Le sang de la croix.


basé sur un message écrit entre  1828-1917

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   La valeur et la puissance du sang de Jésus.

« Il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix » (Colossiens 1 :20).

L’apôtre Paul emploie ici une expression dont la signification est très profonde. Il parle du « sang de sa croix ». Nous savons que Paul attachait une grande importance à la croix de Christ. Dans cette simple phrase, il a pu exprimer toute la puissance et toute la bénédiction qui se manifestent dans la mort rédemptrice de notre Seigneur. La croix est le sujet de sa prédication, l’espérance et la gloire de sa vie. Par l’expression qu’il emploie ici, l’apôtre Paul démontre que le sang tire toute sa valeur de l’endroit où il a été versé, c’est-à-dire à la croix. Mais il démontre aussi que c’est grâce au sang que la croix révèle toute sa puissance et tous ses effets. Ainsi, la croix et le sang s’illuminent mutuellement. En étudiant le thème de la puissance du sang, nous verrons combien il est important de considérer tout ce que cette expression veut nous enseigner, tout ce que l’apôtre a voulu dire quand il nous parle du « sang de la croix ». Cela nous permettra de considérer sous un angle nouveau toutes les vérités que nous avons déjà découvertes à propos du sang de Jésus. Prêtons à présent attention aux trois points suivants :

  • La nature de la croix.

 

  • La puissance de la croix.

 

  • L’amour de la croix.

 

  •                                                  La nature de la croix.

 

Nous sommes trop habitués, quand nous parlons de la croix, à penser qu’il s’agit d’une œuvre passée, accomplie une fois pour toute pour nous. Nous ne pensons pas assez que la valeur de cette œuvre tire son origine de la nature profonde de Dieu, dont la croix n’est que l’expression extérieure. Souvent, on met en avant les souffrances amères et profondes de Christ sur la croix, dans le but d’éveiller les sentiments religieux, comme si ces souffrances représentaient la chose la plus importante à réaliser. Tandis que la Bible met surtout l’accent sur la révélation de la nature intérieure et profonde de Dieu, qui L’a conduit à Se livrer à la mort de la croix, et qui a continué à L’inspirer alors qu’Il était cloué sur la croix. L’Ecriture ne met jamais l’accent uniquement sur ce que le Seigneur a accompli pour nous à la croix. Mais elle jette une lumière particulière sur ce que la Croix a accompli en Lui, et sur ce qui doit aussi être accompli en nous, au travers de l’œuvre du Seigneur. Cela apparaît non seulement dans les paroles prononcées par notre Seigneur quand Il était sur la croix, mais aussi dans ce qu’Il avait dit précédemment à Ses disciples à trois occasions différentes. Il leur avait dit qu’ils devaient se charger de leur croix et Le suivre. Il leur avait dit ces paroles à plusieurs reprises, quand Il avait annoncé Sa propre crucifixion. En parlant de la croix, le Seigneur voulait tout spécialement demander à Ses disciples de se conformer à Lui-même. Cette conformité ne consistait pas seulement à supporter des souffrances et des persécutions, mais aussi dans la nécessité de se revêtir de Son caractère et de Sa nature intérieure. C’est pour cela qu’Il leur disait souvent : « Renoncez à vous -mêmes et chargez-vous de votre croix ! » C’était surtout cela qu’Il désirait que Ses disciples fassent. Le Seigneur nous a aussi enseigné que le fait de Se charger de Sa croix n’a pas commencé quand on lui a placé cette croix de bois sur Ses épaules ! Non ! Il S’est chargé de Sa croix tout au long de Sa vie. Ce qui s’est passé sur le Mont Golgotha, aux yeux de tous, n’a été que la manifestation ultime d’un caractère qui a inspiré toute Sa vie.

                                                    La croix brise la puissance du péché.

