Ai-je parfois un comportement égoïste ?


            Dieu veut nous purifier de toute trace d’égoïsme.

Je voudrais  vous parler du Seigneur Jésus et de son œuvre. Il est écrit qu’il est l’auteur de

La foi, et celui qui l’amène à la perfection, par sa Parole et par son Esprit. C’est lui qui donne la foi,

C’est lui qui la rend parfaite. Et comme tout ce que nous recevons de lui, nous le recevons par la foi

pour que ce soit par grâce, le Seigneur veut constamment nous révéler par son Esprit qui il est, ainsi

Que sa Parole.  Dans la première épître de Jean au chapitre 5, au verset premier : « Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu. » Cette connaissance est la plus importante. le besoin aujourd’hui d’aller vraiment un peu plus loin dans ce thème, mais vu d’une autre manière. Il faut absolument que notre

intelligence spirituelle s’ouvre pour que le Seigneur nous fasse comprendre ce qu’est son amour à lui,

que nous puissions voir la différence entre notre amour à nous (dont nous devons nous débarrasser car

il ne vaut rien du tout) et l’amour du Seigneur. Nous devons remplacer notre amour par l’amour du

Seigneur qui vaut tout et nous serons jugés par le Seigneur sur le fruit que nous avons porté, pas sur nos médailles d’anciens combattants, les démons qu’on aura chassés, les miracles que nous aurons faits, les dons que nous aurons reçus, nous serons jugés uniquement sur le fruit que nous aurons porté. Et ce fruit se résume en un seul mot : l’amour. Mais pas n’importe quel amour, l’amour de Dieu, l’amour du Seigneur ! Je vais vous lire un premier passage dans 2 Timothée, au chapitre 3, versets 1 à 5 : « Sache que dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles (nous sommes dans les derniers jours et nous vivons

des temps difficiles. L’Eglise vit des temps difficiles, les foyers, les familles des Chrétiens vivent des

temps difficiles. Il nous faut donc tenir ferme jusqu’au bout. Alors pourquoi est-ce que les temps

seront difficiles ?), car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains,

blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs,

intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le

plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Eloigne-toi

de ces hommes là. » L’apôtre Paul savait que dans les derniers jours, les hommes seraient dans ces

dispositions de cœur-là. Et cette ambiance qui nous entoure, elle presse pour essayer d’entrer dans

l’Eglise et dans le cœur des Chrétiens. Vous voyez le premier mot qui est donné là : les hommes

seront égoïstes. Le premier des signes des temps difficiles de la fin qui est indiqué là, c’est : les

hommes seront égoïstes. Quand il parle des hommes, il ne s’agit pas simplement du sexe masculin,

bien-sûr, ce sont des hommes et des femmes des derniers temps qui ne vivent pas selon l’Esprit du

Seigneur. Nous savons que l’égoïsme est un défaut particulier des hommes au sens masculin. Mais

tous les hommes et toutes les femmes sont infectés par ce virus de l’égoïsme qui entraîne toutes les

autres caractéristiques que nous lisons dans ce passage. Et il finit en disant : aimant le plaisir plus que

Dieu. Si quelqu’un aime le plaisir, c’est qu’il aime satisfaire sa propre chair, ses propres intérêts avant

de satisfaire ceux de Dieu. Et je souligne encore une fois le premier des mots indiqué dans cette liste,

C’est : égoïste :  le mot du texte grec, c’est philottos : Phil = qui aime, ottos = lui-même. L’égoïste, c’est

celui qui s’aime lui-même. Il ne manque pas d’amour, il est plein d’amour, l’égoïste, mais il dirige tout

son amour sur lui. Et ce n’est certainement pas l’amour du Seigneur parce qu’en grec, il y a trois mots

pour indiquer l’amour : vous avez le mot éros (c’est le mot qui indique l’amour charnel, l’amour

Physique) ; le mot phileo ou philos (qui indique l’amour humain, l’affection, l’amour plutôt

sentimental, une attraction qui peut être extrêmement forte, mais qui part d’un cœur humain qui n’est

pas régénéré par le Seigneur où la Croix n’est pas passée et là où la Croix n’est pas passée, ce sont les

intérêts personnels qui dominent. Ainsi la caractéristique essentielle de l’amour humain, c’est un

amour qui cherche avant tout à satisfaire ses propres intérêts, un amour qui s’aime lui-même, avant

tout.) ; Et puis vous avez un troisième mot qui est agapè, qui signifie : l’amour désintéressé. L’agapè,

c’est un amour qui est vraiment très fort. C’est chérir avec une tendresse infinie. C’est aimer d’un

amour désintéressé qui donne sa vie. C’est l’amour de Dieu. C’est l’amour qui sort du cœur de Dieu et

qui ne pense absolument pas à ses intérêts propres, mais qui n’a qu’une pensée en tête, ce sont les

intérêts de l’autre, alors que l’amour philos est un amour qui n’a qu’une seule pensée en tête, ce sont les

intérêts de soi, ses intérêts personnels. Ce mot : égoïste se traduit en grec par philos ottos, c’est-à-dire : celui qui est plein d’amour humain pour lui-même. Il est centré sur lui, le point d’intérêt principal, c’est le moi. Il faut ici bien faire attention car quelquefois on entend des Chrétiens interpréter, par exemple, ce commandement de Jésus quand il dit : « Aime Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toutes tes forces, de toutes tes pensées et aime ton prochain comme toi-même. » Alors ils se disent : puisque Dieu me dit d’aimer mon prochain comme moi-même, il faut que je m’aime moi-même. Si je ne m’aimais pas moi-même, je ne pourrais pas aimer mon prochain. C’est un faux raisonnement parce que le mot qui est employé dans le commandement de Jésus : aime ton prochain comme toi-même, c’est le mot agapè qui se

traduit par : Aie pour ton prochain un amour complètement désintéressé. Ce n’est donc pas le mot

philos, amour pour soi.

Ce que Jésus veut dire en fait, c’est : débarrasse-toi complètement de ton amour égoïste personnel, ton

amour centré sur toi, pour que tu sois rempli de mon amour à moi, que tu déverseras sur les autres

d’une manière désintéressée. Le Seigneur sait très bien ce qui est le plus cher aux hommes non

régénérés, c’est leur propre personne. Il ne doit pas en être ainsi dans l’Eglise du Seigneur.

Dans l’Eglise du Seigneur, c’est l’amour de Christ qui doit régner, cet amour désintéressé qui se

déverse sur les autres sans rien attendre des autres. Dieu nous dit : « Aime ton prochain comme toi-même.

» Comprends ici que tu dois avoir pour les autres le même amour que Jésus a eu pour toi, un

amour complètement désintéressé, qui s’est donné, qui a donné sa vie pour toi. Vous voyez la

différence ? Et naturellement, aucun homme n’a la moindre parcelle de l’amour de Dieu dans son cœur

tant qu’il n’a pas été régénéré par Jésus-Christ. Il ne faut pas se tromper là-dessus. Quand nous

regardons les gens qui vivent autour de nous et qui n’ont pas le Seigneur dans leur cœur, nous

pouvons parfois être trompés en disant : « Mais ils ont de l’amour, ceux-là, ils donneraient même leur

vie ! » Il y a des hommes et des femmes qui donnent leur vie pour leurs enfants, pour leurs amis, etc.

mais ce n’est pas encore l’amour de Christ. Il y a une racine d’intérêt pour soi là-dedans parce que le

Seigneur dit lui-même que quand on n’est pas passé par la nouvelle-naissance, notre cœur n’est pas

régénéré, notre cœur est dominé par la puissance du péché. Et la puissance du péché, c’est la puissance

du moi. Donc il n’y a pas une goutte, pas une once, pas un gramme d’amour divin dans le cœur des

hommes et des femmes, et dans nos propres cœurs, tant que nous n’avons pas connu le Seigneur

comme notre sauveur, qu’il n’a pas changé notre cœur par la nouvelle naissance et qu’il ne nous a pas

appris ce que c’est que son amour à lui.

