Réalité biblique et réalité concrète.


On a souvent tendance à opposer la réalité divine, telle qu’elle est révélée dans la Bible, et la réalité humaine concrète, telle qu’on peut la vivre dans notre vie de tous les jours. Est-il toujours possible de faire passer la réalité divine dans notre réalité concrète ? Dans la prière qu’Il adresse à Son Père, Jésus proclame : “Ta Parole est la Vérité” (Jean 17 : 17). Tous les Chrétiens proclament et savent que la Bible est la Parole de Dieu, entièrement inspirée. C’est dans ce Livre divin que le Seigneur Se révèle Lui-même et nous révèle Sa volonté, sous la forme de commandements, de promesses et de prophéties. Lorsque Dieu nous révèle Sa volonté dans Sa Parole, ce n’est pas pour que cette volonté reste sans effet. C’est pour qu’elle s’accomplisse dans notre vie concrète. Quand nous comparons la volonté de Dieu, telle qu’Il nous la révèle dans la Bible, dans Ses commandements, Ses promesses et Ses prophéties, avec la réalité de notre vie concrète de Chrétiens, nous ne pouvons que constater qu’il existe souvent une différence considérable ! Il existe même certaines promesses ou certains commandements adressés par Jésus-Christ à Son Eglise qui nous semblent n’avoir encore jamais été réalisés, et que beaucoup considèrent même comme irréalisables. On peut citer par exemple ce commandement : “Soyez parfaits, comme votre Père Céleste est parfait” (Matthieu 5 : 48), ou encore cette promesse : ” En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père” (Jean 14 : 12).

A notre connaissance, depuis l’époque des premiers apôtres, aucun ministère individuel dans l’Eglise n’a encore manifesté la plénitude des œuvres de Jésus-Christ, telles qu’on peut les voir dans le ministère terrestre du Seigneur. Tout au plus peut-on voir, dans le Livre des Actes, qu’il se produisait dans l’Eglise primitive, juste après l’ascension du Seigneur, les mêmes signes, guérisons et prodiges que dans le ministère de Jésus :
(Actes 5 : 12-16). “Beaucoup de miracles et de prodiges se faisaient au milieu du peuple par les mains des apôtres. Ils se tenaient tous ensemble au portique de Salomon, et aucun des autres n’osait se joindre à eux ; mais le peuple les louait hautement. Le nombre de ceux qui croyaient au Seigneur, hommes et femmes, s’augmentait de plus en plus ; en sorte qu’on apportait les malades dans les rues et qu’on les plaçait sur des lits et des couchettes, afin que, lorsque Pierre passerait, son ombre au moins couvrît quelqu’un d’eux. La multitude accourait aussi des villes voisines à Jérusalem, amenant des malades et des gens tourmentés par des esprits impurs ; et tous étaient guéris”
Aujourd’hui, il y a longtemps que l’on n’a plus vu de telles choses dans l’Eglise ! Que faut-il en déduire ? Que le temps des miracles est définitivement passé, ou qu’il existe d’autres raisons à cet état de fait ? Il est clair que les moqueurs et les sceptiques ont beau jeu de mettre le doigt sur l’écart énorme qui existe entre les déclarations de la Bible, et la vie concrète de l’Eglise et des Chrétiens. Nous pouvons douloureusement ressentir les moqueries et les railleries de ceux qui nous tournent en ridicule. Mais nous ne pouvons pas nier la part de vérité qui est mise à nu par ces moqueries. Oui, pourquoi la Parole de Dieu ne se réalise-t-elle pas pleinement, ou encore si peu, dans la vie concrète des Chrétiens ? Allons-nous rester indéfiniment sur ce constat d’échec, et laisser ainsi la gloire de notre Dieu être traînée dans la boue ? Devons-nous continuer à plier l’échine et à adopter un profil bas ? Devons-nous faire toujours semblant que tout va bien, et continuer à annoncer que les choses vont changer, alors qu’elles ne changent pas ?
