéder avec nous. Il nous a donné un esprit nouveau qu’il a recréé par la nouvelle naissance et il a dit : «Bon ! dans ce petit tabernacle qui est leur esprit recréé, là au fond de leur cœur quelque part dans leur corps, je vais descendre m’installer à demeure, parce que je désire habiter dans leur cœur, dans leur esprit et de ce lieu, je vais les transformer à l’image de mon Fils bien-aimé.» Il faut que nous comprenions ce plan, que nous l’acceptions et que nous désirions ardemment qu’il se réalise. Si nous n’acceptons pas, si nous nous rebellons, si nous traînons les pieds, le Seigneur va permettre des expériences difficiles, non pas pour nous embêter, non pas pour nous faire souffrir, mais parce qu’il désire ardemment manifester la nature de son Fils et il veut notre collaboration. Alors imaginez la tristesse que doit être celle du Seigneur quand nous traînons les pieds, quand nous péchons, quand nous refusons de nous repentir, quand nous tombons dans des péchés grossiers, que nous y restons longtemps alors que la douce voix du Saint-Esprit nous dit : «Reviens au Seigneur, rétablis-toi dans ce plan, confesse ton péché, reviens et demande pardon ! Demande que le sang te lave afin que je puisse recommencer mon travail de transformation avec toi, la main dans la main, avec toi ! On repart pour que tu marches avec moi dans la communion.» Dieu veut notre communion. Dieu veut être en permanence dans notre communion. Il se réjouit chaque fois que nous venons dans sa présence, conscients. Il est toujours présent, mais il se réjouit quand nous passons un moment, dans le courant de la journée ou toute la journée, qu’on lui parle en disant : «Papa, je suis heureux que tu aies accepté de venir habiter en moi. Je te porte comme un tabernacle vivant partout où je vais. Tu es là avec moi.» Je ne limite pas Dieu. Il a accepté de venir se mettre dans ce tabernacle et partout où je vais, je suis un fils, une fille de Dieu qui le porte dans son cœur et je n’ai pas honte de le porter. Je sais que sa présence va me réjouir pour l’éternité, qu’il va pourvoir à tous mes besoins, qu’il va me transformer, me donner tout ce qu’il me faut pour vivre et vivre une vie spirituelle en communion avec lui. Sa présence me suffit. C’est merveilleux comme plan ! Je suis heureux au moment où je vous parle de savoir que mon Dieu habite dans mon cœur et que le même Dieu, notre Père à tous, habite aussi dans vos cœurs. Alors on peut hâter la venue du Seigneur ou la retarder. Nous pouvons hâter ou retarder la venue du Seigneur dans les Cieux. En obéissant au Seigneur, nous la hâtons ; en traînant les pieds et en désobéissant, on la retarde. Il en est de même pour le travail du Seigneur en nous et la manifestation du fils, de la fille de Dieu que je suis. On peut la hâter ou la retarder. On peut la hâter, quand on dit : «Seigneur, je me consacre entièrement à toi. Je suis heureux que tu sois là dans mon cœur. Fais ce que tu veux Seigneur, vas-y, fais ton travail. J’accepte ta formation, j’accepte.» Car à ce moment-là, nous ne nous rebellons pas. Si une sœur ou un frère qui traverse des difficultés et qui se plein de Dieu vers vous êtes attristé dans vos cœur en écoutant cette plainte, après réflexion on se dit : elle n’a pas compris que Dieu est en train de faire un travail de purification. Ce frère ou sœur ne devais pas dire : «Mais comment ça se fait, nous qui sommes enfants de Dieu, nous qui avons donné notre vie au Seigneur, nous sommes plus maltraités (apparemment) que les païens qui regorgent de richesses, qui sont bien, qui n’ont pas de problèmes ! Et puis eux, ils sont dans l’embonpoint et nous, on est en train d’être éprouvés !» il y a comme un reproche envers Dieu qui permettait cela. Elle n’a pas compris, cette chère sœur ou frère , que Dieu est en train de la purifier et de lui apprendre à compter sur sa présence qui habite dans son cœur. Et sa présence suffit quand il y a des épreuves, quand on est confiant dans le Seigneur, c’est une occasion pour lui de se glorifier toujours. Quand on n’est pas dans la foi, c’est une occasion de chute, c’est une occasion de ne pas glorifier le Seigneur, mais Dieu veut se glorifier ! Quand il permet une épreuve, c’est qu’il a une solution derrière, une solution merveilleuse qui va le glorifier. Alléluia ! Alors considérons les épreuves que nous avons comme des sujets de joie parce que Dieu va se manifester. Quand nous arrivons aux sources de Mara qui sont amères, au lieu de dire : «Seigneur, pourquoi nous as-tu amenés dans ce désert, il ne se passe rien, on était mieux avec nos oignons et nos aulx en Egypte !» On doit plutôt dire : «Seigneur, tu vas faire un miracle, tu vas te glorifier ! Je suis là devant l’eau amère et j’attends. Alléluia ! Tu vas faire quelque chose de glorieux, tu vas rendre les eaux pures, ou tu vas fendre le rocher d’à côté, et on va pouvoir boire à satiété. Tu vas faire un miracle.» Quand le compte en banque est plus que vide, c’est là que Dieu fait un super miracle pour se glorifier parce qu’il a envoyé la manne tous les matins et l’eau fraîche pour se désaltérer. Alléluia ! Alors, plus de tristesse ! Colossiens 1.  l’épître aux Colossiens semble que c’est celle , qui  montre le plus clairement le plan de Dieu pour nous. Toute la Parole est merveilleuse, mais en ce moment, c’est celle qui  parle le mieux, alors on en profite encore : Epître de Paul aux Colossiens :

«Paul, apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, aux saints et fidèles frères en Christ qui sont à Colosses; que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père! Nous rendons grâces à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, et nous ne cessons de prier pour vous, ayant été informés de votre foi en Jésus-Christ et de votre charité pour tous les saints, à cause de l’espérance qui vous est réservée dans les cieux, et que la parole de la vérité, la parole de l’Évangile vous a précédemment fait connaître.»

Paul priait pour eux. Il les avait évangélisés, il leur avait annoncé la Parole du Seigneur et il savait que ces fidèles frères qui étaient remplis de foi et d’amour avaient une espérance, et on va voir laquelle, une espérance qui leur était réservée dans les cieux. Il priait pour que leurs yeux spirituels s’ouvrent et que leurs cœurs comprennent. Au verset 6, il dit : «Il est au milieu de vous, et dans le monde entier ; il porte des fruits, et il va grandissant,… » Voyez la croissance, il parle de Dieu ici, il vient de parler du Père, de Dieu, donc il dit : Dieu est au milieu de vous, doublement au milieu de vous, là au milieu. Quand deux ou trois sont assemblés, puis au milieu de nous, dans le plus profond de notre être à chacun. Dieu est là, au milieu et il porte des fruits. Il va grandissant. Pourquoi pouvait-il porter du fruit et aller grandissant ? Parce que c’étaient des frères qui étaient dans la foi et dans l’amour. Il le dit au départ : «et nous ne cessons de prier pour vous, ayant été informés de votre foi en Jésus- Christ et de votre charité pour tous les saints,… » Dieu va pouvoir accomplir son plan dans ton cœur, mon frère, ma sœur, dans mon cœur si nous restons dans la foi et dans l’amour. Dans la foi et dans l’amour, ça va ensemble d’ailleurs puisque la foi c’est la confiance en Dieu. On ne peut pas avoir de confiance en Dieu si on n’a pas d’amour dans le cœur, d’amour pour le Seigneur, d’amour pour nous autres frères et sœurs en Christ. Quand nous sommes dans la foi : pourquoi peut-on être dans la foi ? Parce qu’on commence à connaître et l’on connaît Dieu, on sait quel Dieu merveilleux il est, on sait ce qu’il a fait dans le passé, on sait qu’il va le refaire à nouveau, il est toujours le même. Il veut manifester sa vie en nous, il habite en nous. «Seigneur j’ai foi en toi. Je te fais confiance. Toi, tu es le grand pourvoyeur de tout. Tu vas pourvoir à tous mes besoins pour que je sois semblable à toi et dans l’amour.» Alors maintenant si je suis dans cette attitude, Dieu va porter des fruits en moi et il va aller grandissant. Lui va grandir en moi, tout ce qui est charnel en moi va disparaître. C’est englouti dans la mort de Christ, mais il va grandir en moi, il va se manifester de plus en plus. «… comme c’est aussi le cas parmi vous, depuis le jour où vous avez entendu et connu la grâce de Dieu conformément à la vérité, d’après les instructions que vous avez reçues d’Épaphras,… » Voyez, ils ont été enseignés par Paul, par Epaphras, par d’autres et tous ces enseignements leur parlaient de la grâce qui leur avait été faite, comme à nous, d’avoir un Dieu qui était au milieu d’eux et qui était en train de grandir et de produire des fruits pour les amener à la perfection. Quelle grâce merveilleuse !

«… notre bien-aimé compagnon de service, qui est pour vous un fidèle ministre de Christ, et qui nous a appris de quelle charité l’Esprit vous anime.» Quand nous savons, bien-aimés, que Dieu est en nous et qu’il est en train de travailler pour faire un plan si merveilleux, nous devons avoir le cœur rempli d’amour pour lui, et dire : «Seigneur, quelle grâce tu as bien voulu me faire de venir dans mon cœur et de le travailler pour me transformer à l’image de Jésus. Seigneur, je suis débordant d’amour et puisque je suis débordant d’amour pour toi, ce même amour rejaillit sur les autres.» Je ne peux plus voir mon frère chrétien, ma sœur chrétienne, je ne peux plus la voir avec les yeux de la chair, ou le voir avec les yeux de la chair. Je vois le Seigneur Jésus en lui, en elle, en train de travailler. S’il collabore, s’il est fidèle, ou si elle fidèle et qu’elle collabore, je me réjouis parce que je sais que Dieu a une libre action. Si je vois un frère ou une sœur qui traîne les pieds, qui n’est pas pleinement dans l’Esprit, bon, je vais prier pour que Dieu se révèle davantage, mais je sais que Dieu est quand même présent. Des expériences difficiles sont en train de se préparer, mais Dieu n’a pas changé d’avis pour lui (évidemment, tant qu’il n’a pas renié le Seigneur, qu’il ne l’a pas rejeté). Mais Dieu n’a pas changé d’avis. Au travers de dures expériences que le frère est en train de se préparer par sa désobéissance, Dieu va travailler à se révéler et à le transformer. Il va arriver à une impasse dans sa désobéissance, il va craquer devant Dieu et il va dire : «Seigneur pardonne, je te laisse faire maintenant, j’ai trop traîné les pieds, j’ai trop attendu, à présent je vais collaborer avec toi.» C’est cela que Dieu attend, mais il vaut mieux entrer de plein pied dans la collaboration avec Dieu, ne pas s’opposer à ce qu’il fait. Verset 9 : «C’est pour cela que nous aussi, depuis le jour où nous en avons été informés, nous ne cessons de prier Dieu pour vous…»  Ça  parle, vous ne trouvez pas ? , parce que je dis : «Seigneur, c’est une exhortation pour moi, pardonne-moi de ne pas prier assez pour mes frères et pour moi parce que…» Vous voyez que Paul aurait très bien pu dire : «Ces Colossiens marchent très bien, ils sont pleins de foi, pleins d’amour, Dieu est au milieu d’eux, ils portent du fruit, etc.… Je les abandonne à la grâce de Dieu, maintenant je vais prier pour les autres qui…» Non ! pas du tout, au contraire ! Voyant que les Colossiens étaient vraiment dans le plan du Seigneur, il dit : «Je ne cesse de prier pour vous.» Pourquoi ? Pour demander qu’ils soient remplis de la connaissance de sa volonté en toute sagesse et intelligence spirituelle. Ils sont bien partis, mais le Seigneur va pouvoir faire des exploits en eux, s’ils ont davantage d’intelligence spirituelle, s’ils comprennent encore mieux son plan, ainsi la gloire du Seigneur sera pleinement manifestée. «Seigneur, je prie pour eux, donne-leur davantage de connaissance spirituelle, de sagesse spirituelle.» Pourquoi ? Pour marcher d’une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréable, portant du fruit en toutes sortes de bonnes œuvres et croissant par la connaissance de Dieu. Il venait de dire : Dieu porte des fruits et va grandissant. Mais cela, Dieu le fait par nous. Et comment ? En priant et en disant : «Seigneur, remplis-moi ou remplis mon frère et ma sœur de ton intelligence spirituelle pour que mes yeux s’ouvrent à ton plan, à ta présence dans ma vie et que je puisse marcher d’une manière digne de toi, qui habite en moi. Seigneur, je me rappelle ton saint temple, ton saint tabernacle, tu marchais toi au milieu de tes enfants. Aujourd’hui, tu es en moi et c’est moi qui maintenant dois marcher d’une manière digne de toi. Tu vas m’ouvrir les yeux pour que cela soit possible et que je marche d’une manière digne de toi.» Nous devons être conscients de la présence permanente de Dieu en nous et marcher d’une manière digne du Seigneur. Il y a des chrétiens qui marchent d’une manière digne du Seigneur simplement, quand ils sont en groupe, quand ils sont réunis en assemblée. Il n’y en a pas un qui lève le petit doigt, qui fait une remarque désagréable ou mauvaise, parce qu’ici tout le monde est réuni. Mais dès qu’ils rentrent chez eux, c’est l’enfer entre eux et leur femme, entre eux et leurs enfants. Ou bien, s’ils sont en privé avec quelqu’un du monde ils vont se permettre de parler grossièrement ou de faire comme les gens du monde et ils oublient que le même Dieu est en eux et qu’il entend tout et qu’il voit tout, et qu’il est attristé de voir que cet enfant de Dieu a oublié Sa présence. C’est pour cela qu’il dit : «Mais ouvre leur les yeux Seigneur ! Qu’ils voient et qu’ils restent constamment dans ta présence partout où ils vont.» Quand nous savons que  Dieu est ici en permanence, nous allons  automatiquement adapter nos conduites à sa présence. N’allons pas parler comme s’il était absent, n’allons  pas nous conduire comme s’il était à des kilomètres et qu’il ne nous  voyait pas. Il est là, il voit tout, il entend tout. Alors disons «Seigneur, je vais me conduire d’une manière digne de toi, je veux être propre dans mon esprit, dans mon âme, et dans mon corps pour t’honorer, Seigneur, dans ma maison. Elle va être ordonnée, elle va être belle pour toi autant que possible. Je vais te rendre la vie agréable, Seigneur, à tous points de vue, te rendre la vie agréable par honneur pour toi, c’est-à-dire portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres et croissant par la connaissance de Dieu. Seigneur, je veux te connaître de mieux en mieux, c’est ça qui me fait grandir, plus je te connais, plus je vais me comporter d’une manière digne de toi.» A la limite, si Jésus était physiquement là, manifesté devant moi en permanence, dans sa gloire, il n’y aurait pas un mot de travers qui sortirait de ma bouche. Rien ! Oh ! je ferais une extrême attention, Seigneur, en permanence. De mes yeux je te vois ; de mes oreilles, je t’entends en permanence et alors rien n’est de travers ! Je pourrais être dans l’intimité de ma chambre ou dans l’intimité de ma maison avec mon épouse et mes amis, tout va être impeccable Seigneur, parce que je te vois. Mais, c’est comme ça qu’on doit se comporter tous les jours, parce que si nos yeux ne le voient pas, par la foi nous devons nous rappeler qu’il est là et qu’il est le même et qu’il est digne d’être honoré ! Donc, c’est la connaissance de Dieu qui nous fait grandir. Aspirons à connaître Dieu toujours plus, c’est-à-dire aspirons à ce qu’il se révèle toujours davantage. Seigneur, révèle-toi, et quand tu te révèles, tu fais la lumière sur moi, sur mon cœur. Ta lumière éclaire tout dans ma vie, tu me fais comprendre ce qui ne va pas dans mon cœur, c’est ta lumière qui éclaire tout et là Seigneur, je peux te connaître mieux et grandir encore plus en toi. Je reprends au verset 11 «Fortifiés à tous égards… » : c’est-à-dire dans l’esprit, dans l’âme et dans le corps. «…fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse,….» Quand je suis faible, quand je suis fatigué, je dois savoir qu’en moi, dans ce tabernacle fragile habite un Dieu tout-puissant qui est capable – si je lui fais confiance, si je suis dans son plan, que je prie, que je suis en communion avec lui – de me fortifier à tous égards, de me faire rajeunir comme l’aigle. Tu peux avoir 75, 80, ou 90 ans, le Seigneur est capable de te fortifier à tous égards, comme notre frère Smith Wigglesworth qui, à 86 ans, soit un an et demi avant de mourir, pouvait dire ( c’est écrit  dans un de ses témoignages ) : «Je sens que le Seigneur est en train de me renouveler de manière merveilleuse.» Et il est reparti sur les chapeaux de roues pour prêcher la Parole jusqu’au dernier jour. Il est mort à 88 ans, en pleine force, mieux qu’un jeune homme, prêchant la Parole sans s’arrêter. Voilà comment le Seigneur veut nous voir ! Alors ne nous imaginons pas parce que nous sommes en train de vieillir – pour certains d’entre nous, on commence à éprouver les premiers symptômes de la vieillesse… Ah, il va falloir entrer dans un processus où l’on va se dégrader tous les jours, tout va s’user et puis on va finir comme des infirmes ! Il faut que ces pensées s’enlèvent de nous. Nous avons en nous un Dieu tout-puissant. Il ne va pas éviter l’usure normale de la vieillesse, c’est-à-dire qu’on va avoir des cheveux blancs, des rides et moins de forces qu’à vingt ans, mais on peut être vigoureux pour servir le Seigneur et en bonne santé, et toutes ces maladies qui s’appellent l’arthrose, la cataracte et tout ça, Dieu veut les enlever, parce qu’il est venu les porter sur la croix en Jésus-Christ. On peut être un vieillard aux cheveux blancs en bonne santé pour servir le Seigneur. Alors à combien plus

forte raison à 30 ou 40 ans ! Alléluia ! Gloire à Dieu ! Alors pourquoi veut-il nous fortifier ? «…en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients.» Patients dans l’épreuve. Seigneur, d’accord ! Je suis en train de traverser quelque chose, je ne peux pas dire que c’est agréable mais tu es en moi, Seigneur ! C’est merveilleux, tu es avec moi, tu portes le joug avec moi, on est attelé au même attelage et ton joug est doux, Seigneur. La seule chose qui m’intéresse, c’est que je sois en communion avec toi, qu’il n’y ait pas de péchés dans ma vie, de choses qui te déplaisent. A partir de là, Seigneur, tout est bien. Alléluia ! «Rendez grâces au Père…» Seigneur je te rends grâces. Pourquoi ? «… qui vous a rendus capables… » Tu n’es plus incapable. Dieu t’a rendu capable de la meilleure des choses : «… d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière.» Quel est l’héritage des saints dans la lumière ? C’est la plénitude de la nature de Jésus manifestée en nous, ses serviteurs et ses servantes dans la sainteté, dans la grâce, dans la nature même de Jésus manifestée en nous, en attendant la résurrection glorieuse qui arrive avec le retour du Seigneur. Il nous a rendus capables de participer à cet héritage des saints dans la lumière.

«… qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres.» Ce n’est plus la puissance des ténèbres qui domine sur toi, tu es délivré de la puissance des ténèbres. Et qui t’a transporté dans le royaume du Fils de son Amour ? Jésus ! Tu es dedans, ça y est, et non seulement tu y es, mais ce royaume est en toi par la présence de Dieu. «… en qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés. Il est l’image du Dieu invisible, …» Jésus est l’image du Dieu invisible et nous, nous sommes appelés à être l’image de Jésus. Jésus est l’image du Dieu invisible et nous sommes l’image de Jésus, le Fils de Dieu. Quelle gloire nous attend, bien-aimés, quelle gloire, quelle gloire nous avons déjà ! «le premier-né de toute la création, car en lui (en Jésus) ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses et toutes choses subsistent en lui. (Quelle description merveilleuse de la gloire de Jésus !) Il est la tête du corps de l’Eglise ; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts afin d’être en tout le premier. » Cela veut dire, un premier qui aura une suite, quand il y a un premier, il y a un deuxième puis un troisième, puis un quatrième, puis ainsi de suite. Cela veut dire que Jésus est le premier, mais nous sommes appelés à le suivre comme lui, mais lui est le début, le premier.

Verset 19 «Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en lui ;…» Cela signifie qu’il nous destine aussi à manifester toute la plénitude du Seigneur en nous. N’oublions jamais ce plan-là, évidemment dans la soumission et dans l’obéissance à la volonté suprême du Seigneur. De même que Christ a été soumis, bien qu’il fut Dieu le Fils, il a été soumis en tout à son Père. Nous sommes appelés à manifester toute la plénitude de Dieu en tant que fils et filles soumis au Seigneur. Il a voulu, par lui, réconcilier tout avec lui-même, tout ce qui est sur la terre, et ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix. Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises œuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair… (il n’est pas mort en esprit, il parle de sa mort dans le corps de sa chair) pour vous faire paraître… Alors pourquoi le Seigneur est mort et nous a réconciliés ? Regardez la suite, mais ouvrez les yeux ! Verset 22 « … pour vous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproche. Saints, irrépréhensibles, sans reproche,… » Ce qui signifie sans ride ni tâche ni rien de semblable, comme une épouse parfaite destinée à son bien-aimé. Voilà le plan du Seigneur. « Si du moins », combien il est important ce si du moins, ça veut dire qu’il y a une condition, si du moins vous restez fondés et inébranlables dans la foi. Tout ceci nous est donné uniquement par la foi, c’est-à-dire je reçois le message du Seigneur, sa Parole, je dis : «Seigneur je crois, c’est pour moi ça, Seigneur. C’est pour moi et je crois que tu es en train de le faire, que tu es capable de le faire, que tu y arriveras Seigneur, je suis d’accord avec toi, Seigneur, fais-le, je crois. Tu m’as donné cet héritage, je veux le voir se manifester pleinement ici-bas. Alléluia, Alléluia, Alléluia, Gloire à Dieu ! Merci Seigneur ! » Pourquoi doit-on lui rendre grâces ? Il a voulu par lui réconcilier tout … Je relis la suite, verset 23 : «… si du moins vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l’espérance de l’Évangile que vous avez entendu,… » Comment est-ce qu’on peut se détourner de ce but merveilleux ? En l’oubliant tout simplement, on n’y pense plus, on ne s’entretient plus dans ce message, dans cette foi, dans cette espérance, on ne pense plus au Seigneur, à ce qu’il est en train de faire. Evidemment il y a d’autres sujets qui commencent à nous préoccuper : le travail, les occupations, le monde, tout ça et puis on oublie le Seigneur et son plan et on se prépare des jours difficiles. On doit constamment rester, jour et nuit, du soir au matin, même quand on dort, quelque part dans le fond de notre cœur, ça doit rester. Le Seigneur est en train de faire de moi un fils, une fille de Dieu semblable à Jésus et je reste dans cette certitude. «Seigneur, rien n’arrêtera ton plan, il n’y a que moi qui peut l’arrêter ! » Voyez, que par mon incrédulité et l’abandon du Seigneur et de sa Parole… Mais nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, nous sommes de ceux qui gardent la foi jusqu’au bout pour entrer pleinement dans le plan du Seigneur, Alléluia ! «Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ;…» Paul était en train de traverser des difficultés, des souffrances et il se réjouit. C’étaient des persécutions, des choses qu’il devait subir dans son ministère parce qu’il était apôtre, parce qu’il était chrétien, mais il s’en réjouit parce qu’il participait ainsi aux souffrances de Christ. Il dit : «et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Église.» Ce n’est pas du tout quelque chose de mystique comme dans certaines religions où l’on dit qu’il faut souffrir pour acheter des âmes ou pour offrir la souffrance au Seigneur, ce n’est rien du tout de cela. C’est simplement qu’en tant que chrétiens nous devons souffrir la persécution, le rejet, l’abandon comme Christ, l’incompréhension, etc.… Christ ne l’a pas fait pour nous au temps où il était sur la terre, mais il le fait en nous en ce moment où je suis en train de souffrir ces choses. Ainsi, ce qui manquait aux souffrances de Christ, je suis en train de l’achever dans ma chair avec lui, puisqu’il est en train de les vivre en ce moment avec moi. Quoi ! Il souffre avec moi ! Avant il ne souffrait pas puisque je n’étais pas encore passé par ces souffrances, ça manquait puisque ça allait arriver. Au moment où je suis en train de souffrir pour lui, Christ souffre avec moi. «Seigneur, qui es-tu ? – Je suis Jésus que tu persécutes.» dit-il à Saul de Tarses. Il était persécuté dans ces chrétiens que Saul était en train de persécuter et ça manquait à ses souffrances, et il se réjouit avec Christ de ses souffrances qui sont dignes du Royaume de Dieu. C’est d’elle que certain ont été fait ministre, selon la charge que Dieu a donnée auprès de vous, afin que soit annoncé  pleinement la parole de Dieu, le mystère caché de tout temps et dans tous les âges,… » Mais pour nous, bien-aimés, ce n’est plus un mystère. Quel est ce mystère qui est révélé maintenant à ses saints à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, c’est-à-dire verset 27 « Christ en vous, l’espérance de la gloire? Puisque Christ est en toi, il est en train de te transformer à son image. C’est cette espérance de la gloire qui vient, qui sera manifestée si tu restes dans la foi, la vie de Jésus. Christ pleinement manifesté en toi. Voilà la gloire de Dieu au milieu des hommes, voilà le plan maximum du Seigneur, voilà ce qu’il a toujours eu dans le cœur le Seigneur : venir habiter dans ce tabernacle saint pour nous transformer à son image et manifester sa gloire, sa gloire ! Christ en vous l’espérance de la gloire ! Cette gloire sera pleinement manifestée quand le travail sera achevé, quand par la foi nous aurons laissé Dieu agir jour après jour dans notre cœur pour nous transformer à son image. Dès maintenant soyez saints comme je suis saint, soyez parfaits comme votre Père Céleste est parfait. Amen ! Alléluia ! C’est lui que nous annonçons, Christ, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse. Pourquoi les exhortait-il et les instruisait-il ? Afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Jésus-Christ. Là, il ne parle pas d’une perfection en Jésus que nous avons déjà, mais il parle de la perfection manifestée et c’est là le rôle des apôtres, des ministères, des pasteurs, des docteurs, de tous ceux qui annoncent la Parole. Ceci devrait être le but unique de leur ministère : prêcher Christ en vous, l’espérance de la gloire et travailler pour aider les chrétiens à grandir en Christ comme il dit dans Ephésiens 4-11 : «Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ,… » pour que nous puissions être transformés à l’image de Jésus-Christ, à l’image de sa stature parfaite. C’est exactement la même chose qu’il dit dans Ephésiens 4, puisqu’il dit : Moi Paul, je travaille à cela, vous annoncer le plan de Dieu, vous dire ce qu’il est en train de faire, pour fortifier votre foi, pour que jour après jour vous grandissiez et que vous puissiez dès maintenant manifester la perfection de Jésus. Et il dit en Colossiens 1 verset 29 : «C’est à quoi je travaille, en combattant avec sa force, qui agit puissamment en moi.» Et en toi aussi mon frère, et en toi aussi ma sœur, sa force agit puissamment en toi, il habite en toi, il veut te transformer, il y arrivera. Il n’y a que toi qui peux l’empêcher par ton incrédulité, mais enlève cette incrédulité parce que c’est dommage d’attrister le Seigneur quand on voit un plan si merveilleux ! Seigneur, d’accord, je suis preneur, je suis partant, à toi d’agir, je crois et c’est ma foi qui va permettre à Dieu de faire cette œuvre glorieuse, de me rendre parfait en Jésus. Que son Nom soit béni. En conclusion, je vais lire un petit psaume, un court psaume, c’est le psaume 46. Un petit psaume de douze versets qui résume tout ce qu’on vient de dire et pourtant c’est dans les psaumes. C’est un psaume prophétique et qui nous montre ce que le Seigneur est en train de faire. Psaume 46, je le lis : « Au chef des chantres. Des fils de Korê. Sur alamoth. Cantique. Dieu est pour nous un refuge et un appui, Un secours qui ne manque jamais dans la détresse. » (  Il y aura des moments difficiles, mais le secours ne manquera jamais.)  « C’est pourquoi nous sommes sans crainte quand la terre est bouleversée, et que les montagnes chancellent au cœur des mers, quand les flots de la mer mugissent, écument, se soulèvent jusqu’à faire trembler les montagnes. »  (  Tout autour de nous est en train de trembler, d’écumer, de se soulever, il n’y a plus rien de solide, plus rien qui peut tenir, la bourse croule, les assurances, la Sécurité Sociale, il y a un trou sans fin, tout, tout est en train de crouler. Seul Dieu, sa Parole tiennent ferme et si ce Dieu-là est en nous, nous ne croulerons pas.) Amen ! Nous ne croulerons pas ! Les montagnes peuvent chanceler, toutes les étoiles peuvent tomber du ciel, tant que mon Dieu est dans mon cœur, il est sur le trône et moi avec lui, en lui. Alléluia ! Gloire à Dieu ! Il est un fleuve dont les courants réjouissent la cité de Dieu, Le sanctuaire des demeures du Très-Haut. Où est le sanctuaire des demeures du Très-Haut ? Mon cœur. Evidemment Dieu est dans le ciel, les cieux des cieux ne peuvent le contenir, mais mon petit cœur le contient tout entier. Mon esprit le contient tout entier et là dans le sanctuaire des demeures du Très-Haut, il sort un fleuve, de votre sein sortiront des fleuves d’eau vive. Le Saint-Esprit répandu en nous. Dieu est au milieu d’elle : elle n’est point ébranlée ; Dieu la secourt dès l’aube du matin. Tu ouvres les yeux dès l’aube : Dieu est là ! Il te secourt, déjà ses compassions se sont renouvelées pour toi, elles sont en train se renouveler. Des nations s’agitent, des royaumes s’ébranlent ; il fait entendre sa voix : la terre se fond d’épouvante. L’Éternel des armées est avec nous, le Dieu de Jacob est pour nous une haute retraite. Savez-vous que Dieu a fait sa retraite en nous, c’est merveilleux, formidable, quelle grâce ! Et si Dieu fait sa retraite en nous, alors nous, nous sommes dans une retraite inaccessible. Il existe de ces pitons rocheux qui ont été imprenables dans l’histoire des guerres ; on n’a jamais pu prendre certaines forteresses. Mais là notre Dieu est une forteresse encore plus imprenable, personne ne peut le prendre et nous sommes en lui ! Je termine, verset 8 : Venez, contemplez les œuvres de l’Éternel. Et moi je vous dis que nos yeux s’ouvrent et contemplent l’œuvre de l’Éternel. Ce qu’il est en train de faire, c’est merveilleux ! Les ravages qu’il a opérés sur la terre ! C’est lui qui a fait cesser les combats jusqu’au bout de la terre ; il a brisé l’arc, et il a rompu la lance, il a consumé par le feu les chars de guerre. – Quand Jésus va revenir poser les pieds sur le Mont des Oliviers, ça va être la paix, enfin la paix pour la terre entière quand Jésus va régner. Mais déjà Jésus règne dans nos cœurs et il peut être pour nous celui qui brise l’arc de guerre, celui qui élimine de nos vies tout ce qui est guerrier, tout ce qui est charnel, tout ce qui est mauvais pour faire régner sa paix de Prince de paix dans nos cœurs et faire de nous des enfants de paix. Arrêtez, et sachez que je suis Dieu: Je domine sur les nations, je domine sur la terre. – L’Éternel des armées est avec nous, Le Dieu de Jacob est pour nous une haute retraite.» Quelle paix se dégage de ce petit psaume merveilleux ! Des courants d’eau sortent du trône de Dieu et ce même Seigneur est là, maintenant , dans ton cœur et il règne. Laisse-lui faire son œuvre, que rien ne vienne arrêter son travail dans ton cœur, ne sois pas dans l’incrédulité, dans le doute, même quand l’épreuve est là. Quand l’épreuve est là, Dieu en fait toujours sortir un bien pour toi, si tu restes dans la foi. Si tu restes dans la foi, tout va concourir à ton bien, tout, parce que Dieu a de la suite dans les idées, il n’arrêtera pas son plan. Il veut manifester sa gloire en toi. Amen. Alléluia ! «Je te rends grâces, Seigneur, de tout mon cœur. Je te glorifie, toi seul tu pouvais concevoir un plan pareil et maintenant  rien que de le rappeler, mon cœur est dans la joie, une joie profonde. Seigneur, combien je regrette tous ces moments où j’ai douté, où j’ai laissé la chair se manifester, où je me suis plaint, où j’ai oublié ce que tu faisais dans mon cœur. Seigneur, j’ai compris, je demande à comprendre davantage et je te prie que tu nous visites tous, tes enfants, que nos yeux s’ouvrent de plus en plus sur ce plan merveilleux et que nous puissions entrer pleinement dans tes œuvres et te voir te manifester en nous. Merci de le faire pour chacun, Seigneur, chacun de tes enfants du plus petit au plus grand. Seigneur, tu travailles, tu as des choses merveilleuses à accomplir, fais-les, mon Père. A toi revient toute la gloire en Jésus-Christ. Amen.»

                                           Vivre aujourd’hui dans la paix de Jésus

voici  un message très simple, centré sur le Seigneur Jésus. C’est Jésus qui est notre Seigneur, notre Modèle, notre Sauveur, notre Berger, notre tout. Toutes les richesses de Dieu sont dans le Seigneur Jésus.

Le plus grand désir de Dieu, c’est que nous le connaissions, puisque la vie éternelle consiste à

connaître le Père et Celui qu’Il a envoyé, Jésus-Christ. Pourquoi Dieu veut-Il qu’on le connaisse ?D’abord parce qu’Il est parfait, Il est digne d’être connu, Il est merveilleux, Il est bon, Il est vraiment la perfection. Il est l’Amour parfait, Il est la Joie, Il est la Paix, Il est la Sainteté, et Il a envoyé Jésus pour se faire connaître et pour nous sauver. Le plus cher désir du cœur de Dieu est que nous le connaissions toujours davantage, et que nous devenions de plus en plus intimes avec Lui. Jésus a envie d’avoir des amis. Bien sûr, nous sommes les serviteurs, les esclaves du Seigneur, et nous devons obéir de cœur à tout ce qu’Il nous dit, mais Jésus cherche des amis. Vous vous rappelez le dernier discours qu’Il a fait à ses disciples avant de monter sur la Croix : Il a dit : Je ne vous appelle plus serviteurs, mais amis, et vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous demande. Donc tout le monde n’est pas l’ami du Seigneur, mais Jésus voudrait que tous ses disciples deviennent ses amis et soient intimes avec Lui. Le Seigneur aimerait partager des choses avec nous, mais bien souvent Il ne peut pas le faire, parce que nous ne pourrions pas garder ou tenir les choses qu’Il voudrait nous confier. On a la langue qui parle trop quelquefois. Dans le peuple de Dieu, certains n’ont pas la possibilité de recevoir tout ce que le Seigneur voudrait leur dire, parce que leur caractère n’est pas formé. Jésus voudrait leur partager des choses, et le but du Seigneur est de les attirer près de Lui pour pouvoir tout partager. Regardez ce que dit le Seigneur dans Colossiens, au chapitre 2, verset 2 : Paul prie «afin qu’ils (les chrétiens) aient le cœur rempli de consolation, qu’ils soient unis dans l’amour et qu’ils soient enrichis d’une pleine intelligence pour connaître le mystère de notre Dieu et Père et le mystère de Christ, mystère dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science. » Un peu plus loin, au verset 6, il dit : « Comme vous avez reçu le Seigneur Jésus, marchez en lui, étant enracinés et fondés en lui. » « Enracinés et fondés » ! Quand une plante pousse, elle pousse dans les deux sens. Il y a toujours une partie qui pousse vers le bas et une partie qui pousse vers le haut. La partie qui pousse vers le bas, ce sont les racines. Il faut qu’elles soient enracinées dans une bonne terre pour que la partie qui pousse vers le haut puisse vivre. La partie qui pousse vers le haut reçoit du soleil la lumière et l’apporte aussi à la plante, donc les deux parties sont absolument nécessaires, les racines et la partie qui reçoit le soleil vers le haut. Paul dit ici : « Soyez enracinés et fondés en Christ ». Jésus est aussi le soleil de notre justice, donc Il est à la fois le soleil et le terreau sur lequel on doit s’enraciner. Un peu plus loin, Paul dit au verset 9 : « Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Vous avez tout pleinement en Lui. » En Jésus habite toute la plénitude de Dieu, et nous avons tout en Lui. Jésus veut que nous le connaissions davantage. Quelle était son caractère à Jésus ?,  la douceur et la paix. Jésus est appelé le Prince de Paix : Il veut faire de nous des enfants de paix. Jésus est rempli de douceur : vous ne voyez jamais dans les Evangiles Jésus excité, nerveux, fébrile, faisant en même temps toutes sortes d’activités pour Dieu, et arrivant complètement surmené. C’est vrai qu’Il a connu la fatigue, la faim, et la soif, mais vous ne voyez jamais Jésus nerveux, excité, en train de faire son programme et tout énervé si ce programme n’est pas respecté, s’il y a des choses qui surviennent et le gênent. Il était toujours dans la paix parfaite. Il était dans la paix parce qu’Il savait que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. Lui, le fils Eternel, Il était dans l’amour parfait du Père, Il avait dans la prière un contact permanent avec Dieu son Père. Il connaissait le plan du Père pour sa vie ; Il remettait chaque journée à son Père (puisqu’Il dit : « A chaque jour suffit sa peine »). Donc, dès le matin, le Seigneur remettait sa journée à son Père, et Il savait que son Père avait un plan pour Lui pour tous les moments de la journée, et cela gardait son cœur en paix. Vous ne voyez jamais Jésus surexcité. C’est la raison pour laquelle quand certaines réunions chrétiennes où c’est la surexcitation, la foire d’empoigne, le cirque, je sais que le Saint-Esprit n’est pas là. Le Saint-Esprit ne dirige pas ces réunions-là. Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait jamais de réunions où il y a de l’enthousiasme, de la joie, et où on peut même sauter de joie et chanter pour le Seigneur : je ne parle pas de cette joie-là. Je parle d’une surexcitation charnelle, des cris, des hurlements, de l’excitation physique, où l’on sent manifestement que ce n’est pas la douce colombe du Saint-Esprit qui est en train de travailler, parce que Jésus est doux et humble de cœur. Il n’éteint pas le lumignon qui fume, et Il n’élève pas la voix pour crier dans les rues. Vous ne voyez jamais Jésus surexcité, vous ne le voyez jamais crier, élever la voix. Le Seigneur veut que nous soyons comme Lui, doux, paisibles, et humbles de cœur. Ce qui est le plus important pour le Seigneur, ce n’est pas que nous fassions des miracles, des prodiges, des signes et des guérisons (Il nous appelle, c’est vrai, à en faire : Il nous dit : « Celui qui croit en moi va faire les mêmes choses que moi et de plus grandes encore »). Mais ce qui fait le plus plaisir au Seigneur, c’est un cœur doux et

paisible qui est dans la foi et dans l’obéissance, et qui se confie en Lui totalement et complètement,

dans la paix, le repos et la tranquillité. C’est là ce qui plaît le plus à Dieu. On peut être dans une activité très grande pour le Seigneur, on peut avoir un ministère d’apôtre ou de prophète dans le monde entier ; mais le Seigneur veut que même dans l’exercice de ce ministère, on soit toujours dans la paix, jamais pressé, jamais surexcité, toujours à temps, au bon moment, faisant exactement ce que Dieu veut que nous fassions. Dieu se hâte de faire son œuvre, mais Il n’est jamais pressé au sens où nous le sommes. Pour nous, dans le monde, c’est la vitesse qui compte : toujours plus vite, toujours plus rapidement, toujours plus fort, toujours mieux… Dans le Royaume de Dieu, c’est la paix, la douceur, et la joie qui nous permettent d’atteindre l’objectif du Seigneur, comme Jésus l’a fait. Jésus se levait très tôt le matin. Quelquefois Il se couchait tard le soir, quelquefois Il ne dormait même pas la nuit, mais Il était toujours là où le Père le voulait, donc jamais surmené, jamais excité en faisant les choses du Seigneur. l’importance qu’il y a à garder la paix en toute chose, à ne jamais être énervé, à ne jamais être excité, à ne jamais être surmené, ni dans l’œuvre du Seigneur, ni dans les tâches quotidiennes de notre vie. Vous savez que la plupart du temps, nous ne sommes pas en train d’accomplir une grande chose, un exploit pour le Seigneur. La plupart de notre temps est consacré aux petites choses de la vie de tous les jours, à des petites choses toutes simples et humbles : travailler au bureau, travailler à l’atelier, passer le balai dans la cuisine, faire la vaisselle, ou bien aller bêcher le jardin, ou bien s’occuper de petites choses de ce genre, changer la couche du bébé, etc. les mille petites activités de la vie de tous les jours des hommes et des femmes qui appartiennent au Seigneur. Le Seigneur veut que nous accomplissions ces petites choses dans le calme, la paix, comme pour le Seigneur, sans jamais manifester l’excitation et l’énervement qui prouveraient que nous ne sommes pas en communion avec Dieu. Chaque fois que nous sommes énervés, nous quittons la communion avec Dieu. Vous avez déjà vu Jésus énervé pour quelque chose ? Le Seigneur a toujours été paisible. Quand on vient le chercher parce que la fille de Jaïrus était mourante (Jaïrus, lui, est venu, disant : « Seigneur, viens vite, viens vite, elle va mourir ! ». C’était humain, c’était normal.) Jésus se lève paisiblement en disant : « J’irai, je la guérirai. J’y vais. » Quand le centenier vient trouver Jésus en Lui disant : « Mon serviteur est à la maison, il souffre, il est urgent de venir le guérir », Jésus se lève et dit : « J’irai et je le guérirai. » Il y va tranquillement. Il ne prend pas ses jambes à son cou pour dire : « Il y a un besoin urgent, vite, vite ! » Il y va paisiblement. Quand le centenier lui dit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, dis seulement une parole », le Seigneur lui dit : « D’accord ! Qu’il te soit fait selon ta foi. Va, ton serviteur est guéri. » Il a vu que la foi de cet homme était suffisante pour qu’une parole guérisse le serviteur à distance. Il l’a fait dans la paix. Vous voyez toujours Jésus marcher dans la paix, répandre la paix autour de Lui, répandre le calme et la douceur qui sont les fruits de la confiance en Dieu, de la foi, les fruits de la justice du Seigneur. Dans Matthieu 11, au verset 28, Jésus dit à ses disciples : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés. » Voilà la description des hommes d’aujourd’hui : fatigués et chargés ! Ecrasés par toutes sortes de poids et de fardeaux ! On peut avoir énormément de soucis, de problèmes comme l’apôtre Paul, qui quelquefois, désespérait même de conserver la vie, mais avoir le cœur dans une paix parfaite parce qu’on sait que Dieu dirige notre vie, et que c’est Lui qui conduit toutes les circonstances de notre vie. En effet, on sait que tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu. Quand nous aimons le Seigneur et que nous Lui faisons confiance, rien de ce qui nous arrive, n’arrive sans la volonté du Seigneur, sans la permission du Seigneur pour nous, pour accomplir un but précis dans notre vie, un but qui correspond au plan du Seigneur. Nous n’avons pas l’intelligence du Seigneur ! Lui comprend tous les aspects de notre vie. Il voit notre passé, Il voit notre hérédité, Il voit les circonstances de notre vie, Il connaît le plan qu’Il a pour nous, Il connaît tout cela, et donc Il a prévu quelque chose pour nous aujourd’hui, mais nous ne voyons pas l’ensemble du tableau. Lui le voit, et Il voudrait tellement que nous Lui fassions confiance pour diriger notre vie pas à pas et jour après jour. Quand nous avons dans notre cœur la certitude que Dieu s’occupe de nous et que son plan est en train de s’accomplir, si nous lui faisons confiance, si nous ne commençons pas à frétiller comme des poissons hors de l’eau, à courir à gauche et à droite, à nous énerver, en disant : « Qu’est-ce que Dieu fait ? Il n’est pas là, Il est absent », comme quand Elie était sur le Mont Carmel et que les faux prophètes s’excitaient parce que le feu du ciel ne tombait pas. Ils s’énervaient et se donnaient des coups de couteau pour faire couler le sang, et ils criaient, et ils sautaient. Elie était tranquille, et il leur disait : « Appelez votre Dieu, qu’est-ce qu’il fait ? Il est peut-être parti en voyage ! Où est-ce qu’il est ? Il ne vous entend pas, peut-être ; criez plus fort ! » Il savait que son Dieu l’entendait : il était dans une paix parfaite, il attendait son moment, le soir à la tombée de la nuit, à l’heure où on offre le sacrifice dans le Temple. Il dit : Bon, maintenant, c’est mon tour. Versez sept cruches d’eau bien pleines. « Eternel ! Montre que c’est toi qui es Dieu. Montre à ton peuple que c’est toi qui es Dieu. » Le feu du ciel est descendu au bon moment, a consumé tout l’autel, les pierres et toute l’eau, et le peuple a vu la gloire de Dieu, mais cela s’est passé dans la paix. Ensuite, il a égorgé huit cent cinquante faux prophètes, mais il l’a fait dans la paix du Seigneur, parce qu’il était dans le plan de Dieu. Quelque temps après, quand la reine Jézabel veut le tuer, c’est alors qu’il perd la paix du Seigneur, c’est alors qu’il s’excite et qu’il entre en dépression. C’est alors qu’il commence à dire au Seigneur : « Prends ma vie, je n’en peux plus. » Il avait perdu cette communion avec Dieu qu’il avait la veille. « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos » dit Jésus. Le repos, c’est la paix, le calme, c’est la douceur, c’est tout ce qui est tranquille et doux. Le repos n’est pas la fainéantise, le repos n’est pas le manque d’activité : le repos, c’est la foi et la confiance en Dieu. C’est être parfaitement au bon moment dans le plan du Seigneur : on est alors dans le repos de Dieu. « Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes. » Ne pensez-vous pas que nous, les chrétiens, nous avons besoin de repos pour nos âmes? Ne pensez-vous pas que bien souvent nous sommes dans le doute, dans l’inquiétude, dans l’angoisse ? Je ne parle pas de l’angoisse pour l’œuvre du Seigneur et pour le salut des âmes, je ne parle pas de cette angoisse-là, mais je parle de l’angoisse de ce qui va nous arriver demain ou après-demain, de l’angoisse qui se demande : « Est-ce qu’on va recevoir ce qu’on a demandé au Seigneur ? Est-ce que Dieu va pourvoir à mes besoins ? Est-ce qu’Il va s’occuper de mes enfants, de mes parents, de ma famille ? Est-ce qu’Il va les amener à Lui, est-ce qu’Il va pourvoir à mes besoins financiers, est-ce qu’Il se rend compte que j’ai une échéance dans quelque temps et qu’il va falloir que je paye ? Est-ce qu’Il se rend compte que je suis en train de souffrir dans mon corps, est-ce qu’Il m’a oublié ? » On est dans l’angoisse et dans la crainte, alors que Jésus dit : « Recevez mes instructions. Je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes. » Nous avons besoin de repos, et nous avons besoin de donner du repos à nos frères, parce que bien souvent nous aussi, nous sommes des sources d’énervement et d’excitation, des fardeaux pour nos frères autour de nous. Je ne parle pas des gens du monde : bien sûr, si nous sommes des sources d’excitation et d’énervement pour les gens du monde, ils vont dire : « Mais où est son Dieu ? Quelle différence avec moi qui ne connais pas son Dieu ? » Mais avec nos frères bien-aimés dans le Seigneur, est-ce que bien souvent nous ne sommes pas des sources d’énervement, d’excitation, d’épuisement, alors que nous devrions leur donner du repos, si nous aussi, nous étions dans le repos de Dieu ? On communiquerait ce repos aux autres : je parle là des choses les plus concrètes de la vie de tous les jours, des petites choses de tous les jours, de nos relations personnelles entre mari et femme, entre frères et sœurs dans la vie quotidienne. Combien nous avons besoin d’apprendre du Seigneur, de recevoir ses instructions, car Il est doux et humble de cœur ! Il veut faire de nous des enfants doux et humbles de cœur, qui répandent la paix autour d’eux rien que par leur présence, même sans rien dire. On n’a pas toujours besoin de parler pour répandre la paix. On peut dire une parole à propos, qui fera du bien et sera un baume pour l’âme ; oui, d’accord, disons-la, mais le simple rayonnement de la paix de Dieu qui est dans nos cœurs se répand comme une nuée rafraîchissante, une rosée rafraîchissante qu’on peut sentir et toucher spirituellement. « Car mon joug est doux et mon fardeau léger. » Alléluia, Jésus ! On a besoin de repos, de repos physique, de repos spirituel, de repos dans le Seigneur. Prenons le temps de nous reposer dans tous les sens du mot, prenons du repos, et avant tout, prenons du repos spirituel en Jésus, dans la communion avec Lui, parce que quand on est dans la présence du Seigneur et dans Sa présence manifestée, on est dans une paix parfaite. Jésus est la paix. Quand Jésus se manifeste, c’est la paix qui envahit nos cœurs. On sait qu’on est devant Celui qui domine sur l’univers entier, qui tient entre ses mains toute la puissance de l’univers, et qui nous aime. Qu’est-ce qui peut échapper au Seigneur ? Il nous aime, et toute la puissance de l’univers est dans ses mains. Il a vaincu Satan, Il a vaincu la puissance de l’ennemi, Il a tout mis sous ses pieds, Il a versé son Sang pour nous. Il est sur le trône le plus élevé dans les cieux : Il tient l’univers entre ses mains et Il nous aime. Qu’est-ce qui peut nous arriver ? S’il nous arrive des choses qui nous semblent inquiétantes, difficiles, ou angoissantes, est-ce que nous oublions que Jésus, qui nous aime, tient notre vie entre ses mains, et toutes choses entre ses mains ? Si nous Lui faisons un peu confiance, nous allons voir sa gloire se manifester, tandis que si nous tombons dans le doute et l’incrédulité, non seulement nous attristons le cœur du Seigneur, mais nous l’empêchons d’agir, alors qu’Il avait tout entre les mains pour intervenir. Il ne va pas violer notre liberté, car Il la respecte trop pour cela. Si nous préférons nous énerver à tourner en rond comme un ours en cage, cherchant la sortie désespérément, Il va nous laisser tomber jusqu’à ce qu’on se fatigue vraiment, et qu’on vienne à ses pieds en disant : « Seigneur, pardon ! Seigneur, j’ai compris maintenant. Je te laisse agir, et si les choses tournent autrement que ce que j’avais pensé, je sais que malgré tout, tu es à l’œuvre. Que ce soit ta volonté parfaite, ou que je sois à côté dans l’erreur, et que tu aies permis certaines choses pour me remettre dans les rails, je sais que tu es à l’œuvre, Seigneur. Moi, je t’aime, je veux que tu fasses ta volonté dans ma vie. » Alors la paix de Jésus commence à remplir mon cœur et j’entre dans son repos, tranquillement. Dans le passage où Jésus rend visite à Marthe et Marie dans Luc 10 au verset 38, nous lisons : « Comme Jésus était en chemin avec ses disciples, il entra dans un village. (C’était Béthanie.) Une femme nommée Marthe le reçut dans sa maison. Elle avait une sœur nommée Marie, qui s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Marthe, occupée à divers soins domestiques, survint et dit : Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma sœur me laisse seule pour te servir ? » Voyez l’énervement ! l’excitation, la pique contre sa sœur, et même la pique contre Jésus. Elle arrive énervée, elle avait beaucoup de travail, elle était surmenée et toute seule à servir : « Seigneur, enfin, quoi…! » Elle reproche au Seigneur Jésus de ne pas dire à sa sœur Marie de l’aider. Elle reproche à Marie de la laisser travailler toute seule. « Dis-lui donc de m’aider. » Le Seigneur lui répondit : (Je vois là le calme et la paix du Seigneur quand Il parle) « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses. » Ne décrit-Il pas ce que nous faisons bien souvent, même dans le service du Seigneur ? Marthe était en train de servir le Seigneur, et dans le service du Seigneur nous aussi nous nous inquiétons. Nous nous agitons pour tellement de choses, alors qu’une seule chose compte, être aux pieds du Seigneur à écouter sa voix. Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe ! Tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses. Une seule chose est nécessaire ». Les autres choses sont utiles, mais elles ne sont pas nécessaires. Forcément, ce qui est la volonté de Dieu, c’est nécessaire. Evidemment Dieu veut que nous nous engagions dans un service, dans un ministère pour Lui, mais ce ne sera pas efficace si nous n’avons pas commencé à passer du temps aux pieds du Seigneur pour recevoir ses instructions et surtout pour recevoir sa paix. On ne peut pas commencer à s’engager dans le service du Seigneur si on a le cœur rempli d’inquiétude, rempli d’agitation. Notre cœur doit être rempli de paix, parce que Jésus nous a parlé, Jésus nous a expliqué la situation, Jésus nous a dit ce qu’Il voulait qu’on fasse. On est tranquille, on y va maintenant. « Marie a choisi la bonne part (qui était d’être aux pieds du Seigneur et d’écouter sa voix) qui ne lui sera point ôtée. » Alors Marthe a la bouche fermée. Je ne sais pas ce que Marthe a fait : elle a dû retourner à ses affaires, ou peut-être qu’elle s’est assise aux pieds du Seigneur. On ne sait pas ce qui s’est passé, mais en tout cas Jésus lui avait parlé pour la calmer : « Marthe, Marthe, ça suffit. Tu t’agites trop, tu t’inquiètes pour beaucoup de choses qui n’en valent pas la peine. Viens à mes pieds, comme Marie. » Marie était une femme qui avait compris ce que c’était que d’aimer vraiment le Seigneur. Je vais vous lire un passage dans Jean, au chapitre 12, au verset premier. « Six jours avant la Pâque, Jésus arriva à Béthanie où était Lazare, son ami qui avait été mort et qu’Il avait ressuscité des morts. » C’est bizarre de lire cela : « Lazare… qui avait été mort. » On ne voit pas cela souvent, dans la biographie des gens ! « Tiens, un tel, voilà, vous avez un tel, là, c’est celui qui était mort et puis il est revenu à la vie. » « Là, on lui fit un souper » Marthe servait, Marthe toujours active dans le service, mais je pense qu’elle avait écouté la leçon de Jésus puisqu’on ne la voit pas rouspéter, elle servait, tout simplement! Elle devait être en paix. Et Lazare était un de ceux qui se trouvaient à table avec Lui. « Marie, ayant pris une livre d’un parfum de nard pur de grand prix… » Vous vous rendez compte ? Une livre, un demi kilo de parfum de grand prix. Il y en avait pour près de trois cents deniers, un denier était le salaire d’un ouvrier pour un jour. (Donc, ça fait en gros dix mille euros de parfum qu’elle a « gaspillé » pour le Seigneur) Les autres ont dit : « C’est du gaspillage, ça. » Marie, donc, « ayant pris une livre de parfum de grand prix oignit les pieds de Jésus, et elle lui essuya les pieds avec ses cheveux ; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum. Un des disciples, Judas Iscariot, fils de Simon, celui qui devait le  livrer, dit : pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers, pour les donner aux pauvres ? Il disait cela, non qu’il se mît en peine des pauvres, mais parce qu’il était voleur, et que, tenant la bourse, il prenait ce qu’on y mettait. Mais Jésus dit : « Laisse-la faire ; elle a gardé ce parfum pour le jour de ma sépulture. » Apparemment, d’après la sagesse des hommes, Marie faisait toujours les choses de travers. Quand il fallait servir et travailler, elle était aux pieds de Jésus. Elle ne faisait rien, et pourtant Jésus l’a approuvée en disant : « C’est ça que tu dois faire. » Puis quand Marthe servait, Marie arrive avec une livre de parfum de grand prix, le casse et le renverse sur la tête et les pieds de Jésus, et les autres disent : Mais enfin, c’est du gaspillage ! Vous vous rendez compte, on aurait pu le donner aux pauvres, voilà le service du Seigneur. » Marie a « gaspillé » tout ce parfum pour le Seigneur, et c’était la volonté du Seigneur, parce qu’elle faisait un acte prophétique, et elle le faisait par amour pour son Seigneur. Elle aurait tout donné. Peut-être que c’était la chose la plus précieuse qu’elle avait. Peut-être, comme les femmes le faisaient à cette époque, qu’elle gardait cela pour son mariage, ou pour une grande occasion, ou pour le reste de sa vie. Elle a pris ce qu’elle avait de plus précieux, une livre de parfum de grand prix. Elle l’a cassé, puis elle a tout répandu sur Jésus. Jésus ne s’est pas énervé, Jésus ne lui a pas fait de reproche, il l’a approuvée de tout cœur parce qu’il a vu le cœur de Marie qui était rempli d’amour pour Lui. « Vous avez toujours des pauvres avec vous, mais vous ne m’avez pas toujours » dit Jésus, et dans les autres Evangiles, Il ajoute : « Partout où l’Évangile du Royaume sera prêché, on racontera ce que cette femme a  femme qui passait du temps à ses pieds pour écouter son enseignement, et qui a répandu tout ce qu’elle avait de précieux sur les pieds du Seigneur et sur sa tête. Jésus l’a approuvée. Je suis sûr que Marie avait dans son cœur une autre paix que celle de sa sœur Marthe. Marie avait compris ce qu’est le joug du Seigneur, ce que c’est d’être dans le repos du Seigneur. Parce qu’elle avait un grand amour pour Jésus et voulait la présence de son Seigneur avant tout, elle voulait lui donner tout ce qu’elle avait de précieux dans sa vie. Tout son cœur, en fait, était pour Jésus. Cela a touché Jésus, beaucoup plus que ce que faisaient tous les autres pour Le servir. C’est cela qui a touché le cœur du Seigneur. Il a dit : « Ce que fait cette femme, le monde entier le saura jusque dans l’éternité ». Puisque la Bible sera là même dans le ciel, jusque dans l’éternité on racontera ce que cette femme a fait. Qu’est-ce qu’elle a fait de spécial ? Est-ce qu’elle a gagné cent millions d’âmes pour Jésus ? Est-ce qu’elle a gagné un pays, une ville pour Jésus ? Est-ce qu’elle a fait des prodiges et des miracles pour Jésus, dans l’excitation de ces réunions où l’on ne sent pas la paix du Seigneur ? Rien de tout ça ! Elle a donné ce qu’elle avait de plus précieux, elle l’a offert au Seigneur et s’est mise à ses pieds pour les essuyer avec ses cheveux, et cela a touché le cœur du Seigneur Jésus, comme ça le touchait qu’elle passe du temps à ses pieds au lieu de s’occuper de toutes les choses urgentes qu’il y avait à faire tout autour de Lui. Alors, n’y-a-t-il pas là une leçon pour nous ? Il y a les affaires de notre vie. Le Seigneur veut qu’on les fasse, le travail, les champs, tout ça. Le Seigneur veut qu’on les fasse, il ne nous appelle pas à être des paresseux, mais si nous faisons toutes ces choses comme pour Dieu, comme si c’était pour Jésus, et si nous les faisons en gardant notre cœur aux pieds du Seigneur Jésus, d’abord nous allons faire ces choses dans la paix, et nous les ferons bien, sans contrainte, sans  il faut. Nous allons les faire dans la paix, aux pieds du Seigneur Jésus, les yeux fixés sur Lui, sans couper le contact avec le Seigneur Jésus. Là, constamment, nous allons recevoir la présence et la Parole du Seigneur dans tout ce que nous allons faire. Tu peux être en train de bêcher ton jardin, tu peux être en train de tailler tes vignes, tu peux être en train de faire ta vaisselle, tu peux être en train de faire ton repas, ou ta classe, est-ce que quelque part en toi, il y a le fond de ton cœur qui est toujours en contact avec le Seigneur, en permanence, sans oublier que tu es en sa présence, à ses pieds, simplement en ayant conscience de sa présence ? Parce qu’Il voit tout, cela Lui fait plaisir de savoir que j’ai conscience de sa présence, et que je pense à Lui dans la paix. Si j’ai constamment conscience de sa présence, je vais être dans la paix, je ne vais pas m’énerver s’il arrive quelque chose de bizarre ou d’imprévu. Je ne vais pas sortir de mes gonds, je ne vais pas m’énerver. Ça vous arrive de vous énerver ? « Marthe, Marthe, tu t’agites pour beaucoup de choses ! » Une seule chose compte. Marie a choisi la bonne place ; elle ne lui sera pas ôtée. Est-ce que nous voulons choisir la bonne place : être aux pieds de Jésus du matin au soir, pas seulement au moment où nous allons nous enfermer dans notre chambre pour prier, mais être en esprit, du matin au soir, aux pieds de Jésus, dans la paix, dans le repos ? « Venez à moi, dit Jésus, et vous aurez du repos pour vos âmes. » Quand je suis avec Lui, son joug est doux et son fardeau léger. Je peux rester dans ce repos en étant toute la journée aux pieds du Seigneur, en Lui parlant toute la journée, en ayant confiance en Lui, en n’oubliant pas que Lui ne m’oublie pas, en n’oubliant pas qu’Il me chérit plus que tout au monde, puisqu’Il a donné toute sa vie pour moi. Il a tout accompli : non pour Lui, pour moi ! Il m’aime d’un amour éternel. Je suis son enfant chéri, qu’Il veut bien sûr émonder et façonner, mais je suis son enfant chéri, Il ne me rejette pas. Il a connu le rejet, Lui, et aujourd’hui on le rejette encore beaucoup, mais Lui n’a pas rejeté son enfant qu’Il aime, et pour lequel Il a donné sa vie. Il me chérit, je suis la prunelle de Ses yeux. Je ne suis pas un laissé pour compte, abandonné, rejeté, pas intéressant pour Dieu, parce que je n’ai pas de qualités, je ne suis pas beau à voir… Jésus est venu me chercher, alors que j’étais dans mes péchés jusqu’au cou et au-dessus, alors à combien plus forte raison maintenant qu’Il m’a sorti de tout ça et qu’Il m’a établi dans son Royaume, qu’Il m’a lavé par son Sang et qu’Il s’occupe de moi ! A combien plus forte raison Il veut que son plan s’accomplisse pour ma vie et que je garde le cœur en paix, parce qu’Il tient ma vie entre ses mains, et si je Lui fais confiance, tout ce qu’Il a dit, tout ce qu’Il a prévu dans son cœur pour moi s’accomplira. La seule chose et la seule personne qui puissent l’empêcher de faire sa volonté, c’est moi et mon incrédulité. C’est la raison pour laquelle il faut bien faire attention à la plus petite réaction de doute ou de crainte dans mon cœur. Cela attriste beaucoup plus le Seigneur que les clous qui ont été plantés dans ses mains : c’est ce que je crois en tout cas. Cela peut vous sembler fort d’entendre ça, car Il a souffert de ces clous, Il a éprouvé des souffrances horribles sur la Croix. Mais ne pensez-vous pas que les plus grandes souffrances du Seigneur sont dans son cœur, du fait qu’Il est rejeté, qu’Il n’est pas compris, qu’on ne vient pas à ses pieds, et que nous ses enfants, nous ne Lui faisons pas confiance et nous ne cherchons pas vraiment à le connaître, à nous approcher de Lui pour le connaître mieux ? Lui, qui a en Lui toute la plénitude de la divinité, et qui nous aime d’un amour éternel, Il est prêt à nous guérir, à nous faire du bien, à nous délivrer, à nous remplir de sa présence et de sa paix. le Seigneur veut nous rappeler cela, pour que notre cœur soit envahi de paix et de douceur. Le manque de douceur, la dureté ne fait que refléter un manque de communion avec le Seigneur. Quand je suis en communion avec Celui qui est doux et humble, je suis doux moi même, je ne peux pas avoir des réactions dures. C’est donc une invitation à m’approcher encore plus près de Lui. Lisons Esaïe 32. Ce chapitre nous parle du moment où le Seigneur va régner sur la terre et où ce règne sera pleinement manifesté. Il est dit au verset 16 : « Alors la droiture habitera dans le désert, la justice aura sa demeure dans le verger, l’œuvre de la justice sera la paix, et le fruit de la justice, le repos et la sécurité pour toujours. Mon peuple demeurera dans le séjour de la paix, dans des habitations sûres, dans des asiles tranquilles, mais la forêt sera précipitée sous la grêle et la ville sera profondément abaissée. » (La forêt et la ville sont l’image de ce monde qui ne connait pas Dieu.) « Heureux vous qui semez le long des eaux, et qui laissez sans entrave le pied du bœuf et de l’âne. » Moi, je vois un tableau bucolique et paisible. Paisible ! Je crois que le Seigneur veut constamment rappeler à ses enfants qu’ils doivent être des enfants de calme et de paix, de douceur et de tranquillité dans les plus petites choses de la vie. Il ne s’agit pas d’aller courir le monde à gauche et à droite pour faire des convertis, d’aller programmer des réunions à grands coups d’énervement et de choses bruyantes. L’œuvre du Seigneur se fait dans la paix. Regardez Jésus, regardez le ministère de Jésus, regardez comment Il a fait ! Faisons comme Lui, Il a tout fait dans la paix, dans le calme et dans la puissance de son Esprit. Je rêve de voir des réunions chrétiennes où on verrait les serviteurs de Dieu annoncer l’Évangile dans la puissance mais dans la paix, dans la force et dans la paix ; où je verrais les serviteurs de Dieu imposer tranquillement les mains aux malades et les malades guéris instantanément des plus grandes maladies et des plus grandes infirmités, dans la paix, comme Jésus le faisait, au lieu de sauter, de crier sur l’estrade, de commencer à hurler, à lier et à chasser les démons, et à dire : « Allez ! Lève-toi ! Debout ! » (Je l’ai vu de mes yeux !) Non, dans la paix, sans théâtre, sans cinéma ni rien de la sorte, simplement remplis de la présence et de la puissance du Seigneur : « Sois béni au Nom du Seigneur ! Lève-toi et marche ! » Comme Jésus le faisait. Vous voyez Jésus hurler et crier devant un malade, devant un paralytique pour l’effrayer ? Si on accomplit les œuvres du Seigneur dans la paix, dans la puissance de Dieu, là, cela va frapper le cœur des gens. C’est ce que je demande au Seigneur pour moi. Je veux voir tous les malades guéris, mais dans la paix. Cela ne veut pas dire dans le calme des églises mortes, mais je veux dire sans théâtre, sans cinéma, sans manipulations psychologiques, mais par l’Esprit du Seigneur, dans le calme et la confiance. Il dit ici : « L’œuvre de la justice sera la paix, et le fruit de la justice le repos et la sécurité pour toujours. » Dans Esaïe 30, verset 15 : « Ainsi a parlé le Seigneur, l’Eternel, le Saint d’Israël : C’est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut. C’est dans le calme et la confiance que sera votre force. » Donc, la force vient du calme et de la confiance. Ce n’est pas l’inverse, ce ne sont pas le calme et la confiance qui viennent de la force. C’est la force qui vient du calme et de la confiance ! « C’est dans le calme et la confiance que sera votre force », que viendra votre force. C’est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut et votre délivrance, votre guérison. Tranquillité, repos, calme et confiance, est-ce que cela ne vous parle pas de douceur et de paix, dans la présence du Seigneur ? Quand Jésus vient, tout se calme. Jésus apparaît : la tempête se calme. Il accomplit Son œuvre dans la paix. « Mais vous ne l’avez pas voulu ! » J’ai conscience de la présence du Seigneur au milieu de nous, de ce Jésus que nous aimons et que nous adorons. Il est là, présent : Il est là où deux ou trois sont réunis ; là, Il se tient. Je crois que maintenant, à l’instant,  Il veut remplir nos cœurs de Sa paix, de Sa tranquillité, de Son repos. Est-ce que nous sommes prêts à nous décharger vraiment de nos soucis, de nos problèmes, de nos énervements, de nos angoisses à Ses pieds bénis, pour Lui dire : « Seigneur, j’ai confiance en toi. Tu as un plan pour ma vie. Je veux que ce plan s’accomplisse. Le tien, Seigneur, pas le mien. Remplis mon cœur de ta paix, de ta douceur, de ton calme, de ton repos spirituel, pour que je sois vraiment bouillant pour Toi, dans la confiance. » Au début du Psaume 91, il est dit : « Celui qui demeure sous l’abri du Très-Haut repose à l’ombre du Tout-Puissant. » Quand nous nous réfugions à l’ombre de Jésus, nous sommes dans un repos spirituel parfait, nous sommes dans la forteresse imprenable. Si nous sommes énervés, excités, inquiets, nous sommes sortis de la forteresse, et là l’ennemi peut nous faire du mal. Mais quand nous sommes à l’intérieur de la forteresse de Jésus, à l’ombre du Tout-Puissant, quel mal peut nous arriver ? « Je dis à l’Éternel : Mon refuge, ma forteresse, mon Dieu en qui je me confie ! » Vous voyez comment ce Psaume commence ? Il commence par un tableau merveilleux de repos, de calme et de confiance, d’une âme qui est dans la forteresse de son Dieu. Il sait que son Dieu l’aime et qu’Il a étendu Sa tente sur lui. Dieu a construit sa tente là, sur moi, et Il est là au milieu de la tente avec moi. Tout le reste du Psaume se compose de promesses de délivrance, de secours : Tu ne craindras rien, etc. et à la fin : « Il m’invoquera, et je lui répondrai ; et je serai avec lui dans la détresse. » Dans la détresse, tu seras dans un repos parfait parce que Jésus a mis sa tente sur toi ! »Je le délivrerai, je le glorifierai, je le rassasierai de longs jours, et je lui ferai voir mon salut. » Tout cela, parce que tu es venu aux pieds du Seigneur Jésus, dans son repos, et dans sa paix, tu t’es rappelé qu’Il t’aimait et qu’Il avait pris ta vie entre ses mains. Tu as laissé sa paix et son repos, la paix du Prince de la Paix, t’envahir. Ton cœur est dans la paix, même dans la détresse, dans l’angoisse et dans le combat, parce que ce Psaume parle de contagion, de peste, de combat, « que dix mille tombent à ton côté », etc. Ce n’est donc pas un environnement extérieur paisible, ce sont des combats, la peste, la contagion ; mais au milieu de tout cela, sa fidélité est un bouclier et une cuirasse. Dieu est avec moi : je ne craindrai rien, Il me délivrera, Il me protégera, alors que si je me déguise pour aller au combat, en disant : « Ils ne vont pas me voir », la flèche de l’ennemi va pénétrer dans le défaut de la cuirasse et ce sera fini. Mais Dieu est avec moi, et je pourrai être en plein milieu du combat, dans la paix du Seigneur : « Puisqu’il m’aime, je le délivrerai, » dit le Seigneur. Donc, mon cœur est en paix. Bien-aimés, le Seigneur veut que nous soyons en paix, parce que la foi va avec la paix. Il n’y a pas de cohabitation entre l’inquiétude et la foi, cela ne va pas ensemble. N’attristons pas le cœur du Seigneur en étant agités comme des poissons hors de l’eau. Mon Dieu s’occupe de moi.  plantons ça dans votre cœur maintenant , par le Saint-Esprit. Au moment même où je vous parle, laissez la paix du Seigneur remplir votre cœur, laissez tomber les soucis, les problèmes, laissez tomber l’inquiétude pour un tel ou une telle, pour demain ou après-demain. « A chaque jour suffit sa peine. » Dieu a un plan pour toi. Demain matin quand tu vas te lever, tu dois savoir et te rappeler en ouvrant un œil, que Dieu a un plan pour toi dans cette journée, si tu Lui abandonnes tout et si tu le laisses faire, d’abord tu vas sentir la paix du Seigneur et aussi sa joie entrer en toi. Tu vas être dans la joie. Comment peux-tu t’inquiéter, si tu te rappelles que Dieu a un plan pour toi ? Tu dis : « Seigneur, c’est dans ton plan que je veux entrer, et s’il y a quelque chose d’imprévu qui se passe par rapport à ce que moi, j’avais imaginé, je ne vais pas m’inquiéter, Seigneur. Toi, tu as un plan pour moi. » Il y a des gens qui ne peuvent pas supporter d’avoir leurs plans dérangés. Ils entrent tout de suite dans une nervosité terrible, parce qu’ils avaient prévu quelque chose, et il se passe un petit quelque chose qui va déranger leurs plans, et tout de suite on sent la tension. Le Seigneur n’est pas dans ces choses. Cela veut dire qu’ils ne sont pas dans le Seigneur. « Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. » S’il t’arrive un imprévu, la seule question que tu doives te poser dans ton cœur, c’est celle-ci : « Seigneur, est-ce que je suis en toi ? Est-ce que j’ai gardé ma position en toi, le calme et la confiance, est-ce que je suis en toi ? Je ne suis pas dans le péché, Seigneur, je suis en toi, je suis en paix, je t’aime, et cette chose qui m’arrive là va concourir à mon bien. Tu vas te glorifier dans cette chose. Ton Esprit va me conduire pour me montrer ce que je dois faire maintenant : aller prier, aller faire telle démarche, aller faire quoi que ce soit d’autre : Seigneur, tu agis et tu me conduis… » Entraînons-nous à cela dès le matin jusqu’au soir, et vous allez voir la paix qui va être dans nos cœurs et la paix que nous allons répandre autour de nous ! Plus de colère, plus d’animosité, plus d’énervement dans les foyers, dans les maisons, le paradis sur terre ! Est-ce là un programme qui vous intéresse ? En tout cas, je sais que cela intéresse beaucoup le Seigneur. Nous devons nous repentir, bien-aimés, de notre agitation et de notre manque de pratique de la présence du Seigneur dans Sa paix. Même au milieu de toutes nos activités, nous devons garder le contact avec Lui, notre cœur dans son cœur ; nos yeux sur Lui, sa Parole dans nos cœurs, la joie et la paix confiante. Faisons toutes nos petites tâches de la journée, faisons-les bien, comme pour Lui. Pas pour être vus des hommes, ou pour qu’on nous complimente ou qu’on dise : Ah ! Quel homme ! Quelle femme ! Non, pour le Seigneur ! On ne sera pas pressé, pas énervé, on va tout faire tranquillement. Faisons notre travail tranquillement, sans jamais nous presser. Dès que tu commences à te presser, tu as quitté la présence du Seigneur. Tu as accepté trop de choses, trop de fardeaux que le Seigneur ne voulait pas te voir prendre, tu as quitté la présence du Seigneur, tu n’es plus dans Son plan. Avec le Seigneur, tu n’es jamais pressé. Si tu es pressé, c’est que tu as passé trop de temps à faire des choses que le Seigneur ne voulait pas que tu fasses. Alors du  les choses qu’Il veut que tu fasses et tu sens la pression monter. Non, une seule chose compte, laquelle ? Que tu sois aux pieds du Seigneur du matin au soir et du soir au matin. « Seigneur, je m’endors en paix, je me confie en toi pour la nuit qui vient, je te remets la nuit, et je m’endors en paix, parce que je sais que c’est toi qui veilles sur mon sommeil, sur mes rêves, sur tout mon sommeil. Tu vas encore travailler pour me faire du bien pendant la nuit. » Psaume 3, verset 6 : « Je me couche et je m’endors ; je me réveille, car l’Éternel est mon soutien, je ne crains pas les myriades de peuples qui m’assiègent de toutes parts. » Jésus est là. Le verset 9 du Psaume 4 dit : « Je me couche et je m’endors en paix, car toi seul, ô Eternel ! tu me donnes la sécurité dans ma demeure. » Parce que tu es là, et je le sais. Nous sommes la demeure du Seigneur. Il est là en permanence, même si nous avons l’impression qu’Il dort quelquefois, qu’Il est à la poupe et qu’Il dort, et que la tempête fait rage… Mais le Seigneur ne dort que d’un œil. Nous avons l’impression qu’Il dort, parce qu’Il ne nous parle pas, ou qu’Il ne se manifeste pas, mais Il est bien là, et Il a l’œil sur nous. Ce n’est pas parce qu’Il ne se manifeste pas qu’Il ne s’occupe pas de nous. Il est là. N’allons pas Lui dire : « Seigneur, tu ne t’occupes pas de moi ! Je suis en train de périr ! Je vais me noyer ! » « Homme de peu de foi ! répond le Seigneur. Pourquoi as-tu douté ? Je suis là, moi, dans le bateau. Dis-moi simplement d’intervenir, je suis là. » Il se lève et d’une parole, Il arrête la tempête. S’ils avaient gardé cette confiance dans le Seigneur, ils auraient dit :  » Le Maître est là, qu’est-ce qu’on risque ? Le Maître est là ! » Dans les pires moments, Il est là ; dans les meilleurs moments, Il est là. Il veut me faire atteindre Son but qui est de devenir comme Lui, et de répandre Sa Parole et Sa paix autour de moi. Il veut non seulement que j’annonce sa Parole, mais encore que je répande son parfum autour de moi. Je dois être une lettre vivante écrite par Jésus, je ne dois pas seulement dire une parole de vie à d’autres, mais Jésus veut que moi, je sois une lettre vivante écrite par Lui. Alors quand les gens nous voient, ils voient Jésus au travers de nous, ils voient sa paix dans notre cœur, ils voient son calme, ils voient la confiance, et nous allons les emmener dans la bonne direction. Bien souvent je pense que le Seigneur éprouve une grande joie simplement quand je viens en sa présence ; ça me fait du bien de savoir que je ne vais pas être un gêneur pour le Seigneur quand je viens en Sa présence. Je sais qu’Il attend, qu’Il attend que je vienne en sa présence. Comme Dieu, dans le jardin d’Eden, appelait Adam qui avait coupé la communion avec Lui : « Adam : Où es-tu ? Viens ! » Alors Il t’appelle, toi, par ton nom, par ton prénom. Il dit : « Viens en ma présence, viens ! J’ai quelque chose de bon à te donner. » Seigneur, nous venons vraiment dans ta présence, à tes pieds bénis. Je veux faire comme Marie, Seigneur, me mettre à tes pieds, je veux verser sur ta tête et sur tes pieds le meilleur parfum de mon amour, de mon adoration, de ma prière, de ma louange. Je veux te redire ce soir, Seigneur, que tu es un Dieu merveilleux, parfait, toujours calme, toujours Maître des circonstances, Maître des éléments, Maître de la vie, de la mort, de l’univers, Maître de ma vie. Seigneur, je veux vraiment te louer et te bénir. Je veux me rappeler ces choses encore, Seigneur ; ouvrir mon cœur à l’action de ton Esprit et te demander de me remplir encore de ta paix, de ta paix parfaite, de ta foi, de ta confiance, de ta joie, de savoir que tu m’aimes, et que tu t’occupes de moi. Seigneur, je te prie pour mes frères et mes sœurs. Fais de même pour eux. Nous sommes à tes pieds, Seigneur, nos cœurs sont ouverts. Déverse ton Esprit de paix, de douceur, d’amour, de repos, donne du repos à ceux qui sont fatigués et chargés, maintenant, Seigneur, par Ton Esprit. Donne du repos aux âmes, aux corps, aux cœurs, déverse l’huile bienfaisante de Ton Esprit et le vin de Ton Esprit sur toutes les plaies. Seigneur, déverse ton huile, fais du bien, Seigneur. Je t’en prie, au Nom de Jésus, Père. Amen !

                                Cultivons notre relation personnelle avec Jésus,

                                      c’est la clé de notre libération

Dieu, le Père, a envoyé sur la terre Jésus son fils. Savez-vous pour quelle raison ? Jésus est Dieu, le Fils. Dieu est un seul Dieu, mais qui se manifeste éternellement en trois personnes éternelles, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Et les trois forment un seul Dieu. Même si vous ne comprenez pas exactement les relations entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit, cela ne fait rien, vous croyez. Vous croyez que Dieu est un, en trois personnes, Père, Fils, Saint-Esprit. Le Père nous aime, le Fils nous aime aussi, et le Saint-Esprit nous aime aussi, puisque c’est le même Dieu, et que Dieu est amour. Le Père a vu que nous étions perdus. Nous sommes tous nés dans le péché. Nous le savons, nous sommes tous nés dans le péché. Nos parents étaient des pécheurs. Il n’y a que les premiers parents, Adam et Eve, qui, au départ, n’étaient pas pécheurs (quand ils ont été créés par Dieu), mais ils le sont devenus ensuite parce qu’ils ont désobéi. Puis ils ont fait des enfants et ces enfants ont fait des enfants jusqu’à nous maintenant. Et nous sommes tous nés dans le péché, donc nous avions besoin de sortir du péché. Le Seigneur veut nous faire sortir du péché : c’est le salut, et ensuite il veut faire sortir le péché de nous : c’est la sanctification. Il y a des gens qui reçoivent le salut, ils ont compris qu’ils étaient pécheurs, ils ont demandé pardon à Dieu, ils ont compris que Jésus était mort sur la Croix pour eux, pour les sauver. Mais ils n’ont pas compris encore que Jésus voulait les changer de fond en comble. C’est une chose que d’être sauvé, d’avoir nos péchés tous pardonnés et de recevoir la vie de Dieu. Mais après, marcher sur la terre comme Jésus a marché, ça c’est une autre chose. Ce n’est pas pareil. Dieu veut prendre dans son royaume tous ces anciens pécheurs que nous étions. Quand nous sommes sauvés nous ne sommes plus des pécheurs, mais nous pouvons encore pécher si nous ne gardons pas les yeux sur Jésus, si nous ne gardons pas sa Parole dans le cœur. Ces anciens pécheurs condamnés qu’il a sauvés par son sang, il les prend, et il les place dans son royaume. A partir de là, par le Saint- Esprit qu’il nous a donné, il veut nous transformer complètement pour nous faire ressembler à Jésus. Alors quand tu te regardes dans la glace le matin ou le soir, est-ce que tu vois que tu ressembles à Jésus ? Quand tu te regardes aujourd’hui, est-ce que tu vois que tu n’es plus le même aujourd’hui qu’il y a six mois ? Cette question se pose à ceux qui ont connu Jésus bien entendu ; là je parle à des gens qui connaissent Jésus, pas à ceux qui croient en Jésus simplement. Il y a beaucoup de gens qui croient que Jésus a existé, que Jésus existe, que Jésus est le sauveur du monde ; mais ce ne sont pas forcément des gens qui ont reçu Jésus dans leur cœur, qui l’ont accepté et qui ont dit : « Maintenant Seigneur, j’ai compris, ma vieille vie passée ne vaut rien, je veux vivre avec toi pour toujours et je veux que tu fasses en moi tout ce que tu veux faire. » C’est ce que Jésus veut faire dans la vie de ceux qui lui sont consacrés à cent pour cent. Savez-vous ce que veut dire consacrer ? Cela veut dire : donner entièrement. Normalement un mari qui aime sa femme est consacré au bien de sa femme, et inversement, une épouse qui aime son mari est consacrée au bien de son mari. Mais quand les deux sont chrétiens, chacun est, avant tout, consacré au Seigneur. Ils ont compris que quand on vient à Jésus on ne s’appartient plus, on appartient au Seigneur. Ce qui caractérise les pécheurs que nous étions avant, c’est que nous ne vivions que pour nous-mêmes. C’est toujours ce qui caractérise les pécheurs, les gens qui sont dans ce monde. Même les meilleurs, même ceux qui ont l’air bons, gentils, aimables, en fait, parce qu’ils sont dans le péché, ils ne pensent de près ou de loin qu’à leurs propres intérêts, c’est Dieu qui le dit. C’est normal, on est né comme ça, dans le péché. C’est normal pour ceux qui sont dans le péché, mais pour Dieu ce n’est  pas normal et il veut nous changer. La caractéristique de celui qui a accepté le salut, c’est qu’il ne vit plus que pour Dieu et pour ce que Dieu lui demande de faire. Nos intérêts personnels ont été sacrifiés sur la Croix parce qu’on sait que Dieu a des intérêts pour nous. Il nous connaît, il a un plan pour nous, des intérêts pour nous, intérêts qui sont bien plus grands que ceux qu’on pouvait avoir avant pour nous mêmes. Nous, nous avions notre plan pour notre vie. Interrogez une jeune fille ou un jeune homme aujourd’hui, au lycée par exemple, demandez-lui : « Qu’est-ce que tu veux faire de ta vie ? » S’il a une idée, il va peut être vous dire : « Moi je voudrais réussir ma vie, je voudrais avoir un bon diplôme, un travail, si possible pas de nuit, un bon travail, le mieux payé possible, et puis bien réussir, monter et puis avoir une femme que j’aime, de beaux enfants, fonder un bon foyer… » Cela fait partie des objectifs que beaucoup ont. Même s’ils ne le disent pas ouvertement, dans le cœur de la plupart des gens et des jeunes, c’est cela qu’ils cherchent. Ils cherchent à être heureux. Ils ne se rendent pas compte, si Dieu ne les éclaire pas, qu’ils sont nés dans le péché et qu’ils vont à la mort et à la destruction. Ils ont des idéaux qui ne vont jamais se réaliser. Les plus belles d’entre leurs idées ne vont jamais se réaliser parce que Dieu n’est pas au centre. Pourtant il y a ce désir d’être heureux. Interrogez les gens autour de vous, et demandez-leur : – Est-ce que tu veux être heureux ? Ils vous diront : – Oh oui, je veux être heureux. Moi je voudrais être en bonne santé, je voudrais avoir un bon salaire, une bonne femme, un bon mari, des enfants, un bon travail. Je veux réussir ma vie. – Et après, quand tu vas mourir ? – Eh bien, après, on verra, je veux d’abord réussir ma vie. voici un témoignage, cette homme je le siterai plus tard  :  Moi j’avais tout cela, avant de connaître Jésus. J’avais un bon travail, un excellent salaire, une bonne, gentille et belle femme, de beaux enfants, tout pour réussir, une famille qui m’avait aimé, une bonne éducation, tout, et puis ma fille est morte d’accident quand elle avait 5 ans et demi. A ce moment-là tout s’est écroulé. J’ai compris alors que la mort était là et m’attendait. C’était ma fille qui  était morte, mais demain ce serait moi, ou après-demain, ou dans dix, vingt, trente ans et je ne savais pas ce qu’il y avait après. Après la mort ? Les uns me disaient : « Il n’y a rien ! » Les autres me disaient : « Il y a Dieu, le paradis, l’enfer ! » Mais moi je ne savais pas. En fait je n’avais pas de certitudes, j’avais quelques espoirs, mais pas de certitudes. Il a fallu qu’un collègue vienne me parler, droit dans les yeux, le jour de l’enterrement, en plein cimetière ; il ne m’a pas fait un long sermon, il m’a regardé dans les yeux et il m’a dit : « Henri, Dieu existe et Jésus-Christ est vivant ». Comme il le disait de tout son cœur, parce qu’il connaissait Dieu, quelque chose est passé. J’ai compris qu’il disait vrai et j’ai eu envie de connaître ce Dieu que je ne connaissais pas en fait. Et Dieu n’attendait que cela, parce que Dieu veut se révéler aux gens ; il ne veut pas rester en dehors, sur un trône lointain.  Il veut se révéler et il veut entrer dans notre vie parce qu’il sait que sans lui nous allons à la mort. Il veut se révéler pour nous remplir de sa présence, pour nous détacher complètement de toutes les choses qu’il n’aime pas, du péché, du monde et de l’esprit de ce monde. Il veut nous remplir de sa connaissance, de la connaissance de sa Parole, il veut nous remplir de ses dons, et nous utiliser comme des instruments sur cette terre, puis nous admettre avec lui dans l’éternité pour toujours, où nos yeux le verront face à face. Le Seigneur nous demande de marcher par la foi et par la révélation que son Esprit nous donne dans le cœur. Quand l’Evangile nous est annoncé, le Saint-Esprit travaille en nous. L’Evangile c’est la bonne nouvelle que Jésus est venu pour nous sortir de notre péché, nous sauver, nous donner sa vie et nous remplir de Lui. Nos cœurs doivent être ouverts à cette bonne nouvelle et doivent s’ouvrir à la réalité de Jésus. Alors, le Saint-Esprit qui travaille dans notre cœur nous montre que nous avons besoin de Jésus, que sans lui nous sommes perdus, que nous sommes des pécheurs et que nous avons un sauveur qui veut nous sortir de là pour nous donner la vie éternelle. Quand vous recevez la vie éternelle dans votre cœur, quand vous devenez une nouvelle création, je vous assure qu’il y a quelque chose de changé. Même si dans notre vie un certain nombre de choses sont encore à transformer (et même beaucoup), nous recevons dans notre esprit la vie de Dieu qui nous change. Quand nous avons fait une conversion véritable à Jésus, nous nous sommes repentis de nos péchés, nous avons compris que nous étions pécheurs et qu’il fallait demander pardon à Dieu. Nous avons compris qu’il fallait maintenant donner toute notre vie au Seigneur, en coupant tous les ponts derrière nous en disant : « Maintenant Seigneur je t’appartiens, c’est tout pour toi. J’ai compris, je n’ai qu’un but dans ma vie : c’est te connaître toujours mieux et te servir à cent pour cent. » Est-ce que tu as fait cela, une fois avec Jésus ? Oui ? Tu as dit, Jésus je veux te connaître et je veux te servir à cent pour cent ? Ce que Dieu veut, ce sont des hommes et des femmes qui s’engagent de tout leur cœur, mais qui s’engagent en pleine connaissance de cause. Dieu désire des hommes et des femmes qui n’hésitent pas à dire : « Seigneur montre-moi ce que cela va me coûter et montre-moi ce que tu attends de moi. » Tout m’est donné gratuitement, la vie éternelle, un Dieu qui m’aime et qui est prêt à prendre ma vie pour s’en occuper jusqu’au bout, jusqu’à mon dernier souffle ou jusqu’au retour proche du Seigneur. Il revient bientôt. Il y en a qui ne vont pas connaître la mort. Ils vont être enlevés vivants, quand Jésus va revenir. Et je dis : « Seigneur que je fasse partie de ceux-là. » Nous sommes dans la génération qui va voir le retour de Jésus. Il y en a peut-être beaucoup parmi nous qui vont voir le retour glorieux du Seigneur vivant, qui vont être changés en un clin d’œil, qui vont monter à sa rencontre. Alléluia ! Dans Luc 14, Jésus dit des choses très fortes à ceux qui veulent le suivre. Il leur dit qu’il veut des hommes et des femmes qui s’engagent en connaissance de cause à cent pour cent. Lisons au chapitre 14 et au verset 25 : « De grandes foules faisaient route avec Jésus. » Les foules suivaient Jésus parce qu’il faisait des miracles, Il guérissait tous les malades qui le lui demandaient, sans exception. Il multipliait les pains et il donnait à manger aux foules et les foules le suivaient parce qu’elles avaient besoin de la vie. C’était des foules comme les foules d’aujourd’hui, des foules remplies de gens qui étaient dans des difficultés épouvantables. Surtout à cette époque-là, il n’y avait pas tout le confort qu’on peut avoir aujourd’hui. C’était un peu comme dans certains pays d’Afrique, d’Asie ou d’ailleurs, où ils sont très pauvres, où il n’y a rien, où ils vivent avec quelquefois 8 euros par mois et encore. Eh bien ces hommes et ces femmes du temps de Jésus n’avaient presque rien pour vivre. Ils étaient là, occupés par les Romains dans leur propre pays. C’était un peuple opprimé. C’était un peuple qui attendait un libérateur. Il y avait plein de malades, d’éclopés, d’aveugles, de sourds, de muets. Des foules languissantes et abattues suivaient Jésus parce que Jésus avait quelque chose de bon à leur donner. « Jésus se retourna, et leur dit : Si quelqu’un vient à moi et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple. » Quand Jésus dit cela, il faut comprendre dans quel sens il le dit. Il ne nous dit pas de haïr notre père et notre mère. C’est un terme très fort qu’il emploie pour nous montrer que si je dois choisir entre Jésus et ma femme, ou mon père, ou ma mère ou mes enfants, je choisis Jésus. Si mon père essaie de me détourner de Jésus, s’il fait des menaces, ou s’il essaie de me séduire pour me montrer que je ne dois plus être chrétien, que je devrais mieux suivre un tel ou une telle, ou faire autre chose, s’il me dit que je deviens fou… etc., à ce moment-là je dois choisir Jésus. Et cela va me coûter parce que je vais avoir des oppositions. Les gens ne vont pas être contents que je suive Jésus à cent pour cent. Le diable n’est pas content quand on veut suivre Jésus à cent pour cent. Il voudrait nous décourager. Il nous envoie des coups durs, dès qu’on prend un engagement total avec Jésus, pour nous décourager et puis nous faire dire : « Oh ! J’étais plus tranquille quand je n’étais pas consacré à Jésus. Je menais ma petite vie de chrétien tranquille, les réunions et pas plus. » J’ai pris connaissance de quelqu’un  dire,: « Chaque fois que j’ai voulu m’engager à fond avec Jésus, eh bien j’avais un coup dur après, alors j’ai fini par arrêter ». Je lui ai dit : « Eh bien, tu t’es laissé avoir par le diable. Il a réussi à te faire croire que chaque fois que tu t’engages, tu vas avoir des coups durs, donc tu ne vas pas t’engager. » Mais si tu connais ta place en Jésus, si tu connais l’autorité que tu as dans le Seigneur, si tu connais la place que Jésus a créé pour toi en lui, là dans les cieux, si tu connais ta position en Christ, si tu as compris la Croix, si tu as compris que tu es une nouvelle création, tu n’as pas à craindre le diable ni les coups durs du malin. Dans les coups durs, Jésus est là avec toi pour t’en sortir. Même si tu es un peu perclus ou si tu ramasses quelques bosses dans le combat, le Seigneur est là pour te guérir, ne t’inquiète pas. Mais voyez-vous, c’est très fort, Jésus dit : « Il faut que tu haïsses ta propre vie », même ta propre vie. Ma propre vie, c’est la vie que j’avais avant de connaître Jésus où je ne pensais qu’à mes intérêts personnels, à ma satisfaction personnelle. Il fallait que mon épouse soit d’abord à mes petits soins. Après, je pouvais penser à elle, mais c’était d’abord moi. L’esprit de ce monde, c’est de tout tourner vers nos intérêts personnels, espérer toujours avoir quelque chose. Quand on fait le bien pour quelqu’un, on en espère toujours quelque chose pour nous. Donc on aime notre propre vie ! Or Jésus dit : « Il faut que tu laisses tomber ta vie, ta vieille vie, ta vie personnelle où tu cherchais tes intérêts personnels. Il faut que tu reçoives ma vie et que ma vie devienne ta vie ». La vie de Jésus devient ma vie. Il faut que ce soit Jésus qui vive en moi et non plus moi qui vive. Le Saint-Esprit m’a été donné pour bien reconnaître tout ce qui vient encore de ma vie passée, de ma propre vie, de mes désirs personnels et que Dieu veut éliminer. Il va me le montrer et me dire : « Qu’est-ce que tu choisis ? Tu choisis de suivre encore ce que tu cherches ? Ou tu choisis de faire ma volonté personnelle ? » Il ne dit pas que tu ne peux pas être sauvé si tu ne choisis pas de faire la volonté du Seigneur, mais il dit que tu ne peux pas être disciple de Jésus. Ce que Jésus veut, ce ne sont pas des gens qui reçoivent le salut et qui après ne s’intéressent plus au Seigneur, ce sont des gens qui veulent devenir ses disciples. Qu’est-ce qu’un disciple ? C’est quelqu’un qui est au pied du maître et qui apprend de lui. Je veux apprendre de toi Seigneur, j’ai tout à apprendre de toi. Je veux apprendre d’abord qui tu es, comment tu penses, comment tu réagis. Il y a tellement de chrétiens qui viennent vous poser ou me poser des questions comme celles-ci : « Qu’est ce qu’il faudrait faire ? Est-ce que le divorce est permis ? ou le remariage ? Est-ce que je peux aller voir les médecins ? Est-ce que je peux faire ci ou ça ? » On peut leur dire : « Voilà ce que Dieu dit dans sa Parole…, mais si tu connaissais bien Dieu et sa Parole, tu aurais toi-même la réponse à tes questions ». L’encouragement du Seigneur pour nous, c’est de dire : « Approche-toi de moi (parce que c’est lui qui s’est approché le premier). Maintenant je t’attire à moi. » De ton côté tu dois aller vers Jésus de tout ton cœur, tu dois chercher à le connaître de tout ton cœur. Il dit : « Si tu cherches à me connaître, tu vas me trouver, tu vas me connaître ». Si j’aime Jésus, je veux tout apprendre de lui. Prenons un exemple : Si un élève devait choisir parmi ses professeurs, il choisirait celui qui est le meilleur, parce qu’il apprendrait mieux avec lui. Jésus est un maître parfait. Il connaît tout parfaitement et il veut tout nous apprendre du ciel. Jésus connaît le ciel parfaitement, c’est lui qui l’a créé, il est Dieu. Il est le Créateur. Il mérite d’être connu. Je crois que le Seigneur Jésus est un grand inconnu de son peuple. On le connaît un peu, certains le connaissent un peu plus. Mais quand vous pensez que Dieu est infini ! Dieu est amour, Dieu est sainteté, Dieu est perfection absolue. Il n’y a pas de limite à la perfection de Dieu et à ce qu’il est. Il nous dit : « Approche-toi de moi car je veux me faire connaître à toi. » Te rends-tu compte de cette grâce qu’il nous donne. Si de notre côté nous n’avons pas ce désir de suivre Jésus, comment va-ton pouvoir marcher avec lui ? Comment aura-t-on une réponse à nos questions ? Comment va-t-on apporter des réponses à ceux qui viennent nous interroger parce qu’ils espèrent avoir une réponse de Dieu par notre bouche ? Si tu ne connais pas Jésus personnellement, tu pourras aller à des réunions, tu pourras être un chrétien ordinaire, mais tu seras inutile entre les mains du Seigneur Jésus. Il veut se révéler à toi pour que tu le connaisses. Comment peux-tu connaître Jésus ? En lui disant : « Seigneur, fais-toi connaître à moi. » Si tu as envie de connaître quelqu’un, qu’est-ce que tu fais ? Tu t’arranges pour trouver un moment pour aller le voir. « On m’a parlé de vous, je veux vous connaître. » Eh bien ce Dieu, qui a créé toutes choses, qui a toute la connaissance du monde, qui a tous les moyens du monde, qui a tout l’or et l’argent du monde, qui a le pouvoir de guérir, ce Dieu-là mérite d’être connu. Et il veut se faire connaître à toi. Il ne veut pas seulement des gens qui suivent une religion, des gens qui ont compris qu’il y a un enfer et qui se tournent vers Dieu parce qu’ils pensent : « Je risque d’aller en enfer et je n’aime pas trop cela, alors je vais faire ce qu’il faut. » Jésus a dit dans l’Evangile de Jean au chapitre 17 et au verset 3 : « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus- Christ » (il parlait à son Père). Donc mes bien-aimés si vous voulez consacrer votre vie à Jésus, la première chose qu’il faudra faire c’est décider de connaître Jésus et de le connaître jusqu’au bout. Quand Jésus nous dit dans sa Parole qu’il veut que nous soyons remplis de toute la plénitude de Dieu, est-ce que nous, chrétiens, nous pouvons imaginer ce que cela représente. Etre rempli de la plénitude de Dieu, ça veut dire aussi être rempli de la connaissance de Dieu. On se sera approché de Dieu parce qu’il nous aura attiré à lui. Puis il va se révéler progressivement. S’il se révélait d’un seul coup, nous ne pourrions pas tenir. Il va se révéler progressivement et il nous a fait la promesse de se révéler complètement, ici et dans l’au-delà. Puisque nous devons être remplis de toute la plénitude de Dieu, puisque nous devons grandir pour arriver à la pleine ressemblance de la stature parfaite de Jésus, il va falloir que nous connaissions Jésus et qu’il se révèle à nous. Jésus veut se révéler à nous. Le grand Dieu de l’univers veut se révéler à toi. On n’est pas des petits pions qu’il déplace en disant : « J’ai un plan ». Il veut se révéler à toi pour que tu le connaisses dans la paix ; dans le secret de ta chambre, devant ton père céleste, avec Jésus et le Saint-Esprit, tu déverses ton cœur, tu dis : « Seigneur révèle-toi à moi. Révèle-moi ta Parole, puisque la Bible est la Parole de Dieu. » La Bible c’est le souffle de Dieu qui est sorti de sa bouche, qui est passé par des mains d’hommes qui ont écrit, inspirés par le Saint-Esprit. Ils ont écrit tout ce qui sortait du cœur de Dieu. Donc quand tu ouvres ta Bible pour dire, Seigneur révèle-toi à moi, le Saint-Esprit qui est en toi va t’ouvrir le cœur du Seigneur Jésus. Quand tu lis cela, tu pénètres dans un esprit de méditation et de prière, tu pénètres dans le cœur de Jésus. Plus tu médites la Bible en priant, plus le Seigneur se révèle à toi. Le manque de connaissance de Jésus explique toutes ces différences entre chrétiens. Vous avez un petit groupe là, puis le groupe moyen, puis le grand groupe, mais ils ne se fréquentent pas. « Ceux là, on ne veut pas les voir parce qu’ils parlent en langues. Ceux-là, ils chassent les démons, donc on n’y touche pas. Ceux-là, ils sont un peu trop tranquilles ». Tous ces petits groupes sans communion réelle entre eux, ce n’est hélas que l’indication d’un manque général de connaissance de Jésus. Paul dit dans Ephésiens 4, au verset 11 : « Dieu a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs (Il parle des conducteurs qui travaillent pour le Seigneur au milieu du peuple de Dieu pour l’enseigner ou l’édifier) pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu ». Devant tous ces chrétiens divisés, dispersés, Dieu veut changer cela et dit : « Il faut que je fasse grandir mes enfants pour qu’ils soient tous dans l’unité de la foi ». La foi vient de la Parole de Dieu. L’unité de la foi, c’est l’unité de la révélation de la Parole. Plus d’interprétations différentes telles que : « Moi je baptise avec trois gouttes, moi je baptise par immersion, moi je baptise au nom de Jésus, moi je baptise au nom du Père, du Fils, du Saint-Esprit, moi je baptise par l’avant, moi je baptise par l’arrière… » Il y a des églises entières qui sont bâties sur des différences d’interprétation à cause du manque de connaissance de Jésus. Les différences ne sont pas dans le cœur de Dieu. Si nous grandissons ensemble dans la connaissance de Jésus, nous nous retrouverons forcément. En grandissant dans sa connaissance, Jésus nous dira : « Tu sais, l’interprétation que tu avais gardée comme bonne, elle n’est pas bonne, je vais te montrer la vérité, parce que le Saint-Esprit t’a été donné pour te conduire dans toute la vérité, je vais te montrer ». Et puis à un autre il dira : « Tu avais la bonne interprétation, mais tu avais la mauvaise manière de la faire passer, ou de la vivre, je vais te montrer où ça ne va pas ». Si nous grandissons tous dans la connaissance de Jésus (que je parle d’un couple, de frères et sœurs au sein d’une église, ou d’églises différentes, c’est la même chose) nous allons grandir dans l’unité de la foi, nous allons avoir les mêmes révélations sur la Parole de Dieu et nous serons un, concrètement, parce que nous sommes déjà un dans l’Esprit. On est déjà un dans l’Esprit et on a besoin de cette unité de la foi et de l’unité de la connaissance du Fils de Dieu. Le Seigneur veut que notre connaissance de Jésus devienne de plus en plus profonde, de plus en plus complète, parce que quand on aura tous la même révélation du Fils de Dieu, nous serons unis. Donc toutes ces divisions ne sont que la confession de fait d’un manque de connaissance de la Parole de Dieu et de Jésus au milieu des enfants du Seigneur. On n’est pas là pour se placer les uns au-dessus des autres. « Moi j’en connais plus que toi, alors toi tu… », ce n’est pas cela du tout. Au contraire dans le royaume de Dieu, plus on monte dans la connaissance de Jésus et plus on devient semblable à lui. Le Dieu de l’univers, le créateur, descendu sur terre pour devenir un serviteur, va nous remplir de cet esprit-là. Plus tu vas monter dans la connaissance de Jésus, plus dans la pratique, tu vas être humble et tu vas comprendre que tu es là pour servir dans l’esprit de Jésus. C’est pour cela que les apôtres, les prophètes, etc., ne doivent pas être placés au-dessus des hommes comme intermédiaires supplémentaires entre Dieu et les hommes, comme une caste de super-sacrificateurs. Ce sont au contraire des hommes et aussi des femmes (des femmes qui n’exercent pas un des cinq ministères, mais qui exercent aussi un ministère dans le corps de Christ), ce sont des gens qui ont compris, en connaissant Jésus, quel est l’esprit qui anime Jésus : un esprit d’amour, de sainteté, de service, de discernement, de sagesse, pour pouvoir se comporter comme Jésus. C’est le but de Jésus. Si quand tu te regardes dans la glace le matin, tu vois la stature de Jésus grandir en toi, tu te vois, toi, diminuer, disparaître. Et il ne peut le faire que si tu as soif dans ton cœur. Il ne faut pas suivre Jésus par obligation parce qu’on nous a dit que l’on va être perdu si on ne suit pas Jésus. Bien sûr ça compte. Mais il faut y aller parce que tu as soif de connaître Jésus, parce qu’il t’a montré ce que tu étais sans lui. Il t’a montré tout ce qu’il veut faire de toi. Il veut te changer, pour que tu lui ressembles. Ce serait formidable si nous étions tous à la ressemblance de Jésus, si quand je vais voir un frère, une sœur, je pouvais lui donner tout ce que j’ai de Jésus et que je reçoive d’elle ou de lui tout ce qu’il a reçu de Jésus, dans l’amour, dans l’unité de l’interprétation de la Parole ! C’est rare aujourd’hui de trouver entre deux frères, ou entre deux sœurs, ou entre deux membres du corps de Christ, une vraie communion dans la foi, dans l’esprit et dans la connaissance de Jésus. Pourquoi est-ce que c’est si rare ? Ça ne devrait pas. Paul dit : « Jusqu’à ce que vous soyez tous parvenus », donc c’est ça le but. Et ce qui est réjouissant malgré le fait que ce soit aussi rare dans le corps de Christ, c’est qu’au fur et à mesure que le retour de Jésus approche, son Esprit travaille dans le cœur de toutes ses brebis. Elles comprennent de plus en plus la nécessité de s’attacher à Jésus seul, pour le suivre lui, le connaître lui. Et quand on connaît Jésus, on ne fait pas de bêtises. Je veux dire plus tu le connais et plus tu as la sagesse de Dieu et plus tu vas pouvoir être utilisé par Dieu, mais plus tu vas être aussi conscient de tes responsabilités dans le service du Seigneur. Ce qui me réjouit c’est que dans une marée d’incrédulité, dans un océan d’apostasie, partout dans le monde, il y a des petites lampes, les lumières du Seigneur Jésus. Les brebis de Jésus sont dispersées partout, dans toutes les dénominations, dans toutes les églises et même en dehors. Elles sont là et cherchent de tout leur cœur à connaître Jésus et sa Parole. Jésus est en train de se révéler à ces brebis-là. Elles entendent la voix de Jésus et elles grandissent de plus en plus dans la connaissance de Jésus. Si je vais demain à Tokyo ou si je vais à Johannesburg ou si je vais à Paris, je sais que là quelque part Dieu a des brebis. Si je dis : « Seigneur fais-moi connaître quelques-unes de tes brebis, de celles qui entendent ta voix », il me les montrera. Des églises chrétiennes il y en a partout, mais il va me faire connaître celles qui ont une connaissance et une communion avec Lui. Dès les premiers regards je sentirai cette communion, je sentirai qu’on est dans l’unité de la foi, dans l’unité de la connaissance de Jésus. Un regard suffit. Il m’arrive de voir quelqu’un pour la première fois, alors que je ne sais même pas s’il est chrétien. Et avant même qu’on ait dit un mot, je sais dans mon cœur par le Saint-Esprit que l’on est dans une communion réelle. C’est formidable de réaliser qu’il y a cette possibilité dans le corps de Christ ! « Jusqu’à ce que vous soyez tous parvenus à l’unité de la foi… et à l’état d’homme fait ». Fait veut dire complet. Complet, il ne manque rien, toutes les pièces sont là. Quelquefois on dit de certains : « Ah celui-là, il n’a pas l’air très fini ! » C’est un peu vulgaire pour dire qu’il lui manque quelque chose. Mais dans le corps de Christ, Le Seigneur veut que nous soyons complets, finis. Nous le sommes en lui. Il veut le faire concrètement en nous, « à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ ». Quand je relis des versets comme ça, chaque fois je bondis dans mon cœur. Je dis : « Mais c’est un plan merveilleux. Qu’est-ce qui me reste à faire ? Je le prends pour moi, je m’en saisis par la foi. » C’est l’attitude que l’on doit avoir vis-à-vis de la Parole du Seigneur. On ne doit pas la lire comme un roman intéressant, déconnecté de la réalité. Prendre au sérieux la Parole c’est autre chose. Quand on la lit et qu’on sait que c’est Dieu qui nous parle, c’est formidable. Dieu s’adresse à nous personnellement à travers la Bible parce qu’il a un plan qu’il veut réaliser. Le Seigneur n’est pas heureux, il est triste de voir que sa Parole merveilleuse est négligée. On ne la prend plus au sérieux. On la lit encore dans les églises mais on ne la prend pas au sérieux, telle qu’il l’a donnée. Il faut dire : « Je fais mienne ta Parole, Seigneur. Je la prends par la foi. Ayant cette foi dans le cœur, je te donne maintenant la possibilité de me transformer pour réaliser ce qui est écrit. » La foi va faire bouger la main de Dieu dans ma vie. Par la foi en cette Parole, la main de Dieu est en train d’agir. Tu n’es plus un pauvre vieux vilain pécheur misérable, un ex-pécheur misérable. Oui, il y a encore sûrement des choses à changer, à sanctifier dans ta vie, mais tu es devenu un saint, mis à part pour Dieu. Tu es devenu un homme, une femme qui s’est engagé entièrement pour Jésus et à qui Jésus promet tout : une pleine révélation de lui et un plein changement dans ta vie pour que tu deviennes semblable à l’image parfaite de Jésus. Si tu le crois, cela commencera à se voir, à se manifester dans ta vie ! Les chrétiens qui disent : « Moi je suis enfant de Dieu. » et qui continuent à avoir des paroles obscènes, à vivre dans les saletés de ce monde, n’ont pas la connaissance de Jésus. Ils n’ont pas été changés dans leur cœur, ils ne sont pas nés d’une nouvelle vie. Ce n’est pas pareil pour ce qui concerne les chrétiens qui ont besoin d’être changés, parce qu’ils sont en train d’être sanctifiés ; dans ce cas tu sens la vie de Dieu, dans cette sœur ou ce frère, tu sens qu’ils sont travaillés par le Saint-Esprit, parce qu’ils désirent être changés. Il y a peut-être des tas de choses qui ont besoin d’être changées mais ce n’est pas cela qui va compter à ce moment-là, ce qui va compter c’est son désir de s’approcher de Jésus pour qu’il le change. Jésus va le faire et on va voir une vie qui va porter du fruit. Dans le temps qui passe, on va voir des changements ; des victoires définitives vont être remportées. Il va y avoir quelque chose de réel, de profond qui va se faire. C’est ce qui compte. Personnellement, je refuse de collaborer, de discuter de m’occuper de ceux qui se disent frères et sœurs et qui vivent comme des païens sans en éprouver le moindre souci. Si je ne discerne pas dans leur cœur la repentance et le désir d’avancer avec le Seigneur, je considère qu’ils ne sont pas nés de nouveau. Il y a beaucoup de gens dans ce monde qui font profession d’être chrétiens pour profiter de tout ce que les bons chrétiens ont à leur donner mais leur vie n’a pas été changée, ils n’ont pas reçu la vie éternelle. Il faut avoir le discernement du Seigneur pour savoir comment les traiter. Si ton ami a faim, tu lui donnes à manger, tu lui donnes à boire. Mais si c’est quelqu’un qui se dit chrétien et qui vit dans le désordre, quelle attitude adopter ? Voyez comment Paul dit qu’il faut les traiter, sans être des pharisiens ou des légalistes. Si dans ton cœur tu as soif de connaître la Parole de Dieu qui te remplit de plus en plus de sa connaissance, Jésus va aussi te donner la sagesse pour savoir ce qu’il faut faire concrètement. Comment réagir, comment parler à quelqu’un, comment le traiter, comment faire sans être légaliste, comme Jésus aurait fait. Autant Jésus était rempli de compassion pour les misérables de ce monde, les gens qui voulaient s’en sortir et qui ne le pouvaient pas, les pauvres, les malheureux, les pécheurs qui criaient pour avoir du secours, autant il était dur vis-à-vis de ceux qui se prétendaient les religieux de son siècle et qui le rejetaient en fait parce qu’ils ne voulaient pas marcher avec lui. C’est contre eux qu’il a les paroles les plus dures, les paroles les plus fermes et c’est le même Jésus rempli d’amour. Il savait que ces gens-là avaient une carapace tellement épaisse qu’il fallait des paroles fortes pour briser cette carapace. Des paroles fortes, il y en a eu dans la bouche de Paul, dans la bouche de Pierre. Imaginez Paul écrivant aux Corinthiens (première épître, au chapitre 5) dans une église pleine de désordres et de problèmes et leur disant : « Mais comment ? Vous acceptez au milieu de vous quelqu’un qui vit avec sa belle-mère. Vous ne vous êtes pas humiliés plutôt et vous ne l’avez pas mis à la porte. Il est là au milieu de vous, chantant des alléluia et participant aux réunions. » Si les Corinthiens ne l’avaient pas mis à la porte, ce n’était pas par compassion ou par amour fraternel, c’était parce qu’eux aussi en faisaient autant, ou presque. Les Corinthiens étaient une église où il y avait plein de problèmes, de divisions, d’impuretés, de marche dans la chair. Paul les secoue avec amour, il les secoue dans un esprit de père spirituel. Il dit : « Vous êtes mes enfants, c’est moi qui vous ai amenés à Christ » ; et il dit au verset 5 : « Qu’un tel homme soit livré à Satan pour que sa chair soit détruite pour que son esprit soit sauvé au jour de Christ ». C’est une parole forte, une parole remplie de l’amour du Seigneur Jésus parce que Jésus voulait sauver cet homme, lui faire comprendre qu’en vivant ouvertement dans le péché tout en se disant chrétien, il y avait quelque chose que Dieu voulait enlever de sa vie. Il ne voulait pas se repentir de ce péché et continuait à faire comme si de rien n’était. « Un peu de levain fait lever toute la pâte » (verset 6) et « Les mouches mortes infectent et font fermenter l’huile du parfumeur » (Ecclésiaste 10, verset 1). Paul se sentait obligé par le Saint- Esprit de discipliner ces Corinthiens et ce pécheur qui n’était pas repenti et de lui dire : « Voilà, le jugement de Dieu vient sur toi, je te livre à Satan pour que ton corps soit détruit. » Il faut être rempli d’autorité et du Saint-Esprit pour dire des choses comme celle-là ! Aujourd’hui beaucoup de pasteurs lui auraient dit : « Viens, tu es enfant de Dieu, tu es sous la grâce, on va prier pour toi. Le Seigneur va finir par toucher ton cœur. »