C’est peut-être difficile à accepter pour certains, mais si vous commencez à dire que l’amour de Dieu

se trouve dans le cœur des hommes et des femmes qui n’ont pas été régénérés, la porte est ouverte à

tous les abus ; ont  ne discernent plus dans l’Eglise quelle est la part de l’amour humain et quelle est la

part de l’amour du Seigneur. Il faut que nous puissions discerner dans nos propres cœurs où nous en

Sommes au niveau de l’amour. Est-ce que c’est encore l’égoïsme, le « philos ottos », l’amour pour soi-même

qui domine, ou l’amour désintéressé du Seigneur ? Et plus nous grandissons spirituellement,

plus nous avançons avec le Seigneur, et plus il veut nous apprendre ce que c’est que son amour à lui,

et plus il veut nous montrer à quel point cet égoïsme humain est épouvantable à ses yeux.

Si l’égoïsme est épouvantable au Seigneur, il doit l’être pour nous aussi et nous ne devons pas être

aveuglés à ce sujet. Dans Marc 12 verset 32 : « Le scribe lui dit : Bien maître, tu as dit la vérité que

Dieu est unique, qu’il n’y en à point d’autre que lui et que l’aimer de tout son cœur, de toute sa

pensée, de toute son âme et de toute sa force et aimer son prochain comme soi-même, c’est plus que

tous les holocaustes et tous les sacrifices. » Le Seigneur savait très bien qu’on pouvait lui offrir toutes

sortes de sacrifices et d’holocaustes sans avoir du tout d’amour de Dieu dans son cœur. L’esprit

religieux va très bien avec l’égoïsme humain, ça va très bien avec. Mais l’amour du Seigneur, lui, est

autre chose. Et vous voyez ce qu’il dit là ? « Tout son cœur, toute sa pensée, toute son âme, toute sa force. » Le jour où nous aimerons notre prochain, celui qui est à côté de nous ou celui qui nous est proche, que nous contactons tous les jours, nous l’aimerons de l’amour de Christ de tout notre cœur, de toute notre

pensée, de toute notre âme et de toute notre force, ça veut dire que nous ne pensons qu’à une chose,

c’est le bien de la personne qui est à côté de nous, sans nous occuper, mais alors pas le moins du

monde, du plus petit de nos intérêts personnels. Là, on aura compris ce qu’est l’amour de Christ, non

seulement compris, mais vécu. Ici Jésus se décrit lui-même. Jésus nous aime de toute sa pensée, de

tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces. Il n’avait qu’une idée en tête et qu’une idée

dans son cœur, c’était de sauver cette humanité qui se perdait, qui allait à sa perte directe, au prix de sa

propre vie sans tenir compte, absolument aucun compte de ses intérêts divins personnels, sans même

calculer le prix qu’il allait lui en coûter : « Ça va coûter trop cher, c’est trop, mon Père, moi je ne peux

pas payer ce prix-là, c’est trop de souffrances ! » Il n’a pas considéré ses intérêts personnels. Il a

considéré les intérêts de son Père. Et les intérêts de son Père, c’était qu’il manifeste lui qui était Dieu le

Fils, rempli de l’amour du Père, qu’il manifeste cet amour en faveur des autres, sans s’occuper de ses

intérêts personnels. Il a accepté d’être bafoué, il a accepté d’être injurié, il a accepté d’être injustement

traité, il a accepté d’être rejeté par les siens, tout en gardant son cœur rempli de l’amour du Seigneur

pour les autres.

Il y a un jour de jugement qui viendra où la colère de Dieu s’abattra sur ceux qui ont résisté à l’amour

du Seigneur. Mais en attendant ce jour du jugement, nous sommes dans le temps de la grâce où tout

l’amour du Seigneur veut se déverser sur ses pires ennemis. S’il nous dit : « Aimez vos ennemis »,

c’est que lui les aime aussi. Il ne serait pas venu nous sauver, nous qui étions ennemis, s’il ne nous

aimait pas de cet amour-là. Moi ça me fait du bien de savoir que le Seigneur m’aime de cet amour, ce

qui m’incite et m’encourage à dire : « Seigneur, c’est de cet amour-là que je veux être rempli pour mon

prochain ; pour toi d’abord, et pour mon prochain ». Si j’ai un amour pur, parfaitement désintéressé

pour Dieu, c’est que je ne vais pas chercher dans mes prières le moindre de mes intérêts personnels,

mais je vais tout rechercher pour la gloire du Seigneur, même ma guérison personnelle, même ma

délivrance personnelle. Je vais la chercher pour la gloire du Seigneur, pour glorifier le nom de Jésus,

pour glorifier le nom du Père, glorifier l’œuvre de Jésus. Donc j’ai dans mon cœur le désir en tout

premier lieu de chercher les intérêts de Dieu, les intérêts de mon Père et pas mes intérêts personnels.

Bien trop souvent, nos prières sont teintées de philos, de cet amour humain qui cherche son propre

intérêt : « Seigneur, donne-moi ça, tu vois combien j’en ai besoin ». Mais ce n’est pas sûr avec ce genre

d’argument que je dois m’approcher du Seigneur, ma prière doit plutôt être : « Seigneur donne-le moi

pour que tu glorifies le nom de Jésus qui a tout accompli parce que tu m’as fait des promesses, tu te

tiens derrière ta Parole pour honorer ta promesse ». Bien-sûr, ça va aussi répondre à mes besoins, car

Dieu s’occupe aussi de mes besoins, puisqu’il m’aime d’un amour éternel, il veut satisfaire mes

besoins. Mais il veut que dans mon cœur, je reçoive de lui cette capacité de prier d’une manière

désintéressée parce que j’aime la gloire de Dieu, je cherche sa gloire.

Dans 1 Corinthiens 13 : 5, quand il parle de la charité, c’est le mot agapè, c’est l’amour de Dieu :

« L’amour de Dieu ne cherche pas son intérêt. » Ce qui signifie que l’amour de Dieu ne s’aime pas

lui-même au sens égoïste du terme. L’amour de Dieu aime les autres, il ne cherche pas son propre

intérêt. L’égoïste cherche toujours son propre intérêt et quand il manifeste le moindre amour, c’est

avec une arrière pensée de satisfaire un intérêt personnel ou un besoin personnel. Ce n’est pas cet

amour-là que le Seigneur nous demande de posséder. Entre nous, frères et sœurs, il est important que

nous pratiquions cet amour désintéressé. Il est important que le Seigneur braque ce projecteur dans

nos cœurs pour nous montrer la part d’égoïsme qu’il peut y avoir encore ou la part d’amour pour soi,

qu’il braque son projecteur pour nous montrer les racines profondes de l’égoïsme. L’égoïsme plonge

ses racines dans le péché, le péché qui est la recherche de son intérêt personnel.