Qu’a donc signifié le fait de Se charger de Sa croix, pour le Seigneur Jésus ? Quel bénéfice personnel pouvait-Il en retirer ? Nous savons que le péché a complètement modifié la relation de l’homme avec Dieu, tout autant que la relation de Dieu avec l’homme. Ce dernier a été coupé de Dieu par la chute. Dieu a dû Se détourner de l’homme, et faire reposer Sa colère sur lui. D’un côté, nous pouvons observer la terrible tyrannie exercée par le péché sur l’homme. De l’autre, nous pouvons observer la terrible culpabilité du péché, qui oblige Dieu à juger l’homme.

Le Seigneur Jésus, qui est venu délivrer l’homme du péché dans tous ses aspects, a dû régler deux problèmes : celui de la puissance du péché, et celui de la culpabilité du péché. D’abord le premier, ensuite le second. Nous pouvons séparer ces deux aspects, dans le but de clarifier la présentation de la vérité. Toutefois, le péché forme toujours un tout. Par conséquent, nous devons comprendre que le Seigneur, par Son sacrifice substitutif à la croix, non seulement nous a d’abord libérés de la puissance du péché, mais, grâce à cette libération, nous a aussi délivrés de la culpabilité du péché. C’est la gloire de l’œuvre de la croix, par laquelle Dieu a pu atteindre ces deux objectifs en même temps. Il fallait que le Seigneur Jésus anéantisse la puissance du péché. Il ne pouvait le faire que dans Sa propre personne. C’est pour cela qu’Il dut S’incarner dans une chair la plus proche possible de notre chair de péché. Il est venu dans la faiblesse de la chair, avec la pleine possibilité d’être tenté comme nous en toutes choses. Depuis Son baptême dans le Saint-Esprit et la tentation de Satan dans le désert qui suivit, jusqu’à la terrible agonie de Son âme dans le jardin de Gethsémané et l’offrande de Sa vie sur la croix, toute Son existence fut un combat incessant contre le désir de faire Sa volonté et de recevoir Lui-même l’honneur, contre la tentation d’instaurer Son Royaume par des moyens charnels ou humains. Chaque jour, il dut Se charger Lui-même de Sa croix. Il dut accepter de perdre Sa propre vie, de renoncer à Sa volonté propre, et de ne faire que ce qu’il avait vu ou entendu de Son Père.

                                                                     Une vie de sacrifice de soi.

Ce qui se passa lors de la tentation dans le désert et de l’agonie de Gethsémané, au début et à la fin de Son ministère public, ne sont que des manifestations évidentes de la nature profonde qui a caractérisé toute Son existence. Jésus a été tenté par le péché de l’affirmation de Soi. Mais Il a vaincu la tentation de satisfaire des désirs légitimes (depuis la première tentation, celle de manger du pain pour calmer sa faim, jusqu’à la dernière, celle d’éviter de boire cette coupe amère de la mort sur la croix), afin de Se soumettre à la volonté de Son Père. Ainsi, Il S’est offert Lui-même, et a offert Sa vie. Il a renoncé à Lui-même et S’est chargé de Sa croix. Il a appris l’obéissance et a manifesté Sa perfection. Dans Sa propre Personne, Il a remporté une victoire complète sur la puissance du péché, jusqu’à ce qu’Il puisse confesser de Sa bouche : « Je ne parlerai plus guère avec vous ; car le prince du monde vient. Il n’a rien en moi  » (Jean 14 :30).