Je reviens dans Luc, au chapitre 14, au verset 28 : « Car, lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer, de peur qu’après avoir posé les fondements, il ne puisse l’achever, et que tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler, en disant : Cet homme a commencé à bâtir et il n’a pu achever ? » C’est dans cet esprit-là que nous devons suivre Jésus. Je suis Jésus parce qu’il a un travail à faire dans ma vie. Il doit construire son temple. Je suis son temple, il doit le construire et l’amener à la perfection avec tous les autres temples pour former ensemble le grand temple spirituel du Seigneur. Jésus veut des hommes et des femmes qui s’engagent à fond et qui calculent d’avance ce que cela va leur coûter. S’ils ne calculent pas d’avance le coût, la tâche ne sera pas finie. Dieu ne pourra pas finir la tâche. Le travail sera laissé à l’abandon et ce sera un contre témoignage épouvantable. C’est comme un roi qui prévient son peuple qu’il va construire un grand et magnifique palais à la gloire de son royaume. Il commence à construire un beau palais. Puis il n’a plus d’argent pour terminer. Il n’a plus rien et le palais est à moitié achevé. Alors il dit à tout le monde : « Je ne peux pas terminer la construction. » Imaginez la réputation de ce grand roi ! Quand nous commençons ce travail avec Jésus, il faut le laisser aller jusqu’au bout. Tu dois dire : « Je ne me rends pas compte de tout ce qu’il y a au fond de mon cœur, je ne vois pas jusqu’où va la nature de péché dans ses moindres détails subtils. J’ai vu les choses les plus grossières, mais je ne vais pas m’arrêter là. Montre-moi tout ce qu’il y a encore de subtil comme réactions charnelles ou réactions psychiques, qui ne sont pas spirituelles. » Le Saint-Esprit veut te révéler tout ce qu’il faut encore changer dans ta vie si tu veux aller jusqu’au bout, si tu dis : « Oui Seigneur, va jusqu’au bout, quel que soit le coût pour moi ». Il le faut et Dieu te fait passer par une école qui peut être très difficile, un apprentissage où tu vas passer par des épreuves non pas pour que tu sois écrasé, mais pour que tes yeux s’ouvrent sur tout ce qui sort de ton cœur. Est-ce que ce sont de bonnes choses qui sortent de ton bon trésor ou est-ce qu’il y a encore de mauvaises choses qui sortent de ton mauvais trésor. Il faut que tout cela s’en aille, que ce soit remplacé par les choses d’en haut, les pensées de Jésus, les sentiments de Jésus, les paroles de Jésus. Que cela remplisse ton cœur, c’est ce que Dieu veut. Si tu dis au Seigneur : « Seigneur ton travail commence à faire mal maintenant. J’en ai assez. La croix c’est trop pénible, je ne veux pas mourir au sens spirituel. Ma vie personnelle je ne veux pas la lâcher à cent pour cent « , alors le travail ne se finira pas et les railleurs s’approcheront de toi pour se moquer en disant : « Comment ? Cet homme a commencé et il n’a pas pu finir ? » Te rends-tu compte du plan de Jésus ? Te transformer à l’image parfaite de Jésus. Faire de toi un homme ou une femme semblable à Jésus ! Quel travail puissant ! Quel travail immense ! Seul Dieu peut le faire. Si je reste attaché à Jésus, si je ne suis pas attaché à moi, à ma vie personnelle, Jésus va faire ce travail, il va me révéler les choses d’en haut et il va me révéler ce qu’il y a en moi. Je vais saisir par la foi tout ce qu’il me montre et il va faire un travail de perfectionnement. Jusqu’au bout je veux suivre Jésus, jusqu’au bout. Ça va te coûter toute ta vie, tout ton argent, tout ton or, tout… Quand tu viens au Seigneur Jésus, il te prend comme sa propriété. Tu lui appartiens, plus rien ne t’appartient. Quand j’entends enseigner sur la dîme par exemple, je me dis qu’ils n’ont pas compris que toute leur vie appartient à Jésus, que tout ce qu’ils ont appartient à Jésus. Ce n’est pas dix pour cent, c’est cent pour cent qui appartiennent à Jésus. C’est toute ma vie, c’est tout mon temps, c’est tout mon argent, c’est tout mon or. Ma vie personnelle ne m’appartient plus.  » Je t’ai tout donné Seigneur. Maintenant tu vas me montrer ce qu’il faut faire. » Quand Jésus fait tomber Saul de Tarse sur le chemin de Damas, Saul a compris que c’était Jésus qu’il était en train de persécuter. Saul étant un homme intègre et entier, sa première question, sa première parole a été de dire : « Seigneur que veux-tu que je fasse ? ». C’est formidable. Toute sa vie il a demandé au Seigneur : « Que veux-tu que je fasse maintenant ? » Le matin tu te lèves : « Seigneur que veux-tu que je fasse ? » Il veut t’apprendre à marcher par l’esprit. Cela s’apprend. Marcher par l’esprit ne veut pas dire faire tout ce que ton bon cœur te montre, ce serait charnel. Marcher par l’esprit, c’est suivre les intuitions du Saint-Esprit dans ton esprit et être sûr que cela vient du Saint-Esprit, pour faire les choses que Dieu va te demander de faire et uniquement celles-là. Marcher par l’esprit, c’est quelque chose qui s’apprend. Si tu dis : « Seigneur je veux que tu ailles jusqu’au bout dans ma vie », tu vas recevoir une pensée qui vient d’en haut et qui va dans ton esprit. Cette pensée vient de Dieu, elle vient du Saint-Esprit, elle passe par ton esprit, de l’esprit elle va à ton intelligence, à tes pensées, à ton cerveau. Et quand une pensée vient, tu reconnais que c’est le Saint-Esprit qui est en train de te parler pour te demander de faire quelque chose parce que tu connais Jésus de mieux en mieux et que tu connais sa Parole de mieux en mieux. C’est ce qu’on appelle être conduit par le Saint-Esprit. On progresse dans la conduite du Saint-Esprit. Certains chrétiens ont dix pour cent de leur vie qui est conduite par le Saint-Esprit. Je dis gloire à Dieu pour ces dix pour cent. S’ils continuent à rester attachés, demain ce sera vingt, trente, puis cent pour cent. Toute la vie personnelle aura été mise de côté. On s’est consacré entièrement et on apprend à reconnaître la voix de Jésus parce qu’on le fréquente tous les jours. Tous les jours on a cette communion permanente avec lui, cette lecture de la Parole, cette prière, on est là devant lui et on reconnaît la voix de Jésus. pour  un petit bébé Eh bien, je vous garantis que dans moins de trois mois après sa naissance il saura distinguer la voix de ses parents de la voix de quiconque d’autre. Il ne vous le dira pas, parce qu’il ne sait pas encore parler, mais il saura distinguer la voix de sa maman et la voix de son papa des autres voix. Dans un an si vous le mettez les yeux bandés dans une pièce avec vingt personnes dont son père et sa mère et que vous le faites passer de l’un à l’autre, il saura reconnaître ses parents au bruit de leur voix. Pourquoi peut-il reconnaître le bruit de la voix de ses parents ? Parce qu’il les voit tous les jours. Tu vas avoir du mal à entendre la voix de Jésus, si tu passes seulement un moment par mois ou un moment dans l’année avec Jésus parce qu’il y a une bonne convention. Parce que tu as fait une bonne série de réunions dans l’année, tu as été rechargé à bloc. C’est bien, tu as eu là un renouveau de la connaissance de Jésus et puis après c’est fini ! Tu es pris par tes obligations, tes affaires. Tu vas avoir du mal à entendre la voix de Jésus. « Mes brebis entendront ma voix parce qu’elles me connaissent  » dit Jésus. Plus je fréquente Jésus, plus je vais connaître sa voix et si je connais sa voix de mieux en mieux et que j’ai un cœur obéissant, je vais suivre les intuitions du Seigneur. Au début il va me parler par des circonstances, des portes qui se ferment ou qui s’ouvrent, parce qu’il sait que je ne peux pas encore entendre parfaitement sa voix, mais au fur et à mesure que je grandis avec lui les circonstances et les portes qui se ferment vont de plus en plus laisser la place à l’intuition de l’Esprit qui parle à mon cœur et qui me dit : Non, ça tu ne dois pas le faire ou ça c’est la direction de mon Esprit. Il y a une paix qui vient dans le cœur quand on a la pensée de Dieu. On n’a pas cette paix quand on n’a pas la pensée de Dieu, c’est précieux ça. Un chrétien doit cultiver sa relation avec Jésus, c’est la clé de sa liberté en Christ. Il faut que nous soyons libérés en Christ, libérés de tout contrôle humain, de tout contrôle des églises humaines, de tout contrôle des dénominations humaines, de tout contrôle des ministères humains qui feraient  pression sur nous pour nous obliger, nous contraindre. Il faut être libéré entièrement. Libéré ne veut pas dire indépendant, faire tout ce qu’on veut. Je suis libéré quand je sais, par ma connaissance de Jésus, entendre la voix de Dieu. Il mettra sur ma route des frères et des sœurs qui me donneront la pensée du Seigneur, dont je saurais reconnaître l’origine parce que déjà dans mon cœur j’ai cette communion avec Jésus. Si je rencontre un frère spirituel qui me donne une parole de Dieu, je vais la recevoir parce qu’elle me paraît bonne. Le lendemain, un autre frère qui me parait spirituel va me donner une autre parole mais qui n’est pas de Dieu du tout. Comment est-ce que je vais pouvoir discerner ce qui est de Dieu ? Il y a des conducteurs qui ont cette spécialité. Ils vont partout, ils font des prophéties personnelles sur les gens. A tous les gens qu’ils rencontrent, ils prophétisent : toi il y a ci, toi c’est ça, etc. Il y a du bon et du mauvais. Je ne dis pas que tout est mauvais, mais comment les personnes concernées vont savoir que ça vient de Dieu ou non ? Une prophétie personnelle peut être très grave si vous n’avez pas une communion intime avec Dieu. Si un grand conducteur vient vers toi en disant :

« Dieu m’a parlé pour toi, il faut que tu vendes tout, ta maison, ta voiture, et puis avec ta femme et tes enfants, il faut que tu ailles au « Bazoutoland » pour être missionnaire. » si tu n’as pas une connaissance personnelle de Jésus, que tu fais cela et que ça ne vient pas de Dieu, te rends-tu compte où cela peut te mener ? Tout cela avec des miracles, des guérisons à l’appui. Trois ans plus tard tu reviens du « Bazoutoland » ratissé. Tu auras appris certes quelque chose mais difficilement alors que si tu cultives ta relation personnelle avec Jésus, le jour où cet homme viendra, tu sauras discerner si ça vient du Seigneur ou non, parce que tu auras la connaissance de Jésus. Si le Saint-Esprit t’as parlé avant, ce sera une confirmation, sinon tu vas attendre que le Saint-Esprit confirme. Tu ne vas jamais prendre une direction donnée quelque part tout simplement parce que quelqu’un t’a demandé de le faire. Si tu fais cela tu n’es pas libre en Christ. Cette liberté, c’est quelque chose de très précieux que Dieu veut nous donner. « Là où est l’esprit du Seigneur, là est la liberté » (2 Corinthiens 3:17). Il est venu pour nous affranchir, « La vérité vous affranchira » (Jean 8:32) et plus je suis libre plus je suis disponible pour le service du Seigneur. Vous croyez qu’il peut se servir de quelqu’un qui n’est pas libre, qui est ligoté, qui a la crainte des hommes, qui dépend toujours de ce que l’un ou l’autre va dire, de telle prophétie, ou de telle chose qui se passe ? Un tel homme ne peut pas servir le Seigneur. Quand nous sommes libérés de toutes ces contraintes, que nous sommes libres entièrement de tout ce qui est démoniaque, de tout ce qui est humain, nous pourrons être un instrument entre les mains de Dieu et nous ne ferons pas des choses qui se révéleront être contre la volonté du Seigneur. Nous serons considérés comme des diviseurs ou comme des gens qui empêchent les autres de tourner en rond. C’est vrai, comme Jésus l’a été ! Mais quand nous sommes conduits par le Saint-Esprit nous n’apportons pas de mauvaises choses, nous apportons le Seigneur et c’est entièrement suffisant ! Je lis la fin de Luc 14, au verset 33 : « Ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple.» Tout ce qu’il possède, y compris sa propre vie. C’est quelque chose de sérieux, tu peux être testé sur ce plan-là comme tant d’autres ont été testés, et comme tant d’autres sont testés aujourd’hui. Il y a des pays aujourd’hui, comme certains pays musulmans, certains coins de Chine, ou ailleurs… où le chrétien risque tout simplement sa vie. S’il est encore attaché à sa vie propre il ne pourra pas être vraiment un disciple dont Jésus va pouvoir se servir. Qu’est-ce qui nous attend dans notre pays, dans les années qui viennent ? Nous avons besoin d’une foi solidement accrochée pour tenir dans la tourmente qui vient, une foi accrochée au Seigneur seul et à sa Parole. Il a nourri trois millions et demi d’hommes et de femmes dans le désert, alors qu’il n’y avait rien à manger, rien à boire. Comment ? Par la manne du ciel qui tombait tous les matins, par l’eau qui sortait du rocher. Il y a aujourd’hui des chrétiens qui font des provisions dans des greniers, pour les jours difficiles, mais vous ne pensez pas que c’est un manque de foi ? Je ne juge pas, mais pour ma part je dirais : Le Dieu tout-puissant qui a nourri pendant quarante ans trois millions et demi de personnes dans un désert affreux et brûlant, par sa manne qui tombait du ciel tous les jours, et par l’eau qui sortait du rocher, comment ne pourrait-il pas s’occuper aussi de ses enfants par les moyens surnaturels qui sont les siens ? Il a nourri Elie près du torrent de Kérit. Des corbeaux venaient lui apporter tous les jours du pain et de la viande. Elie a bu l’eau du torrent jusqu’à ce qu’elle soit tarie et quand elle a été tarie, Dieu a pourvu par un autre moyen. Voilà notre Dieu ! Si tu renonces à tout, tu vas tout retrouver en Jésus. Si nous sommes en Jésus-Christ, rien ne nous manque puisqu’il est notre tout, il est notre créateur. Dans Luc 14, au verset 34 il est écrit : « Le sel est une bonne chose, mais si le sel perd sa saveur, avec quoi l’assaisonnera-t-on ? » Ce qui va donner du sel à ta vie, c’est la présence de Jésus en toi. Le sel conserve et le sel purifie. La présence du Saint-Esprit en toi donnera du sel à ta vie. Si tu es un chrétien entièrement consacré et engagé, si tu as mesuré le prix à payer, si tu as accepté de tout donner à Jésus d’avance, que tu sois testé ou pas, ce ne sera pas important, parce que toi tu sais que tu as tout donné. Si tu es testé, tu vas passer le test avec la grâce du Seigneur, tu vas être le sel de la terre. Si tu es engagé à cent pour cent pour Jésus, il va te changer à cent pour cent. C’est ce qui va donner du goût à ta vie. Si le sel perd de sa saveur, c’est tiède, c’est fade, c’est plein de compromis. Les chrétiens qui sont pleins de compromis, qui ont un pied dans le monde et un pied avec Jésus, n’ont pas de sel, c’est sans saveur. Je dis : « Seigneur, préserve-moi des compromis, je t’en supplie, non pas parce que je veux être le légaliste pur et dur, mais parce que je veux que tu vives en moi, que tu te manifestes en moi, que tu prennes tout. » Et Jésus a une saveur suprême. C’est lui le sel, le sel du monde. Le sel de la terre, c’est le Seigneur Jésus. S’il remplit ma vie, je vais avoir du goût. « Si le sel perd sa saveur… Il n’est bon ni pour la terre, ni pour le fumier ; on le jette dehors. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. » (Luc 14:35). Alors je prie dans mon cœur que nous entendions la voix et l’appel de Jésus. Combien de temps nous reste-t-il à vivre ? Sais-tu combien de temps il te reste à vivre ? Je souhaite que tu vives le plus longtemps possible, que tu sois heureux et que tu aies la bénédiction du Seigneur sur ta vie. Est-ce que vous savez quand le Seigneur Jésus va revenir ? La seule chose qu’il faut racheter, c’est le temps. Le temps nous est compté, il nous reste peu de temps. Nous pouvons employer tout ce temps qui nous reste à servir Jésus de tout notre cœur, à le laisser faire son travail en nous. Tu ne va pas forcément avoir un grand ministère mondial avec des milliers de personnes qui vont venir écouter la Parole qui leur sera annoncée. Mais tu seras une source permanente de bénédictions pour ceux qui veulent entendre parler du Seigneur, pour ceux qui ont soif. Tu seras un oasis dans le désert. C’est peut-être seulement dans ta famille, ne craint pas d’avoir à t’occuper seulement de ta famille, c’est un ministère glorieux. Si tu peux remplir ta maison de la présence de Jésus, t’occuper de ton mari ou de ton épouse, de tes enfants, avec l’esprit de Jésus, et les amener tous à la connaissance de Jésus avec toi, c’est un ministère glorieux. C’est ainsi que Dieu peut susciter des « Wesley », et tant d’autres. La maman de Wesley avait une quinzaine d’enfants. A l’époque, il n’y avait ni confort, ni machine à laver. Elle avait peut-être des servantes, mais c’était une femme de Dieu qui prenait le temps de s’occuper dans le Seigneur de ses enfants et l’un d’entre eux est devenu un grand revivaliste qui a amené des millions de personnes à Jésus. S’il n’avait pas eu la maman qu’il a eue et le foyer chrétien qu’il a eu, il n’aurait pas été ce qu’il a été. Par ta connaissance de Jésus et par ton désir de tout donner et de tout recevoir de Lui, tu vas être, là où tu es, une source de bénédictions permanente. C’est ce que veut Jésus. On a besoin de la manifestation de Jésus. « Seigneur, j’ai besoin que tu te manifestes en moi, j’ai besoin que tout ce qui est d’en bas disparaisse et j’ai besoin de te connaître tel que tu es, la profondeur, la hauteur, la grandeur, la largeur de ton amour. Seigneur, qui est semblable à toi ? Qui peut se comparer à toi ? Mon cœur désire te connaître, te servir, être un instrument entre tes mains. Je désire répandre la bonne odeur de Christ partout. Seigneur, je te prie pour mes frères et mes sœurs qui sont ici. Je te prie pour que tu mettes dans leur cœur ce désir de s’approcher de toi toujours plus, de recevoir tout de toi, de ne pas garder pour eux des choses de leur vie passée ou des compromis dans leur vie, mais que tu deviennes leur tout et qu’ils te donnent tout sans arrière pensée. Seigneur révèle-toi à chacun de tes enfants comme tu l’as promis, que tes brebis entendent ta voix pleinement, que nous puissions être dirigés par ton Esprit dans tes plans parfaits. Tu connais tout Seigneur. Aussi je te prie pour que tu bénisses et que tu accordes ta grâce maintenant encore, et que tu te révèles. Pour ta gloire Seigneur, je te le demande au nom de Jésus-Christ, Amen. »

                       Tout ce que Jésus a accompli sur la Croix pour nous

j’aimerais vous parler, avec la grâce de Dieu, de tout ce que Jésus a fait sur la Croix, pour nous. Car c’est tellement profond, tellement important, nous avons  besoin de la grâce du Seigneur pour pouvoir l’entendre. Il y a des choses que nous savons très bien, mais il y en a d’autres que nous ne savons pas très bien. Que nous soyons au Seigneur ou non, nous avons besoin de savoir et d’entendre ce qu’il a fait pour nous. Quand nous ne sommes pas au Seigneur, quand nous n’avons pas donné notre vie au Seigneur, nous avons absolument besoin de savoir ce que Jésus a fait sur la Croix, pour pouvoir entrer dans son salut. Mais, une fois que nous y sommes entrés, nous avons absolument besoin d’aller plus loin dans la connaissance de ce qu’il a fait sur la Croix, pour pouvoir avancer avec lui jusqu’au bout, surtout dans ces temps où nous savons qu’il revient bientôt chercher ceux qui lui appartiennent.

nous savons qu’il faut y revenir souvent car en y revenant, le Saint-Esprit le fait pénétrer de plus en plus dans nos cœurs. Je vais vous parler plus profondément de 4 choses que le Seigneur a accomplies sur la Croix. Ce sont des choses qu’il a accomplies il y a 2000 ans, c’est fait une fois pour toutes. Et, une fois qu’il les a accomplies, il les met à la disposition de tous ceux qui veulent l’accepter, donc de nous aujourd’hui. Ce qu’il a accompli il y a 2000 ans est toujours pour nous aujourd’hui.

                                                            La 1ère chose :

il a accomplie sur la Croix, quand il est mort, c’est l’expiation de nos péchés par son sang. Pour toutes ces choses, nous avons besoin de la révélation intérieure du Saint-Esprit, parce qu’on  peux vous en parler, votre oreille peut entendre, mais il ne faut pas que ça reste au niveau d’une compréhension dans le cerveau. Il faut que ça rentre dans le cœur et, pour cela, il faut ouvrir notre cœur à ce que le Saint-Esprit veut y faire. Il faut donc que la révélation nous soit donnée, au moment où notre oreille entend. Jésus-Christ a versé tout son sang pour payer pour nos péchés et effacer tous nos péchés. C’est la chose la plus fantastique du monde, parce que cela nous ouvre la porte étroite du salut. Donc, le sang qu’il a versé à la Croix a la puissance, dans la vie de ceux qui croient, d’effacer tous les péchés commis. Il efface tout, il a payé avec son sang pour nous.

                                                                 la 2ème chose :

Dieu le Père a accomplie en Jésus, pour nous à la Croix. Au moment où Jésus est mort, Dieu le Père a placé tous ceux qui croiraient en Jésus, d’avance, pour mourir avec lui sur la Croix. C’est déjà un peu plus compliqué à comprendre. Là aussi, nous avons besoin de l’assistance du Saint-Esprit, parce que, quand on explique que Jésus est mort il y a 2000 ans, qu’il a versé son sang, que son sang efface tous les péchés, on peut l’accepter assez facilement. Mais, penser que Dieu avait mis, en Jésus-Christ, il y a 2000 ans, pour y mourir avec lui, tous ceux qui croiraient en lui, c’est déjà un peu plus compliqué et le Saint-Esprit doit nous l’expliquer, dans nos cœurs. Quand Jésus est mort, il est mort dans un corps de chair, mais il n’a jamais commis de péchés. Il est mort parce qu’il fallait non seulement qu’il verse son sang pour laver nos péchés, mais aussi qu’il règle, par sa mort, le problème de notre nature de péché. Quand Adam et Eve ont péché, le péché est entré dans la vie des hommes et des femmes, et tous leurs descendants ont été placés sous l’esclavage et la malédiction du péché. Notre nature humaine, esprit, âme et corps, est complètement sous l’esclavage du péché. On ne peut pas, quand on ne connaît pas Jésus comme sauveur, résister au péché. C’est une puissance qui nous domine et nous rend complètement esclave. La volonté ne peut rien contre cela. Donc, il ne suffisait pas d’effacer les péchés passés, il fallait aussi régler le problème de la nature de péché qui causait les péchés. Si Dieu efface nos péchés et si notre nature constamment nous pousse à pécher, le sang de Jésus peut toujours les effacer, évidemment. Mais, il fallait aller plus profond dans la solution. Il fallait que notre nature de péché meure en Jésus-Christ. C’est pour cela qu’il est mort dans la chair pour nous, pour que notre nature charnelle soit tuée en lui, au moment où il est mort, pour tous ceux qui croiraient en lui. C’est fantastique, car cela nous libère de l’esclavage du péché.

                                                     La 3ème chose :

C’est qu’il n’est pas resté au tombeau. Trois jours après, il est ressuscité,par la puissance de Dieu qui n’a pas voulu le garder au tombeau, puisque ce n’est pas pour ses proprespéchés qu’il est mort, c’est pour les nôtres. Il ne fallait pas qu’il connaisse la corruption. Il était destiné,dans le plan de Dieu, à ressusciter, à renaître à une vie nouvelle. Et son corps, le troisième jour, estsorti du tombeau. Il est ressuscité. Aujourd’hui, au moment où je vous parle, Jésus n’est pas seulementune doctrine d’il y a 2000 ans, ou le créateur d’une religion d’il y a 2000 ans, qui est mort et enterré,comme tous les autres créateurs de religions. Jésus est ressuscité comme la tête d’un corps nouveauqui est son Eglise. Cette Eglise est composée de tous ceux qui croient en lui, et c’est dans la vie deJésus que nous, nous sommes nés de nouveau, ressuscités avec lui, quand il est ressuscité. Alors, c’est une 3ème chose importante, car il ne suffit pas de mourir dans notre vieille nature charnelle et de rester dans cette mort. Ce serait très passif et négatif. Jésus veut nous faire participer à une vie entièrement nouvelle, par sa résurrection. Une vie qui n’a plus rien à voir avec la vie passée : une vie de résurrection, qu’il plante en nous, au moment où nous acceptons Jésus comme Seigneur et Sauveur, au moment où nous lui demandons pardon pour nos péchés. Il accomplit ces trois choses d’un coup :

-il efface par son sang tous nos péchés passés, au moment où nous nous repentons

-il fait mourir notre vieille nature complètement, puisqu’elle est morte en lui, il y a 2000 ans

-il nous fait renaître à une vie nouvelle par son Esprit qui pénètre en nous au moment où nous ouvrons notre cœur pour demander à Jésus d’y entrer, où nous demandons pardon pour nos péchés.

Et il recrée un esprit entièrement nouveau en nous, qui n’a plus rien à voir avec la vieille nature qui est morte, et il le place en nous, dans notre corps actuel qui devient maintenant le temple de son Esprit. Donc, au moment où il est ressuscité, en lui, d’avance sont nés de nouveau tous ceux qui allaient croire en lui, et nous aussi, maintenant, qui avons cru en lui. Nous ne devons jamais oublier que : « En Jésus-Christ, toutes les choses anciennes sont passées ; toutes choses sont devenues nouvelles. « En lui. Il nous a donné une nouvelle vie, une nouvelle nature. Mais, le problème, c’est qu’il a placé cette nouvelle nature dans un corps qui n’est pas encore ressuscité. Il le sera quand Jésus reviendra chercher ceux qui l’attendent. A ce moment-là, la dernière étape du salut va s’accomplir. Il va transformer notre corps mortel en un corps immortel ; il va lui donner une vie de résurrection. Mais en attendant, il veut que cette nature nouvelle qu’il met en nous avec son Esprit qu’il met en nous, se manifeste pleinement

dans tous les aspects de notre vie, au travers de cette chair mortelle.

                                                            la 4ème chose :

C’est qu’il accomplit pour nous à la Croix. Après que nous ayons compris et reçu par la foi ces trois premières choses qui sont des réalités déjà accomplies, le Seigneur va travailler par son Esprit en nous pour manifester cette vie de résurrection dans tous les aspects de notre vie. Jésus l’a déjà accompli, pour nous d’avance, parce qu’il est notre vie et qu’il vit en nous. Dés le moment où nous l’acceptons comme Seigneur et Sauveur, il commence en nous un travail qui ne s’achèvera que le jour où il reviendra, ou le jour où la mort viendra nous prendre, c’est à dire un travail de manifestation de cette vie de résurrection dans notre vie de tous les jours. Cette nouvelle nature, cette 3ème chose est acquise une fois pour toutes, en Christ. Mais le 4ème point, c’est que, jour après jour, l’Esprit de Dieu, le Seigneur qui habite en nous, travaille par sa puissance, à nous transformer dans le modèle qu’il est lui-même. Et pour cela, il nous demande de porter notre croix tous les jours. Lui, il a porté la sienne, et nous avons été engloutis dans sa mort et sa résurrection. Mais, dans ce travail de manifestation de sa nature divine en nous, il faut que cette chair, qui a été crucifiée il y a 2000 ans, soit mise à mort tous les jours, dans tous ses aspects, parce que ça ne se manifeste pas instantanément. c’est un peu délicat à comprendre. Il y a 2000 ans, Jésus-Christ a tout accompli. Déjà, spirituellement, en lui, nous sommes parfaits. En lui, nous sommes une nouvelle créature, nous sommes nés à une vie nouvelle. En lui, Dieu nous voit déjà parfaits. Mais, ce qui compte pour le Seigneur, ce n’est pas que nous restions simplement sur le plan de cette compréhension spirituelle de ce que nous avons en lui. Ce qui compte pour lui c’est que nous le manifestions concrètement dans notre vie de tous les jours. Et ça ne se fait pas le jour de la conversion. Ce qui se fait le jour de la conversion, c’est une réception personnelle, par l’Esprit, de tout ce que Jésus a accompli pour nous. C’est déjà à nous, complètement, d’avance. Et, à partir de là, le Seigneur, par sa puissance et par notre foi aussi en son travail, va faire un travail de mise à mort, effective cette fois, concrète, dans notre vie de tous les jours, de tout ce qui n’est pas spirituel et il va manifester tout ce qui est spirituel. C’est lui qui l’accomplit en nous. Ce ne sont pas nos efforts personnels qui vont le faire. Cette transformation graduelle, Il l’a accomplie il y a 2000 ans. Il nous l’a acquise. C’est lui qui va le faire en nous, pourvu que nous restions attachés à lui et que nous croyions à sa Parole. C’est exactement l’image du cep. Vous êtes en train de faire les vendanges. Vous avez vu comment la grappe s’est formée. Le sarment était attaché au cep, et il n’a pas fait d’effort personnel pour produire du fruit. Il lui a suffi de rester attaché au cep, et la vie qui est dans le cep s’est, petit à petit, manifestée en faisant grandir le fruit, jusqu’au moment où on vient le récolter. Cela n’a pas été le travail du sarment. Le seul travail du sarment, si je peux dire, a été de rester accroché au cep. Et, s’il y a la moindre blessure, il faut que ce soit réparé pour que la sève puisse bien couler dans le sarment et que, jour après jour, le fruit se forme. C’est la vie du cep qui permet au fruit de se former. Déjà, à l’instant où le vigneron voit les premières fleurs sur le sarment, il sait que, si les conditions restent bonnes, la récolte va suivre son chemin. Il va veiller simplement à ce que les conditions soient bien remplies (protection, lutte contre les maladies) et que le sarment reste attaché au cep. Ce sont des images spirituelles de ce que le Saint-Esprit fait en nous, pourvu que nous restions attachés à Jésus. Alors, c’est merveilleux, parce que, lorsque nos yeux s’ouvrent à ce qu’il a fait, le Saint-Esprit veut nous faire comprendre que la vie avec Jésus, ce n’est pas une religion, ce n’est pas une nouvelle religion, ce n’est pas entrer dans une religion, en disant : « Tu vas te faire chrétien et, à partir de ce moment, tu vas participer à des réunions, accepter certains commandements, ne plus faire certaines choses ». Ce n’est pas ça du tout. Ça, c’est la méthode des religions du monde. Mais avec le Seigneur Jésus, c’est une vie qu’on reçoit, un changement de nature qu’on reçoit, de l’intérieur, une transformation que le Saint-Esprit fait dans nos cœurs. C’est lui qui nous rend capables, à ce moment là, d’obéir aux exigences du Seigneur et de manifester sa gloire. Recevoir Jésus, c’est recevoir sa vie, ce n’est pas entrer en religion. C’est sa vie qui fait son œuvre en nous, qui nous change, qui nous donne la joie, la paix et tous les bienfaits du ciel. Alors, je reviens au 1er point et je lis dans Romains chapitre 3, verset 9 : « Quoi donc ! sommes-nous plus excellents ? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs… » A son époque, il n’y avait que deux catégories de personnes : les Juifs, qui avaient la Parole de Dieu et les autres, les païens, c’étaient les Grecs. Je continue : « …tous sont sous l’empire du péché… », cela veut dire : sont esclaves du péché, « … selon qu’il est écrit : Il n’y a point de juste, pas même un seul ; nul n’est intelligent, nul ne cherche Dieu ; tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul. « Quand nous nous voyons les uns les autres avec les yeux de Dieu, nous n’avons pas à nous dire : « Tu es meilleur que moi, je suis meilleur que toi ». Nous sommes tous complètement pervertis, aux yeux de Dieu, à cause du péché que nous avons hérité de nos ancêtres. Vous pouvez dire : « Oui, mais ce n’est pas ma faute ». D’accord, ce n’est pas votre faute, au départ. Cela devient ta faute, quand tu refuses Jésus. Car, quand je refuse Jésus, ça veut dire que je n’ai plus le moyen de sortir de l’état dont j’ai hérité, alors qu’il me donne, en cadeau gratuit, le moyen d’en sortir. Jésus me dit : « Il faut que tu comprennes que tu es esclave du péché, sous l’empire du péché. « Cela veut dire un esclave complet. Il n’y a pas de moyen d’éviter de pécher. Il n’y a que les hypocrites qui arrivent à donner le change, ou les religieux qui ont une façade, mais qui n’ont pas le cœur changé. Mais Dieu qui voit les cœurs, nous voit tous au même niveau, c’est-à-dire pourris par le péché. Il nous aime et il ne veut pas nous laisser dans cette situation. C’est pour cela qu’il a envoyé Jésus. Et il dit, un peu plus loin au verset 23 : « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. « Le péché nous sépare de Dieu ; le péché nous empêche de comprendre et de voir même Dieu. Et Dieu qui nous aime veut rétablir ce contact entre lui et nous, c’est pour cela qu’il dit : « …et ils sont gratuitement justifiés… » cela veut dire rendus justes, pardonnés, lavés. « … par sa grâce… » Il nous a fait grâce, comme un président de la république gracie un condamné à mort. Il nous a fait grâce parce qu’un autre est mort pour nous. « … par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. C’est lui que Dieu a destiné à être une victime expiatoire pour ceux qui auraient la foi en son sang afin de montrer sa justice. « Il dit bien : « ceux qui croient en ce que Jésus a fait. » La foi nous est donnée quand on entend la Parole de Dieu. Cette Parole nous dit : nous sommes tous des pécheurs. Le péché nous conduit à la mort et à l’enfer. Mais Dieu qui nous a aimés d’un amour éternel, n’a pas voulu cette chose pour nous. Il a envoyé Jésus dans un corps sans péché pour mourir sur une croix, pour y porter le châtiment que nous aurions dû avoir à cause de notre péché. Il a versé son sang, et ce sang nous rend juste devant Dieu, quand nous croyons. Nous écoutons ce message et, immédiatement, le Saint-Esprit nous donne, dans notre cœur, la conviction que c’est vrai, que nous sommes vraiment pécheurs devant Dieu, mais que Dieu qui nous aime, ne veut pas nous laisser dans cette situation. Il a envoyé son Fils, qui est mort sur la croix pour nous. En payant pour nous, Jésus a satisfait la justice de Dieu qui voulait que le péché soit condamné. Et en étant condamné à notre place, en versant son sang, il nous permet, si nous croyons en lui, de bénéficier de ce salut qu’il nous a donné par grâce. Quand quelqu’un meurt à la place d’un autre, cet autre n’a plus à mourir, à payer la condamnation. Il a simplement à accepter ce qu’un autre a accompli pour lui, pour recevoir la libération. Et nous devons le recevoir par la foi. Ce n’est pas par nos œuvres qu’on entre au ciel. Mais Dieu qui est bon, veut que tous les hommes soient sauvés. Et c’est pour cela qu’il nous donne ce

message de l’Evangile : Jésus est mort pour toi, il a versé son sang, ce sang a la puissance de te laver de tous tes péchés et de te rendre juste devant Dieu. Sa justice est satisfaite. Maintenant, si on va plus loin, dans Romains 6:3, il parle à ceux qui ont accepté Jésus comme leur Seigneur, aux chrétiens. Il leur dit : « Vous allez comprendre une chose un peu plus profonde, après avoir compris que le sang de Jésus a effacé vos péchés ». « Ignorez-vous… » (apparemment, certains ne le savaient pas) « …que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ… » (baptisés veut dire plongés, immergés), « c’est dans sa mort que nous avons été baptisés ? » Il veut dire que, lorsque Jésus-Christ est mort, vous avez été plongé dans sa mort et ce qui a été plongé dans sa mort, c’est toute votre vieille nature de péché. Elle a été engloutie dedans. Au moment où Il est mort, vous êtes mort avec lui. Non pas mort au sens où vous allez finir en enfer ; au contraire c’est sa mort qui nous délivre de l’enfer. Il nous délivre de la puissance de la vieille nature qui a été engloutie dans la mort de Jésus. « Nous avons été ensevelis avec lui par le baptême dans sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme, notre vieille nature de péché a été crucifiée avec lui. « Cela, c’est important de le savoir, parce que le fait de savoir que le sang de Jésus nous a lavés de nos péchés ne suffit pas dans le plan de Dieu. Cela suffit complètement pour nous donner le salut, mais ça ne suffit pas à régler le problème de notre vieille nature de péché. Il veut que nous sachions que notre vieille nature charnelle, qui nous poussait constamment à pécher, a été crucifiée avec lui pour que le corps du péché soit détruit, ce corps qui était esclave du péché, maintenant est détruit. Paul prend l’exemple d’un homme qui est esclave d’un autre qui est son maître. « Ne savez-vous pas qu’en vous livrant à quelqu’un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance qui conduit à la justice ? » Le péché est comparé à un maître et nous étions esclaves de ce maître-là. Le péché régnait dans nos membres et nous étions son esclave. Pour être libéré de cet esclavage, en théorie il y a deux solutions : s’enfuir ou mourir. On ne peut pas s’enfuir quand on est esclave du péché, parce que le péché habite en nous. Donc, la seule solution est de passer par la mort et de comprendre et de croire que, lorsque Jésus est mort, cette vieille nature de péché qui nous tenait esclave est morte avec lui, pour que nous soyons libres du péché. Il le dit au verset 7 : « …car celui qui est mort est libre du péché. « Le maître qui s’appelle le péché est toujours vivant, mais l’esclave est mort en Christ. Donc, le maître n’a plus de pouvoir sur cet esclave puisque l’esclave est mort. Le péché habite toujours dans le corps, mais l’esclave est mort. On ne peut plus avoir autorité sur quelqu’un qui est mort. Seulement, ça ne s’arrête pas là. Il dit, au verset 8 : « Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. « Il est ressuscité, Il est vivant aujourd’hui. Il a reçu un corps de gloire. Il est à la droite du Père, dans le ciel, attendant sa venue pour prendre son Eglise et l’emporter avec lui, pour lui éviter l’apocalypse qui vient sur une terre rebelle. Et il vit dans nos cœurs par son Esprit. « Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes ; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit. « Au moment où vous écoutez cela, je prie dans mon cœur pour que cette révélation soit vraiment donnée au plus profond de vos cœurs à tous. Tout cela a été accompli par Jésus. C’est une réalité. Cette mort en lui et cette résurrection en lui sont parfaitement accomplies et disponibles maintenant pour tous ceux qui croient. Notre Père céleste est prêt à nous donner cette révélation dans le fond de nos cœurs, si nous le désirons. Il ne va pas nous forcer. Il va simplement répondre à notre désir. Est-ce que tu désires avoir cette révélation du péché, de la mort où nous conduit le péché, mais aussi du salut en Jésus, du pardon des péchés par le sang de Jésus, de la mort de notre vieille nature en Jésus et de notre résurrection à une vie nouvelle ? Il peut nous donner immédiatement cette révélation, si nous le désirons. Maintenant, nous sommes au 3ème point. En ce qui concerne la naissance à une vie nouvelle, le Seigneur commence par nous le révéler par son Esprit. Il nous dit : « Ton problème de vieille nature est réglé. Tu es maintenant une nouvelle créature en esprit et en Christ ». Je peux recevoir cette révélation dans mon cœur, être rempli de joie et dire : « C’est fait, Seigneur, en toi. Tu m’as donné cette vie-là, et maintenant que je le sais, que je suis une nouvelle créature, je vais vivre entièrement pour toi, je vais me consacrer à toi ». On commence comme cela, si on est sincère, dans notre vie chrétienne. Cela a été notre cas à tous et notre erreur à tous. On est tellement rempli de reconnaissance pour le Seigneur, quand on a eu cette révélation, on est tellement attristé de voir, autour de nous, tant de gens qui n’ont pas cette révélation, on voudrait tellement la faire partager, faire plein de choses pour le faire connaître aux autres, qu’on commence à se lancer dans toutes sortes de choses faites pour le Seigneur. On veut témoigner, et là commence souvent notre première erreur. Comme on n’a pas encore pleinement manifesté la nouvelle nature sainte qu’il nous a donnée, on commence par faire l’erreur de vouloir faire des choses pour lui, parce qu’on apprend sa Parole, on voit ses exigences, ses commandements. Jésus nous dit, par exemple : « Aimez-vous les uns les autres ». On va recevoir ce commandement et on commence à s’efforcer d’aimer les autres, parce que Jésus nous le demande. Et là, on se rend compte que ça ne marche pas vraiment à chaque fois. Dès que nous nous efforçons de faire quelque chose, on voit réapparaître cette nature de péché, dont pourtant nous avons reçu la révélation qu’elle était morte en lui. On a tous fait cette expérience. On fait un faux-pas, on trébuche, on se met en colère, on a une réaction d’impatience, d’impureté, de méchanceté, et on dit au Seigneur : « Quand même, je ne devrais pas faire cela, pardonne-moi ». Le Seigneur nous pardonne ; on prend de bonnes résolutions. On dit :

« Seigneur, maintenant c’est fini. Je ne recommencerai plus, parce que je connais ta Parole, je sais que tu me demandes d’aimer mes frères et mes sœurs. S’il y en a un qui me parle de travers, tu peux être sûr que je ne vais jamais plus me mettre en colère. Je veux manifester ton amour et ça va être le cas ». Et puis, un quart d’heure après ou le lendemain, on recommence. On réussit à ne pas se mettre en colère la première fois. Et puis, à la septième fois que la même personne nous fait la même chose dans la journée, alors là, on craque. On voit réapparaître cette nature charnelle et ça nous frustre, parce qu’on sait qu’on fait mal, puisqu’on est honnête avec le Seigneur. C’est de cette expérience dont il parle dans Romains 7. Il y a un deuxième degré de libération : non seulement réaliser par la foi qu’il m’a donné une nouvelle nature, mais aussi Il me donne une révélation un peu plus grande. « Ignorez-vous, frères, car je parle à des gens qui connaissent la loi… », il parle de la loi de Dieu, « …que la loi exerce son pouvoir sur l’homme aussi longtemps qu’il vit ? Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant, mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari. « Cela, c’est la loi de Dieu. En passant, je le dis : quand tu es marié, c’est pour la vie. Il n’y a que la mort qui peut séparer un couple. Mais là, il prend l’image de cette association mari et femme, pour nous montrer comment le Seigneur veut nous dégager de toute loi, au sens où il l’entend lui. Au verset 3 : « Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d’un autre homme, elle sera appelée adultère ; mais si le mari meurt, elle est libérée de la loi, de sorte qu’elle n’est pas adultère en devenant la femme d’un autre. » Il prend l’exemple d’un homme et d’une femme qui sont mariés pour la vie. Et ce mari est très exigeant. La loi de Dieu est très exigeante. Elle est parfaite. Cette femme qui est mariée à ce mari, elle est liée à lui tant que les deux sont vivants. Elle ne peut être libérée de cette loi, de ce mari exigeant, tout le temps en train de lui donner des commandements. Mais, on ne peut rien dire, parce qu’il est parfait. On ne peut rien trouver de mal à la loi de Dieu. Elle est parfaite. On est là sous un esprit de condamnation permanent, parce qu’on veut essayer de bien faire et on n’y arrive pas. Et cette femme est malheureuse. Elle est libérée, si le mari meurt. Mais là, appliqué à notre cas, c’est la femme qui doit mourir : « …de même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi. « Nous étions mariés à la loi avant, et la seule manière d’être libéré de la loi, c’est de mourir en Christ. Cela veut dire que, pour pouvoir marcher dans cette vie de résurrection qu’il nous donne, le Seigneur va me faire comprendre que je dois aller un pas plus loin. Il y a beaucoup de chrétiens qui restent à ce niveau-là, au niveau légaliste d’une condamnation permanente par la loi. Ils sont sincères, ils connaissent les commandements de Dieu, ils voudraient les appliquer, ils s’efforcent de les appliquer, d’aimer les autres, d’être patients, de faire des choses pour Dieu, d’évangéliser, etc. Et ils le font par leurs propres forces, et, à ce moment-là, ils sont esclaves de la loi de Dieu, puisque la loi produit et développe le péché dans ceux qui veulent marcher par leurs propres forces. La seule manière de pouvoir être libéré de l’esclavage de la loi de Dieu, c’est de mourir en Christ. Je vais prendre un autre exemple plus simple. Supposez que vous soyez patron et que vous ayez un employé qui est vraiment bon à rien, qui fait tout de travers. C’est le Gaston la Gaffe parfait. Il est complètement incapable. Vous avez beau lui dire : « fais ceci, fais cela, ne fais pas ceci, ne fais pas cela », il n’y a rien à faire. C’est dans sa nature. Il est incapable de faire quelque chose de bien, sauf quand il reste tranquille. Mais, dès que vous lui demandez de faire quelque chose, c’est-à-dire dès que la loi commence à agir, il n’y arrive pas. Les commandements de Dieu, c’est comme un patron qui est parfait, qui nous donne de bonnes règles. Mais nous, nous sommes comme des serviteurs incapables. Dès que nous essayons de nous lever pour obéir à sa loi, par nos propres bonnes résolutions, nous n’y arrivons pas. Il nous libère de cet esclavage de la loi par la mort de Jésus et il nous fait comprendre que l’on est mort et ressuscité en Jésus, que la vie de Jésus doit s’exprimer en nous pour nous faire faire tout ce qu’il nous demande. On a chanté tout à l’heure : « Tout ce que nous faisons, c’est toi qui l’accomplit en nous ». Paul dit : « c’est Christ qui vit en moi ». Jésus dit : « Je ne fais rien de moi même mais je fais tout ce que mon Père me demande. » Il le faisait, non pas parce qu’il se forçait à le faire, mais parce qu’il laissait la vie divine s’exprimer pleinement en lui. La seule chose qu’il faisait, c’était d’accepter de laisser sa volonté propre de côté, parce que Jésus avait aussi une volonté personnelle. Il a une personnalité différente de celle du Père, bien que ce soit le même Dieu. Il dit : « …non pas ma volonté Père, mais la tienne. « Il a choisi de mettre de côté sa volonté personnelle, pour laisser la volonté du Père se faire en lui, par la puissance de l’Esprit qui l’habitait pleinement. Il a simplement mis sa volonté au service de son Père et la vie divine s’est écoulée au travers de lui. Et c’est notre pierre d’achoppement, quand nous voulons faire des choses pour Jésus et que nous faisons des efforts pour lui plaire. Chaque fois on tombe. On prend des résolutions et on continue à pécher. Quand vous voyez le tableau que Paul écrit dans Romains 7, ce n’est pas un tableau très agréable, puisqu’il dit au verset 14 : « La loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché (dans ma nature charnelle). Et le propre de la nature charnelle, c’est de se manifester immédiatement lorsqu’on lui en laisse la possibilité. Dès que nous voulons faire quelque chose par nous-mêmes, même si nous voulons le faire pour Dieu, c’est notre nature charnelle qui s’exprime, et là, c’est la catastrophe, parce que notre nature charnelle ne peut pas obéir à Dieu. Il faut que cette nature charnelle soit complètement mise de côté. Et c’est là que le 4ème point vient, puisque tout se fait par la foi. Je comprends que Dieu m’a libéré de la loi du péché. Il m’a libéré de l’esclavage à ce corps de péché, par la mort et la résurrection de Jésus. Maintenant, je comprends qu’il me libère de tout effort personnel pour le servir. C’est le plus difficile et pénible à comprendre pour des chrétiens. Il y a des chrétiens qui restent enfoncés là-dedans toute leur vie, parce qu’ils aiment le Seigneur et qu’on leur enseigne la Parole : « il va falloir que tu fasses ceci, puis cela, que tu mettes le voile, que tu payes ta dîme, etc. ». Alors, nous voulons le mettre en pratique par un effort de volonté personnelle qui vient de notre chair, de notre volonté, l’âme charnelle qui n’est pas un fruit de la vie du Saint-Esprit en nous, un fruit naturel de ma communion avec Jésus. Quand on est en communion avec Jésus, quand on laisse la vie de Jésus s’exprimer, il va nous faire mettre le voile, nous faire habiller, parler d’une certaine façon, nous rendre polis, aimables et gentils. Mais, cela va être un fruit naturel qui va venir du fait que la croissance va se faire en Dieu et la manifestation du Saint-Esprit va se faire de plus en plus grande dans tous les domaines de ma vie. C’est Christ qui va le faire en moi, si je le laisse faire, si je me mets devant lui en disant : « Seigneur, j’ai compris que mes efforts personnels, même mes bons efforts pour te servir et faire du bien pour toi, c’est de la pourriture », (excusez-moi du terme, mais c’est ça). Dieu n’en veut pas. Il veut que nous recevions de lui tout ce dont nous avons besoin, pour qu’il vive au travers de nous. Il nous demande simplement de croire en sa présence en nous et à la puissance de son Saint-Esprit, de lui offrir nos membres comme un sacrifice vivant, pour que lui prenne le relais et s’exprime au travers de nous. Cela ne veut pas dire que nous allons devenir des pantins, des marionnettes entre ses mains. Dieu aura toujours besoin de notre accord, notre décision de consécration personnelle, de notre foi en son action et en sa Parole. C’est la Parole de Dieu qui va nous guider constamment dans ce travail de manifestation de la vie de Christ. C’est ce 4ème point qui consiste à voir, jour après jour, dans nos vies, la perfection de Christ se manifester. Une fois que j’ai été libéré de l’esclavage de la loi, que j’ai compris que ce ne sont pas mes efforts pour Dieu qui comptent, je me mets devant Dieu en disant : « Seigneur, pendant des années, j’ai voulu faire des choses pour toi, j’ai fait beaucoup de choses pour toi, et apparemment, ça a pu porter beaucoup de fruits pour toi. J’ai parcouru la terre entière en évangélisant des milliers de personnes. Mais ça venait de ma chair, parce que je voulais faire des choses pour toi, et devant toi, ce n’est pas acceptable, si ce n’est pas toi qui l’as fait en moi, si ce n’est pas la manifestation de ta volonté parfaite en moi ». Quand j’arrive à ce point de capitulation complète, personnelle, devant Jésus ; à ce moment là, (4ème point), l’œuvre de la Croix peut se faire profondément en moi. Et c’est la dernière des œuvres de la Croix : me faire comprendre à quel point le Seigneur veut que lui se manifeste en moi et que ce ne soit plus moi qui le fasse pour lui. Il veut que ce soit son bon parfum qui sorte du vase brisé. Rappelez-vous cette femme qui a brisé ce vase de parfum pur et l’a répandu sur les pieds de Jésus. Cela a embaumé toute la pièce. Les disciples n’étaient pas contents parce qu’elle avait gaspillé des milliers de francs d’un parfum de grand prix. Jésus a dit : « laissez-la, elle a fait quelque chose de bien et partout où l’évangile sera annoncé, jusqu’à la fin des temps on racontera ce que cette femme a fait. « Parce qu’elle a fait exactement ce que Jésus veut que nous fassions : que nous brisions ce bouchon qui empêche le parfum de Christ de se manifester, ce bouchon de volonté personnelle, de vie personnelle que Dieu veut complètement briser par sa Croix. Et il veut nous apprendre, jour après jour, à marcher dans une vie crucifiée qui est en même temps une marche par l’Esprit. Si je veux apprendre à grandir en Christ, concrètement cela s’apprend : laisser la vie de Christ s’exprimer, marcher par l’Esprit et non plus par la chair, cela s’apprend concrètement dans une communion personnelle avec Jésus, tous les jours. Il dit dans Romains 8:1 « Il n’y a maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus, qui marchent non selon la chair mais selon l’Esprit. La loi de l’esprit de vie en Christ m’a libéré de la loi du péché et de la mort. « Au verset 4 il dit : « …afin que la justice de la loi fût accomplie en nous qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit. « A partir de là, commence ton apprentissage quotidien de la marche par l’esprit, parce que tu sais que l’Esprit de Dieu habite en toi. Tu as en toi un Aide puissant. Alors, comment apprendre quotidiennement à marcher par l’Esprit ? Il le dit au verset 11 : « Si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous… », c’est le cas pour tout ceux qui ont accepté Jésus, « …celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts… », c’est à dire Dieu notre Père qui a ressuscité Christ par son Esprit, « …rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, frères, nous ne sommes pas redevables à la chair, pour vivre selon la chair. Si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps… », par l’Esprit qui habite en vous, « …vous vivrez. » Là, c’est notre apprentissage quotidien. Alors, comment recevoir cet apprentissage ?

1. En sachant qu’en Christ nous sommes une nouvelle créature.

2. Que son Esprit habite en nous et que son Esprit a la capacité de rendre la vie à nos corps mortels et de faire mourir les actions de ce corps, complètement, pourvu que nous laissions faire le Saint-Esprit et que nous ne mettions pas notre volonté personnelle sur le chemin du Saint-Esprit en disant : « Maintenant  je vais faire les bonnes œuvres, je veux obéir. « Non, laisse agir le Saint-Esprit en toi. Fais confiance à l’action du Saint-Esprit qui va te conduire et t’éclairer sur la situation actuelle que tu es en train de vivre. Nous avons besoin de la lumière du Saint-Esprit pour qu’il nous montre où nous en sommes aujourd’hui. Si vous avez le visage sale et que vous voulez le nettoyer, vous allez devant une glace, vous regardez où est la saleté et puis vous vous lavez. Mais il faut qu’il y ait une glace et de la lumière. Placez-vous devant une glace en pleine nuit pour vous nettoyer, ça ne va pas marcher, même si vous avez la meilleure glace du monde et le meilleur savon du monde. Dieu est lumière. Donc, la solution de mes problèmes pratiques de tous les jours, ça ne va pas consister, comme le font les psychologues, à m’examiner, à remonter dans mon passé, à faire une cure d’âme chrétienne : tout cela vient de la chair. Ce qui est chair ne peut pas faire naître l’esprit. Donc, si tu veux voir l’état où tu es aujourd’hui, tu vas te mettre devant le miroir de la Parole de Dieu et tu vas te laisser éclairer par la lumière du Saint-Esprit. Il faut les deux : le miroir de la Parole où je me verrai tel que je suis ; et la lumière de Dieu, du Saint Esprit. Avec les deux, je verrai l’état où je suis aujourd’hui. A ce moment-là, je vais faire mourir les actions du corps, parce que Dieu me l’a montré dans sa Parole, et parce qu’il m’a donné la lumière de son Esprit. A ce moment-là, je vais dire : « Seigneur, je reconnais que je suis sale, lave-moi dans ton sang, je t’en demande pardon. Je me vois maintenant dans le miroir et à la lumière de ta Parole, j’ai compris Seigneur que cela n’allait pas. Maintenant Seigneur, agis en moi pour me transformer comme tu le veux. maintenant je vois clair, agis en moi. « Cela s’appelle marcher jour après jour par l’Esprit dans la lumière du Seigneur. Le Seigneur va me montrer, jour après jour, ce qui est spirituel dans ma vie présente et ce qui est encore charnel. Comme le Seigneur n’aime pas ce qui est charnel dans mon service chrétien, il va quelquefois me faire passer par des expériences bien douloureuses, pour que je comprenne que j’ai à lâcher toute volonté propre, même de le servir. C’est pour cela que tant de chrétiens ont eu à passer par des épreuves difficiles où ils ont eu l’impression d’être complètement abandonnés, mis de côté par Dieu. Parce qu’il fallait que, dans cette situation-là, ils lâchent leur volonté personnelle, qu’ils laissent tomber les dernières racines de volonté personnelle qu’ils avaient en eux pour que la Croix de Jésus vienne tuer ces dernières racines de vouloir en faire à ma tête, comme je le voudrais. Dieu ne veut pas tuer notre volonté, il veut tuer notre volonté personnelle. Il veut que notre volonté soit mise à son service. Il ne veut pas que ce soit notre volonté qui dirige notre vie, mais la sienne. Donc, il va me montrer tous les endroits où ma vie est encore dirigée par ma volonté personnelle. Il va faire la lumière et me dire : « La solution c’est que tu comprennes que ma Croix est passée par là et maintenant, toi, tu vas te charger de ta croix, c’est-à-dire que tu vas apporter ta volonté personnelle pour qu’elle soit remplacée par ma volonté. C’est cela la croix : tu vas accepter de renoncer à ce qui te coûte actuellement, que tu veux garder pour toi ». Vous vous rappelez la parabole où Jésus parle à un homme qui avait respecté toute la loi de Dieu. Il lui dit : « Toi, il te manque une chose : tout ce que tu as, vends-le, donne-le aux pauvres et suis-moi. « C’était son problème. Il respectait toute la Parole, mais il avait encore une idole dans son cœur qui l’empêchait d’être un disciple de Jésus et de recevoir la vie de Jésus. Et, à la lumière du Saint- Esprit et de la Parole, il va nous montrer tous les points où nous sommes encore attachés pour faire notre volonté personnelle que nous allons lâcher, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien afin que ce que Jésus a acquis à la Croix pour nous se manifeste enfin pleinement. Et je terminerai en lisant deux passages. Dans Luc 17:31, il parle de l’enlèvement et il dit : « En ce jour là, que celui qui sera sur le toit, et qui aura ses effets dans la maison, ne descende pas pour les prendre. « Ne sois pas comme la femme de Lot. Le Seigneur lui avait dit : « Ne te retourne pas. Sinon tu vas périr ». Elle s’est retournée parce que son cœur était attaché à Sodome. Elle a été transformée en statue de sel. Il continue au verset 3 : « … ne descends pas prendre tes effets dans ta maison et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas non plus en arrière. Souvenez-vous de la femme de Lot. Celui qui cherchera à sauver sa vie la perdra. « Cela veut dire : celui qui cherchera à sauver sa vie par ses propres moyens et sa propre volonté d’en faire à sa tête la perdra. Il ne sera même pas enlevé (on est ici dans un contexte d’enlèvement). « Et celui qui la perdra la retrouvera. Je vous le dis, en cette nuit-là, de deux personnes qui seront dans un même lit, l’une sera prise et l’autre laissée. » Alors, bien-aimé, ça veut dire que si ton cœur est encore attaché ici-bas à quelque chose de plus que Jésus, tu seras tellement lourd que tu ne pourras pas monter, parce que ton cœur veut revenir en arrière. Tu es attaché à un homme ou à une femme ou à un ministère ou à quelque chose que tu es en train de faire. Suppose, par exemple, que tu sois un serviteur de Dieu en train d’accomplir une œuvre grandiose pour Dieu. Elle n’est pas tout à fait achevée, au moment où la dernière trompette sonne, et tu dis au Seigneur : « Je n’ai pas encore fini Seigneur, regarde ton œuvre ». Qu’est-ce qu’il te dira Jésus ? »Reste et finis-le. Et moi, j’emporte tous ceux qui sont prêts à partir avec moi ». Si ton cœur est attaché à faire quelque chose, alors que Jésus te dit : « Laisse tomber tout ça et viens », si tu dis non, parce que tu as encore des choses à faire pour le Seigneur, tu cherches encore à faire ta volonté propre. Tu n’es pas encore détaché. Et pourtant, c’est pour Dieu. Sois libre de faire ce que Dieu va te demander de faire, comme Philippe, en Samarie, où il y avait un grand réveil. Et Jésus lui dit par le Saint-Esprit : « Stop ! Arrête ! Va au désert pour un homme. « Il a immédiatement tout laissé. Il aurait pu dire : « Seigneur, il y a une grande œuvre ici, je ne peux pas laisser ces brebis-là. Il faut les nourrir, il faut organiser une église, nommer des anciens, etc.… » Il a tout laissé entre les mains du Seigneur et il est parti. Il a été conduit par l’Esprit. Il a marché selon l’Esprit. Et je termine le passage, verset 35 : « …de deux femmes qui moudront ensemble, l’une sera prise et l’autre laissée. De deux hommes qui seront dans un champ, l’un sera pris et l’autre laissé. « Tout ça, parce qu’ils cherchaient à sauver leur vie. Ceux qui perdront leur vie, c’est-à-dire qui accepteront de renoncer à leur volonté personnelle, à leurs désirs personnels pour faire la volonté de Dieu, ceux-là vont retrouver leur vie, pour l’éternité. Dans Jean 12:23 : « …Jésus leur répondit : l’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. « Et nous savons comment il a été glorifié : il a accepté pleinement la volonté de Dieu, son Père, de passer par cette Croix maudite pour payer pour nous. « En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits. Celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui hait sa vie… », sa vie personnelle, ses idées personnelles, ses désirs personnels, « …dans ce monde la conservera pour la vie éternelle. Si quelqu’un me sert, qu’il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera. « Le Seigneur savait très bien ce qu’il disait : « Tu veux me suivre ? Suis-moi jusqu’à la Croix, parce que c’est en passant par la Croix que tu vas manifester la vie de résurrection ». Le grain peut rester des dizaines d’années vivant dans un endroit bien sec, mais il ne va pas produire de récolte, parce qu’il ne va pas mourir au sens de se planter dans un sol humide, perdre sa carapace, se désagréger et manifester la vie qui est en lui et produire des dizaines, des centaines de grains. Et Jésus dit : « Si tu restes attaché à ta volonté, cette vie que j’ai placée en toi ne va pas sortir de la coquille, de la carapace. Elle va rester enfermée et tu vas rester seul », alors que Jésus nous a mis dans un corps ensemble. Nous sommes son corps, il est la tête. Si le corps est formé de petits grains tout fermés sur eux-mêmes, ça ne va pas être un corps où la vie va circuler. La vie va rester bloquée dans chaque cellule. Alors que, si cette vie qui est en toi se manifeste en dehors, parce que tu as accepté que ta volonté personnelle, cette carapace, meure pour faire la volonté de Dieu. A ce moment-là, toute la vie va sortir et se manifester. Cela va être une récolte à la gloire de Dieu. Et ça, ce n’est que par la Croix que ça peut se faire. Jésus l’a fait pour nous. Et, en conclusion, je veux revenir sur ces 4 aspects, pour qu’ils soient bien présents à notre esprit, de l’œuvre magnifique que Jésus a accomplie pour nous, à la Croix. C’est grandiose, et, tous les jours, je prie : « Seigneur, révèle-moi encore plus tout ce que tu as fait à la Croix, parce que je n’en vois toujours que des aspects partiels, mais je te prie que tu m’éclaires toujours plus ».

Le 1er aspect,

c’est que nous étions tous des pécheurs, Jésus est mort pour nous, pour payer pour nous. Son sang a été versé, et son sang a la capacité d’effacer complètement les péchés de ceux qui se repentent et qui demandent pardon, au nom de Jésus.

-Le 2ème aspect

, c’est que, au moment où il est mort, toute notre vieille nature est morte en lui, et il veut me le révéler par le Saint-Esprit.

Le 3ème aspect, c’est que, au moment où il est ressuscité, nous qui croyons en lui, nous sommes ressuscités avec lui, à une vie nouvelle qui est entièrement libérée de l’esclavage du péché, de ce corps de mort et de la loi de Dieu qui ne peut plus être respectée maintenant par nos efforts personnels, mais que Dieu va nous faire respecter par son Esprit qui habite en nous. Et son Esprit va nous conduire à l’obéissance naturelle de la loi.

Le 4ème aspect, c’est que tout ce que Jésus a accompli pour nous, cette mort et cette résurrection, il le fait quotidiennement dans ma vie, pourvu que j’accepte de renoncer à ma volonté personnelle. Et comme c’est une croissance ; il va me montrer toujours plus, par la lumière de sa Parole et de son Esprit, où sont les points de ma vie où je tiens encore à quelque chose de personnel, parce que là, ça va bloquer la vie de résurrection. Tout le travail de croissance en moi va consister à appliquer la Croix partout où il y a une volonté personnelle, pour qu’elle soit mise à mort concrètement, afin que je puisse dire, du fond du cœur, comme Jésus l’a dit : « Non pas ma volonté, mon Père, mais la tienne. « Nous avons foi en l’œuvre accomplie par Jésus parce que c’est LUI qui le fait pour nous. Quand il est dit : « que tout votre être entier, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irréprochable pour le retour de Christ. « Il ajoute : « C’est Lui qui le fera. « C’est lui qui va le faire en toi, si tu restes attaché au

Seigneur, si tu l’aimes, si tu abandonnes toute volonté personnelle et si tu dis : « Seigneur, fais ton œuvre en moi, je m’offre entièrement à toi. Fais ton œuvre de crucifixion de ma volonté propre, pour que tout soit mis vraiment à ta disposition et que ta vie s’exprime en moi, pour ta plus grande gloire. « Nous allons voir, à ce moment-là, des choses merveilleuses se passer. Alléluia !

                         Demeurons en Jésus pour produire en tout temps       

                                              le fruit de justice et de sainteté

« « du fruit » ». Vous savez que le Seigneur aime beaucoup les fruits puisqu’Il nous a créés pour que nous portions du fruit en Lui. Et je crois que c’est d’abord pour Lui. Parce que le Seigneur veut goûter ce fruit. Ce fruit, Il l’a créé en nous-mêmes par Son Esprit et Il veut le goûter. Evidemment nous aussi nous avons besoin de goûter le bon fruit les uns des autres que le Seigneur veut nous faire porter, parce que c’est bon de goûter le fruit de l’esprit les uns des autres. Mais je crois que la priorité pour le Seigneur, c’est qu’Il nous a créés pour Sa gloire. Il nous a créés pour que nous puissions participer à Sa gloire, pour être semblables à Lui. Et Il nous a créés pour aussi voir Sa gloire se manifester en nous, pour pouvoir Lui-même goûter ce fruit et Se réjouir dans Sa création merveilleuse qu’Il a faite en nous par Jésus. le fruit est le but suprême de la vie chrétienne de porter du fruit, pas n’importe quel fruit mais le fruit du Seigneur. Je lirai un premier verset dans Jean 15:16, où le Seigneur dit à ses disciples cette dernière Parole, juste avant de monter sur la croix : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. » Ici, Il associe le fruit à l’amour. Vous voyez que le Seigneur nous a appelés pour ce but précis, pour que nous portions du fruit. C’est Lui qui nous a choisis, Il savait d’avance que nos cœurs allaient répondre oui à son appel. Il appelle tous les hommes au salut, mais malheureusement tous ne répondent pas à son appel merveilleux. Et Il sait d’avance ceux qui vont répondre. Et ceux-là, Il les choisit, et Il les choisit pour qu’ils portent du fruit, pour que nous portions du fruit dans la vie et jusque dans l’éternité. « Je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure ». Le Seigneur a envie de voir notre fruit demeurer jusqu’à la fin de notre vie et jusque dans l’éternité. Parce que quand nous serons avec Lui, nous allons porter des beaux fruits devant Lui. Mais déjà sur cette terre, le Seigneur veut que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Parce que quand nous portons ce fruit-là, nous réjouissons le cœur du Seigneur. Et c’est aussi une garantie de voir nos prières exaucées parce qu’Il ajoute immédiatement : « afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne ». Parce qu’il y aura une telle communion à ce moment-là entre le Seigneur et nous, à cause du fruit que nous portons, il y aura une telle union entre le Seigneur et nous, que nos esprits, l’Esprit du Seigneur et le notre, seront fondus. Nous sommes déjà un seul esprit avec Lui. Mais là, dans la communion consciente avec Lui, on connaîtra Sa volonté, on connaîtra Ses désirs. Et toutes nos prières seront exaucées parce qu’elles seront faites dans le fruit, elles seront faites selon le Saint-Esprit, dans la volonté du Seigneur. Et cela réjouira le cœur de Dieu parce que nous savons que Dieu désire donner. Dieu ne pense qu’à ça donner, toujours donner. Il a donné Son fils, Il a donné le salut, Il a fait des dons aux hommes. Tout est un don gratuit. Il veut nous donner ce fruit pour que nous puissions le porter, et que nous puissions aussi répandre nos cœurs devant Lui pour Lui demander de Ses richesses qu’Il est toujours prêt à nous donner, à nous donner, à nous donner sans cesse… Ce fruit dans nos vies c’est deux choses. le caractère même de Jésus. Donc c’est une question de nature. Le Seigneur veut que Son caractère se manifeste en nous. Et ensuite une deuxième chose, ça se traduit par toutes sortes d’œuvres bonnes, d’œuvres que Dieu a préparées d’avance pour que nous les accomplissions. Le fruit c’est le caractère de Jésus et c’est toutes les œuvres de Jésus qu’Il veut accomplir au travers de nous. Et l’un ne va pas sans l’autre parce qu’il est possible d’accomplir de grandes œuvres par la foi sans avoir le caractère de Jésus. Mais ça ne va pas très loin, en tout cas ça n’ira pas dans l’éternité. Puisque ceux qui auront fait des miracles, des signes, des prodiges au nom du Seigneur, même chassé les démons, guéri beaucoup de malades, mais qui auront commis l’iniquité, le Seigneur dit : « Je ne vous ai jamais connus ». Pour glorifier vraiment le Seigneur, il faut accomplir les œuvres de Jésus, toutes sortes de bonnes œuvres. Une œuvre accomplie dans l’amour du Seigneur c’est une œuvre bonne. Si tu fais ta vaisselle, tu balaies ta maison avec un cœur plein d’amour pour Jésus et comme pour Lui, c’est une œuvre bonne qui glorifie le Seigneur. Si tu tailles tes ceps de vigne comme pour le Seigneur en disant c’est Ta vigne Seigneur, je vais le faire comme si c’était Ta vigne, comme si Tu me demandais de le faire. Je vais le faire avec amour, avec soin. Et c’est rempli d’amour que je vais le faire, comme pour le Seigneur. Puisqu’il est écrit : « Tout ce que vous faites, en Parole ou en œuvre, faites-le comme pour le Seigneur », pas pour un patron ou même pas pour moi ou pour mon portefeuille. Je vais lire Galates 5:22, je lirai des versets que nous connaissons bien mais il faut toujours les relire, se les remettre en tête parce que la Parole est vie, elle produit la foi et elle nous remplit du Seigneur. Dans Galates 5:22, voilà le caractère de Jésus, la première chose : « le fruit de l’Esprit (il emploie le mot fruit de l’Esprit, donc c’est l’Esprit en nous que Dieu nous a donné à la nouvelle naissance qui produit ce fruit si certaines conditions sont remplies), c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi. Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs… ». Voilà le caractère de Jésus : l’amour, la joie, la paix… tout ça forme un seul fruit. Il n’y a pas un fruit qu’on doit acquérir d’abord et puis l’autre après. C’est le fruit de l’Esprit qui grandit en nous, dans son ensemble. Bien sûr, on peut avoir des progrès à faire dans telle ou telle partie de ce fruit, mais c’est un seul fruit qui grandit en nous. C’est un seul fruit, le fruit de l’Esprit, le caractère de Jésus grandit en nous. Et notons bien l’expression « fruit de l’Esprit ». Donc plus nous sommes rempli du Saint Esprit, plus le fruit doit grandir dans nos vie, le caractère de Jésus, et en particulier l’amour. Ensuite dans Colossiens 1:9-10 : « Nous ne cessons de prier Dieu pour vous et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d’une manière digne du Seigneur (là il parle d’une marche pratique) et pour lui être entièrement agréables, portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres ». Si le caractère de Jésus grandit en moi, dans ma marche chrétienne je ne vais pas manquer de produire toutes sortes d’œuvres bonnes. De bonnes actions qui n’ont rien à voir avec les bonnes œuvres de la religion. Ce sont simplement les produits de la vie de l’Esprit en moi, cette vie de l’Esprit qui se traduit par toutes sortes d’actions et d’œuvres. Ces actions et œuvres sont remplies de ce fruit, de l’amour, de la joie, de la paix du Seigneur et de tout le caractère de Jésus. Et ces œuvres vont manifester la gloire du Seigneur, exactement comme Jésus a produit Ses œuvres. Elles seront même plus grandes que les Siennes. Si la foi grandit en moi et si le caractère de Jésus grandit en moi, je vais arriver au point où le Seigneur va me faire accomplir les mêmes œuvres que Lui, avec les mêmes conséquences que les Siennes, c’est-à dire pour la gloire de Dieu, pour le salut des âmes, pour la guérison des malades, pour que les captifs soient libérés, et que le Seigneur se glorifie en nous.

Dans Philippiens 1:9 : « Ce que je demande dans mes prières, c’est que votre amour augmente de plus en plus en connaissance et en pleine intelligence pour le discernement des choses les meilleures, afin que vous soyez purs et irréprochables, remplis du fruit de justice qui est par Jésus-Christ, à la gloire et à la louange de Dieu ». Remplis du fruit de justice, donc que nous soyons purs, irréprochables, remplis du fruit de justice. Dans Galates 5, il parle du fruit de l’Esprit, ici il parle du fruit de la justice du Seigneur. Donc ce qui compte pour le Seigneur, c’est de voir ce fruit produit dans nos vies. Et ce fruit  c’est le fruit de l’Esprit, c’est le fruit de la justice du Seigneur en nous. C’est la présence de Dieu en nous. C’est par ce fruit que le Seigneur va reconnaître si nous sommes vrais ou faux devant Lui, et c’est par ce fruit que nous reconnaîtrons tout ce qui est vrai et faux dans ce qui nous entoure, dans le christianisme, dans les ministères, dans ce qui se passe. Le Seigneur nous dit que c’est par le fruit que nous reconnaîtrons ce qui vient vraiment du Seigneur et ce qui ne vient pas du Seigneur. Dans

Matthieu 3, Jean-Baptiste dit au verset 10 : « la cognée est mise à la racine des arbres : tout arbre donc qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu », et en parlant de Jésus : « Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu. Il a son van à la main ; il nettoiera Son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint pas ». Et un peu plus loin dans Matthieu 7, le Seigneur Jésus nous dit au verset 16 : « Vous les reconnaîtrez (en parlant des faux prophètes) à leurs fruits. cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ou un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu (dans la parabole du sarment et du cep, Il dit exactement la même chose : « Le sarment qui ne porte pas de fruits est coupé, il sèche et on le jette au feu »). C’est donc à leurs fruits que nous les reconnaîtrons. » Qui donc ? Les vrais et les faux ministères, les vrais et les faux chrétiens. Mais il faut faire attention parce que le diable imite aussi le fruit du Seigneur. dans l’hindouisme,  par exemple, on rencontre  des gens qui apparemment sont pleins d’amour, de patience et de paix. Ils ont fait des méditations pendant des heures, ils ont réussi à dominer leur corps, leur esprit par des techniques qui sont démoniaques. Et ils arrivent à produire une imitation du fruit du Seigneur. Une imitation d’amour, une imitation de joie, une imitation de paix. Il y a des hindous, des bouddhistes qui sont allés très loin dans l’imitation de ce fruit, qui n’est pas le vrai fruit de l’Esprit. Le vrai fruit de l’Esprit, c’est un fruit à toute épreuve. Il n’y a pas de limites à l’épreuve du fruit de l’Esprit, c’est-à-dire plus les pressions externes et plus les circonstances sont difficiles et plus ce fruit de l’Esprit va nous permettre de produire le caractère de Jésus. Il n’y a pas de limites au fruit réel du Saint-Esprit. Parce que le Seigneur nous a dit : « Aucune épreuve ne vous sera donnée qui ne soit au-delà de vos forces ». Donc le Seigneur qui est bon, permet des épreuves non pas pour que nous puissions exploser en produisant le fruit de la chair ou les œuvres de la chair, mais Il produit des épreuves pour nous tester, nous montrer la limite que nous venons d’atteindre et pour nous dire : « Tu vois, dans l’épreuve que je permets dans ta vie, tu as en moi des provisions suffisantes pour répondre de la bonne manière et pour manifester le caractère de Jésus, que tu as déjà acquis en toi et manifesté en toi ». Et en manifestant le caractère de Jésus dans l’épreuve qui m’est présentée par le Seigneur, je peux aller plus loin dans la croissance du fruit de l’Esprit. Mais il ne faut pas dire : « Si j’ai explosé en produisant les œuvres de la chair, c’est que cette épreuve-là était trop forte pour moi, j’ai craqué ». Ça ce n’est pas un raisonnement juste ! il ne faut jamais dire ça. Quand on dit : « Je craque, la pression est trop forte, alors c’est la colère qui est sortie ! » ce sont les œuvres de la chair qui sont sorties. Il ne faut  pas invoquer la pression extérieure, il faut dire simplement : « Seigneur, je me suis détaché du cep, je n’ai pas fait appel à ta nature et à ton Esprit pour pouvoir répondre comme toi tu le veux à cette épreuve que tu permets. Mais j’aurais pu le faire, j’aurais pu le faire si j’étais resté en toi ». Le Seigneur est bon, Il ne donne jamais une épreuve au-delà de nos forces. Quand une épreuve est au-delà de nos forces, c’est que nous ne sommes pas en Jésus. Je veux dire que nous avons oublié la communion, ou nous avons rétrogradé, ou nous nous sommes endormis spirituellement. Mais si nous avions entretenu cette communion, si nous étions restés bien attachés au cep, nous aurions largement, par l’Esprit du Seigneur, la force de passer au travers de cette épreuve avec le caractère de Jésus. Donc ça ne se fait pas sans effort de notre part, mais ça se fait en restant dans la foi et dans la communion avec le Seigneur. Dans Ephésiens 5:9, le Seigneur parle du fruit de la lumière, dans Galates 5:22, le fruit de l’Esprit et dans Philippiens 1:11, le fruit de la justice. Fruit de la lumière, fruit de l’Esprit, fruit de justice. Pour moi ça veut dire simplement que ce fruit c’est le résultat de la présence de Dieu en moi par Jésus- Christ. C’est le fruit de la manifestation de Dieu en moi et au travers de moi par Jésus. Le Seigneur est en nous, dès la nouvelle naissance, Il nous donne son Esprit pour nous faire renaître, mais le Seigneur veut que Sa présence en nous se manifeste pleinement dans tous les aspects de ma vie, de mon caractère et de mes actions, de mes œuvres. Et c’est donc la conséquence de la manifestation de la présence de Dieu dans ma vie qui va me permettre de produire ce fruit de justice. Le vrai fruit est produit par la justice de Dieu qui grandit en moi. C’est un fruit de justice. La vie de Dieu m’est donnée par Jésus. Cette vie abondante du Seigneur doit se manifester sous la forme d’abord du fruit de la justice. Regardez par exemple dans Romains 1 comme c’est important de rester en communion avec Jésus ! Dans Romains 1:16 : « Je n’ai pas honte de l’Evangile de Jésus-Christ : c’est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec, parce qu’en Lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi ; selon qu’il est écrit : le juste vivra par la foi ». Ce fruit de l’Esprit que Dieu veut produire en nous , il est le produit de la présence de Dieu en nous , mais Dieu nous  demande la foi. « Le juste vivra par la foi ». C’est un fruit de justice. Donc pour que nous produisons ce fruit, il faut que nous Soyons  juste devant Dieu. Un pécheur ne peut pas produire le bon fruit. Un pécheur est un mauvais arbre qui produit du mauvais fruit. Mais à partir du moment où nous sommes devenus la plantation du Seigneur, nous avons en nous une semence de vie qui doit nous permettre de produire le bon fruit. Et ce fruit va être produit par la justice de Dieu en nous qui grandit. Cette justice m’est donnée par la foi. Donc le fruit va grandir dans nos vies , si la foi du Seigneur grandit en nous. « Le juste vivra par la foi ». Vous savez ce que Jean-Baptiste dit aussi au début de l’Evangile de Mathieu quand il parle aux pécheurs qui viennent pour être baptisés. Il dit dans Matthieu 3:8 : « Produisez du fruit digne de la repentance ». La justice de Dieu nous est donnée au départ, par la foi dans l’Evangile et la repentance. « Produisez du fruit digne de la repentance ». La repentance, c’est une attitude permanente du Chrétien. Ne croyons pas qu’on a produit la repentance juste au début, quand on a demandé pardon pour nos péchés, et qu’après c’est fini, on n’en a plus besoin. On a besoin en permanence de l’esprit de repentance. Tant que nous ne sommes pas parvenus à la perfection, nous avons des chutes, nous avons des baisses de régimes, nous avons des choses qui se passent et qui ne glorifient pas Dieu : des péchés quoi, appelons-les comme ils sont ! Et à ce moment-là, nous avons immédiatement besoin de la repentance pour nous remettre dans la justice et nous remettre dans la production du fruit de l’Esprit. Sinon, c’est un ver qui rentre dans le fruit, qui va le détruire. Un manque de repentance, c’est un ver qui va détruire le fruit. Avec un ver dans un fruit, le fruit ne va pas tenir longtemps. Le manque de repentance, c’est le péché qui reste dans nos vies. Il faut que le Seigneur nous  fasse comprendre que Son but numéro un c’est Sa justice en nous  et que pour nous  faire produire la justice, Il  nous a tout donné en Jésus. Il nous a donné l’Evangile de Jésus-Christ. Il nous a donné un Sauveur parfait qui est mort pour nous. Il nous a donné Son sang précieux qui est capable d’effacer tous nos  péchés quand  nous  les Lui confessons . Il nous a donné en Jésus-Christ le Saint-Esprit de vérité, de sainteté et de justice. Il nous a tout donné en Jésus-Christ pour pouvoir produire ce fruit. Donc nous  n’avons  pas d’excuses de ne pas le produire. Il nous a tout donné en Christ. Nous avons comme là sur une table abondamment chargée tout ce que le Seigneur a prévu pour nous , pour nous  faire produire ce fruit. Nous  devons nous  servir et nous devons  utiliser ces moyens de grâce que Jésus nous  donne pour produire ce fruit. La foi dans l’œuvre de Jésus, la justice qui nous est donnée par la foi en Jésus. Et la repentance c’est la première des choses. Ensuite dans Romains 6:22, nous  lisons  à partir du verset 20, ça nous permet de comprendre comment le fruit est produit : « Quand nous étions esclaves du péché, nous étions libres à l’égard de la justice (nous n’avions rien à voir avec la justice). Et quels fruits portions-nous alors ? Des fruits dont nous rougissons aujourd’hui. La fin de ces choses, c’est la mort. (Il y a aussi des fruits produits par la chair, c’est la mort). Et maintenant, (verset 22), étant libérés du péché et devenus esclaves de Dieu, nous avons pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle ». Le salaire du péché, ou le fruit du péché, c’est la mort. Mais le don gratuit de Dieu c’est la vie éternelle. Et le fruit de cette vie, c’est ce fruit de justice qu’est le caractère de Jésus et Ses œuvres. Mais il dit ici que la condition pour que ce fruit soit produit c’est que nous  soyons  affranchi du péché et (les deux sont importants) que nous  soyons  devenu esclave de Dieu. L’affranchissement du péché c’est la libération par l’œuvre de Jésus à la Croix, qui nous  montre que cette nature de péché est crucifiée en Jésus, nous en recevons la révélation. Et nous  restons dans cette révélation, mais il y a aussi autre chose c’est que maintenant nous nous  consacrons  à Dieu. Esclave de Dieu ça veut dire entièrement consacré. « Entièrement consacré, Seigneur, maintenant pour tout le restant de ma vie, je me consacre à Toi pour que Tu puisses produire en moi ce fruit ». C’est donc une obéissance, une  soumission complète au Seigneur. Je  ne peux pas être assuré de produire le fruit s’il n’y a pas les deux : une libération de l’esclavage du péché, et une consécration totale à Dieu. Beaucoup de chrétiens n’arrivent pas à produire le fruit, parce qu’ils sont restés au niveau de la libération du péché. Mais ils n’ont pas consacré complètement leur vie à Dieu pour que Dieu puisse produire en eux ce fruit de justice. Alors si nous avons fait les deux, affranchis du péché et esclaves de Dieu, nous avons pour fruit la sainteté ! La justice, la sainteté, donc le caractère de Jésus et pour fin : la vie éternelle. Et ne nous inquiétons pas, ce fruit va être produit par la vie de Jésus en nous . nous n’aurons pas à nous efforcer de faire pousser ce fruit, nous  aurons  à nous efforcer de rester libéré du péché par la foi, et nous efforcer de rester esclave de Jésus, donc consacré en permanence, à chaque seconde de chaque jour, consacré entièrement à Jésus. Parce que là aussi nous  pouvons quitter notre  consécration. Consacré à Jésus en permanence, et la vie du Seigneur va nous  faire produire ce fruit. Nous  allons voir les transformations. A mesure que le temps passe, nous  disons : « Seigneur, moi j’ai fait ma part, j’ai cru en l’œuvre de Jésus, je l’ai acceptée, je me suis entièrement consacré à Toi ». Si vous faites ça, vous avez pour fruit la sainteté. La vie de Jésus va pouvoir couler. Il n’y a rien qui va gêner le mouvement de la sève, la sève qui va aller dans le sarment pour faire pousser ce fruit et le faire grandir. Il n’y a rien qui va gêner ce mouvement. Si tu brides un arbre, si tu mets un fil de fer autour et que tu serres bien, à la longue ça va le tuer parce que ça va couper le mouvement de la sève. La sève ne va plus monter du tout. Donc il faut qu’il n’y ait rien qui bride la montée de la sève divine en toi, la sainteté qui vient de Jésus. Il ne faut pas qu’il y ait quoi que ce soit

qui vienne du péché ou d’un manque de consécration pour empêcher la sève de Dieu de monter. A partir du moment où elle monte librement tu vas produire ce fruit. Et juste après dans Romains 7:4, il ajoute un complément : « De même mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi (la loi de Dieu), pour que vous apparteniez à un autre (à Jésus), à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits

pour Dieu. car lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi

agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort (encore une fois). Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli. » Tu vois, ce fruit de l’Esprit va pouvoir être produit en toi si tu laisses tomber tout légalisme religieux, toute façade religieuse. C’est ça la loi, la lettre, c’est le légalisme, la façade, les organisations, les contraintes religieuses, l’organisation humaine ecclésiastique et tout ça.