Pourquoi Eve, et ensuite Adam, ont-ils péché ? Parce qu’ils ont cherché leur intérêt personnel. Eve a

été séduite quand le serpent lui a dit : « Mais mange, c’est si bon. Vous serez comme des dieux ! »

« Ah, tiens ! Ça veut dire que le Seigneur me cachait quelque chose. Il voulait me priver de ça ! »

Vous serez comme des dieux. Elle a commencé à s’intéresser à ses intérêts personnels au lieu de

s’intéresser à ceux du Seigneur qui avait dit : « Ne prends pas, n’en mange pas ! »

Quand le Seigneur nous demande de produire l’agapè en nous, c’est un ordre. Je vais lire dans 1

Corinthiens 10, au verset 24. L’apôtre Paul parle à des Chrétiens : « Que personne ne cherche son

propre intérêt mais que chacun cherche celui d’autrui. » Dans le contexte en question, il parlait de

ceux qui avaient la conscience faible et qui auraient risqué de chuter à cause de la liberté que d’autres

pouvaient avoir. Le Seigneur, par la bouche de Paul, disait à ceux qui avaient la liberté d’aller manger

des viandes sacrifiées aux idoles : « Tu as certes cette liberté, mais tu te rends compte qu’elle risque de

faire chuter l’un de tes frères qui n’a pas cette liberté encore ? Et toi, parce que tu ne penses qu’à tes

propres intérêts et pas aux intérêts de ceux qui sont plus faibles, tu vas manifester cette liberté sans te

poser de questions et tu vas faire chuter ton frère qui est moins libre que toi ! »

Vous savez que nous sommes très conscients de nos intérêts personnels, de ce qui nous fait plaisir à

nous. Sommes-nous aussi conscients de ce qui fait plaisir à notre prochain ? Quand il dit que personne

ne cherche son intérêt, ça veut dire que si je dois suivre le commandement du Seigneur, je dois dire :

« Seigneur, à partir d’aujourd’hui, je ne m’occupe plus de ce qui m’intéresse. Tu t’en occupes, toi ».

Et tu vas voir comment le Seigneur va s’occuper de tes intérêts à toi.

« Je vais m’occuper, Seigneur, de tes intérêts en premier et des intérêts de ceux qui sont à côté de moi

ou de ceux pour lesquels tu me demandes de travailler ».

Et ceci quel que soit l’appel ou le ministère que nous  pouvons avoir, que nous soyons  mère de famille ou père de famille, ou que nous avons  un grand ministère international, si nous nous occupons d’abord, avant de nous occuper de Son  ministère international de l’intérêt des brebis à enseigner ou de guérir au nom du Seigneur, il va peut-être y avoir beaucoup de choses qui vont changer dans nos appels ou dans nos

ministères parce qu’il ne faut  absolument plus s’inquiéter, s’occuper, s’intéresser à nos besoins

personnels. Vous comprenez dans quel sens je le dis. Je ne dis pas que nous n’allons plus rien faire

pour nous, que nous allons nous négliger, plus se laver … non, ce n’est pas ça du tout. Je veux dire que

l’on va  rester dans une position d’équilibre. (En prière)  je vais dire : « Seigneur, je ne vais pas orienter ma vie en fonction de mes centres d’intérêt, de ce qui peut me faire plaisir à moi, de ce qui peut répondre à mes

besoins, je vais remettre ça entre tes mains et je vais m’occuper en priorité de tes besoins et des

besoins de ceux qui m’entourent ».

Et le Seigneur répond : « Si tu sers, tu vas être servi. Si tu cherches à être servi, non seulement il ne va

rien se passer parce que les autres vont se détourner de toi, tu ne vas ni servir les autres, ni être servi

toi-même. Tu vas t’enfermer dans ton égoïsme et tu vas t’isoler dans ton égoïsme ».

Si tu ne penses qu’à donner aux autres, et si chacun de nous, nous ne pensions qu’à donner aux autres,

nous recevrions tous des autres. Si moi j’ai comme unique pensée de m’intéresser aux besoins de mon

épouse et si elle a comme unique pensée de s’intéresser à mes besoins, mais moi je vais être l’homme

le plus heureux sur terre et elle, elle va être l’épouse la plus heureuse sur terre parce que je vais dire :

« Mais Seigneur, montre-moi aujourd’hui comment je vais pouvoir répondre à ses besoins ».

D’abord discerner de quelle manière je vais pouvoir répondre à ses besoins ; si ce sont des besoins charnels et des besoins qui poussent au péché, ce n’est pas cela que je vais chercher à satisfaire mais je vais voir

quels sont les besoins spirituels de mon épouse ou de mon époux, «  tu vas me les montrer, Seigneur et

je vais commencer à m’y intéresser sérieusement dans la prière, dans des actions concrètes de tous les

jours en lui faisant plaisir, en lui apportant quelque chose qui va lui faire sincèrement, honnêtement

plaisir et je ne vais plus m’intéresser à mes problèmes personnels. »

Et si elle fait ça de son côté pour moi, sans s’intéresser à ses besoins et ses problèmes personnels, mais ce sera le ciel sur la terre. Dans une église où chacun ne s’occupe que des intérêts des autres, où sont les disputes ? Où sont les problèmes ?

Ça ne veut pas dire que je vais garder une attitude de compromis vis-à-vis du péché, car l’intérêt

supérieur du Seigneur, quand je vois mon frère et ma sœur qui pratique le péché et qui vit dans le

péché, l’intérêt supérieur du Seigneur et l’intérêt personnel de mon frère ou de ma sœur, c’est de sortir

de cette attitude-là, qu’il en sorte. Par conséquent, si je poursuis les intérêts du Seigneur, je vais

m’intéresser à son intérêt spirituel numéro un qui est d’essayer de le convaincre qu’il vit dans le péché,

d’intercéder pour lui et de faire tout ce que je peux pour le sortir de là. Si j’arrive à gagner mon frère,

j’ai sauvé une âme de la mort, mais ça sera par intérêt pour lui ou pour elle.

Que personne ne cherche son propre intérêt ! Que personne ne cherche son propre intérêt ! Qu’aucun

chrétien ne cherche son propre intérêt ! Seigneur, je voudrais que ton Saint-Esprit soit comme une

perceuse qui percerait la carapace de nos cœurs pour y faire entrer cette parole. Que personne ne

cherche son propre intérêt ! C’est un ordre du Seigneur. Si tu cherches ton intérêt, tu désobéis

ouvertement au Seigneur parce que si tu cherches ton intérêt, tu ne vas pas faire ce que le Seigneur te

demande de faire et tu ne vas pas recevoir ce que le Seigneur veut te donner et les autres non plus, ils

ne vont pas recevoir, sur tous les tableaux, nous sommes perdants.

Dans Philippiens 2, au verset 4 : « Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts,

considère aussi ceux des autres. » Ici, nous avons le petit « aussi » qui est important. Ce verset

n’enseigne pas que nous devons ignorer nos intérêts spirituels, car quand nous sommes animés de

l’amour agapè, nous n’allons pas poursuivre des intérêts charnels, égoïstes, mais nous rechercherons

pour nous-mêmes l’intérêt supérieur du Seigneur.

Quel est l’intérêt supérieur du Seigneur en ce qui nous concerne ? C’est de nous transformer à l’image

de Jésus son Fils. Voilà ce que Jésus désire pour nous. Si j’ai donc bien compris l’ambition du

Seigneur pour moi, ce qu’il recherche, je vais lui dire : « Mais Seigneur, c’est ce que je vais aussi

rechercher pour moi ». Donc je vais rechercher à fond mon intérêt. Ce ne sera pas l’amour de soi au

sens humain. Mon intérêt personnel pour moi-même sera de chercher à ressembler au Seigneur, à être

rempli de l’esprit de la Croix qui, lui, cherche l’intérêt du Seigneur, et l’intérêt des autres.

Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts humains, charnels, considère aussi ceux

des autres. « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ lequel, existant en forme de

Dieu n’a pas regardé comme une proie à arracher d’être égal à Dieu, mais s’est dépouillé lui-même

en prenant une forme de serviteur… » Un bon serviteur n’a qu’une seule pensée en tête : comment faire

plaisir à son maître, comment lui obéir le mieux possible, comment exécuter le plus parfaitement

possible le travail qu’il lui a demandé de faire. Soyez serviteurs les uns des autres. « …en devenant

semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se

rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la Croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a

souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom,… » Si nous avons cette

attitude de serviteurs, Dieu nous élèvera, c’est Dieu qui va combler nos besoins, c’est Dieu qui va

s’occuper de nous, c’est Dieu qui va nous rendre justice parce que dans la justification de soi, il y a

toujours le mot soi. Je cherche à me justifier quand je suis rempli de « philottos » pour moi-même.

Quand je suis rempli de cet amour humain pour moi, je vais chercher à me justifier, je vais chercher à

attirer l’attention des autres sur moi, sur mes besoins puisque je suis rempli de moi-même et non pas

des intérêts du Seigneur.

Je relis ce verset 4 de Philippiens 2 : « Que chacun de vous au lieu de considérer ses propres

intérêts, considère aussi ceux des autres. » On ne peut pas chercher nos intérêts personnels au sens

humain et charnel du terme, et chercher en même temps les intérêts du Seigneur. Ce n’est pas possible

puisque Jésus-Christ est entièrement animé de cet amour agapè qui donne tout, mais si nous, nous

sommes animés d’un amour qui cherche tout pour nous, nous ne pouvons absolument pas servir le

Seigneur. On ne peut pas dire : « Je suis chrétien, je cherche les intérêts du Seigneur », alors que nous

sommes pleins de l’intérêt de nous-mêmes. On ne peut pas, ce n’est pas possible. On se trompe si nous

disons que nous sommes Chrétiens si nous cherchons encore quelque part nos intérêts personnels dans

le sens humain. L’intérêt personnel supérieur, c’est d’être comme Jésus, donc de ne plus s’occuper

de nos intérêts personnels. C’est ça l’intérêt personnel supérieur, c’est dire : « Seigneur, je veux être

comme toi, être rempli de ton esprit de service, de ton esprit d’amour pour tous ceux qui m’entourent,

de ton esprit de fermeté devant ta Parole, de ton esprit, pour ne pas accepter le compromis ni le péché,

mais être rempli de ton Esprit, de don de soi et d’amour. »

Un peu plus loin, dans Philippiens 2 au verset 20, il est écrit : « Car je n’ai personne ici qui partage

mes sentiments pour prendre sincèrement à cœur votre situation. Tous en effet cherchent leurs

propres intérêts et non ceux de Jésus-Christ. » Vous voyez qu’on ne peut pas faire les deux. Ou tu

cherches tes propres intérêts et tu laisses tomber ceux de Jésus-Christ, ou tu t’intéresses uniquement

aux intérêts de Jésus-Christ et tu ne vas plus t’occuper de tes intérêts personnels, c’est Dieu qui va s’en

occuper. Vous voyez que c’est la clé de la croissance spirituelle. Plus je vais m’intéresser aux autres et

à leurs besoins, plus je vais grandir spirituellement. Plus je vais m’intéresser à mes besoins personnels

au sens humain, plus je vais diminuer spirituellement, je vais m’enfoncer parce que dans le royaume

de Dieu, chacun ne fait qu’une chose, s’intéresser aux autres (et au Seigneur bien-sûr) en priorité. Dans

le ciel, c’est si merveilleux, le ciel, je n’y suis pas encore allé, mais je vais y aller un jour…

Nous devons être animés de l’esprit qui règne dans le royaume de notre Père. C’est un esprit d’amour

et de service universel là-haut. Là-haut, chacun est au service des autres et chacun est servi. Si toi tu

sers ton voisin et que tu as un million de voisins autour de toi qui te servent, mais tu vois dans quelle

abondance tu vas être ? C’est merveilleux ! Et là, Paul s’affligeait en disant : « Il n’y a là personne ici

autour de moi qui partage mes sentiments pour s’occuper de vous », parce que le cœur de Paul pensait

à ces Philippiens, à leurs intérêts spirituels, à ce qu’ils devaient faire. Et il dit : « Moi je m’intéresse à

vous, mais il n’y a personne ici qui s’intéresse à vous ? Ils cherchent tous leurs propres intérêts. Ils

s’occupent tous de leurs propres affaires et non de celles de Jésus Christ. » Car en s’intéressant aux

autres, il était en train de servir les intérêts de Jésus-Christ.

Dans Jean 12, des Grecs venaient de dire : « Nous voudrions voir Jésus ». Verset 23 : « Jésus leur

répondit : L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. En vérité, en vérité, je vous le

dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul (Ça veut dire que si cet égoïsme

humain qui est dans notre cœur charnel ne meurt pas, nous resterons seuls. L’égoïste est un être seul et

il le restera éternellement tant qu’il n’a pas brisé cette carapace d’égoïsme) ; mais, s’il meurt, il porte

beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui hait sa vie dans ce monde la

conservera pour la vie éternelle. » Voilà l’égoïste : celui qui est rempli d’amour pour lui-même,

puisque le mot qu’il emploie est phileo (l’amour humain).

Celui qui aime sa vie la perdra. Si tu continues à être égoïste, tu iras à la perdition. Celui qui aime sa

vie la perdra parce que dans le royaume de Dieu, l’égoïsme disparaît pour être remplacé par l’amour

agapè de Jésus-Christ qui ne s’intéresse qu’aux intérêts des autres. Pour cette raison, il faut que le

grain de blé tombe en terre et meure, donc que la Croix soit passée comme le contexte le montre :

« L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié… » Il devait être crucifié pour accomplir

parfaitement sa mission qui était de manifester pleinement l’amour de Dieu par la Croix et par le

sacrifice de sa vie, ce qui allait vraiment le glorifier d’une manière parfaite et absolue.

Christ a été glorifié quand il a accepté d’être cloué à cette Croix et c’est parce qu’il acceptait d’être

cloué et d’être descendu au plus bas, que le Père l’a élevé au plus haut et que depuis lors, son nom est

au-dessus de tout nom. Il est assis au-dessus de tous les trônes et de toutes les dominations parce qu’il

a accepté de se donner lui-même, d’être le serviteur de tous et de donner sa propre vie en rançon pour

tous. Et il dit bien : « Celui qui aime sa vie la perdra, mais celui qui hait sa vie dans ce monde (celui

qui a de la haine pour cette nature égoïste, charnelle qui ne s’intéresse qu’à soi), la conservera pour la

vie éternelle. » Tu vas rester vivant, mais pour Dieu cette fois-ci, et tu seras rempli de la vie du

Seigneur. « Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera. » Si quelqu’un me sert, si quelqu’un passe par le

chemin où je suis passé, le Père l’honorera. Je vais développer quelques autres caractéristiques de cet égoïsme humain. Il est important que nous le reconnaissions dans le concret, de discerner si ses racines sont encore en nous pour les apporter au Seigneur afin qu’il les ôte. Cet égoïsme s’appelle Philos ottos : philos, c’est l’amour, ottos, pour soi-même

   L’amour pour soi, l’amour humain pour soi.