Sa mort sur la croix fut l’accomplissement final et glorieux de Sa victoire personnelle sur la puissance du péché. C’est pour cela que Sa mort expiatoire sur la croix a une telle valeur ! Pour que nous puissions être réconciliés avec Dieu, il fallait que nous soyons libérés de la culpabilité. Personne ne peut lutter contre le péché, s’il est en même temps sous l’effet de la colère de Dieu ! On ne peut jamais séparer ces deux choses. Le Seigneur Jésus voulait délivrer l’homme de son péché. Il ne pouvait le faire qu’en souffrant la mort en tant que Médiateur. Par Sa mort, Il S’est chargé de la malédiction de Dieu contre le péché, et nous en a délivrés. Sa suprême puissance pour ôter la culpabilité et la malédiction ne vient pas simplement du fait qu’Il a enduré tant de douleurs et de souffrances, jusqu’à la mort, mais qu’Il les a endurées dans l’obéissance à la volonté de Son Père, pour préserver et glorifier Sa justice. La nature profonde de Jésus L’a toujours poussé à Se sacrifier. C’est pour cela qu’Il S’est volontairement chargé de Sa croix. C’est aussi cela qui confère à la croix toute sa puissance. Il est écrit :

« Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom » (Philippiens 2 :5-9).

Un autre passage nous dit :  …a appris, bien qu’il fût Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes, et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel » (Hébreux 5 :8-9). C’est parce que Jésus a brisé et vaincu la puissance du péché, d’abord dans toute Son existence personnelle, qu’Il peut ôter de nous la culpabilité du péché, et nous délivrer à la fois de la puissance et de la culpabilité du péché. La croix est un poteau indicateur divin, qui nous indique que le chemin, le seul chemin donnant accès à la vie de Dieu, passe par l’offrande en sacrifice de la vie du « moi ».

                                       Le sang est la preuve de l’obéissance de Christ.

Cet esprit d’obéissance, ce sacrifice de soi, qui a déployé à la croix toute sa valeur, a aussi déployé sa valeur dans le sang de la croix. Là encore, Dieu nous révèle le secret de la puissance de ce sang. Ce sang est la preuve de l’obéissance du Fils Bien-aimé de Dieu, une obéissance qui est allée jusqu’à la mort. Ce sang est la preuve de la véritable nature de Christ, qui a choisi d’offrir ce sang, de le verser, et de perdre Sa propre Vie, plutôt que de commettre le péché de Se complaire en Lui-même. Il a accepté de tout sacrifier, jusqu’à Sa propre vie, pour glorifier Son Père. Sa vie demeurait dans Son sang. Le cœur duquel a coulé ce sang était rempli d’amour et de dévotion pour Dieu Son Père. Sa vie était entièrement consacrée à obéir à la volonté de Son Père.

A présent, que pensez-vous ? Lorsque ce sang, vivant et puissant par le Saint-Esprit, vient en contact avec notre propre cœur, et lorsque nous comprenons ce que signifie le sang de la croix, n’aurait-il pas la puissance de nous communiquer la sainte nature de Jésus ? Ce sang n’a pas pu être versé sans le sacrifice de la volonté propre du Seigneur Jésus. De même, nous ne pouvons recevoir tout le bénéfice de ce sang que si nous acceptons nous-mêmes de sacrifier notre « moi ». C’est ce sang qui peut nous transmettre une nouvelle nature capable de sacrifier le « moi ». Nous pourrons alors être conformes à Celui qui a été crucifié pour nous. Nous ferons du sacrifice de nous-mêmes la loi la plus élevée et la plus bénie de toute notre vie. Le sang est une puissance vivante, spirituelle et céleste. Il est capable de transformer une âme complètement consacrée, pour lui permettre de voir et de connaître, d’une manière expérimentale, qu’il est impossible d’entrer dans la pleine vie de Dieu, sans passer par le sacrifice de soi à la croix.

  •                                                           La puissance de la croix.

 

Quand nous fixons notre attention sur cette vérité, nous pouvons recevoir une révélation plus profonde de la signification de la croix, et du « sang de la croix ». L’apôtre Paul parle de la « parole de la croix » comme étant la « puissance de Dieu ». Nous voulons savoir ce que la croix peut accomplir, en tant que puissance de Dieu. Nous connaissons l’œuvre de notre Seigneur en ce qui concerne le péché, sous ses deux aspects. Tout d’abord, en tant que Fils de l’Homme, le Seigneur a dû vaincre la puissance du péché. Il a pu ensuite détruire ses effets devant Dieu, en ce qui concerne la culpabilité. Le premier aspect fut un processus accompli tout au long de Son existence. Le second aspect fut accompli au moment de Sa Passion. A présent que le Seigneur a parfaitement terminé Son œuvre, nous pouvons recevoir ces deux bénédictions en même temps.