Vous avez remarqué ce qui se passe dès qu’on commence à organiser une réunion ou un culte, dès  qu’on commence à prévoir… Je ne veux pas dire que chaque fois que c’est organisé le Saint-Esprit n’agit pas, parce qu’on peut organiser dans la présence du Seigneur. Mais en général quand on laisse le Seigneur agir dans la liberté de l’Esprit, et qu’on est sensible au mouvement de l’Esprit, ce n’est plus la lettre, c’est l’Esprit et c’est la vie qui coule. Et on voit la vie du Seigneur agir dans l’Eglise, et dans ma vie. Parce que ce n’est plus la loi de la lettre qui me dirige, c’est l’Esprit du Seigneur, par Sa Parole vivante, qui est Jésus qui agit en moi. Donc nous sommes morts au péché, nous sommes morts à la loi terrible des Juifs qui les obligeait à faire ci, à faire ça, à ne pas faire ci, à ne pas faire ça. Nous, la loi de Dieu est inscrite dans nos cœur maintenant par le Saint Esprit. Et quand nous laissons le Saint- Esprit se manifester, nous obéissons non plus selon la lettre mais selon l’Esprit. Et c’est un apprentissage. Il faut être très sensible à ça parce que les habitudes reviennent vite, les mauvaises habitudes de la chair reviennent vite, la tendance à organiser revient vite. L’homme a horreur du vide et dès qu’il sent un certain vide, il faut souvent qu’il le remplisse. Vous avez remarqué combien souvent nous Chrétiens nous avons du mal à supporter le silence dans les réunions de prière par exemple. Enfin je veux dire un silence qui n’est pas pesant, charnel mais quelquefois, il y a un silence qui vient du Seigneur où Dieu commence à nous parler, où on sent l’onction de l’Esprit venir, où on sent un travail. Et il y en a un qui ne peut plus supporter le silence et qui commence à parler parce qu’il a peur du vide. Le silence fait peur à ce moment-là parce qu’on n’est pas en communion avec le Seigneur. Mais quand je suis en communion avec le Seigneur dans le silence de mon culte personnel ou dans le silence de ma chambre, je n’ai pas besoin de meubler tout le temps par une Parole ou par quelque chose qui vient de ma bouche. Je suis là dans le silence et je dis : « Seigneur je suis dans Ta présence, je T’écoute ». On peut aussi le faire en étant entre nous. Quand le Saint-Esprit descend dans son onction on sent que c’est le moment de ne rien dire. Résistez à la tentation de parler à ce moment-là. Ne meublez pas parce qu’il faut parler ou dire quelque chose. Et on sent très bien la différence entre un silence spirituel et un silence charnel qui est pesant, qui est fait d’une tension nerveuse ou d’un vide spirituel où il faut intervenir pour rétablir l’ordre spirituel. Il faut qu’on soit sensible à ça. Nous sommes libérés de cette obligation d’organiser d’une manière religieuse. Nous sommes libérés de ça. Je préfère passer du temps à ne rien faire devant Dieu pour être sûr d’avoir Sa pensée ou d’être dirigé plutôt que de faire toutes sortes de choses humaines pour meubler ma vie et mes activités, même pour Dieu, alors que ce n’est pas conduit par l’Esprit du Seigneur. Alors ce fruit de l’Esprit c’est donc le fruit de la justice de Dieu qui s’acquiert par la foi et la communion à Jésus. C’est l’œuvre aussi de la Parole, c’est l’œuvre vivante de la Parole en moi. Le fruit de l’Esprit va être produit par une communion intime avec la Parole du Seigneur qui est irremplaçable, qui est le fruit de ma méditation personnelle de la Parole ou de l’enseignement de la Parole qui m’est apportée. C’est en tout cas le fruit de l’Esprit qui rend la Parole vivante dans mon cœur et qui m’édifie dans le Seigneur. Et en m’édifiant dans le Seigneur, je vais grandir dans la production du fruit de l’Esprit parce que je vais comprendre la lumière. C’est aussi le fruit de la lumière. Et la Parole va m’apporter la lumière, va me faire comprendre ce qui ne va pas dans ma vie, va me faire comprendre ce qu’il faut changer. Et à mesure que je vais changer des choses pour les amener à l’obéissance à la Parole, le fruit de la justice va grandir. On parlait tout à l’heure de situations de divorce, etc. pour moi c’est le fruit des ténèbres, ça ne va parfaire grandir le fruit de l’Esprit dans la vie de l’Eglise. Mais à mesure que je dis : « Seigneur j’ai besoin, pour tous les problèmes de ma vie et de la vie de l’Eglise, de comprendre quelle est Ta volonté en matière de marche chrétienne, quelle est Ta volonté en matière de prêts, d’emprunts, quelle est Ta volonté en matière de guérison divine, de médecins, quelle est Ta volonté en matière de marche quotidienne de ma vie. Seigneur j’ai besoin que Ta Parole m’éclaire… », le fruit de l’Esprit va grandir dans la vie de l’Eglise. Si je commence à recevoir du Seigneur des révélations qui ne sont pas confirmées par Sa Parole, ça risque de m’entraîner sur un terrain où je ne peux produire le fruit de l’Esprit, mais sur ce terrain je peux produire le fruit du malin.

J’ai donc besoin de dire : « Seigneur, l’approfondissement de ma communion avec Toi passe

nécessairement par l’approfondissement de ma communion avec Ta Parole ». D’où l’importance d’être ouvert à la Parole du Seigneur et de bien discerner dans ce qui m’est enseigné, si ça vient vraiment du Seigneur ou si ça ne vient pas du Seigneur. Le Seigneur me rend responsable de ma connaissance personnelle de Sa Parole. Un petit test, est-ce que vous êtes remplis de joie chaque fois que vous prenez la Parole pour passer un moment. Ou est-ce que ça commence à être une obligation fatigante. Si tu sens la joie du Seigneur bouillonner dans ton cœur chaque fois que tu prends la Bible, ça va, c’est bon ! Mais si tu te dis : « Je n’ai pas fait mes trois chapitres quotidiens, je n’en ai fait que deux hier avant de me coucher, il faut à tout prix que je le fasse, parce que sinon je vais manquer à mes obligations envers Toi… » Bon ça peut venir du Saint-Esprit parce que le Saint-Esprit va me donner le désir de finir ce troisième chapitre que j’avais tant envie de lire. Mais si c’est une obligation comme ça, parce qu’il faut que tu fasses tes trois chapitres par jour, là tu es sous la loi, tu n’es plus sous l’Esprit. Mais l’Esprit peut aussi te conduire à lire trois chapitres par jour, et même plus. Regardez dans Matthieu 13:23, Il dit : « Celui qui a reçu la semence (la semence c’est la Parole) dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend (ça ne peut être que par le Saint-Esprit), et celui-là il porte du fruit, et un grain en donne cent, un autre soixante, un autre trente ». Bon, le plus possible Seigneur, mais en tout cas produire du fruit ! Il faut que j’entende la Parole par l’Esprit du Seigneur. Je dis : « Seigneur j’ouvre Ta Bible, guide-moi par Ton Esprit ». Je peux me faire un programme quotidien de lecture ou annuel. C’est bon d’ailleurs de le faire, mais il faut toujours dire : « Seigneur guide-moi par Ton Esprit. Montre-moi en tout cas dans ce que je suis en train de lire, l’application pour ma vie. Ouvre-moi les écluses des cieux pour que je comprenne Ta Parole ». Vous savez, Jésus est la Parole vivante. Son plus cher désir c’est que je grandisse, comme Il le dit dans le passage qu’on a lu dans Colossiens 1:9 en toute sagesse et intelligence spirituelle. Je ne dois pas

grandir dans la naïveté spirituelle. Je dois être naïf comme un enfant pour ces choses-là mais je dois grandir dans l’intelligence spirituelle de la Parole. Je dois mûrir dans la connaissance de la Parole pour pouvoir l’appliquer à ma vie et conseiller les autres et leur dire : « Voilà ce que Dieu dit ». Certains vous répondront : « Ah oui, ça c’est ton interprétation ! » Combien de fois on m’a dit : « Ça c’est ton interprétation ! ». Et je réponds : « Tu peux dire que c’est mon interprétation, d’accord ! mais si c’est le fruit de la révélation du Saint-Esprit dans la prière et la méditation de la Parole, mon interprétation c’est celle du Seigneur. Donc confirme là toi-même dans ta prière personnelle devant le Seigneur pour voir si ce n’est qu’une interprétation humaine, ou si c’est le Saint-Esprit qui nous montre ces choses. La lumière du Seigneur va  Qui est celui qui a reçu la semence dans un cœur ouvert, honnête et bon ? C’est celui qui dit :

« Seigneur, si je m’approche de Ta Parole, c’est pour la comprendre par l’Esprit, pour la mettre en pratique et pour produire du fruit, parce que je veux Te glorifier. Je veux vraiment que la nature de Jésus soit vue en moi. Et pour ça il faut que je sois imbibé de Ta Parole dans toutes les cellules de mon être entier, dans mon esprit, dans mes pensées ». Le Seigneur dit : « Que tout ce qui est beau, que tout ce qui est bon, tout ce qui est juste, que tout ce qui est digne de louange remplisse vos pensées ». Mais tout ça, ça vient de la Parole du Seigneur, qui vient du cœur de Dieu. Donc plus je vais avoir le désir de lire, de comprendre Sa Parole en disant :  toutes mes pensées, tous mes sentiments, soient remplis de Toi et de Ta Parole », et plus le Seigneur va répondre. Ça c’est un cœur honnête et bon. Et si mon cœur est honnête et bon, la semence va tomber et elle va produire le fruit de l’Esprit en moi, parce que c’est une Parole spirituelle, une Parole vivante qui va produire du fruit. Mais vous voyez que si mon cœur est comme le cœur des trois autres cas de la parabole, avec des pierres, des ronces, des choses qui empêchent la Parole de grandir ou qui vont l’étouffer, ou qui l’empêchent de plonger des racines profondément, le Seigneur va me rendre responsable de nettoyer mon terrain et de préparer ce terrain pour recevoir dans de bonnes conditions la Parole. La préparation du terrain, ce n’est pas l’œuvre du Seigneur ! C’est Lui qui le fait par son Esprit si moi je dis : « Seigneur je veux que toutes les pierres soient enlevées, je veux que les ronces, les mauvaises herbes, les mauvaises graines, les mauvaises racines soient enlevées. Je veux que Ta Parole tombe dans un terrain net et propre. Qu’elle produise du fruit ! » Les agriculteurs et les jardiniers qui m’entendent comprendront ce que le Seigneur veut dire. Il faut que la semence tombe dans un terrain propre et nettoyé en permanence. Et elle va grandir et produire du fruit à la gloire de Dieu. Dans Luc 8:14, Il ajoute une touche qui nous permet de comprendre, toujours dans la parabole du semeur : « Ce qui est tombé parmi les épines, ce sont ceux qui, ayant entendu la Parole, s’en vont, et la laissent étouffer par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie (soucis, richesses, plaisirs de la vie), et ils ne portent pas de fruit qui vienne à maturité ». Ça veut dire qu’ils ont commencé à en porter, du fruit ! Et ce fruit c’était le bon fruit du Seigneur, qui était produit par la bonne semence, lancée par le semeur. Mais malheureusement il n’a pas pu venir à maturité, parce qu’il y avait des choses qui l’ont étouffé : les soucis. Méfions-nous des soucis, bien-aimés. On peut en avoir des soucis, ce n’est pas interdit par le Seigneur. Mais Il nous dit ce qu’il faut en faire : « Décharge-les aux pieds du Seigneur ! » Tous tes soucis, porte-les au Seigneur dans la prière, dans les supplications, dans les actions de grâce et la paix de Dieu gardera ton cœur et tes pensées en Jésus-Christ. La paix de Dieu ! Si tu as des soucis, tu les portes au Seigneur dans la prière et c’est une façon de dégager le terrain de ton cœur de ces pierres et de ces ronces, parce que sinon les soucis vont étouffer la bonne Parole. Tu dois les porter aux pieds du Seigneur dans la prière et dire : « Seigneur maintenant, tu vois, tu as mis Ta paix dans mon cœur parce que j’ai prié pour que ces soucis soient déchargés à tes pieds. Tu t’en occupes, tu prends soin de moi maintenant. Tu t’en occupes ». Et le verset suivant, Il dit : « Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la Parole avec un cœur  honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance ». Tu vois, ce fruit sera porté dans ta vie si ton cœur est dégagé de toutes ces choses qui risquent de tuer la semence. Mais il faut aussi comprendre que pour que ce fruit vienne à maturité il faut que tu persévères dans le fait de garder ce fruit et le fait de tenir ton terrain propre. Ça c’est ce que Dieu te demandera. Lui il fournit une semence qui est une semence de vie, une semence qui a des capacités infinies. Quand vous regardez un petit gland de chêne, c’est tout petit, et ça produit un arbre majestueux qui va vivre des centaines d’années ! Quel rapport y a-t-il entre le gland et le chêne arrivé à maturité ? Apparemment il n’y en a aucun. C’est la puissance de la vie de Dieu qui est dans ce petit gland qui va produire cet arbre majestueux et merveilleux. Pour la Parole du Seigneur, c’est, toute proportion gardée, la même chose. Chaque Parole, chaque iota est une petite graine qui contient en elle toute la semence de la vie de Dieu. Si on la laisse bien en nous, sans la déterrer en permanence, si on en plante de plus en plus, ça va produire des merveilles ! A la gloire du Seigneur. Ça va produire toute la vie éternelle, tous les plans du Seigneur, tout ce qu’Il a prévu dans son cœur. Tout ce grand arbre merveilleux, qui attend de se manifester, il est là, en potentiel, dans cette petite Parole que tu gardes dans un cœur honnête et bon. Et si tu persévères pour la garder, cette vie du Seigneur, elle va produire dans ta vie le caractère même de Jésus. Le fruit parfait de l’Esprit va finir par se manifester en Toi. Mais tu vois que tu as ta responsabilité de persévérer pour la garder dans ton cœur, cette Parole. Dans Jean 15:2, Jésus parle aussi d’une action qui permet au fruit de se développer : « Tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit. Les vignerons, les tailleurs de vignes,

vous savez ce que c’est qu’émonder. Laissez une vigne à l’abandon puis revenez quelques années

après, vous allez voir la taille des grappes : quelques fruits ridicules. Ça va retourner à l’état sauvage, les petits grains minuscules. Tandis que là, quand le Père, le vigneron arrive et par un coup de serpe bien adapté, il taille tout ce qu’il faut tailler pour produire une belle grappe de fruits qui va rendre gloire à Dieu. Il faut que le Seigneur nous émonde. Et émonder ça ne veut pas dire forcément châtier. Il ne faut pas confondre, les deux sont nécessaires. Il faut que le Seigneur émonde, c’est-à-dire coupe ce qui est inutile, ce qui pousse et qui va gêner la production du fruit. Dieu seul sait comment faire. Il va émonder. Et pour moi émonder c’est le signe du passage de la Croix, de la mort ! Quand on coupe on condamne à mort tout ce qu’on coupe. Tailler, c’est couper, enlever puis on jette tout ! Emonder, c’est l’œuvre de la Croix ! Il faut que la Croix produise son œuvre pour que le fruit soit comme le Seigneur le désire. La Croix c’est là où la chair meurt, là où tout ce qui est du monde et de Satan meurt. Et le Seigneur enlève tout ce qui va empêcher le fruit de se manifester pleinement. Jésus dit aussi : « Si tu ne renonces pas à toi-même, tu ne peux pas être mon disciple ». Et Il dit aussi : « Si le grain tombé à terre ne meurt, il ne produit pas de fruit ». Donc la mort en Jésus, la mort de tout ce qui est charnel par la foi en Jésus produira le fruit. Mais il faut que ça reste quelque chose contrôlé par le Père céleste, et que je reçois par la foi. Quand je reçois la mort de Jésus par la foi, je ne me rends pas nécessairement compte, au début, de tout ce que ça comporte. Jésus a tout accompli. Il a tout liquidé dans Sa mort, toute ma vie passée. Je ne me rends pas forcément compte, au début, quand j’accepte Jésus et l’œuvre de la Croix, de tout ce que ça va entraîner comme conséquences dans ma vie. Mais je l’accepte par la foi en disant : « Seigneur, c’est tout accompli en Toi, fais Ton œuvre, que la Croix passe en moi, que la Croix passe profondément dans mon cœur, je veux que ce fruit porte la marque de Ta Croix comme il a porté la marque de la Croix pour la vie du Seigneur Jésus. Dans l’épître aux Hébreux, au chapitre 12, le Seigneur nous dit quelque chose pour la production du fruit, parce que nous sommes Ses enfants légitimes. Dans Hébreux 12:10-11 : « Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon ; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté (voilà le fruit). Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse, et non de joie ; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés (exercés ça veut dire disciplinés) un fruit paisible de justice ». Il reprend encore l’expression : fruit de justice. Ça veut dire que j’aurai besoin non seulement d’être émondé, comme le Seigneur le veut pour produire du fruit, mais à un certain moment, j’aurai besoin d’être châtié, parce que je traîne un peu les pieds, ou que je refuse d’aller pleinement dans la direction que le Seigneur me demande, ou enfin parce que je fais quelque chose qui déplaît au Seigneur. Et parce que je n’ai pas écouté suffisamment Sa voix qui me disait « Change et fais autre chose », j’ai persévéré dans la désobéissance un peu trop longtemps. Le Seigneur est obligé d’employer la verge du châtiment pour que je puisse participer à Sa sainteté et produire un fruit paisible de justice. Donc, ne nous rebellons pas contre le châtiment du Seigneur, mais au contraire disons : « Seigneur, permets-moi d’éviter le châtiment si c’est possible, pour que je puisse comprendre Ta Parole et entrer de moi-même dans Tes voies. Mais Seigneur Toi Tu es le Maître, Toi Tu vois les motivations profondes de mon cœur, j’accepte Seigneur, fais ce que tu dois faire, j’accepte Ton châtiment sans me rebeller, sans amertume». Il y a des chrétiens qui sont châtiés par le Seigneur, mais ils oublient que c’est pour leur bien, pour les faire participer à la justice et à la sainteté du Seigneur. Et ils commencent à maugréer, à rouspéter, à murmurer, à se rebeller en disant : « Seigneur, ça ne va pas. Je ne méritais pas ça quand même ». Et là, ça ne peut pas produire le fruit paisible de justice. Quand Dieu a châtié les Israélites dans le désert à de nombreuses reprises à cause de leur désobéissance, immédiatement dès qu’ils se repentaient et qu’ils reconnaissaient que c’était un châtiment juste et mérité, quand l’expiation était faite, immédiatement le châtiment était enlevé. Il ne devait pas rester plus longtemps que nécessaire. Donc dès que le Seigneur me donne un châtiment, ça veut dire qu’en même temps le Saint-Esprit est en train de travailler pour me convaincre de péché quelque part. Et à ce moment-là étant convaincu de péché, je le confesse, je l’abandonne et le châtiment est ôté. C’est le cas dans le Nouveau Testament pour les Chrétiens qui prennent la Sainte Cène injustement et indignement, c’est-à-dire en ayant une attitude de péché, de rébellion ou de manque de pardon dans le cœur. Et à ce moment-là Paul dit bien que le châtiment du Seigneur vient. Si nous nous jugions nous-mêmes nous ne serions pas châtiés. Il emploie le mot châtier. C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup de malades, et qu’un grand nombre sont morts prématurément, parce qu’ils n’ont pas tenu compte du châtiment du Seigneur pour corriger la cause qui était le fait de prendre la cène indignement. Alors qu’il y avait le péché dans leurs vies et un péché qui n’était pas réglé devant le Seigneur. Mais le Seigneur a voulu que ce châtiment vienne pour qu’ils reviennent à lui. Paul dira même à propos de Chrétiens qui ne se sont pas repentis ou qui ont blasphémé : « Celui-là, je l’ai livré à Satan pour qu’il apprenne à ne pas blasphémer et pour que son corps soit détruit, afin que son esprit vive ». Ça va très loin, c’est fort ! Je prends le cas d’un Chrétien qui prend la cène indignement. Dieu peut évidemment répondre à la prière et le guérir parce qu’Il est tellement miséricordieux. Mais Dieu attend d’abord qu’on règle le problème à la source. Et qu’on dise : « Seigneur je ne veux pas avoir une vie chrétienne de façade ». Parce que finalement, ceux qui prennent la cène indignement sont ceux qui ont une vie chrétienne de façade. Devant les autres et devant les frères et sœurs, ils font semblant que tout va bien, alors qu’ils savent très bien qu’il y a un problème dans leur cœur qui n’est pas réglé, qui n’est pas vraiment réglé au fond. Ils ont peut être demandé pardon, mais du bout des lèvres avant de prendre la cène. Parce qu’on leur a dit : « Ecoutez, examinez-vous, et demandez pardon à Dieu ». Oui, Il pardonne le Seigneur, et puis dès que la cène est passée, on commence une nouvelle semaine et on recommence à pratiquer ce péché-là. Et avant la cène suivante on va redemander pardon. Alors là, le châtiment va venir. On ne discerne pas le corps du Seigneur, c’est-à-dire la sainteté de l’œuvre du Seigneur, le corps de Christ, le corps même du Seigneur qui a été brisé à cause de mon péché. Et si je viens prendre la cène alors que le péché est dans ma vie, c’est une injure faite au Seigneur qui est venu mourir pour mon péché et la cène représente justement la mort de Jésus. Et on annonce Sa mort, on annonce la victoire sur le péché, et on vient prendre la cène en étant dans le péché. Et vous comprenez que c’est terrible pour le Seigneur. C’est une injure faite au Seigneur. C’est la raison pour laquelle Paul dira aux Corinthiens : « Il y a parmi vous beaucoup de malades, et un grand nombre sont morts », morts prématurément, avant le temps. Et Paul n’usait d’aucun ménagement, il était rempli de l’amour du Seigneur. Mais il n’usait d’aucun ménagement pour secouer les Chrétiens pour leur dire : « Mais enfin remettez ça en règle ». Il employait un langage ferme, plein d’amour comme le langage de Jésus qui osait dire aux Pharisiens : « Race de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir… » Il les traitait comme Jean-Baptiste, comme les prophètes. Mais pour les secouer, pour briser cette coquille-là, Paul les traitait sans ménagement : Et vous n’avez pas ôté le méchant du milieu de vous, celui qui couche avec la femme de son père, sa belle-mère. Et vous vous êtes enorgueillis au point de laisser ces choses comme cela. Et vous dites : bon, ce n’est pas important, ou bien : il faut être rempli d’amour ! Vous voyez la différence entre l’amour du Seigneur et l’amour humain, sentimental. Nous devons nous exhorter les uns les autres à produire le bon fruit, mais dans l’amour du Seigneur. Quand nous allons nous reprendre les uns les autres, faisons-le vraiment dans l’amour du Seigneur. Mais faisons-le ! Parce que en le faisant, nous allons aider notre frère, notre sœur, à produire ce fruit de justice. Si tu vois quelque chose que ton frère est en train de commettre et qui est un péché, va voir ton frère, et reprends-le entre lui et toi seul ! C’est ça l’exhortation de la Parole. Ne va pas trouver d’abord le pasteur pour le lui dire, mais va entre lui et toi seul et reprends-le. Et dis-lui : « Mon frère, ma sœur, ce que tu es en train de faire, ça bloque le fruit de l’Esprit dans ta vie, ça bloque la communion avec le Seigneur. Tu es en train de rétrograder, tu es en train de produire un fruit qui te mène à la mort, alors je t’en supplie, reviens ! Reviens au Seigneur ! Et vous voyez que pour faire cela, il faut que nous-mêmes, on soit en communion étroite avec le Seigneur, qu’on soit nous-mêmes ouvert à l’action du Saint-Esprit et qu’on soit vraiment dans l’amour du Seigneur qui n’est pas un esprit de jugement légaliste et de condamnation rigoriste. Si toi, voyant un frère ou une sœur qui a commis un péché, tu te mets au-dessus de lui et que tu le juges pour le condamner, tu ne fais pas ce que demande le Seigneur. Le Seigneur demande d’aller le trouver avec un cœur qui pleure devant ce péché, et le Seigneur te demande de lui dire : « Non ça ne va pas, redresse-toi, parce que sinon c’est la mort qui t’atteint ». Le châtiment du Seigneur, nous pouvons l’éviter quand nous nous jugeons nous-mêmes à la lumière du Seigneur, de son Esprit et de Sa Parole. Je reviens sur l’idée de base « produire du fruit ». Jésus l’a dit dans Jean 15, le fruit va grandir si je demeure en Jésus. Si je demeure en Jésus, dans Sa Parole, dans la communion avec Lui, à l’écoute de ce que dit son Esprit, Sa Parole, à l’écoute de ce que mon Père essaie de m’apprendre, soit en m’émondant soit en me châtiant, le fruit va grandir. Alors en conclusion, je vais montrer ce que produit en nous ce fruit de justice. Nous savons que ce fruit de justice est défini dans Galates 5:22 par toutes ses qualités d’amour, de joie, de paix, de patience, de bonté etc. Mais je vais lire quelques passages qui nous montrent les bénédictions attachées à celui qui s’attache à produire le fruit de l’Esprit. Si ton cœur désire que Dieu produise en toi ce bon fruit avant tout, avant même les dons, avant même la puissance de Dieu, si ton cœur est attaché à produire ce bon fruit, voilà la bénédiction qui va s’attacher à toi. Dans Jérémie 17:7 : « Béni soit l’homme qui se confie dans l’Eternel (voilà la foi, je me confie en Dieu), Et dont l’Eternel est l’espérance ! (mon cœur est attaché à Toi Seigneur) Il est comme un arbre planté près des eaux, et qui étend ses racines vers le courant ; il n’aperçoit point la chaleur quand elle vient, et son feuillage reste vert ; dans l’année de la sécheresse, il n’a pas de crainte (ça veut dire si tu commences à voir autour de toi tout se dessécher, aucune verdure produite, tu n’as aucune crainte, pourquoi ? parce que tes racines sont dans l’eau), et il ne cesse de porter du fruit ». Tu vois, si tu restes attaché à Jésus, tu vas produire du fruit, tu ne vas pas  Dans le Psaume 92, ça c’est une parole pour ceux qui sont âgés (il y en a pour tout le monde dans la Parole de Dieu), Psaume 92:13-17 : « Les justes (vous voyez le fruit de justice) croissent comme le palmier (le palmier est un arbre très résistant, en plus il a la propriété d’avoir des racines très longues) ils s’élèvent comme le cèdre du Liban (qui a des racines solides). Plantés dans la maison de l’Eternel (vous voyez où est mon cœur, où sont mes racines ? dans la maison du Seigneur, c’est-à-dire en Dieu), ils prospèrent dans les parvis de notre Dieu ; ils portent encore des fruits dans la vieillesse (donc si ton cœur est attaché à Jésus, tu peux être tranquille, tu vas porter du fruit toute ta vie jusqu’au dernier jour), ils sont pleins de sève et verdoyants ». Tu ne vas pas craindre la vieillesse, tu ne vas pas craindre de devenir décrépi avec la maladie d’Alzheimer et tout le reste, non ! Tu vas porter du fruit jusqu’au dernier jour pour faire connaître que l’Eternel est juste. « Il est mon rocher, il n’y a point en Lui d’iniquité » (verset 17). Vous voyez encore le rapport étroit entre la justice et le fruit là encore. Les justes qui croissent comme le palmier. Le Psaume 1 : « Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs (et il a décidé de ne plus jamais le faire !), mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Eternel et qui la médite jour et nuit ! Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau, qui donne son fruit en sa saison ». L’autre psaume disait : qui donne son fruit, qui donne en permanence du fruit jusque dans la vieillesse en sa saison. Il y a une saison pour certains fruits. « Et dont le feuillage ne se flétrit pas, tout ce qu’il fait lui réussit ». Tout ce qu’il fait lui réussit, tout ! « Il n’en est pas ainsi des méchants ». Donc si tu as ce fruit de l’Esprit qui est produit en toi par ton attachement à Jésus, tu as une garantie de succès et de réussite parce que tout ce que tu fais est fait en Christ. C’est fait dans le Seigneur. Tu as la communion avec la pensée du Seigneur. Tu sais que ton cœur est attaché à Jésus. Et Dieu sait que ton cœur est attaché à Sa justice. Que ton cœur cherche d’abord la justice du Seigneur, c’est-à-dire la sainteté, la pureté, ces choses d’en haut. Alors, tu peux être tranquille, ton fruit va être produit en sa saison et tout ce que tu fais va réussir. Moi ça me plaît ça, pas pour la réussite de mes projets, mais parce que je vais rendre gloire à Dieu, parce que tout va réussir, même si certaines choses sont un échec pour les hommes qui ne comprennent pas la sagesse de Dieu, pour le Seigneur c’est du tout bon ! réussite à 100% ! Et ça sera révélé le jour du jugement. Quand Dieu mettra en lumière toutes les œuvres cachées des saints, et que tout apparaîtra au tribunal de Christ, nous verrons la Parole du Seigneur montrer ce qui est juste, ce qui est vrai, ce qui a réussi et ce qui a échoué. Dans Proverbes 22:4 : « Le fruit de l’humilité, de la crainte de l’Eternel, c’est la richesse, la gloire et la vie ». Ce sont bien sûr des richesses spirituelles : la gloire spirituelle et la vie éternelle. Mais en tout cas c’est une promesse que ce fruit, le fruit de la crainte de l’Eternel, ou le fruit de justice, le fruit de l’Esprit, ça va être la richesse, la gloire et la vie. Ça veut dire qu’il y aura une telle présence de Dieu dans ta vie que tu vas être une source de richesses, de gloire et de vie pour Dieu, pour les autres et pour toi-même, puisque ça va être une bénédiction qui va couler du trône de Dieu dans ton cœur. Et vous voyez en même temps le rapport qu’il y a entre l’humilité et la crainte de l’Eternel. La crainte de l’Eternel c’est l’humilité. Et l’humilité c’est l’obéissance aussi au Seigneur. L’humilité parfaite du Seigneur Jésus c’était Sa crainte parfaite de la volonté de Son Père. Dans Proverbes 11:30 : « Le fruit du juste est un arbre de vie ». Ça ne vous rappelle rien l’arbre de vie ? Dans le jardin d’Eden, Dieu avait planté au milieu du jardin un arbre, l’arbre de vie. Il avait aussi planté l’arbre de la connaissance du bien et du mal, et avait prévenu qu’il ne fallait pas en manger. Tandis que l’arbre de vie, ils pouvaient en manger, c’est un arbre de vie éternelle, c’est un arbre qui est le fruit du juste. Dieu appelle le fruit de Sa justice en moi : un arbre de vie. Pour moi, ça me parle de renouvellement complet parce que quand vous plantez une graine dans le sol, ça va produire un arbre, l’arbre va aussi produire des graines qui vont reproduire un arbre qui va reproduire des graines, qui vont se multiplier à l’infini. Parce qu’une graine va en produire cent mille sur un arbre et cent mille vont en produire cent mille autres chacune. Cet arbre de vie va entretenir la vie en lui et autour de lui parce que c’est un arbre qui est planté en Dieu et qui vit par la vie éternelle. Cet arbre de vie, cité au début de la Bible, dans le livre de la Genèse, on le retrouve aussi au dernier chapitre de la Bible, dans Apocalypse 22, quand il parle de ce fleuve de vie qui sort du trône de Dieu et sur ses bords est planté un arbre de vie qui donne son fruit en sa saison, c’est-à-dire douze fois par an, qui donne son fruit et dont les feuilles servent à la guérison des nations. Et ça c’est le fruit du Juste, le grand Juste, Dieu notre Père, le Saint Esprit, Jésus ! Sa présence en nous nous rend juste et ce fruit de justice nous transforme en arbre de vie. Sur les bords de ce fleuve de vie, cet arbre de vie ce sera nous-mêmes en tant que branches du grand arbre de vie qui est le Seigneur Jésus. Nous peuplerons la Jérusalem céleste de magnifiques arbres de vie qui vont donner leurs fruits. Ce fruit sera le produit de ta recherche de la justice du Seigneur aujourd’hui. Tu vois que tu es investi dans quelque chose d’éternel. Si aujourd’hui tu es attaché à produire ce fruit en disant : « Seigneur, je veux que toute ma vie soit consacrée à produire ce fruit, à ce que Tu produises en moi ce fruit de justice ». Ça va produire du fruit, tu vas retrouver le plan originel de Dieu qui avait planté cet arbre de vie dans le jardin d’Eden où Il avait placé l’homme. Tu vas le retrouver jusque dans l’éternité, dans la Jérusalem céleste où cet arbre de vie se retrouve planté pour l’éternité et qui continue à produire du fruit chaque saison pour l’éternité, pour la gloire de Dieu. Ça ne va pas s’arrêter. L’arbre de vie, que tu es, va produire du fruit pour la gloire de Dieu dans l’éternité, à chaque saison, là-haut. Alléluia ! Ça vaut la peine de se consacrer au Seigneur en disant : « Seigneur fais Ton œuvre, produis en moi ce bon fruit ». Que nous puissions prier sans cesse, pour nous-mêmes et les autres, en disant : « Seigneur, que nous puissions produire ce fruit. Arrange toute chose pour que ce fruit soit produit. C’est ça qui va te glorifier ». Dans Esaïe 32, au verset 1 : « Alors le roi régnera selon la justice, et les princes gouverneront avec droiture (Ah ! Seigneur, qu’il vienne ce temps où tous les princes de ce monde vont gouverner avec droiture parce que Tu es le Roi de justice sur la terre). Chacun d’eux sera comme un abri contre le vent, et un refuge contre la tempête, comme des courants d’eau dans un lieu desséché, comme l’ombre d’un grand rocher dans une terre altérée. Les yeux de ceux qui voient ne seront plus bouchés, et les oreilles de ceux qui entendent seront attentives. Le cœur des hommes légers sera intelligent pour comprendre ». Ça nous parle du millénium qui vient bientôt par la venue de notre Seigneur merveilleux, et ça parle aussi du règne éternel de Jésus sur la Nouvelle Terre et dans la Nouvelle Jérusalem. A la fin des temps, quand Dieu va rétablir toute chose, il est dit aux versets 16 à 20 : « Alors, la droiture habitera dans le désert, et la justice aura sa demeure dans le verger. L’œuvre de la justice sera la paix (le Prince de Paix), et le fruit de la justice le repos et la sécurité pour toujours (le fruit de la justice, le repos de Dieu et la sécurité de Dieu pour toujours). Mon peuple demeurera dans le séjour de la paix, dans des habitations sûres, dans des asiles tranquilles. Mais la forêt sera précipitée sous la grêle, et la ville profondément abaissée (tout ce qui est humain, charnel). Heureux vous qui partout semez le long des eaux, et qui laissez sans entraves le pied du bœuf et de l’âne ! ». Le fruit de la justice sera le repos et la sécurité ou la tranquillité pour toujours. Et dès maintenant, si tu fais de ta priorité la recherche de ce fruit de justice, ton cœur sera en paix. Et tu reposeras en sécurité à l’ombre du Tout-Puissant. Amen. Alléluia. Pour toujours ! Seigneur, je désire que tu fasses à nouveau couler Ta justice en nous et ta sainteté par ton Esprit, parce que je désire, et Tu désires que nous produisions pleinement ce fruit de justice, ce fruit de Ton Esprit, cette merveilleuse nature de Jésus qui produit tant d’œuvres glorieuses. Tous, ici ,alors que nous sommes dans Ta lumière, dans Ta présence et dans Ta paix, je Te demande, Seigneur et mon Père, au nom de Jésus-Christ, de nous remplir à nouveau de Ton Esprit, de cet Esprit de justice, de sainteté qui nous permet de produire Ton fruit. Seigneur, que Ta lumière se fasse encore plus sur nous, que Ta justice grandisse dans nos vies. Seigneur, et que nous soyons remplis de Toi. Seigneur, je m’incline devant Toi. Je crois que Tu le fais en ce moment même pour chacun de nous Seigneur, et que Tu nous remplis de Ta paix, de Ta paix parfaite en Toi, parce que nous nous confions en Toi et en Ton œuvre merveilleuse. Merci Seigneur pour le fruit de Ton Esprit, qui Te glorifiera jusque dans l’éternité. Amen.

                                            Une vie nouvelle avec Jésus

                     Survol de l’épître de Paul aux Romains, chapitres 1 à 8.

Voici le témoignage du frère henry Viaud Murat qui est la personne qui à répondu  par l’appel de l’esprit saint à ma demande pour l’enseignement que j ‘avais besoin et cette enseignement qu’il transmet à tous ces chrétien isolés, qui n’ont pas l’enseignement dans leur localité et là nous voyons l’appel de jésus le bon berger qui va chercher ses brebis un peu éloignés ou égarer mais des brebis qui appel le bon berger pour qu’il les ramène dans sa bergerie afin qu’elles se prépare à son grand départ dans des verts pâturages merveilleux avec lui et cette appel est  de marcher en temps que chrétien spirituel au lieu de charnel en attendant le retour du bon berger  .voici son témoignage : «  Je suis devenu un enfant de Dieu depuis que j’ai compris que j’étais un pécheur et que j’avais besoin d’un Sauveur. Avant d’être sauvé, j’étais perdu et je ne le savais pas. Je ne savais pas que j’allais en enfer. Je pensais que j’étais un homme bien.. J’avais un bon travail et je m’imaginais que la vie était toute tracée, avec ma femme  et mes enfants. J’étais jeune, j’avais tout ce qu’il fallait pour réussir dans la vie :du travail, une belle femme qui m’aimait et que j’aimais, des beaux enfants. Mais j’avais énormément peur de la mort et je me disais : « Mais après la mort, qu’est-ce qu’il y a ? Est-ce qu’il n’y a rien ? Est-ce qu’il y a un jugement ? Est-ce qu’il y a un enfer ou pas ? » Et comme je n’avais pas de réponse, j’avais mis cela au placard et j’attendais de vieillir, je me disais : « Tu auras toujours le temps d’y penser, en attendant, réussis ta vie, profites-en. » Et un jour cela a commencé par la mort d’un de nos enfants. Une de nos filles est morte brutalement par accident, et là il s’est passé quelque chose. Non pas que le Seigneur cherche toujours à nous atteindre par des tragédies ou des choses de ce genre. Il y a beaucoup de chrétiens qui se convertissent simplement parce qu’ils ont le cœur touché. Mais mon cœur était dur et il fallait que quelque chose se brise. Et là, il a commencé à se briser. Et c’est à cette occasion-là que le Seigneur est entré dans notre vie à tous les deux, ma femme et moi.

Un collègue de l’université a eu l’occasion de nous donner un témoignage, et cela s’est passé le jour de l’enterrement, en plein cimetière. Son témoignage était très court, il s’est approché de moi, il m’a regardé bien dans les yeux et il m’a dit : « Henri, Dieu existe et Jésus-Christ est vivant. » Voilà la prédication. Cela suffit. Ce n’est pas la peine de faire des grandes prédications. « Dieu existe, Jésus- Christ est vivant ! » Quand on a compris cela, on en tire des conclusions. Et il y avait bien sûr le Saint-Esprit qui travaillait avec lui, parce que j’ai senti dans mon cœur que ce que cet homme disait était vrai. Je ne peux pas l’expliquer » ………

Si nous nous trouvons dans la position de la personne qui va parler , vous vous posons surement la question suivante : « Comment va réagir la personne à qui je vais dire un mot ? » Faisons simplement confiance à l’Esprit de Dieu. Semons, même une simple parole : « Jésus-Christ est vivant, Il est vraiment ressuscité ! » C’était le message des apôtres au début. Si nous regardons les premières prédications, ce n’était pas des longs discours de théologie. C’était des hommes qui avaient vu Jésus mort, qui l’avaient vu ressuscité, qui avaient vécu avec Lui quarante jours après sa résurrection, et cela a tellement bouleversé leur vie qu’ils en parlaient à tout le monde. Si quelqu’un n’est pas convaincu aujourd’hui ici que Dieu existe et que Jésus-Christ est vraiment vivant, il a en face de lui quelqu’un qui est convaincu ; il y en a d’autres ici  qui sont convaincus que Jésus est vivant, et que non seulement Il est vivant, mais Il est capable de transformer des vies. le Seigneur veut encourager tout le monde ici à aller plus loin avec Lui dans la mesure où on a une bonne vision des choses. Quand nous avons dans le cœur la vision du plan de Dieu pour notre vie, cela change beaucoup de choses. nous pouvons être converti, nous pouvons être chrétien, mais nous pouvons ne pas avoir de but pour notre vie, sinon d’attendre la mort ou l’enlèvement. Ce n’est pas très positif comme but dans la vie. Autant mourir tout de suite si c’était cela le but. Si le Seigneur nous appelle à la conversion pour nous dire : « J’ai pardonné tes péchés et il y a le ciel qui t’attend ! », si c’était uniquement cela le plan de Dieu autant Lui dire tout de suite : « Mais Seigneur, prends ma vie tout de suite, et fais-moi monter. Puisque tu m’as sauvé et qu’il y a un ciel merveilleux qui m’attend pour l’éternité où je te verrai, autant partir tout de suite Seigneur. On est bien mieux là-haut que sur cette terre de misère ! »

Mais ce n’est pas le plan de Dieu. Vous avez remarqué qu’Il n’envoie pas une crise cardiaque à tous ceux qui se convertissent. Non, ce n’est pas du tout comme cela que Dieu agit. Il veut que nous comprenions qui Il est, et ce qu’Il a fait pour nous, pour que nous puissions rester un moment avec Lui sur cette terre, pour pouvoir en parler à d’autres, pour pouvoir les amener au Seigneur. Il y a beaucoup de gens qui ne connaissent pas Dieu, qui souffrent. C’est vraiment une terre de misère sur laquelle nous vivons. Est-ce que tout le monde connaît Jésus ? Il y a beaucoup de gens qui ne connaissent pas Dieu, ils sont loin d’être dans le paradis. Et je connais même beaucoup de chrétiens qui sont loin d’être sur cette terre dans un paradis ; des chrétiens qui souffrent, des chrétiens qui n’ont pas de but précis pour leur vie, ou des chrétiens qui sont submergés de problèmes, qui sont dans la culpabilité ou qui ont l’impression que leur vie spirituelle est bloquée, qu’il y a quelque chose qui n’avance plus, et qui sont là en train de s’interroger devant le Seigneur en disant : « Mais Seigneur est-ce que cela marche vraiment ? » Nous avons un grand témoignage à donner au monde, aux puissances des ténèbres qui sont présentes dans le monde invisible, nous avons un témoignage à donner à l’Eglise de Jésus-Christ, et avant tout nous avons un témoignage à donner au Seigneur Lui-même ! Le Seigneur a pris la peine de quitter son ciel pour venir s’incarner ici, pour prendre un corps d’homme tout simple comme nous, pour vivre trente-trois ans sur cette terre, pour souffrir ce qu’Il a souffert. Il a souffert à chaque instant sur cette terre, pas seulement à la Croix, mais sur cette terre cela a été une vie de souffrance pour Jésus. Il n’était pas compris, Il était rejeté par sa famille, ses propres disciples ne le comprenaient pas ; les Juifs, le peuple de Dieu vers qui Il avait été envoyé, l’ont rejeté. Il était constamment en souffrance devant le péché, devant la rébellion, devant tout ce qui se passait sur cette terre, Lui qui était venu apporter le salut, la paix dans les cœurs, les siens l’ont rejeté et Il a fini sur une Croix. S’il avait été possible pour Dieu de nous donner le salut et le pardon sans que Jésus prenne la peine qu’Il a prise à quitter son ciel pour venir sur cette terre, s’il y avait eu un autre moyen, Jésus ne serait pas descendu. Il n’y a pas d’autre moyen pour être pardonné de nos péchés que de croire en Jésus-Christ. Il n’y a pas d’autre moyen pour entrer dans le paradis que d’accepter Jésus comme notre Sauveur et notre Seigneur personnel. Il n’y en a pas d’autre. Bien-aimés, il n’y en a pas d’autre. Si nous pensons qu’il y a un autre moyen, nous nous trompons, et un jour si nous ne changeons pas d’avis, nous serons cruellement déçus. remettions maintenant en perspective par la Parole du Seigneur le plan de Dieu pour nos vies, le chemin que Jésus a tracé pour nous, du début à la fin, pour que cela soit clair et puisse nous encourager à continuer sur ce chemin dans la foi en sachant où nous allons. Il faut savoir où l’on va dans la vie. Je commencerai par l’épître aux Romains, du chapitre premier au chapitre 8. Je ne veux pas tout vous lire, mais simplement prendre un certain nombre de versets qui sont comme des étapes sur ce chemin, pour nous montrer où nous en sommes ! Au début de la vie, on ne connaît pas vraiment le Seigneur comme son Sauveur ; cela peut être le cas de quelqu’un qui est dans une religion chrétienne, qui a pu être baptisé dans cette religion, ou aller aux offices, ou à l’église, qui est peut-être né dans une famille chrétienne, mais qui ne peut pas dire honnêtement : « Oui je connais Dieu. » Si je te demande : « Est-ce que tu crois en Dieu ? », tu me diras peut-être oui. Mais si je te dis : « Est-ce que tu le connais personnellement, dans une relation vivante et personnelle qui touche ton cœur ? » Il y en a qui, s’ils sont honnêtes, diront : « Eh bien non. Je crois, mais je ne peux pas dire que je le connaisse vraiment. » Et c’est cela qui intéresse le Seigneur, c’est que notre foi en Lui aboutisse à une vraie connaissance de sa personne. Dieu a créé les hommes pour que les hommes le connaissent, et pour qu’Il puisse déverser dans leur vie toutes ses bénédictions. Il en a beaucoup en réserve. Dieu est amour et il désire avoir en face de Lui quelqu’un d’autre pour lui donner cet amour. Dieu veut en face de Lui des créatures qui le connaissent, parce qu’Il veut déverser son amour dans leur vie et Il veut réaliser son plan dans leur vie. Quel était le plan de Dieu au commencement ? Dieu a commencé par créer l’univers, le ciel, la terre, les étoiles, mais Il avait créé tout cet univers dans un seul but : pour y mettre un homme et une femme. Et quand Dieu a créé Adam et Eve, ils étaient parfaits, sans péché. Il leur a dit que dans le jardin il y avait entre autres, deux arbres, l’arbre de la connaissance du bien et du mal et l’arbre de la vie. « L’Eternel Dieu dit à l’homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras » (Genèse 2:17). Dieu mettait leur obéissance à l’épreuve. Dieu fait toujours comme cela : quand Il nous demande quelque chose, Il nous teste. Il a créé l’homme et la femme sans péché et Il leur a donné le pouvoir de décider si oui ou non ils allaient obéir à son ordre. Il ne leur a pas dit : « Je vous crée pour que vous restiez en permanence avec moi, sans la possibilité de choisir. » Il les a créés pour qu’ils choisissent soit de rester avec Lui, soit de refuser. C’est cela, une vraie marque d’amour. Si tu aimes quelqu’un, tu vas choisir de rester avec Lui et inversement. Si tu te sens lié dès le départ sans avoir le choix, cela n’est pas de l’amour. Dieu voulait créer des hommes et des femmes qui le choisissent et qui choisissent de rester avec Lui. Adam et Eve ont choisi de désobéir et ils sont morts. Et la mort a été d’abord une mort spirituelle : c’est leur esprit qui a été coupé de Dieu. Dieu seul est la vie, et si on est coupé de la source de la vie, on ne peut aller qu’à la mort. Et quelques centaines d’années après, la mort, qui était déjà dans leur esprit, s’est manifestée dans leur corps et ils sont morts physiquement vous comprenez pourquoi nous mourrons tous  à cause de notre appartenance à ce monde de péché qui nous entour quotidiennement et qui s’accumule de génération en génération .Quelle tristesse pour le cœur de Dieu de voir cela. Dieu avait prévu un plan pour cet homme et cette femme. Ce plan était de conquérir l’univers, la terre, pour la peupler, et c’était de manifester la gloire de Dieu dans leur vie, puisqu’ils avaient été créés à l’image de Dieu, c’est-à-dire avec un esprit, une âme, capables de penser, de réfléchir, d’avoir des sentiments comme Dieu. Ils étaient maintenant coupés de la source de la vie et ils allaient à la mort. Ils ont été créés intelligents et pleins de moyens, et il a alors fallu pour s’en sortir, qu’ils comptent sur leur intelligence et leurs moyens personnels, les moyens humains sans Dieu. Et vous voyez ce que cela a donné aujourd’hui : un monde entier ou presque entier qui ne connaît pas Dieu, qui est coupé de la source de la vie, mais qui a plein de moyens intellectuels, scientifiques, et autres, pour essayer de s’en sortir sans Dieu. Vous voyez ce que cela donne ! Le monde qui est autour de nous ne va pas bien. Bien sûr, on a des voitures, des machines à laver, des ordinateurs, des téléphones portables, des choses que l’on n’avait pas il y deux mille ans. Mais ce n’est pas ce genre de progrès qui touche le cœur de Dieu. Ce qui touche le cœur de Dieu, c’est d’avoir des hommes et des femmes qui sont pleins d’amour, qui sont pleins de paix, de joie, qui ne font pas de mal aux autres, qui ne se haïssent pas, qui ne se font pas la guerre. Et aujourd’hui que voyons-nous ? Des hommes qui se font la guerre, qui s’entre-tuent. Et souvent dans l’Eglise qu’est-ce que l’on voit ? Des hommes et des femmes qui se font la guerre et s’entretuent avec d’autres moyens : des divisions, des animosités, des querelles. Tout cela est dû à ce venin qui s’appelle le péché, qui est entré dans l’homme dès le début, quand l’homme et la femme ont désobéi, quand la mort est entrée. Quand ils ont écouté la voix du serpent, c’est comme s’ils avaient été piqués spirituellement par ce venin mortel qui s’appelle le péché, et qui conduit à la mort. Et c’est pour cela que Jésus-Christ est venu ! Il a vu que les hommes que Dieu avait créés, étaient tous tombés dans la mort et le péché, et que s’Il n’intervenait pas, ils seraient perdus pour l’éternité. Dieu a envoyé Jésus-Christ comme moyen pour nous en sortir et nous sauver. Jésus, c’est la porte, c’est le chemin, c’est la vie, la vérité, Il est tout. Jésus est venu sur cette terre et Il a accepté de payer le prix que nous aurions dû payer : la mort. Il l’a prise sur Lui, Il a payé de Sa vie. C’est grâce au fait que la justice de Dieu a été satisfaite, que nous maintenant si nous prenons Jésus comme Sauveur, comme Seigneur, nous pouvons avoir notre péché ôté, et nous pouvons retrouver la communion et la vie avec Dieu. Et c’est ce que l’épître aux Romains nous montre. Au chapitre 1, Paul dit que l’homme est impardonnable s’il ne comprend pas qu’il y a un Dieu, uniquement en voyant la perfection de la création. Il est écrit : « Ils sont inexcusables ». Parce que quand on voit la beauté de la création, dans ses moindres détails jusque dans l’infini, on est obligé de se dire : « Mais ce n’est pas du hasard, il y a quelqu’un qui a fait cela, il y a un Dieu. Je ne le connais pas, mais il y a un être, quelqu’un et j’aimerais le connaître ». Si Dieu voit cet état d’esprit-là dès le début c’est bien parti. Ceux qui sont complètement aveuglés, ce sont ceux qui, à un moment donné de leur vie, ont compris que cette création ne pouvait pas être un hasard et qui ont eux-mêmes dit : « Non, je décide que ce n’est pas un Dieu qui a créé cela ». Et ils s’enferment dans la désobéissance, volontairement, parce que la gloire de Dieu éclate comme à l’œil nu quand on regarde cette gloire dans ses œuvres. C’est le thème du premier chapitre. Les hommes, voyant la création, doivent se dire : « Il y a un Dieu ». Dans le deuxième chapitre, Paul parle aux Juifs. Les Juifs formaient un peuple à part parmi toutes les nations, dans ce sens que Dieu avait choisi au départ un homme, Abraham, qui avait obéi à Dieu, et Dieu pour le récompenser Lui avait dit : « De toi va sortir une nation et de cette nation sortira le Sauveur ». C’était le peuple hébreu. Puis les Hébreux avaient reçu la loi de Dieu, une loi merveilleuse, magnifique. Mais il n’y avait qu’un problème avec cette loi, c’est que personne n’était capable de lui obéir entièrement. Personne, personne ! Les Juifs religieux s’efforçaient de tout leur cœur d’obéir à cette loi, aux centaines de commandements que Dieu avait donnés, mais ils n’y sont jamais, jamais parvenus. Et même aujourd’hui, les Juifs religieux qui passent leur vie à étudier les commandements de Dieu et à essayer de les mettre en pratique, n’y arrivent pas. Ils n’y arrivent pas, non parce qu’il y a trop de commandements, mais ils n’y arrivent pas parce que notre nature nous empêche d’y arriver. On ne peut pas obéir, si nous gardons notre nature de péché. Nous naissons tous sur cette terre dans une nature de péché, par hérédité par Adam et Eve, on n’y peut rien ! Nous naissons pécheurs. On n’a pas choisi de venir sur cette terre pécheur ou « non pécheur », on naît pécheur, on entre dès la naissance déjà sur cette terre dans le péché et dans la mort. Nous naissons sur cette terre pour mourir, c’est terrible. La mort est déjà inscrite dès la conception, dans le petit fœtus qui est dans le sein maternel. Alors ces Juifs qui avaient reçu la loi de Dieu et s’enorgueillissaient, étaient tout contents d’avoir reçu la loi de Dieu. Ils l’enseignaient et Paul leur dit : « Mais toi qui enseigne la loi de Dieu, tu ne la mets pas en pratique. Toi qui te prétends le grand chef spirituel du peuple de Dieu, tu n’es pas capable de mettre cette loi en pratique, et tu n’es qu’un hypocrite ». C’est ce que Jésus disait aux pharisiens : « Hypocrites, vous connaissez la Parole. L’extérieur est très beau, mais dedans vous êtes comme des tombeaux remplis d’ossements. Et tous vos cœurs au départ dans cette vie, sont comme cela, ils sont remplis de pourriture ». Il n’y en a pas un sur cette terre qui naît avec un cœur propre. Pas un. Nous avons tous notre cœur rempli d’impuretés et on s’en rend bien compte en grandissant. C’est donc ce que Paul dit aux Juifs au chapitre 2 de cette épître aux Romains. Ensuite au chapitre 3, il élargit un peu et maintenant il parle à l’humanité tout entière, non seulement aux Juifs mais à tout le monde. Et il dit : « Mais vous savez que finalement, Juif ou pas Juif, on est tous dans le même sac ! Il n’y a pas un seul juste ». Moi je m’imaginais être juste. Je savais bien que je n’étais pas parfait, mais comme j’étais quelqu’un ayant une bonne éducation, que je n’avais jamais été dans la rue, jamais drogué… je m’imaginais que j’étais quelqu’un de bien. Mais quand Dieu fait la lumière, on se rend compte de ce qu’il y a au fond du cœur. C’est ce que Jésus  fait au moment de notre conversion,  le Saint-Esprit vient  faire la lumière dans nos cœur, et qui dit simplement : « Eh bien regarde, jusque-là tu étais dans les ténèbres, tu ne pouvais pas voir ce qu’il y avait au fond de ton cœur, mais je fais la lumière. Regarde un peu ce qu’il y a au fond ». Et si nous sommes honnêtes avec l’esprit saint on s’aperçois que ce n’est pas beau à voir du tout. C’est  très moche et nous comprenons que nous sommes condamnés et ce travail se fait suivant la volonté que l’on  donne pour Chris avec l’aide du saint esprit. Nous n’avons pas à nous enorgueillir devant Dieu. Qu’est-ce que l’on a à faire valoir devant Dieu ? Rien du tout. Le chapitre 3 nous montre donc que tous les hommes sont pécheurs. Il n’y a pas un juste, pas même un seul. Au chapitre 4, il commence à ouvrir la porte et il dit : « Mais puisque vous avez compris que tous, Juifs, Grecs… sont tous pécheurs, il faut que nous sachions que le seul moyen pour être sauvé – ce n’est pas par les bonnes œuvres, ce n’est pas par les bonnes actions, ce n’est pas par obéissance à la loi, nous n’allons pas y arriver, alors arrêtons de nous tromper – le seul moyen d’être sauvé devant Dieu, c’est par la foi, par la foi que Dieu donne ». Comment Abraham a-t-il été justifié ? Par la foi ! Pourtant, Abraham vivait à l’époque de l’Ancien Testament. Il a été justifié parce qu’il a cru ce que Dieu a dit, et parce qu’il a obéi. Il a entendu la Parole de Dieu, il l’a reçue dans son cœur et il a eu la foi. Il a obéi et Dieu l’a déclaré juste. Si Dieu a pu le déclarer juste à ce moment-là, c’est parce qu’Il savait que Jésus-Christ allait venir pour pardonner tous les pécheurs. D’avance, Abraham a reçu le bénéfice du sacrifice de Jésus parce qu’il a eu la foi. Et c’est ce que dit Paul dans ce chapitre 4. Personne ne peut être sauvé autrement que par la foi, mais pas n’importe quelle foi, pas simplement le fait de croire en Dieu, mais le fait de croire en la Parole du Seigneur, en ce qu’Il dit. Il y a beaucoup de gens dans le monde qui croient en Dieu : des musulmans des bouddhistes, des hindous croient en Dieu, mais ils ne croient pas en la vérité dont le nom est Jésus ; ils ne croient pas en la vérité de Dieu qui s’appelle sa Parole. Or, il n’y a qu’une Parole de Dieu, la Bible. Au chapitre 5, puisque Paul vient de dire que nous sommes justifiés par la foi, il va encore un peu plus loin et parle de la foi en Christ. Il dit que Christ, au temps marqué, a été manifesté, il a vécu sur terre. Lui seul au monde a observé parfaitement la loi, et Il est mort pour supporter le prix de ma condamnation. Il fallait que la justice de Dieu soit satisfaite. Dieu devait me condamner à mort à cause de mon péché et comme Il m’aime, Il a envoyé Jésus pour qu’Il soit condamné à mort à ma place. C’est ce que Jésus a fait. Il a été condamné à mort à ma place. Il a payé pour le prix de mes péchés et son sang qui a coulé, a effacé mes péchés. Le sang du sacrifice parfait, le pur précieux sang de Jésus a le pouvoir d’effacer tous les péchés, pourvu que nous croyions. C’est l’objet du chapitre 5 : nous ne sommes justifiés que par la foi en Jésus-Christ crucifié et ressuscité.

Jusqu’au chapitre 5, Paul dresse le tableau de l’humanité, des Juifs et des non Juifs, et tout cela aboutit à un lieu qui s’appelle Golgotha et la Croix. Sur le chemin qu’il y a entre Dieu et les hommes, il y a un passage obligé, c’est la Croix. Personne ne peut passer à côté ou contourner la Croix. La Croix occupe tout le chemin, et tous les hommes qui veulent se tourner vers Dieu pour le rencontrer se heurtent à la Croix. (Ce n’est pas la Croix en elle-même, c’est Celui qui était sur cette Croix ; c’est la personne de Jésus-Christ qui est monté sur cette Croix pour payer pour nous). Et à partir de là, il faut choisir. Et la porte ne s’ouvre que si nous avons reconnu notre condition de pécheur, si nous avons demandé pardon, et si nous avons reconnu que Celui qui est mort sur la Croix, a payé par amour pour nous, pour nous donner la vie et le pardon, le pardon complet de tous nos péchés. Si vous avez vraiment rencontré le Seigneur comme votre Sauveur et votre Seigneur, vous avez écouté le message de l’Evangile et vous avez été confronté à la personne de Jésus, à son amour merveilleux, parce qu’Il a fait tout cela par amour pour vous. Il n’est pas venu nous pointer du doigt en nous disant : « Toi, tu es imparfait, tu es rempli de péchés » Il n’est pas venu faire cela, Il est venu mourir pour nous attirer à Lui par l’amour qui émane de cette Croix, de ce sacrifice, pour nous faire comprendre par son Esprit qu’il fallait que l’on se dégage vite de ce péché qui nous enveloppe si facilement, pour nous réfugier au pied de la Croix et dans les bras de Jésus. Et pour tous ceux qui ont fait cette expérience, qui ont dit : « Jésus, je reconnais que je suis pécheur, pardon, que ton sang me lave, me purifie », le sang de Jésus efface tout et le Saint-Esprit accomplit à ce moment-là un miracle extraordinaire. Il prend notre vieil esprit mort, coupé de Dieu, Il rétablit le contact et Il le fait ressusciter. Il lui rend la vie que Dieu lui avait donnée au départ, du temps d’Adam et Eve, et qui a été perdue ensuite. Et quand tu te tournes vers Jésus dans la foi, Il lave tous tes péchés, Il te pardonne, Il te donne un esprit nouveau, et une vie nouvelle avec Jésus commence. Et pour beaucoup de chrétiens, c’est une vie de problèmes qui commence, de grands problèmes. Je ne dis pas cela pour vous décourager parce que Jésus est la solution. Mais si vous avez une certaine expérience, vous savez que la vie chrétienne n’est pas un tapis de roses. Mais ce qui est le plus terrible pour des chrétiens, c’est de se trouver bloqués spirituellement après quelques mois ou quelques années de grand bonheur avec Jésus. Au début c’est merveilleux quand on sait que notre péché a été enlevé, que l’on peut marcher en nouveauté de vie. On a le cœur débordant de reconnaissance et d’amour, on veut tout faire pour Jésus. Et on fait tellement de choses de travers ! Mais ce n’est pas cela, qui au départ, choque le plus le Seigneur. Le problème du Seigneur à ce moment-là, c’est qu’Il voit des hommes et des femmes – je ne parle pas des chrétiens nés de nouveau, sincères avec Dieu, sérieux avec leur Dieu – mais ceux qui vivent à la surface, à la superficie ! Si vous êtes un chrétien superficiel, un chrétien à la surface des choses, si vous vous contentez de peu et si vous laissez la voix du Saint-Esprit et de votre conscience s’engourdir et s’éteindre, vous n’allez pas trop vous poser de questions sur votre situation ! Mais je n’appelle pas cela la vie de chrétiens sérieux. Les chrétiens sérieux sont ceux qui aiment leur Seigneur et qui veulent Lui plaire, qui lisent la Parole et qui disent : « Mais je vois quand même une grande différence entre ce que Dieu nous demande sur cette terre, les objectifs qu’Il nous fixe, ce que Paul et les apôtres demandent, ce que Jésus demande. Alors on se réfugie derrière l’idée que Dieu est bon et que de toute façon Il va toujours nous pardonner quand on Lui demande pardon, et c’est vrai. Vous pouvez demander pardon soixante-dix fois sept fois par jour à Jésus, vous serez pardonnés et sincèrement pardonnés. Mais vous devez comprendre que le cœur de Jésus a soif d’autre chose pour nous. Il ne veut pas passer son temps simplement à nous pardonner constamment nos manquements, nos péchés. Il est heureux quand nous les Lui confessons, Il est heureux, Il ne demande qu’à nous pardonner. Mais Il ne demande qu’à nous faire avancer jusqu’à un point où on va avoir la victoire sur ce péché, ou quand la tentation va venir, on va pouvoir lui résister et avoir la victoire. C’est cela qui intéresse le Seigneur, ce n’est pas constamment de tomber dans le péché, de Lui demander pardon, c’est de rendre un témoignage qui soit à sa gloire ! Le monde attend que l’Eglise rende un témoignage qui soit à la gloire de Dieu. Et je crois que le Seigneur a tout pourvu pour qu’elle le rende. Et c’est ce que Paul commence à aborder à partir du chapitre 6. Il parle à des chrétiens et il leur dit : « Maintenant que vous avez été transformés, il ne faut plus que le péché règne sur vous. C’est fini, c’est fini, quel qu’il soit ! Même le plus petit ! » Vous pourriez me dire : « Oui, mais quand même, il ne faut pas placer la barre trop haut. Dieu a fait un grand travail dans ma vie. Il y a juste une petite chose : c’est que de temps en temps je me mets en colère contre ma femme, (contre mon mari). Je lui demande pardon, mais ce n’est pas grave ». Mais ci , c’est grave. C’est très grave parce que Dieu a une solution parfaite, et que si nous ne mettons pas sa solution en pratique nous ne glorifions pas son nom. Le célèbre Lincoln, le Président américain qui a été assassiné, disait : « Vous pouvez tromper tout le temps quelques personnes, vous pouvez tromper tout le monde un certain temps, mais vous ne pouvez jamais tromper tout le temps, tout le monde, surtout pas Dieu ». Alors le dimanche ou aux réunions, vous pouvez avoir un extérieur parfait, comme il faut, un comportement de chrétien rempli de l’Esprit, et puis le dos tourné quand vous êtes chez vous, ce n’est plus le même comportement ! C’est en général à la maison que cela se passe, vous avez remarqué ? C’est avec le mari ou la femme, jamais quand il y a quelqu’un à côté. C’est avec les plus proches que ce qui n’est pas réglé ressort, ou alors quand la tension est si forte que là cela explose, on ne peut plus tenir, les barrières ne tiennent plus. Mais est-ce que cela satisfait le cœur de Dieu ? Non. Et cela ne satisfait pas non plus le cœur des enfants de Dieu qui sont honnêtes, qui disent : « Seigneur, on ne veut pas d’hypocrisie, on en a assez, on veut être vrai ». Autant montrer carrément ce que l’on est, en demandant pardon après, plutôt que de le cacher pour faire semblant. Mais le mieux, le mieux, c’est encore d’être transformé complètement pour que le caractère de Jésus se manifeste pleinement en nous. C’est cela la grande victoire sur le péché. Beaucoup de chrétiens, au début de leur vie chrétienne commencent sur les chapeaux de roues parce qu’ils sont pardonnés, ils le savent et c’est vrai, mais ils n’ont pas compris qu’ils traînent encore avec eux une vieille ancienne nature qui s’appelle la chair. Ils n’ont pas compris comment régler son affaire à cette chair qu’ils traînent encore avec eux. Quand cette chair commence à se manifester dans leur vie, par toutes sortes de choses que l’on connaît bien, ils essayent d’avoir la victoire par toutes sortes de moyens, sauf le moyen biblique, le seul, l’unique qui est : la puissance de la Croix ! Il ne faut pas oublier que la chair a des pensées contraires à celles de Dieu, la chair est impure, elle est mauvaise, elle est coléreuse, elle est tout ce que l’on veut, sauf le caractère de Jésus. Maintenant au chapitre 6, Paul s’adresse à ceux qui ont accepté Jésus comme leur Seigneur et Sauveur. On va lire quelques passages dans le chapitre 6 des Romains, au verset 1 : « Que dirons nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? (Certains chrétiens pourraient se dire : Restons faibles et pécheurs, comme cela on peut toujours manifester la grâce de Dieu dans le pardon qu’Il nous donne. Non, ce n’est pas comme cela que l’on va glorifier Dieu.) Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? (Paul a l’air de dire à ces chrétiens : Comment est-ce possible que l’on puisse encore pratiquer quelque chose qui s’appelle le péché ?) Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ (le mot grec c’est « plonger », donc on a été plongé en Jésus, plongé en la mort et la résurrection de Jésus), c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie ». Il commence à leur donner la solution. Quand il leur dit :  » Ignorez-vous que « , cela veut dire que beaucoup de chrétiens, mes bien-aimés frères et sœurs, l’ignorent ou alors ils l’ont lu comme cela, c’est entré quelque part dans une case de l’intelligence, et après la case a été fermée. Mais je vous assure que le Seigneur veut remettre en vie et en lumière tout ce que l’Eglise ignore, et tout ce qu’elle a laissé de côté, c’est-à-dire le message et la prédication de la Croix. Si cela ne va pas dans l’Eglise, c’est que la prédication de la Croix n’est plus prêchée dans sa totalité. On la prêche pour amener des gens au Seigneur, sinon personne ne serait converti, mais on ne la prêche pas dans sa totalité pour nous montrer comment avoir la victoire totale sur le péché, en comprenant vraiment ce que Jésus est venu faire quand Il est mort sur cette Croix.  » Ignorez-vous « , est-ce que tu le sais ? Peux-tu me dire : « Oui moi je le sais » ? Alors si tu le sais vraiment, est-ce que tu le vis ? Si tu ne le vis pas, c’est peut-être que tu ne le sais pas bien, ou peut-être que tu ne sais pas comment le mettre en pratique. Si c’est une doctrine que tu as inscrite là sur un tableau dans ton salon c’est bien, mais c’est encore mieux quand tu le vis vingt-quatre heures sur vingt-quatre, du matin quand tu te réveilles, jusqu’au lendemain matin quand tu te réveilles. Que tu le vives ! Et quand cette  question est posée à des chrétiens : « Ecoute mon frère, ma sœur, est-ce que tu es sûr, convaincu que Dieu t’appelle à marcher sur terre comme Jésus a marché ? », il n’y en a pas beaucoup qui disent oui. La plupart  disent : « Bon je laisse faire le Seigneur, Il est Souverain, Il fait ce qu’Il veut, mais de toute manière sur cette terre personne ne peut être parfait. On ne sera parfait qu’après la mort là-haut ». Cette manière de voir ferme la porte à Jésus, qui voudrait nous montrer comment être parfait sur cette terre. Paul a dû beaucoup souffrir à expliquer cela à ses frères et sœurs, avec des résultats pas toujours évidents. Paul voulait leur dire : « Comme vous avez reçu Christ, marchez en Lui, comme Lui a marché « . Regarde Jésus dans les évangiles : sa marche de tous les jours, son caractère, son amour, sa patience ; Il veut que nous marchions comme cela. Je vais lire Romains 8:29 : « Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères. Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés ». Tout est au passé ; c’est fait, c’est accompli. Il les a prédestinés à être semblables à l’image de son Fils… Oui, là-haut dans le ciel… Vous, ici, maintenant. Quand Jésus, lors du sermon sur la montagne, s’adresse à ses disciples et qu’Il leur dit en terminant son sermon : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait », Il ne leur dit pas : « Plus tard ! pour le moment vivez votre vie misérable et attendez que je revienne vous chercher ». Il ne leur dit pas cela, Il leur dit : « Soyez saints comme je suis saint ». Il parle à des hommes incarnés sur cette terre. « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait », donc parfait comme Jésus puisque Jésus est l’image du Père manifesté dans la chair. Dans le plan que Dieu a pour nous, depuis l’état de pécheur non converti, jusqu’à la perfection manifestée dans la vie du chrétien né de nouveau qui a accepté Jésus, sur ce chemin-là Dieu veut nous expliquer, nous conduire pas à pas pour que l’on comprenne. Il peut le faire. Quand on a compris, quand on sait déjà ce que Dieu veut, cela stimule notre foi. Si la Parole me disait : « Attends que je revienne et d’ici-là vit avec la nature que tu as ; je te pardonnerai chaque fois que tu confesseras tes péchés », je dirai : « Merci Seigneur, mais je suis très triste de vivre comme ça, reprends-moi vite et je ne peux pas donner un témoignage à ta gloire, sinon que tu peux me pardonner à chaque fois que je te demande pardon ». Il faut se débarrasser de cette fausse idée. Elle est plantée par un certain nombre de prédicateurs, qui n’ont pas compris. La Parole qui est annoncée du haut de l’estrade est importante. Des messages qui ne correspondent pas à la vérité de la Parole ne peuvent pas donner la foi ! Si on vous inculque dès le début l’idée que vous ne serez jamais parfaits sur cette terre et qu’il faut rester dans l’humiliation, il y a un problème : l’humiliation; oui ! mais pas l’humiliation d’un pécheur qui n’a pas la victoire sur le péché : non ! Je reste dans l’humiliation et dans l’humilité parce que je sais que si le caractère de Jésus doit se manifester dans ma vie, cela ne sera ni par mes forces, ni par ma volonté personnelle, ni par mes actes quels qu’ils soient, cela sera uniquement par la foi en ce que Dieu dit. C’est comme pour le salut, si je peux être sauvé c’est uniquement par la foi en l’œuvre de Jésus ; si je peux apprendre de Lui à marcher dans la perfection, c’est uniquement par la foi en Son œuvre. Qu’est-ce que vous avez fait pour être sauvés ? Vous avez ouvert votre cœur à la Parole, vous l’avez laissé entrer, elle a produit la foi ; vous vous êtes tournés vers Jésus, vous lui avez demandé pardon, Il vous a donné une vie nouvelle. Qu’est-ce qu’il faut faire pour apprendre de Lui à marcher dans la perfection ? Ecouter sa Parole telle qu’Il l’a donnée, ouvrir votre cœur, laisser le Saint-Esprit faire son œuvre et c’est par la foi que Dieu vous donne la puissance d’y parvenir. Et il y a un apprentissage qui progresse à mesure que la lumière se fait. Je reviens à Romains 6, au chapitre 6 et au verset 5, Paul dit : « En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection… » Il y a là un petit mot qui est important ! Le « si » ne veut pas dire que c’est une éventualité que l’on peut rater, mais cela veut dire qu’il est possible de ne pas y arriver si nous ne faisons pas exactement ce que Dieu nous demande de faire pour y arriver. Si nous voulons marcher dans une vie de résurrection, c’est cela la vie de Jésus, il faut d’abord avoir été plongé complètement dans la mort. Beaucoup de chrétiens voudraient vivre la vie de résurrection, tout en ayant leur vieille nature encore bien vivante. C’est une impossibilité radicale. C’est comme si vous essayiez de mélanger de l’huile et de l’eau, cela ne marchera pas. Si nous sommes devenus conformes à Jésus dans sa mort, cela veut dire que nous sommes vraiment passés par la mort de toute notre vieille nature ; alors là nous pouvons être conformes à Lui dans sa résurrection. Et c’est cela que Jésus commence à faire dès le début de notre nouvelle naissance. Il commence à mettre concrètement à mort, dans notre vie tout ce qui reste encore de la vieille nature en nous. Et si nous n’avons pas compris qu’Il veut faire cela jusqu’au bout, nous allons Lui résister, nous n’allons pas pouvoir être utilisés pleinement par Lui, nous n’allons pas glorifier son nom parce que la vie de résurrection ne va pas pouvoir se manifester pleinement. Elle va être bloquée par tout ce qui n’est pas encore mort dans la chair. Il faut comprendre comment mettre cela à mort. Ce n’est pas simplement en disant : « Bon je sais qu’il faut que je crucifie ma chair ». Combien de chrétiens ai-je entendus dire : « Je la mets bien sous l’eau, mais elle ressuscite tout le temps » ou bien : « Elle a la vie dure ». Ce n’est pas normal. Tu n’as pas à lutter contre la chair et le sang. Une fois que tu as compris comment régler le sort de la chair une fois pour toutes, après tu peux apprendre comment marcher dans la victoire en maintenant la chair tout le temps au fond de l’eau, et dans la vie pratique cela va se faire vite. C’est toi qui lui permets de sortir de l’eau, ce n’est pas elle qui doit commander. Si tu la maintiens par la foi au fond de l’eau, tu pourras marcher dans la vie de résurrection en permanence. Pour marcher dans la vie de résurrection, il faut que notre cœur soit honnête et entier devant Dieu et que l’on puisse dire : « Seigneur, je n’y vois peut-être pas tout à fait clair sur ce qui est charnel, alors je t’en prie, fais la lumière, parce qu’il n’y a que ta lumière qui peut me montrer ce qui est encore charnel ou pas. Fais ta lumière et je t’en supplie montre-moi, apprends-moi comment mettre cela à mort ». Cela va te coûter très cher, cela va te coûter toute ta vie, toute ta vie personnelle, tout ce qui était ta vie dans le passé. Cela va être mis à mort jusqu’au dernier atome. Tu peux compter sur Dieu qui a l’œil fin et qui voit exactement ce qui reste encore vivant de la vieille nature. Quand un petit enfant grandit, si vraiment il doit avoir une vie qui tienne debout, il faut que ses parents l’éduquent. Dans cette éducation il y a des moments où il faut corriger par amour, pas pour cogner dessus parce que l’on est méchant, simplement par amour pour montrer que ceci est bon et cela ne l’est pas. Et si le petit enfant ne comprend pas assez vite, il y a une correction à donner pour qu’il comprenne. Dieu nous traite exactement de la même manière. Si nous traînons les pieds, mais je ne parle même pas de ceux qui traînent les pieds, je parle simplement de ceux qui n’ont pas compris, comme moi c’était mon cas, en tant que chrétien, j’ai mis des années à comprendre comment recevoir la victoire sur le péché. Et comment j’ai compris ? Eh bien j’ai compris sur le tas, quand j’ai fini par être désespéré parce que je voulais vraiment marcher avec Dieu de tout mon cœur, dans une vie qui le glorifie. J’étais désespéré et j’ai dit à Dieu : « Mais Seigneur où est la solution, il y en a tout de même une. Comment avoir la victoire sur ce péché-là, celui-ci, celui-là, celui qui revient tout le temps ? » Ce n’est pas forcément, comme on dit dans le monde des péchés grossiers, mais c’est quelque chose que Dieu considère comme un péché et chacun le sait très bien. Cela peut être le mauvais caractère, l’impatience ou l’impureté, et chacun le connaît très bien parce que le Saint-Esprit parle. Et comme on est honnête devant Dieu, on dit : « Oui Seigneur d’accord, mais je n’y arrive pas, j’ai tout essayé », et tout essayer veut dire « tout » : cela veut dire jeûner, prier, se lever tôt, lire beaucoup la Bible, aller à toutes les réunions… faire tout cela de tout son cœur en disant : « Mais quand même, il va bien y avoir un résultat, je vais quand même manifester la gloire de Dieu ». Mais non, rien de tout cela n’y faisait. Je ne dis pas qu’il ne faut pas venir aux réunions, qu’il ne faut pas lire la Bible, au contraire faites-le. Mais ce n’est pas suffisant pour montrer comment mettre la chair à mort. Alors je peux toujours dire :  » Oui mais dans l’église où j’étais on n’annonçait pas vraiment la Croix dans sa totalité, donc c’est la faute des pasteurs et des dirigeants qui n’ont pas fait leur travail » Le Seigneur dit : « Mais n’est-ce pas écrit noir sur blanc ? Et ne t’ai-je pas donné mon Esprit pour que tu comprennes ma Parole ? » Bien sûr si tu l’entendais dès le premier jour, cela pourrait t’aider. Mais Paul a prêché dès le premier jour la Croix, la puissance de la Croix à des hommes et des femmes, et ils n’ont pas changé : Démas l’a abandonné par amour pour le siècle présent par exemple. Et pleins d’autres. C’est une disposition profonde de cœur, que Dieu nous demande. C’est vraiment une histoire d’amour entre Dieu et nous. Si j’aime mon Seigneur de tout mon cœur, je dois Lui dire : « Seigneur ce que je désire de tout mon cœur, c’est te faire plaisir, c’est te plaire, c’est réjouir ton cœur ». Est-ce que cela vous réjouirait si vous voyiez vos enfants, tout en voulant vous faire plaisir de temps en temps, continuer à vivre une vie de débauche ? Ah ! ils sont gentils avec vous, ils viennent vous donner des fleurs à votre anniversaire, des gâteaux ! Ils sont gentils ! Mais ils ne veulent rien savoir du Seigneur et ils continuent à vivre leur vie. Cela fait souffrir. Et pourtant ils vous aiment. Ce que Dieu désire, c’est une vie où son Fils va pouvoir être manifesté et une vie où son Fils a pris toute la place, où il a remplacé tout ce qui venait de ta vieille nature pourrie. Quand tu désires cela de tout ton cœur et que tu dis : « Seigneur, il va falloir que tu fasses tout dans ma vie pour que cela se manifeste, et que cela se manifeste avant que je meurs. Si tu viens me prendre avant, eh bien gloire à toi Seigneur ! Mais je suis déterminé Seigneur, même si autour de moi il n’y a pas beaucoup de chrétiens qui marchent par l’Esprit, je t’en supplie Seigneur fais ton travail en moi pour que je sois l’un d’eux ! Et je te prie qu’il y en ait beaucoup plus encore. C’est comme cela que tu vas être glorifié ». Et le Saint-Esprit est en train de travailler. Il travaille depuis qu’Il a été envoyé sur cette terre, mais Il travaille dans le cœur de tous les enfants de Dieu pour leur montrer qu’il y a une nouvelle étape à franchir, une nouvelle étape, qui est différente de celle de la conversion où l’on a eu la nouvelle naissance et nos péchés pardonnés, et cette nouvelle étape est capitale pour manifester la nature de Jésus. Cette nouvelle étape, c’est la compréhension profonde de l’œuvre de la Croix, dans ce qu’elle a fait à notre vieille nature charnelle. Quand Jésus est mort, Il a pris toute notre vieille nature, Il l’a clouée, Il l’a mise à mort. Quand Il a été enterré, Il l’a enterrée avec Lui et quand Il est ressuscité, Il nous a fait naître à une vie nouvelle qui est entièrement différente. Déjà cela quand tu l’as compris, c’est quelque chose de fondamental. C’est la base pour pouvoir commencer à marcher par l’Esprit. Comprendre que tout ce qu’il y a dans notre vieille nature, à laquelle on est, hélas, si souvent attaché… c’est une mise à mort que Dieu demande. Qui accepte de mourir comme cela de gaieté de cœur ? Je ne dis pas que vous allez tous accepter de gaieté de cœur, de voir cette vieille carcasse à laquelle nous sommes si attachés, disparaître complètement de la circulation avec ses désirs, ses envies. Or tout doit disparaître ! « Seigneur, tu ne veux pas me laisser juste ça ? Ce n’est pas négatif quand même ? Cela, tu vois une petite envie personnelle ? », mais qui vient de la chair ! Ce que Dieu veut, ce n’est pas nous transformer en robot et nous enlever toute intelligence et tout sentiment, Il veut nous transformer à l’image de Jésus pour que l’on ait son intelligence et ses sentiments, et que l’on puisse les mettre au service du Seigneur, pour être des instruments dociles entre ses mains. Est-ce qu’un instrument entre les mains du chirurgien peut se glorifier de quoi que ce soit ? Non ! Mais le chirurgien veut un instrument qui soit comme il le faut ! Je prends l’exemple d’un chirurgien, mais je pourrais prendre n’importe quelle profession. Je pourrais prendre le peintre ou le mécanicien. Si vous avez un mauvais outil entre les mains, vous n’allez pas faire du bon travail. Si Dieu a pour son service des chrétiens qui continuent à marcher par la chair, au moins en grande partie, Il ne va pas pouvoir faire le travail profond qu’Il veut faire, Il ne va pas être glorifié. Dieu veut nous transformer à l’image de Jésus, Il veut nous faire comprendre comment marcher à l’image de Jésus. Au verset 6 du chapitre 6 : « sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché ». Il y a des chrétiens, je ne sais pas quel est le pourcentage, mais j’aurais tendance à dire qu’il est très grand, il y a des chrétiens qui sont encore esclaves du péché, de tel ou tel péché, oui mais c’est quand même esclave du péché, c’est esclave de la colère, c’est esclave de l’impureté, c’est esclave de ci, esclave de ça… Or, l’apôtre Paul dit bien : « sachant que ». Est-ce que tu sais que ton vieil homme, qui te pousse à l’esclavage du péché, Jésus l’a cloué à la Croix complètement ? Il l’a déjà fait mourir ! Il y a donc là une position, une position que j’appelle légale. Il y a une loi que Dieu a accomplie à la Croix, en Jésus- Christ. Il a une fois pour toutes pris notre vieille nature dans son ensemble, l’a mise à mort dans tous ses aspects ! Le problème c’est qu’il faut que cela passe dans nos vies. Quand le président des Etats-Unis a signé la loi qui abolissait l’esclavage, c’était fait à partir du moment où il a signé la loi. Mais vous savez qu’il y a des esclaves qui sont restés encore esclaves pendant des années, parce qu’ils ne connaissaient pas la loi ou parce qu’on la leur avait cachée, ou même parce que quand on leur a dit, ils ne l’ont pas crue ! Et ils se sont laissé exploiter encore pendant des années, alors que la loi était signée et qu’ils étaient libres ! C’est la situation des chrétiens qui continuent à marcher dans la chair. Peut-être qu’ils savent que leur vieille nature a été crucifiée à la Croix, ils savent que cela s’est passé, mais ils voient que dans leur vie quotidienne cela ne marche pas, alors ils restent esclaves. Mais la plupart n’ont pas entendu dire que la loi était signée. Toute ta vieille nature a été clouée à la Croix et Dieu l’a mise à mort parce qu’il n’y avait rien à en récupérer, rien, rien ! Quelquefois j’entends certains me dire : « Bon tous les mauvais aspects de ma vie passée, c’est normal que Dieu les change, mais il y a quand même les bons aspects. Regarde ma patience naturelle, proverbiale. Regarde l’amour que j’ai dans le cœur pour les pauvres gens, je l’avais depuis même avant ma conversion. Regarde, je n’ai jamais rien volé ». C’est vrai, il y a des gens qui n’ont jamais rien volé dans leur vie d’avant, mais ce n’est pas cela qui les rend justes devant Dieu. Ils ont au-dedans d’eux une nature qui est condamnée à mort et que Dieu a fait mourir, et qui doit être remplacée de fond en comble, même dans ses « bons » côtés. Tout ce qui est amour humain, sentimental, charnel, tout ce qui est patience humaine, sentimentale, charnelle, tout ce qui est « bon » côté de ma vieille nature doit être remplacé par le caractère de Jésus. Et heureusement Seigneur, heureusement ! Parce que si on devait garder quoi que ce soit de la vieille nature, cela voudrait dire qu’on garde encore une partie de l’hérédité et de condamnation de mort et de péché, que Dieu a coupées complètement quand Jésus est mort sur cette Croix. Quand Il est mort toute ma vieille nature avec son hérédité mauvaise, a été mise à mort. Nous devons être désolés de voir les dégâts que fait la psychologie chrétienne ! Quand je vois les psychologues chrétiens, aujourd’hui, reprendre toutes les méthodes de la psychologie des hommes pour essayer de faire avancer les chrétiens sur le bon chemin, je sais que cela n’amènera nulle part sur le plan spirituel. Il n’est pas bon d’utiliser des moyens humains pour régler un problème spirituel, ou alors soyez honnêtes et dites : « Bon j’essaie de régler un problème humain. J’ai encore besoin de mon psychologue parce que je n’ai pas compris la Croix. Mais je vais voir un psychologue chrétien ». Bon cela vous console un peu. Mais savez-vous ce que le Seigneur m’a fait comprendre par l’esprit saint pendant toute ma conversion ? c’est que toute cette psychologie humaine ne sert à rien , j’ai essayer pour plusieurs cas mais le résultat n’est pas là et j’ai compris que c’est avec l’appuis du  seigneur que je vais avancer dans le bon sens pour régler mes problèmes et me tourner vers la Croix parce que cela va vraiment apporter une solution profonde à l’esprit, à l’âme et au corps tout entier ». La prédication de la Croix, c’est la puissance de Dieu pour le salut de ceux qui croient. C’est dire que sur la Croix toute notre vieille nature a été mise à mort en une seule fois, que toute notre hérédité passée a été coupée. Alors on va faire des cures d’âmes, on va dire : « Ta grand-mère qu’est-ce qu’elle faisait et ton grand-père il n’était pas un peu rebouteux, et ci et ça », on va lier des esprits, on va couper des liens, on va briser des malédictions… Et puis ce n’est jamais fini, parce qu’on ne sait jamais où cela s’arrête, alors que tout cela s’est arrêté d’un coup à la Croix. D’un coup ! Tout a été coupé, pourvu que tu passes après dans le domaine de l’esprit pour apprendre à marcher par l’Esprit. Là tu passes dans une autre dimension toute nouvelle, où tu vas recevoir de Dieu des moyens, des instruments propres à te faire avancer vraiment par l’Esprit. Là, tout est nouveau ! Plus rien d’humain. C’est merveilleux de savoir que tout mon passé d’un coup a été englouti dans la Croix, toute mon hérédité, tout ce que j’ai fait dans le passé, tout ce que mes parents, mes arrières grands-parents, jusqu’à Adam et Eve ont fait, tout cela a été englouti dans la mort de Jésus. Et quand Il est ressuscité, Il m’a donné une vie nouvelle, mais cette vie nouvelle Il ne l’a créée que dans mon esprit. Nous sommes composés d’un esprit, d’une âme et d’un corps. L’âme, c’est la partie psychologique, c’est ce qui intéresse les psychologues. Dans l’âme il y a les pensées, les sentiments, les émotions, la volonté. Mais notre esprit est en dehors de cela. Et la nouvelle naissance ne touche que l’esprit ! L’âme n’est pas touchée, le corps n’est pas touché, enfin du moins il en subit des bonnes conséquences, mais c’est l’esprit qui est touché. Mon esprit est né de nouveau. Et il y a une chose que je n’avais pas comprise à ma conversion. Pour être honnête je vous dirai que je l’ai comprise dix ans après ma conversion, quand j’ai eu cette révélation. Alors je pose la question : est-ce que vous l’avez comprise cette chose-là ? – à savoir : quand Dieu nous a fait naître de nouveau en Jésus, Il a créé en nous un esprit nouveau, entièrement nouveau, qui est déjà tout parfait, tout formé en Jésus-Christ, entièrement parfait ! – Il suffit de lire Ephésiens 4:24 pour voir cela. Il est écrit qu’Il nous a donné un esprit nouveau, « créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité ». C’est comme une petite graine qu’Il a plantée en nous, cette graine c’est notre esprit régénéré et si on laisse cette graine s’épanouir et grandir, elle va manifester la nature de Jésus. Mais elle est déjà parfaite. Quand vous plantez un gland de chêne, vous savez qu’il y a déjà dans le gland le chêne tout complet, et que si vous lui laissez le temps, il va se manifester en un chêne magnifique. Dieu a planté en nous, dans cet esprit nouveau, un être nouveau qui est déjà complet, parfait. Ce qui n’est pas du tout complet et parfait, c’est l’enveloppe qui est autour, c’est ce qui reste de la vieille nature, de la chair, de l’âme, du corps qui est encore dans ce que l’on voit dans nos vies. Mais si je sais déjà (« sachant que ») qu’à ma nouvelle naissance j’ai reçu un esprit nouveau, je sais que « celui qui est en Christ est une nouvelle création, toutes choses anciennes sont passées, toutes choses sont devenues nouvelles », dans l’esprit, pas dans la chair bien sûr. Mon esprit est nouveau ! Mon esprit est tout neuf, mon esprit est parfait, mon esprit est pur et saint en Jésus-Christ, parce que c’est Dieu qui l’a créé comme cela. Pouvez-vous imaginer que Dieu puisse créer en nous au départ un esprit qui serait déjà bancal, ou qui serait à moitié parfait, ou qui serait en partie impur ? Cela ne glorifierait pas l’œuvre du Créateur. Quand Il a créé Adam et Eve au départ, ils étaient parfaits, purs et saints. Là, Il crée en moi un esprit nouveau, parfait, et ensuite dans le travail de sanctification, Il va m’apprendre à faire passer la vie de Son Esprit qui passe par mon esprit régénéré, dans mon âme et dans mon corps, et dans mon comportement. Pour cela, il faut que j’apprenne à maintenir dans la mise à mort tout ce qui vient de ma chair, tout ce qui est encore dans mon corps qui vient de ma vieille nature, même si elle est morte à la Croix, il faut que j’apprenne dans ma vie de tous les jours à la garder en permanence dans cette position où elle ne peut plus exercer sa puissance, par la foi. C’est là l’apprentissage de la marche par l’Esprit. Mais si déjà au départ, nous n’avons pas accepté ce que la Parole dit quand Christ nous a fait naître de nouveau, qu’Il nous a déjà donné un esprit parfait en Lui et qu’Il a déjà pris toute notre vieille nature pour la mettre entièrement à mort, si nous ne l’avons pas compris, nous n’aurons pas les bases de foi suffisantes pour avancer ensuite dans la mise en pratique. A chaque instant de la journée, s’il m’arrive de pécher (au sens je me suis emporté, je me suis laissé aller à l’impatience, etc. je sais que c’est un péché, le Saint-Esprit me le montre), je me tourne vers Jésus, je le confesse et je Lui dis : « Pardon Seigneur », le sang de Jésus me lave. Je sais que j’ai ouvert la porte à ce qui reste de ma vieille nature qui habite encore dans mon corps pour qu’elle se manifeste au travers de cet acte, qui s’appelle un péché. A ce moment-là, j’ai oublié qui j’étais vraiment devant Dieu, j’ai oublié ce que Jésus avait fait, pour retomber dans ma vieille nature et lui laisser prendre le dessus. Le fautif, c’est moi qui ne suis pas resté les yeux sur Jésus, les yeux dans la foi, les yeux sur sa Parole pour me rappeler en permanence, et c’est Lui qui me le rappelle par son Esprit, qui je suis vraiment devant Lui grâce à l’œuvre de Jésus et ce qu’Il a fait de moi en Lui. Au début de l’apprentissage, une fois que j’ai eu la révélation : « En Christ tu es parfait dans ton esprit, maintenant tu vas apprendre du Seigneur à marcher dans cette perfection », ce qui était le plus dur pour moi, c’était l’entraînement à garder les yeux sur Jésus et sur sa Parole, du matin au soir. Au début, c’était très dur parce que je me laissais prendre par les activités, mêmes chrétiennes, par les uns les autres, les personnes qui sont autour. Et quand on se laisse prendre et que l’on n’a plus par la foi les yeux sur Jésus et sur sa Parole pour ne pas oublier ce qu’Il a fait et ce que nous sommes vraiment spirituellement en Lui, quand on n’a pas les yeux sur Jésus et sur sa Parole, qu’est-ce qui se passe ? On n’a plus la foi et on coule. Tout de suite on coule ! Jésus marchait sur l’eau et dit à Pierre : « Viens ! » Quand Pierre gardait les yeux sur Jésus et sur sa Parole, il regardait à Jésus, il avait sa Parole dans le cœur : « Le Seigneur m’a parlé, j’y vais ! » Il a marché sur l’eau. Dès qu’il a quitté Jésus des yeux, ce fut la crainte, la tempête qui était autour, il a coulé immédiatement. Il a eu le bon réflexe de se tourner vers Jésus, de crier à Lui et il est reparti. C’est ce qui nous arrive quand on marche par l’Esprit. Je me lève le matin, j’ouvre les yeux, je dis : « Seigneur, c’est merveilleux, tu as créé en moi un esprit parfait, donne-moi la grâce de ne pas l’oublier aujourd’hui, et surtout de marcher sous la direction de ton Saint-Esprit pour que je sache où je suis vraiment toute la journée ». Et voilà mon épouse qui arrive, qui fait quelque chose qui me déplaît ! Alors qu’est-ce qui se passe à ce moment-là ? Immédiatement la vieille nature qui est pourtant morte et enterrée en Christ relève la tête et essaie de prendre le contrôle. Vous voyez bien que c’est important de comprendre que si à ce moment-là précisément, j’ai oublié ce que Jésus a fait, j’ai oublié ce que je suis vraiment en Christ, que j’ai un esprit parfait en Lui, que son Esprit habite en moi et veut m’aider à marcher par l’Esprit, si j’oublie cela, je coule immédiatement et la chair se manifeste au travers de mon corps, de ma bouche, de mes paroles. Alors ce que Jésus nous demande, ce n’est pas quelque chose de surhumain. Il nous dit simplement : « Fixe les yeux sur moi, sur ma Parole et n’oublie pas qui je suis, n’oublie pas ce que j’ai fait, n’oublie pas ce que j’ai fait de toi quand je suis mort et ressuscité, mais c’est dans ton esprit ». Tu as donc en toi un esprit nouveau et tu as une loi de péché qui continue à habiter dans ton corps jusqu’au bout, jusqu’à la résurrection, mais la Croix l’a réduite à néant, la mort de Jésus à la Croix a réduit la loi de péché à néant, pourvu que tu laisses la loi de l’esprit de vie constamment se manifester. C’est un apprentissage tout simple, tout simple. Le problème de beaucoup de chrétiens, et qui était le mien pendant des années, c’est que je ne m’étais pas placé par la foi dans ma position spirituelle en Christ. Je continue à rester en bas à la cave, à me dépatouiller au milieu de ma chair, en disant : « Seigneur aide-moi à dominer ci et ça », et puis comme j’étais dans l’incrédulité par rapport à sa Parole, je ne pouvais pas marcher par l’esprit, c’était impossible. Tandis que là, faire un acte de foi qui consiste à regarder à l’œuvre de Jésus sur la Croix, de comprendre qu’Il a pris toute mon ancienne nature et qu’Il l’a mise à mort, c’est réglé légalement ; mais Il me demande de croire qu’Il a fait une œuvre nouvelle en moi dans mon esprit et que je dois occuper cette place par la foi. Je m’installe par la foi, c’est très simple à dire : « Seigneur ta Parole le dit, je ne vais pas attendre de voir pour croire que j’ai un esprit en moi qui est saint et parfait. Je le crois parce que tu le dis, je m’y installe par la foi et je te demande de m’aider maintenant à voir venir la chair quand elle monte », parce que moi je suis en haut dans les lieux célestes en Christ, ma chair est en bas dans mon corps et sa ruse va être de me faire descendre de ma position, parce qu’elle sait qu’elle ne peut pas monter là-haut. Elle est complètement bloquée par la Croix. Elle n’a qu’une solution, c’est de me faire descendre à son niveau et pour me faire descendre à son niveau, il faut qu’elle me distraie et qu’elle me fasse oublier qui est Jésus, ce qu’Il a fait et ce que je suis en Lui. A l’instant où cela se passe, elle prend le contrôle et elle se manifeste par mon corps. Alors je crois qu’il serait raisonnable d’arrêter là parce qu’il y a une suite pour la prochaine fois. La suite c’est de continuer ces chapitres 6, 7 et 8 de l’épître de Paul aux Romains, mais la merveille des merveilles, c’est le chapitre 8. C’est celui qui est vraiment à la gloire de Dieu. Cette épître nous montre la lutte entre la chair et l’esprit, quand Paul dit : « il y a des choses en moi que je ne peux pas faire », etc. mais le chapitre 8 nous montre la victoire en Jésus. Et ce que Jésus veut pour nous, c’est que la victoire qu’il a remportée sur la Croix, nous puissions la vivre de manière concrète dans notre vie de tous les jours, pour que Lui soit glorifié et pour que tous ceux qui nous entourent sentent la bonne odeur de Jésus-Christ. Prions : Seigneur, c’est avec un cœur reconnaissant que je me tourne vers toi. Je sais que tu es présent au milieu de nous par ton Esprit. Tu connais nos besoins à tous, notre situation à tous, mais je sais que tu veux poser ta main sur tous pour nous bénir, nous accorder ta grâce, illuminer les yeux de notre cœur et nous faire avancer. Et je te demande mon Seigneur, toi que j’aime, je te demande de bénir chacun de ceux qui sont ici, chacun de ceux à qui nous pensons. Que ta bénédiction les touche Seigneur et que nous puissions apprendre de toi à marcher vraiment par ton Esprit, à glorifier ton nom, pour que ton Eglise soit un témoin véritable dans ce monde qui se perd, au nom de Jésus, merci Seigneur, amen.

                                                Une vie nouvelle avec Jésus

                            Survol de l’épître de Paul aux Romains, chapitres 1 à 8.