Je vous ai montré qu’il est le premier des signes des temps difficiles de la fin que nous vivons. Les hommes vont devenir de plus en plus égoïstes, aimant leurs intérêts personnels. Autour de nous, nous ne voyons que des gens qui recherchent leur intérêt personnel. Que ce soit des syndicats, des partis politiques, des hommes politiques, des états, des gouvernements et autres, ils ne cherchent que leurs intérêts personnels. A la rigueur, s’ils trouvent en face quelqu’un qui est assez puissant pour leur tenir tête, ils utilisent un compromis parce qu’on ne peut pas aller contre quelqu’un qui est aussi fort ou plus fort que soi, mais ce sont uniquement des rapports de force sur la base d’un égoïsme personnel. C’est le signe de la fin des temps. Dans Luc 11 : 42, Jésus dit : « Malheur à vous, pharisiens parce que vous payez la dîme de la

menthe, de la rue, de toutes les herbes et que vous négligez la justice et l’amour de Dieu. » Vous

faites tout sur le plan extérieur en payant la dîme, en allant aux fêtes, aux sacrifices etc., mais il y a

une chose que vous négligez, c’est l’amour de Dieu, l’amour « agapè » (en grec). Vous êtes remplis

d’amour pour vous-mêmes. Vous cherchez les meilleures places sur les estrades, vous cherchez les

compliments de la foule, vous cherchez les diplômes, vous cherchez les reconnaissances des autres,

vous cherchez à être les premiers au milieu du troupeau de Dieu, comme Diotrèphe qui cherchait à

être le premier, mais vous négligez la justice et l’amour de Dieu, cet amour agapé qui donne tout sans

rien attendre. Et il continue : « Malheur à vous, pharisiens! parce que vous aimez les premiers

sièges dans les synagogues, et les salutations dans les places publiques. Malheur à vous! parce que

vous êtes comme les sépulcres qui ne paraissent pas, et sur lesquels on marche sans le savoir… Vous

chargez (verset 46) les hommes de fardeaux difficiles à porter, que vous ne touchez pas vous-mêmes

de l’un de vos doigts… (Verset 52) Vous avez enlevé la clé de la science… » La clé de la

science, elle a la forme d’une Croix au bout. La clé de la science de Dieu, de la connaissance de Dieu,

C’est la Croix, le don de soi, le sacrifice de soi. Ces pharisiens-là ne pensaient absolument pas à se

sacrifier eux-mêmes, ils ne pensaient qu’à satisfaire leur propre amour égoïste d’eux-mêmes.

Vous voyez ici un signe de l’égoïsme, c’est l’esprit religieux qui peut nous animer, sans l’amour du

Seigneur. L’esprit d’amour de soi va très bien avec l’esprit religieux. Si nous discernons que nous

avons encore dans notre vie quelques racines d’esprit religieux, c’est que l’amour de soi est encore

présent parce que dans le cœur de Jésus, il n’y a aucun esprit religieux. Il allait manger à table avec les

prostituées et les gens de mauvaise vie, alors que les pharisiens disaient : « Mais s’il savait, cet homme,

qui est cette femme, il ne s’approcherait même pas. Moi, je suis plus saint que toi, retire-toi ». C’est

ainsi que pensaient les pharisiens. Ce n’était pas l’amour du Seigneur. Jésus ne s’est jamais souillé

avec le péché, mais il mangeait avec les prostituées qui voulaient entendre la Parole de Dieu.

Lisons le verset 14 du livre de Jude : ce passage est remarquable car il nous décrit l’égoïste d’une

manière extraordinaire. Jude parle d’une manière très sévère des faux Chrétiens qui s’introduisent au

milieu de leurs agapes, et ce qui est curieux, c’est que les agapes, en grec, c’est le pluriel du mot agapé

qui signifie l’amour de Dieu. Cela veut dire que quand les premiers Chrétiens se réunissaient pour

partager un repas fraternel, ils partageaient un repas dans l’amour du Seigneur et ils se réunissaient

dans l’amour agapé. Et nous continuons à faire des agapes fraternelles où l’on se réunit pour manger

ensemble et passer un bon moment dans la communion fraternelle, et c’est le même mot qu’agapé. Et

au milieu de ces agapes, il s’introduisait des gens qui étaient en fait des faux Chrétiens qui étaient des

taches dans leurs agapes. Verset 12 : « Ce sont des écueils dans vos agapes, faisant impudemment

bonne chère, se repaissant eux-mêmes. »

                                             Que veut dire se repaître soi-même ?

Cela signifie : ne s’intéresser qu’à ses besoins personnels. Ces faux Chrétiens étaient là pour bien manger et ne s’intéresser qu’à leurs problèmes personnels et à leurs besoins personnels. « Ce sont des nuées sans

eaux, poussées par les vents, des arbres d’automne sans fruit, deux fois morts, déracinés. » Deux

fois mort, ça veut dire non seulement desséché, mais déraciné, complètement. « Des vagues furieuses

de la mer rejetant l’écume de leurs impuretés, des astres errants auxquels l’obscurité des ténèbres

est réservé pour l’éternité. »

Je lis le verset 14 : « C’est aussi pour eux qu’Énoch, le septième depuis Adam, a prophétisé en ces

termes : Voici, le Seigneur est venu avec ses saintes myriades, pour exercer un jugement contre

tous, et pour faire rendre compte à tous les impies parmi eux de tous les actes d’impiété qu’ils ont

commis et de toutes les paroles injurieuses qu’ont proférées contre lui des pécheurs impies.» Il parle

des jugements du Seigneur contre ceux qui étaient mêlés aux Chrétiens et qui n’ont pas voulu se

repentir de leur impiété. Et ils étaient caractérisés avant tout par le besoin de se repaître eux-mêmes,

de servir leur propre ventre, comme dit Paul dans un autre passage, de remplir leur propre ventre. Il y

a des Chrétiens, il y a des pasteurs, il y a des ministres de Dieu qui ne pensent qu’à une chose, c’est

remplir leur ventre en piétinant les brebis du Seigneur. Le Seigneur appelle cet égoïsme de l’impiété,

en association, au verset 15, aux paroles injurieuses. Si tu te mets en colère, tu es encore rempli

d’amour pour toi-même parce que la colère, c’est le besoin de satisfaire un besoin personnel. On a été

blessé, on a été injustement traité, mes intérêts personnels ont été foulés aux pieds et ma chair se

rebiffe. Elle ne se rebifferait pas si la Croix était passée par là, si j’avais accepté le traitement injuste

dans l’Esprit de Jésus-Christ. Donc si je me mets en colère, c’est que je défends encore mes intérêts

charnels personnels.

« Ce sont des gens qui murmurent (l’égoïste va murmurer. Il murmure. Il n’est pas content), qui se

plaignent de leur sort, »

Cela t’arrive-t-il de murmurer, de te plaindre de ton sort ? Comment ton frère

ou ta sœur te traite-t-il ? De quelle manière ton mari te traite-t-il (ou ta femme) ? Ils ne s’intéressent

pas assez à toi. C’est peut être vrai, tu peux avoir quelqu’un, un frère, une sœur, un mari, une femme,

qui ne s’intéresse pas à toi, mais si toi, tu n’es pas égoïste, tu ne vas pas murmurer ni te plaindre de ton

sort parce que si tu murmures et que tu te plains de ton sort, c’est que tu es encore plein de tes intérêts

personnels. Tu aimerais qu’on s’intéresse à toi parce que toi, tu t’y intéresses beaucoup, et quand on ne

s’intéresse pas à toi, tu te plains et tu murmures parce que tu es plein d’intérêt pour toi-même. Là, je ne

vise personne, mais je parle à chacun de nous et à moi le premier, car nous sommes tous concernés.

Dieu appelle cela de l’impiété

.