Certains se moquent facilement, en nous montrant que tel ou tel “grand ministère” est lui-même mort de maladie, ou qu’il n’a guéri que quelques malades parmi une grande foule de candidats à la guérison.
Pour ne citer qu’un seul exemple, les moqueurs se plaisent à souligner qu’un homme de foi reconnu comme l’évangéliste Smith Wigglesworth, célèbre pour ses nombreuses guérisons, n’a pas pu empêcher la mort prématurée de son épouse à l’âge de 54 ans, mort suivie par celle de son plus jeune fils, deux ans après, à l’âge de 19 ans. Ils ne se privent pas non plus de dire que sa fille Alice n’a jamais pu être guérie de sa surdité, et que lui-même a souffert pendant des années de calculs et d’hémorroïdes, même s’il a fini par en être délivré surnaturellement. Il est facile à ces moqueurs, qui sont souvent eux-mêmes des Chrétiens évangéliques, de se servir de ces exemples concrets pour remettre en question la vérité de la Parole de Dieu, et faire douter beaucoup de malheureux malades qui attendent leur guérison et l’accomplissement des promesses du Seigneur. Ces moqueurs n’ont en général pas obtenu, dans leur propre ministère, le début du centième des miracles et des guérisons obtenus par Smith Wigglesworth. Ils ne sont donc nullement qualifiés pour juger un tel homme. Seuls ceux qui auraient mieux fait que lui pourraient à la rigueur commencer à le juger ! De toute manière, ce n’est pas parce que Smith Wigglesworth n’est pas parvenu à exercer exactement le même ministère que celui de Jésus, que cela nous autorise à croire que cette promesse du Seigneur dans Jean 14 : 12 est irréalisable ! Rendons plutôt gloire au Seigneur pour de tels hommes, et efforçons-nous de faire mieux que lui !
Frères et sœurs Chrétiens, nous ne devons pas accepter de baisser les bras, ni de nous contenter de constater que des pans entiers de la Bible ne sont pas réalisés dans notre vie concrète ! De deux choses l’une ! Ou bien la Bible est la Vérité de Dieu, et nous devons voir se réaliser dans notre vie tout ce qu’elle annonce, ou la Bible n’est qu’un livre comme les autres, et nous ne devons plus chercher à faire passer dans notre vie concrète tout ce qu’elle annonce !
Il faut absolument que cette question de fond soit réglée dans notre cœur, pour que nous puissions aller jusqu’au bout de nos convictions ! Si nous sommes convaincus que la Bible est la Vérité, nous ne pouvons pas, et nous ne devons pas, nous contenter de ne voir qu’une partie des promesses bibliques s’accomplir dans notre vie ! Nous devons chercher avec ardeur pourquoi ces promesses ne se réalisent pas, dans notre vie d’abord, et tout faire pour qu’elles se réalisent ! Il y va de la gloire de Dieu, mais aussi de notre joie parfaite ! Jésus a dit à Ses disciples, peu avant Sa crucifixion :
“Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi” (Jean 14 : 1).
“Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai” (Jean 14 : 13-14). Le Seigneur répète même cette dernière promesse par sept fois dans les chapitres 14, 15 et 16 de l’Evangile de Jean.
Dans l’Evangile de Marc, Jésus dit à Ses disciples : “Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ils saisiront des serpents; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris” (Marc 16 : 17-18).
Aujourd’hui, peut-on honnêtement affirmer que, dans l’Eglise de Jésus-Christ, qui est normalement composée de croyants, ces promesses très précises se réalisent couramment dans la vie concrète de tous les Chrétiens, ou même de beaucoup de Chrétiens ? Nous sommes bien obligés de constater qu’il n’en est rien ! Certes, on entend parfois dire qu’il s’est produit un miracle à tel ou tel endroit. Mais qu’est-ce que cela, face aux centaines de miracles accomplis quotidiennement par le Seigneur Jésus au cours de Son ministère terrestre ? Quelle attitude devons-nous avoir devant ce grave constat d’échec ? La première certitude que nous devons avoir, c’est que la Bible reste la Vérité de Dieu, et le restera éternellement !