Je suis heureux de continuer ce que nous avons commencé . Et pour ceux qui n’étaient pas là, je voudrais brièvement résumer, en quelques minutes, ce que nous avions dit. Je reprends l’épître aux Romains. Nous avions commencé à voir ce que signifie l’œuvre de la Croix et ce que Jésus a accompli sur la Croix pour nous et en nous. Dans la vie chrétienne tout revient à la personne de Jésus, tout revient à l’œuvre de Jésus, et tout revient notamment à ce qu’Il a fait à la Croix. Si nous avons bien compris tout ce qu’Il a fait à la Croix, sachant qu’il y a toujours des choses nouvelles à découvrir dans ce que Jésus a fait à la Croix, il y a cependant un certain nombre de vérités de base qu’il nous faut absolument avoir comprises pour mener une vie chrétienne qui soit à la gloire du Seigneur. Et la vie chrétienne qui est à la gloire de Dieu, ce n’est pas simplement avoir reçu le pardon de nos péchés en Christ. Quand Jésus est mort à la Croix, son sang a coulé et ce sang a la puissance de purifier tous les péchés de ceux qui se tournent vers Dieu, dans la foi en Jésus-Christ. Cela, c’est l’aspect premier, indispensable, de base, de l’œuvre de la Croix, que nous devons comprendre, sinon on ne peut même pas devenir chrétien. Si on n’a pas compris que Jésus sur la Croix a payé pour nos péchés, et que sur la Croix, Il a versé son sang pour nous purifier : on ne peut pas se convertir, on ne peut pas être sauvé, on ne peut pas connaître le Seigneur, on ne peut pas avoir une communion avec le Seigneur. Il faut absolument que cet aspect-là, qui est celui de l’Evangile fondamental soit prêché et compris. Il y a un deuxième aspect dans l’œuvre de la Croix, que beaucoup de chrétiens ont du mal à comprendre, ou n’ont pas compris. Je le dis d’autant plus honnêtement, que c’était mon cas pendant des années. Et pourtant je voyais, j’étudiais, je connaissais la Parole. J’avais sans doute entendu ce message, mais il n’était pas devenu vivant dans ma vie. Et ce deuxième aspect, que nous devons non seulement comprendre mais vivre, c’est que quand Jésus-Christ est mort sur la Croix, Il n’a pas seulement payé pour nos péchés, Il a aussi pris toute notre nature de péché pour la faire mourir avec Lui. A la Croix quand Il est mort, nous sommes morts avec Lui et quand Il est ressuscité, c’est là que nous sommes nés à une vie nouvelle par sa résurrection. Et le problème de l’Eglise aujourd’hui, ce n’est pas tellement de n’avoir pas compris le premier aspect de la Croix, qui nous ouvre la porte de la nouvelle naissance. L’Eglise a compris que tout commence par une nouvelle naissance. Le christianisme, ce n’est pas une appartenance à une religion, ce n’est pas une appartenance à une dénomination, c’est une vie vécue en Jésus et par Lui ; c’est un rapport vivant avec Jésus qui passe, et commence par la nouvelle naissance. A la nouvelle naissance, il se produit une œuvre merveilleuse de Jésus-Christ : quand nous nous tournons vers Lui, dans la repentance, pour Lui demander pardon pour nos péchés, après avoir écouté le message de l’Evangile, le Seigneur par son Saint-Esprit, fait en nous une œuvre de re – création spirituelle qui s’appelle la nouvelle naissance en Jésus-Christ. Et sans cette nouvelle naissance, ce n’est pas la peine de commencer une vie dite « chrétienne », elle ne sert à rien, elle n’aboutit à rien. Sans cette nouvelle naissance, on reste au niveau de la religion, on reste au niveau de l’extérieur, de la loi, mais on n’a pas pénétré dans la vie en Jésus-Christ. Je pense que sur ce point, nous sommes tous d’accord. L’homme est composé de trois parties. La Bible nous dit : « que votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Thessaloniciens 5:23). Elle nous montre que notre être complet est composé de trois parties : l’esprit, l’âme et le corps. L’esprit, c’est la partie centrale, spirituelle de notre être qui nous met en communion avec le Seigneur, et avec le monde spirituel du Seigneur, son royaume. Ceux qui ne sont pas convertis au Seigneur, en général leur esprit est dormant, sauf les sorciers, les magiciens et les gens qui servent Satan. Eux ont un contact spirituel par leur esprit non régénéré, avec le monde spirituel de Satan. Mais nous qui sommes chrétiens, notre esprit qui était mort, passe au moment de la conversion, par un attouchement du Seigneur, par une nouvelle naissance, une re-création, qui nous met en contact avec Dieu et avec son royaume. C’est là que nous naissons de nouveau. Jésus le dit à Nicodème : « Si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu » (Jean 3:5). C’est impossible. Et si nous sommes nés de nouveau, nous savons que dans le fond de notre cœur, il s’est passé quelque chose : on sent la vie de Christ en nous, on sent que nous avons reçu le pardon de nos péchés. On le sait. Je ne veux pas parler d’une sensation physique, mais simplement d’un acte de foi parce que Dieu le dit. Si vraiment nos péchés sont pardonnés, on doit dans le fond de notre cœur ressentir dans notre esprit la paix de Dieu, la paix du Seigneur qui nous met en relation avec Lui. Nous avons fait la paix avec Dieu par la foi en Jésus-Christ. Mais ce qui se passe dans la plupart de nos vies, c’est qu’une fois que cette paix avec Dieu est faite et notre nouvelle naissance acquise, il nous faut un certain temps pour apprendre du Seigneur à marcher par l’esprit et non plus par la chair. Il y a tout un travail que le Seigneur fait par son Esprit et par sa Parole, d’abord pour nous faire bien comprendre ce qu’est la chair. La chair, ce n’est pas seulement l’aspect purement corporel, ou sexuel, ou bestial de la nature humaine. La chair, c’est toute la vieille nature non régénérée, que nous avons reçue par notre héritage naturel, en naissant dans ce monde. Quand nous naissons dans ce monde, nous naissons tout entier, esprit, âme et corps, dans la mort et nous sommes pécheurs de naissance. On n’y peut rien, c’est comme cela, nous naissons pécheurs. Quand nous venons au Seigneur et que la nouvelle naissance se fait, notre esprit seul est régénéré ; l’âme et le corps ne sont pas régénérés, ne passent pas par une nouvelle naissance. Bien que tout soit accompli et que tout soit acquis par le Seigneur lorsqu’Il est mort à la Croix, au moment de la nouvelle naissance, il n’y a que notre esprit qui passe par une re-création. Notre âme, c’est la partie purement psychologique de notre être : c’est-à-dire nos pensées, nos sentiments, notre volonté. Et nous voyons bien entendu, que notre corps est encore soumis à la mort, ou à la maladie, ou à des choses comme cela. La mort agit encore, puisque si le Seigneur ne revient pas avant, nous devons tous passer par la mort physique. Mais la mort spirituelle non, c’est fini. Nous sommes maintenant en communion avec le Seigneur et nous avons la vie dans notre esprit. Le Seigneur vient habiter par son Esprit dans notre esprit régénéré. Il ne peut pas venir habiter dans une maison sale et pourrie. Il a besoin d’abord de faire passer notre esprit par une régénération, pour qu’Il vienne y habiter par son Esprit saint. Et de là, par son Esprit et par sa Parole, Il travaille à diffuser, à répandre sa vie dans le reste de notre être, qui ne passe pas par une nouvelle naissance, mais qui passe par un renouvellement. On appelle cela la sanctification. Le Seigneur à partir de la place forte de notre esprit régénéré dans lequel Il habite, fait descendre dans le reste de notre être sa vie, pour renouveler tout notre être, le purifier, le transformer, en attendant la résurrection, où à ce moment-là tout ce qui est mortel sera définitivement englouti dans la victoire et la résurrection de Jésus. Nous attendons avec impatience le retour du Seigneur et la résurrection, en tout cas, parce que là nous savons vraiment que la loi de péché qui continue d’habiter dans nos membres va disparaître, et nous recevrons un corps nouveau, un corps ressuscité, à l’image de celui du Seigneur, pour l’éternité. Entre le moment où nous sommes nés de nouveau et le moment où le Seigneur va revenir faire passer nos corps par la résurrection, il y a cette période plus ou moins longue, où le Seigneur nous apprend à marcher par l’esprit et non plus par la chair. Cela, c’est un point capital que nous devons bien comprendre. Je sais que pour ma part, cela a été un point de méditation de sa Parole et de recherche par la prière. Je voyais bien (quoique né de nouveau et malgré les changements que Dieu avait faits dans ma vie), je voyais bien qu’il y avait des domaines de ma vie, où je n’avais pas la victoire sur le péché ou sur certains péchés, ou certains travers, ou certaines choses qui revenaient (pour lesquels je demandais pardon constamment), mais je languissais après autre chose : « Seigneur, il n’est pas normal que je passe mon temps à pécher, à venir vers toi, à demander pardon. Je sais que tu me pardonnes, mais ce qui serait vraiment à ta gloire, c’est que tu me fasses comprendre comment avoir une victoire concrète sur le péché, pour que la nature de Jésus puisse vraiment se manifester dans ma vie, et que ce qui reste de ma vieille nature ne soit plus un obstacle pour manifester le caractère de Jésus en moi, pour que je vive vraiment une vie qui soit à ta gloire, une vie qui reflète la vie de Jésus-Christ. Comment faire Seigneur pour que mon moi disparaisse pour que Toi tu prennes toute la place, et que je ne sois qu’un simple instrument entre tes mains, pour que le caractère de Jésus se manifeste, sa patience, son amour ? » Nous avons tous dans notre cœur ce désir ardent de glorifier Dieu, en laissant la nature et le caractère de Jésus se manifester dans notre vie, pour marcher sur cette terre comme Il a marché. Et je ne pouvais pas accepter cette idée – que l’on m’enseignait de tous les côtés – que, tant que l’on est sur cette terre, on n’y peut rien, on restera imparfait, que la perfection n’est pas de ce monde, et qu’on ne l’atteindra que lorsque l’on sera de l’autre côté. Il y avait quelque chose dans mon cœur qui ne pouvait pas accepter cela. Je lisais l’Evangile et la Parole, je regardais les commandements du Seigneur et des apôtres : « Soyez saints… car je suis saint » (1 Pierre 1:16), « Soyez parfaits, comme votre Père céleste est parfait » (Matthieu 5:48). Manifestement, il parlait à des hommes qui étaient sur cette terre. Le contexte est clair, Il ne leur disait pas : « Soyez parfaits une fois que vous serez de l’autre côté », mais « Soyez parfaits maintenant, ici ! » Et le Saint-Esprit confirmait à mon cœur que c’était l’appel de Dieu pour moi, et pour son Eglise, son Epouse. Quand Paul dit que Jésus reviendra chercher une épouse pure, sans ride, ni tache ni rien de semblable, cela ne veut pas dire que nous allons vivre dans le péché confessé, pardonné, dans l’imperfection jusqu’au bout, et que simplement au dernier moment, comme Paul dit, nous serons changés en un instant et alors nous deviendrons dignes de monter. Je ne crois pas que c’est ce que le Seigneur veut dire dans sa Parole. « Nous serons changés en un instant » (1 Corinthiens 15:52), veut dire que notre corps mortel va passer par une résurrection vivante, et qu’à ce moment-là nous monterons tous à la rencontre du Seigneur, mais qu’avant ce moment-là, il doit être possible pour le Seigneur de faire en nous ce travail, qui nous permette de marcher comme Lui a marché. Alors à cette époque, j’en avais fait un sujet de prière, d’étude de la Parole et mon cœur criait au Seigneur pour Lui dire : « Seigneur, j’en ai assez de cette vie chrétienne médiocre que je vis ». Peut-être que vu de l’extérieur, certains pouvaient dire : « Tu es un bon chrétien, c’est vrai, tu es un bon chrétien ». Mais est-ce qu’ils étaient là avec moi, quand je me laissais aller à l’impatience ou à la colère avec ma femme, ou avec mes enfants, ou avec des frères et sœurs proches, dans mon travails enfin des choses qui étaient (je le savais dans mon cœur) des péchés et que je devais régler. Vous avez remarqué que c’est toujours avec les plus proches que nous avons les problèmes caractériels les plus forts. On n’a pas de problèmes caractériels avec des frères et sœurs que l’on rencontre pour la première fois, mais si on commence à vivre quelques années avec eux dans l’intimité, là ce qu’il y a au fond commence à ressortir. C’est cela la vie d’Eglise, la vie de couple, la vie de famille. Dieu nous a donné une aide merveilleuse, notre épouse bien-aimée, une aide, parce que tout seul nous aurions, nous hommes, beaucoup plus de difficultés à nous en sortir. Bon, ce n’est pas pour déprécier ceux qui sont célibataires, puisque eux, le Seigneur place à côté d’eux des frères et des sœurs difficiles, pour leur apprendre à marcher par l’esprit. C’est comme cela que l’on apprend, sur le tas ! C’est parce que j’étais confronté dans mes contacts avec ma femme, mes frères et mes sœurs, ou mes frères proches, à des réactions épidermiques, charnelles, qui revenaient constamment et sur lesquelles je n’avais pas la victoire, que j’ai fini par crier à Dieu et dire : « Seigneur, il doit être possible dans ta Parole d’avoir une solution claire et nette, pour que ma vie soit entièrement à ta gloire ». Non pas qu’on atteigne un niveau où on se dit : « Maintenant c’est fini, on n’a plus d’efforts à faire, on a atteint le but, on est tranquille ». Non, jamais ! Il faut toujours remettre en question à chaque instant, la marche par l’esprit, la marche par la foi ; c’est à chaque seconde que l’on doit rester dans cette position de foi. Si j’abandonne ma position de foi, la seconde d’après je coule ; mais le Seigneur veut que je puisse atteindre cette position, où je sais ce qu’est marcher par l’esprit. Alors la dernier fois , ce que nous avons vu dans l’épître aux Romains, c’était un bref survol des cinq premiers chapitres. Dans le premier chapitre, Paul dit que les hommes sont inexcusables, parce qu’il suffit de regarder la création pour savoir qu’il y a un Dieu et pour nous tourner vers Lui et Lui dire : « Eh bien je veux te connaître ». Au chapitre 2, cette fois il parle aux Juifs en leur disant : « Vous avez reçu la Parole et vous n’êtes pas capables de la vivre. Vous l’enseignez très bien, mais ne la vivez pas ! Alors vous jugez les autres, mais finalement vous vous jugez vous-mêmes, parce que cette Parole vous ne la mettez pas en pratique ». Au chapitre 3, il dit que les Juifs, les Grecs et les païens sont tous à la même enseigne, ils sont tous pécheurs ; il n’y a pas un seul juste, et nous avons tous besoin d’être sauvés par Dieu Lui-même. Au chapitre 4, il dit que ce salut n’est possible que par la foi. Même dans l’Ancien Testament, Abraham, les patriarches, n’ont pas été sauvés par la loi de Dieu ou par les commandements du Seigneur, ou par la mise en pratique de certaines choses. Ils ont été sauvés parce qu’ils ont reconnu leur inutilité et leurs péchés devant Dieu, et qu’ils ont crié à Lui pour qu’Il leur fasse grâce. Ils ont cru à la Parole du Seigneur, et c’est ce qui leur a été imputé à justice. Au chapitre 5, Paul dit que nous sommes justifiés par la foi, mais ce n’est pas n’importe quelle foi. C’est la foi en Jésus-Christ et en Lui seul, qui nous donne cette justification. Paul explique en quoi consistait le sacrifice de Jésus sur la Croix. Le premier aspect de la Croix, c’est quand nous avons compris qu’Il s’est donné pour nous, a payé pour nos péchés afin que nous puissions recevoir le pardon de nos péchés et la nouvelle naissance en esprit. Au chapitre 6, il commence à expliquer clairement le deuxième aspect de la Croix : comment quand Christ est mort, Il a pris toute notre ancienne nature de péché et par sa mort Il l’a clouée définitivement à la Croix, et en ressuscitant Il a créé une création nouvelle en Lui. Et là, pour les chrétiens qui comprennent cela, il y a ensuite tout un travail du Saint-Esprit pour faire passer cette révélation de l’intelligence au cœur, en profondeur à l’esprit, et ensuite pour que le Saint-Esprit nous apprenne à marcher dans cette compréhension, à ce que cela devienne pratique, concret. Il ne faut pas que cela reste une théorie, une doctrine que l’on a comprise. Il y a des gens qui peuvent vous faire un discours parfait sur les doubles aspects de la Croix, sur l’œuvre de Jésus-Christ, mais cela reste intellectuel parce qu’ils ne l’ont pas vécu. On peut très bien enseigner tous les aspects de la Croix de manière théologique, mais cela devient vivant quand on l’a vécu, quand on est passé par ce que c’est. On doit tous y passer. Il n’y a pas de chouchou privilégié pour Dieu, on doit tous passer tous par la révélation profonde de la Croix pour apprendre à marcher par l’esprit. Et ce deuxième aspect de la Croix, l’apôtre Paul l’explique dans le chapitre 6 que nous avons

vu la dernière fois . Je lirai simplement le verset 6 : « sachant que notre vieil homme (notre vieil homme, c’est-à dire notre nature charnelle de péché que nous avions reçue à la naissance) a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit (ou « réduit à l’impuissance », selon d’autres versions, pour qu’il ne puisse plus agir) pour que nous ne soyons plus esclaves du péché ». Et il met bien péché au singulier, parce que le péché au singulier peut prendre toute sorte de formes qui font les péchés au pluriel. Mais l’essentiel, c’est d’avoir compris que quand Christ est mort, Il nous a donné le moyen unique et parfait, pour que nous ne soyons plus esclaves d’aucune forme de péché, que ce soit même une petite animosité, ce petit mauvais caractère, qui est un péché pour Dieu. Et même de cela, le Seigneur nous montre que nous pouvons en être définitivement délivrés, en apprenant de Lui à marcher par l’esprit. Alors le point important, le mot important c’est « sachant ». Il l’emploie constamment. Il commence par dire au verset 3 : « ignorez vous que… sachez que… sachant que… » Nous avons besoin de savoir, de connaître la vérité sur nous-mêmes, sur ce que Jésus a fait, parce que c’est en connaissant la vérité dans un cœur ouvert, honnête et bon, que le Saint-Esprit peut nous donner la foi pour avancer dans la mise en pratique de cette vérité. Il faut connaître la vérité. Il faut que dans le fond de nos cœurs, et c’est à cela que se font reconnaître les vrais enfants du Seigneur, il faut que dans le fond de nos cœurs nous ayons un amour profond pour la vérité. « Fais la vérité sur moi Seigneur, fais la vérité sur ma situation. Je suis prêt à ce que tu fasses une pleine lumière, je ne vais pas me retirer, je veux que tout soit amené à la lumière. Fais la vérité sur moi, sur mon cœur, sur ce qu’il y a au fond. Et fais la vérité dans mon cœur sur ta Parole, parce que je veux la vivre. Toi tu es la vérité. Jésus, le Saint-Esprit de vérité, ta Parole est la vérité, nous sommes des enfants de la vérité ». Si nous n’avons pas l’amour de la vérité dans le fond de notre cœur, il y a quelque chose de perverti dans notre vie. Les véritables enfants de Dieu se reconnaissent à l’amour de la vérité qu’ils ont au fond de leurs cœurs. Je pars du principe qu’ici nous avons tous l’amour de la vérité, nous voulons tous connaître Celui qui est la vérité et non pas simplement des doctrines vraies, nous voulons laisser l’Esprit de vérité faire toute son œuvre en nous.  » Sachez… sachez que « . Alors, Paul explique concrètement à partir de ce chapitre 6 comment nous pouvons maintenant non seulement avoir la révélation de ce que Jésus a accompli en mettant notre vieille nature à mort, mais comment on va pouvoir apprendre à marcher dans cette révélation. Chapitre 6, verset 11 : « Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ notre Seigneur ». C’est un acte de foi. Quand je me regarde dans le miroir de la Parole, le Seigneur me dit : « Regarde-toi comme mort au péché et regarde-toi comme vivant en Christ ». Et je dois bien traduire concrètement ce que cela veut dire. Quand je dis : « Regarde toi comme mort », cela veut dire : « Regarde ton vieil homme comme complètement mort, et regarde ton homme nouveau comme vivant en Jésus-Christ ». Quand je regarde mon vieil homme, je regarde ce qui reste de ma vieille nature. Ce qui reste de ma vieille nature, c’est tout ce qui n’a pas été régénéré à la nouvelle naissance, c’est donc toute la partie de mon âme qui est encore influencée par des raisonnements charnels ou des sentiments charnels et humains, ou une volonté qui est encore animée par des désirs égoïstes et charnels. Tout cela fait partie du vieil homme. Mon vieil homme, c’est aussi la loi de péché qui habite dans mon corps, dans mes membres. Cette loi de péché va y habiter jusqu’à la résurrection. Mais si j’apprends du Seigneur à me couper de l’influence de cette loi pour qu’elle ne me contrôle plus, si le Seigneur me montre comment ne pas la laisser me contrôler, peu importe finalement si elle reste là, dans mon corps quelque part. Je sais que le jour de la résurrection je vais recevoir un corps nouveau, et dans ce corps nouveau la loi de péché qui habite en moi actuellement, n’existera plus. Et ce que le Seigneur veut me faire comprendre, c’est qu’il est possible aujourd’hui, par la foi, de ne plus laisser cette loi de péché qui habite dans mes membres me contrôler comme elle le faisait avant, d’une part quand j’étais païen, et ensuite même après ma nouvelle naissance, de ne plus laisser cette loi de péché me contrôler pour me faire marcher par la chair ou dans la chair. Vous voyez combien nous avons besoin de la lumière du Saint-Esprit, pour qu’Il nous montre ce qui est charnel et ce qui est spirituel dans notre vie ? « Qu’est-ce qui, en moi, est encore charnel Seigneur ? » Est-ce que c’est moi qui peut faire la lumière sur ce qui est charnel dans ma vie ? Un frère, une sœur peut me dire : « Je vois cela dans ta vie, c’est encore charnel ». Je dis : « Bon d’accord, je vais quand même me placer devant Dieu pour qu’Il me le montre ». Seule la lumière du Saint-Esprit peut nous le dire, nous le montrer. Et cela devient de plus en plus précis, subtil. Au début le Seigneur montre les choses grossières, qui sont charnelles, que tout le monde voit, les péchés grossiers. Mais plus on avance avec Dieu, plus le Saint-Esprit fait la lumière sur des aspects de plus en plus subtils de la chair. On croyait que c’était spirituel, et le Saint-Esprit fait la lumière et dit : « Mais cela encore, c’est charnel ! Cette forme d’amour que tu as là, c’est encore un amour sentimental humain ! Ce n’est pas l’amour de Christ ! Cette patience que tu as là et que tu croyais venir de Dieu, c’est une patience humaine, charnelle ! » Cela doit disparaître, cela ne doit pas être amélioré pour devenir spirituel. Cela doit passer à la mort pour que la patience de Christ remplace quelque chose d’humain. Vous voyez à quel point on a besoin de prier encore pour que le Seigneur fasse la lumière. « Fais la lumière sur ce qui est charnel en moi. Montre-le moi Seigneur par ton Esprit, et montre-moi comment avoir la victoire sur ce qui est charnel, pour que je ne marche plus par la chair ». « Considérez-vous comme morts ». Alors je me place devant la lumière de la Parole et je dis : « Je fais ce que tu dis Seigneur. Je considère tout ce qui est de ma vieille nature comme mort et tout ce qui est de ma nouvelle nature comme vivant pour Dieu ». Mais pour le moment c’est mon esprit qui est ma nouvelle nature, mon esprit régénéré dans lequel habite le Saint-Esprit. C’est cela ma nature vivante ! « Ma seule nature vivante pour toi, aujourd’hui devant toi, c’est mon esprit régénéré dans lequel tu habites. Le vieil homme, Toi tu le considères comme mort ; tu l’as cloué à la Croix, il y a deux mille ans ». Il faut que concrètement il soit mis à mort dans ma vie, dans tous ses aspects, mauvais et bons, humains. Et c’est là un point où beaucoup de chrétiens ont du mal à accepter la loi de la Croix, enfin l’œuvre de la Croix. Ils veulent bien que le Seigneur enlève de leur vie tout ce qui est apparemment mauvais, mais ils aimeraient bien garder tout ce qui est bon à leurs yeux, qui humainement n’est pas mauvais, mais que le Seigneur considère Lui comme n’étant pas spirituel, comme ne venant pas d’en haut, de ce qu’Il a implanté dans nos vies. Jacques 3:15 nous dit : « Cette sagesse n’est point celle qui vient d’en haut; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique ». C’est toute la différence entre la religion chrétienne et la vie dans l’Esprit. En tant que chrétiens nés de nouveau, il faut que nous sortions de la loi chrétienne, des commandements qui sont pris de l’extérieur et auxquels on obéit de l’extérieur, pour entrer dans la dimension de l’Esprit, pour vivre les commandements de l’intérieur. C’est tout à fait différent. C’est une crise profonde. Et quand on l’a vécue, je vous assure que c’est une crise profonde de réaliser, un jour devant Dieu, que ma vie chrétienne que je considérais entièrement fondée sur le roc, en fait une bonne partie était fondée sur du sable, sur des œuvres humaines (même faites pour Dieu), sur des choses que je voulais faire par amour pour Dieu, mais qui ne venaient pas de l’Esprit. C’était du chaume, du bois, de la paille, du foin, et le feu du Saint-Esprit vient brûler cela pour dire : « Il faut que tu bâtisses sur le fondement de Jésus, et il faut que tu prennes des matériaux spirituels : de l’or, du diamant ». Là, cela va rester, cela va produire du fruit. Si je passe toute une vie à bâtir avec du chaume, du foin, le fondement reste, mon salut en Jésus-Christ demeure. Mais si j’arrive devant le tribunal de Christ, au jour de mon jugement et que le feu de Dieu brûle toutes ces œuvres faites dans la chair, humainement, je vais être sauvé comme au travers du feu. Qu’est-ce qui va me rester pour glorifier le Seigneur ? Je n’aurai pas laissé le Saint- Esprit se servir pleinement de moi pour faire sur cette terre une œuvre spirituelle ; c’est la sienne, nous ne sommes que des instruments pour que l’œuvre subsiste et glorifie Dieu. Dieu est en train de travailler par son Esprit dans l’Eglise entière pour secouer, pour jeter à terre tout ce qui est simplement religieux, humain, charnel, à Ses yeux, pour le remplacer par ce qui est spirituel, son œuvre à Lui. C’est Lui qui veut bâtir son Eglise, et le Seigneur a décidé de faire les choses avec notre coopération ! Mais attention, Il ne va pas le faire malgré nous ! Si nous disons au Seigneur : « Seigneur, je désire te servir mais comme je l’entends ! C’est comme cela que l’on m’a appris à faire. Ce sont les principes que j’ai reçus, c’est ça, et ça, et ça. Je veux les mettre à ton service et bâtir quelque chose pour Toi », et que ce n’est pas inspiré par l’Esprit du Seigneur, cela n’a pas de valeur aux yeux de Dieu, cela ne va pas glorifier Dieu, cela ne portera pas du fruit. « Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’esprit est esprit » (Jean 3:6). Alors faisons cette prière ardente devant Dieu : « Seigneur montre-moi dans ma vie ce qui est charnel pour que je l’amène à la Croix et que je le fasse mourir concrètement, parce que je sais que Toi tu l’as fait mourir concrètement il y a deux mille ans pour moi. Tu as accompli, il y a deux mille ans, quelque chose que Toi seul pouvais accomplir ». La loi est passée, elle est signée du sang de Christ. Maintenant que la loi est votée, que la loi est passée, il faut que moi j’y entre concrètement et que je la mette en pratique dans ma vie, en m’appuyant par la foi sur ce que Jésus-Christ a fait et en laissant le Saint-Esprit m’enseigner. Je regarde donc ma vieille nature comme morte et enterrée, ce n’est plus moi. Ton vieux « toi » n’est plus toi mon frère, ou ma sœur ! Ton vieux « toi » a été cloué à la Croix par Jésus, et ton vrai « toi » pour Dieu, ton vrai « toi » c’est l’esprit régénéré. La dernière fois il a été dis  une vérité qu’il faut que je répète constamment, parce que c’est la clé de la marche par l’esprit. Ce nouveau moi spirituel que Dieu m’a donné a été créé dans une justice et une sainteté parfaites, à la nouvelle naissance. Je n’ai pas compris cela pendant des années….. On s’efforce à coup de bonnes œuvres chrétiennes, d’atteindre une perfection qui toujours s’enfuis, et ce qu’il peux un jour nous arriver si on lit le passage d’Ephésiens 4:21 à 24 qui j’en suis sûr peut éclairé des yeux. « En Jésus vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence, à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu (cela veut dire à l’image de Dieu) dans une justice et une sainteté que produit la vérité ». Quand Dieu nous à  fait cette nouvelle création dans notre esprit, dès le départ Il a créé en nous un être spirituel parfait, tout formé, en tout point parfait, à l’image de Jésus. Dieu savait qu’il n’était pas possible pour chacun de nous de partir de l’état de pécheur pourri, et d’améliorer cela, même en Le laissant travailler pour aboutir à quelque chose d’acceptable. Il fallait que tout passe par la mort et que Dieu fasse par Jésus une œuvre nouvelle. Il a commencé par notre esprit. Et si nous sommes nés de nouveau, tout passe par là, si nous sommes nés de nouveau, l’esprit recréé que mon frère possède par sa nouvelle naissance, est aussi pur, aussi beau, aussi saint que le mien, en Jésus-Christ. Ce qui change, c’est l’apparence, c’est la fonction dans le corps de Christ, c’est les dons que Dieu accorde ensuite pour exercer ces fonctions. Mais au départ, la nature que nous recevons, dans notre nouvelle naissance a la même qualité, la même valeur, pour chacun de nous. Elle a la même pureté, la même sainteté, parce qu’elle a été créée par Jésus-Christ qui a tout accompli à la Croix. Il a créé en nous un esprit nouveau qui est déjà pur, parfait et saint. Mais le problème c’est que cet esprit pur, parfait et saint, est enfermé dans une coquille charnelle, dont nous ne savons pas sortir, parce qu’on est tellement habitué à vivre dedans, depuis notre naissance (je ne parle même pas de notre naissance spirituelle, mais de notre naissance sur cette terre). Je me suis converti j’avais trente-trois ans. Pendant trente-trois ans, j’ai marché dans ma vieille nature, et après pendant un certain temps, j’ai continué sur la lancée, tout en ayant une nouvelle nature spirituelle. Mais j’étais tellement habitué à vivre dans la chair et dans mes pensées anciennes, et mes sentiments anciens, que pendant un temps (même si au début il y a des choses qui changent) j’ai un peu tourné en roue libre, en disant : « Eh bien je suis comme cela, c’est mon caractère. Seigneur, tu me connais bien, je suis comme cela ». Quand un chrétien vient me dire : « C’est mon caractère, je suis comme cela, je me connais. Depuis tout le temps, c’est un petit travers ». Je réponds : « Mais de quel caractère tu parles ? De celui de ton vieux moi ou de ton nouveau moi ? Ton nouveau moi, lui, n’a pas ce défaut de caractère ! Ton nouveau moi n’est pas coléreux, il n’est pas impur, il n’est pas tout ce que tu veux ! C’est ton vieux moi qui est coléreux, méchant, impur, mauvais ! Et tu continues à le laisser diriger ta vie ? » Quand Dieu dit : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création » : je dois l’accepter par la foi. Il a fait dans mon esprit une nouvelle création, « toutes choses anciennes sont passées ». Mais toutes les choses anciennes ne sont pas passées dans ma chair ! Elles sont passées seulement dans mon esprit qui est une création nouvelle. Ensuite, le Seigneur met le projecteur sur ce qui se passe dans ma vie. Il dit : « Bon, tu as compris qui tu es maintenant ? Tu n’es plus le vieux pécheur pourri que tu étais, quand tu n’étais pas converti, tu es maintenant un fils, une fille de Dieu, par ta nouvelle naissance en esprit. Mais c’est sûr que tu ne dois plus vivre comme tu vivais, quand tu étais païen ». Dans Ephésiens 4:17, Paul dit aussi : « Vous ne devez plus marcher comme les païens » maintenant que vous êtes nés de nouveau. Il est donc possible pour des chrétiens nés de nouveau, de marcher encore plus ou moins comme des païens. Tout le monde le sait. Tout le monde le sait, parce qu’on le vit tous. Au début on le vit forcément tous. Alors abandonnons les façades pour vraiment nous ouvrir entièrement devant le Seigneur en disant : « Seigneur, je ne veux plus que l’Eglise soit un temple de l’hypocrisie. Je veux que ton Eglise soit le temple de la vérité, et que tu fasses la lumière dans toutes nos vies, pour que la nature de Jésus soit vue en nous ». Ce qui va attirer au Seigneur ceux qui ne Le connaissent pas, c’est quand ils verront Christ manifesté dans la vie des enfants de Dieu, dans leurs actions, dans leurs paroles. C’est cela qui va les attirer. Si nous distribuons des tracts, et qu’après on nous voit vivre avec tous les travers de la chair, les divisions, les disputes, les cancans, enfin tout ce qui se passe en général hélas, dans l’Eglise de Jésus-Christ, cela ne va pas attirer les foules ! Les gens du monde n’ont pas les yeux dans leur poche ! Ils nous disent : « Si ton Evangile ça marche, montre-le moi dans ta vie ! » Et ils voient très vite si cela ne marche pas dans notre vie. C’est le meilleur moyen d’évangélisation : leur montrer que cela marche ! Et cela marche, parce que Dieu est tout puissant pour faire des choses que nous ne pouvons pas faire. Paul dit dans Romains 6:12 : « Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises ». C’est tellement simple, d’une simplicité évangélique ! Je sais que dans mon corps, même au moment où je vous parle, il y a là quelque part une loi de péché qui, si je la laisse agir va me pousser à pécher, d’une manière ou d’une autre. Petit ou grand péché, pour Dieu ce n’est pas cela qui compte, il y a une loi de péché qui va agir. Vous savez ce que c’est qu’une loi ? La loi de la gravité, par exemple, j’aurai beau jeûner et prier pendant 40 jours, si je lâche cette Bible en disant : « Seigneur, je t’en supplie, fais que cette loi n’agisse pas », elle va tomber, sauf si Dieu veut faire un miracle, Pierre a bien marché sur l’eau ! mais il y a une loi physique de gravité qui va agir et je ne peux rien faire, je ne peux rien faire humainement pour l’empêcher d’agir. Mais si la Bible ne tombe pas, que ma main la fait voler, monter, qu’est-ce qui l’empêche de tomber ? C’est ma main ! Est-ce que la loi de la gravité est supprimée ? Non. Il y a une autre loi plus puissante, qui s’appelle « la loi de la force de ma main » qui l’empêche de tomber et qui la fait monter. Ça spirituellement, c’est la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ, et il y a une loi de péché dans mon corps qui va me pousser à pécher chaque fois que je marche dans la chair, chaque fois que je livre mes membres au péché. Pour que le péché se manifeste, il faut que je livre mes membres au péché. Il se manifeste quelque part, par des paroles, des gestes, des pensées… Et je livre mes membres au péché, de manière pratiquement inconsciente parce que j’ai toujours fait cela dans ma vie passée. On est né dans le péché. On n’a pas d’efforts à faire pour apprendre à pécher, non ! Vous avez eu des efforts à faire vous ? Pour moi, c’était tout à fait naturel dans ma vie passée, le péché. Le petit enfant n’a pas d’efforts à faire pour dire : Non ! Une fois venu à Christ je disais : « Seigneur aide-moi à ne plus pécher quand la tentation arrive, aide-moi Seigneur », et c’est bien de prier ainsi, mais combien de fois suis-je tombé ? Combien de fois tombons-nous ? Combien de fois ? Et on peut toujours tomber. « Seigneur apprends-moi à ne plus tomber ! » Certains peuvent dire : « Il faut que tu te lèves plus tôt le matin, que tu lises ta Bible une heure, que tu jeûnes quinze jours par mois, que tu viennes surtout à toutes les réunions, et là tu vas voir, tu auras la solution à ton problème ». ont  peux essayé. Je vous garantis que çà a été essayé, mais cela ne marche pas. C’est  même pire, parce que le fait de jeûner stimule parfois la colère, l’animosité ; la chair n’aime pas cela du tout, et comme il n’y a pas la connaissance du comment la garder dans le tombeau, eh bien c’est pire. A tel point, qu’un proche peux nous dire: « Mais arrête de jeûner, c’est pire ». Et avec le temps  nous allons nous tourner vers jésus et lui dire: « Seigneur concrètement apprends-moi, je veux être comme un petit enfant, il faut que tu m’apprennes à marcher par l’esprit, apprends-moi ». Que dit Paul aux versets 12 et 13 de Romains 6 ? : « n’obéissez pas à ses convoitises. Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité ; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice ». Pour faire cela, si je dis à Dieu : « Seigneur, je t’offre mes membres », mais que dans ma conscience je suis toujours identifié à ma vieille nature, c’est toujours moi. C’est comme si je plongeais dans une piscine d’eau boueuse, et que je dise : « Seigneur, tu vois je m’offre à toi pour que tu me purifies », et que je reste dans la piscine boueuse. Cela ne marche pas. Pour pouvoir offrir à Dieu mes membres, pour qu’ils soient des instruments de justice, il faut que par la foi je sorte de cette piscine boueuse, qui s’appelle ma vieille nature. Je le fais par la foi, puisque Dieu dit que ce n’est plus ma vraie nature. Ma vraie nature, c’est mon esprit régénéré. Comment m’installer par la foi dans mon esprit régénéré ? Simplement en disant : « Seigneur, j’accepte ce que tu dis, je considère maintenant que ma vraie nature en Toi, c’est mon esprit régénéré et je m’installe par la foi dans cette position en Christ, dans les lieux célestes ». Celui qui est en Christ, est assis dans les lieux célestes (Ephésiens 2:6). Les lieux célestes c’est le royaume de Dieu, mais c’est d’abord mon esprit régénéré qui fait déjà partie des lieux célestes, puisque Christ y habite par son Esprit. Et c’est une position de foi. C’est par la foi que je dis : « Puisque tu le dis Seigneur, j’occupe cette position élevée qui est en Christ dans les lieux célestes, parce que c’est toi qui me l’as acquise par ton sacrifice à la Croix, c’est toi qui me l’as donnée ». Ce n’est pas orgueilleux de dire que j’occupe ma position en Christ dans les lieux célestes, puisque Dieu me dit que c’est ma position spirituelle. Je l’occupe par la foi, mais je suis conscient qu’il y a une autre partie qui reste là dans le corps, dans lequel habite la loi de péché qui me contrôlait avant, et cette loi de péché pour me contrôler se déguisait en « Patrick  » (je m’appelle Patrick ). Ma chair se déguise en moi-même pour me faire accepter qu’elle est toujours moi. Vous comprenez cela ? C’est important de le comprendre. Quand mes réactions charnelles commencent à sortir, l’impatience, la colère, etc., ma nature se déguise en disant : « C’est toi, c’est ton caractère qui ressort ». Alors je m’efforce de le contrôler, je dis : « Non, tu ne te manifesteras pas », et cela ne marche pas parce que la volonté ne peut pas lutter contre la loi de la chair. Mais je dois réaliser que ce n’est plus moi, mais que c’est la loi de péché qui habite en moi, qui se déguise en moi-même pour se faire accepter et pour dire : « Mais c’est toi en fait, c’est toi. Tu n’as pas changé dans le fond sur cet aspect là, tu vois ! ». Ceci est un mensonge par rapport à la Parole. Et j’ai besoin de comprendre que pour vaincre par la foi la loi de péché qui habite dans mon corps, il faut que je fasse fonctionner la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ, qui est une loi qui fonctionne par la foi en la Parole de Dieu. Si je reste au niveau de ma vieille nature en disant : « C’est toujours moi », je baigne dedans et elle me contrôle. Si par la foi je laisse le Seigneur me mettre à ma vraie place, en Christ, dans les lieux célestes où Jésus habite, là je suis en bonne compagnie. Et je vous assure que si j’occupe cette position élevée spirituelle, simplement en étant conscient de ce que Christ a fait à la Croix pour moi, et ce qu’Il a fait en moi en me faisant passer par une nouvelle naissance, aussi merveilleuse, si j’occupe cette position-là et que je vaque à mes occupations, sans oublier qui je suis, ni ce que le Seigneur a fait, ce double aspect de la Croix, je vous assure qu’on a le temps nécessaire pour voir la chair monter et pour voir ce qu’elle est en train de faire pour essayer de nous dominer, et se manifester dans notre corps. Je ne peux livrer mes membres au Seigneur que si j’occupe cette position spirituelle en Christ, et de là je peux Lui dire : « Seigneur, maintenant que tu m’as donné cet esprit nouveau, je sais que tu veux qu’il se manifeste au travers de mon corps, et qu’en se manifestant au travers de mon corps, en fait il sera conduit par ton Esprit ». Mon esprit nouveau ne pense qu’aux choses d’en haut. « L’esprit a des désirs contraires à ceux de la chair » (Galates 5:17) dit Paul. Et il ne parle pas seulement de l’Esprit de Dieu, mais de notre esprit régénéré dans lequel habite le Saint-Esprit. Mon esprit, mon homme intérieur nouveau a des désirs contraires à ceux de ma vieille nature. Quand je suis dans cette position-là, je sais que mon esprit ne pense qu’aux choses de Dieu, aux choses de Christ, de sa Parole. Et au moment où quelque chose se passe, stimulant la chair qui lève la tête, si moi (quand je dis moi, c’est ma nouvelle nature) je suis vraiment dans ma position céleste, j’ai le temps de voir la chair monter, j’ai le temps à ce moment-là d’appliquer la Croix par la foi, (et pas simplement par ma volonté sans la foi), et je dis à cette chair : « Tu ne m’auras plus maintenant, je sais que tu montes là pour essayer de me contrôler, mais j’ai livré mes membres au Seigneur, pour que ce soit la vie de Christ qui passe dans mes membres, retourne donc dans la tombe où tu dois rester ». J’ai tendance à parler à la chair (au vieil homme) comme à une personne vivante. Je vous le dis parce que cela m’a aidé dans ce combat de la foi, cela m’a aidé à dire : « Seigneur aide-moi ». Ma première réaction quand la chair commence à se manifester pour pouvoir me contrôler, c’est de lever les yeux vers Jésus et de dire : « Aide-moi Seigneur, je sens qu’il y a une tentation qui vient ! Interviens par ton Esprit et ta Parole, pour que je reste dans cette position spirituelle et que ce soit ton Esprit qui s’exprime et non ma vieille nature ». Mais il me faut aussi savoir quand, moi-même par la foi, je dois maintenir cette vieille nature au fond de l’eau, de l’eau du baptême qui est ma mort en Christ. Et pour le faire ce qui m’a beaucoup aidé c’est de lui parler comme si elle était une personne vivante, simplement parce que la Parole de Dieu dit que la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, que la chair ne pense qu’aux « choses d’en bas », etc. Donc il y a une espèce de personnalité mauvaise dans la vie de la chair qui ne pense qu’à se satisfaire, une espèce de loi de vie mauvaise de péché, et on peut lui parler pour lui dire : « Maintenant tu ne me contrôleras plus, moi je suis sorti de ta vie et de ton contrôle, et par la foi en l’œuvre de Jésus maintenant je te maintiens la tête sous l’eau. Reste-là et ne me dérange pas ». Tout se passe quelquefois en un dixième de seconde. Et c’est là que l’entraînement pratique doit être fait, compris et vécu. Mais vous voyez bien que si dès le matin en ouvrant les yeux, je ne me place pas par la foi, dans la position céleste que j’ai en Christ, je vais tout de suite être submergé par la chair, ses activités de tous les jours ; je vais être distrait de la présence de Jésus et de sa Parole et je ne pourrai donc pas agir par la foi pour maintenir la chair dans le tombeau. Il faut que constamment mes yeux soient fixés sur Jésus et sur sa Parole, que je connaisse l’œuvre de la Croix, que je sache que quand Christ est mort Il a vraiment mis à mort ma vieille nature, Il m’en a donné une nouvelle, sainte et parfaite en Lui, et qu’Il me donne par son Esprit, par sa Parole, par sa présence en moi tout ce qu’il faut pour apprendre de Lui à marcher comme Jésus a marché sur cette terre, parce que c’est sa vie en fait qui va couler. Je laisse sa vie s’exprimer au travers de mes membres. Alors je passe maintenant au chapitre 7 de Romains. Paul au chapitre 7 dit dans ce fameux verset 14 : « Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle (il parle de la loi de Dieu); mais moi, je suis charnel… » De quel moi parle-t-il ? Du vieux ! le nouveau Paul n’est pas charnel, il est spirituel. Il y a deux « moi », il faut bien voir de quel moi il parle « moi je suis charnel (c’est la vieille nature), vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais ». Il faut voir ici de quel « je » il parle. Paul constate que dans la pratique il ne le fait pas ; il voudrait, mais il n’y arrive pas. Non seulement cela, mais : « je fais ce que je hais ». Cela veut dire : « Ma vieille nature est en train de faire ce que ma nouvelle nature hait ». C’est terrible ! Verset 16 : « Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne ». « Mais bien sûr Seigneur, je reconnais dans mon être intérieur que c’est cela qu’il faut faire, mais dans la pratique cela ne passe pas. » « Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais (il parle de son moi spirituel, son vrai moi spirituel qui veut marcher droit), mais c’est le péché qui habite en moi (parce que je le laisse agir). Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair » là il parle du moi charnel. Je pourrais dire : ce qui est bon n’habite pas dans mon moi charnel, ce qui est bon habite dans mon moi spirituel. Il y a deux « moi » qui se heurtent là dans le même corps : le vieux moi qui a été cloué à la Croix et complètement détruit par l’œuvre de Jésus, et le nouveau moi qu’Il a créé par sa résurrection en moi. Mais le seul vrai pour Dieu lequel est-ce ? Le nouveau. Pour Dieu l’autre n’existe plus, il est mort et enterré. Mais malheureusement, il est toujours vivant tant que je n’ai pas appris à marcher par l’esprit. Et c’est là que l’apprentissage concret se fait pour chacun de nous dans la vie de tous les jours. Mais moi, je dois déjà avoir fait par la foi ce déplacement spirituel en Christ pour me mettre dans ma position céleste, et avoir compris tout ce que Christ a fait en ma vieille nature. Il l’a clouée à la Croix, c’est terminé. Donc, je suis sur une base solide pour arriver à vaincre au nom de Jésus. Si je sais que Jésus a vaincu ma vieille nature à la Croix, je suis sur une base solide pour dire : « Maintenant au nom de Jésus je vais appliquer cette victoire sur ma vie concrète, pour t’empêcher, vieil homme de chair, de relever la tête ». Puisque Paul dit « je ne fais pas ce que je veux », des chrétiens me disent : « Tu vois, c’était le cas pour Paul, ce sera le cas pour nous jusqu’au bout ». Non ! Paul décrit ce qui se passe avant d’avoir la victoire. Ensuite, Paul a eu la victoire et le chapitre 8 nous le montre. Il a compris, sinon il ne nous aurait pas si bien expliqué en quoi consiste la marche par l’esprit. Il dit au verset 19 du chapitre 7 : « Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais (mon moi spirituel), c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi (là, il décrit la situation du chrétien qui n’a pas encore compris la marche par l’esprit). Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur (l’esprit régénéré, recréé); mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement (de mon esprit), et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis ! (C’était le cri que je poussais à Dieu : « Misérable, est ce qu’il y a une sortie Seigneur ? Mais quand est-ce que je vais en sortir de ces péchés, de ma chair, de mon mauvais caractère, Seigneur ? »). Qui me délivrera du corps de cette mort ? » Eh bien voilà, Dieu nous en a délivrés il y a deux mille ans. Il faut que j’entre dans cette victoire. Il a non seulement accompli la victoire en payant pour mes péchés, Il l’a accomplie encore plus totalement et de manière absolue en clouant à la Croix tout mon être ancien, pour me donner un être nouveau. Dieu aurait pu me faire ressusciter physiquement à l’instant de ma nouvelle naissance. Ah ! cela aurait réglé pas mal de problèmes ! Si dans le monde il y avait deux catégories de gens : les ressuscités vivants et les païens, on verrait la différence tout de suite. Mais je crois que Dieu voulait nous apprendre à marcher par la foi. Avant de voir il faut croire, et si je crois que je suis vraiment une nouvelle création en Christ, je le verrai. Si je crois en l’œuvre totale de Christ, je vais Lui laisser la possibilité d’agir pour que cela se concrétise. Passons maintenant au chapitre 8, au verset 1 : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, qui marchent, non selon la chair, mais selon l’esprit ». Je suis sous la condamnation tant que je marche par la chair, même étant né de nouveau. Si je marche par la chair, je suis encore sous la loi, je suis sous la malédiction. C’est dur, mais c’est comme cela. Si je marche par la chair, toute mon hérédité depuis Adam et Eve pèse encore sur moi et elle pèse dans la chair, mais pas dans mon esprit puisque j’ai reçu un esprit nouveau d’en haut. Mon hérédité charnelle c’est tout ce que j’ai reçu dans ma chair depuis Adam et Eve, tous les péchés qui se sont accumulés depuis Adam, les miens avec. Mais la Croix a coupé une fois pour toutes et maintenant en Christ je suis entièrement neuf, pourvu que je marche par l’esprit et que je ne continue plus à marcher par la vieille nature. Romains 8, verset 2 : « En effet, la loi de l’esprit de vie… » Ah, quelle loi merveilleuse ! Si elle contrôlait pleinement l’Eglise, ce serait le paradis sur terre parce que le caractère de Jésus serait pleinement manifesté. « En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort ». Paul ne dit pas que la loi du péché et de la mort a disparu de la circulation. Il dit : « elle m’a libéré de son emprise, pourvu que je laisse agir en permanence la loi de l’esprit de vie dans ma vie ». Et cette loi de l’esprit de vie, c’est la loi de la foi en Christ, en sa Parole et en son œuvre. Si je crois ce qu’Il a fait, si je crois que je suis maintenant en Lui une nouvelle création, entièrement nouvelle, si je crois qu’Il a « cloué le bec » définitivement à ma vieille nature, je dois avoir les moyens par la foi de lui « clouer concrètement le bec », quand dans ma vie de tous les jours elle remonte la tête, à condition que je sois dans l’esprit. Je lui dis que j’ai livré mes membres au Seigneur, et je dois rester conscient de ma position en Christ. Pour moi cela a expliqué ce que Jésus disait : « Veillez et priez » en tout temps. Je trouvais cela dur, je disais : « Ce n’est pas possible Seigneur, je ne peux pas. J’ai un travail. Je ne peux pas veiller et prier en tout temps ». Mais si. Si je reste conscient de ma position en Christ, je peux faire n’importe quoi : que ce soit le jardinage, couper du bois ou aller n’importe où, conduire ma voiture… Si je suis conscient de ce que je suis en Christ, de ce qu’Il a fait pour moi et de ma place en Christ, j’anime constamment la loi de l’esprit de vie. Si à ce moment-là un conducteur vient pour me couper la route, ou pour me faire une queue de poisson, ou si je suis maltraité, ma chair réagit tout de suite. Mais si je suis dans l’esprit à ce moment là, je vois réagir ma chair qui commence à monter à toute allure, je la vois monter, et je lui dis : « Tu ne m’auras plus, je suis maintenant en Christ. Je t’offre mes membres Seigneur, je t’offre mes membres », et comme je Lui offre mes membres et que je suis dans l’esprit, je me retourne et je dis au chauffard ou a celui qui m’a maltraité : « Que Dieu te bénisse ». Je prends des exemples tout simples. Mais dans la vie de tous les jours, on a une multitude d’exemples : dans les couples, dans les foyers, au travail… Vous n’avez pas remarqué combien dans les couples du matin au soir, on a des occasions de friction ? Mais c’est une occasion de victoire ! La prochaine fois que votre épouse (ou votre époux) vous fait quelque chose qui stimule votre chair, prenez votre place en Christ, ne la quittez pas, ayez cette position élevée. Regardez la chair se débattre. Elle crie, elle se débat. « Mais crie toujours, moi tant que je suis là, je ne te livre pas mes membres, je te laisse crier ». Plus notre position devient claire et nette, plus la voix de la chair diminue, et perd de sa force. La chair reste au fond de la cave, au fond du tombeau, de plus en plus loin. Elle est toujours là dans la maison, mais elle n’est plus dans mon salon, non pas que je l’ai expulsée, mais moi j’ai pris ma place dans le salon de Christ. La chair est réduite à l’impuissance pour qu’elle ne puisse plus agir. Je vais lire quelques versets qui sont merveilleux dans ce chapitre 8. Je lis au verset 3 : « chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force ». Si nous vivons par la chair, nous ne pouvons pas obéir à la loi de Dieu, impossible. Dieu a condamné mes péchés dans la chair en envoyant, à cause du péché, son Fils, dans une chair semblable à celle du péché. C’est très profond. C’est pour cela que le diable et ses démons ne peuvent pas supporter l’idée de Jésus-Christ venu en chair. Jean dit aussi que c’est à cela, que vous reconnaîtrez les esprits qui sont de Dieu, et ceux qui sont du malin (1 Jean 4:2). Un mauvais esprit ne peut pas confesser Jésus venu en chair, c’est trop fort pour lui, parce qu’il sait qu’il fallait que Jésus vienne dans une chair semblable à la nôtre, pour prendre tout ce qu’il y avait dans notre mauvaise chair. Pour faire mourir notre chair dans la mort de Jésus, il fallait qu’Il s’incarne dans la chair. Et c’est là que la question de notre chair a été réglée une fois pour toutes. C’est pour cela que Paul dit : « Vous n’avez pas à lutter contre la chair. Vous perdez votre temps à lutter contre elle. Prenez votre position et de là, dominez sur elle par la foi, mais arrêtez de lutter contre elle, c’est une lutte perdue d’avance ». On n’a pas à lutter contre la chair, puisque Jésus Lui a réglé son sort. On a simplement à lui rappeler sa place, à condition que moi j’occupe la mienne. Verset 5 : « Ceux, en effet, qui vivent selon la chair (il parle des chrétiens nés de nouveau, remplis de l’Esprit, qui vivent selon la chair, qui continuent à se laisser dominer dans leurs membres par la loi de péché qui les habite), s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit (parce que mon esprit s’affectionne aux choses d’en haut). Et l’affection de la chair, c’est la mort ». Dans l’Eglise l’affection de la chair, c’est la mort. Trop souvent dans l’Eglise on essaie de dominer la chair par la loi : « Dieu a dit : tu feras cela et tu ne feras pas cela, il faut que tu obéisses. — Amen ! nous obéissons Seigneur. » Et puis on n’obéit pas du tout, parce qu’on le fait humainement par notre volonté. Et plus vous prêcher la loi, qui est bonne, plus cela stimule la chair. Les dictatures sont des moyens excellents, sur le plan humain, pour maintenir les brigands et les gens dans leur position, bien gardés, où il y a un pouvoir fort qui tient tout le monde à carreau. Mais ce n’est pas comme cela dans l’Eglise de Jésus-Christ. En plus cela stimule les révolutions, parce que la nature charnelle humaine ne pense qu’à une chose quand elle reçoit un commandement, c’est désobéir. Elle ne pense qu’à cela. Mais notre esprit régénéré ne pense et ne désire qu’obéir à Dieu. Il a cela dans sa vraie nature : « Je veux t’obéir Seigneur ». Faire la volonté du Père, c’est l’Esprit de Jésus-Christ. Jésus avait une âme individuelle, bien distincte. Il avait donc une volonté propre, mais volontairement, Il a livré sa volonté au Père pour lui obéir, parce que Jésus par définition a marché parfaitement par l’Esprit. Et ce Jésus-là habite en nous, dans notre esprit régénéré par son Esprit, et Il est capable de nous apprendre à marcher comme Lui a marché, c’est-à-dire simplement de laisser cette chair, là au fond du trou, et de laisser sa vie nouvelle qui passe par notre esprit se manifester dans une pleine victoire sur le péché. Si Dieu te montre qu’il y a un péché dans ta vie, tu l’amènes au Seigneur pour le confesser, pour que le sang de Jésus efface ce péché et tu dis : « Seigneur maintenant tu m’apprends à marcher dans la victoire sur le péché, parce que je veux glorifier ton nom sur cette terre et je ne veux pas être une occasion de te faire rougir, ou de faire chuter quelqu’un d’autre. Je veux que tu m’apprennes à marcher par l’esprit ». Paul dit au verset 26 : « l’Esprit nous aide dans notre faiblesse (C’est merveilleux d’être guidé, aidé par cet Esprit merveilleux. Il nous aide !), … l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit ». Verset 28 : « Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu », même les chutes. Je ne vous dis pas maintenant que je suis celui qui marche par l’esprit en toutes circonstances. J’ai compris comment marcher par l’esprit, je sais ce qu’il faut faire et j’apprends de plus en plus à le mettre en pratique dans ma vie de tous les jours. Je sais que c’est la clé de la victoire. J’ai compris ce qu’il faut faire. A partir de là je compte sur l’œuvre du Saint-Esprit, du Seigneur, sur son aide toute puissante pour me maintenir dans la foi et développer cette foi de plus en plus en moi. Donc même mes chutes, si j’en tire la leçon, me sont profitables. Verset 29 : « Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères ». Combien de fois je lis ce verset, je le médite. « Il nous a prédestinés à être semblables à l’image de Jésus », non pas quand nous serons morts, mais ici et maintenant. Il nous a prédestinés à cela, à marcher comme Jésus a marché, à le glorifier. Quand j’observe la vie de l’apôtre Paul, je vois quelqu’un qui glorifie Dieu dans sa vie, qui savait ce que c’était que marcher par l’esprit. Et s’il l’enseignait aux autres, c’est qu’il savait que c’était possible pour tous, et pas seulement pour lui. Il disait : « Soyez mes imitateurs parce que moi, j’imite Christ ». Cela voulait donc dire que ce qu’il avait compris, par la révélation de Jésus, tous peuvent le comprendre. Heureusement, merci Seigneur, que Dieu n’a pas de chouchou privilégié. Vous pouvez tous comprendre et apprendre de Jésus à marcher pleinement par l’Esprit, comme Il a marché, ici et maintenant. Alors je voudrais vous laisser sur cet encouragement, pour stimuler votre foi à savoir que ce qui est possible à Dieu, quand nous le croyons, selon sa Parole et sa promesse, Dieu l’accomplira dans notre vie. C’est Lui qui le fera en nous, ce n’est pas nous qui le ferons. C’est Lui qui le fera si nous gardons la foi en sa Parole. Prions Dieu : J’aime ta vérité Seigneur. Je veux marcher selon ta Parole. Je te fais confiance pour que tu l’éclaires dans mon cœur et par ta force toute puissante j’y arriverai, parce que ce sera toi qui le feras. Seigneur ta Parole est merveilleuse, ton Esprit est vraiment le Saint-Esprit de vérité. Ma prière pour nous tous, moi inclus, c’est que constamment tu ouvres les yeux de notre intelligence, pour que nous puissions comprendre ta Parole en esprit et en vérité, et qu’elle puisse profondément se planter en nous, dans une terre fertile sans ronces ni épines, pour qu’elle produise du fruit à ta gloire, trente, soixante, cent pour un. Et nous savons que ce fruit, c’est le caractère de ton Fils bien-aimé Jésus, c’est l’amour, c’est la joie, c’est la paix, c’est la nature de Dieu, de Toi-même Père saint. Je te prie que tu bénisses tous ceux qui sont ici, tous ceux auxquels nous pouvons penser maintenant. Bénis ton Epouse Seigneur, ton Eglise, celle que tu es venu racheter par ton sang, pour que ce soit vraiment ta vie qui s’écoule en elle et au travers d’elle, pour toucher ceux qui sont dans les ténèbres du dehors, et aussi pour que ton Eglise soit vraiment à ta gloire. Seigneur fais-le, nous t’en supplions dans le nom de Jésus-Christ, amen.

                                      Gagner Christ pour devenir semblable à Lui

Je crois que le Seigneur veut nous rappeler qu’Il est un Dieu bon , un Dieu de bonté et de miséricorde. Nous savons tous qu’il y a un jour pour le jugement et pour la manifestation de la colère de Dieu. Mais ce n’est pas encore le moment, le grand jour de la colère du Seigneur et du jugement de Dieu. Le Seigneur, c’est vrai, a déjà commencé ses jugements et Il commence par sa maison. Mais il ne faut jamais que nous oubliions que le Seigneur est un Dieu de miséricorde et de bonté. Il a envoyé Jésus pour manifester la grâce et la vérité par Jésus. N’oublions donc jamais que nous avons affaire à un Dieu de bonté et de miséricorde et que la seule chose qu’Il nous demande, c’est d’avoir un cœur sincère et droit devant Lui. Quand on a ce cœur sincère et droit, on s’ouvre à la bonté et à la miséricorde de Dieu et Il peut faire une œuvre dans nos cœurs. Il peut nous montrer ce qui ne va pas, il peut nous faire grandir en Lui. Si nous avions constamment un Dieu qui avait le doigt pointé contre nous pour nous accuser, nous montrer nos faiblesses et nos péchés, nous n’aurions aucune hardiesse à nous approcher du Seigneur. Si on a cette conception d’un Dieu qui est toujours un Dieu vengeur et qui est à la recherche de la moindre de nos faiblesses pour nous accuser, ce n’est pas du tout la perception juste du Seigneur. Le vrai Seigneur, le vrai Jésus, c’est un Dieu de miséricorde, Il ne pointe pas du doigt, Il étend les bras pour nous accueillir. Alléluia ! , gardons cela dans notre cœur : nous avons un Dieu de miséricorde qui veut nous faire du bien, qui veut nous faire grandir en Lui, qui veut que nous grandissions en Lui, puisque son but, c’est de nous faire atteindre la perfection en Lui ; une perfection totale, complète, pas quelque chose d’à moitié achevé. Vous savez, il n’y a rien de pire pour un artiste que de voir une œuvre inachevée, qui n’est pas terminée. Il y en a qui meurent avant d’avoir fini leur symphonie, d’avoir fini leur statue, etc. Cela reste comme un chef- d’œuvre inachevé, cela n’a aucun sens. Alors que Dieu, qui est un artiste sur le plan de la création, quand on voit les choses qu’Il a faites, n’a pas laissé les choses à moitié finies. Il les a parfaitement achevées, quand Il a vu que tout était fini, Il a dit : « C’est bien, c’est beau. C’est très bien », même, quand Il a eu fini l’homme. Et Dieu ne va pas vouloir s’arrêter tant que nous ne sommes pas parvenus à la perfection, pourvu que nous le laissions faire. Nous savons que le salut est gratuit. Le salut est tout à fait gratuit, il s’obtient par la foi en Jésus-Christ. Mais le Seigneur nous dit aussi que nous devons gagner Christ. Cela peut paraître contradictoire, si un salut est gratuit, est-ce qu’on a besoin de gagner quelque chose ? Pourtant la Parole est claire, il faut gagner Christ. Et  ce message est de parler de cela : gagner Christ. Il ne faut pas que notre relation avec le Seigneur soit une relation religieuse ou une relation parce que nous avons entendu parler de Lui. Nous devons le gagner pour être trouvés en Lui, pour que Lui soit trouvé en nous, pleinement manifesté par toute la nature du Seigneur qui se manifeste en nous. Elle est merveilleuse, la nature du Seigneur Jésus. Qui est comparable à Jésus ? Et ce même Jésus qui vit en nous par le Saint-Esprit veut nous transformer pour nous rendre semblables à Lui, pour que le monde et l’église, quand ils nous voient, puissent voir Jésus manifesté en nous, dans sa beauté, dans sa splendeur, dans sa miséricorde, dans sa compassion. Qui est semblable à Jésus, notre merveilleux Seigneur et sauveur ? Personne ! Et pourtant, Jésus dit : « Je veux que tu sois semblable à moi, je veux que tu deviennes semblable à moi ». C’est Lui qui le fait si nous restons fidèles et attachés à Lui. Je vais lire dans Philippiens 3 quelques versets qui sont merveilleux parce qu’ils nous remettent vraiment dans la perspective du Seigneur. Ils nous montrent en fait, que notre but sur la terre, pour nous, chrétiens remplis du Saint-Esprit, nés de nouveau, notre seul but, c’est de connaître Christ, de gagner Christ et de le manifester. Le but principal n’est même pas d’évangéliser pour sauver des âmes, cela vient après. Si nous avons un amour profond pour le Seigneur, un amour ardent et que nous voulons gagner Christ et le manifester pleinement en nous, nous serons entre ses mains un puissant instrument d’évangélisation. Vous ne croyez pas ? Regardez comme au début du livre des Actes des apôtres, quelques disciples remplis de

l’Esprit ont gagné le monde entier connu de l’époque, en quelques années. Pourquoi ? Parce qu’ils avaient tout laissé pour suivre Christ. Tout laisser ne veut pas dire que nous devons laisser maintenant notre travail à l’usine ou au bureau. Mais dans leur cœur, les apôtres avaient tout laissé. Et si Jésus leur disait : « Maintenant laisse cela et suis-moi », ils le laissaient et ils le suivaient. Donc, quelle que soit leur activité ou leur occupation, ils n’avaient qu’une seule chose dans leur cœur, c’est servir le Seigneur, Lui obéir et manifester Christ dans leur vie. Christ nous a tout donné, à nous de tout donner aux autres et de manifester d’abord ce qu’Il a donné dans nos vies. Si nous relisons le début du premier chapitre de l’épitre aux Philippiens, nous verrons que les Philippiens étaient des chrétiens qui avaient été très éprouvés, persécutés et éprouvés. Et Paul les exhorte à tenir ferme. Ils étaient persécutés, on enlevait leurs biens, on les mettait en prison, certains étaient torturés et tués. Paul leur dit : « Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur ». Dans le Seigneur ! « Réjouissez-vous dans le Seigneur » parce que quand nous sommes dans le Seigneur, c’est-à-dire que nos pensées sont constamment fixées sur Jésus, nous sommes en Lui, nous sommes plongés en Lui. C’est ce que veut dire « baptisé dans le Saint-Esprit », nous sommes plongés dans un bain du Saint-Esprit et nous n’en sortons pas. Nous sommes plongés en Lui, dans le Seigneur, nous nous réjouissons parce qu’Il est la source de toute joie et de toute paix. Dans le Seigneur ! « Je ne me lasse pas de vous écrire les mêmes choses et pour vous, cela est salutaire. Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde aux faux circoncis ». Les chiens, ce sont ceux qui retournent à ce qu’ils ont vomi. Ce sont ceux qui ont fait profession de connaître Christ et puis qui après, retournent manger les saletés du monde. Il y a aussi les mauvais ouvriers, ceux qui travaillent mal pour le Seigneur. On peut travailler mal pour le Seigneur quand on n’a pas tout donné au Seigneur. Quand on n’a pas donné toute sa vie, on ne peut pas bien travailler pour le Seigneur. On va mal travailler parce qu’on va travailler à cinquante pour cent, ou à trente pour cent de nos moyens ou à dix pour cent ou à quatre-vingt-dix pour cent, on va être des mauvais ouvriers. Jésus veut un travail à cent pour cent. Un travail à cent pour cent, c’est un travail qui est conduit par son Esprit. On peut être un mauvais ouvrier si on travaille par la chair. Mais si on est conduit par le Saint-Esprit dans tout ce qu’on fait, là on est un bon ouvrier. Donc, il faut qu’on prenne garde à ceux qui se disent chrétiens et qui travaillent dans la chair. « Prenez garde aux faux circoncis », ceux qui font semblant d’être passés par la mort en Christ, mais qui ne le sont pas. Ils n’ont pas eu le cœur circoncis. Ils ont peut-être dans la chair la trace de la circoncision, c’est-à-dire l’apparence, mais ils n’ont pas la réalité dans leur cœur. Donc, mettons-nous en garde contre ceux-là, cela ne veut pas dire qu’on doit les rejeter, il faut les aimer et prier pour eux, mais ne les écoutons pas. Ne suivons pas leur exemple et méfions-nous de ce qu’ils nous conseillent et de ce qu’ils nous disent. « Mettez-vous en garde », dit-il. « Car les circoncis, c’est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l’Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus-Christ et qui ne mettons pas notre confiance dans la chair ». vous voyez, il insiste sur la marche par l’Esprit et ne rien faire selon la chair, ne pas nous confier dans les traditions et les méthodes des hommes. Rien de tout cela. Nous sommes donc de vrais circoncis si nous rendons à Dieu un culte en Esprit. Le culte rendu en Esprit, ce n’est pas seulement le dimanche matin de 10 heures à 12 heures. C’est du début à la fin de la journée, toute la semaine. C’est que toute notre vie est offerte sur l’autel. Un culte, c’est quelque chose qui est offert à Dieu. Notre vie est offerte sur l’autel du Seigneur, notre vie du matin au soir est un culte rendu à Dieu, une offrande au Seigneur par l’Esprit, une offrande agréable. « Seigneur, ma journée est pour toi. Elle est devant toi, maintenant, tu me conduis et tu me diriges et tu me montres par l’Esprit ce que je dois faire. Je veux te rendre un culte agréable, et te louer. « Nous, qui nous glorifions dans le Seigneur ». Comment peut-on se glorifier dans le Seigneur ? En achevant la tâche qu’il nous a donnée à faire, en manifestant tout ce qu’Il veut que nous manifestions dans sa nature, dans ses dons. A ce moment-là nous pouvons nous glorifier en Lui, parce que nous disons de nous : « Tout ce que tu vois de merveilleux dans ma vie, c’est Jésus qui me l’a donné ». Donc je me glorifie en Lui, parce que je rends gloire à Jésus. Je Lui donne toute la gloire de ce qu’Il a fait dans ma vie. Je me glorifie en Lui. Comme Paul, qui dit, dans le même passage : « Suivez mon exemple, imitez-moi et imitez ceux qui m’imitent ». Il ne le disait pas par orgueil du tout. Il se glorifiait en Christ parce qu’il savait que c’était Christ qui l’avait changé. Et vous savez ce qu’il dit de lui-même ? Qu’il était le premier des pécheurs. Donc, si Christ a été capable de changer le premier des pécheurs pour en faire le premier des apôtres, tu peux avoir de l’espoir, mon frère et ma sœur. Il est capable de nous changer pour faire de nous quelqu’un de merveilleux, rempli du Saint-Esprit et entièrement donné à son service. Mais il y a des conditions que nous allons voir après. C’est cela le culte rendu par l’Esprit de Dieu. Et ce culte nous permet d’être rempli du Seigneur et de nous glorifier en Christ parce que nous allons recevoir des choses merveilleuses du Seigneur. Il va manifester en nous son caractère et ses dons, cela va être à la gloire de Dieu et nous pourrons le glorifier en disant de nous-mêmes : « Mais voilà, voilà ce que Dieu est capable. Nous sommes une lettre ouverte, nous sommes une vitrine aux yeux du monde, une belle vitrine bien arrangée qui attire, qui attire les âmes dans la maison du Seigneur ». La maison du Seigneur a le rez-de-chaussée rempli de belles vitrines. Mais il faut que ces vitrines soient belles, bien achalandées. Si nous, nous sommes la vitrine de Christ, les gens qui sont autour et qui ont envie d’autre chose que ce qu’ils vivent actuellement, une vie de misère et de difficultés vont nous voir comme une vitrine de Christ. Et ils vont dire : « Bon, je ne peux peut-être pas encore attraper ce qu’il y a derrière, mais je le vois. J’ai envie de rentrer dans cette maison pour me servir parce que là, on trouve de bonnes choses ». Ils vont voir ce que Jésus a fait dans ma vie. « …et qui ne mettons pas notre confiance dans la chair », rien de ce qui est reconnu comme important par les hommes ne doit nous attirer. Qu’est-ce que les hommes recherchent ? La puissance, la gloire, l’argent, le pouvoir, la renommée, des exploits dans tous les domaines, littéraires, sportifs et autres, mais rien de tout cela ne nous intéresse. Ni l’argent, ni le succès, ni quoi que ce soit de ce que les hommes recherchent. Les hommes travaillent pendant trente-cinq ou quarante ans pour économiser tout ce qu’ils peuvent pour avoir une retraite agréable et ils meurent quelques années après en laissant tout derrière. Et même s’ils passent trente ans de retraite à épuiser leurs quelques économies, qu’est-ce que c’est, en comparaison avec la plénitude du Seigneur Jésus ? Est-ce que cela peut remplir une vie, cet objectif-là ? Travailler comme des fous pendant quarante ans pour économiser un peu ou beaucoup et puis passer quelques années à dépenser peu ou beaucoup de ce qu’on a gagné pour mourir après misérablement et tout laisser derrière. Ce n’est pas une vie, ça ! Nous, notre espérance n’est pas dans ces choses-là. Notre espérance est en Christ. Notre désir, c’est de manifester sa gloire dans nos vies pour vivre comme Il veut que nous vivions, pour sauver des âmes, pour manifester la grâce et la puissance du Seigneur, pour que les malades soient guéris, que les démons soient chassés, que les cœurs brisés soient guéris, que nous manifestions la compassion du Seigneur, la puissance et l’amour de Jésus. Ne mettons pas notre confiance dans quoi que ce soit de charnel, d’humain. Rien ! Paul dit au verset 4 : « Moi aussi, cependant, j’aurais des raisons de mettre ma confiance dans la chair. Si quelqu’autre croit pouvoir se confier dans la chair, je le puis bien d’avantage, moi, circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d’Hébreux, quant à la loi, pharisien, quant au zèle, persécuteur de l’Eglise, irréprochable à l’égard de la justice de la loi ». Il fallait quand même le faire ! Lui qui était sous la loi, pouvoir dire : « Moi, j’étais irréprochable en ce qui concerne la loi » ! La loi n’a jamais amené quelqu’un à la perfection, mais au moins, en ce qui concernait les commandements de la loi, il était impeccable. Il faut voir quel terroriste était Paul à son époque. Il saccageait les maisons pour en arracher les chrétiens, les jetait en prison, les forçait à blasphémer et quand on les mettait à mort, il les approuvait. Il était rempli de la justice de la loi, c’est-à-dire d’un esprit de meurtre, de violence, de vengeance. A cette époque, il ne connaissait pas la justice qui s’obtient par la foi en Jésus. Il l’a connue après, quand Jésus s’est révélé à lui. Il a été touché par une simple parole de Jésus qui lui a dit, sur le chemin de Damas : « Je suis Jésus que tu persécutes ». Alors là, cela a suffit pour le retourner comme un gant, complètement. En une seconde, il a été retourné par l’amour de Jésus qui se révélait à lui. Lui qui avait tant de sujets de se glorifier. On a toujours humainement, un sujet de se glorifier. Même les moins favorisés trouvent toujours quelque chose pour se glorifier. Vous n’avez pas remarqué cela ? Les hommes sont comme cela. Ils trouvent toujours quelque chose pour se glorifier. De leurs propres enfants ils disent : « Oh, ce sont les plus beaux enfants de la terre, ceux que j’ai faits là », ou bien n’importe quelle qualité qu’ils peuvent ressortir et mettre en avant. Paul, lui, avait vraiment des raisons de se glorifier dans la chair. Lui qui était docteur en théologie, qui avait étudié auprès de Gamaliel, qui était un des plus savants de son temps, un grand des grands et d’un coup, il a compris que le but de sa vie devait être Christ. Le vrai Seigneur, qu’il persécutait sans le savoir, se révèle à lui, pour lui dire : « Je suis Jésus que tu persécutes », cela le bouleverse. Il a compris qu’il était à cent pour cent à côté de la plaque et il n’a pas perdu une seconde. Il n’a pas perdu une seconde ! A l’instant où Jésus se révèle pour lui montrer qu’il était de travers, à l’instant même il dit : « Seigneur, que veux-tu que je fasse ? Maintenant, ma vie est à toi, terminé ». En un instant, bouleversé, et trois jours après, rempli du Saint-Esprit, guéri, et sans attendre il commençait son ministère d’apôtre. « Mais ces choses qui étaient pour moi des gains… ». A l’époque, c’était des choses qu’il avait gagnées péniblement à la sueur de son front, des années d’étude, des années de recherche. Il connaissait par cœur toute la lettre de la Bible et de la loi, cela représente des années d’étude et de recherche. Il connaissait tout cela par cœur, mais de ce qu’il avait gagné à la sueur de son front, en un instant, il dit : « Maintenant, je considère tout cela comme une perte. J’ai perdu mon temps. C’est terminé, tout cela, à la poubelle ». « Ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte ». A cause de quoi ? A cause de Christ qui venait de se révéler à lui. Et le peu qu’il en a vu, de cette révélation-là, a suffi à bouleverser sa vie et à lui faire dire : « Maintenant, Seigneur, c’est toi que je veux rechercher et servir pour toujours, pour toute ma vie, à cent pour cent, sans regarder en arrière, sans faire plus rien de ce que je faisais avant dans ma vie passée. C’est terminé ». Vous vous rendez compte, si toutes les conversions étaient de cette qualité-là ? Et même, au verset 8, regardez ce qu’il dit : « Je regarde toutes choses (pas seulement ce qu’il avait acquis par son travail et ses études) Je regarde toutes choses comme une perte à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue afin de gagner Christ ». Toutes ces choses que le monde recherche et toutes ces choses que bien souvent, l’Eglise recherche aussi : le succès, la prospérité, la renommée. Il y a beaucoup de chrétiens et beaucoup de conducteurs qui recherchent cela. La renommée, être quelqu’un dont on parle, qui manifeste vraiment la puissance de Dieu, qui dirige les plus grandes églises, qui a le plus d’œuvres chrétiennes qu’il contrôle. Cela, c’est de la chair, ce n’est pas du Seigneur, du tout. Mais lui, Paul, dit : « Je regarde toutes ces choses comme une perte à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus ». Cela veut dire que les deux sont incompatibles. Nous  ne pouvons pas avoir dans le cœur quelque chose de l’amour du monde et l’amour de Jésus. S’il y a les deux, cela va nous empêcher de connaître Christ puisque Paul dit : « Je renonce à tout pour la connaissance de Christ ». Cela veut dire que ce n’est pas possible de suivre les deux en même temps. Jésus dit bien : « Tu ne peux pas servir Dieu et Mammon. Tu ne peux pas servir deux maîtres à la fois ». Ou nous servons entièrement Jésus à cent pour cent ou bien nous allons  servir le monde, mais si nous faisons les deux, nous perdrons tout. Tout. Alors que si nous voulons gagner Christ, nous devons renoncer à tout. C’est cela, la Croix. « Et je les regarde comme de la boue afin de gagner Christ » ; gagner Christ ! vous voyer le terme qu’il emploie ? « Gagner ». Cela veut dire qu’il y a un prix à payer. Ce salut est gratuit, la porte est ouverte. Tout est donné par grâce et nous recevons tout par la foi. Mais si nous ne sommes pas prêt à renoncer à tout pour gagner Christ, nous  ne pourrons pas le connaître à fond comme Lui veut se révéler à nous. Nous ne pouvons donc pas le servir si nous  ne le connaissons pas bien. Nous ne pouvons pas parler aux autres de quelqu’un que nous connaissons mal. Nous avons besoin de bien le connaître. Pour cela, il faut que tout soit donné à Jésus, que nous renonçons dans nos cœurs à tout ce qui nous a attiré jusqu’ici dans le monde et à tout ce qui nous attire encore dans le monde. Renonçons à tout cela. Laissons tout cela de côté afin de gagner Christ et d’être trouvé en Lui ; bien sûr, en esprit, nous sommes en Christ, dans les lieux célestes, assis en Lui. Et Il est en nous. Mais ce ne sont pas seulement des mots : « Il est en moi, je suis en Lui » : si ce sont simplement des mots en l’air et pas une réalité vécue, cela n’a aucun sens et l’onction de Dieu ne repose pas sur nous . Nous  ne pouvons pas dire cela comme une parole en l’air, nous devons le dire comme une réalité dans notre vie. D’abord une réalité de notre engagement : nous allons tout donné parce que nous avons eu la révélation que Jésus nous a tout donné. Cela vaut donc la peine de tout Lui donner par reconnaissance et par amour pour Lui. D’autant plus que c’est en Lui donnant tout que Jésus va se révéler pleinement, que nous allons vraiment être rempli du Seigneur et que nous allons pouvoir être utilisé par le Seigneur. « Afin de gagner Christ et d’être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec la justice qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, afin de connaître Christ et la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir si je puis, à la résurrection d’entre les morts ». Dans ce court passage de Philippiens chapitre 3, entre les versets 7 et 11, il emploie plusieurs fois des expressions qui sont semblables ou complémentaires. Il dit au verset 7 : « Je regarde toutes choses comme une perte à cause de Christ ». Il commence par préciser sa pensée. « Tout cela, j’y renonce à cause de Christ », c’est-à-dire parce que Lui en vaut la peine. Ensuite il dit qu’il regarde tout comme une perte à cause, non seulement de Christ, mais « à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ ». Ce n’est pas simplement pour Christ, qu’il le fait, mais pour connaître Christ. Sinon, ce serait un sacrifice offert à quelqu’un qu’il ne connaîtrait pas. Ce n’est déjà pas mal, mais Jésus veut aller plus loin. Paul commence par considérer tout cela comme une perte à cause de Jésus, mais il ne veut pas s’arrêter là, il dit : « Seigneur, je ne veux pas simplement te donner ma vie comme cela sans te connaître, mais je considère tout comme une perte parce que je veux te connaître ». Il y a dans la connaissance de Christ une excellence : « L’excellence de la connaissance de Christ ». C’est la chose la plus excellente sur la terre. Pouvez-vous dire amen à cela? C’est la chose la plus excellente sur la terre : connaître Christ qui nous introduit au Père par le Saint-Esprit. Si nous connaissons tous Christ individuellement, nous allons avoir entre nous une merveilleuse communion fraternelle parce qu’elle va se faire dans la lumière de Christ. Il ne peut pas y avoir de communion entre nous si nous ne connaissons pas Christ ; une communion complète et réelle. Ce qui fait le manque de communion entre chrétiens aujourd’hui, entre églises, entre chrétiens, c’est le manque de connaissance de Christ au milieu de nous. Si nous connaissons tous Christ de la même manière, nous allons nous reconnaître aussitôt, nous allons communier intensément dans le même esprit parce que nous connaissons Christ chacun, toi et moi, de la même manière. Il dit ensuite : pas seulement le connaître, mais le gagner et d’être trouvé en Lui. Parce que c’est quelque chose de plus. Il dit : Je commence par laisser tout pour Christ et ensuite : Je veux te connaître, Christ. Mais il veut encore aller plus loin, il veut le gagner, c’est-à-dire être comme Lui. C’est cela, gagner Christ. C’est être trouvé en Lui semblable à Lui, puisque Paul dit par la suite (Philippiens 3 :9 et 10) : « et d’être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort ». Voilà le but suprême. Tout pour Christ, tout pour connaître Christ, mais tout pour être semblable à Lui, conforme à Lui, comme Lui. Parce qu’en un sens, nous  pouvons aussi connaître Christ et nous arrêter là, sans être conforme à Lui. Jésus veut que nous allions plus loin que la simple connaissance de Christ. Il y a des chrétiens qui s’arrêtent à la connaissance de Christ sans vouloir aller jusqu’au bout du prix à payer parce qu’il y a une conformité à sa mort. Ils voudraient bien connaître Christ, mais Lui être entièrement semblables, cela demande un sacrifice supplémentaire. Ce sacrifice, c’est la mort complète, puisque la vie de résurrection ne peut pas se manifester s’il n’y a pas la mort, la conformité à sa mort. Donc, cela, c’est le but suprême. Si nous  sommes décidés à payer ce prix là, non seulement nous  allons tout donner pour Christ et nous allons tout faire pour le connaître, mais nous allons tout faire pour être semblable à Lui. Quand nous connaissons Christ, si nous sommes honnête, nous ne désirons qu’une chose, c’est être semblable à Lui. Et là, Jésus aura accompli son but. Si ce désir est dans notre cœur, la puissance du Seigneur va travailler dans notre vie pour manifester justement ce que nous  désirons dans notre cœur. C’est Lui qui va le faire, ce n’est pas nous  qui allons nous rendre semblable à Lui. C’est Lui par sa puissance qui va nous transformer jour après jour, qui va nous remplir de son Esprit, qui va nous oindre de son Esprit, qui va se révéler constamment pour que la vie éternelle coule en nous . Parce que Jésus a dit : « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu » (Jean 17:3), mais connaître au sens intime, une union intime de l’un et de l’autre, où on ne devient qu’un, comme le mari connaît sa femme et devient un. Avec Christ dont nous sommes l’Epouse, nous devons avoir cette connaissance intime où nous sommes un, et à ce moment-là, Il peut prendre pleinement en charge notre vie, se servir de nous et se glorifier. « La justice qui vient de Dieu par la foi, afin de connaître Christ et la puissance de sa résurrection ». Cette puissance de la vie de résurrection est déjà en nous et ne demande qu’à s’écouler, si nous ouvrons la porte de la Croix dans notre cœur, la communion à ses souffrances. Il y a des chrétiens qui s’arrêtent là. Ils disent : « Seigneur, je veux bien te connaître, mais je n’aime pas trop l’idée de la communion à tes souffrances, parce que cela veut dire être persécuté, être rejeté, être injustement traité, être crucifié, être mis à mort. Seigneur j’aimerais tant pouvoir te connaître parfaitement sans passer par là ! » Jésus dit : « Non, ce n’est pas possible, bien-aimé, ce n’est pas possible ». Parce que pour connaître Christ, il faut que la chair soit entièrement ôtée. Pour être dans cette communion spirituelle ta chair doit être mise à mort. Nous sommes dans le lieu Très-Saint, si nous sommes entré par la Croix, par le chemin que Jésus a suivi, la communion à ses souffrances. A ce moment-là, nous  pouvons dire d’avance : « Seigneur, je veux tout te donner, je veux te connaître et je veux être semblable à toi. J’ai compris que le prix que tu me demandes, c’est la communion à tes souffrances, Seigneur, d’avance, j’accepte. Je signe en blanc, la page est encore blanche, en tout cas celle que tu me tends, je signe là, Seigneur, tu peux y mettre ce que tu veux. De tout cœur, Seigneur. Amen ! » Parce que le but en vaut la peine, il n’y a qu’une seule chose qui compte, c’est être semblable à Jésus ici-bas sur cette terre, et pour cela, il faut accepter la communion de ses souffrances. C’est cela le véritable Evangile de Jésus-Christ : la joie parfaite, la sainteté parfaite, la joie merveilleuse qui remplit nos cœurs dès à présent, sa paix parfaite parce que nous avons accepté de payer ce qu’il nous demandait de payer et puis de passer par la communion de ses souffrances. Et là, on est vraiment en union de cœur avec notre Seigneur. Le Seigneur nous dit : « D’accord. Bien-aimé, ça va. Tu as compris, je peux travailler dans ta vie ». Ensuite, quand l’épreuve de la souffrance, l’épreuve de la communion aux souffrances de Christ arrive, surtout, ne nous étonnons pas, ou ne nous retirons pas en disant : « Non, si j’avais su, je n’aurais jamais signé en blanc ». Non, ne nous étonnons pas. Il faut que nous passions par là parce qu’il y va de la gloire de Dieu dans notre vie. Quand nous  serons passé par l’épreuve de la communion aux souffrances de Christ, quand nous  aurons pleinement accepté cela dans l’épreuve, la puissance de la vie de résurrection va se manifester ici-bas dans notre vie.. Quand notre chair est brisée, quand cette carapace de chair est brisée, quand tout ce qui est dur en nous est brisé par la mort de la croix, à ce moment-là, nous devenons tendre dans les mains du Seigneur, nous pouvons pleinement manifester la compassion, l’amour du Seigneur et puis être utilisé. Il n’y a plus rien de dur qui sort. Il n’y a plus rien de charnel, de méchant, de mauvais, d’impatient, d’impur qui sort. La Croix et l’épée de l’Esprit sont passées par là et nous  avons étés brisé. Quelque part, il y a eu un brisement dans notre cœur et dans notre vie. Nous avons  communié aux souffrances de Christ. Ce n’est pas un brisement qui vient de la punition de nos péchés, c’est un brisement qui vient simplement de la mise à mort de la croûte qui est encore sur nous, de cette croûte charnelle qui doit être complètement mise à mort, et à ce moment là, tout le parfum de Christ se répand. « Pour parvenir si je puis ». Là ce n’est pas un « si je puis » de possibilité, c’est un « si je puis » de permission. Dans le texte grec, c’est : « Si j’ai la permission de ». Donc, ce n’est pas un signe d’incrédulité de la part de Paul de dire : « Pour parvenir si je puis à la résurrection d’entre les morts ». Il sait très bien que la seule condition pour qu’il y arrive, c’est que Dieu le lui permette. Et Dieu le permet à tous ceux qui veulent payer le prix. Donc, ce n’est pas un « si » d’incrédulité, c’est simplement un « si je puis » qui veut dire : « si Dieu me fait cette grâce, moi, j’ai compris les étapes par lesquelles je dois passer, c’est-à-dire : tout donner, tout considérer comme une perte et tout laisser de côté, et à ce moment-là, accepter la communion aux souffrances de Christ. Moi, j’ai fait tout ce que Dieu me demandait, maintenant, que sa grâce fasse le reste. Par sa permission, je vais atteindre le but ». Ce n’est pas un cri d’incrédulité, ce « si je puis ». C’est simplement une confession de sa totale dépendance de la volonté du Seigneur. Il dira par la suite qu’il a une pleine confiance que Dieu va faire ce qu’Il veut faire dans sa vie parce que lui-même, Paul, a ouvert pleinement la porte. « Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix ou que j’aie déjà atteint la perfection », une perfection entièrement manifestée. On verra de quel prix il parle, un peu plus tard. « …mais je cours pour tâcher de le saisir », là encore, quand il dit : « pour tâcher de le saisir », ce n’est pas une manifestation d’impuissance ou d’incrédulité. Il veut dire : « Pour m’efforcer de le saisir ». Je cours pour un seul but dans mon cœur, c’est Jésus. Le but, c’est lui, le prix de ma course, c’est Jésus lui-même ; c’est la manifestation de la vie de Jésus en moi. Donc, « Je cours pour tâcher de le saisir (ce prix), puisque moi aussi, j’ai été saisi par Jésus-Christ ». Bien-aimé, quand tu es saisi par Jésus-Christ, plus personne ne peut t’arracher de ses mains sinon toi, si tu décides d’aller ailleurs. Quand nous avons décidé de payer le prix jusqu’au bout, Christ nous  saisis et à ce moment-là, Il fait son œuvre en nous. Il va faire sa volonté. Il va nous faire passer par toutes les expériences qu’Il veut pour notre vie, nous ne nous en étonnerons pas. Nous recevrons dans ces épreuves et dans ces difficultés une pleine grâce et un plein secours de la présence du Seigneur, une pleine victoire dans l’épreuve, Christ nous a saisi maintenant et son œuvre se fait dans notre vie. « Frères, je ne pense pas l’avoir saisi (le prix encore ; c’est-à-dire avoir manifesté parfaitement dans ma vie la perfection de Jésus), mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ ». Nous venons de lire que le prix de cette vocation céleste, c’est d’être semblable à Lui par la communion de ses souffrances. Etre semblable à Jésus, conforme à Lui. Que toute la nature de Jésus se manifeste en moi, voilà le prix. C’est Jésus Lui-même manifesté en moi. C’est cela le prix. Est-ce que nous  voulons remporter ce prix-là ? Nous  voyons le modèle, l’exemple, le but, Jésus lui-même, et nous disons :  laissons tout, tout de côté, tout.  ne pensons qu’à une chose, c’est à remporter ce prix-là.  courons vers le but en nous disant : « Seigneur, il n’y a plus qu’une chose qui compte, c’est être semblable à toi, toi mon but, mon Sauveur, mon Seigneur que je vois là devant moi. Je cours vers toi parce que plus je te vois, je te regarde, je te contemple, plus je suis transformé à ton image. Et c’est ce que nous voulons, Seigneur pour nous glorifier parce que toi, tu es merveilleux et nous voulons que ta nature se manifeste en nous. Voilà le prix. Nous voulons remporter ce prix là ». Donc il n’y a plus rien qui nous intéresse à part ce prix-là, même pas le ministère chrétien ; cela, c’est secondaire. Même pas les dons manifestés, même pas le salut des âmes. Comprenons-nous de  ce qui est dit, c’est d’une importance suprême le salut des âmes, la préparation de l’Epouse. Mais comment l’Epouse va pouvoir se préparer si elle n’a pas les yeux fixés sur le but et si elle ne veut pas remporter ce prix ? Comment allons-nous gagner vraiment des âmes si nous n’avons pas les yeux fixés sur ce but et si nous ne voulons pas remporter ce prix ? Si nous sommes pleinement fixés sur ce but, désirant remporter ce prix, être semblables à Jésus en acceptant qu’Il fasse tout ce qu’Il veut faire dans notre vie parce que nous avons tout donné, nous allons être puissamment transformés, remplis, oints par le Saint-Esprit. A ce moment-là, il va pouvoir nous utiliser pour gagner des âmes et pour préparer l’Epouse. A ce moment-là, nous allons glorifier le Seigneur.

« Je cours vers le but pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu ». Vocation, cela veut dire : appel. C’est Dieu le Père qui est là derrière Jésus, et qui, de sa voix tendre, nous appelle à Lui en disant : « Venez, venez. Je veux vous transformer pour que vous soyez semblables à l’image de mon Fils. Venez, venez ». Quand on entend cet appel dans le cœur, on y va. Nous ne résistons pas à la vocation céleste, à l’appel du ciel, à l’appel de Dieu. « Venez ! Qui veut venir ? » Il appelle tous les hommes. Il y a beaucoup d’appelés, peu d’élus parce qu’il y en a peu qui acceptent de payer ce prix. C’est facile au cours d’une réunion d’évangélisation de dire : « Ceux qui veulent lever la main pour suivre Jésus, levez la main ». Allez, on s’approche et on prie. On verse quelques larmes et puis on repart. Mais est-ce que nous avons compris que le prix de la vocation céleste, c’est d’être semblable à Jésus et qu’il y a un prix à payer? Que nous devons tout laisser dans ce monde et dans notre vie passée et nous donner entièrement à Jésus pour qu’Il fasse une œuvre profonde dans notre vie? Et nous, avons-nous  l’œil fixé sur Jésus pour être semblable à Lui. Il y a ce prix à payer . C’est un prix qui est élevé parce qu’il va tout nous coûter , à cent pour cent. Quand nous avons compris cela dès le premier jour comme Paul l’a compris, nous pouvons devenir un apôtre puissant entre les mains du Seigneur. Quand on dit apôtre, on ne parle pas du ministère d’apôtre, mais « envoyé du Père », comme Jésus a été envoyé. « L’esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, Car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance… etc. » (Esaïe 61:1) Quel passage merveilleux ! Jésus a dit : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jean 20:21). Mais Il disait cela à ceux qui étaient d’abord passés par ce chemin-là, qui avaient accepté de gagner Christ en perdant tout le reste. Dieu peut envoyer ces hommes et ces femmes-là. Ils font du bon travail pour Lui parce que c’est Dieu qui travaille en eux. Reprenons Philippiens 3, au verset 15 : « Nous tous, donc, qui sommes parfaits… ». Si nous avons décidé dans nos cœurs de tout faire pour être semblable à Jésus, en gardant les yeux fixés sur Lui, en laissant tout de notre passé, de notre vie passée, et de ce monde, Dieu dit que nous sommes déjà parfait parce que notre cœur est tout entier pour Lui. C’est cela être parfait, intègre, totalement pour Jésus, à cent pour cent. Même si cette perfection n’est pas encore manifestée, Dieu nous voit parfait parce que tout notre cœur est pour Lui, tout. Il dit : « Nous tous qui sommes parfaits », alors qu’il vient de dire : « Je n’ai pas encore vu cette perfection manifestée mais je suis déjà parfait parce que toutes les conditions sont réunies. J’ai donné toute ma vie au Seigneur, il m’a tout donné de son côté. Il m’a saisi, Il fait son œuvre en moi et Il va l’achever. Parce que l’œuvre créatrice qu’Il commence, Il l’achève ». Et nous le verrons de nos  yeux ici-bas, dès maintenant, avant le retour de Jésus. Nous pouvons êtres transformés maintenant, par la puissance de résurrection du Seigneur, si nous avons donné notre vie à cent pour cent au Seigneur. En ce moment , Il te transforme, il te change. Tu n’es plus le même en sortant d’ici, parce que la Parole de Dieu est une parole puissante. Dieu dit, et la chose s’accomplit. Dieu dit dans nos cœurs des paroles qui vont nous créer, nous transformer. Nous sommes une nouvelle création en Lui mais il faut que cette nouvelle création se manifeste dans toute notre vie. Elle se manifeste par la Parole de Dieu qu’Il nous adresse à ce moment-là parce que nous, nous Lui avons tout donné, et Il va pouvoir travailler. Dans l’épitre aux Hébreux, au chapitre 4, et au verset 2, nous lisons : « Car cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu’à eux; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent. » Il est dit ici que la Parole a été anéantie par ceux qui ne l’avaient pas reçue dans la foi. Elle n’a pas produit d’effet. Elle n’a pas été mélangée à la foi, elle n’a pas produit l’effet que Dieu voulait qu’elle produise. Alors que si nous sommes dans une attitude de foi en disant dès le départ : « Seigneur, vas-y, fais ton œuvre ». Dieu envoie la même Parole, elle pénètre, elle fait toute son œuvre librement et elle la fait à la perfection. Il n’y a rien qui l’arrête. C’est merveilleux ! Nous sommes transformés de gloire en gloire, jour après jour ! Si nous passons un jour sans être transformé, c’est que nous avons retenu encore quelque chose, ou nous avons repris quelque chose de ce que nous avons donné. Nous laissons tout, chaque jour qui passe, nous voyons la transformation du Seigneur, nous la voyons. Nous sentons et nous voyons l’Esprit du Seigneur grandir dans notre vie. « Ayons cette même pensée, nous tous qui sommes parfaits ». Nous avons cette pensée unique. Nous sommes tous dans la même pensée : « Seigneur, que je sois semblable à toi parce que tu es tellement merveilleux. Je veux te connaître pour être semblable à toi ». Philippiens 3:15 : « Et si vous êtes en quelque point d’un autre avis (hélas !), Dieu vous éclairera aussi là-dessus ». Une parole de foi ! Il savait bien que parmi ceux qui l’écoutaient, qui l’entendaient, il y en avait qui n’étaient pas tout à fait d’accord là-dessus, qui retenaient encore quelque chose. Mais il leur dit : Dieu va vous éclairer. Il va vous faire comprendre. Comment va-t’il nous faire comprendre ? nous serons dans l’impasse. Nous serons dans l’impasse si nous laissons quelques choses dans notre vie, qui vient de notre vie passée ou du monde, ou si nous n’as pas tout donné au Seigneur pour qu’Il nous transforme. Quelque part, l’œuvre du Seigneur va nous arrêter, nous serons dans l’impasse, nous serons coincés et à ce moment-là, nous allons nous poser des questions, si nous sommes honnête, et Dieu va nous éclairer. Il nous éclairera et nous allons repartir. Philippiens 3:16 : « Seulement au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas ». Nous savons en quoi consiste cette marche d’un même pas. Il dit : Courez vers le but. La marche au pas du Seigneur, c’est : vous courez vers le but, tous ensemble. Marchez d’un même pas alors qu’il vient de dire : « Je cours vers le but ». Quand il dit : « Je cours vers le but », vous remarquez qu’il ne s’arrête pas pour se laisser freiner par ceux qui traînent les pieds. Quand il dit : « Marchons d’un même pas, cela ne veut pas dire : « Je vais arrêter ma progression spirituelle parce qu’il y en a qui traînent les savates, qui ne veulent pas tout donner, donc, pour les accompagner, je vais m’arrêter de me consacrer à cent pour cent afin d’être avec eux, pour les accompagner un peu ». Non, ce n’est pas ce qu’il dit. Il dit : « Moi je cours, courons ensemble. Allez, d’un même pas ». Si tu restes derrière, c’est que tu n’as pas compris ou accepté le plan du Seigneur. Paul ne dit pas : « J’arrête de courir pour t’accompagner dans ton attitude rétrograde ». Non, il dit : « Tu cours avec moi. Si tu ne veux pas courir avec moi, je te laisse là et Dieu t’éclairera. Moi, je vais tout faire dans mon ministère d’apôtre pour t’éclairer, mais je ne vais pas me laisser ralentir dans ma course. Courons d’un même pas nous qui tous avons été éclairés, au point où nous en sommes, courons d’un même pas vers le Seigneur. Marchons dans cette course vers le but ». Philippiens 3:17 à 19 : « Soyez tous mes imitateurs, frères, et portez les regards sur ceux qui marchent selon le modèle que vous avez en nous. Car il y en a plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ (voilà ceux qui n’ont pas renoncé à tout) Je vous en ai souvent parlé et j’en parle maintenant encore en pleurant. Leur fin sera la perdition. Ils ont pour dieu leur ventre. » Le ventre, c’est une image pour désigner tout ce qui concerne le monde ; la chair et le monde. Donc, ils ont pour dieu tout ce qui est dans la chair et dans le monde. Voilà leur dieu. Au lieu d’avoir leur Dieu sur le trône, Jésus-Christ vers lequel on court, ils ont pour dieu leur ventre, la chair et ce monde. Leur fin sera selon leur désir. C’est ce que tu as voulu, tu vas tomber dans la perdition. Ce n’est pas ce que Dieu veut pour toi. « Ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte. Ils ne pensent qu’aux choses de la terre ». Il ne dit même pas que ce sont des grands pécheurs, ils ne pensent qu’aux choses de la terre. Peut-être que ce sera le succès, l’argent, ces choses-là, ou les économies à faire pour la retraite ou que sais-je moi ? Ce n’est pas interdit par Dieu de faire des économies, mais mettons-le à sa juste place. Jésus en premier, son œuvre en premier et pour le reste, Il pourvoira. Philippiens 3:20 et 21 : « Mais notre cité à nous est dans les cieux… » La Jérusalem céleste est dans les cieux et nous avons les yeux fixés sur cette cité. « D’où nous attendons aussi comme sauveur le Seigneur Jésus-Christ qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps (la touche finale, la résurrection du corps), au corps de sa gloire par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toute chose ». Je lis le premier verset du chapitre 4 : « C’est pourquoi, mes bien-aimés et très chers frères, vous qui êtes ma joie et ma couronne, demeurez ainsi fermes dans le Seigneur ». Demeurez fermes dans ce but-là. Ne laissons pas tomber un seul instant le but à atteindre ici-bas : être comme Jésus ; être rempli de son Esprit, être rempli de sa puissance, de sa nature. Voilà ce que Jésus veut pour chacun de nous. Il a la puissance de le faire et Il le fera si nous, nous avons un cœur tout entier tourné vers ce but et vers Jésus. Il a la puissance de le faire et Il le fera. Il nous rendra parfaits sur cette terre comme Lui est parfait ; saints comme notre Père céleste est saint, parce que Dieu fait les choses à merveille. Jésus est toujours le même, hier, aujourd’hui, éternellement. Il veut nous transformer à son image et faire de nous des flammes de feu qui vont transmettre son feu à Lui et qui vont manifester sa gloire. Si nous disons : « Oui », disons-le de tout notre cœur et nous allons voir Dieu agir avec puissance dans notre vie. nous ne pouvons pas rester au même point, jamais avec Jésus, une fois qu’Il nous a saisi. Et même si nous avons quelquefois l’impression d’être dans un désert, cela ne veut pas dire que spirituellement, nous stagnons. La stagnation spirituelle vient seulement quand on laisse tomber le Seigneur ou quand on n’est pas dans une consécration réelle. Le chemin du désert fait partie de la formation et des souffrances de Christ. Il y est passé aussi. Si nous passons par un désert où nous avons l’impression qu’il n’y a rien qui se passe, où nous voudrions faire des choses pour Christ et que nous ne faisons pas grand chose, ce n’est pas important. L’important, pour Jésus, c’est que tout notre cœur soit tout entier pour Lui, que nous le laissons faire. Nous sommes dans le désert, Jésus est avec nous. Il fait son œuvre, Il a permis que nous y  passons, c’est pour un temps seulement ; quarante jours. Et après, nous allons sortir revêtu de la puissance du Seigneur pour accomplir ses œuvres. Amen !