Rappelez-vous les Hébreux dans le désert, ils ne pensaient qu’à leurs intérêts personnels : « On n’a pas

à manger, on n’a pas d’eau à boire, ou elle est amère, et ce n’est pas bon. » Et on se plaint de ce désert

brûlant… parce qu’on aimait notre confort, on aime être tranquille, on aurait bien aimé les oignons et les

aux de l’Egypte… on était mieux là-bas, on était tranquille. Et les intérêts du Seigneur qui avait dit :

« Sortez, sortez du milieu de cette impiété, allez, je vous conduis dans un pays où il y aura la sainteté,

ma présence, un temple bâti à mon nom, la gloire de Dieu qui va resplendir sur vous, l’obéissance et la

victoire sur tous vos ennemis. ? » Quand nos intérêts personnels sont touchés, on commence à

murmurer, on n’est pas content, on se plaint : « Pourquoi tu me traites comme ça, mon frère, ma sœur

? Pourquoi ? Dis-moi pourquoi tu me traites comme ça ? Je ne t’ai rien fait. Pourquoi est-ce que tu ne

t’intéresses pas à moi davantage ? » Est-ce que cela nous est arrivé de parler ou de penser ainsi ?

« qui marchent selon leur convoitise, » Qu’est-ce que la convoitise ? C’est désirer une chose que l’on

n’a pas mais que l’on voudrait bien. Mais ça va beaucoup plus loin avec la convoitise de la chair, la

convoitise des yeux, le péché qui règne dans le monde par la convoitise et l’orgueil de la vie.

L’orgueil, qu’est-ce que c’est ? C’est le désir de se relever soi-même par rapport aux autres, de

défendre sa position personnelle. La convoitise des yeux, la convoitise du cœur, de la vie, tout ça, c’est

le désir d’attirer à soi toutes ces richesses, toutes ces bonnes choses, même si on doit en priver les

autres, ça ne fait rien.

Finalement, la convoitise, c’est de l’égoïsme. La convoitise, c’est de l’égoïsme dans sa racine. Tout

attirer à soi. Et l’orgueil, c’est aussi de l’égoïsme. L’orgueil ne s’intéresse qu’à lui. Si Satan a péché par

orgueil, c’est qu’il voulait se faire égal à Dieu, une pensée qui vise ses intérêts égoïstes personnels au

lieu de ceux du Seigneur, qui, lui, avait tout donné.

                                      « qui ont à la bouche des paroles hautaines, »

Mais qui es-tu, toi, pour me faire ça ? Si tu savais qui je suis, dans le fond… Ce sont les pharisiens qui parlent comme ça : « Et celui-là, ce pécheur, là, qui…

Seigneur, je te remercie d’avoir fait de moi un homme si bien… Ah ! quelle joie, Seigneur ! Je paye

ma dîme, mes offrandes, je jeûne deux fois par semaine, mais Seigneur, vraiment, tu as… Ah ! tu as fait

une œuvre merveilleuse en moi. Moi je suis bien, Seigneur, je suis bien ». Le pécheur, lui, est en train

de se battre la poitrine en disant : « Seigneur, aie pitié de moi, je suis un homme pécheur ». Celui-là est

parti justifié, l’autre est resté avec son péché, tout content de lui qu’il était.

S’il m’arrive d’avoir encore la moindre parole hautaine vis-à-vis de mon prochain, je suis encore

rempli de moi, rempli d’amour pour moi-même, parce qu’une parole hautaine, ça veut dire que je me

suis mis au-dessus, je me suis mis au plus haut, puis je vais commencer à regarder les autres d’en haut

et leur adresser des paroles méprisantes. Celui qui a l’Esprit de Christ se laisse marcher dessus, il a les

paroles de Jésus dans son cœur.

                           Jude, verset 16 : « qui admirent les personnes par motif d’intérêt. »

Encore le mot : motif d’intérêt. Ils vont admirer quelqu’un non pas pour lui-même, pour lui dire par exemple d’une manière sincère :

« Mais c’est beau ce que tu as fait, c’est merveilleux. C’est vraiment bien ». Bref, un compliment

désintéressé. Non, ils les admirent par motif d’intérêt : « Qu’est-ce que je vais pouvoir retirer de ce que

je vais lui dire ? de l’admiration que je vais lui porter ? Je vais l’admirer car je sais qu’en agissant ainsi,

il m’en résultera quelque avantage personnel. » Et c’est ainsi du début à la fin de ce passage ! Il commence ce passage en disant : « se repaissant eux-mêmes »,

et il termine par : « motif d’intérêt ». Il n’y a que de l’égoïsme, de l’intérêt personnel sous ses

différentes formes. Le besoin d’attirer les choses, les regards des autres, les richesses du monde et des

autres à soi. Il y a une variante de l’égoïsme que je voudrais signaler parce qu’on ne s’en rend peut-être pas toujours compte,

                                              C’est l’apitoiement sur soi-même.

Vous savez ce que c’est, l’apitoiement sur soi-même ? C’est commencer à verser d’abondantes larmes sur ses misères personnelles au lieu de les verser sur les misères du voisin qui en a vraiment besoin et pour lequel j’ai besoin d’intercéder. Je verse d’abondantes larmes sur mes misères personnelles : « Que je suis malheureux ! Que je suis incompris ! Que je suis maltraité ! Que je suis souffrant ! » Cela peut être vrai, vous savez, on peut être dans une misère réelle, dans une souffrance réelle, et je ne néglige pas les véritables souffrances. Mais quand s’y ajoute un esprit d’apitoiement sur soi-même, c’est horrible car on ressent que la personne essaye d’attirer les regards des autres sur soi pour être plainte. Cependant, je n’ai pas besoin d’entendre que les autres me disent : « Qu’est-ce que tu souffres ! » Car dans mon intérêt spirituel supérieur, ce n’est pas cela qu’il me faut, mais plutôt que le Seigneur voie mes problèmes, qu’il m’envoie le secours d’une manière ou d’une autre, qu’il m’envoie un frère ou une sœur compatissant qui va véritablement intercéder pour moi dans l’amour. Je n’ai pas besoin d’essayer d’attirer l’attention des autres sur mes problèmes et sur mes difficultés pour qu’on s’apitoie sur moi-même. C’est de l’égoïsme et c’est un esprit très difficile à éradiquer, l’esprit d’apitoiement sur soi-même. Tant qu’on n’a pas compris que c’est un péché et que c’est une racine d’égoïsme personnel, on va toujours avoir l’impression qu’on a le

droit d’attendre des soins de la part des autres, de recevoir de l’attention de la part des autres, et parce

qu’on a le sentiment qu’on a des droits, on est complètement aveuglé sur son égoïsme personnel, et

alors on va commencer à formuler des reproches aux autres : « Ah ! voilà, si tu avais de l’amour, tu ne

ferais pas ça, et si tu étais vraiment rempli de l’amour du Seigneur, tu t’intéresserais à moi et tu me

ferais ci et tu me ferais ça … » On commence à murmurer et à se plaindre parce qu’en fait, on ne pense

qu’à soi et en plus, on essaye d’attirer la pitié et l’apitoiement des autres sur la grandeur de notre

misère. c’est très triste aux yeux du Seigneur. Le Seigneur nous aime tels que nous sommes, mais il

est attristé de nous voir dans cet état. N’oubliez pas qu’il a un plan pour nous : c’est de nous

transformer à l’image de Jésus. Comment va-t-il s’y prendre ? Il va nous éclairer à la lumière de son Saint-Esprit qui est le seul à nous convaincre de péché, de justice et de jugement. Le Seigneur n’intervient pas pour nous frapper sans pitié, mais il va nous convaincre de péché par son Saint-Esprit. Si nous résistons au Saint-Esprit qui nous a convaincu de péché, qui nous a montré que c’était nous en fait qui étions les premiers fautifs, si nous ne voulons pas changer en nous plaçant devant Dieu et en nous repentant du péché que le Saint- Esprit nous montre, c’est à ce moment précis que le châtiment du Seigneur viendra. Mais le châtiment du Seigneur est destiné à me faire participer à sa sainteté parce qu’il est un Père qui m’aime et il ne veut pas me voir rester dans cet amour humain horrible à ses yeux, il veut me voir rempli de l’amour de Jésus-Christ qui ne pense qu’aux intérêts de son Père et aux intérêts des autres.