Ce n’est pas parce que les promesses de la Bible ne se réalisent pas, ou ne se réalisent plus, que nous devons pour cela mettre en doute la véracité de la Bible ! C’est ce que le Malin voudrait bien que nous fassions. Mais nous devons rester d’une fermeté absolue sur ce point ! La Bible est la Vérité ! Toutes ses promesses sont vraies, tout ce qu’elle annonce est la volonté de Dieu ! Nous ne devons jamais rendre Dieu responsable, de quelque manière que ce soit, de la non-réalisation d’une promesse de la Bible dans notre vie concrète ! Dieu ne change pas. La Bible ne change pas non plus.
“A toujours, ô Eternel ! Ta parole subsiste dans les cieux” (Psaume 119 : 89). “Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé” (Matthieu 5 : 18).
La Parole de Dieu est éternelle ! Elle est la révélation de Dieu. Jésus-Christ est la Parole Vivante, le Verbe éternel de Dieu. Tout ce que la Parole de Dieu nous révèle est l’expression même de la nature du Seigneur, de Sa Vérité et de Son intégrité. Toucher à l’intégrité de la Bible, c’est toucher à l’intégrité de Dieu Lui-même ! Nous ne pouvons pas nous proclamer Chrétiens, et mettre en doute le moindre verset des Ecritures ! Nous savons, hélas, que le cœur de l’homme est tellement tordu qu’il est prêt à admettre l’intégrité absolue de la Bible, tout en montrant par sa vie qu’il ne croit pas un seul mot à ce qu’il affirme ! Car Jésus a dit que celui qui croit doit voir s’accomplir les choses qu’il a crues. “Eh quoi ! si quelques-uns n’ont pas cru, leur incrédulité anéantira-t-elle la fidélité de Dieu ? Loin de là ! Que Dieu, au contraire, soit reconnu pour vrai, et tout homme pour menteur, selon qu’il est écrit : Afin que tu sois trouvé juste dans tes paroles, et que tu triomphes lorsqu’on te juge” (Romains 3 : 3-4).
Ce n’est donc pas parce que certaines promesses de Dieu ne se sont pas réalisées dans la vie des Chrétiens, ou de certains Chrétiens, que nous avons le droit de remettre en question la véracité de la Bible, ni la fidélité de Dieu. Nous devons plutôt nous interroger honnêtement sur toutes les raisons de ces échecs. Car c’est toujours l’homme qui doit alors être considéré comme menteur, ou infidèle, et non Dieu. Romains 3 : 3 dit clairement que si une promesse ne se réalise pas, cela n’est dû qu’à notre incrédulité. Celle-ci n’anéantit jamais la fidélité de Dieu. Au contraire, quand on ose mettre Dieu en jugement, quand on ose se mettre au-dessus de Dieu pour Le juger ou juger Sa Parole, c’est toujours Lui qui triomphera, et ce sont toujours Ses accusateurs qui seront confondus !
La seconde certitude que nous devons avoir, c’est que nous verrons toujours s’accomplir ce que Dieu a promis ou annoncé dans Sa Parole, si nous faisons ce que nous devons faire. Ce n’est pas parce qu’une promesse ne s’est encore jamais réalisée qu’elle ne doit jamais se réaliser ! Sinon, Dieu serait effectivement menteur, ce qui est impossible. Nous devons donc toujours nous appuyer sur ce postulat : si une promesse de la Bible ne s’est pas encore réalisée, nous devons toujours et uniquement en rechercher la raison dans notre attitude et notre comportement. Ce n’est jamais Dieu qui est responsable de cet échec. Il est important d’insister sur ce point. Car l’on rencontre encore trop de Chrétiens qui rendent Dieu responsable de l’un de leurs échecs, et qui en gardent rancune au Seigneur. Ils ne se rendent pas compte qu’en faisant cela, ils se mettent en quelque sorte au-dessus de Dieu, en Le jugeant et en Le condamnant ! Ou, tout au moins, en jugeant et en condamnant Sa Parole.
