Où vont les petits enfants qui meurent en bas âge?


Où vont les païens non évangélisés?

Quelle est la destinée des petits enfants qui meurent, ou des païens qui n’ont jamais entendu parler de Jésus ?

Ce message va aborder la question de savoir ce que deviennent les petits enfants qui meurent, ou les païens qui meurent, apparemment sans jamais avoir été en contact avec l’Evangile. Beaucoup de pasteurs disent qu’ils ne peuvent pas répondre à cette question. Pourtant, la Bible aborde clairement ce problème. La question de la mort des enfants en bas âge concerne aussi celle de savoir à partir de quel âge un enfant connaît la différence entre le bien et le mal, et il peut être considéré comme responsable de ses péchés devant Dieu. De même, une personne handicapée mentale, incapable de connaître la différence entre le bien et le mal, peut-elle être considérée comme moralement responsable devant Dieu, bien qu’elle soit aussi née dans le péché ? Selon la Bible, la réponse est négative.

L’âge où un être humain peut être considéré comme moralement responsable varie considérablement d’un individu à l’autre. Nous ne pouvons pas définir un âge précis, il est probablement différent pour chacun, en fonction des diverses circonstances de sa vie. Le premier chapitre du Deutéronome donne un enseignement qui est peut-être le plus clair sur ce sujet. Dieu avait interdit aux Israélites d’entrer dans le pays de la promesse, en raison de leur incrédulité. Pourtant, Dieu leur dit que leurs enfants y entreront :

« Et vos petits enfants, dont vous avez dit : Ils deviendront une proie ! et vos fils, qui ne connaissent aujourd’hui ni le bien ni le mal, ce sont eux qui y entreront, c’est à eux que je le donnerai, et ce sont eux qui le posséderont » (Deut. 1 : 39).

Dans le deuxième livre de Samuel, nous trouvons un autre exemple qui nous montre qu’un bébé va au Ciel quand il meurt. Le Roi David jeûnait, pleurait et priait pour son fils malade. Pourtant, quand son fils mourut, il se lava, s’oignit et mangea. Il dit à ses serviteurs étonnés par ce comportement :

« Lorsque l’enfant vivait encore, je jeûnais et je pleurais, car je disais : Qui sait si l’Eternel n’aura pas pitié de moi et si l’enfant ne vivra pas ? Maintenant qu’il est mort, pourquoi jeûnerais-je ? Puis-je le faire revenir ? J’irai vers lui, mais il ne reviendra pas vers moi » (2 Sam. 12 : 22-23).

Dans le Livre de Néhémie, nous trouvons un autre exemple du fait que seuls ceux qui sont capables de comprendre sont responsables de leur obéissance à la Parole de Dieu :

« Et le sacrificateur Esdras apporta la loi devant l’assemblée, composée d’hommes et de femmes et de tous ceux qui étaient capables de l’entendre. C’était le premier jour du septième mois. Esdras lut dans le livre depuis le matin jusqu’au milieu du jour, sur la place qui est devant la porte des eaux, en présence des hommes et des femmes et de ceux qui étaient capables de l’entendre. Tout le peuple fut attentif à la lecture du livre de la loi » (Néhémie 8 : 2-3).

Dans le Livre d’Esaïe, nous trouvons un autre passage qui nous parle du moment où un enfant est capable de distinguer entre le bien et le mal. Je crois qu’il est important que cette notion soit enseignée par l’Ecriture :

« Il mangera de la crème et du miel, jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien. Mais avant que l’enfant sache rejeter le mal et choisir le bien, le pays dont tu crains les deux rois sera abandonné » (Esaïe 7 : 15-16).

Pour répondre à cette question, il serait peut-être bon d’examiner un autre point. Avant un certain âge, des bébés et des petits enfants n’ont pas encore eu la révélation de leur péché et de leur besoin d’être sauvés. Ils ne peuvent donc pas placer leur foi en Christ. L’Ecriture enseigne que la condamnation résulte du rejet net et conscient de la révélation divine, et pas seulement de l’ignorance de cette révélation (Luc 10 : 16 ; Jean 12 : 48 ; 1 Thes. 4 : 8).

Pouvons-nous dire que des bébés ou de très jeunes enfants aient compris la vérité révélée de Dieu, et de Sa révélation générale dans la création, au point d’être « inexcusables » de ne pas L’avoir connu et adoré (Romains 1 : 18-20) ?

Non, ils seront jugés en fonction de la lumière qu’ils ont reçue. L’Ecriture enseigne clairement que tous les hommes naissent dans le péché, qu’ils ont tous une propension à pécher en grandissant, et qu’ils possèdent tous la culpabilité inhérente au péché originel. Mais ne peut-on pas affirmer que la mort de Christ a permis d’expier le péché et la culpabilité de ceux qui n’ont pas encore conscience de leur péché ? Oui ! Nous pouvons donc croire qu’un enfant qui meurt avant d’avoir pu consciemment rejeter Jésus-Christ rejoint le Seigneur dans le Ciel.