Je continue, au verset 20 de Jude : « Pour vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très

sainte foi (tout est une question de foi : tu seras rempli de l’amour de Jésus-Christ par ta foi et non par

tes muscles et tes bonnes résolutions, mais par la foi en l’œuvre de Jésus), priant par le Saint-Esprit,

maintenez-vous dans l’amour de Dieu, » Ici il nous donne la clé de la délivrance de l’égoïsme : tu

veux te maintenir dans l’amour de Dieu, y entrer pleinement, en être rempli, alors édifie-toi toi-même

sur ta sainte foi. Tu dois avoir la foi, et la foi en quoi ? En l’œuvre de Jésus et dans la Parole du

Seigneur, car ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses mauvais désirs,

entre autres l’égoïsme.

Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs : c’est fait par Jésus,

médite là-dessus, approprie-toi par la foi ces paroles du Seigneur, remplis ton cœur avec ce que Dieu

dit que tu es en Christ, de ta position en Christ ; remplis ton cœur et la foi va grandir et tu vas voir ce

que Jésus a fait de toi en lui, tu vas comprendre que le problème est déjà réglé en Jésus qui a une

solution, mais elle ne peut être qu’en Jésus, par la foi en lui.

Et priant par le Saint-Esprit. Priant pour quoi ? Pour dire : « Seigneur, rends-moi semblable à l’image

de Jésus. Seigneur, déverse en moi ton amour dans mon cœur ». Moi, je ne suis pas capable de

produire cet amour, mais je prie par le Saint-Esprit. Puis il ajoute : «… maintenez-vous dans l’amour de

Dieu en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle. » Reprenez

les uns, ceux qui contestent, mais dans l’amour de Dieu, pas pour défendre nos intérêts personnels

égoïstes. C’est horrible, quelqu’un qui reprend un autre parce qu’il a un intérêt personnel égoïste à le

faire. Cette action ne portera aucun fruit pour le royaume de Dieu, aucun, elle risque plutôt d’apporter

de la division ou des disputes.

Verset 24 : « A celui qui peut vous préserver de toute chute et vous faire paraître devant sa gloire

irréprochables et dans l’allégresse, à Dieu seul sage et notre sauveur, par Jésus-Christ notre

Seigneur, soient gloire, majesté, force et puissance et maintenant et dans tous les siècles. » C’est

bien Dieu qui le fera si toi tu restes dans la foi, si toi tu pries par le Saint-Esprit pour te maintenir dans

l’amour du Seigneur, le Seigneur va faire cette œuvre dans ton cœur.

Alors que faire si tu découvres par le Saint-Esprit que tu as encore des racines d’égoïsme dans ton

cœur ? Si le Saint-Esprit te le montre ? La solution est en Christ, je ne dis pas qu’elle est simple et

facile, la solution est en Christ. Tu confesses ton égoïsme au Seigneur comme étant un péché :

« Seigneur, je te demande pardon parce que je ne suis qu’un égoïste qui cherche ses propres intérêts. Je

n’ai jamais vraiment donné mon cœur tout entier au service de ceux qui m’entourent et à ton service à

toi, dans l’Esprit de Christ. Alors je confesse vraiment tout ce qui traîne encore dans mon cœur

comme racine d’égoïsme, Seigneur, je le confesse comme un péché devant toi. »

Et comme Romains 5 verset 5 dit : « L’amour de Dieu est déversé dans nos cœurs par le Saint-

Esprit. » Si je prie par le Saint-Esprit en disant : « Seigneur je me repens de cet égoïsme qui est dans

mon cœur, de cet amour pour moi-même que j’ai toujours eu, mais dont tu veux me débarrasser pour

que je sois comme le Seigneur. Je te demande pardon et je crois que ton sang efface ce péché. Je crois

que si je te prie au nom de Jésus, tu déverseras en moi, par ton Esprit, l’amour de Christ, l’amour de

Dieu. » Et le Seigneur va pourvoir, car ma prière est exactement selon le cœur de Dieu.

Pensez bien que si je dis : « Seigneur, pardonne mon égoïsme, ouvre mes yeux sur les besoins des

autres, sur Tes besoins à Toi et remplis-moi de l’amour de Christ », c’est une prière qui plaît aux

oreilles du Seigneur. Il va l’exaucer ! L’exaucement dépendra de ton désir personnel, si tu veux être

comme Christ, si tu as soif de Christ, si tu as soif d’être rempli de l’amour de Dieu, et si tu en as assez

de l’égoïsme qui a entraîné tant de destruction dans ta vie et dans la vie des autres.

Dans la deuxième épître de Jean au verset 6, il dit : « L’amour (agapé) consiste à marcher selon ses

commandements. » L’amour agapé va de pair avec l’obéissance au Seigneur. Chaque fois que le

Seigneur me montre quelque chose, si j’ai un cœur désireux de progresser dans l’amour, je dois avoir

un cœur obéissant. Vous avez remarqué que chaque fois que la rébellion grandit, l’amour diminue ?

Chaque fois que l’obéissance de Christ augmente, l’amour du Seigneur augmente. Celui qui est

véritablement parfait, c’est celui qui reste dans l’obéissance au Seigneur, mais dans une obéissance de

cœur, pas une obéissance religieuse, une obéissance de cœur par amour pour le Seigneur parce qu’on a

prié pour avoir un cœur rempli de l’amour de Christ. Christ était parfaitement obéissant à son Père,

l’amour va de pair avec l’obéissance.

Dans Apocalypse 3, au verset 17, nous lisons : « Parce que tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi,

je n’ai besoin de rien (j’ai bien rempli mon ventre de toutes sortes de choses) et parce que tu ne sais

pas que tu es malheureux, misérable, pauvre aveugle et nu, » Vous vous rendez-compte du regard

de cette église pour elle-même ! Vous voyez bien qu’on peut être complètement séduit. On peut se

considérer comme quelqu’un de vraiment parfait, comme ceux de l’Eglise de Laodicée, mais quand

Dieu regarde cette église, il dit : « Tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et

nu. Tu n’as rien de l’amour de Christ en toi, ou si peu. »

« je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu » Tu l’achètes gratuitement bien sûr, c’est

Christ qui a payé ; l’or éprouvé par le feu, c’est la sainteté qui sort de l’épreuve. Je prie : « Seigneur je

te demande de produire en moi la sainteté, j’en ai besoin, Seigneur. » Et l’or est éprouvé par le feu, par

la fournaise de l’épreuve. Si je prends l’épreuve comme je dois la prendre, comme une occasion de

grandir spirituellement en comptant sur le travail du Seigneur en moi, dans mon cœur, et qu’il m’en

fasse sortir sans que je sois brûlé (comme les trois dans la fournaise ardente), sans que je sois brûlé du

feu de l’enfer, j’en sors avec Christ, et j’en sors vainqueur parce que je marche dans l’Esprit du