                            Prédestinés à être semblables à l’image de Jésus

Vous savez que  le Seigneur se sert de sa Parole pour nous faire du bien dans nos cœurs et pour nous faire avancer plus loin dans la connaissance du Seigneur Jésus-Christ. Vous savez combien le Seigneur est grand, combien Il est merveilleux, combien Il est immense, infini ; et la vie éternelle, c’est de Le connaître. Alors, mieux on Le connaît et plus on Le connaît, plus on a envi de Le connaître ; c’est ce qu’il y a normalement dans le cœur de ses brebis. Quand nous pensons dans notre cœur combien le Seigneur est immense et grand, et quelle est la part que nous connaissons de son immensité, nous pouvons-nous dire que nous avons  besoin de toute l’éternité pour le connaître, et nous ne serons jamais ennuyé dans l’éternité de recevoir des révélations sur la profondeur de l’amour de Jésus. Mais, déjà sur la terre, le Seigneur veut que nous Le connaissions, et que nous le connaissions bien, parce que tellement de chrétiens mènent des vies difficiles. De toute façon nous avons des problèmes ; mais c’est comme s’ils vivaient dans un désert, et nous nous rendons compte que s’ils sont dans le désert, ce n’est pas tellement que l’Esprit de Dieu les y a amenés, comme Jésus : c’est parce qu’ils ne connaissent pas vraiment le Seigneur au point de se rendre compte que là, dans le désert, le Seigneur est là avec eux, en eux, et que même dans les circonstances les plus difficiles, cette connaissance de Jésus nous remplit de Sa paix, de Sa joie. Cela nous arrive à tous, en tant qu’enfants de Dieu, de passer par des épreuves : nous ne serions pas sur cette terre si nous n’avions pas d’épreuves. Mais de savoir que dans l’épreuve (le Seigneur les permet toutes) nous pouvons avoir avec nous notre Seigneur que nous connaissons, et qui nous prend et qui nous porte, et qui nous dit : « Je suis avec toi : si j’ai permis ça, c’est que j’ai un plan ; ne t’inquiète pas, crois seulement. » Pour croire en quelqu’un, il faut avoir confiance en lui, et souvent quand nous passons dans certaines épreuves, le malin peut être là pour nous dire : « Mais ton Dieu, il ne t’a pas un peu abandonné ? Ou : « Il ne s’occupe pas de choses plus importantes que ton problème à toi ? » Là ce n’est pas la voix du Seigneur ; nous le savons , la voix du Seigneur c’est : « Ne crains pas, crois seulement », et croyons surtout qu’il va se révéler à chacun de nous si notre cœur le désire. certains chrétiens disent dans l’épreuve : « Oh ! Au point où j’en suis maintenant, avec tout ce qui m’arrive, je me demande vraiment si Dieu m’aime autant que la Bible le dit, parce que s’Il m’aimait vraiment, Il ne me laisserait pas dans la situation où je me trouve. » Vous comprenez la tristesse du cœur de Jésus, quand Il entend ça. Lui comprend tout, Il connaît tout, Il voit tout. Nous ne voyons que la portion qui nous est importante et que nous vivons en ce moment, mais nous n’avons pas l’intelligence de Dieu pour comprendre, et Dieu ne nous demande pas de comprendre. Il nous demande de croire qu’Il est là, et qu’Il nous aime. Alors est-ce que nous croyons que Dieu nous aime ? Amen ! Est-ce que nous croyons qu’il y a encore de la marge, pour comprendre encore plus combien Dieu nous aime ? Et comment ! lisons un petit passage dans Romains 8. Il y a quelque chose qui  révolutionne la  vie (beaucoup de choses  révolutionne notre vie, mais il y en a une en particulier et parlons en  aussi souvent que le Seigneur nous permet de le faire) : c’est ce petit verset de Romains 8. Pas le verset 28  parce qu’on le cite souvent : « Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu. » Mais quand nous sommes làsous une montagne d’épreuves et de difficultés, il faut bien le comprendre dans l’Esprit du Seigneur.Parce que quand nous avons devant une montagne de difficultés et qu’on nous dit : « Toutes choses concourentau bien de ceux qui aiment Dieu », si l’on a reçu cette parole dans l’Esprit du Seigneur, dans le cœur,c’est bon, autrement ça fait un peu comme du vinaigre sur une blessure. Mais c’est le verset 29 , et ce verset, il arrive que certain ne le comprenne pas tout de suite le jour de leur conversion. Je vais vous le lire : « Car ceux qu’Il a connus d’avance, Il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils afin que son Fils soit le premier-né entre plusieurs frères. » Il peut nous arriver , quand nous lisons ce texte, d’avoir la réaction de certains frères et sœurs qui disent : « Oui, oui ! Dans le ciel, tout le monde sera parfait, d’accord ! » Mais là sur la terre, et là, Dieu nous parle à nous qui sommes sur la terre, et Il a besoin que nous croyons à Sa Parole et que nous croyons que lorsque il a dit : « Je t’ai prédestiné à être semblable à l’image de Jésus », nous ne sommes pas appelés à être comme Dieu, mais nous sommes appelés à être semblables à l’image de Jésus. Jésus est l’image du Père, Il a dit a ses disciples : « Quand tu me vois, tu vois le Père, le Père est en moi, je suis dans le Père. » Et le même Jésus dit, quand Il prie son Père dans Jean 17 verset 22: « afin qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux, et  toi en moi. » Donc, ce même Jésus, dans lequel se trouve le Père, vient habiter dans nos cœurs, au moment de la nouvelle naissance, par le Saint-Esprit. Quand le Saint-Esprit vient en nous, Il amène avec Lui, si je puis dire, le Père et le Fils parce que le Père, le Fils et le Saint-Esprit n’agissent jamais séparément l’un de l’autre. Nous ne pouvons pas dire aujourd’hui que le Père agit en Chine, que Jésus agit en Amérique, et que le Saint-Esprit est ici avec moi. Le Saint-Esprit est Dieu comme le Père et le Fils, Ils sont tous les trois Un. Quand le Saint-Esprit entre en nous à la nouvelle naissance, le Père et le Fils viennent aussi en nous et demeurent en nous, et à partir de là, ils entrent dans notre esprit. Ils n’entrent pas dans notre intelligence, dans nos pensées, dans notre corps simplement. Le Saint-Esprit vient dans notre esprit. Il habite là, Il veut nous  révéler que de là où Il habite Il veut nous prendre tel que nous sommes, et par Sa puissance nous transformer à l’image de Jésus sur cette terre. C’est tellement grand qu’il faut la révélation de Jésus. il est , pour certain qui disent cela , garantis que beaucoup de chrétiens, nous regardera d’un air poli en nous disant : « Mais oui, c’est écrit. » Mais nous voyons ou verrons pour certain qu’ils n’en croient pas un mot. Ce n’est pas votre cas. Cela leur paraît tellement grand ! Ils veulent bien dire : « Jésus me transforme, m’ôte mes péchés », oui ; mais de dire : Qu’Il me transforme pour qu’ici, maintenant nous soyons tous semblables à l’image de Jésus ! Il y en a qui peuvent se dire :  » Moi, je me connais depuis longtemps, le Seigneur va avoir du mal avec moi. » Quand nous pensons que Jésus a dit à ses disciples : « Tu sais que de cette pierre-là, Dieu peut faire un adorateur. » Dieu peut prendre un caillou, là, et par Sa Parole, Il peut le transformer en adorateur. C’est ce qu’Il a fait pour Adam et Eve. Il a pris de la terre, Il a insufflé son Esprit et ils sont devenus une âme vivante. Nous qui avons le Seigneur en nous, parce que nous sommes Ses enfants, est-ce que vous pensez que cela Lui sera vraiment difficile, de nous transformer à l’image de Jésus ? Pour Lui ce n’est pas difficile, mais le Seigneur nous demande de croire à tout ce qu’Il dit : « Tout nous est donné dans la Bible par la foi. » Comment avons-nous reçu notre salut ? Pas par les œuvres, par la foi ; par l’Evangile qui nous a été annoncé, par le Saint-Esprit qui a parlé à notre cœur ouvert. « Quiconque croit en Lui a la vie éternelle. Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle », là maintenant ! La vie éternelle est-ce que nous l’auras quand nous serons au ciel ? Nous  l’avons maintenant. Dieu nous dit (c’est la même Parole) qu’Il nous a prédestinés, avec toutes nos faiblesses actuelles, avec notre nullité de naissance. Pour les hommes, il peut y avoir des grands, des petits,  ne parlons pas seulement de la taille, mais intellectuellement, dans l’éducation, nous pouvons avoir cette impression, il y a des différences très grandes. Mais pour Dieu qui nous voit, Lui, de Son immensité, nous voit comme des êtres qui ont tous besoin d’être entièrement transformés par Lui. Il a besoin que nous le croyions. Au moment où cette Parole est entrée dans mon cœur, elle a fait tomber de mes épaules un fardeau pesant. Cette révélation, (j’ai honte de le dire), je l’ai eue plusieurs année après ma conversion, en même temps que la révélation de la Croix, au sens que j’étais mort et enterré avec Christ. et ceci n’était il y a pas longtemps c’est quand j’ai reçu cette immense enseignement de la parole ( que je retransmet maintenant a vous frères et sœurs)   J’avais eu la révélation de la Croix, au sens que Jésus y a porté nos péchés et que par Son sang Il nous a lavés. Mais la révélation que quand Christ est mort, nous sommes mort, avec toute notre chair, notre hérédité passée, tout ce qui vient d’Adam et d’Eve, avec le fardeau que nous avons sur les épaules en naissant sur cette terre ! D’avance, quand Christ est mort sur la Croix, comme Il connaît toutes choses d’avance, Il voyait ceux qui allaient répondre « oui » à Son appel. « Ceux qu’Il a connus d’avance, Il les a prédestinés. » Donc, Dieu, avec Sa vue perçante, voyait de loin et jusqu’à la fin des temps, tous ceux qui allaient écouter Sa Parole, et qui allaient dire dans leur cœur : « Oui ! Seigneur, j’accepte Ta Vérité et j’accepte Ta Parole dans mon cœur. » Il le savait d’avance. Comme Il nous voyait tous d’avance, Il a dit : « Ils vont dire « oui, » et je vois que dans leur cœur ils sont sérieux ! Je les prédestine à être semblables a Jésus par Ma puissance de résurrection ». Vous rappelez-vous l’histoire de Lazare ? Vous pouvez imaginer dans quel état se trouvait Lazare, après quatre jours dans le tombeau où il sentait déjà ?. C’est une grotte qui descend très bas, et le fond de la grotte est loin de la porte d’entrée, peut-être à vingt ou trente mètres, il faut descendre une cinquantaine de marches, ça tourne, ça descend au fond d’une cave. Jésus était dehors, devant la porte ; c’est pour ça qu’Il a crié d’une voix forte : « Lazare, sors ! » Et le mort a entendu, son esprit a entendu, en tout cas. Son esprit était peut-être déjà sorti de son corps comme pour la jeune fille, la fille de Jaïre, dont on dit : « Son esprit revint dans son corps. » La Parole puissante de Jésus est une Parole de vie, de résurrection, quand Il a dit : « Lazare, sors ! » Un seul mot a suffi. « Que la lumière soit ! Et la lumière fut ! » « Je te prédestine à être semblable à Jésus ! » C’est une Parole aussi puissante que toutes les paroles de Dieu dans la Bible. La Bible tout entière est la Parole de Dieu, quand elle est reçue. (La différence avec les pierres ou la lumière, quand Dieu a créé toutes ces choses, c’est qu’elles n’avaient pas à répondre par la foi.) Mais en ce qui concerne l’homme qu’il a créé, il nous demande la foi, c’est le minimum. C’est Lui qui la donne, quand nous avons un cœur ouvert devant Lui. Il envoie Sa Parole, et Il nous envoie la foi avec. Il demande que nous recevions les deux. Donc, Il envoie cette même Parole qui a dit : « Lazare, sors ! » Et le mort sortit. C’est-à-dire que son corps a été touché par cette force puissante de résurrection, son sang coagulé a recommencé à circuler, son cœur a rebattu, son cerveau a repris vie, et tout cela par la vie de résurrection, qui est Jésus, qui est en Lui. Si cette révélation n’était pas encore plantée maintenant dans nos cœurs, prions pour   que le Saint-Esprit nous la donne une fois pour toutes, et que nous arrêtions de considérer nos faiblesses, nos incapacités, notre état de pécheur pourri. Nous sommes tous des pécheurs pourris de naissance. Croyez-vous qu’à la naissance, il y en a un qui soit meilleur que l’autre ? Quand nous venons au Seigneur, dans 2 Corinthiens 5 : 1, Il dit que nous devenons en Christ de nouvelles créatures (mais le mot c’est création). Toutes choses anciennes sont passées, toutes choses sont devenues nouvelles en Christ ! Quand Il a crié sur la Croix : « Tout est accompli », cela veut dire que pour Jésus, à ce moment précis, tout était déjà fait. Il a tout fait d’avance. Nous avons dans le ciel un héritage formidable, un héritage éternel, de vie, de vie éternelle. Dieu voyait bien qu’on ne pouvait pas s’en sortir tout seuls. J’ai essayé des années de m’en sortir tout seul : même quand je croyais que ce n’était pas moi qui m’en sortais seul, c’était encore moi qui m’en sortais par mes propres forces, et je ne l’avais pas compris ! Je voulais faire de bonnes choses pour Dieu, je voulais montrer à Dieu combien je voulais Lui être agréable. Je me levais tôt le matin, je lisais la bible , je priais, j’allais à toutes sortes de réunions, … Je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire, mais je faisais tout ça pour être agréable à Dieu, parce que je l’aimais. Je lisais certains commandements de Jésus, quand Il dit dans le sermon sur la montagne : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » Tout ce qu’Il dit dans le sermon sur la montagne est impossible à réaliser par nos forces ! Je disais : « C’est écrit, Jésus, mais Tu sais bien que je ne suis pas parfait, et Toi tu me commandes d’être parfait ! »la frustration peut êtres là. Il est dit parfois: « Non ! Personne ne peut être parfait sur cette terre. Ne t’inquiète pas, ce n’est vraiment pas cela que Jésus a voulu dire. Il a voulu dire que vous allez tous être parfaits un jour au ciel ! Reçois le salut par la foi et continue à marcher dans tes imperfections, tes problèmes, tes difficultés… Puis un jour, quand Jésus reviendra, tu vas être changé en un clin d’œil, tu vas devenir parfait, et là ce sera bon »…..En attendant, vous savez quand Jésus va revenir ? Moi, je sais qu’Il vient bientôt. Mais bientôt, cela veut dire quoi ? Il peut venir dans la seconde qui suit ! Ah ! Seigneur, si Tu pouvais venir dans la seconde qui suit ! Seriez vous tous prêts à partir, sans rien laisser comme bagage derrière vous ? Mais vous savez qu’il y a beaucoup de Chrétiens qui n’ont pas la pleine certitude que si la trompette sonnait, ils partiraient. Car ils sont tellement culpabilisés, ils voient tellement leurs imperfections, ils voient tellement les choses qui se passent dans leur vie, qu’ils disent : « Seigneur, tu as encore beaucoup de choses à faire, et si tu venais maintenant, je ne suis pas vraiment sûr que je monterais ». C’est parce qu’ils essayent d’atteindre eux-mêmes un rocher que seul Dieu permet d’atteindre par la foi. Christ a dit : « Tout est accompli ». Dieu m’a montré qu’Il avait déjà fait tout ce que moi je ne pouvais pas faire. Il a été fait pour nous justice, sanctification, rédemption, tout. Le problème, c’est que moi, j’habite encore dans un corps de péché, et que ce corps m’entraîne vers le bas. Un jour je vais hériter d’un corps glorieux. Mais il faut que Dieu me montre comment, pratiquement, ne pas me laisser entraîner vers le bas par ce corps de péché, et comment marcher dans cette foi que Dieu me donne. Si nous comprenons que déjà nous sommes parfait en Christ, il y a déjà un progrès dans notre  vie, parce que beaucoup de Chrétiens essayent ou pensent qu’un jour ils vont atteindre la perfection, et ils vont essayer de toutes leurs forces, (« par la grâce de Dieu ») d’atteindre cette perfection. Ce n’est pas du tout ça. Si nous avons essayés, il vaut mieux nous arrêter tout de suite. Mais puisque Dieu dit : « Tu es prédestiné d’être semblable à Jésus », cela veut dire : « Tu es prédestiné à être parfait comme Jésus, ici et maintenant ». Nous devons commencer à le croire, bien que cela nous paraisse humainement impossible. C’est vrai, c’est humainement impossible. Mais si nous commençons à croire que c’est pour nous, déjà, Dieu va commencer à pouvoir travailler dans notre cœur pour nous faire comprendre comment Il va nous faire atteindre cette position. ((Dis)) : « Seigneur, cette Parole, pour qui est-elle ? » Elle n’est pas seulement pour quelques-uns, pour certains pasteurs ou certains hommes et femmes qui ont vraiment une vie consacrée et qui vont y arriver. Non ! Elle est pour tous et pour toutes. De même, le jour de la Pentecôte, les cent vingt qui étaient assemblés, que faisaient-ils ? Les autres n’ont rien reçu parce qu’ils auraient dû être là. Les cent vingt attendaient la promesse de Jésus, qui leur avait dit : « Restez là, ne bougez pas, et dans peu de jours, vous recevrez la promesse : le Saint-Esprit survenant sur vous et vous serez baptisés du Saint- Esprit. » Ils avaient cette Parole de Jésus. Pour nous Jésus ne nous a pas dit dans combien de jours, mais Il nous a donné Sa promesse. Ils étaient là, et ils attendaient avec confiance. Le moment venu, ils ont tous, sans une seule exception, reçu le baptême du Saint-Esprit. Marie aussi était là, elle a été baptisée dans le Saint-Esprit, puis après on ne parle plus d’elle dans la Bible. C’est la dernière fois qu’on parle de la Vierge Marie. Elle était là, avec les cent vingt, et elle a été comme les autres, baptisée du Saint- Esprit. Ils ont été tous baptisés, au même titre les uns que les autres. Il n’y aucune exception. Pourquoi ? Parce qu’ils étaient là, et ils attendaient avec confiance la promesse de Dieu. Sommes-nous dans cet état d’esprit ? Eux ont attendu, ils ont reçu. Ce n’était pas par leurs mérites qu’ils ont été baptisés du Saint-Esprit, ce n’était pas parce qu’ils étaient les meilleurs. C’était parce qu’ils voulaient que ce que Dieu avait promis se réalise. Ils avaient reçu la Parole dans un cœur honnête et bon. J’aime bien utiliser cette expression : « Un cœur honnête et bon ». nous pouvons être le pire des pécheurs, mais avoir un cœur honnête et bon. Un cœur honnête et bon, c’est celui qui reconnaît simplement la vérité : « Voilà, Seigneur, c’est ça, je suis d’accord ! Je n’essaye pas de cacher quelque chose, ni à Toi, ni à personne. » C’est le cœur honnête du publicain qui disait : « Voilà ! Seigneur, moi je suis comme ça. » Et le pharisien qui disait : « Seigneur, je Te remercie de ce que tu ne m’as pas fait comme ce publicain ! » Le pharisien est reparti avec son péché, et le publicain a été justifié. Donc, la foi est bien la puissance de Dieu, et ce même Dieu nous dit : « Ce qui m’intéresse, ce n’est pas ce que tu es maintenant, mais c’est que tu croies que Je suis capable d’accomplir Ma Parole, si tu as simplement un cœur honnête et bon, un cœur honnête qui l’accepte et qui reconnaît que ce n’est pas toi qui vas le faire. » C’est Moi, dit Dieu ! Vous voyez que pour avoir cette attitude, il faut avoir dans le fond du cœur l’amour de la Vérité, tout simplement. Nous pouvons être encore plein d’imperfections, plein de choses que Dieu veut changer, et Il le sait, Il le voit mieux que nous. Et toi ! As-tu dans ton cœur l’amour pour la Vérité ? Quand nous sommes brebis du Seigneur, c’est là le signe que nous sommes bien la brebis du Seigneur : L’amour pour la Vérité. Ce qui nous intéresse, ce n’est pas une doctrine, même si elle paraît belle, ce qui nous intéresse, c’est de savoir si cette doctrine est la Vérité. Nous pouvons aller dans beaucoup d’églises chrétiennes, et nous verrons qu’en plus de la Parole de Dieu, beaucoup d’hommes ont rajouté ou enlevé des choses (ou en tout cas souvent rajouté leurs propres doctrines.) Mais ce n’est pas ça qui compte fondamentalement. Ce qui compte, c’est de dire : « Où est la Vérité Seigneur? » Si nous cherchons la Vérité, nous allons rencontrer Jésus, parce qu’Il est la Vérité. Si nous cherchons la Vérité, nous allons comprendre que la Vérité est là : c’est Sa Parole. Elle n’est pas dans Sa Parole, elle est Sa Parole tout entière. Et quand nous nous approchons de cette Parole, si nous avons l’amour de la Vérité dans le cœur, nous nous approchons de la Vérité tout entière, et nous nous approchons de Jésus qui l’a inspirée par son Esprit de Vérité. Est-ce que nous avons l’amour de la Vérité dans le cœur ? nous sommes enfant de Dieu, et un enfant de Dieu ne peut pas faire autre chose que d’avoir l’amour de la Vérité dans le cœur. « Mes brebis entendront ma voix. » Tout ce qui est  dit en ce moment, je crois dans mon cœur que c’est la Vérité. Mais ce n’est pas parce que cela est dit qu’il faut le croire. Le Saint-Esprit en vous doit confirmer que c’est bien la Vérité.  Jésus veut nous transformer à Son image, pour qu’Il soit le premier-né entre plusieurs frères. Le Seigneur veut avoir une multitude de frères et de sœurs à Son image. Il était le Fils Unique, et Il est toujours le Fils Unique, le seul Fils ; mais maintenant Il n’est plus l’unique fils, en ce sens qu’Il veut avoir une multitude de frères et de sœurs afin que tous ses enfants soient entraînés dans Sa perfection de Fils unique. Le cœur de Dieu le Père est pleinement satisfait quand Il voit l’œuvre de Son Fils réalisée dans nos vies. C’est un plan magnifique et glorieux que Dieu a pour nous. Que nos yeux s’illuminent à la grandeur du plan de Dieu ! C’est bien plus grand qu’une guérison ou une délivrance. Bien sûr, si nous avons besoin d’une guérison ou d’une délivrance, la compassion du Seigneur est là pour la donner ,  lorsque nous avons compris la grandeur du plan de Dieu, tout le reste se met en place. Si on  m’aurais demandé il y a dix ans : « Quelle est la volonté de Dieu pour ta vie ? » J’aurais dit : « La volonté de Dieu pour ma vie, c’est de Se révéler à moi, de m’aider, de me conduire » Tout cela était peut-être vrai, mais ce n’était pas cela l’essentiel. La volonté de Dieu pour notre vie, c’est de nous transformer à l’image de Jésus-Christ, ici et maintenant, par Sa puissance de vie et de résurrection. Il peut le faire très vite. Qu’est-ce que cela prend comme temps à Dieu de dire à une pierre : « Sois transformée en adorateur ! » Cela ne va pas prendre cent sept ans ! Dans la vie de ceux qui croient à Sa Parole, cela peut se faire très vite. Le salut que nous avons reçu, combien de temps a-t-il fallu pour le recevoir ? Pour moi, dés que j’ai reçu ma bible j’ai accepter de lire sa parole tout de suite mais des années ont été nécessaire pour la comprendre cela a mis du temps avant de prendre conscience que j’avais besoin d’un vrai enseignement  Mais à partir du moment où cette Parole est entrée dans mon cœur tout au long de cette enseignement de la parole, je sais maintenant que j’ai reçu en un instant mon salut. Quand la Parole nous dit que Dieu nous prédestine à être semblable à Jésus, par Sa puissance, ce qui est capital, c’est que nous la recevions. Cela peut se faire en un instant : tout notre cœur est illuminé, pour nous montrer que c’est déjà fait en Jésus. Il l’a déjà fait, Lui. Quand Il est mort à la Croix, Il a pris chacun de Ses enfants dans l’état où il se trouvait ! Il les a pris, et, par Sa puissance, Il les a prédestinés et Il les a déjà transformés. Quand Il est mort, Il a pris toute notre nature de péché, que nous connaissons si bien, puisque nous y sommes depuis notre naissance. Nous la connaissons bien, notre vieille nature ! Mais le Seigneur veut nous apprendre à connaître encore mieux la nouvelle nature qu’Il nous a donnée. Donc, Il a pris toute cette vieille nature dans laquelle nous sommes nés, Il l’a plongée dans la mort avec Lui, Il l’a entraînée dans Sa mort. Ah ! Le vieil Patrick  est mort et enterré pour Dieu, mais est-ce qu’il est mort et enterré pour moi, pleinement, dans le sens où Dieu le voit ? Dieu me voit complètement mort et enterré en Christ. Mais si moi je n’en ai pas une pleine révélation, pour moi je vais encore être vivant dans ma vieille nature, alors que pour Dieu, je suis déjà mort ! C’est terrible pour le Seigneur de penser que beaucoup de Ses enfants, par ignorance ou incrédulité, continuent à garder vivante leur vieille nature, alors que Dieu l’a déclarée morte et enterrée dans tous ses aspects bons et mauvais. Il n’y a pas que des mauvais aspects dans la vieille nature, mais elle est toute pourrie de la tête aux pieds. Il y a une forme d’amour humain qui n’est pas entièrement mauvais apparemment, comme il y a une forme de patience humaine. Vous savez qu’il y a des personnes qui sont prêts à donner leur vie pour des frères: en soi ce n’est pas mauvais, c’est le sacrifice de leur vie. Des hommes et des femmes dans ce monde peuvent le faire : donner leur vie pour leurs amis, leurs femmes, leurs enfants. Ils peuvent le faire, mais ce n’est pas encore cela, l’amour de Christ. L’amour de Christ est quelque chose de surnaturel, que les hommes qui ne connaissent pas Dieu ne peuvent pas avoir. S’il reste quelque chose de la création antérieure, souillée par le péché, Dieu veut la remplacer à cent pour cent. Il n’a rien à faire avec un vieux vêtement, Il ne veut pas le rapiécer, la déchirure serait pire. Pour moi, j’ai attendu longtemps. J’espère que vous avez eu cette révélation bien avant moi. Je ne veux pas attribuer la faute aux pasteurs ou aux enseignants qui m’ont enseigné. Mais je dis : « Seigneur, si l’on avait fait de la prédication de la Croix le seul et unique message dans l’Eglise, il y aurait beaucoup de choses changées aujourd’hui dans l’Eglise de Jésus ! » Paul a dit : « Je ne veux rien savoir au milieu de vous que Christ crucifié. » La prédication de la Croix est la puissance de Dieu pour le salut de ceux qui croient. Tout est inclus là-dedans, quand nous prêchons la Croix sous l’onction de L’Esprit, sous tous ses aspects. Pas seulement le fait que sur la Croix Jésus a expié nos péchés ! Mais la Croix, où Jésus nous a pris tout entiers, pour nous faire mourir avec Lui. « La foi vient de ce que l’on entend, et ce qu’on entend vient de la Parole de Dieu. » Il est assuré, quand la prédication de la Croix est faite, elle produit des effets. C’est sûr, j’avais la Parole, j’avais le Saint-Esprit, j’aurais pu lire moi-même le message de la Croix ou comprendre plus tôt, je ne le savais même pas quand j’étais catholique ( la croix , jésus dessus….. ?) seulement quelques morceaux m’ont été révélé par des frères et j’ai mis longtemps , seul a essayer de comprendre et par mes propres moyens et tous se mélangeais et se brouillais et , pour l’ensemble de sa parole  d’ailleurs,  j’ai fini par lui demander de me donner cette enseignement et il la fait,  grâce à dieu amen , Alléluia ! C’est un cœur d’enfant qu’il faut pour croire, voilà ! Si j’avais eu cette révélation plus tôt, j’aurais économisé beaucoup de tribulations inutiles. Des tribulations, nous en aurons toujours, mais il y a des tribulations inutiles que nous pouvons éviter quand nous avons la révélation de la Vérité. Non seulement Il m’a pris tout entier et Il m’a mis dans Sa mort,  puis quand Il est sorti du tombeau, trois jours après, Il m’a fait naître de nouveau en Lui. C’est à la résurrection de Jésus que je suis déjà né de nouveau en Christ ! Puis cela m’a été donné le jour où je me suis converti. Mais c’était déjà fait en Christ. Quand Il est ressuscité, Il m’a créé en Lui et avec Lui, au moment de Sa résurrection ! C’est Dieu qui a fait un être entièrement nouveau, qui s’appelle…? Notre nom nouveau, Il nous le donnera, mais il s’appelle « l’être spirituel nouveau, l’homme nouveau » ; la résurrection de mon esprit en Christ, c’est cet homme nouveau qu’Il a créé tout entier d’avance. Il l’a créé esprit, âme et corps, déjà tout ressuscité. Je vais récupérer mon corps ressuscité bientôt, mais déjà, c’est entièrement fait en Christ. Il m’a donné Son salut dans mon esprit, et de là Il travaille à me faire comprendre tout ce qu’Il a déjà fait, pour que je le prenne par la foi. Tout progrès dans la vie

spirituelle ne résulte que d’une révélation plus grande (ou d’une révélation tout court) de ce que je suis déjà en Christ. Cela change tout ! Au lieu de dire: « Seigneur, donne-moi la révélation de ce que tu voudrais bien faire en moi », je reçois la révélation que déjà en Christ c’est fait, tout est accompli. Dieu sait très bien que nous n’allons  pas nous en sortir tout seul, que nous  n’allons pas y arriver par nos  forces. Nous n’allons pas y arriver par tout ce que nous  essayons de faire pour Lui. Il a donc pris un Sauveur parfait et merveilleux qui a tout accompli pour nous, qui a tout fait à notre place. Il est né sur cette terre pour accomplir la loi parfaite, puisque personne ne pouvait l’accomplir. Il est venu pour mourir, pour nous mettre alors à mort complètement avec nos péchés, nos iniquités, toute notre  vieille nature, d’un coup. Il est ressorti trois jours après, avec une nature nouvelle ressuscitée d’en haut, et nous nous sommes ressuscités avec Lui, ressuscité en Lui. C’est là le message de la Croix. Quand nos  yeux s’ouvrent par le Saint-Esprit à cette réalité, ne disons pas : « Non, Seigneur ! C’est trop haut, c’est trop grand, je ne peux pas, mais non, le cadeau est trop gros pour moi, je ne le mérite pas, je ne le prends pas ! » Rejeter le cadeau de Dieu, c’est de la fausse humilité qui peut nous  mener en enfer. La véritable humilité, c’est de dire : « Seigneur, je ne suis pas digne du tout d’avoir un cadeau si glorieux, mais puisque tu veux bien ouvrir mes yeux et mon cœur, par Ta Parole et Ton Esprit, à cette réalité merveilleuse, Seigneur, je suis preneur ! Seigneur, je prends, comme j’ai pris mon salut par la foi, j’accepte que Tu aies déjà tout fait. Maintenant Tu vas m’apprendre concrètement à marcher dans cette révélation. » Nous allons voir comment Il nous apprends à marcher ainsi , par la révélation de la Parole et du Saint-Esprit, qu’en Christ nous sommes déjà entièrement, totalement parfait, entièrement ressuscité, esprit, âme et corps. Tout ce que nous sommes en Christ, si nous croyons, va se manifester par la puissance de Jésus-Christ dans notre vie, parce que c’est Lui qui va le faire, et nous croyons en Lui. Déjà il nous faut cette révélation, sinon nous resterons dans la religion, sinon nous allons passer des années à venir à des réunions. Ce n’est pas mauvais d’assister à des réunions ! Mais s’il n’y a que cela, et si nous continuons à faire comme le font beaucoup de Chrétiens, nous ne ferons que galérer entre les écueils de la vie spirituelle. Si nous ne sommes pas contents de cette église, nous allons changer, nous allons aller dans telle autre, et nous ne trouverons pas mieux. Nous ne ferons qu’une autre division. Nous allons dans telle autre église, et puis dans t’elle autre. Ou bien nous restons dans la même et nous ne sommes pas contents parce qu’il ne se passe pas grand-chose. Nous prions pour un réveil, un réveil ! il n’y aura pas d’autre réveil qu’un retour à la prédication de la Croix, qui va nous ouvrir les yeux et nous faire entrer dans le vrai réveil de Dieu, c’est à dire dans l’œuvre accomplie par Christ. Lorsque cette prédication est reçue par la foi, il est assuré que cela est un réveil ! Tous les réveils dans le passé étaient formidables. Ils commençaient par la prédication de Jésus et par celle de la repentance. « Repentez-vous revenez à Jésus ! » Il faut le faire, un vrai réveil commence ainsi : « Repentez-vous, revenez au Seigneur, abandonnez vos péchés, reconnaissez-les devant Dieu. Le sang de Jésus va vous purifier ; si vous croyez, Dieu va faire une œuvre merveilleuse, Il va enlever vos péchés par Son sang ; Il va vous mettre en paix avec Lui. » Des gens sont touchés par l’Esprit de Dieu et viennent au Seigneur qui les purifie par Son sang. Tant que l’onction du réveil est là, en général cela dure un, deux, trois, quatre mois peut-être, un an, deux ans… Dans le meilleur des cas, quelques années. Tous les réveils de l’histoire ont fini de la même manière : ils se sont éteints, et il a fallu prier pour un autre réveil. Dieu a envoyé un autre réveil quelque part ailleurs et cela a été le top pendant quelque temps. Puis il s’est éteint, parce que la prédication de la Croix n’était pas donnée dans son ensemble et pas gardée dans la durée. Mais les hommes ont voulu organiser ce réveil, comme ce grand réveil de la Pentecôte au début du siècle. Ils ont voulu l’organiser, en disant : « Ah ! C’est formidable ce qui se passe, des milliers d’âmes arrivent et elles sont vraiment sauvées ! » Au lieu de les faire entrer dans la plénitude de la foi du Seigneur, de ce qu’Il avait voulu faire, et du modèle biblique de Sa Parole, on les a fait entrer insensiblement dans des systèmes humains où l’on a rajouté des doctrines humaines à la Parole de Dieu. On ne pouvait plus avoir l’approbation du Seigneur. On n’a pas enseigné aux Chrétiens à avoir non seulement le pardon des péchés (ce qui est glorieux), mais aussi la victoire sur le péché. L’emploie de l’image du gazon est souvent utilisé . Si nous avons des herbes et du gazon qui poussent, nous passons le tracteur ou la tondeuse et puis nous pouvons tout bien raser jusqu’à ce que l’on ne voie plus rien; mais si les racines ne sont pas enlevées, les mauvaises herbes vont toujours repousser, il nous faudra toujours repasser la tondeuse. Donc, si nous n’avons pas compris comment avoir la victoire sur notre nature de péché, que nous avons reçue à notre naissance, elle va repousser constamment ses mauvais fruits et nous faire constamment retomber, quoique nous fassions. Ce n’est pas le réveil qui donne la victoire sur le péché, c’est la révélation de la Croix qui donne la victoire sur le péché ! Le réveil réveille des âmes endormies, pour les amener à la repentance. Mais après ? Si nous ne montrons pas comment le Saint-Esprit peut donner la victoire définitive sur le péché, par la prédication et la révélation de la Croix, et la marche par l’Esprit, nous pouvons toujours retomber dans le péché à n’importe quel moment. Nous devons garder les yeux sur Jésus, et sur Sa Parole, et rester dans la foi. Tout est une question de foi. Nous pouvons avoir la foi maintenant, et si nous  quittons Jésus et Sa Parole des yeux, il est  garantis que dans la seconde qui suit, nous n’avons  plus la foi, nous coulons comme Pierre. Pierre a marché sur l’eau : il avait la foi, puisque Jésus lui avait dit : « Viens ! » Puis, quand il a vu la tempête et les choses qui se passaient, il a quitté Jésus des yeux, il a oublié ce « Viens ! » Comme tout est donné par la foi, il a sombré immédiatement. Mais quand il a sombré, il a eu le bon réflexe de crier à Jésus, et Jésus immédiatement Lui a repris la main. Il a regardé à nouveau à Jésus et il a dit : « Bon, cela va  l’eau avec Lui », et il a marché sur l’eau. Marcher dans la perfection c’est marcher sur l’eau, c’est-à-dire quelque chose qui est impossible à la chair, qui est impossible à nos bonnes résolutions, qui est impossible à notre volonté personnelle. C’est impossible, mais si c’est fait dans la foi, tout est possible à celui qui croit, parce que c’est la puissance de Dieu. Donc le premier stade, c’est que nous recevons cette révélation avec un cœur ouvert, en sachant que Dieu veut nous  transformer à l’image de Jésus ; et non seulement cela, mais Jésus a déjà tout accompli pour nous, à la Croix et par Sa résurrection. Déjà nous sommes parfait en Christ : Dieu nous demande de croire cela. Vous savez ce que Jésus dit : « Si tu crois dans ton cœur sans douter, tu le verras s’accomplir, tu le verras de tes yeux. » S’il nous arrive de douter, crions à Jésus immédiatement et revenons sur le terrain de la foi. Jésus ne sera pas là pour nous reprocher de douter : Il sera là pour nous reprocher, quand nous avons doutés, de ne pas avoir remis nos regards sur Jésus et sur Sa Parole. Vous vous rappelez quand Il a dit à ses disciples : « Race incrédule ! » Ou bien : « Hommes de peu de foi ! Pourquoi avez-vous douté, alors que j’étais en train de dormir dans le bateau ? Où est votre foi ? » Il les secoue, mais Il aime Ses disciples. Il n’est pas là pour leur asséner des coups de Bible, des versets bibliques sur la tête, ou pour les pointer du doigt en disant : « Tu es un gros incrédule, tu ne t’en sortiras jamais !  » Mais Il les secoue pour leur dire : « Ne me quittez pas des yeux, ne quittez pas Ma Parole des yeux ! Si vous quittez Ma Parole des yeux, vous ne pouvez pas avoir la foi ! » La Parole, c’est Jésus. le Seigneur explique comment marcher concrètement dans cette perfection, à condition de garder toujours les yeux sur Jésus. Il nous montre que pour marcher dans cette perfection, ce n’est pas une chose difficile, croyez-le ; sinon ce ne serait pas à la portée des petits enfants. Jésus a dit : « Si vous ne devenez pas comme de petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume de Dieu. » Donc forcément, la marche dans la perfection n’a pas été conçue par Dieu pour être quelque chose de difficile ou de compliqué, réservé aux grands saints avec trois auréoles. Non ! C’est réservé à tous ses enfants, parce qu’Il nous connaît. Il est venu en chair. Il a su ce que c’était de venir sur la terre. Il a vaincu pour nous, Il connaît tout de nos difficultés, Il y est passé. Il sait de quelle nature nous sommes faits. Le Seigneur nous montre comment agir. Parce que si nous disons, par exemple, à notre femme qui vient de nous énerver royalement, et nous sommes sorti de nos gonds, si nous disons : « Je suis sorti de mes gonds, mais ne t’inquiète pas, en Christ je suis parfait ! » Cela veut dire que notre conjoint va vivre avec quelqu’un de parfait là-haut dans ciel, mais, sur la terre, qui n’est pas du tout parfait  Ce que Dieu veut, ce n’est pas simplement que nous avons compris qu’en Christ nous sommes parfait. Il veut que nous sachons comment, pratiquement, marcher dans cette perfection. Voici comment Il nous le  montre personnellement. Chacun de nous n’est spécial, Il veut faire de même pour tous ses enfants. Il nous dit : « Ecoute ! Tu as besoin de marcher dans Ma lumière. » Si nous sommes dans la lumière du Seigneur, nous marchons dans la lumière. Celui qui marche dans les ténèbres, selon la Parole de Dieu, c’est celui qui souvent croit être dans la lumière et qui en fait est vraiment dans les ténèbres. Ceux qui marchent dans les ténèbres ne sont pas ceux qui le savent en général. D’après la Parole du Seigneur, celui qui marche dans les ténèbres, c’est celui qui est dans un péché qu’il n’a pas confessé, et qui le sait. A partir du moment où nous savons qu’il y a un péché dans notre vie, et que nous l’avons confessé, le sang de Jésus nous purifie, et nous continuons à marcher dans la lumière que nous avons reçue. S’il y a des choses cachées que nous, nous ne voyons pas, Dieu qui les voit, va nous les révéler. Nous pouvons dire au Seigneur : » j’ai compris qu’en Toi je suis parfait. Mais pour voir ce qui se passe dans ma vie de tous les jours, j’ai besoin de Ta lumière. J’ai besoin, pas à pas, de Ton Esprit et de Ta Parole (les deux sont importants). J’ai confiance en Toi, pour que Tu me montres tout ce qui n’est pas agréable à Tes yeux. Tout ce que moi, je n’ai pas encore vu, ou tout ce que tu veux me montrer de ma vieille nature charnelle, ce qui n’est pas encore sur la terre pleinement crucifiée. » Ne le faisons pas de nous-mêmes, sinon nous ferions de la psychologie. Dieu peut nous dire :  » Ce n’est pas avec cette petite loupiotte humaine que tu vas pouvoir y voir clair, c’est avec la lumière de Mon Esprit et de Ma Parole ! » Nous sommes donc devant le Seigneur avec un cœur honnête, en disant : « Seigneur, Toi, tu vois tout dans ma vie, j’ai besoin que Tu me montres si je ne suis pas un hypocrite »,  le Seigneur S’arrange pour nous montrer ce qui ne va pas ! Si nous sommes honnête, si nous ne sommes pas un hypocrite qui dit : « Non ! Seigneur, je suis bon. Cela suffit, ne m’en montre pas plus, je suis satisfait de moi. » Vous ne voulez pas parler de cette manière-là au Seigneur ?! disons plutôt  : « Seigneur, j’ai besoin que tu fasses la lumière quand je me lève le matin, au saut de mon lit, je veux être dans ta lumière et je veux que tu me montres ce qui ne va pas. » Nous commençons à marcher dans la vie, le matin de bonne heure, et il se passe souvent quelque chose qui d’habitude faisait réagir notre chair au quart de tour. La chair est toujours là dans ce corps de péché, et nous la connaissons bien. Ce qui se passait auparavant, quand notre chair commençait à monter, nous n’arrivions pas, malgré tous nos efforts, à avoir une victoire totale sur ce qui sortait de la chair. Chez l’un cela peut être l’impatience, chez l’autre cela peut être la colère, chez l’autre l’impureté, chez l’autre tout ce qui sort de la chair, les œuvres de la chair, on voit ce que cela peut être. Nous voyons bien  que cela sortait et nous nous voyons dans la situation de Romains 7. Dans Romains 7 au verset 14, Paul dit : « Moi je suis charnel, vendu au péché, car je ne sais pas ce que je fais, je ne fais pas ce que je veux et je fais ce que je hais. » Celui qui dit cela, c’est un homme honnête, ce n’est pas le pharisien qui dit : « Moi, tout va bien, tout est bon ». Non ! Il dit : « Je voudrais faire le bien, je voudrais être parfait, mais je me rends compte que ce n’est pas ça, je n’y arrive pas, je voudrais de tout mon cœur, et je ne peux pas. Pourquoi Paul disait-il cela a un moment de sa vie ? Au moment où il écrit, ce n’était plus cela, puisqu’il y avait Romains 8 après, qui montre qu’il a compris. Romains 7 : 16-17 « Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par-là que la loi est bonne. Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi » (c’est-à-dire dans ma chair.) Je ne comprends pas comment ça marche, ne me demandez pas d’expliquer comment ça marche, mais Dieu dit dans Sa Parole : « La loi du péché habite dans la chair. » La chair, c’est tout ce qui vient de la vieille nature non régénérée, le corps et l’âme non régénérés. Mon esprit a été régénéré, mais pour tout ce qui vient de l’âme, pour tout ce qui vient de mon corps non régénéré, il y a dedans, dans ce corps de péché, une loi de péché. Vous savez ce que c’est qu’une loi ? Une loi, c’est quelque chose que nous ne pouvons pas combattre par notre volonté. C’est quelque chose d’impossible à combattre par notre volonté propre. Il y a des lois physiques, Et il y a une loi qui fait que la chair ne peut pas obéir à Dieu, « elle ne le peut même pas. » C’est pour cela que Dieu l’a mise à mort en Christ. Dieu savait très bien que tant que je traînerais un corps de chair dans lequel habite le péché qui me domine, je serais l’homme le plus malheureux qui soit et je dirais comme Paul : « Misérable que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ? » C’est la révélation de la Croix qui l’en a délivré. Quand le Seigneur lui a donné cette révélation, Il lui a dit : « Paul, toi, tu veux me servir de tout ton cœur, c’est bien ! Mais tu dis : « Misérable que je suis, j’essaye de faire le bien, je n’y arrive pas, je prends des résolutions, et je chute, et je tombe »     Romains 8 : 2. « La loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ m’a libéré de la loi du péché et de la mort qui est dans machair. » Donc, nous avons en nous deux lois. Il y a dans notre chair une loi de péché, qui nous mène à la mort et aupéché, et il y a dans l’Esprit du Seigneur la loi de l’Esprit de vie, qui est aussi en nous, puisque l’Espritde Dieu est en nous. La loi supérieure est capable d’annuler la loi du péché qui est dans la chair. Maisvous voyez bien que pour que nous soyons capable d’entrer dans cette libération de la loi du péché, il fautque nous sachons que la loi de l’Esprit de vie nous a déjà libéré, et que c’est à nous d’embrayer ;  Supposez que vous ayez une voiture à deux moteurs. Pour changer un peu, je les mets tous les deux à l’avant  , supposez que vous ayez une voiture grande et large, et qu’à l’avant de ce capot il y ait deux moteurs. Un moteur tout neuf, impeccable, et un vieux moteur pourri, qui ne vaut rien, et qui tombe tout le temps en panne. Et puis, vous êtes là au volant. Vous avez deux pédales d’embrayage, une sur le bon moteur, une autre sur le vieux moteur. La plupart des Chrétiens embrayent sur le vieux moteur, et puis ils se plaignent que tout va mal. « Mais ça ne va pas, j’ai tout le temps une panne, mon moteur n’est pas bon ! » Ils essayent de réparer tant qu’ils peuvent le vieux moteur. Ils vont dans tous les garages, où tous les pasteurs mécaniciens vont essayer de leur réparer leur moteur et ils n’y arrivent pas. Le Seigneur nous dit : « Mais non ! Embraye sur le bon moteur : la loi de l’Esprit de vie. » Tu as la loi du péché, et tu as la loi de l’Esprit de Vie. C’est pour cela que je reviens à Romains 6 : 13 « Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité, mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice. » Paul dit deux choses, « Ne livrez pas vos membres au péché » mais « offrez vos membres à Dieu comme esclaves de la justice. » Ne livre pas tes membres à la loi du péché qui est dans la chair. Pour les livrer il faut faire un acte de volonté. « Ne livrez pas vos membres au péché ! » Cela veut dire : « N’appuie pas sur l’embrayage qui te met en contact avec le mauvais moteur ! Mais livre tes membres à Dieu, c’est-à dire embraye sur le bon moteur : la loi de l’Esprit de vie ! » Nous, nous sommes au volant, et nous avons la possibilité de faire l’une ou l’autre manœuvre. Quand j’aurai un corps ressuscité, je n’aurai qu’un seul moteur neuf, le vieux sera complètement ôté et j’aurai un corps sans péché. Mais tant que ce corps de péché est là, le Seigneur veut m’apprendre concrètement comment embrayer de la bonne manière. Quand tu es au volant de ta voiture, et que tu embrayes, tu le fais instinctivement. Mais au début, quand tu apprenais à conduire, te rappelles-tu combien c’était difficile de démarrer correctement ? Par la suite, cela devient tout à fait naturel, pour ceux qui savent conduire. Au début de l’apprentissage chrétien, ce n’est pas évident d’apprendre à marcher par l’esprit. Nous embrayons, d’accord, mais ça patine, nous calons, nous recommençons… C’est un peu comme cela que concrètement le Seigneur m’a appris ! Il commence donc à me mettre dans la lumière où je veux rester. Il me montre ce qui est en train de monter de ma chair. C’est toujours quelque chose de mauvais, je le reconnais très bien. Je sais que cette colère qui commence à monter, cette impatience, cette animosité, cette critique, tout cela vient de ma chair. Vous le savez comme moi, que cela vient de la chair. le Seigneur nous apprend a ce terme  à rester en état de veille spirituelle. Il nous l’apprend, sans se lasser, parce que nous échouons bien souvent ! Cela veut dire qu’il ne faut pas nous lancer dans les activités de la vie sans veiller, alors que nous sommes submergés par toutes les choses qui viennent. Nous oublions alors Jésus et Sa Parole, et la chair remonte immédiatement. Comme nous avions tellement l’habitude, auparavant, de laisser la chair prendre le dessus instinctivement, nous sommes pris par tellement de choses que nous ne sommes plus dans la foi dans ce que Dieu dit. Nous ne veillons pas, et nous embrayons immédiatement sur le vieux moteur, et ça part au quart de tour dans la mauvaise direction. Parce que même si nous ne nous en sommes pas rendu compte, nous avons livrés nos membres et en particulier, ce petit membre qu’est la langue, au péché qui est dans notre chair. Le Seigneur nous  apprend que la première des choses qu’Il veut faire, c’est de nous faire réaliser (j’y reviens, parce qu’il faut savoir que nous sommes déjà mort

et ressuscité en Christ) qu’Il a déjà tout accompli. C’est merveilleux que nous recevons cette révélation, que nous sachons que c’est fait, et maintenant la seule chose qui reste, c’est d’apprendre à marcher pratiquement là-dedans. Le Seigneur nous  dit : « Reste dans Ma lumière. Je te montrerai clairement si tout ce qui sort est charnel ou si c’est spirituel. Je te montrerai si cette réaction vient de ta chair ou si elle vient de l’Esprit de Dieu en toi. » ce n’est pas si compliqué. Il faut apprendre de l’Esprit comment pratiquement être libéré de la loi du péché. Il nous montre que cette colère vient de la chair, et Il nous le dit. cela se passe en un quart de seconde. Quand nous débrayons notre voiture, nous finissons par le faire instinctivement. Il en est de même, si nous veillons spirituellement. Nous avons compris ce que Jésus voulait dire quand Il a dit : « Veillez et priez en tout temps. » Veiller en tout temps veut dire qu’il doit y avoir, dans le fond de notre cœur ou de notre esprit, une lumière qui est constamment allumée.  veillons, observons. Ce n’est pas de l’introspection, restons simplement conscient de ce qui se passe. Quand nous sentons cette colère, cette animosité, toutes ces choses qui montent de la chair en nous, restons dans la lumière du Seigneur, qui nous  montre que cela vient de la chair. Avant nous prenions notre  volonté pour essayer de l’écraser : « Non ! Tu ne te manifesteras pas. » Ça ne marche  pas, et on exploses. Tandis que maintenant, nous restons sur la Parole du Seigneur qui nous dit : « Ta chair est morte en Christ, elle veut te faire croire qu’elle est bien vivante comme antérieurement, et qu’elle domine toujours ta vie, mais c’est un mensonge. » Je parle à ma chair comme je parle à une personne étrangère. Cela peut nous aidé beaucoup de faire ainsi, de reconnaître que ce qui monte maintenant ne vient pas de mon vrai moi, mais de mon vieux moi. Mon vieux moi, ce n’est plus moi, sauf si je lui livre mes membres. Si je lui livre mes membres, j’ai péché, et je demande pardon à Dieu. Il y a tant de Chrétiens qui disent : « Ah ! Je me connais, c’est ma nature ! » arrêtons-les aussitôt et disons leur : « De quelle nature parles-tu, de la vieille ou de la nouvelle ? Qu’est-ce que tu veux dire par là ? » nous voyons bien qu’ils n’ont pas compris que c’est leur vieille nature qui est en train de se manifester. Alors  reprenons : « C’est ta vieille nature ou ta nouvelle nature ? » En réfléchissant bien, ils finissent par dire : « C’est la vieille nature, oui ! Cette colère, cette méchanceté, cette animosité ne peut être que de la vieille nature. « et bien cela veut dire qu’il a livré ses membres à ce qui montait de la chair. Il n’a pas compris comment agit la loi de l’Esprit de Vie !   La Croix de Jésus a mis entre cette loi de péché qui est dans notre chair, et notre nouveau moi spirituel, un abîme infranchissable, sauf si nous embrayons sur la mauvaise pédale ! » Entre un moteur qui tourne et les roues, il y a un abîme infranchissable, tant que l’embrayage n’est pas mis. Nous pouvons  toujours essayer d’avancer si nous n’avons pas embrayé ! Nous pouvons mettre les gaz, nous n’irons pas très loin ! La chair a beau rugir, si nous n’embrayons pas, si nous ne lui livrons pas nos membres, rien ne se passera. Tout cela se passe en un quart de seconde ! Dieu veut nous aider à rester conscient. Demandons au Seigneur qu’il nous aide à veiller simplement et  que Son Esprit  nous aide à veiller et à marcher dans la vie en veillant. » Ce n’est pas quelque chose de compliqué, nous déménageons  de notre vieux soi ( mon moi ) pour nous installer dans notre (moi) nouveau. Mon moi nouveau, savez-vous où il est ? Il est en Christ. Il est assis dans les lieux célestes en Christ, bien au-dessus de la chair, des dominations et de Satan. Nous sommes assis dans les lieux célestes, en Christ, et de cette position élevée, nous observons notre vieux moi. Quand nous voyons toutes ces choses qui sortent de notre vieux moi, dans la lumière de Dieu nous les reconnaissons aussitôt, et là, parce que nous avons foi en la Parole de Dieu, nous décidons de ne pas embrayer. Voyez la différence : auparavant nous décidions de nous-mêmes, par notre volonté, d’essayer de ne pas embrayer. Mais nous n’avions pas la foi. Dieu ne nous demande pas de nous priver de notre volonté, mais il faut que notre volonté soit au service de la foi. Quand la foi est là, et quand la Parole de Dieu est dans notre cœur, parce que nous avons les yeux sur Jésus et sur Sa Parole, Il nous montre tout ce qui vient d’en bas. Dieu nous rappelle aussitôt tout ce que nous sommes en haut, en Lui, et maintenant, dans ce quart de seconde, Il nous dit : « Qu’est-ce que tu choisis ? Tu livres tes membres au péché qui vient d’en bas, ou tu livres tes membres à Dieu, dans lequel tu te trouves, et qui t’a déjà rendu parfait en Lui ? » Pour moi, livrer mes membres, c’est souvent dire simplement : « Jésus, à l’aide ! Je sens que « ça » monte…Jésus, à l’aide ! » Quand on commence à couler, il faut dire comme Pierre : « Jésus, à l’aide ! » C’est très vite fait de mettre le cœur et la pensée dans le Seigneur, même si je ne le laisse pas paraître. Je peux même continuer à parler. Mais, dans le fond de mon cœur, j’ai le regard fixé sur le Seigneur et sur Sa Parole. Le Saint-Esprit dans notre cœur nous rappelle que la loi de l’Esprit de Vie nous a libéré de la loi du péché et de la mort. Si nous avons cette foi-là, nous décidons, et nous disons à notre chair (quand nous sommes seul, nous pouvons lui parler à haute voix puisque nous ne risquons pas d’êtres traités de fou) : « Tu dois connaître la Parole de Dieu, toi ma chair, ma vieille nature ! Je te renvoie dans le tombeau où tu dois rester. » Paul dit : « La chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit. » Ceci ne dit pas que la chair est une personne, mais c’est comme si Paul la personnifiait. Quand notre chair a des désirs mauvais qui montent, nous lui disons : « Tu as des désirs mauvais, mais maintenant, la loi de l’Esprit de vie a définitivement coupé entre toi et moi ces désirs mauvais. La Croix est passée par-là, tu ne domineras plus sur moi, sauf si moi je te laisse dominer. » C’est merveilleux, comme apprentissage concret ! Qu’est-ce que l’obéissance ? Avant, et pour certains nous essayons d’obéir, et cette obéissance était légaliste. Cela veut dire que nous connaissons la Parole, et nous disions : « Il faut que tu obéisses. » Au début de Romains 7 : 2 il est dit : « Une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant. Si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la lie à son mari. Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d’un autre homme, elle sera appelée adultère, mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, en sorte qu’elle n’est pas adultère devenant la femme d’un autre. » n’abordons pas le fond du problème de l’adultère et du divorce, ceci sera le thème d’un autre message mais simplement, le fait que Paul compare la loi à un mari très exigeant. La loi de Dieu est un commandement parfait : « Soyez saints comme je suis saint. » C’est la loi de Dieu. Prenons l’exemple suivant ; si nous sommes marié à un homme très exigeant, qui s’appelle la loi, il n’y a rien à faire, il ne laissera rien passer ! Moi, j’étais un peu comme cela, au début. Quand un mari est très exigeant, et dit à sa femme, en remarquant la moindre des petites peccadilles :  » Tu vois ça, ça ne marche pas, et ça non plus ça ne marche pas… » C’est un peu comme nous, quand nous n’avons pas compris la marche par l’Esprit et Dieu. Nous avons une relation de ce type-là, nous avons devant nous une loi parfaite. Dieu nous commande d’aimer nos ennemis, d’être saints, d’être parfaits. Nous avons compris que c’est un commandement de Dieu et nous disons : « D’accord, Seigneur, je veux t’obéir de tout mon cœur et je le fais de tout mon cœur. » C’est fait, mais ce n’est pas fait dans l’Esprit. Il dit : « Par la mort, vous avez été libérés de cette relation de mariage avec la loi de Dieu. » Cela veut dire que quand Christ est mort, nous, nous sommes mort avec Lui, et maintenant, par notre nouvelle naissance, nous sommes uni à Lui dans l’Esprit. L’Esprit de Dieu en nous grave la loi de Dieu dans notre cœur. Quand nous marchons par l’Esprit, Il nous donne la capacité d’obéir par l’Esprit ! Amen ! Voilà ! Mais comprenons bien que pour obéir parfaitement, il faut avoir compris comment régler son sort à la chair. Nous pourrions être là, du haut de l’estrade, et si je vous dit maintenant ? « Chers frères et sœurs, vous avez compris qu’il faut obéir à Dieu ? » – « Amen ! » Tout le monde dira : « Amen ! » Sinon, nous ne pouvons pas être Chrétiens. « Vous avez compris qu’il faut obéir en tout à Dieu parfaitement, oui, vous avez compris qu’il faut lutter contre le péché et l’éliminer de votre vie ? » Qui ne va pas dire : « Oui, oui, amen ! » Mais après, si nous n’avons pas compris comment faire pratiquement, il y a une frustration et une culpabilité terribles qui risquent de venir. C’est pourquoi il faut revenir à la prédication de la Croix, pour bien nous montrer que notre chair à été mise à mort par Christ et en Christ. Toi, moi , vous , nous sommes un être nouveau qui est descendu d’en haut, dans lequel Christ a écrit Sa loi. Il a mis Son Esprit en chacun de nous, pour nous rendre capable par l’Esprit d’obéir, pourvu que nous sachons comment maintenir la chair dans la mort. C’est ici la clé. Il ne faut pas tout mettre sur le dos des démons et de Satan, en disant : « C’est lui qui m’a fait désobéir ! » Satan est allé devant Eve pour la séduire par un mensonge. Mais si Eve avait gardé la Parole de Dieu dans son cœur, elle aurait eu la force d’obéir. Eve n’aurait pas oublié ce que Dieu avait dit. Elle a laissé entrer le doute. Si j’écoute la chair en moi, je laisse entrer le doute. Nous revenons à Romains 8 : 12 et suivants.  » Ainsi donc, frères, nous ne sommes pas redevables à la chair pour vivre selon la chair. » Amen !Quand on a compris qu’elle est morte, et quand on a compris comment ne pas lui céder, ne pas lui laisserprendre le dessus, à ce moment-là on ne va plus vivre selon la chair. « Si vous vivez selon la chair,vous mourrez. » Cette pensée est très forte. Elle veut dire : « Si vous laissez constamment la chairprendre le dessus, vous allez tout droit à la mort. » La loi de la mort est dans la chair, mais si parl’Esprit de vie, vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez. Alors, ne dites pas que c’est Dieuqui fera mourir les actions du corps en nous : Dieu a déjà fait Sa part, en nous faisant mourir en Christà la Croix. Maintenant, concrètement, Il me dit : « Toi, maintenant que tu le sais, tu vas faire mourir lesactions du corps par ta foi en Christ qui l’a déjà fait pour toi. C’est à toi de le faire maintenantconcrètement! »Tu vivras, car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Ce sont ceux qui ontcompris comment mettre à mort la chair. Ceux qui ne sont plus conduits par cette chair, qui prenait ledessus en permanence, ont compris : ils ont eu la révélation de la Croix. « Et vous n’avez pas reçu unesprit de servitude, pour être encore dans la crainte. » Quand je marche sous cette loi du péché qui estdans la chair, je suis dans la crainte, je suis dans l’angoisse. Il y a des Chrétiens qui ont dit : »Est-ce que je suis vraiment sauvé ? » Rendez-vous compte, certains arrivent à dire, parce qu’ils sevoient constamment chuter, chuter, et demander pardon : « Mais est-ce que Dieu m’a pardonné ? Celafait cent fois qu’il  Lui demande pardon pour la même chose ! » Le diable arrive en lui disant : »Cette fois, c’est une de trop, Il ne t’a pas pardonné ! » Ou bien : « Tu en as trop fait. Ceci  montre qu’il ne peux pas être chrétien ! » Ce ne sont là que des mensonges, parce que nous n’avons pas compriscomment marcher dans l’Esprit. Romains 8 au verset 19 déclare : « La création attend avec un ardent désir la révélation des fis deDieu. » Vous vous rendez compte, toute la création de Dieu ! Cela veut dire : L’univers, les étoiles, lesplantes, les animaux, la terre, tout est là et attend avec un ardent désir que nous, fils et filles de Dieu,nous ayons appris comment marcher par l’Esprit ! Parce que quand ont marches par l’Esprit, tout ce queChrist est se manifeste dans notre vie. Nous allons voir Christ concrètement manifesté en nous, et c’est cequi manque à l’Eglise de Jésus. Ce ne sont pas les campagnes d’évangélisation qui manquent àl’Eglise, on en fait beaucoup ! Ce qui manque à l’Eglise, c’est que ceux du dehors voient Jésusmanifesté en nous ! Pas seulement qu’ils voient Jésus « par la foi » en nous parce que nous sommes Chrétien, maisqu’ils voient Jésus manifesté en nous ! Si dans notre église ou notre groupe Jésus est manifesté en nous,ceux qui vont venir maintenant, vont voir dix ou vingt « Jésus » qui vont s’occuper d’eux ! Il y aural’amour, la joie, la paix ! C’est attirant. C’est ce que Dieu veut !Christ prie en disant : « Seigneur, qu’ils soient un, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, etqu’ils sachent que tu les as aimés comme tu m’as aimé ! » Dieu m’a tellement aimé, Dieu le Père nous atellement aimé, qu’Il nous aime comme Il aime Jésus. C’est Jésus qui le dit : « Qu’ils sachent que tu les asaimés comme tu m’as aimé ! » C’est fantastique, cet amour de Dieu ! Dieu nous aime comme Il aime Jésus,et nous , si nous acceptons cet amour merveilleux de Jésus, nous sommes qualifiés pour recevoir tout ce qu’Il a pour nous ! toute la création attend avec impatience, avec un ardent désir, la révélation, c’est à dire lamanifestation, des fils de Dieu. Verset 20 : « Car la création a été soumise à la vanité, non de son gré, mais à cause de Celui qui l’y asoumise. » Dieu a soumis la création à la mort et à la vanité, à cause du péché d’Adam et d’Eve. Mais ily a un sort glorieux pour la création, c’est que Dieu se prépare à faire un nouveau ciel et une nouvelleterre. Une Jérusalem céleste va descendre sur cette nouvelle terre ou le péché n’habitera plus. Toutcela a déjà été créé en Christ. Au verset 22 : « Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création toutentière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement. » C’est l’enfantement de Christ en nous, del’homme nouveau déjà tout formé en Christ, Il nous a déjà rendus parfaits. Tout le travaild’enfantement du Saint-Esprit, c’est de faire passer dans la pratique ce « bébé » déjà tout prêt qui est ennous, qui est le Seigneur lui-même dans la nouvelle naissance qu’Il nous a donnée.Paul dit aux Galates : »Mes enfants, pour lesquels je souffre encore les douleurs de l’enfantement jusqu’à ce que Christ soitformé en vous et qu’Il puisse se manifester. » Il était en train de leur dire : « Vous avez commencé parl’Esprit, vous êtes retombés dans la chair et dans la mort, dans la loi. » Mais il souffrait les douleurs del’enfantement pour les ramener sur le terrain de la foi, parce qu’il savait que ce n’était que là que Christpouvait être formé en eux et Se manifester.  rendons nous compte que toute la création attend cela ! Dieune l’attendrait-Il pas, à plus forte raison ? Il a tout accompli !Seigneur, je veux rester sur cette Parole, je sens que dans mon cœur tu me dis : « Stop ! Laisse-moifaire. » Demandons au Père  que Son Esprit fasse pénétrer au fond de nos cœurs SaParole, la révélation de Son Esprit, l’œuvre parfaite de Jésus pour que nos yeux spirituels soientpleinement ouverts , qu’il nous Aide à marcher dans ces choses, pratiquement, pour qu’il soiesvu en nous, et que nous puissions vraiment réjouir Ton cœur, Père, au Nom de Jésus-Christ, Amen ! Le Seigneur sait que plusieurs parmi vous ici sont devant Lui, avec vos blessures, vos fardeaux, et voici simplement une parole d’encouragement du Seigneur : « Avant que le monde fût créé, Il nous le dit dans Sa Parole, Il  nous aimait déjà d’un amour éternel, au point qu’Il avait décidé d’envoyer Son Fils pour nous. Il nous voit dans la situation qui est la notre, et Il veut nous rappeler simplement qu’Il nous aime, et qu’Il tient notre vie entre Ses mains, et pour peu que nous Lui fassions confiance, comme à un ami qu’Il veut être pour toi, Il Se révèlera de plus en plus profondément. Nous comprendrons. Il nous prendra par la main pour aller jusqu’au bout. » Merci Père ! Louange à toi, Seigneur ! Merci, Alléluia, Jésus ! il se peut que certain parmi nous se pose des  questions sur ci, sur ca , surtouts les nouveaux parmi nous et qui ne comprenne pas , par exemple en ce qui concerne la nouvelle naissance , qu’es-ce la nouvelle naissance ? ; et bien la  Réponse à cette question sur la nouvelle naissance en tant que point de passage obligé : Pour naître de nouveau je dois accepter que le Seigneur me montre que ce qui est écrit dans l’Evangile est vrai. Quand nous l’acceptons dans notre cœur, pour naître de nouveau, il faut d’abord que nous écoutions Sa Parole, l’Evangile simplement, avec un cœur honnête. Le Saint-Esprit, qui travaille avec la Parole, doit me donner la conviction, puisqu’il veut le faire pour tous les hommes, que je suis un pécheur. Ainsi commence la nouvelle naissance. Elle ne peut se produire s’il n’y a pas la conviction, par l’Esprit de Dieu, que nous sommes pécheurs. Je ne dis pas seulement savoir que nous avons fait des choses mauvaises, tout le monde en a fait, mais savoir que dans notre nature nous sommes pécheurs. Il n’y a que l’Esprit de Dieu qui peut nous le montrer. C’est écrit, l’Esprit travaille avec la Parole. Il est dit : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ; et tous sont gratuitement justifiés par le Seigneur, par Sa mort, par Son Sang. » Le Saint-Esprit travaille à ce moment-là. Quand tu regardes ce que les premiers apôtres disaient, ils parlaient de Jésus-Christ, mort et ressuscité, le jour de la Pentecôte, à ceux qui étaient là. Ceux-ci disaient : « Frères, que faut-il faire ? » Ils avaient eu le cœur touché par la prédication de Pierre qui venait de leur dire : « Que tous sachent que Dieu a fait Juge et Seigneur Celui que vous avez crucifié, qui est mort et qui est ressuscité. » Ceux qui ont eu le cœur touché ont dit : « Hommes frères, que ferons-nous ? » Pierre dit : « Repentez-vous. » Cela veut dire : « Reconnaissez que vous êtes pécheurs et demandez pardon, parce qu’il n’y a pas de pardon possible en dehors de Jésus et de Son Sang. » Pierre ajoute : « Que chacun de vous soit baptisé (plongé dans l’eau) au nom du Seigneur Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés, et vous recevrez le don du Saint-Esprit. » Voilà les étapes de la nouvelle naissance, il n’y en a pas d’autre. La prédication de l’Evangile, un cœur ouvert, le Saint-Esprit qui travaille pour nous montrer que nous sommes pécheurs. Nous l’acceptons, et nous disons : « Seigneur, pardon ! » Et à ce moment précis, Dieu Lui-même fait le miracle, c’est Dieu qui le fait. Il nous donne la nouvelle naissance parce que nous croyons en Jésus avec un cœur repentant. La nouvelle naissance, c’est recevoir dans notre cœur la vie de Dieu. Ce n’est pas simplement croire, comme dans beaucoup d’églises on croit en Dieu, on croit en Jésus. Pour moi, certaine personne m’on bien dit que Dieu existait, mais ce n’était pas entré, et il y avait tant de choses qu’on m’avait dites en plus ou en moins de la Bible ! Je n’étais pas prêt, et ce n’était pas entré. tout au long ou je cherchais dieu a travers sa parole,  je me laissais aller a droite a gauche , beaucoup de chute et un jour j’ai carrément demander au seigneur qu’il me donne les moyens de  recevoir l’ enseignement de sa parole et je l’ai reçu , je me suis rapprocher de son  enseignement par un frère que je ne connaissais pas et puis j’ai commencer a écouter ses messages et dans mon cœur là, je savais que c’était sa parole , cette enseignement ma remis sur les rails et le travail à commencé réellement depuis , la transformation  j’ai repris tous ses messages que j’ai écouté et j’ai pu avoir les moyens de les reprendre tous par écrit , mot par mot, chapitre et verset compris appuyé avec la bible et tous en les reprenant , la lumière c’est faite et ces messages je l’ai ai adapter a pouvoir les redonner aux frères et sœurs toujours accompagner de l’esprit saint. je sais maintenait que j’ai reçu la nouvelle naissance. alléluia , amen ! J’ai laissé faire le Seigneur, qui tout seul m’a convaincu.  Donc, il faut la prédication de l’Evangile, un cœur ouvert, la repentance, et Dieu donne la vie. Quand nous avons la vie, nous le savons. Si nous posons la question à quelqu’un : « Es-tu né de nouveau, toi ? » Si la personne nous dit : « Ecoute, je ne sais pas, je ne suis pas sûr ! » nous savons que cette personne ne peut pas dire : « Oui » du fond du cœur. Nous n’allons pas lui dire  : « Es-tu parfait, as-tu tout compris ? » Non ! Mais nous lui disons : « Est-ce que tu es né de nouveau ? » Qu’est-ce que c’est qu’être né de nouveau ? C’est avoir reçu Jésus et la vie de Jésus. C’est le miracle de Dieu ! Nous ne pouvons pas être baptisés du Saint-Esprit, si nous ne sommes pas nés de nouveau, ou alors c’est un faux baptême de l’Esprit, puisqu’un pécheur ne peut pas être baptisé du Saint-Esprit. Pour être baptisé de l’Esprit de Dieu, il faut être né de nouveau. Nous ne sommes pas obligés d’être baptisés d’eau avant d’être baptisés du Saint-Esprit. Nous pouvons être baptisés du Saint-Esprit avant le baptême d’eau. Mais en tout cas, quand nous sommes baptisés du Saint-Esprit, c’est qu’il y a eu déjà la nouvelle naissance et la repentance. Ensuite, le Saint-Esprit nous conduit dans la Parole. Nous ouvrons notre cœur et nous acceptons tout ce que Dieu dit. S’il n’y a pas au départ la nouvelle naissance, il n’y a rien. Enfin il peut y avoir beaucoup de choses, mais cela veut dire qu’il n’y a pas la vie de Christ. Nicodème était un homme très instruit. Il vient trouver Jésus de nuit, et Jésus lui dit : « Si tu n’es pas né d’eau et d’Esprit tu ne peux pas voir le Royaume de Dieu. » C’est tellement merveilleux d’avoir la vie de Jésus dans le cœur ! Dans l’Ancien Testament, les croyants n’avaient pas cela comme nous maintenant. Ils pouvaient avoir la présence de Dieu, l’onction, mais pas la nouvelle naissance en Christ, et le baptême de l’Esprit en Christ. Quelle grâce que Dieu nous fait maintenant ! En plus, Il nous donne Sa perfection en Christ, Il nous donne tout ! Alors si on nous pose la question : « Est-ce que tu es né de nouveau ? » nous devons le savoir dans notre cœur, et Dieu le sait. Mais si nous ne sommes pas nés de nouveau, actuellement , nous pouvons l’être. Si quelqu’un parmi nous a des doutes au sujet de sa nouvelle naissance, c’est possible, il n’y a aucune honte à cela. Dieu accepterait très bien que nous le reconnaissions  , il est possible de prier un moment maintenant ou après. Soyons sûr que Dieu veut  donner la nouvelle naissance.

                            La révélation de ce que nous sommes en Jésus-Christ

                                               et la victoire sur le monde

Etes-vous heureux d’avoir un Seigneur merveilleux comme Jésus ? Moi je le suis, parce que, sans lui, nous ne sommes rien du tout. Avec lui, nous avons tout. Et je suis heureux de me retrouver parmi vous pour louer, adorer le Seigneur, le voir présent au milieu de vous, le voir agir par son Esprit, le sentir agir dans vos cœurs. A lui la gloire !nous savons que sa Parole nous a été donnée pour nous faire du bien. Nous savons que la Parole, c’est Jésus. Jésus a été envoyé par le Père pour nous faire le plus grand bien. Et chaque fois que nous ouvrons cette Parole, n’oublions jamais qu’elle est sortie du cœur du Père pour nous et que le Saint- Esprit est à l’œuvre pour nous faire du bien, parce que Dieu veut notre bien, notre perfection, notre sainteté. Il veut que nous soyons à l’image de son Fils. Regardons dans l’épître aux Colossiens ce que le Seigneur nous montre. Au chapitre 1 verset 6, l’apôtre Paul dit ceci : « Il est au milieu de vous, et dans le monde entier ; il porte des fruits, et il va grandissant… »

« Il », c’est le Seigneur avec son Evangile et sa Parole, qui est au milieu de vous, qui est en vous, par son Esprit et qui porte des fruits. J’aime bien la manière dont Paul le dit : « Le Seigneur est au milieu de vous, il porte des fruits ». Il ne dit pas : « Vous, Colossiens, vous portez des fruits ». Pourquoi ? Parce que le Seigneur habitait dans le cœur des Colossiens. Il habite dans nos cœurs. Et quand le Seigneur habite dans les cœurs, il porte des fruits. « Et il va grandissant comme c’est aussi le cas parmi vous ». Est-ce que c’est le cas parmi vous, bienaimés ? Est-ce que le Seigneur va grandissant et qu’il porte des fruits ? C’est son plan. Si nous sommes dans son plan et si nous restons dans la foi, attachés au Seigneur, il est au milieu de nous, il porte du fruit et il va grandissant. Et il ne s’arrêtera pas tant que son œuvre ne sera pas pleinement manifestée dans nos vies. Nous savons que l’œuvre du Seigneur a été parfaitement accomplie en Jésus. Il a tout accompli et s’il va grandissant, ce n’est pas pour finir d’accomplir son œuvre, puisqu’elle est déjà accomplie ; c’est pour que les fruits qu’il porte en nous arrivent à une pleine maturité. Et c’est lui qui le fait par la puissance de son Esprit en nous. Au verset 9, il dit : « C’est pour cela que nous aussi, depuis le jour où nous en avons été informés, nous ne cessons de prier Dieu pour vous, et de demander… » De demander quoi : que tous nos besoins soient satisfaits, que nous ayons une belle salle, de l’argent, la santé ? Non. « …de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté. « Et pour cela, il faut prier. Evidemment, Dieu peut se révéler comme il s’est révélé à Paul sur le chemin de Damas. Là, c’est Dieu qui a pris l’initiative. Il a pris l’initiative pour nous parler, nous attirer à lui, faire rentrer sa vie en nous, nous faire naître de nouveau. Paul dit : « nous ne cessons de prier pour que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté ». Alors, si je pose la question : quelle est sa volonté pour toi, personnellement ? « …en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d’une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables, portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres et croissant par la connaissance de Dieu. « Chaque fois que nous avons  une plus grande connaissance de Dieu, nous grandissons tout de suite. Rappelons-nous que Jésus a dit : « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, et celui que tu as envoyé. « Il suffit que nos yeux spirituels voient Jésus et sa Parole, par la révélation du Saint- Esprit, pour que nous grandissions automatiquement, comme une plante grandit au soleil, parce qu’elle a en elle la vie. Nous avons été plantés par Dieu dans son champ. Il nous a donné sa vie et quand nous le contemplons, quand nous recevons de lui sa révélation, nous grandissons. C’est merveilleux ! Quand il dit : « …pour porter des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres et pour marcher d’une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables… », si c’est compris dans le mauvais sens, ça peut être un pesant fardeau, et c’est un pesant fardeau pour beaucoup de chrétiens. Marcher d’une manière digne du Seigneur, porter beaucoup de fruits, avec une longue liste de fruits en disant : « Seigneur, d’accord, je vais le faire. « On essaie et on échoue lamentablement, parce que c’est nous qui avons essayé. Même pour être agréable au Seigneur, on ne peut pas, par nos propres forces, accomplir l’œuvre du Seigneur et les bonnes œuvres qu’il a préparées pour nous. Ces bonnes œuvres, nous y entrons parce que c’est lui qui les a préparées, c’est lui qui nous y fait entrer. C’est lui qui agit en nous par son Esprit pour nous faire porter ses fruits et nous faire pratiquer ses bonnes œuvres parce que nos yeux sont sur lui et que nous sommes remplis de foi en la puissance qui agit en nous. Paul dit : « Je le fais par la puissance qui agit en moi, qui agit puissamment en moi.

« Sa force est celle du Saint-Esprit. Regardez ce qu’il dit. Je le relis, au verset 9. C’est tellement important. « Nous ne cessons de prier Dieu pour vous, et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, pour marcher d’une manière digne du Seigneur. « Je viens de dire que nous croissons par la connaissance de Dieu. C’est la connaissance de Dieu qui nous fait grandir. Là, il dit : « Je demande que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, pour marcher d’une manière digne ». A partir du moment où nous recevons la révélation de la volonté de Dieu pour nous, tu marchons d’une manière digne de lui. C’est normal. Comment pouvons-nous marcher, si nous n’avons pas la révélation de la volonté de Dieu pour nous ? Nous marchons dans la nuit, dans les ténèbres. Tandis que, si nous recevons la révélation de sa volonté pour nous, nous marchons dans sa volonté, parce que nous lui appartenons. Nous avons sa vie en nous. Il ne nous laisse pas dans l’ignorance au sujet de ce que nous avons à faire. Il nous montre sa volonté, pour que nous marchions dedans. Et regardons ce qu’il dit au verset 11 (Colossiens 1:11) : « …fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours, et avec joie, persévérants et patients. « Pourquoi sommes-nous à ce moment-là, persévérants et patients ? Parce que nous avons été fortifiés par sa puissance glorieuse, parce que nous avons reçu la révélation de sa volonté, parce que la lumière s’est faite. On a tout compris, on a compris ce que Jésus a fait et ce qu’il fait en nous. Nous sommes en train de marcher dans ses plans et dans son œuvre, et ceci nous donne la persévérance et la patience, parce que nous savons quelle est la force qui agit en nous. Ce n’est pas la nôtre, c’est la sienne. Au verset 12 il dit : « Rendez grâces au Père. « Tout nous a été donné par le Père, en Jésus, par l’action du Saint-Esprit dans nos vies, reçu par la foi. Nous n’avions aucun mérite. Il nous a tout donné. Nous avons reçu ces choses qui nous ont été révélées par le Saint-Esprit, par la foi. La lumière se fait, nous sommes dans l’allégresse et nous rendons grâce au Père qui : « nous a rendus capables. » Moi, je n’étais capable de rien, seulement de faire des bêtises. Je me croyais capable de beaucoup de choses. Dieu m’a montré que j’étais un incapable fini, par ma nature humaine. Il a fallu que cette nature humaine soit engloutie dans la mort de Jésus, à la croix, pour me montrer que, aux yeux du Seigneur, il n’y avait rien à en tirer. N’essayons pas de tirer quelque chose de notre nature personnelle. N’essayons plus. Arrêtons. Le Seigneur ne veut pas raccommoder. Il a tué cette vieille nature, une fois pour toutes, en Jésus. Il veut qu’elle reste morte en nous , dans toutes ses manifestations, chaque fois qu’elle a encore tendance à se manifester. Dieu veut nous montrer que cette vieille nature est morte en Lui, si nous croyons ce qu’il dit. Tout ce que nous avons à faire, c’est de recevoir la révélation du Saint-Esprit sur cette mort de notre vieille nature. Nous avons des origines différentes. Il y en a qui ont eu une vie épouvantable dans le passé, des péchés horribles, une naissance dans un milieu épouvantable, abandonnés de tous, rejetés, meurtriers, prostitués. Quand ils arrivent au Seigneur, ils se voient à côté d’autres qui sont venus de bons milieux tranquilles, avec des familles paisibles, où il y a eu du péché, mais pas trop. Et la tendance charnelle, pour les uns comme pour les autres, c’est de se comparer et de dire : « Avec le passé que j’ai, je vais en avoir du mal à avancer avec le Seigneur. Si j’avais eu sa vie, ça irait mieux ». Si nous raisonnons comme cela, bien aimé, c’est que nous n’avons pas encore compris que, aux yeux du Seigneur, il n’y a pas de bons et de mauvais pécheurs. Il n’y a que des pécheurs corrompus. Et nous qui sommes venus d’un milieu un peu meilleur, où nous n’avons pas eu autant de « gros » péchés, si nous avions vécus comme celui qui sort des bas-fonds, nous aurions peut-être fait pire. Et Dieu veut nous montrer que notre vieille nature est aussi corrompue pour les uns que pour les autres, complètement pourrie, souillée par le péché depuis Adam. Et cela n’a fait que s’accumuler. Mais quand nous arrivons à Jésus, il fait de nous de nouvelles créations en lui. Il engloutit dans sa mort, toute notre nature passée. C’est terminé. Arrêtons de nous laisser influencer par toutes ces doctrines charnelles ou démoniaques qui circulent maintenant sur la guérison intérieure, sur les pratiques psychologiques du chrétien, etc.… Cela ne vient que de la chair ou du malin, pour essayer de nous faire trouver des solutions qui nous écartent de la simplicité de l’Evangile de Jésus-Christ. Le Seigneur nous a donné un Evangile tout simple, qu’il veut nous révéler par son Esprit. Il veut nous faire comprendre que nous étions complètement corrompus par notre nature personnelle, et qu’il nous a aimés dans cette situation-là. Il n’a pas eu d’autre solution que de mourir pour nous et en mourant pour nous, il nous a entraînés dans sa mort. Cela règle complètement le problème de notre nature passée. Cela règle tout, à condition que nous en  recevons la révélation par le Saint-Esprit. Il ne faut pas que ce soit des paroles qui restent au niveau de nos oreilles ou de notre tête. Il faut que nous prions, que l’on  prie pour toi, que l’on prie pour moi, pour que nous soyons remplis de la connaissance de sa volonté et que son Esprit nous révèle qu’en Christ, il nous a fait mourir en lui, il nous a engloutis. Un cadavre n’a plus de mauvais désirs, un cadavre n’est plus tenté par ce monde. Un cadavre est dans le trou. Nous y avons été trois jours avec Jésus et quand il est ressuscité, nous sommes aussi ressuscités. Gloire à Dieu ! Il nous a créés à neuf. Gardons bien cela dans notre tête et dans notre cœur. Quand Jésus est ressuscité par la puissance de Dieu, il a ressuscité en lui tous ceux qui croiraient, jusqu’à la fin des temps. Il connaît d’avance tous ceux qui vont répondre oui à son appel. Et au moment où Jésus est ressuscité, il a laissé au fond du trou cette vieille nature de péché, complètement corrompue, destinée à la mort. Et quand il a été ressuscité par la puissance de Dieu et du Saint-Esprit, il nous a créés, une nature nouvelle, en lui. La Parole dit : « … créée dans une justice et une sainteté que produit la vérité. « Ca ne veut pas dire qu’il faut négliger le péché que nous pouvons encore commettre aujourd’hui. Ça, c’est le travail de sanctification pratique qui se fait dans la foi et la compréhension de ce que nous sommes déjà en Christ. A mesure qu’il nous révèle ce que nous sommes en lui, la lumière se fait, nous marchons dans cette lumière et nous nous regardons comme lui Nous voit. Et cela nous donne par la foi en lui, la puissance, (sa puissance), de combattre et de résister au péché, dans une victoire totale, parce que : « la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a libéré de la loi du péché et de la mort qui est dans mes membres. « Le péché n’a jamais été éliminé mais nous avons été coupés de la puissance du péché. Dieu nous a délivrés de l’esclavage du péché par la loi de l’Esprit de vie qui habite en nous par le Saint-Esprit. Il y a donc une grande différence quand nous luttons contre le péché. Si nous essayons de lutter par notre volonté, par nos bonnes résolutions, nous allons lamentablement échouer et nous souhaitons que nous expérimentons cela le plus vite possible, pour comprendre que nous sommes dans une impasse. Nous devons revenir à Jésus et à sa Parole et lui dire : « Seigneur, révèle-moi ce que tu as fait pour moi. Révèle-moi ce que tu as fait de moi, en toi. Tu as fait de moi une nouvelle création, c’est toi qui le dis. Révèle-moi cette chose-là. » Tu peux entendre cette parole : « Toutes choses anciennes sont passées, tu es une nouvelle création en Christ. « nous entendons cela et nous disons : « oui, oui, c’est vrai, amen, « et nous retournons à nos ornières. Nous le faisons , parce que nous n’avons pas eu la révélation que c’est vrai pour Dieu. Donc nous devons nous arrêter un moment, demander la prière ou prier nous-mêmes le Seigneur, en disant  au Seigneur que j’en ai assez de lutter par mes forces pour maîtriser cette chair qui se manifeste constamment. J’ai besoin de recevoir une révélation profonde, complète, de ce que je suis en toi. Tu nous le dis, nous le lisons bien dans sa Parole mais nous n’avons pas encore compris. Nous avons besoin que tu nous le révèles par ton Esprit. » Et si nous prions de la manière dont Paul le dit : « Je ne cesse de prier Dieu pour que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle… », comme c’est le désir de Dieu de nous révéler ces choses, cela ne va pas tarder. Mais ne faisons rien d’autre sans avoir eu cette révélation. A partir du moment où nous avons eu cette révélation, nous savons, dans notre cœur, par le Saint-Esprit, que nous sommes vraiment une nouvelle création en Jésus. Il n’y a plus rien de notre vie passée, aux yeux du Seigneur. Toutes choses anciennes sont passées ; toutes choses sont devenues nouvelles en Christ. Et une fois que nous le comprenons, nous le recevons , nous le prenons pour nous, parce que Dieu nous le montre. C’est là que nous devons faire notre part. Nous allons simplement ouvrir notre cœur à cette vérité et dire que nous prenons cette vérité Seigneur, parce que nous disons que c’est pour nous, que c’est déjà fait en Christ. Nous le prenons Seigneur parce que tu viens de nous le montrer par ton Esprit. Nous sommes une nouvelle création à 100 % en Christ. » Le problème, c’est que cette nouvelle création n’est pas encore complètement manifestée. Christ n’est pas encore complètement formé, visible, mais il nous a donné déjà, sous forme parfaite, dans notre cœur, dans notre vie, dans notre esprit, cette nouvelle nature qu’il veut manifester. Et cette nature est créée à son image, parce que le plan du Seigneur n’est pas de sauver l’humanité, en la laissant simplement dans la conscience que ses péchés sont pardonnés. Cela ne suffit pas. Il veut nous donner la conscience que nos péchés sont pardonnés, mais aussi que notre nature de péché a été engloutie en lui et que nous en avons reçu une nouvelle. Pourquoi avons-nous reçu une nouvelle nature ? Pour reprendre le plan de Dieu, (qui avait été arrêté par la chute d’Adam et d’Eve et par le péché) de se former un peuple à l’image de son Fils, qu’il appelle l’Eglise, pour la donner comme épouse à son Fils. Voilà son plan. Ne nous arrêtons pas simplement au pardon du péché. Tout commence par le pardon des péchés, il n’y a rien sans cela, mais c’est la porte. Nous recevons un plein pardon de nos péchés, une pleine révélation que notre nature ancienne est morte et que nous en recevons une nouvelle. nous la recevons par la foi, mais ça ne s’arrête pas là. Cette nature que nous avons reçue, as été créée parfaite, à l’image de Jésus et elle nous est donnée, parce que Jésus a tout accompli pour nous. Il nous a donné cette nature-là et il travaille par le Saint-Esprit, d’abord à nous le faire comprendre. Il va ensuite manifester cette nouvelle nature dans notre vie pour offrir à Jésus une épouse sans ride, ni tache, ni rien de semblable. C’est ça le but du Père. Et quand nous recevons cette révélation, nous entrons dans son plan et nous-y marchons. En ce moment même, le Saint-Esprit est en train de le faire comprendre à certaines personnes pour leur donner une pleine victoire sur le péché. Regardons ce qu’il dit dans Ephésiens 1:3. « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ ! » Il parle au passé, parce que, aux yeux de Dieu, c’est déjà fait. Alléluia ! Aux yeux de Dieu, il a déjà créé une fille, un fils, toi, ta nouvelle nature, parfaite en Christ. Verset 4 : « En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui. « Il nous a choisis pour cela. Jésus dit : « Soyez saints, comme Dieu est saint, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. « Ce serait un fardeau terrible, si nous devions y arriver par nos propres moyens. Arrêtons de chercher à être saint. Comprenons que, en Christ, nous avons étés rendu saint, parfait, et qu’il nous fait ce cadeau, pour que nous le recevions par la foi, et que son Esprit manifeste cette sainteté que Jésus a accomplie pour nous . Quand Jésus est venu sur la terre, il est dit que lui seul a accompli la loi de Dieu parfaitement. Il ne l’a pas accomplie pour lui. Il l’a accomplie pour nous, en lui. Il a tout accompli pour nous. Et, comme nous sommes en lui, il l’a fait pour nous, pour que tout soit reçu comme une grâce et que personne ne se glorifie en disant : « Seigneur, tu vois, lui, il n’est pas capable de se lever à 3 heures du matin tous les jours, de jeûner 8 jours par semaine, de ne manquer aucune réunion, d’être fidèle depuis 20 ans à toutes les réunions, de payer sa dîme. Non, il n’en est pas capable, mais moi je te remercie de ce que j’en suis capable. « Cela nous rappelle peut-être quelque chose ! Quand nous comprenons que nous ne pouvons rien faire de nous-mêmes, mais que Jésus a tout accompli pour nous, la mort, la résurrection, une nouvelle création en nous qu’il a déjà rendu parfaite en lui, qu’il nous fait ce cadeau au nom de son Père céleste. Quand nous comprenons que tout cela se manifeste dans notre vie, par la foi en Jésus, et par la puissance de son Esprit, alors, là, quel repos ! Quel repos spirituel ! Là, nous allons pouvoir entrer dans les œuvres préparées d’avance. Et si je me lève à trois heures du matin, c’est simplement parce que l’Esprit me conduit à le faire et je le fais sans aucun mérite. Le jour où le Saint-Esprit veut me faire faire une grasse matinée, je la fais, sans mauvaise conscience du tout. « Là où est l’Esprit, là est la liberté. « C’est glorieux ! Alléluia ! Il dit au verset 7 : « En lui nous avons la rédemption par son sang. « Tout commence par là. Nous aurons besoin du sang de Jésus jusqu’au dernier jour. Il nous faut du temps pour bien comprendre par la révélation du Saint-Esprit que nous avons reçu de Jésus, une nature parfaite en lui (ça peut être vite fait, si nous avons soif ; le Seigneur peut nous le révéler en un clin d’œil). Tant que nous sommes dans un révélation qui n’est pas complète, nous allons pécher, nous aurons besoin de le confesser, nous aurons besoin du sang de Jésus. Il ne faut pas négliger le péché en disant : « Puisque nous sommes parfaits en Christ, maintenant, faisons n’importe quoi ». Non, pas du tout. Regardons la sévérité de Paul envers les Corinthiens qui ne mettaient pas leur vie en règle. Mais il ne le faisait pas de manière légaliste, en leur donnant des commandements. Il leur disait : « Ignorez-vous que…, n’avez-vous pas compris que… ? » Si nous nous comportons comme cela, c’est que nous n’avons pas compris ce que nous sommes en Jésus-Christ. Si nous l’avions compris, nous marcherions dans cette révélation. Donc, il les secoue sévèrement. S’ils ne veulent pas comprendre et s’ils veulent continuer à pratiquer le péché, tout en se disant chrétiens, il les met dehors. Nous n’avons pas besoin d’en arriver là, quand nous avons compris la gloire que Dieu nous réserve comme un don gratuit. Il suffit d’avoir une simple sincérité de cœur devant Dieu en disant au Seigneur que tel que nous sommes nous avons un cœur sincère, nous voulons comprendre, nous voulons entrer dans tout ce que tu as prévu pour nous. « Si je ne suis pas sincère, je vais essayer de paraître ce que je ne suis pas ou de faire semblant d’être ce que je ne suis pas. Dieu ne veut pas de cela. Dieu veut que j’arrive sincèrement devant lui disant que je n’ai pas encore bien compris, je veux comprendre. Ouvre mon cœur ». Ayant cette attitude d’honnêteté devant Dieu, il va faire la lumière, parce que ça revient à dire : « Seigneur, j’ouvre mon cœur » et quand j’ouvre mon cœur, la lumière de Dieu rentre. Alors, regardons ce qu’il dit au verset 11 : « En lui… », vous voyez c’est toujours en Christ, ne sortons pas de Jésus-Christ. « …nous sommes aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés… », Dieu prédestine ceux qu’il connaît d’avance, ceux qui vont dire oui. Il n’y a pas de prédestination arbitraire de Dieu qui décide que les uns seront sauvés et que les autres ne seront pas sauvés. « Il les a prédestinés suivant la résolution de celui qui opère toutes choses d’après le conseil de sa volonté afin que nous servions à la louange de sa gloire, nous qui d’avance avons espéré en Christ. En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Evangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis. « Il a mis son sceau, parce que le sceau est un signe d’appartenance. Avant, on mettait un sceau sur les objets, pour identifier le propriétaire, pour montrer que cette chose scellée appartenait à telle personne. Nous avons été scellés par le Saint Esprit. Au verset 15 : « C’est pourquoi moi aussi… », Paul qui avait reçu cette révélation du Seigneur Jésus lui même, savait que tout cela était déjà accompli en Jésus, que nous étions de nouvelles créatures en lui, qu’il nous avait donné la perfection et la sainteté en lui. Il le savait, donc il dit : « C’est pourquoi moi aussi…ayant entendu parler de votre foi au Seigneur Jésus et de votre charité pour tous les saints, je ne cesse de rendre grâces pour vous, faisant mention de vous dans mes prières, afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance. » « Dans sa connaissance » : pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Toutes ces doctrines étrangères qui sont prêchées aujourd’hui sur la pensée positive, les paroles positives, la visualisation, viennent de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, parce qu’elles remplacent la connaissance de Dieu. Et cette connaissance de Dieu vient seulement par la foi en Jésus et en son œuvre parfaite accomplie. Donc si une doctrine nous est prêchée et nous  ramène à Jésus et à son œuvre, elle vient de Dieu. Si la doctrine nous ramène à toutes sortes de méthodes et de techniques, elle ne vient que de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, c’est-à-dire de Satan lui-même. Ces méthodes et ces techniques peuvent être très puissantes, et accomplir même des miracles et des prodiges, si elles ne nous ramènent pas à Jésus et à son œuvre, elle ne viennent pas de Dieu ! Le Seigneur de tout temps, a toujours été disponible pour se révéler à ceux qui le cherchent. Il n’y a pas de nouvelle onction, de vin nouveau, de choses comme ça, aux yeux du Seigneur. Cela n’existe pas. Ce qui existe, c’est une disponibilité permanente du Seigneur à se révéler, dans toute sa plénitude, à ceux qui le cherchent et à leur révéler Jésus et sa Parole. Chaque fois que cela s’est passé dans l’histoire de l’Eglise, il y a eu une action puissante du Seigneur et un réveil puissant. Ce que le Seigneur veut faire maintenant dans nos vies, c’est nous faire revenir à la révélation de sa Parole par le Saint-Esprit, pour que nous comprenions les choses qui existent depuis le commencement et qui ont été mises de côté par l’ignorance des hommes ou l’incrédulité des hommes. Pour nous qui croyons, la croix est une puissance de Dieu. Si nous prêchons la Croix, nous prêches dans la puissance du Seigneur, parce que nous prêchons la mort de Jésus, mais nous prêchons aussi la mort de notre vieille nature. Nous allons prêcher la résurrection de Jésus, notre résurrection en lui et la foi en Jésus pour nous faire recevoir tout ce que Jésus a acquis pour nous. Et que ce soit prêché il y a 2000 ans, il y a 1000 ans ou maintenant, c’est la même puissance, c’est le même Dieu, c’est la même autorité. Revenons aux choses simples de la Parole. Alors je relis, au verset 18 : « …et qu’il illumine les yeux de votre cœur… » Il dit : « les yeux de votre cœur », de ton esprit, au plus profond de toi, il ne dit pas : « les yeux de votre intelligence ». Quand nous  voyons un frère ou une sœur, ou quand nous nous voyons nous-mêmes marcher de manière charnelle, au lieu de commencer à pointer du doigt, commençons à prier en disant au Seigneur qu’il illumine les yeux de notre cœur, pour qu’il voie ce que Jésus a fait, pour qu’il voie ce que nous sommes  en Jésus. s’Il n’a pas encore compris, Révélons- lui, parce que par notre révélation, par cette lumière que nous fais, il va pouvoir marcher dans cette lumière et comprendre qu’il est une nouvelle créature. Il va comprendre qu’il a reçu de Dieu, en Jésus, une nouvelle vie, une nouvelle nature parfaite. » « …et qu’il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez… » Il y en a qui ne le savent pas. Tout vient du fait de savoir. Mais, attention, pas n’importe comment. La seule connaissance qui intéresse le Seigneur, c’est la connaissance par la révélation du Saint-Esprit. Dieu veut que nous sachons : « quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons… ». Tout est par la foi, pas par nos efforts personnels, « …l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force. » Au chapitre 4, il commence en disant : « vous voyez, tout ce que je vous ai expliqué là. Je vous exhorte donc… » Ne prêchons pas la Parole en dehors de son contexte. Si nous prêchons la Parole en dehors de son contexte, cela va devenir légaliste. « ; ; je vous exhorte donc, moi le prisonnier dans le Seigneur, à marcher d’une manière digne de la vocation qui vous a été adressée, en toute humilité et douceur, avec patience, vous supportant les uns les autres… » Si c’est prêché comme ça, on va essayer de le faire, parce qu’on aime le Seigneur et ce sera un échec, parce qu’on n’a pas été enseigné sur ce qu’il vient de dire juste avant, c’est-à-dire la révélation de ce que Jésus a fait et de ce que nous sommes en lui. Et, quand j’ai cette pleine révélation, je marche dans cette révélation comme le dit Paul : « maintenant que vous avez cette révélation, marchez dans cette révélation. » Et l’œuvre que nous allons produire, c’est simplement la preuve visible que nous avons eu la foi, que nous avons compris. La foi sans les œuvres est morte, tandis que, quand nous avons reçu cette révélation par la foi, cela va produire les œuvres naturellement, et nous dirons même, sans effort personnel. Les efforts que nous ferons Nous seront donnés par la puissance du Saint-Esprit. Paul faisait des efforts, nous en faisons aussi, mais pas dans le sens : « je vais m’efforcer de… » C’est la puissance de la vie de Dieu qui est en nous, qui va nous donner la force. Il ajoute au verset 11 : « Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints… » « Pour le perfectionnement des saints… », là aussi il faut faire attention à la manière dont c’est prêché. Le rôle des ministères ne tient qu’à un seul objectif : le perfectionnement des saints. « Mais comment vais-je arriver à perfectionner ces saints, Seigneur ? » Ce n’est pas par leur propre force, par leur éloquence ou leurs belles paroles. C’est parce qu’ils ont été les premiers à recevoir la révélation de ce que Jésus a fait, de l’Evangile de Jésus-Christ tout simplement et qu’ils l’ont vécu dans leur propre vie. Paul a eu la révélation sur le chemin de Damas, immédiatement. Il a eu la révélation de Jésus, du corps de Christ, de tout. Et c’est parce qu’il a eu cette révélation qu’il a été appelé apôtre et qu’il enseignait. Il dit : « jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu… »  L’unité de la foi : l’unité de la compréhension de la Parole par la révélation du Saint-Esprit et l’unité de la connaissance du Fils de Dieu. Il prie que ces ministères-là soient vraiment remplis du Saint-Esprit et de la révélation, pour expliquer et montrer l’œuvre de Jésus, par l’onction du Saint-Esprit qui est confirmée dans les cœurs de ceux qui l’entendent. L’œuvre de Jésus, l’œuvre de la Croix, l’œuvre du Saint-Esprit, le fait que Jésus a tout accompli, ramener leur attention sur Jésus et sur son œuvre, jusqu’à ce qu’ils aient tous compris, et qu’en comprenant, ils entrent dans la perfection que Jésus a accomplie pour eux.