Nous ne pouvons pas non plus tirer argument du fait que “jamais personne n’a encore vu cette promesse s’accomplir,” pour prétendre que nous ne risquons donc pas de la voir s’accomplir un jour dans notre propre vie. Si nous prenons l’exemple de Jean 14 : 12, nous ne pouvons pas tirer argument du fait que jamais personne n’a accompli les mêmes œuvres de Jésus, pour prétendre que nous ne verrons jamais personne les accomplir. Si nous adoptons cette attitude, nous annulons automatiquement cette promesse de la Parole de Dieu, par une tradition humaine que nous avons fabriquée. Nous ne risquons donc pas de voir s’accomplir cette promesse, ce qui ne pourra que renforcer notre incrédulité ! Et c’est encore Dieu qui sera rendu responsable de cet échec ! “Pourquoi l’homme vivant se plaindrait-il ? Que chacun se plaigne de ses propres péchés. Recherchons nos voies et sondons, et retournons à l’Eternel ; élevons nos cœurs et nos mains Vers Dieu qui est au ciel : nous avons péché, nous avons été rebelles !” (Lamentations 3 : 39-42).
Voilà la seule attitude que nous devons avoir devant le Seigneur et Sa Parole. C’est en sondant nos voies à la lumière du Seigneur que Son Esprit nous montrera la raison de nos échecs ! La seule raison de nos échecs est l’incrédulité. Dans toute la Bible, le Seigneur nous révèle clairement que Ses bénédictions et Ses promesses ne nous sont accessibles que par la foi, afin que ce soit par grâce. Le Seigneur rejette toute idée que nous pourrions recevoir quoi que ce soit de Sa part, sur la base de nos mérites personnels. Nous ne pourrons jamais rien mériter de Dieu. Il y a encore des Chrétiens qui s’étonnent de ne pas recevoir une promesse, et qui sont sincèrement persuadés qu’ils ont pourtant tout fait pour la mériter : ils sont fidèles à Dieu, ils payent régulièrement leur dîme, ils vont à toutes les réunions, ils prient et lisent leur Bible, et ne pratiquent pas le péché. Mais rien de tout cela ne nous donne le moindre droit de recevoir le bénéfice des promesses divines. Sinon, ces promesses nous seraient accordées en tant que salaire de nos bonnes œuvres, et elles ne seraient plus une grâce !
Comment donc être certain de voir s’accomplir une promesse de Dieu ? L’épître aux Romains nous donne la clef de la réussite. Cette clef devrait nous ouvrir les portes de toutes les promesses de Dieu, sans aucune exception ! Il s’agit de la clef de la foi. Il nous est parlé d’Abraham, le père de la foi, qui se trouvait devant la pire impossibilité humaine. A l’âge de 75 ans, alors que sa femme Sara en a 65 et n’est plus en état d’avoir des enfants, Dieu lui apparaît, et lui fait la promesse qu’il aura un fils ! Pour l’accomplissement de cette promesse, il faut nécessairement un miracle !
Abraham eut pourtant foi en Dieu. Et sa foi lui permit de recevoir deux bénédictions capitales :
· Il fut déclaré juste par sa foi.
· Il vit s’accomplir la promesse faite par Dieu, et, 25 ans plus tard, Sara enfanta bien un fils, à l’âge canonique de 90 ans.