Le péché forme un tout. Il en est donc de même de la rédemption. Nous recevons en même temps et à la fois la délivrance de la puissance du péché, et la libération de sa culpabilité. En ce qui concerne la conscience, cependant, la libération de la culpabilité du péché vient avant la claire réalisation du pardon de nos péchés. Il ne peut en être autrement. Notre Seigneur devait tout d’abord nous libérer de la culpabilité, par Sa victoire sur le péché. Puis Il est ensuite entré dans le Ciel. La bénédiction qui découle de la croix nous est donc accordée dans l’ordre inverse. La rédemption nous est accordée comme un don du Ciel. Par conséquent, la première chose que nous recevons, c’est une restauration de notre relation avec Dieu. Ensuite, nous recevons la délivrance de la culpabilité. En même temps, nous recevons aussi la délivrance de la puissance du péché.

                                                       Le sang permet la réconciliation.

C’est la croix qui nous permet de recevoir cette double délivrance. Paul parle de la libération de la culpabilité dans le texte cité en exergue. Il dit que Dieu « a voulu tout réconcilier avec Lui-même, en faisant la paix par le sang de la croix ». Le péché avait introduit un changement en Dieu. Non pas dans Sa nature, mais dans Ses relations avec nous. Il a dû se détourner de nous dans Sa colère. La croix de Christ nous a permis de faire la paix avec Dieu. En raison de l’action du sang vis-à-vis du péché, Dieu nous a réconciliés avec Lui, et nous a unis à Lui. La puissance de la croix dans le Ciel s’est manifestée par la destruction complète de tout ce qui nous séparait de Dieu, et qui pouvait attirer sur nous Sa colère. A présent, en Christ, nous bénéficions d’une pleine liberté d’entrée dans une relation parfaitement intime avec Dieu. La paix a été faite, et a été proclamée. La paix règne dans le Ciel. Nous sommes parfaitement réconciliés avec Dieu. Nous avons été admis à nouveau dans Son amitié. Tout cela est dû à la puissance de la croix. Oh ! Que nous puissions avoir des yeux pour voir clairement que le voile de séparation a été complètement déchiré ! Quel libre accès nous avons à présent dans la présence de Dieu ! Combien Ses bénédictions peuvent-elles maintenant nous atteindre en abondance ! Il n’y a plus rien, absolument plus rien, pour empêcher la plénitude de l’amour et de la puissance de Dieu de nous atteindre et d’œuvrer en nous, si ce n’est notre incrédulité, ou la dureté de notre cœur. Puissions-nous méditer sur la puissance de ce sang dans le Ciel, jusqu’à ce que notre incrédulité soit anéantie, et que notre droit de bénéficier de cette puissance céleste, pat la foi, remplisse notre vie de joie !

                                            La croix nous permet de mourir à nous-mêmes.

Nous avons donc vu que la croix est puissante pour effacer notre culpabilité et nous unir de nouveau à Dieu. Mais ce premier aspect est inséparable du second. Car la croix brise aussi la puissance du péché dans notre vie, par la mise à mort du « moi ». C’est pour cela que les Ecritures nous enseignent que la croix non seulement produit en nous le désir d’accomplir ce sacrifice, mais aussi nous accorde la puissance de l’accomplir. La croix accomplit une œuvre parfaite ! Cela apparaît avec une merveilleuse clarté dans l’épître aux Galates. Paul y parle de la réconciliation avec Dieu et de la disparition de la culpabilité :  » Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois » (Galates 3 :13).