                                   Les petits enfants qui meurent en bas âge vont-ils au Ciel ?

Problème

 : La Bible enseigne que nous sommes tous nés dans le péché (Psaume 51 : 5), parce que nous avons tous péché « en Adam » (Romains 5 : 12). David, dans le passage déjà cité, semble pourtant croire que son bébé, qui vient de mourir, est monté au Ciel, puisqu’il dit qu’il ira le rejoindre (verset 23). (Manifestement, David ne s’attend pas à aller en Enfer !)

Solution

 : Il existe trois doctrines différentes en ce qui concerne le destin des petits enfants qui meurent en bas âge, avant d’atteindre l’âge de leur responsabilité morale.

Première doctrine

 : Seuls les enfants qui sont prédestinés à être sauvés iront au Ciel. C’est la position des Calvinistes purs et durs. Ils s’appuient sur des versets comme Ephésiens 1 : 4 ou Romains 8 : 29. Ceux qui ne sont pas élus vont en Enfer. Les partisans de cette doctrine ne voient pas pourquoi la prédestination des bébés serait plus difficile à accepter que celle des adultes. Ils insistent sur le fait que tous les hommes méritent d’aller en Enfer, et que seule la grâce et la miséricorde de Dieu peuvent sauver les élus (Tite 3 : 5-6).

Deuxième doctrine

 : Seuls les petits enfants qui auraient accepté Jésus, s’ils avaient vécu, iront au Ciel. Dieu connaît toutes choses d’avance, de toute éternité (Esaïe 46 : 10). Dieu sait d’avance si les petits enfants qui meurent auraient accepté Jésus-Christ ou non, s’ils avaient vécu. Ceux qui auraient vécu sans jamais accepter le Seigneur comme Sauveur ne pourraient pas se retrouver au Ciel. Ce serait contraire aux Ecritures (Jean 3 : 36). Ainsi, Dieu peut faire entrer au Ciel tous ceux qu’Il connaît d’avance, et qui L’auraient accepté s’ils avaient vécu. Les autres vont en Enfer.

Troisième doctrine

 : Tous les bébés et les petits enfants, qui meurent avant l’âge de la responsabilité morale, vont au Ciel. Les partisans de cette doctrine s’appuient sur les passages suivants. Tout d’abord, Esaïe 7 : 16 parle d’un âge avant lequel l’enfant n’est pas moralement responsable, « avant qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien. »

Ensuite, David croyait en la vie après la mort et en la résurrection (Psaume 16 : 10-11). Aussi, quand il dit qu’il ira rejoindre son fils après sa mort (2 Sam. 12 : 23), il implique par là que ceux qui meurent en bas âge vont au Ciel.

Troisièmement, le Psaume 139 parle d’un fœtus comme d’une création de Dieu, dont le nom est écrit dans le « livre de Dieu » dans le Ciel : « Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, et mon âme le reconnaît bien. Mon corps n’était point caché devant toi, lorsque j’ai été fait dans un lieu secret, tissé dans les profondeurs de la terre. Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient ; et sur ton livre étaient tous inscrits les jours qui m’étaient destinés, avant qu’aucun d’eux existât » (versets 14-16).

Quatrièmement, Jésus a dit : « Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent » (Marc 10 : 14).

Cinquièmement, Jésus a dit aussi : « Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits ; car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient continuellement la face de mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 18 : 10).

Sixièmement, le fait que Christ soit mort pour tous permet à tous les petits enfants de recevoir le salut, avant même qu’ils puissent croire (Rom. 5 : 18-19).

Finalement, Jésus dit que ceux qui sont dans l’ignorance ne sont pas moralement responsables (Jean 9 : 41).

Cela nous permet de croire que le Ciel est ouvert à ceux qui ne peuvent pas encore croire, même s’il reste fermé pour ceux qui sont assez âgés pour refuser de croire (Jean 3 : 36).

                                                       Tous les païens sont-ils perdus ?

« La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables, puisque ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres » (Romains 1 : 18-21).

Problème

 : Jésus a dit : « Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14 : 6). Pierre a dit : « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4 : 12).

Qu’en est-il de tous ceux qui n’ont jamais entendu l’Evangile de Christ ? Seront-ils tous éternellement perdus ? Paul semble répondre par l’affirmative. Mais est-il juste de condamner ceux qui n’ont jamais entendu parler de Jésus-Christ ?

Solution

 : La réponse de Paul est claire. Il dit que les païens sont « inexcusables » (Romains 1 : 20) : « La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables, puisque ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres » (Romains 1 : 18-21).