“Que dirons-nous donc qu’Abraham, notre père, a obtenu selon la chair ? Si Abraham a été justifié par les œuvres, il a sujet de se glorifier, mais non devant Dieu. Car que dit l’Ecriture ? Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice. Or, à celui qui fait une œuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due ; et à celui qui ne fait point d’œuvre, mais qui croit en celui qui justifie l’impie, sa foi lui est imputée à justice… En effet, ce n’est pas par la loi que l’héritage du monde a été promis à Abraham ou à sa postérité, c’est par la justice de la foi. Car, si les héritiers le sont par la loi, la foi est vaine, et la promesse est anéantie, parce que la loi produit la colère, et que là où il n’y a point de loi il n’y a point non plus de transgression. C’est pourquoi les héritiers le sont par la foi, pour que ce soit par grâce, afin que la promesse soit assurée à toute la postérité, non seulement à celle qui est sous la loi, mais aussi à celle qui a la foi d’Abraham, notre père à tous, selon qu’il est écrit : Je t’ai établi père d’un grand nombre de nations. Il est notre père devant celui auquel il a cru, Dieu, qui donne la vie aux morts, et qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient. Espérant contre toute espérance, il crut, en sorte qu’il devint père d’un grand nombre de nations, selon ce qui lui avait été dit : Telle sera ta postérité. Et, sans faiblir dans la foi, il ne considéra point que son corps était déjà usé, puisqu’il avait près de cent ans, et que Sara n’était plus en état d’avoir des enfants. Il ne douta point, par incrédulité, au sujet de la promesse de Dieu ; mais il fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu, et ayant la pleine conviction que ce qu’il promet il peut aussi l’accomplir. C’est pourquoi cela lui fut imputé à justice. Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, à qui nous devons d’avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu” (Romains 4 : 1-5 ; 13-22 ; Romains 4 : 1-2).
Abraham se trouvait devant une impossibilité humaine évidente. En outre, il n’était nullement encouragé par des témoignages semblables autour de lui. Jamais on avait vu, à son époque, une femme de près de 90 ans avoir des enfants. Surtout que Sara avait toujours été stérile. Mais Abraham bénéficiait d’une promesse de Dieu ! Dieu lui avait parlé ! Cela lui suffit. Abraham savait qu’il n’avait rien fait pour mériter cette promesse. Il s’agissait d’une pure manifestation de la grâce de Dieu en sa faveur.
Ceci est un grand encouragement pour nous tous. Car nous pouvons en conclure que les promesses les plus grandes et les plus magnifiques de Dieu nous sont accessibles sur la seule base de la foi, et non des mérites ! Ces grâces sont donc à la portée de tous ! Elles sont venues à notre portée en la personne de Jésus-Christ, qui est descendu du Ciel pour nous apporter la grâce de Dieu. “Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce ; car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ” (Jean 1 : 16-17). Nous comprenons à présent le rapport entre la grâce et la foi : la grâce est descendue du Ciel en la personne de Jésus-Christ. Toutes les promesses de Dieu sont “oui et amen” en Christ. Jamais nous n’aurions pu accéder à ces bénédictions par nos propres forces ou nos propres mérites. Dieu les a donc fait descendre du Ciel, pour les mettre à notre portée. La foi consiste ensuite à croire ce que Dieu nous dit, et à nous emparer des promesses encore invisibles, pour que nous puissions les voir se manifester dans notre vie concrète.
C’est véritablement la foi qui est le pont nécessaire, le passage obligé, entre la réalité divine encore invisible, et la réalité visible de notre vie concrète. Ce n’est que par la foi que toutes les réalités divines peuvent se concrétiser dans notre vie, et se manifester à nos yeux. La grâce seule ne suffit pas, ni la foi seule. Les deux sont nécessaires pour nous permettre de voir l’accomplissement d’une promesse divine. La grâce, c’est la promesse divine qui descend à notre niveau. La foi, c’est la main qui saisit la grâce de Dieu, et qui permet à la promesse encore invisible de devenir visible. Si Abraham avait douté de la promesse, celle-ci ne se serait jamais manifestée. Abraham dut donc rester ferme dans la foi, garder les yeux fixés sur les choses invisibles, et persévérer dans une pleine conviction, malgré la détérioration évidente de toutes les choses visibles. Car la détérioration de tout ce qui est visible n’enlève jamais rien à la fidélité de Dieu, ni à Sa toute-puissance, car Il ressuscite même les morts, et Il crée les choses visibles à partir des invisibles ! En d’autres termes, ce n’était pas parce qu’une telle promesse ne s’était encore jamais réalisée, ou parce que rien ne se passait encore à mesure que le temps s’écoulait, que Dieu n’allait pas rester fidèle à Sa promesse ! Mais, si Abraham avait douté, la promesse ne se serait pas réalisée. Les moqueurs auraient alors eu beau jeu de rendre Dieu responsable de cet échec ! Heureusement qu’il n’en a été rien, et qu’Abraham est resté ferme dans la foi, c’est-à-dire dans la totale certitude qu’il possédait déjà ce que Dieu lui avait promis !