Mais, dans trois autres passages, Paul parle encore plus clairement de la croix comme moyen de nous donner la victoire sur le péché, sur le « moi », et sur le monde.

« J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi » (Galates 2 :20). « Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs » (Galates 5 :24).               « Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde ! » (Galates 6 :14).

Dans ces passages, notre union avec Christ crucifié, et la conformité avec Lui qui découle de cette union, sont présentées comme le résultat de la puissance exercée sur nous par la croix.

                                                           Participants de la vie de Christ.

Pour comprendre cela, nous devons nous rappeler que lorsque Jésus Se chargea de Sa croix pour y mourir, Il l’a fait en tant que Second Adam, en tant que Tête et Garant de Son peuple. Ce qu’Il a fait permet à Son peuple de bénéficier de Sa puissance, tout au moins à ceux qui comprennent et qui croient en Son œuvre. La vie que le Seigneur transmet à Son peuple est une vie qui découle avant tout de Sa mort sur la croix. En tant que Médiateur, le Seigneur S’est chargé de Sa croix tout au long de Sa vie. En mourant sur cette croix, toujours en tant que Médiateur, Il a obtenu la vie et la gloire. Lorsque le Chrétien est uni à Lui et reçoit Sa vie, il reçoit une vie qui, grâce à la croix, a vaincu la puissance du péché. C’est pourquoi il peut alors dire : « J’ai été crucifié avec Christ », « Je suis mort au péché », « Je sais que le vieil homme, en moi, est crucifié avec Christ », « Je suis mort au péché », « J’ai crucifié la chair », « Je suis crucifié au monde » (Romains 6 :6, 11).

Toutes ces expressions sont tirées de la Parole de Dieu, et se réfèrent à ce qui s’est passé il y a deux mille ans. L’Esprit et la Vie de Jésus permettent aux Chrétiens de participer à la victoire sur le péché, victoire que Christ a remportée sur la croix. A présent, ils peuvent vivre comme Jésus a vécu, dans la puissance de cette participation à l’œuvre de Christ. Ils peuvent toujours vivre comme ceux qui ont crucifié leur ancienne nature, comme ceux qui savent que leur « vieil homme » et leur « chair » ont été mis à mort à la croix. Dans la puissance de leur communion avec Jésus, ils peuvent vivre comme Jésus a vécu. En toute chose et en tout temps, ils ont reçu la puissance de choisir librement la croix, malgré la présence du « vieil homme » et du « monde », et de laisser la croix faire en eux toute son œuvre. Dans la vie de Jésus, la loi de vie a consisté à renoncer à Sa volonté propre, pour faire la volonté du Père, jusqu’à accepter de mettre à mort Sa propre vie. C’est pour cela qu’Il est entré dans une vie céleste de rédemption, par tout ce qu’Il a souffert à la croix, et qu’Il S’est assis sur le trône. Nous savons avec certitude qu’il existe un royaume du péché. Nous étions soumis à son autorité depuis ce qui est arrivé au premier Adam. Nous savons à présent, avec la même certitude, qu’il existe un Royaume de la grâce, en Christ Jésus. Nous sommes passés sous son influence puissante, par la foi en Celui qui nous a sauvés. Cette merveilleuse puissance, par laquelle Christ a vaincu le péché à la croix, vit et agit à présent en nous. Non seulement elle nous appelle à vivre comme Jésus a vécu, mais elle nous permet aussi d’entrer concrètement dans cette vie, en faisant de la croix la loi centrale de notre vie.