Ainsi, il est juste que les païens soient condamnés, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il est écrit : « Tous ceux qui ont péché sans la loi périront aussi sans la loi, et tous ceux qui ont péché avec la loi seront jugés par la loi » (Romains 2 : 12). Cela signifie que les Juifs seront jugés par la Loi, les Ecritures Juives. Mais les Gentils seront condamnés par la « Loi qui est écrite dans leurs cœurs : « Quand les païens, qui n’ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n’ont point la loi, une loi pour eux-mêmes ; ils montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant ou se défendant tour à tour » (Romains 2 : 14-15).

Ensuite, cette question peut laisser croire que les païens qui n’ont jamais entendu l’Evangile peuvent être sauvés, en raison de leur innocence. Mais la Bible nous dit que « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3 : 23). En outre, Romains 1 : 18-20 dit clairement que Dieu Se révèle au travers de Sa création, ce qui rend les hommes « inexcusables » de ne pas Le reconnaître. Les êtres humains ne peuvent donc pas être considérés comme innocents, quand ils sont confrontés à la création de Dieu.

Troisièmement, un païen qui n’a jamais entendu l’Evangile, mais qui conduit sa vie au mieux de ses capacités et de sa conscience, ne peut accéder au salut sur cette base. Car on ne peut être sauvé que par la grâce, et non par les œuvres. « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Ephésiens 2 : 8-9). Aucun homme ne peut faire quoi que ce soit pour mériter d’entrer au Ciel. Si cela était possible, l’œuvre de Christ sur la croix aurait été complètement futile.

Finalement, la Bible nous dit : « Cherchez, et vous trouverez. » Cela signifie que ceux qui cherchent la lumière dans la création, bien qu’elle soit insuffisante pour qu’ils soient sauvés, recevront la lumière supplémentaire dont ils ont besoin pour être sauvés. Il est écrit dans Hébreux 11 : 6 : « Or sans la foi il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. » Et encore : « En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point acception de personnes, mais qu’en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable » (Actes 10 : 34-35).

Dieu dispose de nombreux moyens pour faire parvenir la vérité concernant le salut par Christ, à tous ceux qui Le cherchent. Il peut leur envoyer un missionnaire (Actes 10), les mettre en contact avec la Bible (Psaume 119 : 130), leur donner une vision (Daniel 2 et 7), ou leur envoyer un ange (Apoc. 14). Mais ceux qui refusent la lumière que leur apporte la création se retrouveront perdus dans les ténèbres, et ils ne pourront s’en prendre qu’à eux-mêmes. Car « les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises » (Jean 3 : 19).

                             « Qu’arrivera-t-il à ceux qui n’ont jamais entendu l’Evangile ?

Qu’arrive-t-il à ceux qui n’ont jamais entendu l’Evangile ? Devront-ils aller en Enfer, parce qu’ils n’ont pas accepté un Jésus-Christ dont ils n’ont jamais entendu parler ?

Les êtres humains ne sont pas condamnés à l’Enfer en fonction du fait qu’ils auront entendu parler de Jésus-Christ ou non. Ils seront condamnés en raison du simple fait qu’ils sont pécheurs. Mais ceux qui seront condamnés sont des pécheurs qui n’auront pas agi en fonction de ce que Dieu leur aura déjà révélé, que ce soit à la lumière de la création (Romains 1), à la lumière de la conscience (Romains 2), ou à la lumière de Christ (Romains 3).

Si les hommes répondent à l’une de ces lumières qui leur sont accessibles, Dieu les mettra en contact avec la lumière de l’Evangile. Aucun homme n’a été laissé dans les ténèbres en ce qui concerne l’existence de Dieu. Nous aurons donc tous à Lui rendre compte (Luc 12 : 47-48).

La Bible affirme que Christ est le Seul Sauveur (Actes 4 : 12). Elle dit aussi que Dieu est véritablement juste (Job 34 : 12). Il aime l’humanité d’un amour éternel (Jean 3 : 16). Nous devons donc travailler d’autant plus pour apporter le message de la réconciliation avec Dieu à un monde qui a désespérément besoin de salut (Romains 10 : 13-15). Nous savons en effet qu’il n’y a aucun moyen de connaître Dieu, si ce n’est par Son Fils, le Seigneur Jésus-Christ (Jean 14 : 6).

Finalement, si ceux qui n’avaient jamais entendu parler de l’Evangile étaient tous assurés d’aller au Ciel, pourquoi tenter de les évangéliser ? Ne serait-il pas plus prudent de les garder dans les ténèbres ? En fait, si nous poursuivons cet argument jusqu’à sa conclusion logique, Jésus-Christ ne serait pas venu chercher et sauver ceux qui sont perdus, mais Il serait venu chercher et sauver ceux qui sont déjà sauvés ! Dans ce cas, Jésus ne serait pas le grand Sauveur du monde, Il n’en serait que le grand destructeur !     amen !

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