“Jésus prit la parole, et leur dit : Ayez foi en Dieu. Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne : Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir. C’est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir” (Marc 11 : 22-24).
“S’il ne doute pas dans son cœur” ! Le doute dans le cœur, voilà la seule raison de tous nos échecs ! “Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ” (Romains 10 : 17). “Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas. Pour l’avoir possédée, les anciens ont obtenu un témoignage favorable. C’est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu’on voit n’a pas été fait de choses visibles” (Hébreux 11 : 1-3). Le “témoignage favorable” dont il est parlé ici concerne l’accomplissement des promesses de Dieu. Et même ceux qui sont morts sans “avoir obtenu ce qui leur était promis” l’obtiendront un jour et le verront s’accomplir plus tard, après leur résurrection. Car il fallait qu’ils nous attendent, nous qui sommes parvenus à la fin des temps, afin de ne pas parvenir sans nous à la perfection. Ainsi, lorsque nous sommes confrontés à une promesse de Dieu qui nous semble n’avoir jamais encore été réalisée, nous devons nous mettre aussitôt sur les rangs, pour qu’elle se réalise dans notre propre vie ! Dieu cherche toujours des candidats à la réalisation de Ses promesses, mais Il faut croire qu’Il n’en trouve pas toujours ! Ou alors, s’Il en a trouvé, il faut croire que nous ne l’avons pas toujours su ! De toute manière, même si nous ne connaissons personne autour de nous qui ait hérité des promesses, nous devons décider fermement que nous ferons partie de ceux qui héritent des promesses ! Revenons à la célèbre promesse de Jésus : “En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père” (Jean 14 : 12).
Nous pouvons être certains que si cette promesse s’était déjà pleinement réalisée dans la vie d’un seul être humain, cela se serait certainement su ! L’Histoire, tout au moins l’Histoire récente, en aurait gardé la trace. Le ministère de Jésus a déjà été glorieux. Si quelqu’un avait fait les mêmes œuvres que Lui, et même de plus grandes encore, cela n’aurait certainement pas pu rester secret ! Comment allons-nous donc réagir, devant une telle promesse ? Allons-nous l’édulcorer ou diminuer son importance, en prétendant que ce n’est pas réellement ce que Jésus a voulu dire, parce que cela nous semble impossible ? Ou allons-nous accepter de nous remettre humblement en question, de nous humilier devant le Seigneur, de reconnaître notre incrédulité, et d’y remédier ? Je crois sincèrement qu’une telle attitude est la seule qui soit honnête devant Dieu : reconnaître nos manquements et nos insuffisances, nos péchés et nos iniquités, et nous placer devant Dieu pour qu’Il nous mette à nu, qu’Il sonde nos cœurs et nos reins, et qu’Il nous indique le chemin de la foi véritable, afin que Sa promesse se réalise enfin !