Ami Chrétien, ce sang avec lequel tu as été aspergé, sous lequel tu vis chaque jour, est le sang de la croix. Il tire toute sa puissance du fait qu’il a été versé lors du sacrifice complet de la vie de Christ sur la croix. Le sang et la croix sont unis d’une manière inséparable. Le sang vient de la croix. Il rend témoignage à la croix. Il nous conduit à la croix. La puissance de la croix est dans ce sang. Chaque goutte de ce sang tombée sur nous doit renouveler notre désir de faire de cette croix la loi de notre vie. « Non pas ma volonté, mais la tienne ! » Que ce soit le chant quotidien de notre consécration, par la puissance de la croix ! Tout ce que la croix nous enseigne, elle nous le transmet aussi ! Tout ce qu’elle nous impose, elle nous permet aussi de le vivre ! Puissiez-vous toujours choisir de vivre continuellement sous l’aspersion de ce sang de la croix ! C’est alors que, grâce à ce sang, la nature et la puissance de la croix pourront se manifester dans votre vie.

  •                                                        L’amour de la croix.

 

 

Nous devons à présent nous concentrer sur cet aspect, si nous voulons apprendre pleinement quelle est la gloire du sang de la croix. Nous avons parlé de la nature profonde de Jésus, dont la croix est l’expression. Nous avons aussi parlé de la puissante influence que cette nature peut exercer en nous et au travers de nous, lorsque nous permettons au sang de la croix d’exercer toute sa puissance en nous. Toutefois, beaucoup de Chrétiens craignent souvent que cette nature intérieure soit trop pénible à manifester et à conserver. Cette crainte n’est pas toujours enlevée par l’assurance que la croix est la « puissance de Dieu », seule capable de manifester en eux cette nature intérieure que Dieu leur demande de produire. La raison est simple : l’exercice de cette puissance dépend d’une certaine manière de notre consécration et de notre foi. Certains Chrétiens, sur ce plan, sont très loin de ce qu’ils devraient être ! Pouvons-nous trouver dans la croix la délivrance de cette infirmité et la guérison de cette maladie ? Le sang de la croix ne peut-il nous accorder, en permanence, non seulement la libération de la culpabilité, mais aussi la victoire sur la puissance du péché ? Il le peut ! Approchons-nous de Dieu, pour entendre une fois encore ce que la croix nous proclame ! Ce n’est que lorsque nous comprenons bien, et que nous recevons dans notre cœur, l’amour manifesté à la croix, que nous pouvons bénéficier pleinement de toute sa puissance. Paul en rend témoignage : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » (Galates 2 :20).

                                                 La croix nous parle de l’amour de Dieu.

C’est la foi en l’amour de Celui qui S’est livré pour moi sur la croix qui me permet de vivre comme quelqu’un qui a été crucifié avec Lui. La croix est la révélation de l’amour. Le Seigneur savait qu’il n’y avait pas d’autre moyen, dans Son amour, pour sauver ceux qu’Il aimait tant, que de verser Son sang pour eux sur la croix. C’est pour cela qu’Il n’a pas accepté de Se détourner de la croix, malgré la terreur qu’elle inspirait, pas même au moment où Son âme angoissée tremblait et agonisait. La croix nous révèle que le Seigneur nous a tellement aimés que Son amour Lui a permis de surmonter toutes les difficultés, la malédiction du péché et l’hostilité des hommes. C’est par amour qu’Il a vaincu, et qu’Il nous a rachetés pour Lui-même ! La croix est le symbole triomphant de Son amour éternel. C’est par la croix que l’amour s’est assis sur le trône. C’est de là, de cette position de toute-puissance, que l’amour de Jésus peut accomplir pour tous ceux qu’Il aime tout ce qu’ils désirent.

                                                             L’amour conquérant de Jésus.