Nous voyons que tout se fait par la révélation du Saint-Esprit et l’acceptation de l’œuvre déjà parfaite de Jésus. Cela peut se faire en un clin d’œil. Nous pouvons avoir cette révélation en un clin d’œil et rentrer en un clin d’œil dans la perfection que Jésus a déjà accomplie pour nous, par la foi. Nous n’avons pas besoin de passer 20 ans de discipline spirituelle pénible pour atteindre la perfection. Elle est déjà acquise pour nous, par Jésus. Alléluia ! Et je la reçois par la foi et je dis : « Seigneur, je te donne mon corps, mon être entier. Remplis-moi de cette révélation. Je suis, en toi, membre de ton corps. Maintenant, je veux vivre cette révélation, tu me l’as donnée, je rentre dans tes œuvres. » Paul dira même : « Nous tous donc qui sommes parfaits… »J’ai le regard fixé sur Jésus et je cours sur la voie qu’il m’a tracée. J’ai le regard fixé sur lui qui a tout accompli. Et le fait de recevoir cette révélation me remplit d’un amour sans cesse nouveau pour Jésus, parce que je vois vraiment que, sans lui, il n’y a rien. Il a tout accompli, non seulement la purification de mes péchés, mais il a été fait pour moi : sagesse, justice, sanctification, rédemption. Quelle gloire doit lui revenir ! Et il nous donne tout cela gratuitement en disant : « Prends, maintenant, c’est pour toi. Entre dans cette révélation et marche dans ce que je te donne ». Quelle paix ! Quelle gloire pour mon Seigneur ! Quel amour dans nos cœurs pour lui ! Verset 13 : « …jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus…à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ. « Dans l’esprit de Paul, c’était clair. Il savait qu’en Christ, ils étaient déjà parfaits. Donc, quand il dit : « …jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’état d’homme fait », ça veut dire : « jusqu’à ce que vous ayez reçu une pleine révélation de ce que Jésus a fait, que vous l’ayez accepté et que vous marchiez simplement dedans par la puissance qui agit en vous. » « …afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction… » Ces vents de doctrine soufflent pour nous égarer et retirer nos yeux de la vision de Jésus et de son Evangile pur et simple. Combien de chrétiens sont séduits aujourd’hui parce qu’ils ont quitté du regard le Seigneur et sa pure Parole, parce qu’ils n’arrivent pas à obtenir ce qu’on leur demandait d’obtenir ! Ils se sont tournés vers toutes sortes de méthodes pour essayer de les obtenir ; ils n’y sont pas arrivés et ils n’y arriveront jamais. Cela  fait penser, dans le monde, à ceux qui essaient désespérément d’avoir une guérison et qui se tournent vers tous ceux qui peuvent leur apporter quelque chose, d’abord les médecins, puis si les médecins n’y arrivent pas, les guérisseurs, les sorciers. En désespoir de cause ils se tournent vers tous ceux qui peuvent essayer de les aider. Beaucoup de chrétiens sont dans cette situation-là. Par désespoir, parce qu’ils n’arrivent pas à atteindre cette perfection qu’on leur demande d’atteindre, ils se tournent de tous les côtés, vers tout vent de doctrine qui arrive, en se disant : « Cette fois, on tient le bon bout ». Puis tout s’écroule de nouveau. Et la déception est encore plus grande,  beaucoup de chrétiens qui sont dans leur coin, en train de se morfondre en disant : « Moi, c’est fini ; les églises, les chrétiens, j’en ai ras-le-bol. J’ai tout essayé, il n’y a rien qui marche ». Parce qu’ils n’ont pas eu la révélation de ce que Jésus avait fait pour eux et de ce qu’ils étaient en Jésus, quand ils l’ont accepté. Comment voulez-vous qu’ils croient, si l’Evangile n’est pas prêché ? Au verset 15 : « … mais que, professant la vérité dans l’amour, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ. « Et nous croissons, nous l’avons vu, par la connaissance de Dieu et la révélation de Jésus-Christ. « C’est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties… » Dieu nous a placé en lui et dans un corps qui s’appelle l’Eglise, qui est la réunion vivante de tous ceux qui ont reçu cette révélation. A partir du moment où nous avons compris ce verset, nous allons recevoir de lui, de la tête qui est Jésus, la force dont nous avons besoin (« qui convient à chacune de ses parties »), et nous allons grandir en lui, à condition d’avoir cette révélation. Au chapitre 5, quand il dit : « Maris, aimez vos femmes comme Christ a aimé l’Eglise… », il veut nous révéler l’amour de Christ pour son Corps. Christ a été sur cette terre, il a vu les combats de ces hommes et de ces femmes, ces foules qui le suivaient en criant, en demandant un salut, la guérison, la délivrance de leurs infirmités. Jésus a pleuré en voyant cette foule et il peut nous comprendre dans nos difficultés, dans nos combats. Il attend que nous lui demandions la révélation profonde de ce qu’il a fait pour nous. C’est cela qui va nous sauver pleinement. Quand nous allons comprendre de quelle manière Christ aime son épouse, parce que pour lui, il la voit déjà parfaite. Et nous-mêmes, nous devenons naturellement parfaits par sa puissance, puisqu’on l’est déjà. Je lis : « …et Il s’est livré lui-même pour elle afin de la sanctifier… » En ce moment même, Jésus, le divin époux, la tête du Corps, qui s’est donné pour nous, est en train de nous sanctifier par sa Parole. Jésus dit à son Père : « Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité. « A mesure que la lumière se fait, elle nous sanctifie. « …afin de la sanctifier par la parole, après l’avoir purifiée par l’eau et la parole, afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable. « Et cette Eglise est déjà cela en lui. Jésus veut simplement le manifester dans nos vies par la foi en son Evangile et en son œuvre déjà accomplie. « C’est ainsi que les maris doivent aimer leur femme. « En passant, c’est aussi une leçon pour nous, maris. Parce que nous sommes l’image de Christ, et notre épouse est l’image de l’Epouse, l’Eglise. Si nous sommes remplis de cet amour-là, celui de Christ pour son épouse, nous allons accepter notre propre épouse dans ses faiblesses, dans ses problèmes. La seule chose qui va compter pour nous, c’est de savoir si elle est née de nouveau ou pas. Etant née de nouveau, elle a en elle la nature du Seigneur Jésus qui travaille à lui révéler ce qu’il a fait pour elle. Et moi je vais l’aider en intercédant pour qu’elle comprenne cette révélation. Et elle va en faire autant pour moi. Alléluia ! Là, l’œuvre du Seigneur va se manifester parfaitement. Ne croyons pas que cela va prendre des siècles. Cela se fait par la révélation du Saint-Esprit. Si nous prions conformément à la volonté de Dieu, laissons nos prières s’élargir un peu. Nous pouvons demander bien sûr, à être béni, à être guéri, à avoir un travail, de l’argent, le Seigneur n’est pas contre ces choses. Mais élargissons nos prières, selon le modèle que Dieu nous donne. C’était le but de Paul, la prière essentielle de Paul. Il combattait pour eux, pour qu’ils comprennent, pour qu’ils aient la révélation. Prions dans ce sens, pour nous, pour les autres, en disant  au Seigneur que son Eglise reçoive de lui cette révélation. Seigneur, mon Père, que nous tous recevions en abondance cette révélation, par le Saint-Esprit, de ce que nous sommes en Jésus-Christ. O, Père, tu l’as accompli. C’est toi qui avais ce plan dans ton cœur. Tu l’as réalisé par ton Fils. Que ton Esprit maintenant, nous le révèle. Qu’il nous fasse entrer dans ce plan pour manifester en nous ta vie parfaite, la perfection de Jésus, et que ton Corps, face à ce monde qui cherche désespérément le salut, puisse manifester vraiment ta gloire et la nature de Jésus. Seigneur, bénis-nous tous. Bénis ta Parole dans nos cœurs. Que rien n’empêche ta révélation, pour la gloire de ton nom, Seigneur, au nom de Jésus. Amen. »

                    La révélation de ce que nous sommes en Jésus-Christ

                                     et la victoire sur le monde

dans la 1ère épître de Jean, au chapitre 5, verset 1 : « Quiconque croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu. » C’est cela la chose la plus importante. Dans l’épître aux Galates, à la fin, Paul dit : ce qui est important en Christ, ce n’est ni d’être circoncis ou incirconcis ; ce qui est quelque chose, c’est d’être né de nouveau. Si nous ne sommes pas nés de nouveau, le Saint-Esprit ne peut pas faire son travail en nous, pour nous révéler le plan du Seigneur. Si nous ne sommes pas nés de nouveau, le Saint-Esprit va nous révéler le Seigneur Jésus comme Sauveur, et il va nous révéler notre besoin de nous approcher du Seigneur pour le recevoir comme celui qui donne la vie. Quand nous n’avons pas le Seigneur, nous n’avons rien, nous sommes dans les ténèbres où nous étions tous. Il nous en a sortis par la puissance de l’Esprit pour nous faire rentrer dans sa lumière. « Celui qui croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu et quiconque aime celui qui l’a engendré aime aussi celui qui est né de lui. » Si nous aimons Dieu, nous aimons aussi tous ceux qui sont nés de lui, puisque nous sommes nés aussi de lui. « Nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu, lorsque nous aimons Dieu, et que nous pratiquons ses commandements. Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles, parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde. »  à une certaine époque de notre vie  nous pouvions dire : « Oui, d’accord Seigneur, tes commandements ne sont pas pénibles, mais je me débat, et ça avance si peu ! » Et pourtant !! nous savons que nous sommes nés de Dieu. « Tout ce qui né de Dieu triomphe du monde et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. » Nous voyons que Jésus ne parle pas là d’une petite victoire, mais d’un triomphe total sur le monde. Le monde, c’est quoi ? C’est la chair, c’est ce monde qui nous entoure, qui est sous la domination de Satan, c’est tout ce qui essaie de nous tirer en dehors du Seigneur Jésus et de nous ramener à ce qu’on a vomi. « Qui est celui qui a triomphé du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? » Alors, le Seigneur Jésus nous parle à chacun, de manière très pratique. Il ne dit pas : « Quel est celui qui va un jour, triompher du monde ? », mais : « Qui est celui qui a triomphé du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? ». Il y a beaucoup de gens dans ce monde, qui croient que Jésus est le Fils de Dieu et qui ne vivent pas du tout dans le triomphe du Seigneur. Nous l’avons peut-être  éprouvé pour notre part à un certain moment de notre vie avoir cru au Seigneur Jésus et en lisant ces passages, nous avons dit au Seigneur, il faut que tu me fasses entrer pleinement dans ce que tu me dis là. Nous  parlons au passé ! Nous marchons maintenant dans ce triomphe ». Quelle est la condition qu’il nous demande ? » sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ». Je crois, Seigneur.

Déjà cela, nous  devons le recevoir par la foi : nous croyons au Seigneur Jésus, nous avons reçu un triomphe sur le monde. Lisons plus loin : « C’est lui, Jésus-Christ, qui est venu avec de l’eau et du sang ; non avec l’eau seulement, mais avec l’eau et le sang ; et c’est l’Esprit qui rend témoignage, parce que l’Esprit est la vérité. » Quand on appelle un témoin à la barre, que lui demande-t-on ? De dire toute la vérité, de raconter ce qu’il a vu, ce qu’il sait. Ici, il nous dit que : « L’Esprit de Dieu rend témoignage ». L’Esprit de Dieu sonde les profondeurs de Dieu, l’Esprit de Dieu connaît tout du Seigneur. L’Esprit de Dieu veut rendre témoignage. Il n’est pas seul à rendre témoignage. Je regrette que certaines versions aient supprimé le verset 7, notamment les versions modernes, corrigées. Dans la version  non révisée, il est écrit ceci aux versets 7 et 8 : « Car il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel : le Père, la Parole et l’Esprit-Saint. Et ces trois sont un. Et il y en a trois qui rendent témoignage sur la terre : l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois sont d’accord. ». Il est capital que tout ce passage soit complet. Quand nous comprenons par le Saint-Esprit que le Seigneur a déjà remporté la victoire pour nous, qu’il nous a rendus parfaits en lui, en lui nous sommes parfaits, qu’en lui nous avons reçu un plein salut, une pleine sainteté, une pleine perfection, si ce n’est pas traduit dans ma vie de tous les jours, il va y avoir un grand problème et une grande frustration. Nous avons vu que c’est par la révélation que cela commence, et la révélation nous permet d’entrer dans ce que Dieu a préparé pratiquement pour nous . Dans ce passage, nous croyons qu’il y a une autre révélation profonde qui nous permet de mettre en pratique dans notre vie de tous les jours, la victoire parfaite que Jésus a remportée. Qui est celui qui a triomphé du monde ? Jésus. Celui qui est en Jésus, qui croit en lui, qui est rentré en lui et qui marche dans cette révélation, a aussi le triomphe sur le monde, parce que c’est Jésus qui vit et qui agit en lui. Alors nous prions le Seigneur qu’il nous montre comment ces trois témoins dans les cieux et comment ces trois témoins sur la terre agissent ensemble. Je relis le verset 7 : « Il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel : le Père, la Parole et l’Esprit  » Ce sont les trois personnes de Dieu : le Père, la Parole qui est Jésus et le Saint-Esprit. De quoitémoignent-ils ? Ils rendent témoignage de la vérité du Seigneur et de sa Parole, du plan du Seigneurpour nous. Et il commence par le Père, le Dieu tout puissant. Il est celui qui a conçu son merveilleuxplan de salut, de sanctification, de perfection en nous, pour nous amener à la ressemblance de son Filset nous préparer aux noces de l’Agneau, quand il va offrir l’Eglise comme épouse à son Fils bien-aimé.C’est le plan qu’il y a dans le cœur du Seigneur, notre Père, là-haut : se faire un peuple qui luiappartienne, purifié par lui, se révéler pleinement, lui révéler l’œuvre de Jésus pour le faire entrer et lepréparer à devenir l’Epouse de Jésus. C’est ce plan-là qui est dans le cœur du Père.Et ce plan a pu être réalisé seulement parce que la Parole vivante, Jésus, a accepté de venir sur terrepour nous donner le salut et nous faire pénétrer dans ce plan par son sacrifice, par le sang qu’il a versé,par l’offrande de toute sa vie. Jésus a tout accompli. Il n’a fait que la volonté du Père, « non pas lamienne, mais la tienne, Père. « Jésus avait une volonté propre. Il a accepté de la laisser de côté pour nefaire que la volonté du Père qui est, rappelons-nous le , de sauver l’humanité, tous ceux qui croient, pour lesamener à la communion avec lui dans ces noces célestes de l’Agneau. Le plan du Père a été accomplipar Jésus-Christ sur la Croix : d’abord dans sa vie, dans ses 33 ans et demi de vie d’obéissanceparfaite, ensuite dans son sacrifice sur la Croix, dans sa mort et sa résurrection. Nous savons quemaintenant, le Seigneur Jésus est assis à la droite du Père et qu’il intercède pour nous, dans l’attente dumoment que le Père a décidé, de sa propre autorité, pour lui dire : « Mon Fils, c’est l’heure, c’est laseconde : descends. Va chercher l’Epouse qui est prête ». Et jusqu’à cette seconde-là, le Fils est à ladroite du Père, et il prie pour nous, il intercède pour nous, pour que nous puissions ouvrir nos yeux.S’il intercède, c’est dans le même esprit qui faisait prier Paul : « Qu’ils comprennent, qu’ils aient larévélation par ton Esprit, de ce plan que tu as conçu dans ton cœur ». Il intercède pour nous et il a toutaccompli.Et maintenant, le troisième qui rend témoignage, c’est le Saint-Esprit qui est le premier que leSeigneur Jésus nous a envoyé lorsqu’il est monté là-haut. Il avait dit à ses disciples : « Ne bougez pas,je vais vous envoyer le nouveau consolateur, je vais vous envoyer l’Esprit de vérité, qui va vousconduire dans toute la vérité. »Et maintenant, nous sommes au moment où le Saint-Esprit qui a été répandu dans la terre entière, rendaussi témoignage dans nos cœurs que nous sommes enfants de Dieu, que nous sommes rentrés dansce plan du Père, par la grâce de Jésus qui a tout accompli pour nous. » et les trois sont un ». Chacun à leur place : le Père, comme initiateur, le Fils comme celui qui aaccompli parfaitement par son sacrifice et par son sang, ce plan parfait et maintenant, le Saint-Espritqui travaille à nous le faire comprendre, à nous le révéler et à le faire manifester complètement dansnos vies. Les trois sont d’accord, dans le Ciel. En Christ, dans les lieux célestes, le plan estparfaitement accompli. Nous sommes déjà sanctifiés, purifiés, amenés à la perfection, en Jésus. Dansles cieux, tout est déjà en place. Et le Seigneur veut nous le montrer.

Il veut que nous qui sommes sur la terre, nous puissions comprendre le rôle de ces trois témoins qui sont sur la terre, c’est-à-dire : l’Esprit, l’eau et le sang, qui sont d’accord avec les trois qui sont dans le ciel : le Père, la Parole et le Saint-Esprit, pour manifester tout le plan du Seigneur dans nos vies, maintenant.

Nous voyons la différence ? Ce qui est dans le ciel est déjà tout accompli et nous attend.C’est en train de se dérouler, si les conditions sont remplies dans nos vies, c’est-à-dire rester attaché auCep et garder la foi. Et maintenant sur la terre, dans notre vie pratique, le Seigneur nous donne troistémoins, pour nous aider à rentrer dans son plan. Je lis au verset 8 : « Et il y en a trois qui rendenttémoignage sur la terre : l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois sont d’accord. « Dans le ciel : Père, Fils,Esprit ; sur la terre : l’Esprit, l’eau et le sang.

L’Esprit est cité dans les deux cas. Le Saint-Esprit est celui qui fait le trait d’union entre le ciel et la terre. C’est lui qui œuvre maintenant dans le monde entier, pour convaincre de péché, pour nous amener à la vérité, pour nous convaincre de justice, pour nous révéler le plan du Père. C’est le Saint- Esprit qui est répandu sur la terre et dans nos cœurs, pour nous qui lui appartenons.

L’eau est lesymbole de la Parole du Seigneur. L’eau est aussi le symbole du Saint-Esprit, mais ici, ça ne peut pasêtre le cas, puisqu’il parle de l’Esprit, de l’eau et du sang. Donc dans ce passage, l’eau est l’eau de laParole du Seigneur. Le sang est le sang de Jésus. Les trois sont d’accord, et nous avons besoin ici-bas,des trois : du Saint-Esprit, de la Parole du Seigneur, cette Parole révélée qui est dans les cieux et quine passera jamais. Quand nous serons dans les cieux, nous continuerons à recevoir des révélations surla Bible ; c’est ce que je crois personnellement, parce que cette Parole demeure éternellement. Sur laterre, nous l’avons, mais elle doit être comprise par l’Esprit, sinon c’est une lettre qui tue. Nous avonsété délivrés du ministère de la loi qui tue, pour entrer dans le ministère de l’Esprit qui éclaire la Paroledans nos cœurs et la rend vivante. Donc sur la terre, là où nous sommes maintenant, en train d’écoutercette Parole, nous sommes au bénéfice du ministère du Saint-Esprit qui va agir avec la Parole duSeigneur pour nous la révéler dans nos cœurs. Tout le plan du Seigneur est dans sa Parole. Le Saint-Esprit va agir avec le sang de Jésus pour nous purifier constamment de toute souillure sur ce chemin.Et le sang de Jésus nous sera toujours indispensable. Rappelons-nous ce qui est écrit dans Apocalypse12 : « Ils l’ont vaincu à cause de du sang de Jésus et à cause de la parole de leur témoignage « Il parle de trois témoins sur terre. La parole de notre témoignage, c’est la Parole de Dieu renduevivante dans nos vies par le Saint-Esprit. Et cela nous permet d’avoir une victoire totale sur l’ennemi,sur le monde. Qui est celui qui triomphe du monde, qui a triomphé du monde sinon celui qui croit queJésus est le fils de Dieu ? Et comment croire sans avoir la révélation du Saint-Esprit, de la Parole et dela valeur du sang ?

Le diable a horreur du sang de Jésus. Il a horreur de la Parole du Seigneur, qu’ilconnaît parfaitement. Il n’aime pas nous voir entrer dans cette dimension de la vie par l’Esprit et de lamarche par l’Esprit. Mais rien n’arrêtera l’œuvre du Seigneur dans nos vies. Rien ! Alléluia ! » Ces trois sont d’accord. « Nous avons besoin de la révélation de la Parole par le Saint-Esprit, nousavons besoin du sang de Jésus, et à chaque faux-pas que nous faisons, le Saint-Esprit est là tout desuite pour nous convaincre de péché, nous ramener à la Parole et nous montrer la miséricorde du Pèrequi pardonne, dès que nous confessons notre péché. Dieu ne veut pas nous voir nous morfondrependant des années dans notre péché. Il veut que nous en sortions au plus vite, pour rentrer denouveau dans son plan et faire son œuvre. Il veut une conviction profonde de péché qui nous estdonnée par le Saint-Esprit qui habite en nous et par la Parole du Seigneur. Si mon cœur est honnête etouvert devant le Seigneur, je reçois la conviction que me donne le Saint-Esprit. Il illumine mon cœursur la situation, de ce que je viens de faire, il me montre le miroir de la Parole, il fait la lumière. Jedis : « Seigneur, je confesse mon péché ». Et comme il est dit, au début de cette épître, si tu confesseston péché, il est fidèle et juste pour te pardonner et pour laver dans son sang précieux ce péché ; cesang précieux dont on a toujours besoin.

Et maintenant qu’il est lavé, relève-toi, rentre de nouveau dans le plan que le Seigneur a pour toi. Arrêtons de nous  morfondre. Nous avons confessés de tout notre cœur, nous avons reçu la révélation dans notre cœur de la puissance du sang, ce sang qui efface parfaitement notre péché mais qui ne nous donne pas la liberté de pécher comme nous  le voulons , pour être pardonné tout de suite. L’action du Saint-Esprit nous donne une conviction de péché pour que nous en sortons et il nous  donne la révélation de la Parole du Seigneur pour entrer dans son plan. Les trois qui sont dans les cieux, Le Père, le Fils et le Saint-Esprit, et les trois qui sont sur la terre, l’Esprit, l’eau et le sang sont d’accord. Ils travaillent dans le même sens : faire descendre tout le plan qui est là-haut dans les cieux et le manifester dans notre  vie, constamment par l’action du sang, de la Parole et de l’Esprit qui est dans notre cœur. Jésus a été envoyé pour réunir toutes choses en lui, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. Tout. Alléluia ! L’Esprit, l’eau et la Parole sont sur terre, en ce moment, en train d’agir. C’est ce qui se passe en ce moment. Nous ouvrons la Parole ; le Saint-Esprit est là ; nous sommes couverts du sang de Jésus et nous sommes en train de pénétrer et d’avancer dans le plan merveilleux du Père. Nous allons lire dans Romains 6 quelques versets pour nous montrer la grandeur de l’œuvre merveilleuse de Jésus qu’il a accomplie pour nous. Une délivrance totale, parfaite. Il a tout prévu. Et nous allons reconnaître là, bien des aspects de notre vie chrétienne, par où Paul était passé aussi et comment le Seigneur lui a ouvert les yeux sur la victoire en Jésus. Dans Romains 6, 2 : « Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous dans le péché, ignorez-vous  » « Ignorez-vous « , on revient toujours à cette révélation par le Saint-Esprit. Est-ce que vous n’avez pas reçu la révélation par l’Esprit et par la Parole, vous, Romains, que « nous tous qui avons été baptisés en Jésus, plongés en lui, c’est en sa mort que nous avons été plongés ? ». Apparemment, certains Romains ou les Romains avaient oublié cela. « Ignorez-vous que vous avez étés plongés dans la mort de Jésus ? » « Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. » Là, il parle de la marche en nouveauté de vie. Il ne parle pas seulement du fait de recevoir la vie nouvelle, mais de la marche de tous les jours. Nous pouvons marcher dans notre vie de tous les jours, comme une nouvelle créature que je suis, seulement si j’ai reçu d’abord la révélation qu’en Christ, je suis mort. « Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est dans sa mort que nous avons été plongés ? En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection  » Seul, un mort peut ressusciter. On ne peut pas passer par la résurrection si nous ne sommes pas d’abord passés par la mort. Et beaucoup de chrétiens essaient de vivre une vie de résurrection sans être passés par la mort. Cela ne marche pas. Les deux se mélangent. Il y a la vieille vie et la nouvelle. Ça ne va pas ensemble. La première révélation que Dieu nous donne, c’est que nous avons étés plongé dans la mort de Jésus et là, maintenant, en Jésus, nous naissons à une vie nouvelle, en lui.  » sachant « , est-ce que nous le savons vraiment ?  » sachant que notre vieil homme, avec ses convoitises, ses passions, a été crucifié avec lui, pour que le corps de péché soit détruit et que nous ne soyons plus esclaves du péché ; car celui qui est mort est libre du péché. » C’est la première des choses pour pouvoir marcher sur cette terre dans la victoire et le triomphe sur le monde. Comment pouvons-nous marcher dans le triomphe sur le monde, si nous n’avons pas reçu une pleine révélation de cette vérité-là ? C’est impossible. Ici, le péché est comparé à un maître tyran qui a son esclave. Le seul moyen d’en sortir, le seul moyen d’être libéré de l’esclavage du péché, c’est que l’un ou l’autre meure. Le Seigneur a choisi de nous faire mourir en Jésus. Nous sommes morts, nous ne sommes plus sous l’esclavage de ce tyran-là. Le tyran n’est pas mort, lui ; le péché n’est pas mort. Mais nous sommes morts à son esclavage, en Christ. Et ça, c’est une révélation du Seigneur : nous sommes mort à l’esclavage du péché, parce que le corps du péché est détruit. « Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. » La mort n’a plus de pouvoir sur nous non plus, parce que nous sommes en lui. Ce sont les paroles mêmes de Jésus : « Celui qui croit en moi ne mourra jamais. « Même s’il meurt, il passe sans transition dans la vie céleste. Il n’y a pas de mort. Cela a été vaincu en Jésus, jusqu’à la manifestation de la résurrection de ce corps de mort, quand Jésus va revenir, où tout sera complètement englouti. Au verset 11 : « Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ. « Alors, nous  comprenons frères et  sœurs qu’il ne s’agit pas de nous considérer comme mort, si nous ne le savons pas d’abord par une révélation du Saint-Esprit, oui je me considère comme mort, je me considère comme mort ! » Mais dans le fond de notre cœur, nous n’y croyons pas vraiment parce que nous n’avons pas eu vraiment profondément la révélation que c’est fait en Christ. A partir du moment où nous savons dans notre cœurs, que c’est fait, nous allons nous considérer comme mort. Ce n’est pas une invention, c’est une révélation du Seigneur qui nous le montre. Paul avait reçu la révélation qu’il était mort en Christ. Alléluia ! Quelle révélation ! Je lis au verset 22 : « Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur. « Il commence par recevoir cette révélation de la libération de l’esclavage du péché. Mais ce n’est pas tout, parce que le chapitre 7 représente pour nous, chrétiens, une expérience que nous allons vivre, après cette première révélation de notre mort en Jésus et de la mort à l’esclavage du péché. Il commence par dire : « Ignorez-vous, frères  » Combien de fois il revient là-dessus ! Vous voyez l’importance de la révélation des choses d’en haut. Constamment, il leur dit : « Est-ce que vous l’ignorez ou est-ce que vous le savez dans votre cœur par l’Esprit, par l’un de ces trois qui agit en vous ? Ignorez-vous frères, je parle à des gens qui connaissent la loi, que la loi exerce son pouvoir sur l’homme aussi longtemps qu’il vit ? Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant « , ça c’est un autre sujet, mais c’est aussi une vérité du Seigneur,  » mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari. Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d’un autre homme, elle sera appelée adultère ; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu’elle n’est point adultère en devenant la femme d’un autre. « Et il ajoute aussitôt, écoutez bien : « De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre. » Il ne parle plus du péché. Il parle de la loi. Et là, il y a une nouvelle révélation à recevoir, sinon, nous allons mener une vie chrétienne qui risque d’être de nouveau misérable, parce que nous allons voir les échecs constants de notre marche de tous les jours, bien qu’ayant apparemment reçu cette révélation de notre mort en Christ. Mais on ne va s’arrêter là et ne pas comprendre que le Seigneur veut nous donner encore une révélation supplémentaire : celle de la révélation de notre mort à la loi de Dieu. Alors, qu’est-ce que ça veut dire ? Il nous explique, au verset 14 : « Nous savons que la loi de Dieu est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché (évidemment dans son corps charnel, dans sa nature charnelle) car je ne sais pas ce que je fais, je ne fais pas ce que je veux et je fais ce que je hais. « Il explique combien il peut être misérable de savoir dans son cœur ce qu’il faudrait faire et de ne pas arriver à le faire concrètement. Et là, il ne parle pas en tant que païen. Il parle en tant qu’enfant de Dieu. Il sait dans son cœur, il a le désir de faire et d’obéir à la loi du Seigneur mais il n’y arrive pas. Et il est misérable. Cela ne vous est pas déjà arrivé ? et c’est pénible de dire pour cité un exemple  : « Seigneur, tu sais que je t’aime et que je veux vraiment faire ta volonté. Tu me demandes d’aimer ce frère insupportable. Je le sais Seigneur. Et bien, je suis d’accord. Demain, je vais le voir et tu vas me remplir de ton amour et tu vas voir. Promis ». Alors le lendemain je me trouve nez à nez avec ce frère,. Il y a quelque chose qui grince. Je n’arrive pas. Je fais tous mes efforts. Une fois, j’y arrive, deux fois, mais la troisième, je craque. « Seigneur, aie pitié de moi. Je n’en peux plus ». Et je m’humilie devant le Seigneur, je demande pardon, parce que j’ai eu une réaction d’animosité et de colère. Le sang me purifie et je repars. La fois suivante, ça marche. Deux fois après, je chute de nouveau. C’est l’expérience de Paul. Il termine au verset 22 : « Je prends plaisir à la loi de Dieu, à tous ces commandements merveilleux, aux commandements du Seigneur Jésus qui dit : aimez-vous les uns les autres, soyez saints comme je suis saint, etc. Je les aime, Seigneur, ces commandements, je veux obéir, mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur !  » Le Seigneur lui a révélé qu’il ne fallait pas qu’il entre dans le plan de Dieu simplement par une obéissance personnelle aux lois et aux commandements du Seigneur. Il fallait que là aussi, il capitule devant Dieu et qu’il reconnaisse que par ses forces personnelles, il ne peut pas, même en étant né de nouveau, obéir à la loi de Dieu, s’il ne marche pas par l’Esprit. Et tout le problème du Seigneur est là. Quand on voit Paul dans d’autres épîtres, aux Galates, aux Corinthiens, dire : « Il y en a qui sont charnels parmi vous. Vous avez tous les dons et il y a des choses qui ne sont pas à la gloire de Dieu, qui montrent que la chair est encore en train de travailler au milieu de vous », il dit : « Galates insensés ! Qui vous a ensorcelés ? (il revient aux choses passées) Vous aviez commencé par l’Esprit mais vous voulez revenir à la chair, vous recommencez à respecter les jours, les mois, les fêtes, les ordonnances légales, les commandements, etc.  » Et pourtant, je suis sûr que les Galates étaient bien disposés. Ils le faisaient de tout leur cœur, parce qu’il leur semblait que c’était cela le bon chemin. Ils prenaient un chemin qui mène à la mort. Paul leur dit même : « Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi. » La prédication de l’Evangile est un message de mort, si elle est un message qui me fait rentrer dans l’obéissance à une loi, simplement parce que j’entends un commandement du Seigneur, je dis : « Il est bon », et ensuite je vais le mettre en application. Mais je suis en train de le mettre en application par ma volonté personnelle, par mes résolutions personnelles, mes décisions personnelles qui sont bonnes en soi, mais qui ne donnent pas gloire à Dieu, parce que ce n’est pas la vie du Saint-Esprit qui se manifeste en moi. Cela ne veut pas dire que Dieu va me traiter comme une marionnette. Il veut ma participation. Il veut que tout ce que j’accomplis, je l’accomplisse par sa puissance qui agit en moi. J’entre simplement dans ses plans en comprenant par la révélation du Saint-Esprit ce que Jésus a accompli pour moi. Je dis : « Seigneur, maintenant tu me révèles tes plans et j’entre dans tes plans. Je choisis de collaborer à ton œuvre, mais ça ne peut pas être par mon intelligence, mes forces personnelles, ma résolution, mon obéissance humaine à ta loi. Cela va être par l’action de ton Esprit dans ma vie. » « Ni par force, ni par l’intelligence, mais par mon Esprit. « dit le Seigneur. C’est cela qu’il appelle la marche par l’Esprit. La marche par la chair mène à la mort. « Si vous marchez selon la chair, vous mourrez  » Et il dit : « Je veux que vous compreniez que vous avez été libérés de l’esclavage de la loi. » Ce n’était pas le cas des Juifs et ce n’est pas le cas des chrétiens qui marchent sous la loi, à qui on prêche des commandements qui sont excellents en eux-mêmes, sans prêcher la base de l’Evangile qui est la Croix, la mort en Christ et la résurrection en Christ, et comment marcher par l’Esprit, puisque cela s’apprend. S’il n’y a pas tout cela, il y a un enseignement qui est légaliste, qui ne produit que de l’hypocrisie et de la désobéissance, parce que c’est le fruit de la tradition des hommes, de ma volonté propre et ce n’est pas le fruit de la vie du Saint-Esprit en moi. Vous voyez la différence ? C’est important de recevoir cette révélation que la loi de Dieu est bonne. Mais si nous la recevons comme une loi que nous essayons de mettre en pratique par notre volonté personnelle, nous allons aller à l’échec, parce que Dieu nous  dit : « Je n’ai que faire de tes forces humaines personnelles, de ton intelligence, de tes dons personnels. Ce que je veux, c’est être tout en toi, manifester ma vie en toi, et me servir de toi, comme d’un instrument intelligent. « mais de l’intelligence du Seigneur, comme Paul l’a été, comme les apôtres l’ont été, qui étaient des instruments entre les mains du Seigneur, remplis de sa vie, dirigés et conduits constamment par le Saint-Esprit. Il n’y avait dans leur vie, aucune trace d’organisation humaine, de planification humaine, de comité humain, de groupes d’hommes qui organisaient l’Eglise à leur façon, en dénominations, en groupes et qui envoyaient leurs missions à gauche, à droite, pour faire la volonté du Seigneur. On ne voit pas cela dans la Parole. On voit des serviteurs de Dieu qui jeûnent et qui prient. Le Saint-Esprit se manifeste : « Mettez-moi à part Paul et Barnabas. « A l’instant où Paul voulait entrer en Bithynie, le Saint-Esprit les a arrêtés, ils reçoivent la vision du Macédonien et ils partent pour la Macédoine. Ils rentraient dans les plans du Seigneur. Ils étaient dirigés par le Saint-Esprit. Ce n’était pas la volonté propre de Paul, c’était l’œuvre du Saint-Esprit qui le conduisait jour après jour. Ils marchaient par l’Esprit. Et c’était naturel dans leur vie. Paul, de tout son cœur, voulait entrer en Bithynie ; il le faisait parce que cela lui semblait bon, il y avait beaucoup d’âmes à sauver. Mais parce qu’il était conduit par l’Esprit, qu’il était sensible à la direction de l’Esprit, qu’il avait compris qu’il était mort au péché et à la loi, il est allé là où l’Esprit l’a conduit : en Macédoine et en Europe. Et cela a été l’ouverture de l’Europe à l’évangélisation du Seigneur. Si nous faisons une campagne d’évangélisation dans notre ville qui est conduite simplement par notre désir humain de gagner des âmes pour le Seigneur et de répandre sa Parole, alors que le Seigneur nous demandait de faire autre chose à ce moment-là ; ça ne va pas porter le fruit que le Seigneur voulait, parce que ce n’est pas cela que le Seigneur voulait pour nous, à ce moment précis, bien qu’il ait dit : « Allez dans la terre entière annoncer ma Parole. » Et il leur dit aussi : « Restez-là, attendez que vienne sur vous et en vous le Saint-Esprit pour que vous soyez mes témoins, pour que vous puissiez marcher par l’Esprit. » L’Esprit, l’eau et le sang en moi. L’Esprit qui habite en nous, qui veut nous révéler la Parole qui est à la fois la Bible et la volonté de Dieu pour nous, dans le plan que le Seigneur a dans son cœur. Nous sommes loin d’avoir le milliardième du milliardième du plan du Seigneur dans notre cœur. Lui a tout. Mais si chacun de nous marche par l’Esprit, le plan du Seigneur va se réaliser comme Lui le veut. Au chapitre 8 de Romains, quand Paul a compris cela, il dit : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus, qui marchent non selon la chair mais selon l’Esprit. « Si nous marchons selon la chair, nous allons être sous la condamnation, parce qu’en marchant selon la chair, nous n’allons pas marcher selon l’Esprit, donc nous allons marcher en dehors de la volonté du Seigneur et le diable va évidemment s’en servir pour nous mettre sous la condamnation. Et il aura des raisons de le faire, parce que nous ne sommes pas dans l’Esprit, nous sommes dans la chair. Mais à nous de ne pas nous laisser mettre sous cette loi de condamnation, en revenant au Seigneur et à sa Parole qui dit au verset 2 : « En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a libéré de la loi du péché et de la mort. » La loi du péché, c’est une chose ; elle conduit à la mort. Mais il y a aussi la loi de la mort qui est le fait de suivre une loi tout simplement, humaine. Nous avons étés libéré de tout ça, parce que nous avons été crucifié en Christ, le monde a été crucifié pour nous , nous avons été crucifié pour le monde, nous avons été crucifié et nous sommes mort à la loi, pour que nous marchons maintenant par le Saint-Esprit. « La loi de l’Esprit de vie m’a libéré », là aussi, c’est une révélation. Quand nous recevons cette révélation, nous parlons au passé, comme le Seigneur. Je dis : « Maintenant, Seigneur, à l’instant où je te parle, la loi de l’Esprit de vie m’a libéré de la loi du péché et de la mort. « Il y a une nouvelle loi qui a remplacé l’ancienne, contre laquelle je ne pouvais rien faire. Comment lutter contre une loi ? Impossible. Il faut qu’elle soit annulée par une loi supérieure : la loi de l’Esprit de vie en Jésus. Et je lis la suite : « Car, chose impossible à la loi parce que la chair la rendait sans force, Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela pour que la justice de la loi soit accomplie en nous qui marchons, non selon la chair, mais selon L’Esprit. Ceux, en effet, qui vivent selon la chair s’intéressent, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’Esprit s’affectionnent aux choses de l’Esprit. L’affection de la chair, c’est la mort, l’affection de l’Esprit, c’est la vie et la paix. Ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu. » Alors, il ne s’agit pas d’entrer dans une nouvelle frustration et de dire : « J’ai compris Seigneur, je dois marcher par l’Esprit et non par la chair. Mais comment faire ? » Au verset 9, il nous dit : « Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair « , il ne parle pas au futur, il dit : « Pour vous bien-aimés, vous, là, qui m’écoutez, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous « , est-ce que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Oui, amen ! L’Esprit de Dieu habite en nous.  » si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. » Il n’est pas né de nouveau. Mais, à partir du moment où nous avons reçu la nouvelle naissance, l’Esprit, l’eau et le sang sont en nous.  » Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais L’Esprit est vie à cause de la justice. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. » Verset 13 : « Si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez. » Le seul moyen de faire mourir les actions du corps, par l’Esprit, c’est de comprendre qu’en Christ elles sont déjà mortes. Paul dit :  » ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. »,  » qu’il grandisse et que je diminue. » Et il dit aux Galates : « Mes enfants, pour qui je souffre à nouveau les douleurs de l’enfantement jusqu’à ce que Christ soit formé en vous, parce que vous êtes en train de retourner à la chair et à ses lois. Restez dans la foi en ce que Dieu dit que vous êtes maintenant : délivrés du péché, délivrés de la loi, délivrés de la mort ».

« Donne-moi une pleine révélation de ces choses, Seigneur, par ton Esprit qui habite en moi. » Et, par l’Esprit, nous faisons mourir les actions du corps, parce que nous avons compris qu’elles sont mortes en Christ et que nous sommes ressuscités à une vie nouvelle qui coule en nous par l’action de son Esprit. « Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Et vous n’avez pas reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père ! L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. « Héritiers de Christ. Par la parole, par le sang, le Saint-Esprit me dit : « Bien-aimé, tu es héritier de Christ, tu es enfant de Dieu. Je suis en train d’agir en toi, par ma puissance. » Quand Paul dit : « Que votre être entier, esprit, âme et corps, soit conservé irréprochable pour le retour de Christ  » il ne faut pas que ce soit reçu comme un commandement que nous devons « essayer » de mettre en pratique ; puisqu’il ajoute aussitôt :  » c’est lui qui le fera. » Il commence par leur dire : « que votre être entier, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irréprochable ». Vous vous rendez compte ? Il ne dit pas : « Essayez d’atteindre une vie sans reproche, et puis, par la grâce de Dieu, vous essayerez de garder ce que vous avez ». Il dit que, maintenant,  » votre esprit, votre âme, votre corps, soit gardé irréprochable jusqu’au retour de Christ. « C’est lui qui le fera, par la révélation de ce que tu es déjà en Christ, saint et irréprochable en lui, parce qu’il a tout accompli. C’est une révélation qui bouleverse notre vie ! « Tu as accompli cela, Seigneur, tu nous as libéré du fardeau du péché. Tu nous as libéré de ce fardeau qui nous a accompagné pendant tant d’années de notre vie chrétienne. » Ce fardeau de la loi qui nous disait : « Il va falloir que tu marches droit devant Dieu ». Et nous faisons tous nos  efforts pour marcher droit et nous n’y arrivons pas. Nous nous cassons le nez chaque jour, parce que nous essayons de marcher selon la loi qui était bonne et c’était notre volonté qui fonctionnait. Nous disons au Seigneur, nous voulons marcher selon ta loi, nous voulons y arriver. Nous en avons assez de marcher dans la défaite. Seigneur, nous allons faire tous nos efforts, nous allons nous discipliner. « Alors s’accumulaient les réunions, la discipline, l’évangélisation, etc., c’est un fardeau épouvantable et nous ne pouvons même pas le dire à nos frères et nos sueurs, sinon, qu’est-ce qu’ils auraient dit ou pensé ?

« Seigneur, quand tu nous fais comprendre que tu as tout accompli pour nous, que tu nous as rendu parfait en toi, que maintenant, par cette révélation, tu nous  libères de ce cette loi, de ce carcan, quand tu nous fais comprendre que tu nous fais entrer dans tes œuvres préparées d’avance et que nous n’avons qu’à rester dans la foi, dans ce que Jésus a fait pour moi et dans la foi en ce qu’il dit que nous sommes maintenant, pour marcher dans la conduite et dans le vent du Saint-Esprit, quelle liberté, Seigneur, quelle joie ! » notre seul problème, c’est de rester dans cette foi-là, dans la foi simplement en ce que Jésus a fait. Dès que nous quittons le domaine de la foi, immédiatement notre volonté propre, notre intelligence propre commencent à reprendre le dessus et nous retombons dans la loi. Et le péché n’est pas loin. Mais quand nous restons dans la foi au Fils de Dieu, nous comprenons maintenant pourquoi il dit : « Celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu A TRIOMPHE du monde. « Cela ne veut pas dire simplement : « Je crois en toi Jésus, tu as lavé mes péchés, point final. « Non ! »Seigneur, j’ai compris par la révélation du Saint- Esprit, de l’eau et de la Parole, ce que tu as fait pour moi, combien grande est l’œuvre que tu as accomplie à la croix. Tu as tout prévu d’avance, même ma marche chrétienne. Tu as été fait sanctification pour moi. Mon seul problème, c’est de te laisser vivre en moi, prends la direction, Seigneur. « Et là, il prend la direction, pas après pas, dans ma vie chrétienne. C’est lui le maître. Pour terminer lisons dans Ephésiens 4, verset 1. Paul venait de leur expliquer toutes ces grandes choses que Dieu avait accomplies et ce qu’ils étaient en lui. « Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c’est que vous ne devez plus marcher comme les païens  » Là aussi, si je reçois cela comme une loi, un commandement, je vais être perdu.  » Ils ont l’intelligence obscurcie « , nous aussi nous pouvons avoir l’intelligence obscurcie,  » ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux « , chaque fois que le Seigneur nous révèle quelque chose dans sa Parole, l’ignorance s’en va, le voile se lève et je comprends.  » à cause de l’endurcissement de leur cœur. » Il dit au verset 20 : « Mais vous, ce n’est pas ainsi que vous avez appris Christ  » C’est bizarre, comme terme, « apprendre Christ ». Nous avons Christ en nous, mais nous avons besoin d’apprendre Christ, donc de le connaître, parce qu’il veut se révéler. Il veut nous révéler ce qu’il a fait pour nous et ce qu’il a fait de nous, en lui.  » si du moins vous l’avez entendu  » C’est Christ qui parle, par le Saint-Esprit et par sa Parole. Jésus dit, dans l’Apocalypse : « Que celui qui a des oreilles entende  » Il nous a donné des oreilles pour entendre, il parle par le Saint-Esprit. Que mon oreille soit ouverte !  » et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c’est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses  » Mon vieil homme est mort en Jésus, mais nous devons apprendre dans notre marche de tous les jours, à nous en dépouiller, et c’est Christ qui nous apprend à marcher par l’Esprit pour entrer dans sa victoire et dans sa marche. Dans sa marche victorieuse. Dans chaque situation que nous vivons, il va nous laisser le choix entre la marche par l’Esprit et la marche par la chair. La marche par la chair, c’est notre volonté propre.  prenons un exemple trivial. Vous vous trouvez à un feu rouge, le feu passe au vert, vous ne démarrez pas assez vite. Derrière, ça commence à corner, à s’énerver. Quand nous marchons selon la chair, nous répondons de la même manière ou nous sortions de notre voiture pour commencer à crier. Mais nous maintenant, qui marche selon l’Esprit, au moment où, nous sommes en train de vivre cette expérience, si notre cœur reste attaché à ce que notre Seigneur nous a révélé, si nous n’oublions pas que nous sommes une nouvelle création en lui, que nous n’oublions pas que nous avons été délivré de la loi du péché et de la mort, nous disons à ce moment-là : « Seigneur, non pas moi, mais toi, prends la direction des opérations ». Pourquoi Paul dit-il : « Offrez vos corps comme un sacrifice vivant  » ? Il parle du corps, de mon corps. « Seigneur, je t’offre mon corps comme un sacrifice vivant. « Cela ne veut pas dire seulement pour le louer et l’adorer mais pour marcher d’une manière digne du Seigneur, dans la vie de tous les jours. Et nous devons garder cette conscience du Seigneur Jésus, nos yeux sur le Seigneur, sur son œuvre. Il nous a libéré de la loi du péché, il nous a libéré de l’esclavage de la chair. Il vit en nous. « Seigneur, dans chaque circonstance de notre vie, nous voulons prendre un moment, nous arrêter pour décider de nous laisser conduire, pour que ce soit toi qui vives en nous et qui se manifestes en nous. « Et là, nous marchons par l’Esprit.  » si vous avez été instruits à vous dépouiller du vieil homme qui se corrompt, à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence  » Renouvelés par quoi ? Par l’eau de la Parole, par le Saint-Esprit. Nous nous nourrissons  de la Parole et quand nous la lisons, nous l’absorbons et nous disons au Seigneur  que par son Esprit, il vas faire rentrer cette révélation en nous, non pas la lettre qui tue et que nous apprenons par cœur, mais la révélation profonde qui est derrière, nous  voulons la recevoir dans notre cœur et dans notre esprit, pour que nos yeux s’ouvrent à une nouvelle révélation du seigneur et que nous puissions apprendre un peu plus à marcher par l’Esprit, comme il veut veux que nous marchons et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Lui dans une justice et une sainteté que produit la vérité. Le Seigneur est appelé le maître. Nous sommes ses disciples, il vit en nous par son Esprit et il nous apprend à marcher par l’Esprit. Cela ne s’apprend pas d’un coup, mais ce que nous pouvons recevoir d’un coup, c’est la révélation du Saint-Esprit, de ce que Jésus a fait pour nous, et de ce qu’il a fait de nous en lui. Alléluia ! Devenons donc les imitateurs du Seigneur, par la révélation de sa Parole, de son Esprit en nous. Si nous n’avons pas reçu cette révélation, prions le Seigneur de nous la donner et avant tout, de se révéler lui-même à nous. Rappelons-nous que la vie de Paul a été complètement bouleversée à l’instant même où il a eu cette révélation de Jésus. Lui qui était un meurtrier, un homme violent, emporté, un persécuteur de l’Eglise, il a été touché par la révélation du Seigneur et instantanément sa vie a été complètement bouleversée. Il n’a pas mis 20 ans à se sanctifier. Cela s’est fait instantanément. « Qui es-tu Seigneur ? Je suis Jésus que tu persécutes. « Il a même eu la révélation du corps de Christ. Il était en train de persécuter l’Eglise, et c’est Jésus qu’il était en train de persécuter. Trois jours de jeûne, de prière. Il reçoit le baptême, le baptême du Saint-Esprit. Il va en Arabie, il reçoit des révélations merveilleuses du Seigneur qui lui apprend son Evangile et toute une vie au service du Seigneur. Est-ce qu’il a mis du temps à se libérer de son passé ? Il a reçu la révélation pleine et entière. C’est de cela dont nous avons besoin. « Mon peuple périt, parce qu’il lui manque la connaissance. « et aussi la révélation. Ce n’est pas la connaissance de la lettre, c’est la connaissance de la vérité par le Saint-Esprit. Et il veut nous la donner, bien-aimés. Ayons cette foi en lui : il veut nous la donner, parce qu’il y va de sa gloire, il y va de la gloire de Jésus, de la gloire de l’œuvre de Jésus. Il veut que nous marchions dans cette liberté glorieuse des enfants de Dieu, où rien ne nous sépare de son amour et de tout ce qu’il a accompli pour nous, et où tout ce qu’il a accompli pour nous se manifeste pleinement dans nos vies. Alléluia ! C’est merveilleux l’Evangile de Jésus et la vie en Jésus. Alléluia !  nous n’avons que des louanges et de l’adoration pour l’œuvre parfaite du seigneur. Il a tout prévu d’avance et il  a tout accompli en Jésus. bénissons le  Seigneur et qu’il fasse constamment rentrer toujours plus loin en nous dans sa révélation de sa nature et de ses œuvre. Seigneur, nous avons tellement besoin de cette révélation vivante par le Saint-Esprit. Nous te  bénissons de l’action de ton Esprit, de l’eau de ta Parole et du sang précieux de l’Agneau, qui nous font comprendre ton œuvre, Seigneur. Ils nous font contempler ce que tu es, un Dieu merveilleux, un Dieu glorieux qui veut recevoir toute la gloire pour une œuvre parfaitement accomplie en Jésus. Seigneur, c’est cela dont nous avons besoin. Fais-le dans chacune de nos vies ; que nous puissions être conduits par ton Esprit ! Apprends-nous Seigneur. Et nous t’en remercions,  Père, dans le nom de Jésus. Béni sois-tu Seigneur, sois loué, mon Père. Amen.

                       Nous régnons ici-bas dès maintenant par la vie de Jésus-Christ

Vous savez, bien-aimés, qu’une réunion n’a aucun intérêt si Jésus n’est pas au milieu de nous. Quand Jésus est là, Il nous transmet sa vie. Donc ce qui est intéressant dans une réunion, ce n’est ni le message, ni la qualité du message, ni la qualité des chants ou la qualité de la communion fraternelle. Ce qui est intéressant, c’est la présence de Jésus, et tout le reste en dépend. Quand il y a la présence du Seigneur Jésus, nous sommes visités, nous sommes bénis. Il n’est pas normal que nous sortions d’une réunion dans le même état que celui où nous étions en arrivant. Quand nous sortons d’une réunion où nous nous assemblons, fils et filles de Dieu, devant le Seigneur, il faut toujours que nous soyons changés par la présence de Jésus. Nous pouvons avoir un culte personnel chez nous avec le Seigneur, Il nous change aussi, mais quand nous sommes ensemble dans la présence du Seigneur, il y a une manifestation particulière de la grâce de Dieu. Là où deux ou trois sont assemblés (dans leur cœur, rassemblés par l’amour du Seigneur), il y a la présence du Seigneur au milieu d’eux. Il est en nous en permanence, mais là, Il se manifeste au milieu de nous. Ce message va parler de quelque chose qui semble vital : c’est ce que la Parole appelle : « Régner dans la vie par Jésus-Christ ». Vous savez que Jésus est un Roi, Il règne. Actuellement Il est assis à la droite du Père et Il attend. J’oserai presque dire qu’Il attend avec impatience, bien que le Seigneur ne connaisse pas le même type d’impatience que nous. Mais avec une sainte impatience, Il attend d’être réuni avec son Epouse. Et Il patiente, par sa grâce, pour que d’autres encore entrent dans son plan de salut. Le Seigneur règne dans les lieux très hauts, nous sommes assis avec Lui dans les lieux célestes par la foi, et Il nous appelle à régner sur la terre, à marcher comme Lui a marché sur la terre. Nous allons voir ensemble et que le Saint-Esprit l’imprime dans nos cœurs ce que le Seigneur désire que nous, fils et filles de Dieu, nous fassions sur cette terre, en attendant sa venue. Il ne s’agit pas d’attendre passivement que le Seigneur vienne, même en chantant des cantiques et en assistant à de bonnes réunions. Il s’agit pour nous, fils et filles du Roi, de régner sur la terre comme Jésus a régné. Que Le Seigneur travaille nos  cœurs à ce sujet, en ce moment afin que ce message de la parole, son enseignement soit  partager avec nous tous de ce qu’Il est en train de faire dans les cœurs, parce que nous voyons que c’est un appel pour nous tous. Le Seigneur est un Dieu généreux, Il ne garde pas ses richesses pour Lui. Il veut les distribuer avec abondance d’abord à ses enfants. Ouvrons notre Bible à Romains 5. Dans Romains 5, il est dit au verset premier : « Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, à qui nous devons d’avoir eu par la foi accès à cette grâce ». C’est important de comprendre que pour régner dans la vie, il faut absolument que nous soyons en paix avec Dieu et que dans notre vie de fils et de filles de Dieu, il n’y ait rien, à notre connaissance, qui attriste l’Esprit du Seigneur en nous. Nous pouvons avoir fait la paix avec Dieu par une vraie conversion et L’avoir reçu comme Sauveur et Seigneur, mais nous devons entretenir cette paix par la suite, par une communion constante avec le Seigneur. Et cette communion vient quand il n’y a rien entre Dieu et nous, pour attrister Son Esprit. Aucun péché connu, rien, aucune attitude, aucune des choses qui nous sont connues qui puisse attrister le cœur du Seigneur. Il faut qu’il y ait, entre Jésus et moi, une paix parfaite. Nous sommes tous en mesure de savoir, dans le courant d’une journée, les moments où nous perdons cette paix, parce que nous avons eu une attitude qui n’était pas juste, qui n’était pas vraiment l’attitude du Saint-Esprit ou l’attitude de Jésus : de l’impatience, de la colère, toutes ces œuvres de la chair qui mettent un trouble entre le Seigneur et moi. Quelque chose qui empêche sa présence de se manifester pleinement, parce que le Saint-Esprit est comparé à une colombe, une douce colombe et il faut très peu de choses pour attrister le Saint- Esprit. Le Seigneur a donc besoin que nous soyons sensibles à la voix du Saint-Esprit pour que, dès que quelque chose attriste le Seigneur dans notre comportement de tous les jours, nous puissions immédiatement sentir dans nos cœurs que le Saint-Esprit est attristé. Quand le Saint-Esprit est attristé, il faut tout de suite revenir au Seigneur en lui disant  que nous avons péchés et lui demander pardon, de  rétablir la paix entre lui et nous, par le sang de Jésus-Christ ». Et c’est tellement vite fait quand c’est fait du fond du cœur parce que nous aimons le Seigneur, et nous n’aimons pas qu’il y ait quelque chose entre Lui et nous. Il nous aime et Il veut d’abord régner dans notre cœur avant que nous régnions dans la vie. Paul dit : « Etant justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par Jésus-Christ, à qui nous devons, par la foi, l’accès à cette grâce ». C’est une grâce d’avoir la paix avec Dieu. C’est une grâce qui se reçoit comme toutes les grâces de Dieu, par la foi, parce que nous avons compris que le sang de Jésus a la puissance d’effacer nos péchés. Le Seigneur a un plan merveilleux pour nous, mais Il ne peut pas le réaliser s’il y a quelque chose qui le bloque dans nos vies. C’est vraiment quelque chose de fondamental et nous devons rester fermes dans cette paix, dans cette grâce. Vous voyez ce qu’Il dit au milieu du verset 2 : « Cette grâce dans laquelle nous demeurons fermes ». La grâce de la paix avec Dieu par Jésus-Christ et la paix avec Dieu par Jésus-Christ ne vient que par la confession des péchés et la réception du pardon par le Seigneur Jésus. Alors cela, c’est la base de notre vie de victoire en Jésus-Christ sur cette terre. Cela ne s’arrête pas là, c’est le début. Mais il ne faut pas imaginer régner sur la terre s’il y a quelque chose dans notre cœur et dans notre vie, qui attriste le Seigneur et que Dieu nous demande de régler. Ce n’est pas là du perfectionnement progressif et régulier que nous devons tous avoir dans notre vie chrétienne, mais  d’un péché que nous sommes en train de commettre ou que nous venons de commettre et que nous ne réglons pas devant Dieu. C’est cela que sa veut dire , cela peut être une très petite chose, une réaction de colère ou d’impatience, qui ne vient pas du Saint- Esprit et qui n’est pas immédiatement réglée devant Lui. Le Saint-Esprit est attristé, nous le sentons, il y a un poids sur notre cœur, sur notre conscience, et c’est un appel du Saint-Esprit à rétablir immédiatement la communion, en confessant la faute et en disant : « Seigneur, pardonne. Et maintenant, je me relève et je continue à avancer dans la perfection que Tu me proposes, jour après jour, mais je veux que dès maintenant, il n’y ait rien entre Toi et moi, entre moi et les autres.

«Et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu ». Ensuite, il parle des afflictions. Quand nous avons la paix avec Dieu, nous avons toutes sortes d’épreuves et d’afflictions qui sont dues simplement au fait que nous avons la paix avec Dieu. Nous sommes en communion avec Lui, nous sommes dans la présence du Saint-Esprit qui travaille et qui se manifeste dans notre vie. Immédiatement, le monde et l’ennemi, qui ont la haine des choses de Dieu, vont immédiatement tourner leurs attaques contre nous, mais nous, ayant la paix avec Dieu, nous sommes en position de victoire. Le Seigneur ne nous a jamais promis que nous n’aurions pas d’afflictions et des combats sur cette terre, mais Il veut que nous puissions régner dans ces choses. C’est par beaucoup de tribulations que nous devons entrer dans le royaume de Dieu, nous le savons, mais nous ne devons pas être assommés, abattus, terrassés par ces épreuves, ces afflictions. Nous devons régner comme Christ a régné, y compris jusque sur la mort de la Croix ; Jésus était là, en train de triompher de Satan, sur la Croix. Donc, il parle du fait de se glorifier de ces afflictions. Nous pouvons nous glorifier de nos afflictions et là je ne parle pas des souffrances de la maladie, ou de l’infirmité. Ces afflictions-là ne sont absolument pas à mettre dans la même catégorie, ce sont des œuvres de Satan dont Christ nous a rachetés, dont nous devons être entièrement délivrés et dont le Seigneur veut nous délivrer complètement. Ces afflictions là, nous n’en voulons pas et nous ne sommes pas appelés à les supporter. Nous devons avoir la haine du Seigneur contre toute maladie et toute infirmité ; et si nous avons cette haine du Seigneur, nous ne supportons pas dans nos vies et dans la vie des autres la moindre maladie, la moindre infirmité. Nous sommes là, animés du Saint-Esprit, en disant : « Seigneur, je ne supporte pas cela ». Je ne supporte pas de voir mon frère, ma sœur, malade à côté de moi, et je préfère m’arrêter de prêcher et prier le reste de la soirée s’il en a besoin. Parce que je sais que le Seigneur veut guérir ses enfants. Et Il a de la haine contre la maladie et l’infirmité, comme Il l’a contre le péché et la mort, parce que ce sont des œuvres de Satan que Jésus a vaincues à la Croix. Nous devons bien nous laisser pénétrer de cette joyeuse assurance que le Saint-Esprit combat avec nous pour nous donner la guérison de toute maladie et de toute infirmité. Et  humilions-nous souvent devant le Seigneur pour lui demander qu’il n’y ait rien qui bloque l’action de son Esprit dans nos vies, ni la moindre incrédulité. Qu’Il Enlève tout cela de nos cœur, Parce que nous voulons êtres remplis de sa foi pour faire des exploits pour lui ». Mais là, il parle des afflictions dues aux persécutions venant du monde et venant de Satan, parce que nous sommes en paix avec Dieu et nous sommes remplis du Saint-Esprit. Et il dit : cette affliction-là a une fonction bienfaisante dans notre vie ; les persécutions, les épreuves, le fait d’être rejeté, incompris, maltraité, injustement maltraité par le monde, par nos frères, par nos amis, par nos familles. Cette affliction-là produit la persévérance, la persévérance la victoire dans l’épreuve, et cette victoire l’espérance. Il nous parle de victoire dans l’épreuve. Le Seigneur veut tremper notre caractère de fils et de filles de Roi, par un apprentissage de la victoire dans l’épreuve. Nous ne sommes pas des rois fainéants, ou appelés à être des rois et des reines fainéants. Nous sommes appelés à régner comme Christ, c’est-à-dire à vaincre dans l’épreuve que le Seigneur permet dans nos vies, dans les afflictions, dans les tests que le Seigneur permet, parce qu’Il veut nous former à un métier de roi et de reine. C’est à cela que nous sommes appelés,  répétons-le, le but du Seigneur, c’est de faire de nous tous des fils et des filles du Roi vivant, qui sont parfaits, à l’image de Jésus-Christ, déjà sur cette terre, maintenant, dans cette vie. Parfaits, saints, comme notre Père céleste est saint, parfait ; c’est le plan de Dieu. Je l’accepte, et je dis : « Seigneur, je veux marcher comme Tu as marché, je veux être semblable à l’image de Ton fils Jésus, je veux grandir en Toi pour que Tu puisses faire Tes œuvres au travers de moi ». C’est le plan de Dieu. Gardons toujours ce plan en tête ; le Seigneur veut nous transformer à l’image de Jésus. Jésus est le modèle, Il est le Sauveur, Il est le Seigneur, Il est le modèle. Et plus nous regardons Jésus, plus nous sommes transformés à son image, connaissant la vie que Jésus a eue sur cette terre, une vie d’afflictions, une vie d’épreuves, de souffrances, de rejet etc.… nous devons nous tremper, comme on trempe l’acier chauffé dans de l’eau, nous devons nous tremper dans cette pensée de la Parole que Jésus veut notre victoire dans l’épreuve comme Jésus a toujours vaincu sur cette terre. nous disons amen à ce programme ? Oui, amen à la victoire dans l’épreuve, mais aussi à l’épreuve ! Selon la volonté du Seigneur, parce que l’épreuve, l’affliction produit la persévérance quand nous sommes en paix avec Dieu. L’affliction produit la persévérance, la persévérance produit la victoire dans l’épreuve. C’est-à-dire la persévérance à rester attaché au Seigneur et à toutes ses promesses pour traverser l’épreuve du feu comme Schadrac, Méschac et Abed-Nego ont traversé la fournaise ardente avec le Seigneur qui était au milieu, et qui sont sortis sans être brûlés en quoi que ce soit. Mais ils ont été jetés dans la fournaise de l’épreuve. Ils étaient prêts à mourir si Dieu l’avait voulu. La victoire produit l’espérance et l’espérance ne trompe pas. Une fois que nous sommes établis dans la victoire du Seigneur, parce que nous sommes en paix avec Lui, en communion, et rempli de sa Parole, à ce moment-là, la victoire dans l’épreuve nous  donne l’espérance, parce que nous savons  que toute nouvelle épreuve que le Seigneur a taillée à notre mesure, pour chacun de nous , va nous permettre d’avancer un peu plus loin dans Son plan. Et si nous chutons dans l’épreuve, nous nous consolerons dans la pensée que le Seigneur en a une autre pour nous en réserve, pour nous permettre d’apprendre un peu mieux. Il ne va pas s’arrêter là, le Seigneur, Il ne va pas  dire : « Ecoute, cela fait dix fois que tu échoues à cette épreuve-là, maintenant, tu es recalé définitif ». Le Seigneur n’agit pas comme cela. Il agit de manière à nous  faire franchir l’étape pour aller plus loin, passer à la classe supérieure. Il va donc préparer une onzième épreuve pour  dire : « Ecoute, bien-aimé, celle-là, c’est la bonne. Tu vas passer cette fois, Je suis avec toi. Je suis avec toi ». Pourquoi ? Parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit  de Dieu, nous tenons ferme dans l’épreuve, parce que nous sommes attachés au Seigneur. « Seigneur, Tu as prévu ces choses pour moi, pour me faire avancer, et me faire grandir à Ton image, je sais que Ton plan est parfait. L’épreuve est dure Seigneur, mais Tu es avec moi. Tu as répandu dans mon cœur, par le Saint-Esprit, Ton amour et cet amour me soutient. Je sais que je suis aimé de Toi, que Tu as un plan pour ma vie, qu’aucune épreuve n’est au-dessus de mes forces si je suis en paix avec Toi, si je suis en communion avec Toi, mais que Tu as toujours le moyen pour moi d’en sortir. Et dans cette espérance-là, je me fortifie dans ton amour. Je sais, Seigneur qu’il y a une porte de sortie et je suis en paix avec Toi ». L’épreuve n’est pas une condamnation ou un jugement, sauf évidemment si nous vivons ouvertement dans le péché que nous ne voulons pas régler devant Dieu. Mais je ne parle pas de cela, je parle à des hommes et des femmes honnêtes qui veulent marcher avec le Seigneur. Si nous ne voulons pas régler nos péchés devant Dieu, ce message n’est pas pour nous. C’est un autre message qu’il nous faut. Alors ensuite, il rappelle ce que Christ a fait pour nous ; la mort expiatoire de Jésus-Christ. Après avoir dit que Dieu avait prouvé son amour en envoyant Jésus mourir pour nous, pour que nos péchés soient effacés, et pour que nous puissions devenir semblables à Lui, il dit au verset 9 :

« A plus forte raison, maintenant que nous sommes justifiés par son sang (cela veut dire : tu ne vas pas en rester là, le plan du Seigneur ne consiste pas à te laver de tes péchés seulement, c’est le début glorieux de tout le programme suivant) Maintenant que nous sommes justifiés par son sang, à plus forte raison, serons-nous sauvés par Lui de la colère qui vient sur les fils de la rébellion. (Nous serons sauvés par Lui de la colère). Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie ». Alors, vous voyez, il fait une différence entre le fait d’être justifié par son sang, et le fait d’être sauvé par sa vie. Ce n’est pas tout à fait la même chose. Etre justifié par le sang de Jésus, c’est avoir ses péchés pardonnés et être rendu juste par le sang de Jésus, c’est une première chose. Mais ensuite, quand nous commençons notre vie de chrétien, avec ce salut qui nous est donné par la justification, nous devons encore aller vers l’étape suivante, qui consiste à être sauvé par sa vie. Nous commençons une vie chrétienne, elle va durer tout le reste de notre vie, et dans cette durée de vie chrétienne, il faut que nous entretenions ce salut par la vie de Jésus, que nous soyons sauvés par sa vie. Nous sommes sauvé dès le départ, par la foi en Jésus, mais nous devons demeurer victorieux dans ce salut, pour que sa vie, en permanence nous permette d’émerger, victorieux, jusqu’au bout. Paul dit : « A plus forte raison ». Vous pensez bien que Dieu ne va pas se contenter de nous donner simplement la justification par le sang de Jésus au départ. Maintenant, Il va insuffler en nous la vie de Jésus, pour nous donner un plein salut tout au long de notre vie. Et le salut c’est la victoire dans toutes les afflictions, les épreuves. C’est la délivrance des pièges de Satan, c’est la protection, c’est la guérison, c’est chasser les démons, c’est guérir des maladies etc.… C’est le salut par sa vie. Donc, cela part d’une vie de victoire dans le pays de Canaan, au milieu d’ennemis et de combats incessants, mais dans la vie abondante de Jésus. Voilà son plan. « A plus forte raison », j’aime ce mot-là, parce qu’il dit : « Vous comprenez, si vraiment le Seigneur a donné son Fils Jésus pour mourir sur la Croix, vous donner son Sang pour vous purifier, vous donner sa justification, à plus forte raison, combien plus encore, va-t’il vous donner sa vie pour régner ici, comme Lui a marché sur cette terre ». Donc, c’est dans le cœur du Seigneur (et cela fortifie notre foi quand nous le savons) que Son plan ne s’arrête pas à simplement effacer nos péchés. (C’est glorieux d’avoir ses péchés effacés et on ne peut rien faire sans cela). Mais Il a un plan encore plus merveilleux : Il veut nous remplir de Sa vie pour que nous régnons dans la vie comme Christ a régné. C’est beau de voir un chrétien qui règne, qui n’est pas tout le temps en dessous et en bas, qui est sorti de sa mentalité d’esclave où il était auparavant, et qui a pris la mentalité d’un fils de Dieu, d’un roi, qui règne effectivement dans la vie, au milieu des épreuves, des difficultés, des afflictions ; qui règne comme Christ a régné, rempli de joie, de force et de paix pour le Seigneur. Au verset 11 : « Non seulement cela (donc il y a encore autre chose), mais encore nous nous glorifions en Dieu (nous nous glorifions, on peut se glorifier de cela) par notre Seigneur Jésus-Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation». La réconciliation a deux aspects : avec Dieu et entre nous. Nous étions tous ennemis les uns les autres, et ennemis de Dieu par nos péchés et par l’incirconcision de notre chair ; et Il nous a réconciliés par sa mort, avec Dieu, et les uns avec les autres. Il dit : « A plus forte raison », parce que la réconciliation ne vient qu’après la justification et la réception de la vie du Seigneur. Elle nous donne l’équipement nécessaire pour que l’amour de Dieu puisse régner dans nos rapports mutuels, et qu’une vraie réconciliation se fasse entre parents, enfants, parents entre eux, enfants entre eux, frères et sœurs en Christ entre eux : une réconciliation, comme le Père nous a réconciliés avec Lui par la mort du Seigneur. La réconciliation, c’est aussi le plan du Seigneur. « C’est pourquoi, (lisons ensemble les versets 12 et 13) comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché ; car jusqu’à la loi le péché était dans le monde. Or le péché n’est pas imputé, quand il n’y a point de loi. Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam, lequel est la figure de celui qui devait venir. Mais il n’en est pas du don gratuit comme de l’offense ; car, si par l’offense d’un seul (Adam) il en est beaucoup qui sont mort, à plus forte raison la grâce de Dieu et le don de la grâce venant d’un seul homme, Jésus-Christ, ont-ils été abondamment répandus sur beaucoup ». Paul nous parle de la mort qui a régné dans nos vies jusqu’à ce que nous connaissions Jésus. Il dit que par le péché d’un seul homme, la mort s’est étendue à l’humanité tout entière, et la mort règne encore sur l’humanité sans Christ. Il dit : « A plus forte raison maintenant, que nous avons été transférés dans un nouveau royaume, celui du Seigneur, maintenant, ce n’est plus la mort qui règne, mais c’est la grâce de Dieu et le don de la grâce venant d’un seul homme, répandus abondamment sur tous ceux qui croient ». La différence est capitale, c’est que, dans le premier cas, la mort s’est étendue, de force, à tous les hommes, alors que là, le don de la grâce s’étend à tous ceux qui croient. Mais tous ceux qui croient reçoivent une abondance de grâce pour leur permettre de régner dans la vie. « Il n’en est pas du don comme de ce qui est arrivé par un seul qui a péché ; car c’est après une seule offense que le jugement est devenu condamnation, tandis que le don gratuit devient justification après plusieurs offenses ». Nous avons souvent offensé le Seigneur, mais nous avons reçu un seul don gratuit, celui de la vie par Jésus-Christ, et de la vie qu’Il nous a offerte à la Croix par sa mort. Or, « Si par l’offense d’un seul la mort a régné par lui seul, (voilà le verset essentiel de ce message), si par l’offense d’un seul, la mort a régné », nous étions sous le règne de la mort, il ne doit plus rien y avoir dans notre vie de chrétien racheté, né de nouveau, il ne doit plus rien y avoir, rien de la mort passée, qui règne en nous. La mort règne par le péché, elle règne par la désobéissance, par la maladie, par les infirmités, par tout cela. La mort règne par la mort. Rien de tout cela ne doit subsister dans notre vie de chrétien racheté, nouvelle création en Christ. Le plan de salut commence par l’esprit, l’âme et le corps aussi, jusqu’à la manifestation glorieuse de la résurrection complète, totale. Mais en attendant cette résurrection, le Seigneur veut faire passer Sa vie de notre esprit dans notre âme et notre corps, pour que nous puissions régner sur cette terre comme Jésus l’a fait. Et il dit : « Si par l’offense d’un seul, la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent, (Il vient de parler de l’abondance de la grâce) ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par Jésus-Christ Lui seul ». C’est par Jésus-Christ, Lui seul, pas Lui-même et quelque chose d’autre, pas Lui-même et une béquille, pas Lui-même et un psychologue, pas Lui-même et un médecin, pas Lui-même et un conseil humain, pas Lui-même et quelque chose d’autre, mais par Jésus-Christ Lui seul. Nous régnerons dans cette vie, par quoi ? Par la réception, par la foi, de l’abondance de la grâce et du don de la justice. Il y a la grâce et la justice, nous savons que la grâce et la justice sont venues par Jésus-Christ. Et, par Jésus qui nous donne Sa vie, nous recevons la grâce et la justice, en abondance, pour régner dans la vie par Jésus-Christ, Lui seul. Vous voyez que le plan du Seigneur, c’est de nous faire régner dans la vie. Il faut que nous changions notre mentalité d’esclave qui était l’esclave de la mort. Dans notre vie passée nous étions cela ; des esclaves de la mort, condamnés à mort et condamnés à l’enfer, condamnés à la mort, condamnés à l’échec permanent, à la destruction, à la maladie, à l’infirmité ; nous étions sous le règne de la mort. Jésus nous a transférés dans son royaume de vie, et Il veut que nous régnions par sa Vie. Dans la vie par sa Vie, par l’abondance de la grâce qu’Il nous donne. Le plan du Seigneur, c’est cela. Il veut transformer nos pensées, nos mentalités, parce que, quand nous arrivons dans la nouvelle vie, nous n’avons pas encore compris pleinement tout ce que Jésus a fait pour nous, tout ce qu’Il nous donne et ce qu’Il veut faire en nous et quel est Son plan. Il veut nous faire comprendre cela, pour que, lorsque nous l’aurons compris, nous remplissions nos pensées, notre cœur de ce que le Seigneur veut faire pour nous. Et quand nous sommes remplis des pensées et des plans du Seigneur, la foi grandit. La foi grandit, parce que nous comprenons ce que Dieu veut : nous faire régner. Il veut nous faire régner, nous régnons déjà par la foi en Christ là, assis dans les lieux célestes. Mais là, Il parle de régner sur la terre. Cela ne servirait à rien de dire : « Ah ! moi je suis un roi, avec Christ assis dans les lieux célestes », et dans la  vie, on  es complètement défait, esclave de ceci, esclave de cela. Ce n’est pas un témoignage, cela. Jésus veut nous faire régner sur la terre, là, dans cette vie. Il dit : « Régneront-ils dans la vie ? » Nous devons être des rois et des reines, perdre notre mentalité d’esclave passée, esclave de la mort, esclave de l’échec, esclave du rejet, esclave de tout, de tout ce que Satan avait mis dans nos vies. Nous sommes des fils et des filles de Roi, appelés à régner, avec l’humilité de Jésus, avec l’amour de Jésus, avec la compassion de Jésus, avec la puissance de Jésus, comme des rois et des reines. Alors quand nous nous  regardons dans la glace le matin, regardons-nous et disons -nous : « Je vois là un fils ou une fille de Roi que Dieu a appelé à régner avec Lui dans cette vie. Seigneur, apprends-moi, j’ai besoin d’apprendre de Toi mon métier de roi et de reine. Toi, tu es le Roi, Tu es venu sur cette terre, Tu as régné, Tu as été vainqueur en tout, Tu vis en moi, Tu vis non seulement avec moi, mais en moi. Apprends-moi à régner sur cette terre, comme Tu as vaincu ». Jésus est la vie, Il nous donne sa vie en abondance, et c’est sa vie qui nous fait régner. Si notre vie avec Christ se limite à la connaissance intellectuelle de Jésus, de ses paroles et que l’on pioche dans la Bible pour apprendre par cœur des versets, mais que cela ne rentre pas profondément et que l’on n’ouvre pas toutes les ouvertures pour laisser la vie de Jésus rentrer, ce n’est pas une vie chrétienne de victoire. Nous allons avoir une vie chrétienne légaliste, une vie chrétienne desséchée. Le Seigneur veut nous remplir de sa vie en abondance. Jésus a dit : « Je suis le chemin la vérité et la vie ». Il est la résurrection et la vie. Il a dit aussi : « De même que le Père a la vie en Lui-même, le Fils a aussi la vie en Lui-même, et Il la donne à qui Il veut ». Et vous croyez qu’Il ne veut pas vous donner la vie, à vous qui êtes ses enfants ? Il la donne à qui Il veut. Et puis Il a dit aussi dans Apocalypse : « A celui qui a soif, qu’il vienne et qu’il boive de l’eau de la vie ». Il nous a donné une parole de vie. Tout concourt à la vie. La Parole, c’est une parole de vie. Jésus a dit : « Mes paroles sont esprit et vie ». Quand nous lisons cette Parole avec un cœur ouvert, en la méditant, en priant, elle nous donne la vie abondante, la grâce, l’amour, la justice. Cela nous est donnés. Quand nous sommes en communion avec le Seigneur ; le Père est la vie, le Fils est la vie, le Saint-Esprit de vie est en nous. Tout cela contribue à nous remplir de vie, à expulser la mort, la maladie, l’arthrose, la crainte la cécité, tout, tout ce qui peut être de la mort et du passé, à expulser les stérilités, à expulser tout, les dérangements mentaux, tout cela vient de la mort. Nous n’en sommes plus esclaves, nous régnons dans la vie par Christ Lui seul. Cela veut dire que nous devons  être à l’affût de tout ce qui est encore de la mort dans ma vie, comme Dieu est à l’affût de toutes ces choses. Vous pensez bien que Dieu, qui veut nous faire régner avec une stature semblable à celle de son Fils est à l’affût de tout ce qui ne va pas dans nos  vies ; pour nous montrer, en disant : « Là, tu ne te comportes pas comme une fille ou un fils de Roi. Il faudra que tu apprennes à améliorer ton comportement de roi ». Il veut un comportement majestueux, le Seigneur, un comportement de roi ; généreux, libéral, un vrai roi, comme le Seigneur Jésus Lui-même. Plein de richesses pour les autres, plein de magnanimité, qui remet les dettes, qui ouvre les prisons aux captifs, qui fait son travail de roi. Avons-nous envie d’être un roi comme cela, disons constamment au Seigneur  que nous voulons régner sur cette terre, dans cette vie, par Lui, et que nous voulons  manifester cela, ici-bas, maintenant !lisons  le verset 18 : « Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation atteint tous les hommes (donc nous étions auparavant, condamnés) de même par un seul acte de justice (la mort expiatoire de Jésus) la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes ». Vous voyez comment la vie vient par un acte de justice accompli par Jésus à la Croix ; cet acte de justice nous donne la justification qui nous donne la vie. C’est pourquoi, c’est important de régler les péchés dans nos vies, parce que dès que le péché est commis, et qu’il n’est pas réglé immédiatement, à ce moment- là, il y a un manque de justification, donc un manque de vie. Et cela peut être causé, soit par notre ignorance de ces choses parce que ceci  nous a   jamais étés montrées ou enseignées, ou que nous ne les avons jamais trouvées dans la Parole, ou bien parce qu’il y a là un péché qui n’est pas réglé : un manque de justification devant Dieu, qui bloque la vie du Seigneur. Quand nous nous coinçons un bras en dormant et que nous nous réveillons tout engourdi, que s’est-il passé ? Le sang ne passe plus, nous avons un bras complètement engourdi ( le terme est nous avons le bras mort et que ressentez vous quand le sang revient, nous sentons le membre revivre , il y a un moment désagréable  et tous reviens normal , pourriez vous vivres toujours avec ce membre engourdis ou en continuellement faire revenir le sang et re-coincer le membre ? ), la vie ne passe plus. La vie est dans le sang, dans le sang de Jésus, il y a la vie éternelle : c’est pareil. Si je coince un membre spirituel par mon péché ; le sang, la vie de Jésus ne passe plus, tout est engourdi et je dois confesser mon péché pour rétablir la circulation du sang et dire : « Seigneur, maintenant, ta justification qui donne la vie, je veux qu’elle coule avec abondance, partout, partout Seigneur. Fais la lumière, fais la lumière dans les zones sombres de ma vie parce que je veux que tout cela soit en pleine lumière, et que ta vie rentre partout, que cela s’étende, la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes et puis à toutes les parties de ma vie, à moi. Tu sais Seigneur, Tu connais les zones de ma vie qui ne sont pas encore baignées dans ta vie, remplies de ta vie, Tu le sais, Seigneur, alors fais-le ! J’ouvre tout grand mon être entier, l’esprit, l’âme et le corps, pour que Tu me remplisses de ta vie ; fais-le ! ». Et la vie coule parce que la vie, c’est le Saint- Esprit, Lui-même, c’est le Saint-Esprit qui entre et qui donne sa vie de résurrection. « Remplis-moi, Seigneur ! ». Il ne va pas remplir quelqu’un qui ne veut pas être rempli. « Que celui qui a soif, vienne ». nous avons soif, nous allons avoir la vie en abondance ! Au verset 20 : « Or la loi est intervenue pour que l’offense abonde, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé, afin que, comme le péché a régné par la mort », il compare cela au règne du péché. Vous savez que le règne du péché est absolu, total dans ce monde. Le règne du péché est absolu, il couvre tout, tout ce monde qui est en dehors de la grâce de Dieu et du pardon. Eh bien il dit : « De même que ce péché-là, a régné en couvrant tout, et en tenant tout sous sa domination, ainsi, la grâce règne par la justice pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur ». Donc cela veut dire que c’est un règne total qui va couvrir tous les aspects de notre vie, et de l’Eglise. Quand on laisse la vie de Jésus entrer dans une église, dans un groupe, elle casse tout ce qui n’est pas en conformité avec la volonté du Seigneur. Toutes ces constructions humaines que les hommes ont bâties, ces forteresses dénominationnelle ou autres, ces habitudes, ces traditions religieuses qui sont la mort, le règne de la mort. Quand on veut bien laisser la vie en disant : « Seigneur, que ta vie pénètre dans mon église ». Mais Il va tout briser, le Seigneur, tout ce qui n’est pas de Lui, et c’est mieux comme cela. Il faut Le laisser faire. « Seigneur, enlève tout ce qui tient cette forteresse debout. Enlève la grosse pierre qui est au fond et qui tient le tout. Il suffit que tu enlèves celle-là, Seigneur ». Que va-t’il se passer ? Tout va s’écrouler. « Enlève tout Seigneur. Enlève, enlève toutes ces constructions humaines qui ne Te glorifient pas et que ta vie, ta grâce règnent avec abondance, pour que nous soyons enfin, remplis à déborder, pour que nous puissions respirer jusqu’au fond des entrailles ta vie d’en-haut Seigneur et qu’elle se manifeste pleinement par des conversions, par des guérisons, par des repentances sincères, par des délivrances de démons ». Tout cela fait partie de la vie de Dieu qui entre et qui balaye tout ce qui n’est pas de Lui, sur son passage. Et il dit : « De même que la mort là, a régné dehors, maintenant dans le royaume de Christ, Dieu veut que la grâce règne par la justice, pour la vie ». Donc, il y a la grâce, il y a la justice, qui sont la présence même de Jésus. Il veut que cela règne dans ma vie et dans l’Eglise, c’est un beau programme, vous ne pensez pas ? C’est merveilleux ! Le Seigneur nous fait comprendre ce plan, par son Esprit et sa Parole et Il nous dit : « Maintenant, veux-tu collaborer avec Moi à ce plan ? Tu as compris que Je veux te transformer à l’image de Jésus, à la ressemblance de sa stature, dès maintenant, Je veux faire cela dans ta vie. Tu l’acceptes ? Tu as soif de cela ? » « Oui Seigneur ! » « Tu as compris que Je veux te faire régner dans la vie, dans tous les aspects de la vie, c’est-à-dire te comporter et marcher comme Jésus a marché, par la foi, par l’Esprit, dans la puissance de Dieu, que Je veux te faire régner sur les circonstances : marcher sur l’eau, spirituellement et quand Dieu le veut ? Comme Jésus, exactement comme Lui a marché. Voulons-nous cela ? avons-nous soif de cela ? » (Moi j’ai soif.)  mettons-nous à genoux dans notre chambre et disons :  « Seigneur, j’ai soif de cela. Je Te demande pardon parce que je ne vois pas cela pleinement dans ma vie, je ne vois pas cela. Je le veux, Seigneur ». Je passe du temps devant Dieu et je dis : « Je veux cela, Seigneur, j’ai soif de boire à ta source de vie, d’être rempli de ta vie, à déborder, de voir ta vie se manifester ». Et à mesure que nous prions, nous sentons la foi grandir et nous savons dans notre cœur que nous verrons ces choses. Et le Seigneur veut que nous le désirions abondamment. Tout est une histoire de soif et de prière, de soif et de prière parce que c’est par la foi et par grâce. Donc si nous passons du temps devant Jésus en lui disant  que nous avons soif de ces choses,  soif d’être transformé à son image,  soif d’être rempli de Lui, soif d’apprendre à régner sur cette terre, de marcher comme Il  a marché qu’il nous  remplisse  de sa vie maintenant . Nous pensons bien que le Seigneur est ardemment désireux de déverser cette vie en nous et Il le fait en réponse à la prière. Le Seigneur ne va pas nous forcer à régner sur cette terre, Il ne va pas nous forcer. Il va amèrement regretter de voir tant de chrétiens ne pas régner et être vaincus dans cette vie. Il le regrette amèrement, mais combien Il se réjouit quand Il voit un de ses enfants comprendre Son plan et dire : « Seigneur, moi, je suis candidat ». Je lève la main, je lève le doigt : « Seigneur, moi, Seigneur, moi, je veux apprendre à ton école, et je le veux, quel que soit mon âge ». Nous pouvons être des rois et des reines dans cette vie ! Par la puissance du Seigneur et marcher sur cette terre comme Il a marché. Nous pouvons aller, revêtus de l’onction du Seigneur, pour libérer les captifs, pour guérir les cœurs brisés, pour ouvrir les portes des prisons, pour accomplir ses œuvres, pour imposer les mains aux malades et les voir guéris, pour glorifier le Seigneur, comme Jésus L’a glorifié. Amen !

                                            Les fondements de l’unité de l’Eglise

                                      Parvenir à la connaissance de Jésus-Christ

nous allons passer  ensemble un moment autour du Seigneur et de Sa Parole. Ce qui est important pour nous, c’est de pouvoir partager ensemble la Parole, de saisir cette occasion de nous rapprocher de Jésus parce qu’Il veut toujours se rapprocher de nous. Commençons par lire un court passage de l’Evangile de Jean au chapitre 17. C’est Jésus qui prie : c’est un des rares passages de la Bible où nous voyons le Seigneur Jésus prier longuement et le moment est particulier puisqu’il allait à la Croix, c’était peu avant la crucifixion. Il fait une dernière prière pour ses disciples, pour nous. Il déverse vraiment Son cœur. « Après avoir ainsi parlé, Jésus leva les yeux au ciel, et dit : Père, l’heure est venue ! Glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie, selon que tu lui as donné pouvoir sur toute chair, afin qu’il accorde la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.» Le Seigneur demande la vie éternelle pour ses disciples., et il dit que la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent le Père et le Fils. Ce que Jésus veut c’est que nous le connaissions et pour le connaître, il n’y a qu’un moyen, c’est qu’Il se révèle à ceux que le cherchent. C’est Lui qui nous cherche le premier. Mais quand nous commençons à le connaître, nous devons avoir dans le fond du cœur le désir de le connaître mieux et nous réalisons alors que c’est Lui qui nous cherche vraiment. C’est merveilleux de penser que le créateur de l’univers cherche ses créatures et qu’Il veut leur donner la vie éternelle et approfondir Sa communion avec chacun. Où en est notre communion avec Jésus en ce moment ? Est-ce qu’elle grandit ? « La vie éternelle c’est qu’ils nous connaissent, nous, le seul vrai Dieu et Celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » Le Seigneur nous annonce d’abord que la vie éternelle, c’est de connaître le Père et Celui qu’Il a envoyé, Jésus-Christ. Jésus nous dit par ailleurs qu’Il est le seul chemin vers le Père et que personne ne peut venir au Père si ce n’est en passant par Lui. Jésus nous sauve pour nous amener au Père, afin que nous le connaissions comme un Père. Connaissons-nous le Père comme notre Père ? Avons-nous une relation personnelle de fils et fille par Jésus-Christ avec notre Père céleste ? Notre Père céleste est dans les cieux et Il a un plan merveilleux pour nous. Nous ne pouvons pas le connaître d’une manière intellectuelle, nous ne pouvons pas le connaître d’une manière sentimentale, nous ne pouvons le connaître qu’en esprit et en vérité. Et seulement si notre esprit a été régénéré, si notre esprit est passé par une nouvelle naissance, si notre esprit a connu la vie du Seigneur, si nous nous sommes tournés vers Lui. Nous nous sommes tournés vers Lui, parce que nos cœurs ont compris ce qu’Il était venu faire. Nous avons été touchés par le Saint-Esprit, alors que nous étions pécheurs. Le Saint-Esprit nous a révélé notre état pour nous faire sortir de là où nous étions et pour nous prendre de là où nous sommes, tels que nous sommes. Il veut nous amener quelque part en nous amenant au salut. Le salut ce n’est pas le but final, le salut c’est la porte qui nous mène vers le but de Dieu le Père par Jésus. Le but du Père c’est de nous transformer à l’image de Jésus-Christ par la foi. Il faut se  le répéter, parce que beaucoup de chrétiens, même s’ils l’ont déjà entendu, ont quelquefois du mal à croire à ce plan si merveilleux selon lequel Dieu veut nous changer à son image, Jésus veut nous faire ressembler à ce qu’Il est. Ce n’est pas expliqué par une ressemblance physique bien sûr ! mais de la ressemblance du caractère et de la nature de Jésus, de Son amour, de Sa joie, de Sa paix, de Sa sainteté. Jésus veut déverser tout cela dans nos vies et Il veut que sur cette terre nous puissions marcher comme Lui. Vous voyez la transformation qu’il faut faire ? Lui seul est capable de le faire ! La vie éternelle c’est de connaître Jésus ! Nous allons lire un autre court passage dans l’épître de Paul aux Philippiens où Paul nous explique ce qu’il entend par connaître Jésus. Le but de se message , cette enseignement, c’est que nous puissions progresser dans la connaissance de Jésus, parce que Jésus est tout pour nous, et Il est tout pour ceux qui lui appartiennent. Jésus veut être tout en tous. Le centre de notre vie c’est Jésus-Christ, Il est notre vie. Nos yeux sont fixés sur Lui, ils doivent l’être en permanence, nous ne devons jamais quitter Jésus des yeux. Nous savons ce qui est arrivé à Pierre quand il a marché sur l’eau et qu’il a quitté Jésus des yeux, il a commencé à couler. Si nous quittons Jésus des yeux nous sombrons immédiatement. Mais dès que nous crions à Lui et que nous reportons les yeux sur Lui et sur Sa Parole, Il nous relève et nous marchons avec Lui. Dans Philippiens 3, Paul raconte qu’il avait de quoi se glorifier dans la chair. Avec tous les diplômes qu’il avait, il aurait pu se glorifier dans la chair, mais il dit au verset 7 : « mais Ces choses (toutes ces belles choses dont il aurait pu se vanter) qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur (La vie éternelle c’est de le connaître, c’est la connaissance la plus excellente de toutes les connaissances. Quand nous connaissons Jésus nous avons la meilleure connaissance qui soit dans le monde et Jésus veut être connu !),( je continu)  pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ… » Paul nous dit qu’en un sens nous n’avons pas à gagner Christ puisqu’Il se donne gratuitement, mais qu’il y a une manière de gagner Christ, c’est de renoncer à tout. Si nous restons attachés à toutes ces choses qui étaient si importantes pour nous avant de connaître Jésus, si nous gardons quoi que ce soit d’attachement à ces choses, nous allons manquer de quelque chose à la connaissance de Jésus. Il faut renoncer à tout cela à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus et de l’importance de connaître Jésus tel qu’Il est. Cela ne veut pas dire tout quitter pour se faire moine, cela veut dire que dans le cœur je sais qu’il n’y a rien qui compte plus dans ma vie que la connaissance de Jésus-Christ. Tout ce qui est un obstacle entre Jésus et moi, ou qui pourrait l’être, doit être enlevé pour que je le connaisse. Il faut que mon cœur soit libre de toutes ces choses. Est-ce que nous sommes attachés à quelqu’un ou à quelque chose d’autre, à part Jésus-Christ ? ( je continu) « Et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d’être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, afin de connaître Christ ». Nous voyons la progression du raisonnement de Paul. Nous venons dans ce monde dans le péché, la connaissance de Jésus nous enlève du péché pour nous établir en Lui et pour pouvoir le connaître. Maintenant il faut que dans nos cœurs nous ayons renoncé à tout, y compris à nous-mêmes, à nos objectifs personnels, à nos désirs personnels, à ce que nous voulons faire de notre vie pour gagner Christ et le laisser pleinement entrer en nous pour qu’Il fasse en nous ce qu’Il veut faire, nous transformer à son image. « Afin de connaître Christ. » Est-ce que nous languissons de le voir ? Nous allons bientôt le voir si nous lui appartenons et si nous sommes prêts. Jésus-Christ va bientôt revenir, nous sommes dans les temps de la fin. Si nous étudions la Parole et si nous écoutons la voix du Saint-Esprit, Jésus nous montre que nous sommes dans les temps de la fin, que Son retour est proche. Le Seigneur veut enlever vers Lui Son épouse sans ride ni tâche ni rien de semblable. Il est en train de travailler dans la vie de ceux qui Lui appartiennent pour faire d’eux vraiment cette épouse qu’Il veut enlever parfaite à sa rencontre. Est-ce que nous avons l’assurance, la certitude totale, absolue d’être enlevés à Sa rencontre quand Il va venir ? Il ne faut pas qu’il y ait le moindre doute, parce que cette assurance nous est donnée par la foi en Jésus et c’est Lui qui travaille en nous pour nous transformer et nous rendre dignes de paraître devant Lui. Jésus va attirer ceux qui sont de la même nature que Lui, par la nouvelle naissance. Il va attirer aussi ceux qui ont accepté et laissé faire dans leur vie, ce travail très profond de dépouillement de tout ce qui vient du passé, pour que nous puissions nous revêtir de tout ce qu’Il veut nous donner afin de connaître Christ et la puissance de Sa résurrection. La vie de Christ est une vie de résurrection. Il était mort, Il est ressuscité et aujourd’hui il est le détenteur absolu de la vie de résurrection ; l’Esprit qu’Il nous donne quand nous nous approchons de Lui est un esprit de résurrection. Le Saint-Esprit est un esprit de résurrection d’entre les morts. Christ, qui était mort trois jours et trois nuits dans le tombeau, est ressuscité par la puissance de l’esprit de résurrection que le Père a envoyé pour le sortir du tombeau. Cet esprit, Jésus le donne à ceux qui Lui appartiennent, qui se sont convertis, qui se sont repentis de leurs péchés, qui sont venus vers Lui tels qu’ils étaient. Le sang de Christ a purifié nos péchés. Nous sommes passés par une nouvelle naissance et l’Esprit de Dieu vient dans nos cœurs. Cet esprit de résurrection travaille à rendre la vie à tout ce qui était mort en nous. Il commence par notre esprit et il veut répandre cette vie de résurrection dans tout notre être. Dans Romains 8 verset 11, on peut lire : «…l’esprit de Celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts vivifiera vos corps mortels ». Même le corps mortel ! En attendant la résurrection ! Revenons à Philippiens 3, au verset 10 : «… et la communion de ses souffrances ». Savons nous quelles ont été les souffrances de Jésus ? Nous ne parlons pas seulement des souffrances qu’Il a dû endurer, et qu’Il a endurées Lui seul sur la Croix. Ce sont les souffrances qu’Il a connues tout au long de Sa vie parce qu’Il était Dieu fait homme, parfaitement pur, parfaitement saint, au milieu d’un monde de ténèbres. Il a été constamment soumis à l’opposition de ce monde, à l’incompréhension, au rejet, à part quelques disciples qui l’ont suivi du mieux qu’ils le pouvaient de tout leur cœur. Dans son ensemble, le monde avec son esprit n’a pas accepté le Seigneur. Et cet esprit du monde autour de nous, inspiré par Satan qui domine ce monde, cet esprit va s’opposer, va s’acharner contre ceux qui veulent connaître Christ et qui veulent vivre de Sa vie. Il faut le savoir simplement. Les rejets, les incompréhensions, les injustices, font partie de notre programme, dans le Seigneur, à cause de l’environnement qui est le nôtre. Ce sont des grâces que Dieu nous donne pour avancer, parce que Jésus à connu cela avant nous. Jésus vit en nous et Il est seul capable de nous aider à traverser tout cela en vainqueur. Continuons au verset 11 : « …en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si je puis, à la résurrection d’entre les morts ». Le « si je puis » n’est pas un doute, cela montre bien qu’il est toujours possible pour Paul qu’il n’y arrive pas s’il ne faisait pas ce qu’il fallait. Paul n’exprime pas du tout un doute. A la fin de sa vie, nous voyons ce qu’il écrivait dans ses épîtres : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m’est réservée » (2 Timothée 4:7). Paul était sûr de l’endroit où il allait. Paul dit que si nous voulons parvenir à la pleine vie de résurrection de Jésus dès ici-bas, si nous voulons parvenir à ce qu’Il veut faire en nous, il faut que nous acceptions son programme de mort et de résurrection. Jésus va s’employer à mettre à mort soigneusement, attentivement, tout ce qui vient de notre vie passée, c’est-à-dire tout ce qui était souillé par le péché, toutes ces habitudes que nous avions prises dans ce monde avant de connaître Jésus, toutes ces mauvaises habitudes de penser, de réfléchir, de vivre. Nous recevons dans notre esprit avec Christ une vie éternelle de résurrection qui est la présence même de Dieu, qui nous fait la grâce de venir habiter dans un tabernacle fait de chair.