Qu’il s’agisse de cette promesse particulière, ou de toutes les promesses de Dieu que nous ne voyons pas encore pleinement réalisées autour de nous, le désir profond de notre cœur devrait être de les voir se réaliser dans notre vie personnelle en priorité. Cessons de nous demander pourquoi ces promesses ne se réalisent pas chez les autres ! Cessons de nous lamenter parce que nous ne voyons personne rendre témoignage de leur réalisation ! Mais soyons fermement décidés à tout faire pour que ces promesses se réalisent dans notre vie ! Soyons déterminés à ne pas nous laisser influencer par l’incrédulité ambiante, ne tenons aucun compte des échecs des autres, mais préoccupons-nous uniquement de notre incrédulité, et des moyens d’y remédier ! Ne croyez-vous pas que c’est uniquement ainsi que nous pourrons commencer à voir toutes ces promesses s’accomplir ? Ne croyons-nous pas que c’est uniquement ainsi que nous pourrons honnêtement donner à Dieu la plus grande gloire ? Dieu Se glorifie dans l’accomplissement de Ses promesses ! Mais s’Il ne trouve en face de Lui que des incrédules, comment pourrait-Il Se glorifier ? Nous vivons à une époque où les ténèbres s’épaississent. Jésus a dit :
“Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?” (Luc 18 : 8). “Plusieurs faux prophètes s’élèveront, et ils séduiront beaucoup de gens. Et, parce que l’iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira. Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé” (Matthieu 24 : 11-13). Mais l’auteur de l’épître aux Hébreux a pu dire :
“Quoique nous parlions ainsi, bien-aimés, nous attendons, pour ce qui vous concerne, des choses meilleures et favorables au salut. Car Dieu n’est pas injuste, pour oublier votre travail et l’amour que vous avez montré pour son nom, ayant rendu et rendant encore des services aux saints. Nous désirons que chacun de vous montre le même zèle pour conserver jusqu’à la fin une pleine espérance, en sorte que vous ne vous relâchiez point, et que vous imitiez ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses. Lorsque Dieu fit la promesse à Abraham, ne pouvant jurer par un plus grand que lui, il jura par lui-même, et dit : Certainement je te bénirai et je multiplierai ta postérité. Et c’est ainsi qu’Abraham, ayant persévéré, obtint l’effet de la promesse. Or les hommes jurent par celui qui est plus grand qu’eux, et le serment est une garantie qui met fin à tous leurs différends. C’est pourquoi Dieu, voulant montrer avec plus d’évidence aux héritiers de la promesse l’immutabilité de sa résolution, intervint par un serment, afin que, par deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous trouvions un puissant encouragement, nous dont le seul refuge a été de saisir l’espérance qui nous était proposée. Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide ; elle pénètre au delà du voile, là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek” (Hébreux 6 : 9-20).
Si nous commençons à croire, mais que nous arrêtons de montrer le même zèle jusqu’à la fin, parce que nous avons accepté de nous laisser décourager par les choses visibles, alors nous n’hériterons pas les promesses ! Et nous en serons les seuls responsables.
Pourtant, Dieu a tout fait pour que nous puissions hériter de Ses promesses. Il S’est engagé par serment, et Il a donné Son Fils, qui nous garantit tout l’héritage céleste. Le Seigneur veut que nous puissions trouver un puissant encouragement dans Ses promesses et dans notre connaissance de Sa fidélité, afin de garder jusqu’à la fin une pleine espérance dans la foi, et de voir ainsi s’accomplir toutes Ses promesses, sans aucune exception, même en cette fin des temps ténébreuse.
Nous sommes toujours soutenus dans nos faiblesses par le ministère de notre Souverain Sacrificateur, Jésus-Christ, qui est assis à la droite de Dieu et qui intercède pour nous.
“Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons. Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins” (Hébreux 4 : 14-16).
Muni de toutes ces garanties divines, nous n’avons donc aucune excuse à demeurer dans l’incrédulité, et à rester dans un déficit permanent de promesses non réalisées. Mais si nous nous appuyons pleinement sur toutes ces garanties divines, nous pouvons garder l’assurance que nous verrons s’accomplir dans notre vie concrète toutes les promesses divines. Dans cette attente, nous restons alors dans le repos, quoi qu’il arrive sur le plan visible, parce que nous savons qu’aucune chose visible n’empêchera les promesses divines de s’accomplir, puisque nous croyons.
“Et à qui jura-t-il qu’ils n’entreraient pas dans son repos, sinon à ceux qui avaient désobéi ? Aussi voyons-nous qu’ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité. Craignons donc, tandis que la promesse d’entrer dans son repos subsiste encore, qu’aucun de vous ne paraisse être venu trop tard. Car cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu’à eux ; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent. Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos” (Hébreux 3 : 18 – 4 : 3).
“Jésus lui dit : Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ?” (Jean 11 : 40).
Amen !..

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