Quelle nouvelle et glorieuse lumière est ainsi répandue sur les exigences de la croix, sur ce qu’elle se propose de faire en nous, sur sa signification, ainsi que sur la gloire et la vie auxquelles nous sommes appelés par la Parole ! Notre chair est tellement disposée à s’égarer, que même la promesse de l’Esprit et la puissance du Ciel semblent insuffisants pour nous donner le courage dont nous avons besoin.Mais il y a quelque chose de meilleur que la promesse de la puissance ! La croix nous permet de regarder à Jésus, et de comprendre Son amour éternel et conquérant. C’est par amour pour nous qu’Il S’est livré à la croix, pour racheter Son peuple. C’est toujours par cet amour qu’Il accueille tous ceux qui viennent à Lui pour partager la communion de Sa croix, afin de leur accorder toutes les bénédictions qu’Il nous a obtenues sur cette croix. A présent, Il nous accueille, dans la puissance de cet amour éternel, qui ne cesse d’œuvrer en nous pour manifester dans notre vie tout ce qu’Il nous a acquis à la croix.Je vois clair à présent ! Ce dont nous avons besoin, c’est d’une claire vision de Jésus Lui-même, ainsi que de Son amour éternel et conquérant ! Le sang est la preuve, sur la terre, de la gloire céleste de cet amour. Le sang nous révèle l’amour de Christ. Tout ce dont nous avons besoin, c’est de contempler Jésus Lui-même, à la lumière de la croix.Tout l’amour manifesté à la croix est à la mesure de l’amour que le Seigneur nous manifeste aujourd’hui. Cet amour, qui n’a reculé devant aucune puissance d’opposition venant du péché, est aujourd’hui capable de vaincre tout ce qui pourrait être un obstacle en nous. Cet amour qui a triomphé sur ce bois maudit est assez puissant pour remporter et maintenir aujourd’hui une pleine victoire dans notre vie. L’amour qui a été manifesté par « l’Agneau qui est là comme immolé », au milieu du trône, portant toujours les marques de la croix, est toujours disponible pour former en nous cette nature intérieure qui manifeste la puissance et la bénédiction de cette croix !  Connaître Jésus et Son amour, vivre dans cet amour, et avoir le cœur rempli de cet amour, sont les plus grandes bénédictions que la croix puisse nous apporter ! C’est le canal qui nous permet de recevoir toutes les bénédictions de la croix ! Croix glorieuse ! Croix glorieuse, qui nous offre et nous révèle l’amour éternel du Seigneur ! Le sang est le fruit et la puissance de la croix. Le sang est le don et l’assurance de cet amour. Ceux qui ont été conduits à recevoir le bénéfice merveilleux de ce sang peuvent vivre à présent dans une pleine jouissance de cet amour, peuvent bénéficier en permanence de sa puissance purificatrice. De quelle manière merveilleuse ce sang nous unit à Jésus et à Son amour !

Il est le Souverain Sacrificateur. C’est de Son cœur que ce sang a coulé. C’est à Son cœur qu’il retourne, car Il est Lui-même le but final de l’aspersion de ce sang. C’est Lui qui mène à la perfection tous les effets de ce sang, afin de remplir complètement les cœurs de ceux qu’Il a rachetés à la croix. Il est le Souverain Sacrificateur qui, dans la tendresse de Son amour, vit à présent en nous pour amener toutes choses à leur perfection. Cette nouvelle nature que nous avons reçue, grâce à la croix, peut à présent obéir à cette loi de la croix dans notre vie. Nous pouvons à présent manifester concrètement la victoire que nous offre la croix, en tant que puissance de vie.

Bien-aimé Chrétien, qui  place ton espérance dans le sang de la croix, abandonne-toi à sa puissance pour en recevoir tout le bénéfice ! Chaque goutte de ce sang parle de l’offrande en sacrifice de la vie du « moi », de la volonté propre, afin de laisser la place à la volonté de Dieu et à Sa Vie. Chaque goutte de ce sang nous assure que la puissance obtenue par Jésus sur la croix nous est à présent disponible pour nous permettre de continuer à vivre une vie crucifiée. Chaque goutte de ce sang nous rapproche de Jésus et de Son amour éternel, pour faire passer dans notre vie toutes les bénédictions de la croix, et pour nous maintenir dans l’amour du Seigneur.

Que toutes les vérités de la croix et du sang soient l’objet de toutes nos pensées, nous rapprochent toujours plus de notre Sauveur, et approfondissent toujours plus notre union avec Lui ! amen !

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