Si Christ vient habiter là ce n’est pas pour accepter de laisser cette maison telle qu’elle était quand Il y est entré. Christ veut faire un nettoyage complet. Il veut faire un nettoyage non seulement des impuretés, mais des fausses doctrines, de tout ce qui est à côté de sa Parole qui sont aussi des impuretés pour le Seigneur. Il va faire à sa manière un nettoyage complet, c’est-à-dire en faisant la lumière dans nos cœurs et en nous associant à son œuvre, pour demander : « Est-ce que tu veux que je fasse ce travail ? Est-ce que tu veux que j’aille jusqu’au bout ou est-ce que tu es encore attaché à quelque chose de ta vie d’avant, de toi-même. Est-ce que tu veux me laisser faire ? » donnons au seigneur notre vie à cent pour cent pour qu’il puisse faire  un travail à cent pour cent afin que son  Nom soit glorifié dans notre vie, désirons qu’il nous montres toutes les impuretés, tout ce qui vient de la chair, tout ce qui vient encore de choses que nous avons héritées de notre passé, tout ce qui est faux,  que tout ce qui est contraire à la vérité, soit remplacé par sa vérité. » Jésus est la vérité, Sa Parole est la vérité. Si nous disons : « Seigneur, remplace tout par ta vérité » cela veut dire que Jésus va prendre toute la place. Il n’y aura plus de mélange. Un mélange, c’est quelque chose de chaud mélangé à quelque chose de froid. Jésus dit dans Apocalypse 3: 16 : « Ainsi, puisque tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche ». Mais s’il y a un mélange que nous supportons encore, nous sommes en danger devant le Seigneur, nous parlons de mélange connu. Il y a des tas de choses dans notre vie que le Seigneur ne nous a pas montrées. Au moment où Il nous montre quelque chose qu’Il veut changer, si nous restons accrochés à notre position, nous sommes en danger. Demandons honnêtement au Seigneur de faire la lumière , de nous montrer si les doctrines auxquelles nous croyons sont vraies. »

Nous avons remarqués que les chrétiens se disputent pour des raisons de doctrines diverses. Tous les petits groupes, les dénominations, se sont tous fondés à partir d’un aspect particulier de la Parole de Dieu, au détriment ou au profit d’un autre ; chacun prend un morceau qui était valable pour en faire sa doctrine principale. Maintenant quand nous regardons l’Eglise visible, celle que l’on voit sur la terre, comment la voyons-nous ? je  la vois dans un état lamentable, des divisions partout. Paul disait aux Corinthiens dans sa deuxième épître, au chapitre 11 et au verset 19 : « …il faut qu’il y ait aussi des sectes (des divisions) parmi vous, afin que ceux qui sont approuvés soient reconnus comme tels au milieu de vous ». Le Seigneur veut que nous réalisions notre unité spirituelle en Christ. Notre unité va passer par une pleine connaissance de Jésus-Christ, pour chacun de nous. Si vous , vous connaissez Jésus à quatre-vingts pour cent, et si moi je le connais à cinq pour cent ( ou inversement) nous n’allons pas être en communion réelle, il va y avoir quelque chose qui va gêner notre communion puisque notre connaissance de Jésus ne sera pas la même. Imaginons que nous tous ici, nous parvenions chacun à une pleine connaissance de Jésus, parce que nous l’avons désirée de tout notre cœur, nous avons laissé Jésus faire ce travail, nous croyons qu’Il veut le faire et nous lui demandons de le faire. Imaginons que nous tous maintenant nous soyons dans la même connaissance de Jésus, ce n’est pas dire dans les mêmes doctrines mais dans la même connaissance personnelle de Jésus ; comme Il est la Parole, nous aurons une même connaissance de la vérité et des doctrines bibliques, il n’y aura pas un atome de différence de communion entre nous. Qu’elle situation merveilleuse pour l’église de Jésus-Christ ! Dans nos déplacements avec mon épouse, nous voyons cela actuellement. La plupart des rencontres que ce fait sont dans des petits groupes. Quelquefois dans de très petits groupes de chrétiens qui ont été mis à la porte de leurs églises, de grandes dénominations, ou qui ont dû en partir parce qu’ils ne pouvaient plus vivre ou cautionner, accepter ce qui se faisait. Donc, ce ne sont pas des rebelles, ce ne sont pas des gens qui voulaient faire des divisions, ce sont des frères et des sœurs qui voulaient vraiment marcher droitement avec Jésus. Ces chrétiens n’ont pas accepté ce qu’on leur demandait de vivre dans leur église et, de gré ou de force, ils se sont trouvés à l’extérieur, en se demandant souvent ce qui se passait. Ce n’est pas une situation normale, le Seigneur voudrait que tous les enfants de Dieu dans cette ville ici se reconnaissent comme frères et sœurs, même s’ils ne sont pas d’accord sur différents points de doctrine. S’ils sont nés de nouveau, il faut le répéter , c’est cela qui est important. S’ils sont nés de nouveau en Jésus, qu’ils puissent, quand ils se rencontrent se rencontrer comme frères et sœurs et se traiter de la sorte. En général quand il y a eu des cassures, des coupures, des divisions, (comme celles que nous avons nous-mêmes connues ou que nous avons rencontrées), cela laisse des traces, parce que ce sont des situations difficiles qui ont été vécues et il reste des blessures profondes. Il y a eu des injustices, des incompréhensions, des rejets. Il y a eu des coups, des plaies qui se sont ouvertes et le danger dans ce cas est de laisser la chair se manifester par de l’amertume et des relents d’animosité. Nous disons avoir pardonné, mais nous n’avons pas oublié, et nous ajoutons : « Je ne veux plus le voir ou la voir Seigneur ! » La situation que Jésus nous demande n’est pas celle-là. Quand nous sommes remplis de la vie de résurrection de Jésus, nous avons fait une croix une fois pour toutes sur la chair et ses réactions ! Nous avons compris quelle était la place de la chair, nous avons compris l’œuvre de la Croix, nous avons décidé d’appliquer volontairement la Croix à notre vieille vie passée parce que nous voulons vivre la vie de résurrection. Nous n’allons pas supprimer les souffrances et les blessures, mais nous allons supprimer les suintements mauvais, les infections, la bile, ce n’est pas votre cas j’espère ? C’est la situation de l’Eglise visible, je dirais dans le monde entier. En ce moment ce que nous voyons est vraiment réjouissant : nous voyons l’Eglise invisible de Jésus- Christ, celle que Dieu voit, c’est-à-dire ses vraies brebis, ses enfants, comprendre le plan de Dieu dans ces temps de la fin, et y entrer volontairement parce qu’ils ont compris. Quel est le plan de Dieu dans ces temps de la fin ? C’est de nous transformer pour nous préparer à Sa venue. Il veut donc nous révéler dans quelle situation spirituelle nous sommes devant Lui. Jésus nous donne les moyens par Son Esprit et Sa Parole, d’entrer dans Son plan, d’être transformés à Son image, d’être remplis de Son caractère, de Son amour, de réaliser qu’au-delà des frontières, des dénominations et des églises, nous formons un seul troupeau avec un seul berger. Même si un chrétien continue à fréquenter une église qui a tel point de doctrine secondaire, le plus important pour lui c’est de comprendre dans son cœur où est sa place spirituelle. Ma place spirituelle est en Jésus, dans Son Eglise, assis dans les lieux célestes en Christ. Si mon frère est vraiment né de nouveau, je le sais, je le vois, je le sens dans mon cœur. Chez ce frère l’amour de Jésus est dans son cœur. Qu’il ne parle pas en langues et moi oui, qu’il chasse les démons et pas moi, qu’il ait telle conception et pas moi, il n’est pas éclairé de la même manière, mais il a compris et moi aussi que nous étions fils et filles du même Père. Nous avons compris que Dieu nous demandait d’entrer ensemble dans cette relation d’Eglise, toute simple celle du début des Actes des apôtres, qui persévéraient ensemble dans les prières, dans la communion fraternelle, dans l’enseignement des apôtres, dans la fraction du pain. Ils étaient tous répartis dans des groupes divers qui étaient en général des maisons. Il y avait à Jérusalem ou à Antioche des milliers de chrétiens. A Antioche, au début de l’ère chrétienne, il y avait dans les quatre-vingt mille chrétiens, tous dans des maisons. Cela ne leur venait pas à l’idée de construire une cathédrale de pierre pour y mettre dix mille personnes. Cela n’est pas le plan de Dieu dans Sa Parole. Le Seigneur sait ce qu’Il fait. Il veut des petits groupes familiaux, mais ces petits groupes sont en contact spirituel les uns avec les autres et au niveau d’une cité cela fait une grande famille, on ose se fréquenter, se connaître et s’inviter.   cela risque , peut-être , vers certains  pasteur de ne pas leur plaire si nous faisions ainsi, ils nous ferait la tête ou ils seraient inquiet que nous nous perdions. » C’est vrai, mais si ce sont de  bon pasteur ils doivent  avoir ce souci dans leur cœur. Les brebis que le Seigneur m’a confiées si elles circulent et qu’elles vont à gauche et à droite je ne peux pas manquer de m’occuper de l’endroit où elles vont, mais dans le bon sens, si cela se passe, simplement comme le Seigneur l’aimerait, le voudrait.  Par exemple ; Si nous sommes dans l’église dont nous sommes anciens, et si nous allons dans l’église d’un  frère qui est l’ancien d’à côté, et que nous recevons une bonne nourriture, nous nous réjouirons. Les anciens travaillent ensemble au niveau de la localité dans la ville. Au niveau d’une cité comme celle-là, tous les anciens, tous les pasteurs, tous les responsables devraient avoir compris que dans le plan du Seigneur ils doivent travailler ensemble et pas seulement avec ceux de la même dénomination ; c’est une nécessité. Les questions de doctrine secondaire ne doivent jamais nous arrêter tant que nous cherchons ensemble la vérité. Si tu n’es pas d’accord avec moi sur un point de doctrine secondaire, mais si tu as le même Sauveur et le même Seigneur que moi et si nous cherchons ensemble la vérité je t’assure que Dieu ne va pas tarder à nous mettre d’accord, parce que nous allons chercher de tout notre cœur quelle est la vérité. « Seigneur, mon frère dit cela, mais moi je crois autrement ; que dit ta Parole, éclairée par ton Saint-Esprit ? Je veux de tout mon cœur prier pour voir si ma position est vraiment la bonne, si c’est lui qui se trompe ou moi, ou si nous nous trompons tous les deux. » Si Dieu me donne la conviction que j’ai raison de manière doctrinale je vais prier pour mon frère afin que le Seigneur lui révèle la même chose. Vous voyez que la condition est simple, mais elle est quand même difficile parce qu’il faut qu’il y ait l’amour de la vérité dans les cœurs. Si nous sommes plus attachés à la doctrine de notre église qu’à la Parole de Dieu et à la vérité, jamais  nous  pourrons nous entendre avec une personne qui cherche la vérité. Il en est de même si je suis attaché à ma doctrine, et si cette doctrine n’est pas la doctrine de Dieu. Il y a une association étroite entre la doctrine du Seigneur et l’amour de Dieu. Nous voyons cela dans Jean 15, au verset 1, le Seigneur Jésus dit ceci : « Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Tout sarment (les sarments, c’est nous qui sommes au Seigneur) qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche ; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit. Déjà vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée ». Le Seigneur parle de deux choses, Il parle du fruit de la pureté, et de la sainteté. Il dit bien que pour qu’Il produise en nous l’amour et la pureté il faut que nous restions attachés à Jésus et à Sa Parole. « Déjà vous êtes purs à cause de la Parole que je vous ai annoncée. Demeurez en moi et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi ». Le fruit de l’Esprit c’est d’abord l’amour, et tous les autres aspects sont un aspect de l’amour, la joie, la paix etc., le caractère même de Jésus. L’amour est produit en nous par la sève divine du Saint-Esprit, si nous restons attachés à Jésus et à Sa Parole. En même temps la sainteté, la pureté de Jésus va être produite en nous à cause de Sa Parole qui est Esprit et vie et qui purifie. Il y a quelque chose qui nous rassure dans toutes les divisions doctrinales ou dans les fausses doctrines qui circulent dans l’église actuelle : comme il y a un rapport étroit entre la pureté, l’amour de Christ et la vérité, nous pouvons être certains que dès qu’il y a une fausse doctrine quelque part, même minime, elle ne pourra pas produire le bon fruit. Cette église va produire de l’impureté, quelque chose qui ne sera pas l’amour de Christ. C’est à cela que nous reconnaissons le faux et le vrai, la vérité et l’erreur. chrétiens , nous devrions examiner vraiment à la lumière de Dieu, de Son Esprit, les fruits qu’ils portent. Nous devrions  accepter de reconnaître que certains de nos  fruits sont mauvais, impurs que ce n’est pas vraiment l’amour de Christ qui est dans nos vies. chrétiens , nous devrions reconnaître qu’il y a de l’impureté. L’impureté c’est simplement ce qui vient de la chair, une forme d’impureté qui se manifeste encore. S’il y a une forme d’impureté qui se manifeste dans nos vie, c’est qu’il y a quelque part un manque de révélation de la vérité. Il a encore quelque part quelque chose de faux que nous continuons à croire.

Tout le travail de l’Esprit de vérité de Jésus va être de mettre en lumière ce mensonge, ce quelque chose de faux que nous continuons à croire, pour le remplacer par sa vérité, afin qu’il produise vraiment le bon fruit : l’amour, et la pureté de Jésus. C’est la raison pour laquelle nous devons tellement veiller à la lumière du Seigneur pour qu’Il nous montre si nous produisons le bon fruit.  revenons sans cesse là-dessus parce que Jésus y revient sans cesse, produisons du fruit et que ce fruit grandisse et demeure. Le fruit c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la maîtrise de soi, tant d’autres aspects encore, qui sont produits en nous par le Seigneur Jésus qui est le cep. Quand Sa vie s’écoule en nous, et va dans le sarment, elle produit le beau fruit, qui est bon à manger par Dieu et par nos frères et nos sœurs. Le Seigneur veut que Son Eglise se repente. faisons un appel à la repentance maintenant, non pas qu’il est dit ici que nous sommes considérés comme de grands pécheurs, ce n’est pas dans ce sens-là que c’est dit  . La repentance vraie consiste à se mettre devant le Seigneur, en disant : « Seigneur, fais la lumière pour me convaincre de ce que toi tu considères comme péché, et que moi je ne vois pas encore. Ce n’est pas nécessairement quelque chose de grossier, mais c’est quelque chose que tu veux éliminer de ma vie parce que c’est une impureté, tu veux l’éliminer par la révélation de la vérité, parce que tu m’aimes et tu veux me remplir de toi. » D’où viennent les divisions parmi vous dit Paul ? Paul nous donne une liste des œuvres de la chair. Cela ne vient pas du diable ! Il ne faut pas donner au diable trop d’honneur, lui mettre toute la responsabilité sur le dos. C’est vrai que le diable fait beaucoup de choses, mais vous croyez qu’il pourrait passer dans l’église si celle-ci marchait par l’Esprit ? Vous croyez qu’il pourrait faire ce qu’il fait si la chair n’était pas encore attachée à nos pas ? Si nous continuons à manifester les œuvres de la chair, le diable va s’en servir, il va entrer par-là et il va cogner. Si nous comprenons que Jésus est venu mettre à la Croix notre chair mauvaise, une fois pour toutes et la crucifier, et si nous apprenons de Lui à marcher non plus par la chair mais par l’Esprit, le malin n’aura plus de place en nous. Il pourra toujours cogner sur nous, oui ! Il pourra nous persécuter, nous faire mettre à mort, si Dieu le permet, mais il ne pourra plus pénétrer dans le cœur de l’église pour faire ce qu’il fait de l’intérieur : les mensonges, les séductions, les œuvres de la chair… C’est le cri de notre cœur : « Seigneur tu vas me montrer tout ce qui ne va pas, c’est moi qui suis concerné devant Dieu, ce n’est pas mon voisin, mon frère, ma sœur, c’est moi, c’est chacun de nous. » Dieu veut réunir en un seul troupeau et un seul berger tous ses enfants dispersés. C’est pour cela que Jésus a été envoyé. Il faut enlever les obstacles que la chair est venue dresser entre nous quand nous continuons à marcher par la chair et non par l’Esprit. La seule raison biblique de me séparer d’un frère ou d’une sœur c’est le péché. Si quelqu’un se dit frère et qu’il vive ouvertement dans le péché, qu’il le sait, et qu’après l’avoir averti, et l’avoir aidé (il faut aider les faibles.) il continue, Paul nous demande de ne plus le fréquenter. On parle de ceux qui restent volontairement accrochés au péché, en continuant à se dire chrétien. On  ne parle pas du fait de ceux qui ont besoin d’être secourus, on  parle de ceux qui pratiquent ouvertement le péché et qui continuent joyeusement à fréquenter l’église de Jésus-Christ en se disant chrétien. Paul dit bien : « Ceux-là, tu coupes avec eux, tu ne les fréquentes pas. » Mais ne pas fréquenter mon frère ou ma sœur qui est vraiment né de nouveau simplement parce qu’il a d’autres doctrines que moi sur des points secondaires, cela Dieu ne le permet pas. Dans Ephésiens 4, au verset 1, Paul dit : « Je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le Seigneur, à marcher d’une manière digne de la vocation qui vous a été adressée ». nous  avons une vocation céleste, merveilleuse ; je t’appelle à sortir du monde du péché, je t’appelle à venir à moi pour que je te transforme et que je te transforme à mon image, pour que tu marches sur cette terre comme moi j’ai marché. C’est un appel glorieux, nous devons marcher d’une manière digne de cet appel. Ma marche va correspondre à cet appel, parce que j’aurai laissé Jésus travailler dans ma vie. Ephésiens 4: 2 : « en toute humilité et douceur, avec patience, vous supportant les uns les autres avec amour ». Même les plus insupportables ! Nous sommes  certain qu’il y a dans nos villes beaucoup de chrétiens insupportables, insupportables pour notre chair, mais pas pour notre esprit régénéré. Mon esprit régénéré est fait « selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité » (verset 24). Mon esprit régénéré dans lequel habite le Saint-Esprit recherche les choses de Dieu. Il a soif des choses de Dieu, mais ma chair n’en veut pas. Je n’ai aucune envie de marcher selon la chair, je veux marcher selon l’Esprit du Seigneur et selon l’esprit nouveau qu’Il m’a donné en Christ. Ephésiens 4: 3 : « vous efforçant de conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix ». Est-ce que dans votre Bible quand on lit « l’unité de l’esprit » il y a un grand E au mot esprit ? Dans la mienne il y a un petit e. Il peut y avoir un grand ou un petit e. S’il y a un grand E c’est le Saint-Esprit. S’il y a un petit e c’est notre esprit régénéré. Dans le fond ce n’est pas si important parce que notre esprit régénéré ne peut fonctionner que dans la soumission au Saint-Esprit. Dans le grec la majuscule n’existe pas on peut l’interpréter des deux manières. « Marcher par l’esprit » dit Paul, il n’y a pas de grand E. Cela veut dire marcher selon l’esprit régénéré que Dieu vous a donné, fait à Son image, dans lequel habite le Saint-Esprit et qui ne peut fonctionner que dans la soumission au Saint-Esprit. « L’unité de l’esprit », Paul dit que nous devons nous efforcer de la conserver. Or nous ne conservons que ce que nous avons déjà. Si nous sommes nés de nouveau , nous sommes déjà, dès le départ, dans l’unité de l’esprit. L’esprit régénéré que nous avons reçu à notre nouvelle naissance est parfaitement un avec l’esprit régénéré que nous nous avons reçus, parce que c’est Dieu qui les a créés tous les deux. Il les a créés tous les deux à Son image et Il les a créés parfaits tous les deux, dès le départ. Répétons-le  parce que beaucoup de chrétiens ne le savent même pas. L’esprit régénéré que Dieu nous a donné à notre nouvelle naissance est déjà parfait dès le départ, parce que Christ a tout accompli pour nous. C’est écrit dans Ephésiens 4: 24 : « revêtir l’homme nouveau créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité ». Tout le problème du Seigneur c’est de nous faire marcher dans cette justice-là et c’est pour cela qu’il dit : « Marchez par l’esprit ». Si nous marchons par l’esprit que Dieu nous a donné, nous marchons dans la perfection parce que nous sommes guidés par le Saint-Esprit. Et tout le travail du Seigneur c’est de nous faire sortir d’une marche par la chair dans laquelle nous sommes nés sur cette terre, pour entrer dans une marche par l’esprit, puisque nous sommes nés maintenant dans l’Esprit, nés de nouveau dans l’Esprit et il veut nous apprendre cette marche-là. Mais comment savoir si un chrétien est né de nouveau ? il y a beaucoup de ceux qui se disent chrétiens dans les églises qui ne sont pas nés de nouveau. Ils viennent là par habitude ou par naissance, je dirais, parce que leurs parents étaient chrétiens, mais ils ne sont pas nés de nouveau. On naît de nouveau quand on a eu une conviction de péché, quand on a reconnu notre péché devant Jésus, quand on s’est tourné vers Jésus pour lui dire : « Seigneur je te demande pardon pour mes péchés, entre dans mon cœur et change-moi. » Et là Dieu fait en lui une création nouvelle, il change son esprit qui était mort et il lui donne un esprit régénéré. Maintenant il va lui apprendre à marcher selon cet esprit-là. Il faut que le Saint-Esprit qui habite dans son esprit soit le maître absolu de sa vie, qu’il dirige toute sa vie pratiquement. Jésus est prêt à lui apprendre cela. Souvent dès le départ, nous  savons que notre frère ou notre sœur est né de nouveau parce que Jésus nous l’a montré. Et quand nous voulons savoir si un frère, ou quelqu’un qui se dit frère, est vraiment né de nouveau, nous comptons sur le Saint-Esprit. D’ailleurs nous  le sentons immédiatement, nous le voyons immédiatement par la révélation du Saint-Esprit. Le Saint-Esprit nous le montre. Jésus a dit à ses disciples : « Vous êtes la lumière du monde » (Matthieu 5: 14). Un disciple de Jésus par sa nouvelle naissance devient une lumière parce que la lumière de Jésus habite dans son cœur. Il devient une lumière du monde parce que la lumière du monde habite en lui : « Vous êtes la lumière du monde ». Alors si deux lumières se rencontrent ensemble, là ça brille ! Il y a la vie, c’est la lumière ! Mais cette lumière ne doit pas être sous le boisseau de la chair, elle ne doit pas être enfermée là dans l’armoire ou sous le lit, cette lumière doit briller et pour qu’elle brille il faut que la chair soit crucifiée, qu’elle soit ôtée, qu’elle soit mise de côté. Mais en attendant nous savons qu’avec nos frères et nos sœurs nous sommes uns, nous sommes dans l’unité de l’Esprit, parce qu’ils sont nés de nouveau, parce qu’elles sont nées de nouveau. Ce qui va êtres dit est  une chose qui va peut-être vous surprendre, mais écoutons bien par le Saint-Esprit : l’esprit nouveau que mon frère a reçu à sa nouvelle naissance est le même que l’esprit nouveau que j’ai reçu à ma nouvelle naissance dans sa nature, dans sa qualité divine. On ne peut pas croire que mon frère qui est là, né de nouveau, et moi, né de nouveau, nous ayons reçu deux esprits de qualités différentes. C’est impossible pour le Seigneur. Il ne va pas créer en toi un esprit nouveau de qualité supérieure et en moi un esprit nouveau de seconde classe. Cela n’existe pas dans le travail du Seigneur. Il crée en nous un esprit nouveau qui est exactement le même dans sa nature, dans sa qualité, dans sa beauté. Et si nos yeux spirituels s’ouvrent, nous voyons cela et nous voyons aussi, si nous-mêmes ou si notre frère ou notre sœur marche par cet esprit ou marche par la chair. Quand je vois un frère ou une sœur marcher par la chair et que je sais qu’il est vraiment né de nouveau, je ne peux qu’être attristé et dire : « Seigneur ! Mais apparemment il n’a pas compris qu’il a en lui un esprit parfait qui lui a été donné par Jésus et il continue à marcher selon la vieille nature (ou en partie) qu’il avait héritée de ses pères sur cette terre. » Si je réalise qu’il a le désir d’apprendre à marcher par l’esprit, c’est bon ! Il est sur la bonne voie. J’ai ce désir aussi. « Conserver l’unité de l’esprit. » Efforçons-nous de conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix. Tu as une doctrine qui est différente de la mienne, mais tu es né de nouveau et moi aussi. Donc nous sommes destinés à vivre en paix parce que nous avons le même Esprit en nous. Je parle cette fois du Saint-Esprit de Dieu et que l’esprit né de nouveau en nous est de la même nature. Vous rendez-vous compte de l’affront que nous faisons à Dieu par nos divisions, nos animosités, nos disputes, et le besoin de repentance que nous avons pour effacer les animosités, le passé, faire table rase de tout cela, accepter même l’injustice et tout ce qui est possible pour nous, puisque pour vivre en paix il faut être plusieurs ? Mais autant qu’il nous est possible je dois chercher la paix avec mon frère ou ma sœur, même avec ceux qui m’ont offensé. Et après avoir donné la liste de tout ce qui fait le fondement de notre union, Paul dit bien : « Il y a un seul corps » (verset 4). Nous sommes tous membre du corps de Christ quand nous sommes nés de nouveau. Chacun est une petite cellule et la biologie nous enseigne que chaque cellule en soi est parfaite et que chaque cellule contient complètement tout le programme génétique du corps entier. C’est comme si toute la vie du corps était contenue dans chaque cellule du corps. C’est une belle image car cela nous permet de comprendre que Dieu veut remplir de sa plénitude chacune des cellules de son corps, qui elles-mêmes forment son grand corps spirituel. C’est extraordinaire ! Un seul corps, un seul Esprit en Christ, une seule espérance, celle du salut, du ciel, de la Jérusalem céleste aussi, un seul Seigneur Jésus-Christ, une seule foi, l’évangile, la Parole de Dieu : « La foi vient de ce qu’on entend et ce qu’on entend vient de la Parole de Dieu » (Romains 10: 17). « Un seul baptême », et le seul baptême qui soit vrai, ce n’est pas d’abord le baptême par immersion (le baptême par immersion, c’est le baptême biblique) mais le seul baptême qui soit vrai, c’est le baptême dans la mort et la résurrection de Jésus. Donc le baptême par immersion est l’image concrète. Nous pouvons passer par un baptême par immersion, mais s’il n’y a pas eu avant, une vraie conversion et une acceptation de la mort et de la résurrection de Jésus, il ne sert à rien ! Un baptême dans la mort et la résurrection de Jésus ! C’est pour cette raison qu’il faut être plongé dans l’eau et ressortir à une vie nouvelle. Ceux qui ne sont pas passés par un baptême d’eau par immersion, vous allez devoir le faire bientôt, si c’est votre cas, car c’est ainsi que Dieu le veut. Cela représente notre mort et notre résurrection en Jésus-Christ. Une aspersion ou une effusion ne peut pas le faire. Si nous ne partageons pas cette doctrine, restons en paix ! Dieu nous éclairera ! Au verset 6 : « un seul Dieu et Père de tous qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous ». Et ensuite après avoir dit cela, quand on a compris, on le met en pratique. Paul dit au verset 11 : « Dieu a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs ». Il parle des anciens de l’église que Dieu a donnés pour le perfectionnement des saints. C’est l’unique but des anciens de l’église. C’est donc un but pour eux personnellement et c’est ce qu’ils doivent faire pour aider les brebis qui leur sont confiées par le Seigneur et qui sont les brebis du Seigneur. Ils travaillent « pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ ». Les pasteurs, les anciens, les prophètes, les docteurs, les bergers ne doivent avoir qu’une seule idée en tête : comment aider les brebis du Seigneur à développer leur relation personnelle avec Jésus, comment les aider à avancer sur le chemin de la perfection pour manifester le caractère de Jésus et le fruit de Jésus. Et comme ils sont eux-mêmes membres du corps de Christ, eux aussi sont aidés par les autres. Cela a dû vous arriver d’aider vos anciens à faire quelque chose de spirituel, c’est cela le corps de Christ. Etre soumis les uns aux autres dans la crainte de Christ. Mais il y a une position qui est réservée à certains anciens, non pas qu’ils soient au-dessus ou meilleurs que les autres, mais ils ont une fonction particulière, un don que Dieu leur a donné pour aider les brebis à avancer. C’est merveilleux ce que dit Paul : « Jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du fils de Dieu ». Ici il est  développe la phrase pour qu’on la comprenne bien : « Jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi, et jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la connaissance du fils de Dieu ». Jean 17: 3 nous dit : « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ ». Si nous sommes différents dans la doctrine, c’est que nous sommes différents dans la

connaissance de Celui qui est la Parole vivante, Jésus-Christ. L’unité de la foi, c’est l’unité de la connaissance de Jésus et de la doctrine. Mais c’est merveilleux quand on sait qu’on est déjà « un » dans l’Esprit. Il faut conserver cette unité de l’esprit par le lien de la paix et de l’amour et il faut atteindre l’unité de la foi. Et on ne peut l’atteindre que si on conserve l’unité de l’esprit. Si nous restons divisés dans nos clans doctrinaux, si nous refusons de nous voir, bien que nous soyons frères et sœurs, nous ne parviendrons pas à l’unité de la foi. Il y aura toujours des divisions de doctrine à ce moment-là. Mais si nous acceptons de recevoir de Jésus qui est la Parole vivante, toute la révélation de la doctrine de Dieu, alors nous allons tous ensemble parvenir à l’unité de la foi. Nous aurons tous la même compréhension de la Parole de Dieu, exactement la même parce qu’on aura la même révélation de Jésus qui est la Vérité. Dieu envoie et donne des anciens qui vont travailler dur (les anciens ce ne sont pas eux qui font le travail, c’est le Saint-Esprit ) jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la doctrine, c’est-à-dire de la foi, puisque la foi vient de la Parole de Dieu, et à l’unité de la connaissance de Jésus.

Alors nous serons tous à genoux, là, quelque part dans notre maison, dans notre chambre disant : « Seigneur je veux à tout prix que tu me conduises dans toute la vérité, par ton Esprit de vérité, par ta Parole de vérité et je veux à tout prix que tu me fasses parvenir à la connaissance de Jésus- Christ. Je t’en supplie, fais de même pour mon frère et ma sœur. » Paul emploie cette prière sous une autre forme il dit : « Je fléchis le genou, je prie intensément pour que votre intelligence spirituelle s’ouvre, que vous compreniez, que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à votre appel, quelle est la glorieuse réalité qui est en vous, Christ en vous l’espérance de la gloire. » Il priait pour que les yeux spirituels des chrétiens s’ouvrent et qu’ils voient ce que Jésus a fait, qu’ils voient qu’il a déjà tout accompli, que nous puissions y entrer et que nous puissions vraiment aboutir à cette unité de la foi qu’il désire tant. Alors il ne s’agit pas de taper contre les dénominations, ou de faire de l’anti-dénomination, il s’agit de comprendre que pour le Seigneur ce n’est pas cela qui est important, ce sont tous ceux qui sont dans ces dénominations-là et qui ont décidé de se placer devant Dieu en disant : « Seigneur fais ton travail pour que nous parvenions tous à l’unité de la foi et à l’unité de la connaissance de Jésus. Et si dans ce processus, tu dois éliminer certaines doctrines auxquelles je suis tant attaché parce que tu me montres qu’elles ne sont pas vraiment ta doctrine à toi, je l’accepte. Si tu veux ajouter encore quelque doctrine, Seigneur, que jusqu’à présent je n’aime pas trop considérer, mais si ta Parole et ton Esprit me montrent que c’est ta doctrine à toi, je suis prêt à l’accepter. »

Nous voyons dans l’Eglise visible deux clans ou deux corps se constituer : Le véritable corps de Christ qui comprend tous ses enfants vraiment nés de nouveau qui en ont assez de marcher par la chair et par les hommes et qui veulent vraiment recevoir de Jésus seul toute la vérité, dépendre de lui et réaliser qu’on fait partie d’un même corps. Cela c’est le corps de Christ qui se met en place, qui se fortifie dans le Seigneur, qui s’édifie et qui est en train de former cette épouse, parfaite sans ride ni tache que Jésus va enlever. Cette épouse-là se prépare et se prépare dans la vérité, dans la recherche de la vérité, dans le rejet de tout compromis, dans l’Esprit du Seigneur, dans la simplicité, la joie, la paix de l’Esprit et cela se fait dans le secret des cœurs. Et puis de l’autre côté nous voyons se constituer la fausse épouse, la prostituée, la fausse Eglise, qui ne recherche que l’apparence et qui va accumuler en son sein toutes les erreurs et tous les mensonges possibles : le faux œcuménisme, la fausse vérité en dehors de la vérité du Seigneur. Une fausse unité en dehors de la Parole de Dieu, un faux œcuménisme en dehors de la vérité du Seigneur, et qui n’a aucun prix aux yeux de Dieu, et de l’autre côté la véritable unité de l’Esprit et la véritable unité de la foi dans l’obéissance au fils de Dieu et dans la connaissance réelle de Jésus. Ephésiens 4 : 13 : « jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus… à l’état d’homme fait (c’est-à-dire : parfait), à la mesure de la stature parfaite de Christ ». Je reviens pour terminer à Jean 17. relisons quelques aspects de la prière de Jésus, comme ce message à commencé par-là, il se termine par-là. Jésus prie son Père et dit au verset 11 : « Je ne suis plus dans le monde, et ils sont dans le monde, et je vais à toi. Père saint, garde en ton nom ceux que tu m’as donnés, afin qu’ils soient un comme nous ». C’était la prière suprême de Jésus avant d’aller à la mort. Garde-les tous, dans ta vérité (pour moi c’est sous-entendu), pour qu’ils soient un comme nous sommes un. Il y a en Dieu trois personnes, le Père, le Fils et le Saint-Esprit qui forment un seul Dieu en trois personnes et ces trois personnes-là sont dans une parfaite unité. Elle ne peut pas être plus parfaite. Il est en train de prier que nous chrétiens, nous soyons dans la même unité de l’esprit, la même unité complète que le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Est-ce que vous pouvez imaginer une unité plus parfaite ? Cela fait exploser mon entendement ! Qu’il prie en disant : qu’ils soient dans l’unité, qu’ils s’aiment ! oui, mais il dit : qu’ils soient un comme toi Père, tu es un avec moi, ton Fils. Méditons un moment là-dessus et appliquons cela ( au petit groupe) que nous formons ici. Cette prière de Jésus a été entendue par le Père et exaucée pleinement. Elle est déjà exaucée en Jésus-Christ, mais il faut que nous y entrions. Etre un avec mon frère et avec ma sœur comme le Père et le fils sont un, c’est un moyen radical d’éliminer toutes les divisions charnelles. Est-ce que cela peut être divisé ? Que l’on soit gardé dans la vérité et cela va se manifester. Cette révélation va changer les choses dans nos relations avec nos frères et avec nos sœurs, avec notre femme et avec notre mari : Jésus dit au verset 17 : « Sanctifie-les par ta vérité ; ta parole est la vérité. Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité ». Nous voyons que le désir constant du cœur de Jésus qui est la vérité, c’est de nous faire marcher dans la vérité, de nous faire connaître la vérité, d’enlever les erreurs du milieu de nous, de nous faire croire parfaitement dans la vraie vérité de Dieu. C’est son désir ardent. Si c’est notre désir ardent, Dieu va le faire. Nous allons avoir une claire révélation de la vérité, nous allons savoir si telle doctrine derrière laquelle tout le monde court, est fausse ou vraie.

Au verset 20 : « Ce n’est pas pour eux seulement que je prie (pour ses disciples du temps où

il priait), mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole (c’est-à-dire nous aujourd’hui), afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous ». restons un moment sur cette phrase parce que nous l’avons peut-être lue 10 ou 100 fois, mais il faut en saisir tout le sens. C’est important car chaque mot a son importance. Je relis au verset 21 : « je te prie, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi ». Il venait de dire : qu’ils soient un comme nous sommes un, mais là il ajoute quelque chose de différent : « qu’ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi je suis en toi » ! Cela veut dire que la base de l’unité du Père et du Fils était la suivante : C’est que le Père est dans le Fils et le Fils est dans le Père. C’est cela qui fait leur unité indestructible puisque c’est le même Dieu, mais pas la même personne, mais ils sont l’un dans l’autre. Le Père est dans le Fils, le Fils est dans le Père et c’est pour cela qu’ils sont un. Il est en train de dire : « Je te prie qu’ils soient un comme moi je suis en toi, et toi tu es en moi. » Alors si nous appliquons cela à l’unité des chrétiens dans l’esprit, cela veut dire que par exemple mon frère ici, qui est né de nouveau et moi aussi, il faut que nous soyons un, comme le Père est dans le Fils et le Fils est dans le Père. Et il faut donc que mon frère soit en moi et moi en lui spirituellement parlant. Il faut que j’aie compris qu’il a le même esprit que moi, que l’esprit que j’ai là c’est un esprit créé du même Père, qui a la même nature divine et que ce même esprit vit en lui et vit en moi. C’est comme si mon nouveau moi vit en lui et que son nouveau moi spirituel vit en moi, parce que cela est de la même nature divine qui nous unit, elle vient de Dieu. Mais quand nous comprenons cela, si nous frappons sur notre frère, en fait nous sommes en train de nous frapper nous -même ! rappelons-nous ce que Jésus a répondu à Saul : « Qui es-tu Seigneur ? -Je suis Jésus que tu persécutes » (Actes 26: 15). Il était en train de persécuter les chrétiens et il ne se rendait pas compte qu’il était en train de persécuter Jésus dans les chrétiens. Alors le ciment de mon unité avec mon frère, c’est Jésus en lui et Jésus en moi. C’est aussi le Saint-Esprit en lui et le Saint-Esprit en moi. C’est aussi le Père en lui et le Père en moi. Et en plus c’est son esprit recréé qui est le même avec mon esprit recréé. C’est comme si moi je vivais en lui, je ne parle pas de mon vieux moi charnel mais je parle de mon être nouveau spirituel qui m’a été donné à ma nouvelle naissance. Et quand je réalise cela avec les yeux de l’esprit, je ne peux plus me diviser avec mon frère au sens charnel du terme. Il est vrai que nous devons apprendre tous les deux à marcher par l’esprit pour que notre communion soit complète parce que si je comprends que mon frère est né de nouveau, il est donc en Christ, Christ habite en lui et il est en Christ. Mais s’il marche par la chair, du moins en partie, et moi aussi, on ne va pas être dans la vraie unité de la foi, même si on est dans l’unité de l’esprit. Il va falloir progresser pour que la sanctification passe dans toute ma vie et que la nature de Jésus (la nature nouvelle qu’il m’a donnée ) passe dans tous mes actes, dans tous mes gestes, dans tous mes regards. C’est cela la vraie sanctification ! La vraie sanctification c’est quand la nature de Jésus qu’il nous as donnée transparaît au-dehors dans tous nos actes, dans tous nos gestes, dans nos  regards, et dans nos paroles. Là nous sommes vraiment dans la sanctification pratique ! Si nous disons : « Jésus manifeste-toi au travers de moi, pleinement », cela veut dire que toute notre chair aura été mise de côté et que Jésus va se manifester pleinement par nous, et tout ce que nous allons dire ou faire ou penser ou parler, c’est Jésus qui va le faire en nous, qui va le dire en nous, en toi, et nous allons marcher comme Jésus a marché. Quelle gloire pour Dieu ! C’est cela qu’il veut faire ici et dans le monde entier pour son corps, jusqu’à ce que nous y soyons tous ; et ce travail, mes biens aimés frères et sœurs, peut se faire en un instant, quand nous avons la révélation de l’œuvre de la Croix et de Christ, que nous avons compris ce que Christ a fait. La révélation se fait en un instant et nous savons qui nous sommes vraiment devant Dieu : une créature nouvelle que Dieu a ressuscitée, un être entièrement nouveau dans l’esprit. Quand Dieu nous ouvre les yeux sur ce qui peut encore traîner de la chair dans notre vie, nous n’avons qu’un désir en tête : « Seigneur apprends-moi à ne plus marcher dans la chair, mais marcher pleinement dans ton Esprit, cet esprit nouveau que tu m’as donné. » Et il ajoute, à la fin du verset 21 : « Afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé ». Le monde ne croira pas ! Nous pouvons faire toutes les campagnes d’évangélisation que nous voulons  tant que l’Eglise visible sera dans l’état actuel d’amertume, de divisions, de séparations charnelles, le monde ne croira rien du tout. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura personne qui sera sauvé, mais il parle du monde. Le vrai unique moyen radical d’évangélisation, c’est quand le monde voit des chrétiens unis, comme le Père et le Fils qui sont un, des chrétiens qui s’aiment comme Jésus nous a aimés. Se pardonner complètement malgré les pires crasses que l’on nous a fait ou que l’on vous a fait, il faut un pardon complet. Pourquoi pouvons-nous pardonner à notre frère ou à notre sœur ? C’est parce que nous avons compris que Dieu nous a pardonné bien plus en pardonnant nos péchés. Quand Dieu a pardonné mes péchés, il a pardonné une dette bien plus grande que la dette envers moi de mon frère qui m’a offensé. Et ceux qui ont du mal à pardonner sont ceux qui n’ont pas compris quel était le prix que Jésus a payé pour leur donner le pardon à eux. C’est facile de pardonner quand nous avons compris ce que Jésus nous as pardonné, c’est très facile, nous pardonnons à l’instant même, et même si personne nous demande pardon, nous pardonnons tout de suite, c’est réglé ! C’est beau la vie chrétienne comme cela ! Le monde qui nous entoure ne sait pas que Dieu aime ce monde au point qu’il a donné son fils Jésus. La valeur de l’amour que Dieu a pour ce monde, c’est la valeur de ce que Dieu a pour son Fils qu’il a donné pour ce monde. Réalisons-nous que nous, enfants de Dieu, le Père nous aime exactement comme il aime Jésus, parce qu’il a donné Jésus pour nous ? Est-ce que nous avons bien compris que Dieu le Père t’aime comme il aime Jésus ? Là il parle au monde, c’est-à-dire à des pécheurs de ce monde qui ne sont pas encore sauvés. « Le Père a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ». A combien plus forte raison notre Père céleste va pouvoir nous manifester ce même amour. Quand je sais que mon frère qui parle ou ne parle pas en langues, qui a d’autres doctrines que moi, mais qui est l’objet du même amour du même Père, de l’amour que mon Père me donne à moi, (Il n’y a pas de chouchou pour Dieu, nous sommes tous aimés du même amour) et quand je comprends que je suis aimé du même amour je vais pouvoir comprendre qu’il a déversé dans mon cœur par son Esprit ce même amour et qu’il ne veut plus rien qui empêche de le manifester, plus rien ! « Je veux que là où je suis ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire » (verset 24). Souvent on prend cela dans le sens d’être au ciel, c’est juste, mais je suis persuadé qu’il y a aussi un sens pour comprendre c’est que : « Là où je suis, je veux que ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi pour qu’ils voient ma gloire, la gloire que tu m’as donnée. » Là où deux ou trois sont réunis, au Nom du Seigneur, mais unis dans le cœur, Jésus est au milieu d’eux. Mais bien souvent Sa gloire ne se manifeste absolument pas parce qu’il y a justement absence de cette unité de l’Esprit, de la foi et de l’amour car la chair est encore là. Jésus veut que nous voyons sa gloire et qu’elle se manifeste au milieu de nous. Et la gloire de Dieu ne va pas se manifester d’abord par des signes extérieurs surnaturels, la gloire de Dieu va se manifester d’abord et avant tout par la manifestation de Jésus dans nos vies et dans l’église. Disons au Seigneur que notre joie c’est de le connaître, c’est d’avoir compris qu’il a  voulu se révéler à nous, Notre joie c’est aussi de savoir qu’il veux nous amener là où il veux nous amener dans cette pleine connaissance de lui et de sa Parole en toute vérité et puissions l e glorifier, nous qui sommes son Eglise par l’accomplissement de son œuvre en nous ,prions  pour qu’il bénisses chacun de ceux qui sont ici, chacun de nous, et prions qu’il guérisses toutes les blessures de l’âme, et du cœur,  je te prie Père que par ton Saint-Esprit tu fasses exactement ce que tu veux faire et je te laisse agir, Seigneur, au nom de Jésus-Christ. Amen !

,                      Une double portion de l’Esprit pour faire les œuvres

                        que Jésus a faites, et en faire de plus grandes encore

prenons le verset dans l’Evangile de Jean au chapitre 14. C’est le Seigneur Jésus qui parle. Alors, avant de lire ce verset, je vais commencer par le début du chapitre 14, où Jésus parle à Ses disciples. Rappelons-nous le moment de ce discours, c’est juste avant de monter sur la Croix. Jésus a réuni Ses disciples pour un dernier repas et Il leur laisse Ses dernières paroles. Au chapitre 14, Il leur dit, au verset 1 : »Que votre cœur ne se trouble pas ! Croyez en Dieu, et croyez en moi ». Il y a beaucoup de gens qui croient en Dieu, mais qui ne croient pas en Jésus. Et le Seigneur dit : « Croyez en Dieu, et croyez en moi ». Parce que Jésus est Dieu, mais Il est le Fils de Dieu venu sur la terre pour nous sauver de nos péchés, et si nous ne voulons plus avoir le cœur troublé, croyons en Dieu et croyons en Jésus de tout notre cœur, parce que quand nous croyons , nous avons confiance. Si nous croyons  en quelqu’un sur cette terre, c’est que nous le connaissons, nous avons confiance en lui. Quand nous apprenons à connaître Jésus, parce qu’Il se révèle à nous, nous lui faisons de plus en plus confiance, parce qu’Il est merveilleux. Il est vivant, Il est ressuscité aujourd’hui. Et Il dit un peu plus loin au verset 6 : « Jésus dit à Thomas : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par Moi. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez et vous l’avez vu ». Thomas était inquiet, il disait : « Mais où tu vas Jésus ? Il faut qu’on sache où tu vas, on ne peut pas te suivre sinon » ; Jésus lui dit : « C’est Moi le Chemin, la Vérité et la Vie ». Cela veut dire qu’il n’y a pas trente six chemins, il n’y en a pas deux, il n’y en a qu’un. Le chemin, ce n’est pas une religion, ce n’est pas la religion protestante, ce n’est pas la religion catholique, ce n’est pas n’importe quelle autre religion. Le chemin, c’est Jésus, Jésus-Christ. Et Il le dit Lui-même : « Je suis Le Chemin ». Il ne dit pas : un des chemins, mais Le Chemin. Pourquoi Est-Il le Chemin ? Parce qu’Il a donné Sa Vie pour nous. Vous savez, quand Dieu nous regarde et qu’Il regarde le fond de nos cœurs à chacun, Il voit nos cœurs. Si nous ne Le connaissons pas, Il voit nos cœurs dans les ténèbres. Perdu, cela veut dire qu’on ne reconnaît plus son chemin. Quand vous vous perdez dans la forêt, si cela vous est arrivé, vous ne savez plus où est le chemin. Jésus dit : « Je suis le Chemin ». Donc Dieu voit que tous les hommes sont perdus sans la connaissance de Jésus. Et c’est pour cela que le Père a envoyé Jésus qui est le Chemin, pour nous montrer le chemin du Ciel. Et, nous savons que personne ne peut rentrer au Ciel avec un cœur tout noir, parce que Dieu est Lumière, Dieu est Saint, Dieu est pur. Dans Son Ciel, il n’y a pas de péché, et il y a le péché dans le cœur de tous les hommes. Alors, Dieu a envoyé Son Fils Jésus pour ouvrir le chemin. Comment a-t-Il ouvert le chemin ? En mourant sur la Croix pour nous. Notre péché devait attirer sur nous la punition de Dieu, parce que Dieu est juste. Et, parce qu’Il nous aime, Il n’a pas voulu que nous soyons punis, si nous croyons en Jésus. Dieu a un cœur de père. Cela ne fait pas de bien à un cœur de père de voir Ses enfants aller en enfer, Dieu ne veut pas cela. Et Dieu a créé tous les hommes pour que tous les hommes se tournent vers Lui, vers Jésus pour entrer au Ciel. Et, Dieu le Père, a envoyé Son Fils mourir sur la Croix pour nous, pour que la punition qui devait venir sur nous tombe sur Lui. C’est pour cela qu’Il est mort à la Croix. Il est mort à la Croix pour que la punition qui devait tomber sur nous, la mort, tombe sur Lui. Et tous ceux qui se tournent vers Lui en disant : « Seigneur, je comprends maintenant, moi je suis un pécheur, j’ai besoin de ton pardon, Jésus est mort pour moi, Il a versé Son Sang, Il a donné Sa Vie, pour que moi, je n’ai pas à être puni par Dieu ». Celui qui comprend cela, se tourne vers Jésus et dit : « Seigneur, entre dans mon cœur, je t’accepte comme Sauveur et Seigneur, pardonne mes péchés, que Ton Sang me lave ». Le sang de Jésus a le pouvoir d’effacer tous les péchés, tous, et Jésus a versé Son Sang sur la Croix jusqu’à la dernière goutte. Tournons –nous vers Lui en lui disant  d’Entrer dans notre cœur et de pardonner nos péchés », Il est le premier à vouloir le faire et à le faire immédiatement. Il nous donne Sa Vie, et Il nous fait rentrer dans Sa famille. Il ne nous fait pas rentrer dans une religion, Il nous fait entrer dans Sa famille. C’est pour cela qu’Il dit : « Je suis Le Chemin, je suis La Vérité ». Il n’y a qu’une seule vérité, c’est Jésus vivant et ressuscité qui nous a donné cette Parole pour la mettre en pratique ; mais nous la mettons en pratique parce qu’Il vit dans nos cœurs. Et Il est Le Chemin, La Vérité, et la Vie. La vie éternelle, c’est Jésus. Ce sont des paroles merveilleuses ! Tout de suite après, Philippe lui dit : « Mais, on veut voir le Père ». (Moi aussi, je veux voir le Père, je sais que je le verrai un jour quand je serai au ciel), mais Jésus, à ce moment-là, était sur la terre ; Il dit à Philippe : « Mais, Philippe, tu veux voir le Père, et tout ce que je fais, c’est le Père qui est en moi qui le fait ». Et nous savons que Jésus a fait des choses merveilleuses. Jésus a eu un ministère qui était court, trois ans, trois ans et demi, ce n’est pas très long, et pendant trois ans et demi, le même Evangile de Jean nous dit que s’il fallait écrire dans des livres tout ce que Jésus a fait, ça remplirait la terre entière. Cela veut dire qu’en trois ans et demi, Il a eu un ministère extraordinaire sur cette terre. Il allait partout dans les villes et les villages, Il prêchait la repentance. C’est-à-dire qu’Il allait vers les gens, les brebis perdues d’Israël, et Il leur disait : « Repentez-vous, demandez pardon à Dieu pour vos péchés, et Dieu va vous bénir ». Et, Il allait partout, et Il guérissait tous les malades qui s’approchaient de Lui, qui disaient : « Seigneur, aie pitié de moi ». Le lépreux, l’aveugle, le sourd, le muet, Jésus les touchait parce qu’Il était plein d’amour pour eux, Il les touchait et Il a guéri tous ceux qui s’approchaient de Lui pour être guéris. Et Il a sauvé tous ceux qui se tournaient vers Lui pour l’accueillir dans leur cœur. C’est extraordinaire ! C’est pour cela qu’Il dit : « Le Père, c’est Lui qui est en Moi, et c’est Lui qui fait toutes ces choses ». Il dit : « Philippe, quand tu m’as vu, tu as vu le Père au travail au travers de Moi ». Le cœur de Père est un cœur plein d’amour, le cœur du Père était triste de voir tous ces hommes. Regardons autour de nous aujourd’hui ; nous voyons les gens qui ne sont pas contents, ils font grève, ils rouspètent, ils n’ont pas assez de retraite, pas assez de sécurité sociale, ils ne sont pas contents. Sans parler de tous les problèmes qui se passent, et de la drogue, des maladies, des accidents, et du chômage et de tout cela. Quand nous voyons le monde autour de nous, les guerres, et tout, il y a beaucoup de gens qui se disent : « Mais qu’est-ce qui se passe ? Où est Dieu ? S’il y avait un Dieu, mais ça n’arriverait pas, tout cela ». Mais Dieu dit : « Si les hommes me connaissaient, ça n’arriverait pas, c’est parce que les hommes ne me connaissent pas que toutes ces choses arrivent ! »Et, c’est pour cela qu’Il appelle les hommes par Son Esprit maintenant pour se tourner vers Lui. Pour se tourner vers Jésus, parce que Jésus n’est pas mort et enterré. Jésus, aujourd’hui, où je vous parle, est vivant, Il est ressuscité, on peut Lui parler comme à un ami, on peut prier, on peut Lui parler et Lui présenter nos problèmes en lui disant : « Seigneur, j’ai des problèmes, viens à mon secours ! » Et Il n’est pas sourd, Il entend et Il agit parce que nous prions le Père au nom de Jésus-Christ. Il continue, en disant à Ses disciples au verset 12, je lirai jusqu’au verset 15 : « En vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera des plus grandes, parce que je m’en vais au Père ; et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, (en croyant en Lui) je le ferai ». Vous vous rendez compte, la puissance de ces promesses ! Il dit : « Si vous demandez quelque chose (cela veut dire : quoi que ce soit) en Mon Nom », (évidemment, il faut que ça corresponde à la volonté de Dieu, mais quand nous sommes remplis du Seigneur dans notre cœur, nous n’allons  pas demander quelque chose contre la volonté de Dieu, puis nous avons Sa parole qui nous montre Sa volonté). Alors Il dit : « Celui qui croit en moi fera les mêmes choses que moi, et même des plus grandes encore ». C’est extraordinaire, Il ne dit pas : « Juste le temps des disciples, pendant cent ans, et après, c’est fini, on n’en fera plus ». Jésus dit : « Celui qui croit en moi, (même aujourd’hui, au moment où je vous parle), il fera les mêmes œuvres que moi ». Il y a des choses que seul Jésus a faites et que nous ne pourrons jamais faire à Sa place, ce qu’Il a fait à la Croix, seul, Lui, l’a fait. Nous, nous ne pouvons pas faire ça. Nous ne pouvons pas donner nos vies pour sauver les autres. Jésus a donné Sa Vie pour sauver les autres. Jésus a donné Sa vie pour sauver les hommes entiers, pour que tous ceux qui croient en Lui soient sauvés. Ce n’est pas cette œuvre-là qu’Il nous demande d’imiter, parce que celle-là est inimitable. Lui seul a sauvé le monde, Lui seul ; mais Il veut parler des œuvres de justice que Lui a faites. Il a été le seul à obéir à la loi de Dieu, et si nous avons Jésus qui remplit nos cœurs, par le Saint-Esprit et par Sa force, nous allons être amenés à obéir à toute la Parole du Seigneur ; toute sans exception, parce que Dieu est en nous. Et Il dit au verset 15 : « Si vous m’aimez, gardez mes commandements ». Si je garde ses commandements, je vais faire ce qu’Il me demande, et c’est un signe de mon amour pour Jésus. Jésus nous dit : « Si tu m’aimes, tu gardes mes commandements, et si tu crois en Moi, tu vas faire les mêmes choses que Moi, j’ai faites ». Quand je regarde tout ce que Jésus a fait, je dis : « Seigneur, c’est quand même une promesse extraordinaire, toi, tu as fait du bien, tu as guéri les cœurs brisés, tu as apporté des paroles de consolation, tu as ressuscité des morts, tu as guéri des malades, tu as purifié des lépreux, tu as chassé des démons, et tu me dis que, si moi je crois en Toi, je vais faire les mêmes choses et même des plus grandes ? Explique-moi, Seigneur, parce que cela me paraît beaucoup ». Jésus n’est pas un homme pour mentir, Jésus est La Vérité, toutes Ses paroles sont vraies. Et, nous devons garder toutes les promesses de Jésus dans nos cœurs, et en particulier celle-là, parce que le monde qui nous entoure a besoin de voir les œuvres de Jésus. Le monde qui nous entoure attend de voir Jésus. Jésus peut se montrer comme Il veut, à tout le monde ; mais Jésus a laissé sur terre Son Eglise. L’Eglise, c’est le rassemblement de tous ceux qui croient en Lui, sans étiquette. Moi, j’ai pris mon étiquette, je l’ai mise à la poubelle. Je suis catholique de naissance, j’étais, parce que maintenant, je ne le suis plus, et quand j’ai grandi, j’ai compris que ce n’était pas une question d’appartenir à telle ou telle religion, mais de donner son cœur à Jésus, et de dire : « Seigneur Jésus, maintenant, tout ce que les hommes ont fait, les protestants, les orthodoxes, les catholiques et tous ces mouvements chrétiens, ce sont les hommes qui les ont faits, ce n’est pas Dieu qui les a faits. Alors, moi, je veux t’appartenir et je veux appeler « Mon frère et Ma sœur », tous ceux qui te connaissent, comme leur Sauveur et ce n’est pas une étiquette qui va arrêter cela « . Nous sommes membres de Son Eglise et le monde a besoin de Jésus, Jésus a besoin de Son Eglise ; Il a besoin que Son Eglise soit remplie du Saint-Esprit et puisse faire les œuvres de Jésus. Quand nous annonçons la Parole du Seigneur, Dieu veut la confirmer par des signes, par des guérisons, des prodiges et des miracles. On ne doit pas annoncer la Parole de Dieu pour cela, mais on doit prier le Seigneur, en disant : « Seigneur, tu vois ce monde qui nous entoure, il se précipitait vers toi parce que tu annonçais une parole juste et il voyait tes œuvres s’accomplir. Les malades étaient guéris, les gens étaient remplis de ta présence, ceux qui étaient liés par des démons étaient délivrés par toi, tu remplissais le cœur de joie, de consolation. » Et Jésus dit : « Je veux me servir de toi, pour que tu fasses les même choses, si tu crois. Si tu enlèves le doute et l’incrédulité de ton cœur, et si tu me laisses agir dans ta vie, tu vas faire ces choses. » Je vais prendre dans l’Ancien Testament un exemple extraordinaire qui va illustrer ce verset-là, qui va nous montrer que même dans l’Ancien Testament Dieu pouvait visiter des hommes et des femmes qui n’avaient pas encore la connaissance de Jésus, mais qui aimaient Dieu et qui voulaient lui obéir de tout leur cœur. Et nous savons que dans l’Ancien Testament, tout ce qui se passait, c’était une image des choses du Nouveau Testament. Cela veut dire que tout ce qui est raconté dans l’Ancien Testament doit nous servir d’exemple, pour que, spirituellement parlant, maintenant, dans le Nouveau Testament, nous puissions faire les choses que Jésus nous a demandées. Dans l’Ancien Testament, il y a un passage dans le deuxième livre des Rois, au chapitre 2. voyons un peu le  contexte. C’était le prophète Elie ; Elie était un des plus grands prophètes de l’Ancien Testament, un très grand prophète et, à un moment donné de sa vie, Dieu lui demande de choisir un disciple à sa place, parce que Dieu allait enlever Elie vivant. Elie est un des deux hommes qui a été enlevé vivant de cette terre. Il y a Enoch et Elie. Elie devait être enlevé vivant, et avant d’être enlevé, Dieu lui dit : « Tu vas choisir un autre homme, Elisée, et tu vas l’oindre d’huile, (c’est comme cela qu’ils faisaient), pour qu’il soit prophète à ta place quand tu vas partir ». Et il l’a fait, et, à partir de ce jour-là, Elisée est devenu le serviteur d’Elie. Elisée était un homme simple et quand Elie l’a trouvé, il était en train de labourer avec des bœufs, avec douze paires de bœufs, et Elie l’a appelé, alors qu’il était en plein travail ; et il lui a posé son manteau sur les épaules pour lui dire que plus tard, il allait être celui qui lui succéderait comme prophète. Mais tant qu’Elie était là, c’était Elie qui avait le ministère et Elisée était son serviteur, Elisée l’accompagnait partout, c’était celui qui lui donnait à boire, qui versait de l’eau sur ses pieds, etc.… C’était son serviteur. Elisée n’a eu aucun ministère tant qu’Elie était là sur la terre. Et au chapitre 2, il est dit : « Lorsque l’Eternel fit monter Elie au ciel dans un tourbillon, Elie partait de Guilgal avec Elisée. Elie est l’image du Seigneur Jésus-Christ. Jésus-Christ, le Fils de Dieu, quand Il était sur la terre, a choisi des disciples. Il les a choisis parce que le Père les lui a montré, et là, c’est la même chose. Dieu a parlé à Elie en lui disant : « Tu vas choisir celui-là ». Il est allé le faire. Et Elisée est l’image de l’Eglise. Elie est l’image de Jésus, Elisée est l’image de l’Eglise. Jésus est monté au ciel dix jours avant la Pentecôte ; une fois qu’Il était ressuscité, Il est resté avec Ses disciples une longue période, après Sa résurrection, leur enseignant les choses du royaume de Dieu et Il leur a dit : « Je vais partir bientôt, mais je ne vais pas vous laisser seuls ; quand je partirai, je vous enverrai le Consolateur, le Saint-Esprit qui sera avec vous, et qui sera en vous pour vous conduire dans toute la Vérité ». Et, sous les yeux de Ses disciples, Jésus, qui était sur le mont des Oliviers est monté au ciel et Ses disciples l’ont vu. Il a disparu dans les nuages, et Il est monté au ciel sous les yeux de cinq cents disciples qui étaient là. Et là, Elie, qui est l’image de Jésus, est aussi appelé à monter au ciel, appelé par Dieu, à monter plus haut. « Elie partait de Guilgal avec Elisée. (nous en sommes  au verset 2). Elie dit à Elisée : Reste ici, je te prie, car l’Eternel m’envoie jusqu’à Béthel. Elisée répondit : l’Eternel est vivant et ton âme est vivante ! Je ne te quitterai pas. Et ils descendirent à Béthel. Les fils des prophètes qui étaient à Béthel sortirent vers Elisée, et lui dirent : Sais-tu que l’Eternel enlève aujourd’hui ton maître de dessus ta tête ? Et il répondit : Je le sais aussi ; taisez-vous. Elie lui dit : Elisée, reste ici, je te prie, (reste à Béthel) car l’Eternel m’envoie à Jéricho. Il répondit : l’Eternel est vivant et ton âme est vivante ! Je ne te quitterai point. (deuxième fois qu’il lui dit). Et ils arrivèrent à Jéricho. Les fils des prophètes qui étaient à Jéricho s’approchèrent d’Elisée et lui dirent : Sais-tu que l’Eternel (tout le monde le savait apparemment), sais-tu que l’Eternel enlève ton maître au-dessus de ta tête ? Et il répondit : Je le sais aussi ; taisez-vous. Elie lui dit : Reste ici, je te prie, car l’Eternel m’envoie au Jourdain. Elisée répondit : L’Eternel est vivant et ton âme est vivante ! Je ne te quitterai point. Et ils poursuivirent tous deux leur chemin. Cinquante hommes d’entre les fils des prophètes arrivèrent et s’arrêtèrent à distance vis-à-vis, et eux deux s’arrêtèrent au bord du Jourdain. Alors Elie prit son manteau, le roula, et en frappa les eaux, qui se partagèrent ça et là, et ils passèrent tous deux à sec. Lorsqu’ils eurent passé, Elie dit à Elisée : Demande ce que tu veux que je fasse pour toi, avant que je sois enlevé d’avec toi. (Il avait l’air de lui dire : « demande tout ce que tu veux » ! De même que Jésus disait avant de partir à la Croix : « Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, je le ferai ». Tout ce qui correspond à la volonté de Dieu. Là, il lui dit : « Demande ce que tu veux que je fasse pour toi »). Elisée répondit : Qu’il y ait sur moi, je te prie, une double portion de ton esprit ! (ça veut dire ; l’Esprit de Dieu qui reposait sur Elie) ; Elisée dit : « J’en veux deux fois plus ». Ah, voilà quelqu’un qui voulait des choses sérieuses. Il n’a pas demandé de richesses, il n’a pas demandé une longue vie, il n’a pas demandé la santé, la prospérité, il a dit à Elie : « Elie, je veux cet Esprit qui est sur toi, j’en veux deux fois plus ! Je veux qu’il repose deux fois plus sur moi ». Il avait faim de Dieu ! Est-ce que tu as faim de Dieu ? Est-ce que tu veux deux fois plus encore de Son Esprit ? Est-ce que tu veux demander à Dieu d’être encore plus rempli ? Elisée était cet homme-là qui avait faim de Dieu). Et, Elie dit : tu demandes une chose difficile. Mais si tu me vois pendant que je serai enlevé d’avec toi, cela t’arrivera ainsi ; sinon, cela ne t’arrivera point. Comme ils continuaient à marcher en parlant, voici, un char de feu et des chevaux de feu les séparèrent l’un de l’autre, et Elie monta au ciel dans un tourbillon. » Quelle expérience merveilleuse ! Voilà Jésus qui monte ! Enfin, c’est l’image de Jésus. Elisée regardait, vous pensez bien qu’Elisée devait ouvrir des yeux comme ça ! Elisée se disait : Il m’a dit que si je le vois pendant qu’il monte, ça va m’arriver ! ». Alors, vous pensez bien qu’il était là et il regardait. Et il l’a vu ! « Elisée regardait et criait : Mon Père, Mon Père ! Char d’Israël et sa cavalerie ! (Il l’a vu !) Et puis, il ne le vit plus. (Parce qu’il avait disparu dans les nuées). Saisissant alors ses vêtements, il les déchira en deux morceaux, et il releva le manteau qu’Elie avait laissé tomber. Puis il retourna et s’arrêta au bord du Jourdain ; Il prit le manteau qu’Elie avait laissé tomber, et il en frappa les eaux, (comme avait fait son maître) et dit : Où est l’Eternel, le Dieu d’Elie ? (Il ne disait pas cela dans un esprit de doute, il savait que le Dieu d’Elie était son Dieu aussi et que, parce qu’il avait vu Elie monter au ciel, il avait reçu la double portion de l’Esprit de Dieu sur lui, il savait bien). Et lui aussi, il frappa les eaux, qui se partagèrent ça et là, et Elisée passa ». Alors, restons là pour le moment. C’est merveilleux comme passage parce que cela illustre parfaitement le verset que je vous ai commenté tout à l’heure. Jésus a dit : « Celui qui croit en moi fera les mêmes choses que moi et il en fera bien plus encore ». Elisée demande deux fois plus de l’esprit qui était sur Elie. Et quand on regarde dans les chapitres qui suivent, il est rapporté un certain nombre de miracles et de prodiges, y compris des résurrections de morts. Et si vous les comptez, il y en a deux fois plus que les miracles accomplis dans la vie d’Elie, qui sont rapportés par la Bible ; exactement deux fois plus. Alors, cela veut dire qu’il a été exaucé, ce qu’il a demandé, il l’a reçu. Et, il a accompli les œuvres de son maître, et bien plus encore, parce qu’il l’avait demandé. Il l’avait demandé et ce n’était pas une demande folle, c’était une demande qui correspondait à la volonté de Dieu parce que Dieu l’a exaucé. Si nous demandons d’être remplis du Saint-Esprit, ce n’est pas pour aller faire des miracles, pour faire un cirque ; parce que là notre cœur ne serait pas droit, devant Dieu ; mais c’est pour glorifier Dieu en accomplissant les mêmes œuvres que Jésus, pour que les cœurs des hommes se tournent vers la repentance et vers Jésus, pour abandonner leurs péchés et l’accepter comme Sauveur et Seigneur. C’est le seul but de Dieu, c’est d’amener des âmes au ciel. Ce n’est pas seulement de guérir des malades ; Jésus est plein d’amour pour les malades et Il veut les guérir ; mais le but suprême de Dieu, c’est d’amener tous les hommes avec Lui au Ciel ; et déjà sur cette terre, de remplir notre cœur de Sa Paix, de Son Amour et de Sa Force. Alors, désirons cet esprit qui était sur Elie, deux fois plus. Jésus a dit : « plus grandes encore », cela veut dire qu’ils allaient recevoir le Saint-Esprit qui allait être répandu, après la montée de Jésus au Ciel, Jésus avait dit : « attendez, je vous enverrai le Saint-Esprit ». Et c’est exactement ce qui s’est passé pour Elie. On va reprendre parce qu’il y a quelques détails qui sont importants à comprendre là. D’abord, ils sont partis de Guilgal, et Guilgal, dans la Bible, c’est l’endroit où le peuple avait été circoncis. Quand les Hébreux avaient traversé le Jourdain, pour entrer dans le pays de Canaan pour le conquérir ; ils s’étaient arrêtés à Guilgal et là tout le peuple avait été circoncis. Et c’est une image spirituelle : cela veut dire pour nous chrétiens : Nous, nous sommes Elisée, notre Maître : Jésus. Elie c’est Jésus ; Elie commence à partir avec Elisée de Guilgal. Il faut partir de la circoncision. Cela veut dire simplement pour nous aujourd’hui une vraie repentance et une vraie conversion. Parce que les vrais Hébreux, les vrais Juifs sont circoncis pour marquer leur alliance avec Dieu en signe d’obéissance. Paul dit que nous, nous ne sommes pas circoncis d’une circoncision que la main a faite, mais il parle de la circoncision du cœur, la circoncision de Christ. Ça veut dire : se repentir, ça veut dire : demander pardon à Dieu pour nos péchés et dire : Seigneur, je pars avec Toi, mais en me convertissant de tout mon cœur ; je veux laisser de côté le monde qui m’entoure et qui est rempli de péchés, et je veux me tourner vers Toi pour t’accepter comme Sauveur et Seigneur. Ça, c’est Guilgal ; il fallait qu’ils partent de là. Et ensuite, Elie lui dit : « Reste là, moi j’irai plus loin ». Elisée dit : Non, je vais te suivre jusqu’au bout. Tant que tu seras là sur cette terre, je ne te quitterai pas d’une semelle. Elie a essayé de le semer, enfin, il le mettait à l’épreuve, parce qu’il savait qu’il allait rester avec lui. Mais il a essayé de lui dire : Reste là. Elisée a dit : Non, je ne resterai pas. Dieu ne veut pas que nous restions toujours au même stade de notre expérience spirituelle. On doit partir de Guilgal, mais il faut aller avec Jésus à toutes les étapes ; il ne faut pas rester au début, il faut aller jusqu’au bout avec Lui ; jusqu’au bout, il faut aller avec Lui. A chaque jour qui passe, Il nous donne une étape nouvelle : il faut aller avec Lui. Et la prochaine étape, c’était Béthel. Alors, Guilgal est un petit village qui est tout près de Jéricho, et Béthel est bien plus loin au Nord. Donc, ils sont partis de Guilgal pour aller à Béthel et revenir à Jéricho, avant de passer le Jourdain. Et Béthel, ça veut dire en hébreu, la maison de Dieu. C’était l’endroit où longtemps l’Arche de Dieu et la Tente de l’Eternel étaient placées, et où les Hébreux venaient adorer Dieu et offrir des sacrifices. Donc, Béthel nous parle de la présence de Dieu et de la maison de Dieu. Nous, nous sommes la maison de Dieu, quand nous avons accepté Jésus comme notre Sauveur et Seigneur. Nous sommes Béthel, la maison de Dieu. Elie part de la circoncision (Guilgal) , il va à Béthel et là, il lui dit : Maintenant, reste là. Ça veut dire qu’à Béthel, on est rempli de la présence du Seigneur. On est dans la maison du Seigneur, on est la maison du Seigneur ; Il habite en nous, nous sommes dans la présence de Dieu ; on pourrait y rester ; on pourrait dire : on est tellement bien dans ta présence, Seigneur. Mais Dieu ne veut pas que, même sur cette terre, on passe toute notre vie à l’écart, à adorer Dieu. L’adoration doit être en permanence dans nos cœurs, mais tant qu’on est sur cette terre, Dieu a un travail pour nous. Et le travail pour nous va consister à faire la suite. Donc, nous devons commencer par nous convertir, et ensuite aller à Béthel, c’est-à-dire dans la présence de Dieu pour nous remplir de Lui, et puis ensuite, aller un peu plus loin. Elie conduit ensuite Elisée un peu plus loin. Il le conduit à Jéricho : Vous savez ce qui s’est passé à Jéricho ? A Jéricho, il y a eu une grande victoire de la foi contre les ennemis qui étaient là et qui occupaient cette ville. Les Hébreux ont fait sept fois le tour pendant sept jours, et le septième jour, sept fois le tour de la ville, et ils ont poussé un grand cri, et les murailles sont tombées par la foi ! Uniquement parce que Dieu avait dit : « Vous ferez ça et ça et ça », et ils l’ont fait comme Dieu avait dit. Ce n’est pas en criant que des murailles épaisses comme ça peuvent tomber ; c’est la main de Dieu qui a fait tomber ces murailles, et ils ont remporté sur leur ennemi une très grande victoire par la foi. Donc, si nous commençons par une vraie conversion, que nous allons nous remplir de la présence de Dieu, et qu’ensuite on suit Jésus, Jésus veut nous amener à Jéricho pour remporter contre le diable et Satan et tous ses démons la victoire de la foi, parce que Jésus est avec nous. Jésus a déjà gagné le combat à la Croix. Il a déjà vaincu le diable et ses démons qui sont autour de nous, invisibles. Ils veulent détruire les hommes et ils y arrivent bien. Mais Jésus veut se servir de nous pour aller devant nos « Jéricho » et crier la Parole de Dieu avec foi et les murailles s’écrouleront. C’est cela Jéricho. Mais Elie n’est pas resté là ; il a dit « Reste-là et moi je vais un peu plus loin ». Elisée lui répondit : « Non, je ne te quitterai pas ». Elie le conduit au bord du Jourdain (2 Rois 2:7). Le Jourdain en hébreu, ça veut dire : le fleuve de la mort ; celui qui descend et qui va dans la Mer Morte. Et c’est aussi un symbole spirituel parce que, des années auparavant, ils étaient rentrés dans le pays en passant par le Jourdain qui s’était ouvert (Josué 3:17). Et ici, Elie ouvre les eaux du Jourdain en frappant avec son manteau, et à nouveau par la foi, tous deux repassent le Jourdain à sec. Elisée releva le manteau qu’Elie avait laissé tomber après avoir été enlevé (2 Rois 2:14). Pour Elisée, ça a été une expérience unique de prendre le manteau par la foi. Le manteau symbolise l’onction, la puissance. L’onction qui reposait sur Elie était symbolisée par son manteau. Elisée roule le manteau et frappe les eaux du Jourdain qui s’ouvrent, et il passe. Et là, c’est le symbole de la mort, le Jourdain ; la mort à soi, le fleuve de la mort qui descend. C’est plus encore que la victoire sur les ennemis, la victoire sur nous-mêmes. Parce que, c’est bien beau d’être rempli du Saint-Esprit pour aller combattre par la foi, mais Jésus veut que nous ayons une pleine victoire sur notre propre chair, notre propre moi qui est tout le temps là pour demander sa part, et qui a été cloué à la Croix avec Jésus. Il faut que ce soit manifesté dans nos vies. Et là c’est passer comme la quatrième étape, dans la vie d’Elisée, spirituellement pour nous, c’est repasser par le Jourdain, par le fleuve de la mort, qu’il allait retraverser encore pour exercer son ministère maintenant qu’Elie était parti. Maintenant, Elisée allait pouvoir commencer à exercer son ministère. Elie avait dit : « Tu me demandes une chose difficile, mais si tu me vois pendant que je monterai, tu recevras une double portion de mon esprit sur toi ». Elisée a vu Elie, et il a reçu ce qu’il demandait. Pour nous, spirituellement, qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire que ce Seigneur Jésus qui est monté au Ciel et qui est maintenant assis au Ciel dans la droite de Dieu : Il ne faut pas que nous le quittions des yeux, spirituellement, pendant qu’Il est élevé dans son élévation, en ce moment. Il va bientôt revenir, très bientôt pour nous enlever. D’abord nous enlever, ensuite régner sur la terre ; mais tant qu’Il est là, Il est élevé dans l’élévation, nous devons garder les yeux fixés sur Lui et, dans la foi, recevoir de Lui une double portion de Son Esprit. C’est exactement ce qui s’est passé, rappelez-vous, le jour de l’ascension de Jésus, quand les disciples ont vu Jésus monter. Ils étaient tous là, ils l’ont vu, et deux anges sont venus, et ont dit : « Mais, cessez de regarder (physiquement bien sûr). Celui que vous avez vu monter maintenant sous vos yeux, reviendra un jour pour vous prendre avec Lui ». Ça veut dire que pendant toute cette période, entre le moment où Il va redescendre et où nous allons monter à Sa rencontre dans les cieux ; nous devons garder les yeux fixés sur lui ; parce qu’Il n’est plus visible à nos yeux, mais c’est par la foi que nous gardons les yeux fixés sur Lui. Que s’est-il passé dix jours après l’ascension de Jésus ? Le Seigneur a envoyé une puissante onction de Son Esprit sur tous ceux qui l’attendaient, et qui attendaient Sa promesse. Et à partir du moment où ils ont été remplis de cet Esprit, ils ont eu quelque chose de bien plus puissant qu’auparavant : Auparavant, ils n’avaient pas cette onction qu’ils ont eue le jour de la Pentecôte. Ils l’ont reçue et ils ont commencé à faire les œuvres de Jésus à ce moment-là. Et des œuvres plus grandes encore que Lui, parce qu’ils avaient reçu la plénitude du Saint-Esprit qu’ils n’avaient pas avant, quand ils étaient sur la terre avec Jésus. Et pour Elisée, ça a été exactement pareil, il a gardé les yeux fixés sur son maître qui montait et le Seigneur lui a fait la grâce de pouvoir le voir et il a reçu ce qu’Il a demandé. Pour nous, recevoir la grâce de pouvoir voir Jésus, alors qu’Il est là-haut élevé, c’est simplement garder les yeux fixés sur Lui par la foi. Garder les yeux fixés sur Lui, par la foi, c’est-à-dire garder les yeux fixés sur Sa Parole. Quand nous gardons les yeux fixés sur le Seigneur, Par la foi, et sur Sa Parole, nous sommes constamment en communion avec Lui, et Son Esprit descend sur nous pour nous faire faire les œuvres de Jésus-Christ. Et quand il a reçu cette double onction qui était sur Elie, il n’a pas hésité un seul instant, il a pris le manteau, il a fait comme son maître, exactement comme il l’avait vu, il a frappé le Jourdain qui s’est ouvert, et il est retourné dans le pays pour commencer son ministère. Et vous savez où il l’a commencé son ministère ? Il l’a commencé à Jéricho. Au verset 15, il dit : « Les prophètes qui étaient à Jéricho, l’ayant vu, dirent : etc.… » Et ensuite, vous savez où il est retourné, après Jéricho ? On le voit au verset 23 : Il est retourné à Béthel. Et après Béthel, il n’est pas retourné à Guilgal, il n’avait pas besoin de se convertir. Donc, après le passage du Jourdain, il est retourné à Jéricho pour assainir les eaux qui n’étaient pas bonnes, avec du sel. Et là c’est un exemple, pour tout le ministère que nous devons accomplir. Une fois que nous sommes remplis de l’Esprit du Seigneur, le Seigneur nous dit : Tu vas retourner là à Jéricho, qui est un symbole d’une ville occupée par les ennemis. Et, en plus, les eaux qui étaient là étaient amères, n’étaient pas bonnes, il n’y avait rien qui poussait, c’était stérile, il n’y avait rien. Le monde qui nous entoure, c’est Jéricho, c’est un monde stérile où il n’y a rien qui pousse, où il n’y a rien de vivant qui pousse. Il est arrivé, rempli du Seigneur et il a dit : « Apportez-moi un plat neuf avec du sel ». Jésus a dit : « Ayez du sel en vous-mêmes. Soyez remplis de sel et de feu ». Le sel est le symbole du Saint-Esprit qui préserve, qui garde. Et il a dit : « Jetez le sel dans l’eau qui n’est pas bonne ». Elle est devenue bonne. Il a commencé son ministère rempli du Seigneur ; il a répandu l’Evangile de Jésus-Christ comme nous devons le faire, et cet Evangile a changé les eaux qui n’étaient pas bonnes en eaux qui étaient bonnes. Partout où le Sel de Dieu touche un cœur qui est ouvert, l’Esprit de Dieu vient et change ce qui est mauvais ; ça devient bon. Ce qui est infecte devient vivant. Et il retournait à Béthel, se remplir à nouveau de la présence du Seigneur, (il n’est pas retourné à Guilgal), il est allé ensuite sur le Mont Carmel, où Elie était monté pour faire descendre le feu du Ciel, qui avait confondu tous les prophètes de Satan. Il est remonté au Carmel et ensuite, il est allé à Samarie où il a exercé tout son ministère. Samarie était une ville impie, une ville épouvantable où il n’y a eu que des mauvais rois qui ont régné. Et Elisée n’est pas allé à Jérusalem, Elisée est allé à Samarie, c’est-à-dire en plein milieu d’un monde impie, d’un monde mauvais où il a manifesté la gloire de Dieu par des miracles, des signes et des prodiges. Parce qu’il avait demandé une onction double de celle de son maître, il l’avait reçue. Et même après la mort d’Elisée, on a jeté un cadavre sur ses os, et le cadavre a ressuscité en touchant les os d’Elisée. On peut voir le ministère puissant que cet homme a eu parce qu’il a voulu rester avec son seigneur jusqu’au bout, jusqu’à ce que son seigneur monte ; et quand son seigneur est monté, il l’a fixé sans arrêt du regard pour recevoir sa puissance, il l’a reçue et il est retourné exercer un ministère deux fois plus grand que celui de son maître. Alors pour nous chrétiens, il doit en être de même. Nous devons persévérer dans Sa parole et nous allons  terminer en lisant dans l’épître aux Hébreux. Nous avons besoin de persévérance parce que nous n’avons pas vu encore toutes ces choses pleinement manifestées. J’ai vu des œuvres merveilleuses de Jésus, vous en avez vu aussi, mais nous voulons voir toutes les œuvres, et bien plus encore manifestées dans nos vies. Je veux faire les œuvres de Jésus. Et vous, vous voulez les faire aussi ? Amen ! Alléluia ! Et bien, faisons comme Elisée. Dans Hébreux 6, il est dit au verset 11, écoutez bien ce petit verset-là : « Nous désirons que chacun de vous » (chacun, cela veut dire quoi ? ça veut dire sans exception d’un seul). Il dit : « Nous désirons que chacun de vous montre le même zèle (le zèle d’Elisée) pour conserver jusqu’à la fin une pleine espérance. » L’espérance d’Elisée, c’était plus que l’espoir ! Plus que le : « Oh, j’espère bien l’avoir… » Non, c’était l’assurance de la foi, puisque la foi, c’est la ferme assurance des choses qu’on espère. Elisée était rempli de cette espérance : Je vais le voir Seigneur, je vais le voir. « … pour que vous ne vous relâchiez pas, (Ne nous relâchons pas ! Elisée ne s’est pas relâché un seul instant. Quand Elie lui a dit : « Reste là, moi je m’en vais plus loin ». « Non, je ne te quitterai pas ! » Et dès qu’il a vu Elie faire ses œuvres et rouler son manteau et taper, il a fait comme lui, il a observé son maître, il a fait comme lui). « Pour que vous imitiez ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses ». Elisée a hérité les promesses par la foi et la persévérance. Il faut les deux ; la foi, c’est la totale certitude qu’on a été entendu. Mais, il faut la persévérance, parce que, quelquefois, on a cette certitude aujourd’hui, mais demain, ça cogne tellement ; il y a tellement d’épreuves qu’on commence à flancher, puis on dit : « Ah ! Je suis en train de perdre ma foi ! » Non ! Il faut persévérer ; ne perdons pas la foi. Faisons comme Elisée, accrochons-nous à Jésus, accrochons nous à Sa Parole, continuons, allons de Guilgal à Béthel et à Jéricho, et au Jourdain et revenons à Jéricho, revenons à Béthel, allons au Carmel, allons à Samarie. En permanence, remplis du Saint- Esprit pour faire les œuvres de Jésus. « Et nous désirons que chacun de vous (je le relis) montre le même zèle pour conserver jusqu’à la fin (quelle fin ? jusqu’à ce que Jésus vienne nous chercher ; jusque là, jusqu’à la fin) une pleine espérance pour que vous ne vous relâchiez pas, et que vous imitiez… » Et moi je veux imiter qui ? Vous savez qui : Jésus ! Je veux imiter Jésus ; parce que c’est Lui mon modèle. Il a persévéré jusqu’au bout, Il a été dans des épreuves épouvantables ; Il a persévéré. Nous devons persévérer jusqu’au bout pour hériter les promesses de Dieu ; les belles promesses qu’Il  nous a données, de Son secours, de Son salut, de Sa guérison, de Sa délivrance, de la santé qu’Il veut nous donner. Parce qu’Il a tout porté sur Lui ; nos péchés, nos iniquités, nos maladies, nos infirmités, tout. Il veut que tout cela se réalise dans nos vies. Imitons ceux qui reçoivent ces promesses. Au chapitre 10, et au verset 35 : « N’abandonnez pas votre assurance ». Ne vous laissez pas distraire de votre assurance. Vous vous rappelez les fils des prophètes, à chaque étape, ils venaient vers Elisée : « Mais, tu ne sais pas qu’aujourd’hui ton maître Elie va être enlevé au-dessus de toi ? » Quelle est la réponse d’Elisée ? : « Je le sais, taisez-vous ! » Ils voulaient discuter avec lui pour commencer à parler des choses qu’ils savaient : tu ne sais pas que… ? S’il avait continué à parler avec eux, il aurait été distrait de sa mission. Il dit : Je le sais très bien. Taisez-vous ! Ce n’est pas cela qui m’intéresse. Ce qui m’intéresse, c’est de rester avec mon maître et d’aller jusqu’au bout et de le voir monter. Et là, il dit au chapitre 10 et au verset 35 : « N’abandonnez pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande récompense. (Une grande rémunération. La grande rémunération, c’est mon salut éternel. Et c’est aussi, sur la terre, la réponse à mes prières quand elles sont faites dans le Seigneur. Pour moi,

pour mes enfants, pour mes parents, pour mes voisins, pour ceux que j’ai autour de moi ; Dieu veut exaucer mes prières). Car vous avez besoin de persévérer, (mes bien-aimés, que j’aime dans le Seigneur, nous avons tous besoin de persévérer, surtout quand ça va mal. Quand ça va bien, on se repose ; mais quand ça va mal, on a besoin de s’accrocher à Jésus, on a besoin de s’accrocher à Ses promesses), pour que, après avoir accompli la volonté de Dieu, (Guilgal, Béthel, Jéricho… Elisée a accompli la volonté de Dieu dans toutes ces étapes), vous obteniez ce qui vous est promis ». La double onction de Sa présence; vous avez besoin de persévérer, de suivre Jésus jusqu’au bout, et de recevoir la double onction de Sa présence. « Encore un peu, un peu de temps ». Alors prenons patience, bien-aimé, dans un peu de temps, Jésus va venir nous secourir, prenons patience, ne nous décourageons pas, Jésus nous aime, Jésus a entendu nos  prières, Jésus a vu nos souffrances, Jésus est avec nous et Il vient avec la puissance de Son Esprit et de Son Amour pour nous secourir, et pour faire de nous quelqu’un qui va aider les autres. Amen. « Celui qui doit venir viendra, Il ne tardera pas. Et le juste vivra par la foi ; mais s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui ». « Nous, (et c’est mon dernier mot et il faut que ce soit le nôtre maintenant) nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme ». Et avec cela, il y a tout le reste. Quand notre âme est sauvée, nous avons la présence de Dieu avec nous, et nous avons l’exaucement de nos prières ; et nous avons la double onction de Son Esprit. Alors, ça réconforte toutes ces choses, parce que  si Elisée a obtenu autant de Dieu, alors qu’il n’avait pas la connaissance de Jésus, il n’avait pas la nouvelle naissance, il n’avait pas le baptême du Saint-Esprit, il n’avait pas les meilleures promesses que nous avons, nous allons, nous, avoir bien plus ! Bien plus avec notre Seigneur Jésus ! Gardons ces promesses dans le cœur, consolons nos cœurs dans les afflictions qu’on peut traverser ; parce que Jésus les traverse avec nous. Il ne va pas tarder à venir nous secourir pour Sa gloire. Amen ? Alléluia ! Amen ! remercions le seigneur pour sa parole , qui fait du bien à nos cœurs , et qu’il nous montre que tout est possible à celui qui croit, et que toutes ces œuvres qu’il  a accomplies, nous les accomplissions aussi et  croyons en Lui  qu’il  les accomplisse  en nous, il les accomplira , en posant les mains sur les malades en ton Nom,  ils seront guéris, les esprits mauvais en son Nom serons chassés car il a promis ces choses à nous ses  enfants, et aussi  l’onction de son Esprit pour que nous puissions parler de Loi avec son Esprit  Seigneur, rends ces paroles vivantes dans nos cœurs et fais du bien à chacun de nous maintenant, Seigneur. Je te demande que tu consoles, que tu fortifies et que tu fasses du bien, que nous repartions d’ici remplis à nouveau de ta foi, de ta consolation et de ton assurance, pour te servir Seigneur, au nom de Jésus, je te prie et je t’en remercie. Amen ! Alléluia !

                               Pourquoi Jésus faisait-il des miracles ?