Seigneur. Il me dit : « Voilà, si tu es dans cette situation, achète de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche de la richesse du Seigneur. » Ce qui veut dire : « Viens à moi, j’ai toutes les richesses

spirituelles. » Tu vas donc prier avec foi, car voilà comment on achète les richesses du Seigneur : en

priant dans la foi en ses promesses, tout par la foi ! Il y a un prix à payer. Mais mon prix, c’est ma foi

dans les promesses du Seigneur. Donc achète de moi de l’or, achète de moi ma sainteté, achète de moi

dans la foi et dans ta prière l’amour et la sainteté, et des vêtements blancs afin que tu sois vêtu,

puisqu’il dit : « Tu es nu, tu es égoïste, tu es nu devant moi. »

« je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des

vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre

pour oindre tes yeux, afin que tu voies. » Que tes yeux s’ouvrent sur ta situation personnelle : c’est ce

que moi je désire. Achète de moi un collyre, quelque chose qui va faire tomber les écailles, qui va te

donner le discernement des choses d’en haut. Le discernement te sera donné par Jésus-Christ. « Montre moi Seigneur dans quel état je suis parce que tu ne veux pas m’y laisser, tu veux me sortir de là. »

Et il ajoute : « Je reprends et je châtie tous ceux que j’aime, aie donc du zèle et repens-toi. » Par

conséquent, si tu discernes qu’il y a de l’égoïsme dans ton cœur, va à Jésus. Achète de lui, par la prière

de la foi, tout ce qu’il te faut pour qu’il ouvre tes yeux et qu’il te montre dans sa lumière merveilleuse

ce que tu es, mais aussi ce qu’il veut faire. Il va te donner tout ce qu’il faut, de l’or, un collyre, un

vêtement blanc, tout, pour que tu sois comme il le veut, rempli de l’amour du Seigneur.

Il dit : « Aie donc du zèle et repens-toi. Je châtie tous ceux que j’aime. » Le châtiment du Seigneur m’est

donné pour que je me repente et le châtiment du Seigneur m’est donné aussi quand je ne me repens

pas. Vous savez qu’on peut éviter beaucoup de corrections du Seigneur si nous nous corrigeons nous-mêmes ? L’apôtre Paul dit : « Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés par le

Seigneur. » Donc on peut éviter beaucoup de corrections et de jugements si nous allons à Jésus en lui

disant : « Fais la lumière dans mon cœur, Seigneur. Je veux vraiment me corriger, je ne vais pas

attendre que tu me donnes ta correction. »

Dans Hébreux 12 et au verset 9, il est écrit : « Puisque nos pères selon la chair nous ont châtiés, que

nous les avons respectés, ne devons nous pas à plus forte raison nous soumettre au Père des esprits

pour avoir la vie ? Nos pères nous châtiaient pour peu de jours comme ils le trouvaient bon, mais

Dieu nous châtie pour notre bien, pour que nous participions à sa sainteté. » Dieu va trouver un

moyen pour nous corriger, lui seul connaît lequel. Il va voir si j’ai le cœur bien disposé. Si je cherche

vraiment sa face, si je me corrige à la lumière de sa Parole et de son Esprit, je vais éviter des

corrections. Certainement pas toutes, mais je sais une chose, c’est que quand Dieu me corrige, ce n’est

jamais le signe qu’il me déteste, ce n’est pas forcément non plus le signe d’un péché dans ma vie, un

péché grossier ou quelque chose qui est une abomination, cela signifie simplement que le Seigneur

veut me faire aller plus loin avec lui. Il va donc me montrer dans ma vie des racines d’égoïsme dont je

ne suis pas conscient, et s’il me les montre, c’est pour faire la lumière en moi et sûrement parce que je

n’ai pas fait, moi, l’effort préalable suffisant pour m’approcher de lui. Il veut m’éclairer avant de me

châtier.

Je ne dois pas être effrayé du châtiment du Seigneur. J’ai un Père dans le ciel. Si je marche droit, il va

me faire marcher encore plus droit parce que si je marche droit c’est par sa grâce, si je ne marche pas

droit, il va me corriger parce qu’Il m’aime. Et quand je serai dans la correction, je vais réfléchir et je

vais revenir au Seigneur pour marcher droit. Je ne vais pas avoir la nuque raide. Si j’ai la nuque raide,

je vais recevoir une correction plus forte. « Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de

tristesse et non de joie. Le châtiment du Seigneur enlève la joie mais plus tard, il produit pour ceux

qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice. » Nous sommes disciplinés par un bon maître

qui discipline ses élèves, qui sont aussi ses enfants et ses bien-aimés. Le fruit est paisible parce que la

paix est le fruit du Saint-Esprit, fruit qui se résume en un seul mot : l’amour de Christ ! Tout concourt

à mon bien ! Cherchons, bien-aimés, à éviter les corrections du Seigneur en recherchant sa face, sa

Parole et son Esprit pour qu’il nous éclaire et que nous nous corrigions nous-mêmes avant que sa

correction tombe. Si nous ne le faisons pas, nous avons encore un garde-fou, nous avons encore la

correction du Seigneur qui va venir pour nous parler et nous ramener dans le droit chemin. Mais on

peut l’éviter.

Et il ajoute : « Fortifiez donc vos mains languissantes et vos genoux affaiblis, suivez avec vos pieds

des voies droites afin que ce qui est boiteux ne dévie pas mais plutôt se raffermisse. » Je vais être

raffermi en suivant la voie droite.

« Recherchez la paix avec tous et la sanctification sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu et à ce qu’aucune racine d’amertume poussant

des rejetons ne produise du trouble et que plusieurs n’en soient infectés. » Nous avons la crainte du

Seigneur dans notre cœur, une crainte respectueuse du Seigneur, mais aussi un amour ardent pour

celui qui a tant manifesté d’amour pour nous en nous donnant Jésus, en nous montrant qui Il est, un

Dieu qui s’intéresse à nous d’abord et à nos intérêts. Et faisons comme lui. Alléluia ! Merci, Seigneur.

« Seigneur, je suis heureux dans mon cœur parce que bien souvent dans le passé, tu m’as châtié comme

un Père qui m’aime et j’ai reconnu ta correction parce que mes voies n’étaient pas droites et tu m’as

traité avec amour. Tu m’as montré, Seigneur, et tu m’apprends en ce moment à marcher les yeux fixés

sur Jésus, sur ta Parole, à prier avec foi pour que tes promesses s’accomplissent dans ma vie, dans la

vie de tes bien-aimés, de mes frères, de mes sœurs, de ton Epouse, de ton Eglise que tu aimes.

Seigneur, tu nous apprends à marcher avec toi dans l’amour de Christ. Fais une œuvre parfaite dans

nos cœurs et dans nos vies. Apprends-nous à nous dépouiller complètement de cet amour égoïste pour

nous-mêmes et à nous remplir de l’amour de Jésus qui s’intéresse aux intérêts du Père avant tout, et à

ceux du prochain. Seigneur, remplis-moi de cet amour-là toujours, chaque jour davantage, remplis nous

! Fais la lumière par ton Esprit, éclaire-nous, convainc-nous de péché et de justice dans ta

sainteté. Que le sang de Jésus soit sur nous pour effacer tout péché d’égoïsme. J’ouvre mon cœur pour

que tu me montres encore toute racine d’égoïsme, et que ton sang les efface, ton sang les détruise.

Déverse dans mon cœur l’amour de Christ par ton Esprit. Remplis-moi chaque jour davantage. Je le

demande vraiment comme une prière sincère de tout mon cœur pour moi-même, et fais-le pour tous

ceux qui te le demandent dans leur cœur. Je sais que tu es un Dieu merveilleux et que tu l’accompliras,

c’est toi qui le feras. Je t’en rends grâce, au nom de Jésus-Christ. Amen. »

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