Ce message va nous parler de la nécessité de prêcher l’Evangile accompagné de signes et de miracles, et de prier pour qu’il y ait des signes et des miracles. Nous allons voir dans l’évangile de Matthieu pourquoi le Seigneur faisait des miracles, pourquoi il donnait des signes. De nombreuses raisons nous sont données dans l’évangile de Matthieu. Nous finirons par le début du livre des Actes, et nous verrons qu’après le départ de Jésus, il en a toujours été ainsi, tant que l’Eglise était remplie du Saint-Esprit Les premiers disciples ne prêchaient pas les miracles, ils les pratiquaient. Ils ne prêchaient pas les miracles, ils prêchaient le royaume de Dieu et la repentance, et c’était le Seigneur qui confirmait la Parole par des miracles, des signes et des prodiges en réponse à leurs prières. Il n’est pas normal aujourd’hui que l’Evangile de Jésus-Christ soit prêché sans que le Seigneur le confirme par des signes et des miracles. Dans les églises où le Seigneur ne confirme pas sa Parole par des signes, des prodiges, et des vrais miracles, il manque quelque chose. Et nous devons nous sonder quand nous ne voyons pas le Seigneur confirmer sa Parole par des prodiges et des miracles, par ses œuvres à Lui. Regardons dans Matthieu pour quelles raisons le Seigneur faisait des miracles (nous regarderons seulement l’évangile de Matthieu mais il y a bien d’autres raisons mentionnées ailleurs dans toute la Parole). Pourquoi le Dieu Tout-puissant, et Jésus son Fils bien-aimé, ont-ils accompli des miracles ? Et aussi les disciples ensuite ? Dans Matthieu, au chapitre 4 et au verset 23, le Seigneur commence juste son ministère. Il a été appelé par son Père, Il a été envoyé 40 jours dans le désert, Il est rempli de la puissance de l’Esprit. Il est dit : « Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues (il enseignait la Parole de Dieu) prêchant la bonne nouvelle du royaume (et nous savons que la bonne nouvelle du royaume, c’était de leur dire : « Repentez-vous, le royaume de Dieu est proche ») et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple. Sa renommée se répandit dans toute la Syrie. Et on lui amenait tous ceux qui souffraient de maladies et de douleurs de divers genres, des démoniaques, des lunatiques (ce qu’ils appelaient les lunatiques, dans ce temps-là, c’est ce que nous appellerions aujourd’hui ceux qui sont dans les hôpitaux psychiatriques), des paralytiques, et il les guérissait. Une grande foule le suivit » . Nous trouvons là une première raison pour laquelle le Seigneur accomplissait des miracles : c’était pour que la renommée de Jésus se répande, et qu’une grande foule le suive. A chaque fois que le Seigneur accomplissait des miracles, c’était en réponse à la prédication de la bonne nouvelle de l’Evangile. Il ne prêchait jamais les miracles, il n’expliquait jamais comment on faisait un miracle. Il prêchait la Parole de Dieu, la repentance, le salut, et il guérissait les malades pour confirmer sa Parole. Et le résultat de ces miracles et de ces guérisons, c’est ce que nous lisons au verset 24 : « Sa renommée se répandit, et une grande foule le suivit » . Dans les églises où la puissance du Seigneur est à l’œuvre par des guérisons, des miracles et des prodiges, la renommée de Jésus se répand au loin, et de grandes foules viennent au Seigneur, pour qu’il se révèle, et pour que les gens reçoivent aussi ces guérisons et ces miracles dont ils ont besoin. Donc, ça, c’est la première raison. Et, je crois qu’elle est toujours d’actualité. Les foules, aujourd’hui sont de plus en plus nombreuses à s’écarter du Seigneur. S’il y a la prédication de la repentance, de la bonne nouvelle de l’Evangile, d’un Sauveur, venu mourir pour nos péchés, qui a réglé le problème de notre nature de péché à la Croix, et s’il n’y a pas les confirmations par des miracles et des guérisons, les foules ne viendront pas ! C’est pour cela que le Seigneur appuyait sa Parole, c’est pour faire venir les foules. Les gens ont besoin d’avoir des miracles dans leurs vies. Ils ont des situations tellement compliquées, tellement inextricables, que les médecins, les psychiatres, les conseillers conjugaux, et tout ce que l’on peut avoir comme secours humain, ne peuvent absolument pas les aider. Ils ont besoin d’une intervention miraculeuse du Seigneur. Et quand Il le fait, sa renommée se répand. Le sermon sur la montagne vient juste après, et il faut le placer dans ce contexte, c’est tout l’enseignement de Jésus. Quand il est dit : « Il allait dans les synagogues et il enseignait » , c’est cela qu’il enseignait. Il enseignait le sermon sur la montagne et il accomplissait des miracles, des guérisons. Juste après le sermon sur la montagne, au début du chapitre 8, nous lisons : « Lorsque Jésus fut descendu de la montagne, une grande foule le suivit. Et voici, un lépreux, s’étant approché, se prosterna devant lui, et dit : Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur. Jésus étendit la main, le toucha, et dit : je le veux, sois pur. Aussitôt, il fut purifié de sa lèpre » . C’était un grand miracle pour ceux de cette époque. Maintenant, la lèpre, ça peut se soigner, et encore ça laisse des traces. Mais quand le Seigneur Jésus touchait un lépreux, il était non seulement guéri de sa lèpre, mais tout était reconstitué à neuf. Et là, c’est ce qui s’est passé. Un grand miracle ! Donc, là, une raison supplémentaire pour laquelle Jésus veut faire des miracles, c’est qu’il veut, il veut guérir les malades ! Pas seulement pour que sa renommée se répande, et que les gens viennent écouter la bonne nouvelle de l’Evangile, (ce qui est le plus important, amener des gens à la repentance et au salut), mais le Seigneur veut guérir les malades. C’est dans son cœur, c’est dans sa nature. Il veut qu’ils soient guéris. « Je le veux, sois guéri ! » Et il fait un miracle. Toujours dans le même chapitre, au verset 14 : « Jésus se rendit ensuite à la maison de Pierre, dont il vit la belle-mère couchée et ayant la fièvre, il toucha sa main, et la fièvre la quitta » . C’est un miracle ! Certains penseront : ce n’est pas un miracle aussi extraordinaire, c’était une simple fièvre, mais vous savez qu’il y a des fièvres qui sont mortelles ? « Il toucha sa main, et la fièvre la quitta, puis elle se leva, et le servit » . Une autre raison pour laquelle Jésus veut faire des miracles, c’est que, par ces miracles, nous puissions être équipés, en bonne santé, en bon état physique, pour Le servir. Vous savez ce que la belle-mère de Pierre a fait aussitôt ? Elle s’est levée, et elle a servi Jésus. Tant qu’elle était couchée dans son lit, avec la fièvre, elle ne pouvait pas servir Jésus. Quand nous sommes cloués au lit par des cancers, des maladies, des choses comme ça, en tant que chrétiens, enfants de Dieu, ou que l’on a des infirmités, ou des choses qui nous empêchent d’être entièrement disponibles pour servir le Seigneur, ça ne plaît pas à Jésus, et il veut venir à nous pour faire comme à la belle mère de Pierre : nous toucher, faire un miracle pour qu’on puisse Le servir. Alléluia ! Déjà ça, c’est une raison fort importante. Le Seigneur veut des serviteurs et des servantes qui soient en bon état physique pour le servir. « Seigneur, enlève au milieu de nous tout ce qui est un obstacle à un bon service pour toi, que nous soyons en pleine force et en pleine santé. » « Il a pris sur lui nos infirmités, il s’est chargé de nos maladies » . Voilà encore une raison pour laquelle Dieu veut faire des miracles, et des guérisons. Juste les deux versets après : « Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques, il chassa les esprits par sa Parole, et il guérit tous les malades » . Quand nous  lisons ça, nous nous demandons alors : « Mais, comment est-ce qu’une seule personne qui lit la Bible peut encore se poser la question, et dire : est-ce que Dieu veut guérir tous les malades ? » Comment est-ce possible ? On doit vraiment être aveuglé dans l’église de Jésus pour encore douter, et se dire : « Mais est-ce que Jésus veut vraiment me guérir, moi, ou guérir celui-là, ou celui-ci ? Ou, est-ce qu’il veut vraiment guérir ? Parce que ça fait 25 ans que j’attends ma guérison, et elle n’est pas venue. Alors, est ce que Dieu veut me guérir ? » Mais Oui ! Il veut te guérir. Pourquoi ? « Afin que s’accomplisse ce qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète (et vous savez que les prophètes parlent de la part de Dieu, ils donnent la pensée, et la Parole de Dieu ; donc Esaïe donnait la pensée de Dieu, et quelle était cette pensée ?) Il a pris sur lui nos infirmités, il s’est chargé de nos maladies » . Voilà encore une raison pour laquelle Dieu veut faire des miracles, et des guérisons, c’est que Jésus s’est chargé sur lui de tout ce qui n’allait pas dans nos vies, du péché, et de toutes les conséquences du péché, c’est-à-dire, de la mort, de la maladie, et de l’infirmité. Il fallait que s’accomplisse cette prophétie. Et pour qu’elle s’accomplisse, il fallait qu’il guérisse tous les malades, et qu’il fasse des grands miracles de guérisons. Et il est toujours le même aujourd’hui. Il y a 2000 ans, quand le Seigneur Jésus était sur la Croix, Il s’est chargé de toutes nos maladies : pas seulement des maladies de l’époque, mais celles d’aujourd’hui, et jusqu’à son retour. Il s’était chargé de nos maladies, (qu’elles soient du corps, de l’âme ou de l’esprit), de nos faiblesses, et de nos infirmités physiques. Et c’est pour cela que ce soir-là, devant la porte de Pierre, il a guéri tous les malades, pour que s’accomplisse la Parole de Dieu. N’oubliez pas que, quand un malade n’est pas guéri, quand un malade meurt dans sa maladie, c’est un échec pour Dieu. Dieu le prend comme un échec personnel. Surtout quand c’est un enfant du Seigneur, parce que Sa volonté, c’était de le rétablir, et il s’est passé quelque chose qui a bloqué la volonté du Seigneur. De même, Dieu veut que tous les hommes soient sauvés. Et nous savons qu’il y en a beaucoup qui meurent sans être sauvés. Eh bien, c’est un échec pour le Seigneur. Ce n’est pas Lui qui est responsable de cet échec, mais ça veut dire que Lui qui voulait sauver, a été empêché par quelque chose. Et par quoi a-t-il été empêché ? Nous le savons. Par la désobéissance et par l’incrédulité de ceux qui ne veulent pas recevoir ce qu’Il vient donner. Alors, pour la maladie, c’est pareil. Tous les doutes de nos cœurs sont enlevés lorsque nous savons que Dieu veut faire un miracle dans notre vie, pour se glorifier, pour que sa renommée se répande, pour qu’on puisse Le servir, pour accomplir la prophétie, et lorsque nous savons qu’Il s’est chargé de toutes nos infirmités. Seigneur, si tu veux me guérir, ce n’est pas parce que je suis meilleur que les autres, ou parce que je suis ton chouchou, parce que tu as un plan spécial pour moi, ou que je suis l’heureux gagnant de la loterie ! Il n’y a pas de loterie, au ciel, ce n’est pas vrai, il n’y a que des hommes et des femmes qui croient à la Parole du Seigneur. Et si nous croyons, nous n’allons pas pouvoir ouvrir la porte au Seigneur pour qu’il fasse un miracle. Et là, il va confirmer sa Parole, l’Evangile. Autre raison : Jésus est ému de compassion pour tous ceux qui souffrent. Un peu plus loin, dans Matthieu, au chapitre 9, et au verset 20 : « Voici, une femme atteinte d’une perte de sang depuis 12 ans (la pauvre, elle a dû souffrir !) s’approcha par derrière, et toucha le bord de son vêtement, car elle se disait en elle-même : si je peux seulement toucher son vêtement, je serai guérie (c’était un miracle ! Parce qu’une perte de sang depuis douze ans, c’est quelque chose de très grave et incurable, comme un cancer). Jésus se retourna, et dit en la voyant : prends courage, ma fille, ta foi t’a guérie. » Jésus veut faire des miracles pour répondre à la foi de ceux qui le touchent. Il veut répondre à la foi de ceux qui le touchent, et, en réponse à cette foi, il fait un miracle ; comme pour cette femme, qui, à l’instant même, à l’heure même, a été guérie. Alléluia ! Merci Seigneur. Nous voulons toujours répondre à la foi de ceux qui s’approchent de nous. Toujours dans le même chapitre, au verset 35 du chapitre 9 : « Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues (vousvoyez que l’accent principal du Seigneur n’était pas placé sur la guérison. Il était placé surl’enseignement et sur la prédication de la Parole. Mais il guérissait quand même tous les malades !Faisons comme lui), prêchant la bonne nouvelle du royaume, et, guérissant toute maladie et touteinfirmité » . Donc, tout serviteur de Dieu, tout enfant de Dieu, qui témoigne, ou qui prêche la Parole,doit avoir dans son cœur, la pensée du Seigneur, qui est de confirmer cette prédication de la Parole pardes guérisons et des miracles, au moment même où il est en train de prêcher. Et s’il ne le fait pas, ilmanque quelque chose à son ministère. Son ministère n’est pas complet, il ne traduit pas pleinement lapensée du Seigneur. Il doit s’en repentir devant le Seigneur, et dire : « Seigneur, je veux non seulementprêcher la bonne nouvelle du royaume et de la repentance, mais en ton nom, guérir les malades, etaccomplir des miracles en ton nom, parce que c’est toi qui le veux, et tu veux te servir de moi. » Etjuste après, au verset 36 : « Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle étaitlanguissante et abattue, comme des brebis qui n’ont pas de berger » (c’est la constatation qu’il vientde faire, il y a tellement de brebis languissantes). Et au verset 1 du chapitre 10 : « Puis, ayant appeléses douze disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, de guérir toute maladie,et toute infirmité » . Pourquoi ? Parce que Jésus, autre raison, est ému de compassion pour tous ceuxqui souffrent et qui sont languissants et abattus. Jésus est rempli de compassion. Il ne veut passimplement se contenter de faire des miracles pour prouver sa gloire, pour montrer qu’il est le Messie,et pour appuyer le message de la Parole de Dieu ; mais, il est rempli de compassion pour ces foules.Et pour chacun, individuellement, il est rempli de compassion. Pas seulement pour la foule en bloc,mais pour chacun en particulier. Et c’est pour cela qu’il a envoyé ses disciples.Je lis un peu plus loin, au chapitre 10, et au verset 7. Après les avoir équipés de ce pouvoirmiraculeux, qui est le sien, Jésus leur dit : « Allez prêcher, et dites : le royaume de Dieu est proche,guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avezreçu gratuitement, donnez gratuitement » . Donner quoi ? Donner le royaume de Dieu. Vous l’avezreçu, et le royaume de Dieu, c’est la présence même du Seigneur. Une autre raison est indiquée ici.Jésus dit : « Allez prêcher, guérissez les malades ». Pourquoi ? Pour dire aux gens : « Le royaume deDieu est proche. Il est tout près de vous, là ! » Et vous avez reçu ce royaume, vous, gratuitement,donnez-le gratuitement. On ne peut pas garder pour nous ce que Dieu nous a donné. Dieu nous adonné le royaume, et ce royaume consiste à prêcher la repentance, à prêcher le Messie ressuscité, àguérir les malades, à purifier les lépreux, à ressusciter des morts, sous la direction du Saint-Esprit,parce que c’est sa volonté de le faire.Au chapitre 11, une autre raison est indiquée, au verset 2 : « Jean-Baptiste, ayant entendu parlerdans sa prison des œuvres du Christ, lui fit dire par ses disciples : es-tu celui qui doit venir ? Oudevons nous en attendre un autre ? » Le pauvre, il passait par une période difficile, il était en prison,et là, il a un moment de doute. Il va faire demander à Jésus s’il est vraiment le Messie, alors qu’il étaitle premier à annoncer Jésus comme étant le Christ, le Messie ; mais, on ne peut pas le lui reprocher.Et, voyez d’ailleurs la réaction de Jésus : il ne lui reproche rien. « Jésus leur répondit : Allezrapporter à Jean ce que vous entendez, et ce que vous voyez : les aveugles voient, les boiteuxmarchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute » . Ou, d’autres versions disent : « Heureux celui qui ne doutera pas de moi » . C’est la même idée. Il est une occasion de chute pour ceux qui ne croient pas, ou qui doutent. Donc, là, le Seigneur accomplissait des guérisons et des miracles, et des prodiges, pour que l’on soit convaincu qu’il est vraiment le Christ, puisque c’est la preuve qu’il donne aux envoyés. Quand Jean dit : « Est-ce qu’il est vraiment le Christ ? », Jésus dit : « Eh bien, regardez les signes, les miracles, les prodiges, et les guérisons ». C’est cela qui prouve que Jésus-Christ est vraiment le Christ, le Messie d’Israël, le Sauveur que le monde devait recevoir. Alors, imaginez un peu, des églises où l’on prêche le Christ, et où il n’y a aucun miracle, aucun signe, aucun prodige, aucune guérison ! Comment les gens verront-ils qu’il est vraiment le Christ, alors que c’est la volonté du Seigneur ? Il a prouvé qu’il était le Christ par ces signes, ces miracles, et ces prodiges véritables. « Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute ». Heureux celui qui croira quand il verra ces signes, ces prodiges et ces miracles. Cela amène des gens dans la présence du Messie. Et là, ils voient le Messie à l’œuvre, et ils croient en Lui. Dans ce même chapitre 11, au verset 20 : « Alors, il se mit à faire des reproches aux villes dans lesquelles avaient eu lieu la plupart de ces miracles, parce qu’elles ne s’étaient pas repenties ». Jésus fait des miracles pour amener des gens à la repentance. Et cela, c’est l’objectif numéro un du Seigneur, parce qu’il sait très bien que si l’on se contente de recevoir des pains et des poissons, et de repartir avec le ventre plein, eh bien, on aura manqué le but du Seigneur. Parce que le Seigneur veut nous amener à la repentance pour être changés, pour recevoir la vie nouvelle en lui, pour être une nouvelle création, et pour rentrer dans son royaume de sainteté et de justice. Donc, là, il accomplissait des miracles. Et s’il le faisait dans les villes de Chorazin et de Bethsaïda, c’était pour qu’elles se repentent. Et il dit : « Malheur à vous, parce que j’ai fait de grands miracles au milieu de vous, et vous ne vous êtes pas repenties ». Il les faisait pour qu’elles se repentent. Donc demandons au Seigneur aussi, de nous faire la grâce d’accompagner le message que nous prêchons et le témoignage que nous donnons, par des miracles, des signes, des guérisons et des prodiges, pour que les gens se repentent. Ils vont voir Dieu à l’œuvre et dire : Il y a un Dieu. Il agit, et je ne connaissais pas ce Dieu. Je veux m’approcher de lui, et lui demander pardon de l’avoir laisser si loin, et si longtemps, loin de ma vie. Il y a longtemps qu’elles se seraient repenties en prenant le sac et la cendre. Et au verset 23 : « Car si les miracles qui ont été faits au milieu de toi avaient été faits dans Sodome… » . Vous vousrendez compte, cette ville impie, de Sodome, qui a été détruite par le feu du ciel ! Jésus dit : si ces miracles que j’ai fait là, chez toi, avaient été faits à Sodome, « … elle subsisterait aujourd’hui. » Cela veut dire qu’elle se serait repentie. Et c’étaient les pires des gens, les pires vicieux, à Sodome. Et Jésus dit : ils se seraient repentis, s’ils avaient vu ces miracles ! Alors, aujourd’hui, vous ne croyez pas que l’on est dans des Sodome modernes ? Et qu’elles ont besoin de voir aussi des miracles, des signes et des prodiges, pour se repentir ? On a besoin, frères et sœurs, de demander au Seigneur de nous équiper de sa puissance miraculeuse, et de croire qu’il veut nous la donner ! Il faut oser l’exercer, en son nom. Quand on sait que c’est un tel désir pour Dieu, on peut entrer par la foi dans son plan, en disant : « Seigneur, utilise-moi pour faire des prodiges, des signes et des miracles en réponse à la prédication que je fais pour toi de l’Evangile, utilise-moi pour toutes ces raisons qui sont les mêmes aujourd’hui qu’à ce moment-là. » Jésus fait un miracle, parce qu’il veut faire du bien. Au chapitre 12, et au verset 10 : « Il y avait là, dans la synagogue, un homme qui avait la main sèche. Ils demandèrent à Jésus : Est-il permis de faire une guérison les jours de sabbat (vous voyez, les gens religieux ! Le sabbat, c’était fait pour le culte, dans la synagogue, et il ne fallait faire aucun travail. Et pour eux, guérir un malade, c’était faire un travail, c’était interdit par Dieu. Voyez, la religion, où ça mène !) C’était afin de pouvoir l’accuser. Il leur répondit : Lequel d’entre vous, s’il n’a qu’une brebis, et qu’elle tombe dans une fosse, le jour du sabbat, ne la saisira, pour l’en retirer ? Hypocrites ! Et combien un homme ne vaut-il pas plus qu’une brebis ? Il est donc permis de faire du bien les jours de sabbat. Alors, il dit à l’homme : Étends ta main. Il l’étendit, et elle devint saine, comme l’autre » Un miracle instantané ! Pourquoi a t- il fait ce miracle ? Il le dit : pour faire du bien. Il est donc permis de faire du bien. Jésus fait un miracle, parce qu’il veut faire du bien. Dans le mot maladie, la racine est « mal ». La maladie vient du malin et fait du mal. Tandis que par la guérison, c’est du bien que Jésus veut nous donner. Jésus veut du bien pour ses enfants. Il veut du bien, même pour ceux qui ne sont pas ses enfants. Il veut les attirer à lui. Et pour cela, il est aussi prêt à guérir un païen qui ne connait pas le Seigneur. Et cela va faire réfléchir ce païen, qui va venir au Seigneur Jésus pour croire en lui. Combien de fois c’est arrivé, que le Seigneur, dans sa miséricorde, a guéri un païen qui ne connaissait même pas le Seigneur, et qui n’avait aucun mérite à avoir une guérison. Il ne méritait rien, mais c’est un acte de bonté du Seigneur, qui voulait lui faire du bien. Il fait du bien, même à ses ennemis, pour qu’ils se repentent. Et toujours au chapitre 12, le Seigneur était accusé de chasser les démons par Béelzébul, accusé par les pharisiens qui étaient jaloux, qui ne chassaient rien du tout, eux ! Et dans la Bible, chasser un démon, c’est un miracle. Jésus dit que ceux qui chassent des démons accomplissent des miracles en son nom. Donc, il dit au verset 27 : « Si moi, je chasse les démons par Béelzébul, vos fils, par qui les chassent-ils ? C’est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais, si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc venu vers vous. Ou, comment quelqu’un peut-il entrer dans la maison d’un homme fort, et piller ses biens, sans avoir auparavant lié cet homme fort ? » Jésus accomplit des miracles en chassant des démons, pour nous prouver que l’homme fort,Satan, a été pillé. Il a dépouillé les dominations, les autorités, à la Croix. Il les a dépouillées de toute autorité, en triomphant d’elles, en les exposant publiquement à la Croix. Il a dépouillé l’homme fort qui était Satan, qui a l’humanité entière sous son pouvoir. Et il veut nous le montrer en nous faisant chasser les démons en son nom, parce que c’est aussi le signe que le royaume de Dieu est venu vers vous. « Le royaume de Dieu, ce n’est ni le manger, ni le boire, mais c’est la justice, la paix et la joie par le Saint-Esprit » . C’est-à-dire des choses qui sont absolument impossibles à supporter par le diable. Le diable ne peut pas supporter la justice, la paix et la joie du Saint-Esprit. Alors, il faut savoir qu’à chaque fois que le Seigneur fait un miracle pour chasser un démon, c’est le signe que Satan a été dépouillé de toute sa puissance, et qu’à la Croix, il a été réduit à néant pour toujours. Et il le sait. A nous de le savoir aussi ! Église du Seigneur Jésus, il faut que nous le sachons, et que nous  n’ayons plus peur de Satan et de ses démons. Ils ont été vaincus. Quand nous discernons, par le Saint-Esprit qu’il y en a un, nous pouvons y aller à fond, et conduit par le Saint-Esprit, le chasser au nom de Jésus, et si nous sommes remplis de cette foi que le royaume de Dieu est arrivé vers nous en Jésus, eh bien il va partir. Il ne peut pas résister à la foi d’un enfant du Seigneur rempli du Saint-Esprit.Un peu plus loin, au chapitre 14, à la fin du chapitre, Jésus calme les flots. C’est un grand miracle aussi. Il calme les flots, et à ce moment-là, ses disciples réalisent leur incrédulité. Quand Pierre marche sur l’eau, c’est Jésus qui lui permet de faire un miracle. Je lis à partir du verset 30 : « Voyant que le vent était fort, il eut peur, et comme il commençait à enfoncer il s’écria : Seigneur, sauve moi. Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? Et ils montèrent dans la barque et le vent cessa. Ceux qui étaient dans la barque vinrent se prosterner devant Jésus, et dirent : Tu es véritablement le Fils de Dieu » . Il a fallu tous ces miracles, d’abord de voir Jésus marcher sur l’eau, Pierre marcher sur l’eau, et, d’une Parole, la tempête cesser, pour qu’ils comprennent que Jésus était le Fils de Dieu. Il y a des gens qui ne vont pas comprendre, bien-aimés, que Jésus est le Fils de Dieu, tant qu’ils n’ont pas vu un miracle. C’est comme ça. Les disciples étaient des hommes comme nous. Il a fallu que Jésus se manifeste par ce miracle pour qu’ils se prosternent devant lui en disant : « Tu es véritablement le Fils de Dieu » . Évidemment, cette révélation, ils l’ont reçue par le Saint-Esprit, mais le miracle les a fait réfléchir. Et cela a ouvert leurs cœurs à l’action du Saint-Esprit qui leur a montré qu’il se passait quelque chose de surnaturel, de divin. C’est Dieu qui était à l’œuvre. « Tu es véritablement le Fils de Dieu ! » Au chapitre 15 de Matthieu, du verset 21 au verset 28, c’est l’histoire de la femme cananéenne qui venait des contrées de Tyr et de Sidon, et qui criait à Jésus, pour qu’il délivre sa fille, qui était restée à la maison, et qui était possédée par un démon. Le Seigneur lui répond : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. Oui, Seigneur, dit-elle, mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leur maître. Alors, Jésus lui dit : Femme, ta foi est grande. Qu’il te soit fait comme tu veux. Et à l’heure même, sa fille fut guérie » . Là, évidemment, la raison pour laquelle Jésus fait un miracle, c’est de répondre à la foi de la femme, comme on l’a vu pour un autre cas. Mais là, il y a aussi une raison supplémentaire qui est donnée, c’est que les délivrances et les miracles sont le pain des enfants de Dieu. D’abord, le Seigneur a dit à cette femme : « Ce miracle que tu me demandes pour ta fille, je le réserve en priorité aux enfants du Seigneur ». Il dit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants » . Quel était le pain des enfants ? C’était le miracle qu’elle demandait pour sa fille. Jésus lui dit : Ce miracle que tu demandes pour ta fille, toi qui es une païenne, c’est le pain que je réserve en priorité à mes enfants. Donc, il faut bien comprendre, nous qui sommes enfants du Seigneur, que le Seigneur veut accomplir des miracles en priorité au milieu de ses enfants, mais qu’il n’est pas du tout empêché de le faire aussi au milieu des païens, quand il trouve la foi. Jésus accomplit un miracle quand il voit cette femme cananéenne crier, et ne pas lâcher le Seigneur. Elle dit : « Seigneur, il faut absolument guérir ma fille, je me contenterai d’une miette qui tombe de la table des maîtres. Je suis un petit chien, Seigneur, c’est cela, d’accord. Je ne suis qu’un petit chien qui mendie quelques miettes. » Rappelons-nous que le Seigneur veut en priorité donner le pain du ciel. Et ce pain, ce sont les miracles, les signes, et les prodiges, dont nous avons besoin en tant qu’enfants de Dieu. Mais, vous voyez que tous les païens peuvent avoir accès à ces miracles. Et le Seigneur ne demandait qu’une chose, c’était le donner aussi à cette femme. Et juste après, au verset 29 : « Jésus quitta ces lieux, vint près de la mer de Galilée. Étant monté sur la montagne, il s’y assit. Alors s’approcha de lui une grande foule, ayant avec elle des aveugles, des boiteux, des muets, des estropiés, et beaucoup d’autres malades » . Ça devait être triste à voir ! Le Seigneur devait avoir le cœur rempli de compassion. Il devait pleurer devant ces foules. Alors, vous vous rendez compte ? Une grande foule, avec plein de malades, beaucoup !« Et on les mit à ses pieds, et il les guérit ; » Et je suis sûr qu’il les a tous guéris. Là, il n’est pas marqué « tous », mais, dans tant d’autres passages, il est marqué qu’il les a tous guéris, tous ceux qui étaient là, qui s’approchaient pour demander une guérison. « …en sorte que la foule était dans l’admiration de voir que les muets parlaient, que les estropiés étaient guéris, que les boiteux marchaient, que les aveugles voyaient, et elle glorifiait le Dieu d’Israël » . Voilà encore une raison pour laquelle Dieu veut faire des miracles, des guérisons : pour que les foules glorifient le Dieu d’Israël ! Parce qu’elles voient ces choses, elles comprennent que c’est de Dieu, et les foules sont dans l’admiration. Et Dieu veut que son œuvre soit glorifiée. Il ne veut donner sa gloire à aucun autre. Il veut glorifier l’œuvre de son Fils Jésus-Christ. Il veut que l’admiration des foules vienne vers lui. Et là, c’était le cas. Comment cela a pu se faire ? Par tous les miracles de guérisons, les prodiges, et les signes qu’il a accomplis là, devant cette foule. Ce n’était pas la prédication de Jésus qui permettait aux foules de glorifier Dieu. Il est écrit que c’étaient les miracles, et les guérisons, qui provoquaient l’admiration des foules, et elles se tournaient vers Dieu. Et elles glorifiaient le Dieu d’Israël. Alors, ne pensons pas, chrétiens mal enseignés, que c’est notre maladie qui va glorifier le Dieu d’Israël ! Il y a des chrétiens que l’on enseigne tellement faussement, la puissance de Dieu est tellement loin de beaucoup de parties de l’église, que maintenant, on les enseigne en disant : « Tu sais, si tu es malade, c’est un cadeau spécial de Dieu, et tu vas pouvoir glorifier Dieu dans ta maladie. Tu vas pouvoir montrer à quel point tu restes fidèle au Seigneur, bien que souffrant atrocement. Et nous allons montrer aux autres à quel point nous supportons patiemment et bravement nos souffrances et nos douleurs ». Dans certaines religions chrétiennes, il y a même des personnes qui disent : « Eh bien, je porte sur moi les souffrances des autres, je me charge des maladies des autres ». C’est affreux ! Alors que Jésus s’en est chargé. C’est même une abomination de penser comme ça. Une abomination ! La seule manière de glorifier Dieu, c’est d’être guéri de sa maladie par la puissance du Saint-Esprit. Et là, on glorifie le Seigneur. Là, on ne peut pas faire autrement que de dire : « Seigneur c’est toi qui es intervenu, et je te glorifie de tout mon cœur ». Recherchons cette puissance du Seigneur. Elle se manifestait dans le ministère de Jésus. Elle s’est manifestée dans le ministère des apôtres, qu’il a envoyés avant même la Pentecôte. Elle s’est manifestée encore plus puissamment après la Pentecôte. Les raisons qui viennent d’êtres indiquer se terminent par : « et elles glorifiaient le Dieu d’Israël » . Ça, c’est la plus belle desraisons. Que la gloire revienne au Seigneur Jésus. Et, au début de la vie de l’église, au début des Actes des Apôtres, à partir du moment où le Saint- Esprit est descendu sur eux, et qu’ils ont été remplis et baptisés du Saint-Esprit, cela a été une vie de prodiges et de miracles pour l’église. Pas seulement des miracles de guérison, mais par exemple Philippe, qui est transporté à 40 km par le Saint-Esprit, des résurrections de morts… Toutes sortes de prodiges et de signes se manifestaient dans l’église du début, et il faut qu’ils se manifestent dans l’église de la fin.( parce que Jésus revient bientôt). Et il veut encore attirer des âmes à lui par ces miracles et ces prodiges, pour toutes ces raisons que nous venons de voir. Ici, au chapitre 4 des Actes des apôtres, Pierre et Jean sont traduits devant le sanhédrin parce qu’ils ont guéri le boiteux à la porte du temple. Vous vous rappelez ce miracle ? Ils entraient pour prier dans le temple. Il y avait là un boiteux de naissance. Les disciples s’approchent de lui, et le boiteux tend la main pour recevoir de l’argent. « Pierre lui dit : Je n’ai ni argent, ni or, mais ce que j’ai, je te le donne. Au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi, et marche ! » Et d’un bond, il s’est levé, il est entré dans le temple, en sautant, en chantant, et en glorifiant Dieu. C’était un miracle qui a attiré encore une fois la foule. De même que Jésus attirait les foules par ses miracles, Pierre et Jean ont attiré toute la foule d’un coup. Évidemment, ils ont eu des persécutions, mais la foule est arrivée, et ils ont dit à peu près ceci : Ne croyez pas que c’est par notre puissance. Ce n’est pas  par notre puissance, c’est par la foi dans le nom puissant de Jésus que ce nom-là a guéri ce malade, pour que vous puissiez comprendre que Jésus est vraiment le Seigneur et le Sauveur. On leur fait alors des menaces, en leur interdisant de prêcher en ce nom-là dans Jérusalem (c’était des menaces sérieuses, parce qu’ils risquaient leur vie). Relâchés par le sanhédrin, Pierre et Jean n’en tiennent aucun compte, parce qu’ils sont remplis du Saint-Esprit, et ils préfèrent obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Au verset 27, il est dit : « En effet, contre ton saint fils Jésus, que tu as oint, Hérode, et Ponce Pilate se sont ligués dans cette ville, avec les nations et le peuple d’Israël, pour faire tout ce que ta main et ton conseil avaient arrêté d’avance. Et maintenant, Seigneur, vois leurs menaces, et donne à tes serviteurs (alors quoi, de faire des miracles ? Non ! Pas d’abord de faire des miracles) d’annoncer ta Parole avec une pleine assurance,(c’est-à-dire une pleine foi en Dieu et en sa puissance. Et tout de suite après, il ajoute : ) en étendant ta main pour qu’il se fasse des guérisons, des miracles et des prodiges, par le nom de ton Saint Fils Jésus » . Quand nous annonçons la Parole de Dieu avec assurance, nous pouvons sans aucun problème demander à Dieu d’étendre sa main pour accomplir des signes, des prodiges et des miracles. Il va le faire parce que nous avons accompli la mission qu’il nous donnait, mission d’annoncer l’Evangile avec puissance, avec foi, et avec assurance. C’est ce que Dieu veut, et Il confirme la Parole par les miracles qui l’accompagnent. Immédiatement nous voyons les résultats de cette prédication, dans Actes, au chapitre 5, et au verset 12 : « Beaucoup de miracles et de prodiges se faisaient au milieu du peuple, par les mains desapôtres. Ils se tenaient tous ensemble au portique de Salomon, aucun des autres n’osait se joindre àeux, mais le peuple les louait hautement. Le nombre de ceux qui croyaient au Seigneur, hommes etfemmes, s’augmentait de plus en plus » . C’était une foi vivante qui était à l’œuvre. Un Dieu vivantqui agissait, qui se manifestait par toutes sortes de miracles, de guérisons, de signes, et de prodiges.« Le nombre de ceux qui croyaient au Seigneur, hommes et femmes, s’augmentait de plus en plus,en sorte qu’on apportait les malades dans les rues, qu’on les plaçait sur des lits et des couchettes,afin que lorsque Pierre passerait, son ombre au moins, couvrît quelqu’un d’eux. Et la multitudeaccourait des villes voisines, à Jérusalem » . Comme dans le ministère de Jésus ! La multitudeaccourait. Pourquoi ? Parce qu’il y avait des miracles, des signes, et des prodiges. « Et ils amenaientdes malades et des gens tourmentés par des esprits impurs, et TOUS étaient guéris » . Voilà ! Ils ontprié le Seigneur : « Donne-nous d’annoncer ta Parole avec assurance, sans aucune timidité. Pourquoi ?Parce qu’elle est plantée dans nos cœurs. Nous avons compris par la révélation de ton Esprit, qui estJésus, qu’est-ce qu’il est venu faire, qu’est-ce qu’il a fait de nous en lui, la vie nouvelle qu’il met dansnos cœurs, le message de la repentance qu’il veut apporter au monde. Il a placé ce message dans noscœurs. Donne-nous de l’annoncer avec une pleine assurance, et étends ta main pour qu’il se fasse desguérisons (ils commencent par dire des guérisons), des miracles, et des prodiges. Par le nom de tonSaint Fils Jésus ».La maison a tremblé. Ils ont été remplis du Saint-Esprit, parce que Dieu voulait exaucer cette prière.Et immédiatement après, on voit l’exaucement : tous les malades étaient guéris, et les foules entièresvenaient à l’évangile de Jésus-Christ. Et il en a été ainsi, tant que l’église est restée fidèle au Seigneur,et remplie du Saint-Esprit. Et à chaque fois qu’il y a un réveil, qui est accordé par le Seigneur en réponse à la prière de ses enfants, eh bien ça commence par rétablir le message de l’Evangile et de la repentance. Et dans tous les réveils véritables du Seigneur, le Seigneur agit pour restaurer aussi la puissance des guérisons, des miracles, des signes, et des prodiges, parce que ce sont des choses qui glorifient le Seigneur, et qui permettent aux âmes de s’approcher de lui, et de recevoir sa grâce. Alors, nous allons arrêter ce message à ce niveau-là, et le mettre en pratique, maintenant, au milieu de nous. C’est-à-dire que nous allons simplement nous approcher du Seigneur, pour faire cette prière qu’ils ont faite, lui demander de nous remplir de son assurance, de sa foi pour prêcher sa Parole, et pour témoigner autour de nous. Et nous allons lui demander d’étendre sa main, pour qu’il se fasse des guérisons, des signes, et des prodiges, au milieu de nous d’abord, et autour de nous ensuite, partout, pour que des foules viennent à Jésus-Christ. Et maintenant , si nous avons des besoins à présenter au Seigneur, des maladies, et des choses qui ne se sont pas encore passées, ou des choses qui ne sont pas encore parties, eh bien, approchons-nous, demandons la prière. Nous allons prier ensemble, et Dieu va faire des miracles, maintenant. A l’instant même ! Alléluia ! Croyons-le, il est toujours le même ! Il faut oser : vous savez, quelquefois, on n’ose pas prier pour quelqu’un, parce que l’on craint que ça ne marche pas. Mais qu’est-ce que l’on a à perdre ? On a toutes les promesses du Seigneur. Ça  arrive de prier pour des gens, et ça ne pas marche, et cela  fait poser des questions devant le Seigneur. Mais, en  disant au Seigneur, que nous n’allons pas nous  arrêter de prier pour les malades, parce que nous en avons vu qui n’étaient pas guéris. Nous allons au contraire, insister devant lui, crier à lui, pour qu’il nous donne une onction plus grande, pour qu’il nous purifie nos vie, qu’il nous remplisses, qu’il nous donnes davantage de foi. Qu’est ce que j’ai à perdre si j’impose les mains à quelqu’un en ton Nom, et qu’il n’est pas guéri ? Ma fierté ? Mon orgueil ? Que l’on dise : eh bien, lui, il prie pour les malades, et ça ne marche pas ? » Quand on est crucifié dans le Seigneur, on ne s’attache pas à ces choses là. On n’a pas besoin de s’attacher à cela. On y va par la foi, et c’est en y allant par la foi que le Seigneur fait des miracles. Parce qu’il a dit, dans Marc 16, aux versets 17 et 18 : « Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ils saisiront des serpents ; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades seront guéris. » Toute une série de miracles pour la gloire du Seigneur ! « Seigneur, je veux d’abord te remercier pour ta Parole qui donne la foi, et je te bénis parce que tu es toujours le même. Je te prie vraiment que, maintenant, tu nous visites, que dans ce moment de prière que nous allons avoir ensemble, tu nous accordes l’onction de ton Esprit, la puissance, la présence de ton Esprit, et que tu puisses nous renouveler dans ta Parole dans nos cœurs, dans l’assurance que tu nous donnes, dans la foi. Et aussi, que tu nous accordes, Seigneur, de voir, pour confirmer le témoignage que nous donnons, des guérisons, des miracles, des signes, et des prodiges, pour glorifier ton Nom. Seigneur, je te le demande de tout mon cœur. Je veux m’humilier devant toi, parce que je ne vois pas assez ces choses dans ma vie. Et je veux te demander, Seigneur, de me faire pleinement entrer dans ces choses, dans une annonce de ta Parole tout entière, sans faille, sans douter, avec une pleine assurance, en comptant sur toi pour qu’il se fasse des guérisons, et des prodiges, et des miracles. Je te remercie pour ce que tu nous as déjà accordé. Mais, Seigneur, nous voulons voir ta gloire pleinement manifestée, au milieu de nous. Je te bénis de faire en nous, et en moi, ce travail, de préparation, pour que nous puissions entrer pleinement dans les œuvres de Jésus-Christ, que nous puissions accomplir les œuvres que tu as accomplies, et de plus grandes encore. Seigneur, fais ce travail, maintenant, parmi nous. Fais-nous avancer plus loin avec toi. Et glorifie-toi au milieu de nous. Remplis-nous de ta Parole, de ton Esprit Saint. Renouvelle-nous, tous ensemble, dans le Nom de Jésus. Je crie à toi, et je t’en remercie, Seigneur. Je te bénis de tout mon cœur. Amen. »

La fausse doctrine de la mort spirituelle de Jésus. Une fausse doctrine plus répandue qu’il ne   semblerait, qui présente un faux Jésus.

je vais vous parler de la Croix, mais d’une manière un peu différente que d’habitude qui est celle de cette fausse doctrine de la mort spirituelle de Jésus sur la croix, et en parlant de cette doctrine, de voir avec vous ce qui s’est réellement passé dans la Parole de Dieu quand Jésus est mort sur la croix.

Et j’avais ça sur le cœur et quand je suis rentré tout à l’heure, dans le courrier, il y avait une

lettre d’une lectrice, pour moi c’était une confirmation, qui me disait : « L’un des anciens de mon église,

avec qui j’ai parlé de ce problème a été tout étonné que je ne crois pas à la mort spirituelle de Jésus et

m’a même dit d’un air irrité que si je n’y croyais pas, je ne serais pas sauvée ni enlevée ; que c’était

tellement important »…

Et alors elle était troublée dans son cœur, évidemment ; elle n’y croyait pas, mais le fait que

l’ancien de son église lui ait parlé comme ça lui a montré que là même où elle était, cette doctrine était

répandue et faisait des dégâts. Et elle m’a envoyé un petit livret écrit par un évangéliste mondial dont

je tairai le nom par charité, qui s’appelle : « Questions fondamentales » et qui parle de la Parole de

Dieu, de l’Evangile, du salut des pécheurs etc. Ce livret est édité à des centaines de milliers

d’exemplaires, imprimé à Singapour, qui a eu sept impressions en quelques années… C’est un

document qui est d’ailleurs très répandu comme document d’évangélisation pour amener des âmes au

Seigneur.

Et en présentant l’oeuvre de Jésus sur la croix, ce document dit ceci : « Le salaire du péché c’est

la mort, la mort spirituelle du pécheur en enfer et sa mort physique et le Seigneur, le Père a envoyé

Jésus qui a porté notre péché. Cela prouve la sainteté de Dieu. La mort de Christ n’a pas été truquée.

Le prix du péché a été payé en totalité, Il n’est pas seulement mort physiquement, mais aussi mort

spirituellement. Pendu à la croix, il a crié ces mots : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu

abandonné ? A cet instant terrible, Dieu le Père tourna le dos à son Fils bien-aimé qui endura alors la

peine de la séparation d’avec Dieu. Le seul homme qui ait vécu une vie parfaite souffrit la double

peine de mort (c’est-à-dire physique et spirituelle), qu’entraînait la culpabilité des hommes ».

Alors vous voyez ? C’est un autre évangile, c’est un autre Christ qui est annoncé là. Et

pourtant, tout le reste de la brochure, si vous la lisez, est tout à fait biblique, évangélique. Mais là, la

semence de Satan est glissée à propos de l’oeuvre de Jésus sur la croix et ceci suffit pour annuler

l’ensemble de la prédication de la croix et du message de Jésus. C’est un message de perdition et pas

de salut.

Donc, je voulais voir ça avec vous, mais en même temps, pour nous chrétiens, c’est un

stimulant de la foi de voir ce qui s’est réellement passé à la croix parce qu’en fait, vous n’imaginez pas

à quel point cette doctrine, sous des manières quelquefois subtiles, est répandue dans toute l’Eglise.

Alors certains croient que Jésus est mort spirituellement pendant trois jours, d’autres pensent qu’il est

mort spirituellement pendant trois heures à la croix, au moment où il a été entièrement séparé du Père

etc. Enfin, il y a diverses présentations de cette fausse doctrine, mais le fondement reste le même,

cette doctrine consiste à dire que sur la croix, Jésus a été totalement identifié au pécheur. Et comme le

salaire du péché, c’est la mort spirituelle et ensuite l’enfer et la mort physique, comme Jésus s’est

identifié avec le pécheur, il est devenu péché, complètement, à la place du pécheur et il a subi non

seulement le châtiment physique, mais il est mort spirituel, c’est-à-dire qu’il a été coupé du Père, de

Dieu complètement, comme le pécheur est coupé de Dieu par son péché. Lui n’a pas été coupé de

Dieu par son propre péché, mais le péché du monde qu’il a pris pour lui et en lui. Et à l’instant où il

était sur la croix, il aurait donc, d’après cette doctrine, sous ses aspects divers, il aurait donc reçu non

seulement la condamnation du péché, mais tout le péché du monde serait rentré en lui, aurait rempli sa

nature intérieure au point de le souiller complètement par le péché, puisqu’il aurait été coupé du Père

comme le pécheur et normalement coupé de Dieu par son péché. Et ensuite, lorsqu’il est mort

physiquement, son Esprit mort spirituel comme le pécheur est mort spirituel, serait allé trois jours en

enfer, où il aurait souffert, alors encore plus que sur la croix, toutes les souffrances spirituelles du

pécheur qui est condamné en enfer et qui le sait.

Donc Satan et tous les démons de l’enfer se seraient jetés sur lui pendant trois jours, l’auraient

torturé de toutes manières et il aurait été en tant que pécheur identifié au pécheur, à la place des

pécheurs, Jésus aurait subi le châtiment de l’enfer pendant ces trois jours horribles et à la fin des trois

jours, par une décision souveraine de Dieu le Père, il a envoyé le Saint-Esprit en plein milieu de

l’enfer pour faire naître de nouveau spirituellement le Seigneur Jésus, qui à ce moment-là est entré

dans un combat personnel contre Satan, est allé vers lui en vainqueur, lui a arraché les clés de la mort

et du séjour des morts, et à ce moment, comme il était re-né de nouveau, entièrement justifié, c’est à

ce moment-là que s’est passée la résurrection physique et que l’oeuvre de Jésus a été donc achevée.

Alors pour nous qui sommes au clair, nous voyons quelles sont les erreurs que comportent

cette fausse doctrine, mais il y a beaucoup de chrétiens qui ne s’en doutent pas et qui ont accepté cette

doctrine ou diverses formes de cette doctrine d’une manière telle que ce venin de Satan, ce poison est

en train d’empoisonner toute leur vie spirituelle et de les couper de l’héritage de Dieu ; parce qu’en

fait, il s’agit d’une hérésie, d’une fausse doctrine complète et nous savons que celui qui reçoit une

fausse doctrine n’a pas Dieu. Il est bien dit que la doctrine de Christ doit être pure dans le cœur des

enfants du Seigneur. Chez des chrétiens évangéliques, il y a des évangélistes mondiaux qui partent

dans le monde entier pour annoncer la mort spirituelle de Jésus et pour injecter… Je tairai les noms,

mais il y en a qui sont considérés aujourd’hui par leurs écrits, par leurs livres comme des enseignants,

des prophètes et des docteurs de l’Eglise de Jésus-Christ et qui enseignent ouvertement cette doctrine

là et qui ont essaimé dans le monde entier, y compris en France, des églises où on enseigne la mort

spirituelle de Jésus.

Dans 2 Jean 7 à 11, la petite seconde épître de Jean, Jean dit : « Car plusieurs séducteurs sont

entrés dans le monde, qui ne confessent point que Jésus-Christ est venu en chair. Celui qui est tel,

c’est le séducteur et l’antéchrist. Prenez garde à vous-mêmes, afin que nous ne perdions pas le fruit de

notre travail, mais que nous recevions une pleine récompense. Quiconque va plus loin et ne demeure

pas (alors écoutez bien) dans la doctrine de Christ n’a pas Dieu ». La doctrine de Christ, c’est tout

l’enseignement de la Parole qui concerne Christ, sa personne, son oeuvre. Donc, s’il y a quelque chose

dans la doctrine de Christ qui est manifestement complètement erroné, comme cette fausse doctrine

que je viens de citer : la mort spirituelle de Jésus ne fait pas partie de la doctrine de Christ, loin de là.

Et là, il est clairement dit que : « Celui qui ne demeure pas dans le doctrine de Christ n’a pas

Dieu, celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils. Si quelqu’un vient à vous et n’apporte

pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas salut, car celui qui lui dit

salut participe à ses mauvaises œuvres ». Est-ce qu’on met vraiment en pratique cette parole ? Si vous

le faites, vous allez être taxés certainement de quelqu’un qui manque d’amour et qui est complètement

à côté de la plaque. C’est maintenant l’amour de Christ qui doit régner dans nos cœurs et nous devons

accepter nos frères avec leurs problèmes et leurs difficultés, leurs hérésies.

Or là Jean, l’apôtre de l’amour dit clairement : « Si quelqu’un ne t’amène pas la doctrine de

Christ, tu ne le reçois pas chez toi, tu ne lui dis même pas salut car il n’a pas Dieu ». C’est souvent des

enfants de Dieu, qui se disent tels qui apportent cette doctrine-là. Ce ne sont pas des païens qui

apportent une fausse doctrine de Christ. Ce sont ceux qui ont reçu Christ et qui ont reçu une fausse

doctrine concernant la nature et l’oeuvre de Jésus à la croix. Ceux qui défendent cette doctrine en fait,

ont du mal à s’appuyer sur des versets de la Bible, parce qu’il n’y en a aucun qui dit clairement : Jésus

est mort spirituellement sur la Croix. Donc ils se servent d’un certain nombre de versets, et en même

temps, quand je vous les montrerai, vous verrez comment la séduction agit parce-que comme

beaucoup de séducteurs sont entrés dans le monde et que c’est là l’esprit de l’antichrist, il n’en faut pas

beaucoup pour interpréter de travers ou pour tordre un verset de la Bible et présenter toute une

doctrine, appuyée apparemment sur la Bible. Mais le principe de la séduction est en général le suivant,

c’est qu’ils ont d’abord une doctrine qui est établie, qui est une révélation de Satan et de l’esprit

séducteur, et à partir de là, ils cherchent dans la Parole des versets pour confirmer cette doctrine.

Alors que la Parole de Dieu forme un tout et que c’est l’ensemble de la révélation de la Parole qui

compte ; et nous n’avons pas besoin nous, d’essayer de prouver telle ou telle doctrine en sortant tels

versets de leurs contextes pour leur faire dire des choses qu’ils ne disent pas. On a simplement la

doctrine de la Parole de Dieu concernant Christ. Elle est claire, mais apparemment pas claire pour

ceux qui sont séduits puisqu’ils essayent d’interpréter des versets à leur façon.

Alors je vais vous citer les principaux versets sur lesquels ils s’appuient, d’abord pour que les

choses soient claires, parfaitement claires pour nous et puis pour que vous puissiez répondre aussi à

ceux qui comme cette sœur ont des problèmes avec les anciens ou les pasteurs de leurs églises, ou

d’autres. Dans Lévitique 16 et à partir du verset 8, il y a l’histoire des deux boucs dont l’un pour

Azazel et l’autre pour Dieu.

Alors je résume, vous lirez l’ensemble du chapitre 16 du Lévitique, où dans l’une des

ordonnances de la loi, il était question pour l’expiation des péchés, de choisir deux boucs. Il y en avait

un qui était tiré au sort et le souverain sacrificateur lui imposait les mains, pour que l’ensemble des

péchés du peuple passe dans ce bouc et il était lâché dans le désert pour Azazel qui est un des noms de

Satan, en fait, Azazel. C’est un démon supérieur qui dominait le royaume des ténèbres. Alors que

l’autre bouc était sacrifié, était mis à mort.

Donc, vous aviez deux boucs, un sacrifié et un qui était chargé des péchés du peuple et lancé

dans le désert pour Satan. Alors eux se servent de cette image pour dire : « Vous voyez, ces deux

boucs représentent tous les deux Jésus-Christ : l’un qui a été mis à mort et l’autre sur lequel et dans

lequel sont passés tous les péchés du peuple et qui a été lâché dans le désert de l’enfer pour Satan en

fait, puisqu’il a subi pendant trois jours le châtiment de l’enfer et où il était pieds et poings liés entre

les mains de Satan. »

Alors je vais citer simplement ces versets et puis j’y répondrai après. Mais vous voyez que ce

passage-là, si on l’interprète d’une manière erronée, si on ne tient pas compte de l’ensemble des autres

révélations de la Parole de Dieu concernant Jésus, on peut très facilement se servir de ce passage pour

interpréter ça à la manière dont ils le font.

Dans Nombres 21 il y a l’histoire du serpent d’airain. Là aussi, je vous cite simplement le

chapitre, mais je ne lirai pas le détail. Je rappelle simplement les circonstances : c’est que les Israélites

dans le désert s’étaient révoltés contre Dieu et le Seigneur avait envoyé des serpents brûlants qui les

mordaient et ils périssaient. Et ils ont crié au Seigneur et Dieu a dit à Moïse : « Tu vas élever une

perche et sur cette perche, tu mettras un serpent d’airain et tous ceux qui regarderont le serpent seront

guéris ». Et ceux qui le regardaient étaient guéris. Donc les tenants de cette fausse doctrine de la mort

spirituelle de Jésus disent : « Vous voyez, le serpent, c’était Jésus sur la croix. Quand Moïse a élevé ce

serpent d’airain, ça vous prouve que c’était une annonce de ce qui allait se passer à la croix, que sur la

croix, Jésus a été transformé en Satan, en serpent, puisque le serpent c’est l’image de Satan ; et qu’il a

pris là les péchés du peuple et que c’est par substitution que le peuple a été guéri, puisqu’il y en a un

autre qui a péri à leur place, et qu’en en fait c’était en regardant ce serpent qu’ils étaient guéris ». Et ils

interprètent ça pour dire : « Voyez, Jésus était sur la croix, le serpent était sur la perche, Jésus est

devenu serpent ». Il est devenu participant de la nature de Satan, en fait.

Dans Esaïe 53, ce grand chapitre d’Esaïe 53 qui annonçait la mort substitutrice de Jésus, dans

le texte hébreu, il y a un passage qui a été utilisé. Il faut voir, il faut montrer que c’est vraiment subtil.

Au verset 9, c’est écrit : « On a mis son sépulcre parmi les méchants et son tombeau parmi les riches ».

Et dans le texte hébreu, ce n’est pas ceci qui est marqué, mais il est marqué : « On a mis son sépulcre

parmi les méchants et ses morts parmi les riches ». C’est un terme qui est mis au pluriel en hébreu :

« ses morts » et ils se sont servi de cela pour dire : « Mais vous voyez, « ses morts » sont au pluriel, morts

est au pluriel, donc Jésus a subi deux morts. Sinon il y aurait eu : « sa mort » au singulier. Si le terme a

été employé au pluriel, c’est qu’il a subi deux morts : une mort physique à la croix et une mort

spirituelle à la place du pécheur ». Là il a fallu vraiment qu’ils déploient des trésors d’imagination, mais

enfin, comme c’était écrit dans le texte hébreu, si une interprétation mauvaise est faite de ce passage,

on peut s’en servir à tort.

Ils se servent aussi de l’histoire de Jonas. Quand Jésus dit par exemple qu’il ne leur sera pas

donné d’autre signe que celui de Jonas, il parlait de lui-même. Il s’identifiait à l’histoire de Jonas et

dans l’histoire de Jonas, au chapitre deux de Jonas et au verset 6, il est dit que Jonas, quand il a été

avalé par le gros poisson, a crié à Dieu du fond de l’estomac de ce poisson et que Dieu a rejeté Jonas,

a parlé au gros poisson qui a vomi Jonas sur la plage. Mais entre temps, au chapitre 2 de Jonas et au

verset 6, Jonas dit bien, alors qu’il était dans le ventre du poisson : « Les eaux m’ont couvert jusqu’à

m’ôter la vie. L’abîme m’a enveloppé, (voyez l’interprétation qu’on peut faire, la mort spirituelle,

l’abîme m’a enveloppé), les roseaux ont entouré ma tête. Je suis descendu jusqu’aux racines des

montagnes, les barres de la terre m’ont enfermé pour toujours ».

Pour toujours ! Alors c’est facile de se servir de ce passage pour dire : « Vous voyez, Jonas

représente Jésus, le gros poisson représente évidemment la mort substitutrice de Jésus, qui a été

englouti par l’enfer, puisqu’il dit lui-même que la vie lui a été ôtée et que les barres de la terre l’ont

enfermé pour toujours ». « Mais tu m’as fait remonté vivant de la fosse ». Il ne dit pas : « Du gros

poisson », de la fosse. « Eternel mon Dieu, car mon âme était abattue au dedans de moi » etc. « et ma

prière est parvenue jusqu’à toi ».

Donc ils prennent ce passage, qui est appliqué par Jésus lui-même à sa situation personnelle :

« Vous n’aurez pas d’autre signe que celui de Jonas », pour le tordre et interpréter ça de manière telle

qu’ils disent : « Vous voyez, c’est bien écrit. Pour toujours, il était enfermé dans le ventre du gros

poisson pour toujours ». Si Dieu n’était pas intervenu comme ça pour le faire sortir, il y serait resté. Il y

aurait péri. Donc ça c’est un des passage dont ils se servent.

Ensuite, il y a le fameux passage que je viens de vous lire dans cette brochure, dans Matthieu

27 : 46 où Jésus sur la croix dit : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné » ? Donc ils en

tirent la conclusion logique que si Jésus a crié : « Pourquoi m’as-tu abandonné »? C’est que le Père l’a

abandonné, mais abandonné complètement et qu’à l’instant où il prenait sur lui la mort et les péchés du

monde, il était littéralement transformé en péché, séparé du Père et abandonné complètement par le

Père au châtiment du pécheur jusqu’en enfer.

D’ailleurs, pour eux, c’est confirmé par Actes 2. Dans Actes 2 : 27, il est écrit, quand Pierre fait

son fameux discours du jour de la pentecôte qui s’adresse aux Juifs qui étaient là, et il dit à propos de

David au verset 27 : « Car tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts ». Certaines

versions mettent carrément : « Tu n’abandonneras pas mon âme en enfer » ou « dans les enfers ». La

version King James, par exemple en anglais, reprend aussi le terme « hell », qui est une mauvaise

traduction puisque le terme grec, c’est « hadès », qui correspond au mot hébreu « schéol », qui est « séjour

des morts », et non pas « enfer ». L’enfer, c’est la géhenne, l’endroit où le feu ne s’éteint point, et là le

mot employé, ce n’est pas géhenne, c’est hadès c’est-à-dire le schéol : le séjour où vont les âmes des

morts, qui était lui-même divisé en deux parties bien distinctes : les âmes de ceux qui étaient perdus et

les âmes, dans un autre endroit de ceux qui étaient sauvés. L’ensemble faisant partie du schéol, le

séjour des morts.

Alors ils se servent de cela pour montrer que l’âme de Jésus avait été abandonnée

provisoirement trois jours en enfer par le Père, mais qu’évidemment, il en est sorti, puisqu’au bout des

trois jours, il est né de nouveau et ressuscité.

Ils se servent aussi de Actes 13 : 33 où il est dit : « Tu es mon Fils, je t’ai engendré

aujourd’hui ». Engendré, c’est un terme qui veut dire : mettre au monde et ils se servent de ce terme

pour dire : Vous voyez bien que Jésus a dû être mis au monde à nouveau. Il avait été mis au monde

une fois en venant sur la terre, et là, dans Actes 13 : 33 : « Je t’ai engendré » au sens : « Je t’ai fait naître

de nouveau et après ressuscité ». Donc c’était dans un contexte de résurrection, mais eux disent : Avant

qu’il ressuscite physiquement, il a dû être réengendré en enfer par le Père pour naître de nouveau,

puisqu’il était perdu, il avait la situation spirituelle d’un pécheur perdu, donc d’un esprit complètement

séparé du Père et souillé de péchés. Et là, il est engendré par le Père avant de ressusciter. Alors vous

voyez que quand on veut faire dire à la Parole ce qu’on a envie de lui faire dire, on en trouve des

versets !

Ensuite, le fameux verset de 2 Corinthiens 5 : 21 qui est un des plus clairs dans leur

enseignement, 2 Corinthiens 5 : 21. Il faut que ce soit clair dans notre esprit aussi. Il faut que les

brouillards se dissipent parce que combien de chrétiens avec qui j’ai pu parler m’ont sorti ce verset

pour me prouver que Jésus était bien fait péché pour nous. Dans 2 Corinthiens 5 : 21 : « Celui qui n’a

pas connu le péché, il l’a fait (« Il », c’est Dieu le Père), il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous

devenions en lui justice de Dieu ». Donc c’est apparemment d’une clarté limpide : lui qui n’avait jamais

connu le péché, il n’est pas dit qu’il s’est contenté de porter le péché, il l’a fait devenir péché pour nous,

pour qu’en lui, ensuite à la résurrection, on devienne justice de Dieu. Donc ça c’est le verset principal

sur lequel ils s’appuient pour prouver que Jésus a bien été transformé en péché complètement. Vous

vous rendez compte ce que ça signifie, que l’Esprit Saint du Fils de Dieu a reçu en lui tous les péchés

du monde et est devenu péché, c’est-à-dire que Jésus est devenu homosexuel, prostitué, meurtrier etc.

à la place de tous ces pécheurs-là. Il l’est devenu dans son Esprit à la place des autres. Il est devenu

péché.

Et ensuite, Ephésiens 4 : 8 et 9, où il est écrit : « C’est pourquoi il est dit : étant monté en haut,

il a amené des captifs, il a fait des dons aux hommes. Or que signifie : il est monté, sinon qu’il est

aussi descendu dans les régions inférieures de la terre ». Ceux qui ont fait du latin, les régions

inférieures, c’est inferno, c’est l’enfer. Donc c’est interprété de cette manière, en tout cas. Celui qui est

descendu dans les régions, inferno, inférieures de la terre, c’est Jésus. Il en est sorti et il est remonté

avec des captifs qu’il avait libérés. Ils se servent de ce passage également.

Et enfin, Apocalypse 1, verset 5 et puis verset 18 du même chapitre 1. Alors Apocalypse 1,

dans la bouche même de Jésus. Au verset 5 Jésus dit : « Je suis donc le témoin fidèle, le premier né des

morts ». Alors pour eux, ils disent : Voyez, c’est clair, si Jésus dit : je suis le premier né des morts, je

suis le premier né de nouveau entre ceux qui sont morts. C’est clair, pour eux. Et un peu plus loin, au

verset 18 : « J’étais mort, et voici je suis vivant au siècle des siècles. Je tiens les clés de la mort et du

séjour des morts », qu’il a évidemment arrachées, dans leur histoire, des mains de Satan, au moment où

en enfer, il est né de nouveau et qu’il a conquis Satan. Là, j’ai choisi les versets principaux. Il y aurait

encore quelques détails, mais enfin, à partir de là, ils ont sorti donc ces versets pour appuyer leur

doctrine. Ce n’est pas leur étude de la Parole qui leur a montré qu’il en était ainsi, c’est qu’ayant reçu

cette révélation, ils ont cherché dans la Parole un certain nombre de versets qui pouvaient être

interprétés conformément à leur doctrine.

Alors pour répondre clairement et en détail à cette fausse doctrine, voici ce qu’on peut dire. La

première des choses, c’est qu’ils ont une mauvaise connaissance de la nature même de Dieu. Ou en

tout cas, ils ne se rendent pas compte de la contradiction qui est exposée dans cette brochure là,

puisque quelques pages avant, on nous parle de Jésus en disant : Jésus est Dieu, il est éternel, il ne

change pas. Quelques pages après, on nous dit que Jésus a changé puisqu’il est devenu pécheur à la

place du pécheur et que pendant trois jours, ou pendant un certain temps, il a complètement changé de

nature. Il n’était plus Jésus le pur Fils de Dieu, il est devenu le pécheur à la place des pécheurs. Il n’est

donc plus le même.

Donc, c’est fondamentalement entaché d’erreurs dès le départ dans la conception de la

personne de Jésus. Jésus-Christ est Dieu le Fils. Il est le Fils de Dieu, mais il est Dieu en tant que Fils.

Dieu est un Esprit éternel, Dieu est Esprit, éternellement manifesté en trois personnes distinctes et

toutes les trois forment un seul Dieu. C’est la meilleure définition que je connaisse de la nature de

Dieu et qui est insondable. Enfin Dieu est un Esprit éternel, éternellement manifesté en trois

personnes qui coexistent éternellement dans leur divinité, mais qui ne forment qu’un seul Esprit

éternel divin, un seul Dieu. Alors puisque Jésus-Christ est Dieu le Fils, Dieu ne peut pas mourir

spirituellement. C’est une impossibilité complète. Sinon, il n’est pas Dieu.

Déjà ça, déjà cette vérité-là suffit à faire tomber l’ensemble des autres raisonnements, parce

que le fait de faire mourir Jésus spirituellement, il ne se rendent même pas compte qu’en acceptant

cette doctrine, ça pousse à la conclusion que Jésus-Christ ne peut pas être Dieu, puisque Dieu ne peut

pas mourir spirituellement.

Et ça nous montre aussi pourquoi il fallait que Jésus participe à la chair et au sang, parce que

ne pouvant pas mourir spirituellement comme il est Dieu, il fallait que, la seule mort qui s’offre à lui,

c’était la mort physique. Il fallait qu’il passe par la naissance humaine pour prendre un corps de chair

exactement semblable au notre, mais sans connaître le péché, puisque la conception de Jésus n’était

pas due à un rapport humain, mais était due à une intervention entièrement surnaturelle de Dieu. Donc

l’ovule fécondé dans le sein de Marie est un apport surnaturel complet, du début à la fin. Ce n’est pas

l’ovule de Marie qui a été fécondé surnaturellement, sinon, Jésus serait participant à la chair humaine

et au péché originel. C’est une implantation divine surnaturelle dans le sein de la vierge Marie, qui

venait entièrement d’en haut, sans aucun contact avec la nature humaine et donc l’hérédité de péché de

nos ancêtres depuis Adam et Eve.

Alors si on essaye de tordre en disant que Jésus-Christ était parfaitement homme et

parfaitement Dieu, c’est Jésus-Christ homme qui est mort spirituellement et qui est allé en enfer et

Jésus-Christ Dieu qui ne l’a pas été. Alors là aussi on est devant une contradiction et une impossibilité.

Il ne peut pas y avoir deux parties en Jésus, une qui va en enfer et une autre qui va au paradis en

même temps. C’est impossible. Ou une qui ne peut pas y aller et une qui y va. Donc il y a une

contradiction absolue dès le départ : le fait de faire mourir Jésus spirituellement, même à la place du

pécheur, a comme conclusion que Jésus-Christ ne peut pas être Dieu, donc on présente un autre Jésus

et un autre évangile, et en présentant, bien-aimés, un autre Jésus, on met les gens dans l’incapacité

d’être sauvés.

C’est comme le Jésus des témoins de Jéhovah, le Jésus des catholiques, ce n’est pas le vrai

Jésus. C’est un autre Jésus qu’on met à mort à chaque messe etc., avec toute une série de doctrines qui

ne sont pas dans la Parole de Dieu. On présente un autre Jésus qui est incapable de sauver ceux qui

croient en ce Jésus-là. C’est pour nous montrer quelle est la gravité de cette hérésie sur le plan de la

vie de ceux qui l’acceptent. Ils se mettent en relation avec un esprit qui n’est plus l’Esprit du Seigneur,

un autre esprit, un autre évangile, un autre Jésus.

Jésus lui-même dit, dans Jean 17, qu’il est un avec le Père et avec le Saint-Esprit. Et que le

Père est toujours avec lui, parce qu’il fait toujours ce qui lui est agréable. Est-ce que quand Jésus était

pendu à la croix, il faisait quelque chose de désagréable à Dieu ? Il accomplissait parfaitement la

volonté du Père. Donc il lui était parfaitement agréable et ce n’est pas à ce moment-là que le Père

dégoûté, comme on le dit si souvent, s’est détourné de Jésus pour ne pas regarder ce sacrifice sur la

croix, qui était là, couvert du péché du monde. Et Dieu s’est détourné irrité ou en colère et a

abandonné son Fils à la mort de cette manière-là. Ce n’est pas du tout le cas.

Dans Romains 8, au verset 3, c’est même exactement l’inverse. Romains 8, verset 3 : « Dieu a

condamné le péché dans la chair ». Dans la chair ! Il ne dit pas dans l’Esprit. « En envoyant à cause du

péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, afin que la justice de la loi soit

accomplie en nous qui marchons non selon la chair, mais selon l’Esprit ».

Donc Jésus est né d’une manière surnaturelle avec un corps semblable au notre selon la chair,

mais qui ne comportait aucune des tares héréditaires de la nature humaine. Certains chrétiens croient

par exemple, que Jésus, lorsqu’il était enfant sur cette terre, a eu toutes les maladies infantiles, la

rougeole etc., et qu’il a dû lui aussi passer par les faiblesses de la chair humaine qu’il avait prises sur

lui. C’est complètement faux. Jésus était né sans péché, il n’a jamais connu de maladie ni d’infirmité, il

ne devait même pas mourir s’il n’avait pas accepté de lui-même la mort violente de la croix, puisque le

salaire du péché, c’est la mort. Donc lui ne devait pas connaître la mort normalement, il avait une

nature sans péché, une nature qui lui permettait de vivre éternellement, s’il n’avait pas volontairement

comme il le dit lui-même, accepté de donner lui-même sa vie pour la reprendre ensuite. Il l’a fait

volontairement en passant par la mort physique de la croix et en versant tout son sang qui nous

rachète. Il fallait que le Fils éternel de Dieu ait sa chair meurtrie et que son sang physique soit versé

pour nous racheter. C’est par ses meurtrissures physiques que nous sommes guéris. C’est par son sang

que nous avons été rachetés.

La Bible dit dans Hébreux 9, lisez ce passage avec moi, dans Hébreux 9 au verset 22. C’est

merveilleux en même temps de voir la vérité sur Jésus, son oeuvre à la croix, son sacrifice. Hébreux 9

au verset 22, il dit : « Presque tout d’après la loi est purifié avec du sang et sans effusion de sang, il n’y

a pas de pardon ». Il ne dit pas : « Sans mort spirituelle d’une victime innocente », il dit : « Sans que le

sang soit versé », parce que la vie est dans le sang. Dans l’enseignement de la Bible, notre vie à nous,

notre âme, notre vie est dans notre sang. Donc toute la vie surnaturelle de Jésus, la vie divine éternelle

de Jésus, était dans son sang pur et précieux et il fallait qu’il y ait effusion du sang de Jésus pour qu’il

y ait pardon des péchés du monde. C’était le prix que Jésus a dû payer, que le Père a dû payer pour le

rachat de notre être et le rachat du péché. « Sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon ».

Au verset 13, un peu plus haut : « Car si le sang des taureaux et des boucs et la cendre d’une

vache répandus sur ceux qui sont souillés sanctifie et procure la pureté de la chair, combien plus le

sang de Christ qui par l’Esprit éternel s’est offert lui-même sans tache ». Il ne s’est pas offert souillé par

tous les péchés du monde, il s’est offert sans tache à Dieu, « combien ce sang purifiera-t-il votre

conscience des œuvres mortes afin que vous serviez le Dieu vivant ».

Donc nous devons comprendre que le sang de Jésus était parfaitement pur et sans tache et qu’il

fallait que ce sang reste pur et sans tache jusqu’au bout pour être capable de nous laver et nous

racheter, de nous justifier. Si Jésus avait été vraiment transformé en péché comme certains

comprennent 2 Corinthiens 5 : 21, son sang serait devenu souillé. S’il avait reçu en lui, à ce moment là,

à la croix, le péché du monde, le sang de Jésus serait devenu un sang souillé et il aurait été

incapable de racheter qui que ce soit par un sang souillé.

Donc la victoire de Jésus a été remportée sur la croix, par le sang qu’il a versé à la croix et non

pas, comme le disent ceux qui soutiennent cette fausse doctrine, qu’il a remporté la victoire en enfer,

au moment où il est né de nouveau, soi-disant, et qu’il a remporté la victoire en combat singulier

contre Satan. Donc le résultat de cette doctrine, aussi, c’est qu’ils diminuent l’importance de la croix,

ils diminuent ou annulent l’importance du sang de Jésus, puisque finalement, le sang de Jésus n’a plus

d’importance particulière pour eux. Certains arrivent même à dire que le sang de Jésus n’est pas ça qui

nous rachète. Ils disent : « C’est sa victoire sur Satan en enfer qui nous rachète. C’est au moment où il a

vaincu Satan en lui prenant les clés qu’on a été racheté et que l’Eglise est née ».

Donc ça va très loin puisqu’ils arrivent à dire que la naissance de l’Eglise s’est faite en enfer, au

moment même où Jésus serait né de nouveau en enfer, comme il est le premier né de toute une série

de premiers nés qui forment les nés de nouveau de l’Eglise, les rachetés de l’Eglise, c’est là en fait que

l’Eglise a commencé, à la nouvelle naissance de Jésus.

C’est l’offrande du corps et du sang de Jésus qui nous rachète, et pas l’offrande de son Esprit,

parce que son Esprit n’a pas eu à être touché par le péché du monde.

Dans Colossiens 1 : 21 : « Vous qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et vos

mauvaises œuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair ». Il n’est pas

dit : Par sa mort spirituelle, parce qu’il fallait, soi-disant, qu’il soit entièrement identifié au pécheur,

donc, c’était le fait d’avoir pris la mort spirituelle des autres sur lui qui nous rachetait. Non ! C’est dans

le corps de sa chair, pour vous faire paraître devant lui saints, irréprochables et sans reproche.

Dans Hébreux 10 : 10 : « C’est en vertu de cette volonté, la volonté du Père, que nous sommes

sanctifiés par l’offrande du corps de Jésus-Christ une fois pour toutes ». L’offrande du corps, pas de

l’Esprit.

Dans 1 Pierre 2 : 24 : « Lui qui a porté lui-même nos péchés dans son corps sur le bois, afin que

morts au péché, nous vivions pour la justice, lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris ».

Donc il a porté nos péchés dans son corps. Là encore, il ne faut pas le comprendre d’une manière

tordue. Ca ne veut pas dire que tous les péchés du monde auraient été injectés dans son corps qui

serait devenu souillé et son Esprit serait resté pur. Pas du tout. C’est le châtiment du péché qui est la

mort, qui est tombé sur lui et c’est en supportant le châtiment des péchés que son corps a connu la

mort. Mais les péchés du monde n’ont pas été injectés dans son corps comme on pourrait le penser si

on interprétait mal. Donc il a porté nos péchés dans son corps, ça ne veut pas dire que nos péchés sont

entrés dans son corps.

Ceci fait référence à ce qui lui est imputé. Le mot est un peu compliqué, mais ceux qui ont fait

de la comptabilité vont tout de suite saisir. Dans Romains 4, il est parlé de l’imputation. A propos de

la foi d’Abraham, il est dit que c’est grâce à sa foi que la justice de Dieu lui a été imputée et non pas

par ses œuvres, par les œuvres bonnes qu’il aurait pu faire. C’est la foi d’Abraham par laquelle la

justice de Dieu lui a été imputée. Il a été imputé sur le compte d’Abraham. Imputé, c’est un mot

comptable qui signifie simplement qu’on charge sur le compte de quelqu’un une certaine somme à

laquelle il a droit et on impute comptablement la somme au compte de quelqu’un.

Cela veut dire que normalement le compte d’Abraham était vierge, il n’avait pas la justice de

Dieu, et que par la foi en Dieu, Dieu a inscrit sur son compte, à son crédit à lui, la justice de Dieu

comme prix de sa foi. Donc ce qui s’est passé à la croix, c’est une double imputation légale, en fait,

c’est une transaction légale spirituellement, ce qui s’est passé à la croix. C’est qu’à la croix, le

châtiment qui devait tomber sur nous, c’est-à-dire la mort, a été imputé sur le compte de Jésus, à cause

des péchés qui étaient les nôtres. Ce ne sont pas ses péchés qui sont passés sur lui, nos péchés qui sont

passés sur lui, c’est le châtiment de nos péchés qui a été imputé à Jésus, par la mort qu’il a dû subir

dans son corps sur la croix. Et en même temps, il y a eu une seconde imputation, c’est que pour ceux

qui ont foi en lui, la justice de Dieu a été imputée sur notre compte alors que nous ne le méritions pas,

normalement, mais ça a parfaitement satisfait la justice de

Dieu, donc une double imputation, une écriture à partie double, une imputation sur notre

compte de la justice de Dieu, en même temps que sur le compte de Jésus était imputé le châtiment qui

devait nous revenir à cause de nos péchés. Mais en aucun cas, ni le corps, ni l’Esprit de Jésus n’ont été

souillés par l’irruption du péché dans sa vie. Ca il faut que ce soit clair pour nous. Et c’est la raison qui

explique pourquoi le Seigneur a institué la cène. Quand il a institué la cène, c’était pour commémorer

l’offrande de son corps et de son sang, qui sont suffisants pour nous donner un plein salut par sa mort

sur la croix. Il a offert son corps, il a offert son sang. « Prenez, ceci est mon corps donné pour vous ;

prenez, ceci est le sang de la Nouvelle Alliance, le sang pur et précieux de Jésus-Christ ».

Quand il dit aux Juifs, dans Jean 6 : « Il faut que vous mangiez ma chair et que vous buviez

mon sang pour avoir la vie ». En fait, ça veut dire simplement : il faut que vous croyiez à ce que j’ai

accompli sur la croix en offrant mon corps et mon sang pour vous, que vous compreniez ce que cela

signifie pour vous et qu’en le croyant vous puissiez recevoir par la foi, sur votre compte, une

imputation céleste, qui vous donne la guérison, la délivrance des démons, la justice, la résurrection, la

vie éternelle, le tout imputé sur votre compte, alors que le compte de Jésus a été chargé de la

condamnation et du jugement qui devait tomber sur nous.

Donc en fait, cela signifie que ceux qui défendent cette doctrine ignorent complètement la

signification des sacrifices de l’Ancien Testament, qui préfiguraient celui de Christ. Et c’est important

de le voir, parce que dans l’Ancien Testament, les animaux qui étaient offerts étaient des choses très

saintes, qui le restaient avant, pendant et après le sacrifice et qui en aucun cas n’étaient souillés par le

péché de la personne qui venait présenter l’Agneau pour le sacrifice.

Je vous lis deux versets dans Lévitique 6 : 18 : « Voici la loi du sacrifice d’expiation : c’est dans

le lieu où l’on égorge l’holocauste (c’est la croix), que sera égorgé devant l’Eternel la victime pour le

sacrifice d’expiation. C’est une chose très sainte. Le sacrificateur qui offrira la victime expiatoire la

mangera. Elle sera mangée dans un lieu saint, dans le parvis de la tente d’assignation. Quiconque en

touchera la chair sera sanctifié ». Vous voyez, si à l’époque de ces sacrifices, on avait dit et enseigné

que le péché de celui qui venait présenter son agneau devait passer sur l’agneau et qu’il allait être

souillé par le péché, ça ne pouvait pas être une chose sainte. On ne pourrait surtout pas la manger, ni

le sacrificateur dans un endroit saint. Elle aurait immédiatement été écartée comme quelque chose

d’impur, qui portait sur elle tout le péché de la personne qui venait offrir le sacrifice. Là, il suffisait de

toucher sa chair pour être sanctifié. « S’il en rejaillit du sang sur un vêtement, la place sur laquelle il

aura rejailli sera lavée dans un lieu saint. Le vase de terre dans lequel elle aura cuit sera brisé. Si c’est

un vase d’airain qu’elle a cuit, il sera nettoyé, lavé à l’eau. Tout mâle parmi les sacrificateurs en

mangera, c’est une chose très sainte ». Cet agneau restait un agneau très saint, pur et sans tache.

Comme Christ sur la croix n’a jamais été contaminé par le péché.

Donc, si je reviens maintenant dans ce fameux verset de 2 Corinthiens 5 : 21, où il est dit que

« Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous », si on met ce verset en parallèle

avec tout ce qu’on vient de dire, c’est évident qu’il y a une contradiction apparente et que ça ne peut

pas être le sens qui est souvent donné, c’est-à-dire que Jésus aurait été transformé en péché. C’est un

mot qui aussi bien dans le grec que dans l’hébreu peut signifier à la fois péché ou sacrifice pour le

péché, offrande pour le péché. C’est exactement le même mot ; parce que le sacrifice pour le péché

était offert pour couvrir ou effacer le péché.

Donc, que ce soit en hébreu, que ce soit en grec, le mot péché peut être aussi utilisé comme

sacrifice pour le péché. C’est le cas par exemple dans Esaïe 53 : 10, où c’est le mot péché qui est

employé, mais c’est sacrifice pour le péché qui est inscrit ici. Esaïe 53 :10 : « Après avoir livré sa vie

en sacrifice pour le péché ». On pourrait écrire : « Après avoir livré sa vie en péché ». Mais c’est évident

que ce n’est pas cette traduction-là qu’il faut mettre ici. Là c’est clair que les traducteurs ont mis :

« Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché ». Et c’est bien ça que ça signifie dans 2 Corinthiens

5 : 21, en parlant de Jésus. Il faut lire donc cette traduction, non pas comme elle est là, mais : « Celui

qui n’a pas connu le péché, il l’a fait devenir sacrifice pour le péché pour nous, afin que nous

devenions en lui justice de Dieu ».

Il y a plusieurs passages où c’est le cas, mais gardez simplement bien en tête que la traduction

qui a été choisie ici est mauvaise, et d’autres versions portent une autre traduction, en tout cas

indiquent une autre interprétation que celle donnée, sacrifice pour le péché, qui serait beaucoup plus

clair si ça avait été mis ainsi.

Je citerai juste une référence dans le Nouveau Testament, puisque j’en ai cité une dans

l’Ancien. Dans Hébreux 10 et au verset 8 : « Après avoir dit d’abord : Tu n’as pas voulu et tu n’as pas

agréé ni sacrifice, ni offrande, ni holocauste, ni sacrifice pour le péché ». C’est le mot « péché » qui est

inscrit dans le grec et ça a été bien traduit ici, sacrifice pour le péché, parce que le contexte montre

clairement que c’est le cas. « Tu n’as agréé ni sacrifice pour le péché, tu dis ensuite : Voici je viens

pour faire ô Dieu, ta volonté ». Le péché, c’est un acte moral. Moral, c’est-à-dire un acte volontaire de

désobéissance, qui est accompli par un homme libre, qui choisit la désobéissance. Donc nos péchés ne

pouvaient pas être imputés sur Jésus, parce que ça aurait voulu dire que Dieu le Père aurait transféré

sur quelqu’un la désobéissance commise par quelqu’un d’autre.

Et ça il ne peut pas le faire, parce que la désobéissance, c’est un acte volontaire personnel, de

chacun. Je suis responsable de mes propres désobéissances, mais ma désobéissance à moi ne va pas

être transférée sur toi ; tandis que le jugement de ma désobéissance pourrait être transférée sur

quelqu’un d’autre, sur Jésus, mais non pas l’acte moral du péché, qui est personnel à chacun, au

pécheur. C’est pour ça que quand il est dit que Jésus a porté nos péchés, ce n’est pas dans le sens que

nos péchés lui ont été imputés et qu’il a pris en compte pour lui nos propres péchés. Mais il y a eu un

transfert du châtiment qui devait nous revenir.

Jésus-Christ est resté pur et sans tache sur la croix, du début à la fin. Ne disons pas, comme on

le dit dans certaines églises, ou dans certains enseignements ou dans certains milieux, que Dieu en

colère s’est détourné de lui et pendant trois heures ou trois jours, il a été coupé de son Fils et il a

considéré avec dégoût cet homme pantelant sur la croix.

C’est exactement le contraire dans l’enseignement de la Parole de Dieu. Il est écrit que « Dieu

était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même ». Il est écrit que Jésus a présenté là une offrande

de bonne odeur à l’Eternel. Donc en fait, le Père était en Christ, le Père considérait, non pas avec

dégoût, mais avec reconnaissance ce que son Fils bien-aimé était en train de faire, le Père en souffrait,

bien-sûr, mais il considérait ceci comme un sacrifice de bonne odeur qui montait à ses narines

exactement comme quand on immolait l’agneau pascal, c’était un sacrifice de bonne odeur qui montait

devant l’Eternel. C’était quelque chose d’agréable, c’était pour cela que Dieu le Père avait envoyé

Jésus. Et Jésus était en train d’accomplir la volonté parfaite du Père.

Rappelez-vous seulement Jean 3 : 16. Qu’est-ce qui est écrit ? « Dieu a tant aimé le monde,

qu’il a donné son Fils unique ». Il l’a donné sur la croix ; il ne l’a pas donné simplement pour naître et

mourir comme un homme ordinaire. Il l’a donné pour passer au sacrifice de la croix. Toute la vie de

Jésus est centrée sur la croix et sur sa mort expiatoire à la croix. Donc il était là, parfaitement en train

d’accomplir la volonté parfaite du Père qui souffrait dans son cœur de voir les choses se passer ainsi,

mais qui considérait ceci comme un sacrifice de bonne odeur et qui regardait avec attention, avec

reconnaissance et amour, son Fils en train de mourir pour nous sur la croix, et que même, il était en

lui, réconciliant le monde avec lui-même.

Vous trouverez ces versets dans Ephésiens 5 : 2. Il a été offert comme un sacrifice de bonne

odeur. Dans Hébreux 9, aussi, aux versets 13 et 14 et dans 1 Pierre 1 verset 19 : « Il a été offert comme

un agneau pur et sans tache à l’Eternel ».

Ensuite, pour annuler, alors complètement, s’il en était besoin, cette fausse doctrine, ce sont les

propres paroles de Jésus à la croix qui devraient être suffisantes. Parmi les dernières paroles de Jésus à

la croix, il y en a trois qui contredisent complètement cette hérésie.

Dans Luc 23 et au verset 43, où Jésus dit au brigand repentant, sur la croix : « Je te le dis en

vérité, aujourd’hui tu seras avec moi », non pas au fond de l’enfer en train d’expier pendant trois jours,

mais, « tu seras avec moi dans le paradis ». Alors les tenants de la fausse doctrine s’en sortent encore

une fois d’une manière qui est là, vraiment pas très honnête, puisqu’ils disent, puisqu’en grec il n’y a

pas de ponctuation, il suffirait de déplacer d’un mot la virgule et de dire ce que pour eux, Jésus-Christ

a vraiment dit : « Je te le dis en vérité aujourd’hui, (virgule) tu seras avec moi dans le paradis dans trois

jours ou un de ces jours ». Donc vous voyez à quel point c’est malhonnête de faire ça, parce que ça n’a

aucun sens, c’est d’un double emploi inutile. Que Jésus lui dise : « Je te le dis aujourd’hui, c’est évident

que c’est aujourd’hui, qu’il est en train de parler. Pour le brigand qui est en train de mourir, il ne lui

disait pas hier ou demain. Il lui disait aujourd’hui. Donc ça ne sert à rien de dire que Jésus a dit : « Je te

le dis aujourd’hui ». La seule interprétation normale et valable, c’est : « Je te le dis, aujourd’hui, tu seras

avec moi au paradis ».

Dans Hébreux 4, il est dit aussi : « C’est pourquoi il est écrit : aujourd’hui, si vous entendez sa

voix, n’endurcissez pas vos cœurs ». Là aussi, il n’y a pas de virgule. On pourrait déplacer la virgule et

dire : « C’est pourquoi il est écrit aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur ».

C’est ridicule. Donc, là c’est tordre volontairement, et la Parole de Dieu s’y prête. Le Seigneur a

permis que le mot « aujourd’hui » soit placé à un point où on pouvait déplacer la virgule. Ca aurait été,

disons différent, si « aujourd’hui » était : « Je te le dis, tu seras avec moi au paradis aujourd’hui ». Là, ils

n’auraient pas pu utiliser cet argument. Mais je suis sûr que Dieu a permis cela pour tester l’obéissance

de ses enfants et montrer qu’on est libre de tordre la Parole de Dieu si on veut, mais il y a un prix à

payer. Quand on veut le faire, on peut. Mais ce n’est pas ça qui nous fait entrer dans la vie éternelle et

dans la vérité. Donc ça, c’est la première parole de Jésus. Jésus a dit : « Aujourd’hui, je serai au paradis » et

non pas au fond de l’enfer. Ensuite, il a dit aussi, un peu plus loin, dans Luc 23 et au verset 46, quand

le voile du temple se déchire et qu’il expire, Jésus s’écria d’une voix forte : « Père, je remets mon Esprit

entre tes mains ». Il n’a pas dit : « Je remets mon Esprit entre les mains de Satan, puisque mon Esprit est

mort, spirituellement mort, maintenant, c’est Satan qui va s’en occuper pendant trois jours ». « Je remets

mon Esprit entre tes mains, Père ». Et je suis certain que comme il l’a dit, lorsqu’il est mort, son Esprit

est sorti de son corps, son corps a connu la mort physique. Son Esprit est sorti de son corps, il est allé

à son Père. En attendant la résurrection, il est allé prêcher aux esprits qui étaient morts et qui étaient

en prison. Et il a fait autre chose sans doute pendant ces trois jours, mais il attendait la résurrection en

présence de son Père.

Et enfin dans Jean 19, verset 30, quand Jésus prit le vinaigre, il dit : « Tout est accompli ». Ca

veut dire que si tout était accompli, il n’y avait plus rien d’autre à accomplir pour le salut du monde et

ce n’était pas, comme le disent les tenants de cette doctrine, ce n’était pas en enfer qu’il a finalement

accompli le salut final en remportant la victoire sur Satan. Pour cette fausse doctrine, la mort de Jésus

à la croix n’est pas l’accomplissement final. Ce n’est que le début de cette fameuse période de trois

jours où Jésus a souffert, soi-disant, et a remporté ensuite la victoire finale en enfer, qui là vraiment,

représente le tout accompli final pour eux.

Et quand Jésus crie : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné » ? Ca ne peut donc

pas signifier un abandon total à l’enfer et au châtiment final, mais c’est un abandon simplement du

Père, accepté volontairement par le Fils, à la mort atroce et aux souffrances de la croix, le tout dans la

volonté parfaite de Dieu. Et en plus, il citait là le Psaume 22 qui était un Psaume prophétique, qui était

un cri de David, qui ne se rendait peut-être pas compte, quand il l’a écrit, au moment où il l’a écrit,

mais qui traversait des difficultés énormes et qui criait à ce moment-là : « Mon Dieu, mon Dieu,

pourquoi m’as-tu abandonné » ? Et qui décrivait d’avance, dans le détail, les détails de la crucifixion. Et

comme Jésus savait qu’il fallait que toutes les écritures s’accomplissent, il a aussi dit ce qui était à

dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné aux souffrances de la croix » ? Mais il l’a

abandonné librement parce qu’il dit lui-même, dans un autre passage : « Ne croies-tu pas que si je

voulais, je demanderais douze légions d’anges à mon Père et qu’il me les enverrait immédiatement » ?

Il ne l’a pas fait.

Dans 2 Corinthiens 5, au verset 19, alors rappelez-vous le verset 21 qui est le verset phare de

cette fausse doctrine, où il aurait été fait péché. Deux versets avant, il est écrit, 2 Corinthiens 5 : 19 :

« Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même et n’imputant point aux hommes leurs

offenses, il a mis en nous la Parole de la réconciliation ». Manifestement, le contexte montre que c’est

le contexte de la croix, puisque c’est à la croix et par la mort de Jésus que la réconciliation s’est faite

entre Dieu et les hommes. Donc il est bien écrit que le Père, Dieu, le Père était en Christ sur la croix.

Il ne pouvait pas donc être abandonné complètement ni livré à Satan.

En ce qui concerne le passage de Nombres 21 où il est parlé du serpent d’airain, il ne peut pas

à la lumière de l’ensemble de la révélation, il ne peut pas s’agir d’une représentation de Jésus-Christ.

Le serpent d’airain ne représente pas Jésus. Le serpent d’airain représente la condamnation du péché

sur la croix ; le châtiment du péché. Le péché nous rend participants de la nature de Satan et le

châtiment du péché a été réglé sur la croix par la mort substitutrice de Jésus. Donc le serpent d’airain

représentait simplement la désobéissance. Ils s’étaient rebellés à cause des serpents qui venaient les

mordre et ils avaient protesté contre Dieu. Et Dieu leur mettait sous les yeux leurs propres péchés,

puisqu’ils s’étaient rebellés à propos de l’arrivée des serpents et qu’ils avaient manifesté de la rébellion

à ce moment-là. C’est donc leur rébellion qui est placée sous leurs yeux et Dieu avait simplement fait

une promesse en disant : « Regardez au serpent d’airain et tous ceux qui regardent avec foi seront

guéris. Or manifestement, si Jésus eut été transformé en Satan, ça aurait voulu dire que ceux qui

regardent Satan avec foi seraient guéris. Ca ne peut pas être le cas. C’était la promesse de Dieu de dire

à ceux qui regardaient leurs péchés et qui se repentaient de leurs péchés, qu’ils recevaient à ce

moment-là la guérison du Seigneur. Et là, c’est parfaitement en accord avec l’enseignement de

l’ensemble de la Parole.

En ce qui concerne Azazel, les deux boucs de Lévitique 16, là aussi, si nous remettons ça dans

la perspective de l’ensemble de la révélation, c’est nous montrer que le bouc qui a été sacrifié

représente effectivement Jésus-Christ. Jésus-Christ, c’est le bouc pour Dieu. Il est bien dit qu’il y a un

bouc pour Dieu et un bouc pour Azazel, Azazel qui veut dire Satan. Donc le bouc pour Dieu, c’est

celui qui a été mis à mort. Il a été mis à mort où ? Sur la croix. Et qu’est-ce qui s’est passé au moment

où Jésus a été mis à mort ? C’est que nos péchés ont été ôtés. Les péchés, c’est la nature de Satan. C’est

la désobéissance volontaire de l’homme qui le rend participant à la nature de Satan, qui lui-même s’est

rebellé contre Dieu et a péché par désobéissance.

Tandis que le bouc pour Azazel, qu’est-ce qui se passe ? Il est chargé des péchés, puisqu’il

devait lui imposer les mains et qu’il est dit que tous les péchés du peuple passaient sur lui. Et il

s’enfuyait dans le désert pour Azazel, pour Satan. Donc qu’est-ce que ça laisse comme interprétation

normale ? Ca veut dire que quand Jésus-Christ a été mis à mort, le bouc qui est mis à mort, tous nos

péchés ont été ôtés de nous, légalement et transférés sur cet autre bouc qui était pour Satan ; c’est-à dire

que Satan s’est trouvé dépouillé complètement de toute autorité sur nous. Il s’est retrouvé lui avec

tous les péchés du monde, puisqu’il est l’auteur du péché. Il est le pécheur lui-même, le père du

mensonge, l’auteur de tous les péchés du monde et c’est lui qui pousse à la désobéissance qui est le

péché. Donc en fait, par la mort de Jésus-Christ, il a vaincu Satan qui s’est retrouvé lui, dans le désert

de sa solitude, chargé de tous les péchés qu’il aurait dû nous garder dessus, il s’est retrouvé avec,

puisque le sang de Jésus a enlevé, ôté les péchés de tous ceux qui croient en lui ; et tous ces péchés se

sont retrouvés où ? Dans l’escarcelle de Satan. Il s’est retrouvé avec.

Pour l’éternité il va rôtir dans le lac de feu, avec tous ceux qui n’auront pas accepté le bouc qui

a été mis à mort. Le bouc pour Azazel n’est pas Jésus. Jésus, c’est le bouc mis à mort. L’autre bouc est

resté vivant, il n’a pas été mis à mort. Mais il est allé dans le désert, où il n’y a pas la vie.. Tous les

péchés lui ont été transférés. D’ailleurs c’est d’autant plus clair, ça contredit même l’enseignement qui

est le leur, parce qu’ils auraient dû dire que c’est le bouc qui a été mis à mort qui aurait dû recevoir

tous les péchés sur lui. Or le bouc qui a été mis à mort n’a rien reçu sur lui, il a été mis à mort, c’est

tout, alors que tous les péchés ont été transférés sur celui qui est resté vivant. Sur celui qui n’a pas été

mis à mort, ça ne pouvait pas être Jésus. Donc ça se retourne complètement contre eux. Mais ils ne

s’en rendent pas compte.

Ensuite, Jonas : je relis dans Matthieu 16. Quand il est parlé du signe de Jonas, c’est tellement

clair quand vous regardez le contexte ! C’est pour ça que nous devons faire attention à ne pas citer des

versets hors de leurs contextes, d’une part et hors de l’ensemble de l’enseignement de la Bible.

Dans Matthieu 16 : 4, où Jésus dit : « Une génération méchante et adultère demande un

miracle, il ne lui sera donné d’autre miracle que celui de Jonas. Eux ils s’en servent en disant : « Donc,

vous voyez, il est mort ». Mais dans Matthieu 12 : 40, il est écrit, dans la bouche même de Jésus : « Car

de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, de même, le Fils de

l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. Et là, quand Jésus parle, c’est lui qui

donne l’interprétation. En fait, quand Jésus est trois jours et trois nuits dans le sein de la terre, c’est

l’image du tombeau qui a recueilli le corps de Jésus, pendant trois jours et trois nuits en attendant la

résurrection. C’était le signe de Jonas. Le corps de Jésus est resté dans le sein de la terre, dans cette

caverne qui abritait son corps pendant trois jours et trois nuits, et c’était là le signe de Jonas. Quand il

dit : « Au sein de la terre », Jésus ne parle pas de l’enfer. C’est un contexte de mort et de résurrection.

C’est là le miracle du prophète Jonas.

Si Jésus avait dû être en enfer, le Seigneur, comme ils le disent à propos de Jonas, si vraiment

ça avait été l’enfer, il aurait dû y rester pour l’éternité. C’est encore quelque chose que ceux-là ne

comprennent pas, parce que le sort d’un pécheur, c’est la mort spirituelle éternelle, et pas pour trois

jours. Donc il était absolument injuste, entre guillemets, si ça avait été le cas, que Dieu fasse sortir

Jésus après trois jours de l’enfer, ça aurait été injuste, s’il garde en enfer éternellement ceux qui y sont.

Si Jésus avait vraiment dû être un remplaçant complet du pécheur, un substitut complet, une

identification complète, il aurait dû à ce moment-là prendre sur lui le péché du monde, devenir

vraiment péché, aller en enfer et y rester pour toujours à la place des pécheurs.

Vous voyez jusqu’où ça va ? C’est inimaginable, de penser des choses comme ça. Mais ils ne

se rendent même pas compte qu’ils contredisent la justice de Dieu, qui par un acte arbitraire, ferait

sortir Jésus trois jours après, alors qu’il ne méritait pas de sortir, si vraiment il avait dû y être pour

l’éternité.

J’aurais pu me mettre à la place d’un pécheur qui arrive devant Dieu en disant : « Mais

Seigneur, de quel droit as-tu fait sortir Jésus au bout de trois jours de l’enfer, si moi, tu m’y gardes

pour l’éternité ? De quel droit » ? Puisqu’il remplaçait parfaitement le pécheur. Donc la justice de Dieu

ne pouvait pas être satisfaite.

En outre, dans Luc 16 : 19, à propos du pauvre Lazare et du mauvais riche, quand le mauvais

riche qui regarde le pauvre dans le sein d’Abraham, c’est-à-dire au paradis, et qu’il lui dit : « Mais

envoie quelqu’un, donne-moi à boire, etc. Qu’est-ce qu’il répond ? Il répond : « Abraham, il y a entre

nous et toi, un abîme infranchissable afin que personne de chez nous ne puisse aller vers toi et

personne de chez vous ne puisse venir vers nous ». Donc s’il y a un abîme infranchissable, c’est que si

Jésus avait dû séjourner en enfer à la place du pécheur, cet abîme infranchissable l’empêchait de sortir

de l’enfer ; l’aurait empêché de sortir de l’enfer.

Et enfin en conclusion, pour parler de premier né d’entre les morts, là aussi c’est une

méconnaissance de ce qui se passait chez les Juifs et le terme dans l’hébreu, un premier né chez les

Hébreux était quelqu’un de spécial. Un aîné avait des droits spéciaux. C’est lui qui recevait la plus

grosse partie de l’héritage, c’est lui qui avait l’autorité sur ses frères et sœurs, sur la famille, quand les

parents disparaissaient etc. Donc un premier né avait des droits spéciaux et une place spéciale. Et

quand Jésus est appelé le premier né d’entre les morts, ça ne veut pas dire qu’il est le premier né de

nouveau d’entre les nés de nouveau, ça veut dire qu’il est le premier né de Dieu, ça veut dire qu’il a

une place d’autorité suprême entre tous. C’est ce que signifie premier né. Il a l’autorité suprême, pas

seulement parce qu’il est le premier né de Marie qui en a eu d’autres après, mais c’est parce que

spirituellement, il y a une position de premier né du Père, en tant que Fils éternel, et qu’en tant que

premier né, il a une autorité suprême sur tous et que ces privilèges spéciaux l’ont été notamment

reconnus à sa résurrection.

Dans Colossiens 1 : 15, il est dit : « Il est l’image du Dieu invisible, le premier né de toute la

création ». Ca ne veut pas dire comme disent les témoins de Jéhovah qu’il est le premier à avoir été

créé, puisqu’il est lui-même le créateur. « Car en lui ont été créées toutes choses qui sont dans les

cieux » etc. Il est dit : « Tout a été créé par lui et pour lui ». Le « pour lui » montre qu’il a une position

d’autorité suprême. « Car Dieu », au verset 19, « a voulu que toute plénitude habite en lui ». C’est les

privilèges du premier né, l’autorité suprême sur toute la création. Il est lui-même le créateur, il n’a pas

pu être créé.

En ce qui concerne : « Il est descendu dans les régions inférieures », c’est-à-dire : Ephésiens 4, 8

et 9 : « Etant monté en haut, il a amené des captifs, il a fait des dons aux hommes. Or que signifie il est

monté sinon qu’il est aussi descendu dans les régions inférieures de la terre. Celui qui est descendu,

c’est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses ». Alors si on

interprète ce verset à la lumière de l’ensemble de la révélation, ça ne peut pas être qu’il est descendu

en enfer, dans les régions inférieures au sens enfer, mais qu’il est descendu au plus bas dans son

incarnation terrestre.

Rapprochez cela de Philippiens 2. Si vous regardez dans Philippiens 2, ça devient clair, il est

dit au verset 5 : « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel existant en forme de

Dieu n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui même

(voilà, il commence la descente), en prenant une forme de serviteur (encore plus bas), en

devenant semblable aux hommes. Après s’être trouvé dans la situation d’un homme, il s’est humilié lui même

en se rendant obéissant jusqu’à la mort et même jusqu’à la mort de la croix ». On ne pouvait pas

descendre plus bas.

« C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé en lui donnant le nom qui est au-dessus de

tout nom etc. Donc ça veut dire simplement ça : « Il s’est humilié lui-même en descendant dans son

incarnation terrestre au plus bas, à la position la plus basse à laquelle il pouvait descendre, une forme

d’homme, une forme non seulement d’homme, mais de serviteur et en plus, de serviteur mourant sur

une croix comme un malfaiteur. Il ne pouvait pas descendre plus bas que là où il est descendu par

amour pour nous. C’est ça que ça veut dire. Il a fallu qu’il fasse un acte vraiment d’amour pour nous,

pour s’incarner sur cette terre de misère, pour venir nous apporter son salut parfait.

Si vous rencontrez un chrétien qui n’est pas au clair en ce qui concerne ce qui s’est passé sur la

croix, mettez-le au clair au plus vite. Surtout, ne laissez pas passer comme quelque chose de sans

importance si vous entendez un chrétien dire : « Ah Dieu s’est détourné avec dégoût de son Fils » ou

« Dieu a été séparé de son Fils sur la croix ». Remettez les choses au clair, parce qu’il est en train

d’accepter une fausse doctrine qui est en train de lui présenter un autre Jésus que le vrai Jésus.

Dans 2 Corinthiens 11 verset 4 : « Si quelqu’un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que

nous avons prêché ou si vous recevez un autre esprit (celui de l’antichrist) que celui que vous avez

reçu, ou un autre évangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien ». C’est pareil

aujourd’hui. Il est en train de les secouer parce qu’ils sont en train d’accepter un autre évangile et un

autre Jésus.

Dans Galates 1 : 6, il secoue encore les Galates en leur disant : « Je m’étonne que vous vous

détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre

évangile. Non pas qu’il y ait un autre évangile, mais il y a des gens qui vous troublent ». Et moi, je suis

troublé de voir à quel point cette doctrine se répand dans les milieux chrétiens. En Amérique, c’est

quelque chose de fantastique.

Kenneth Hagin enseigne ça dans son livre : « Le nom de Jésus », c’est clairement détaillé dans

un chapitre de ce livre. Kenneth Copeland enseigne cela. Le grand évangéliste argentin, Juan Carlos

Ortis aussi et d’autres. Tous ceux-là enseignent la mort spirituelle de Jésus. L’église Darbyste aussi

enseigne que pendant trois heures Jésus a été totalement séparé du Père.

C’est un autre évangile. Paul dit dans Galates, au verset 8 : « Mais quand nous-mêmes (alors

écoutez ça, c’est quand même fort), quand un ange du ciel annoncerait un autre évangile que celui que

nous vous avons prêché, qu’il soit anathème ». Ca veut dire : « Qu’il soit maudit ». « Nous l’avons dit

précédemment et je le répète à cette heure, si quelqu’un vous annonce un autre évangile que celui que

vous avez reçu, qu’il soit maudit ».

Ca veut dire tout simplement que ceux qui ont pris cet enseignement pour eux, même sans se

rendre compte de la portée de cet enseignement, sont sous la malédiction de Dieu. Ils ne peuvent pas

avoir une pleine ouverture à la bénédiction du Seigneur. Ils sont sous une malédiction qui va rester

tant qu’il n’y a pas la lumière qui se fait et la repentance qui entre dans le cœur, parce que quand la

repentance vient, il est possible de reconnaître son tort en disant : « Seigneur, j’ai été séduit par orgueil,

puisqu’en fait c’est ça, la séduction joue sur l’orgueil. J’ai eu l’impression de voir une révélation

profonde, une profondeur extrême dans l’oeuvre de Jésus-Christ et en fait, c’était une erreur qui venait

de l’enfer. Et parce que je n’ai pas veillé, parce que je n’ai pas suffisamment fait attention et que je n’ai

pas été suffisamment sur mes gardes, en contrôlant cette parole dans l’ensemble de ta révélation, je l’ai

acceptée sans discussion. Et elle est en train de produire des fruits de malédiction dans ma vie ».

Heureusement que le Seigneur dans sa grâce fait la lumière et que ses brebis entendent sa voix,

parce que quand nous entendons la voix du Seigneur, nous pouvons toujours venir à Jésus en disant :

« Seigneur, je me suis trompé, pardonne-moi. Lave-moi dans ton sang, Seigneur et remets-moi sur les

rails ». Et le sang précieux de Jésus fait son oeuvre puissante et nous rétablit dans la vérité.

« Père, merci d’avoir accompli en Jésus cette oeuvre si parfaite à la croix. Ma prière, c’est que

tu nous la révèles constamment, Seigneur, davantage et que nous puissions vraiment comprendre la

perfection de cette oeuvre, de ce tout accompli de l’Agneau sans tache qui a été offert et qui nous a

donné ta justice par la foi en Jésus-Christ. Merci Seigneur, je te rends grâce de tout mon cœur. Que je

puisse par ta main puissante, Seigneur, être digne de marcher constamment dans cette révélation, dans

la foi en Jésus et dans les œuvres que tu as préparées pour moi. Merci mon Père, sois loué ! Sois béni

et adoré éternellement. Amen !

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