Les églises Anglicanes se préparent à revenir à Rome


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Peu à peu, tous les chemins des grandes églises retournent à Rome !

Selon le journal anglais « The Times, » la communauté des églises Anglicanes se prépare à publier, courant 2007, une proposition radicale visant à faire revenir les Anglicans dans le giron de l’Eglise Catholique Romaine, sous la direction du Pape. Cette proposition a déjà reçu l’approbation des principaux évêques Anglicans et Catholiques.

Dans une déclaration de 42 pages, préparée par une commission internationale réunissant les deux Eglises, les Anglicans et les Catholiques Romains sont exhortés à étudier les moyens qui leur permettraient d’être réunis sous l’autorité du Pape. Cette déclaration, que « The Times » est parvenu à se procurer, est en train d’être étudiée par le Vatican. Les évêques Catholiques préparent une réponse formelle.

Cette déclaration intervient au moment même où les archevêques qui dirigent les 38 provinces de la communauté Anglicane se trouvent réunis à Dar es Salam, en Tanzanie, pour tenter d’éviter un schisme à propos de l’ordination de prêtres homosexuels, mais aussi d’autres doctrines libérales qui ont été acceptées par certaines églises anglicanes occidentales. Les 36 primats réunis savent que le Pape actuel, alors qu’il était encore cardinal, avait envoyé un message pour soutenir l’aile orthodoxe de l’Eglise Episcopale des Etats-Unis, alors qu’elle luttait pour éviter une division interne, à la suite de l’ordination de l’évêque homosexuel Gene Robinson. (L’Eglise Episcopale est le nom pris par l’Eglise Anglicane aux Etats-Unis).

Si les discussions de cette semaine devaient provoquer une division entre les libéraux et les conservateurs, la plupart des objections que ces derniers avaient soutenues pour refuser une réunion formelle avec Rome disparaîtraient. La plupart des Anglicans qui s’opposent le plus fermement à l’ordination des homosexuels sont aussi ceux qui s’opposent à l’ordination des femmes à la prêtrise. L’Eglise de Rome a déjà prouvé qu’elle pouvait faire preuve de souplesse dans le domaine du célibat des prêtres, lorsqu’elle a accueilli des dizaines de prêtres anglicans mariés, quand ils ont quitté l’Eglise Anglicane, et qu’elle les a admis comme prêtres catholiques, à partir du moment où ils ont accepté la doctrine de Rome concernant l’ordination des femmes. Il y a environ 78 millions d’Anglicans dans le monde, comparés au milliard de Catholiques Romains. Pour la première fois depuis la Réforme, en Angleterre et au Pays de Galles, grâce à l’émigration provenant de pays catholiques, l’Eglise Catholique est sur le point de dépasser l’Eglise Anglicane comme principale dénomination chrétienne.

Alors que se poursuivent les disputes des Anglicans concernant leurs doctrines fondamentales, la crédibilité de cette Eglise est de plus en plus ébranlée, dans un monde qui attend que ses dirigeants régionaux puissent donner un témoignage fort. C’est au point que sept primats conservateurs ont, par deux fois, au cours de leur rencontre en Tanzanie, refusé de prendre la communion avec leurs pairs. Aujourd’hui, les Anglicans s’efforceront de résoudre leurs différences par la publication d’un nouveau « Pacte Anglican, » dans un effort de présenter une déclaration doctrinale commune susceptible de faire l’unité. Toutefois, nombreux sont ceux qui craignent que les divisions entre Anglicans soient allées trop loin pour pouvoir faire l’objet d’un accord. Si les archevêques Anglicans ne peuvent même plus partager la communion entre eux, il y a bien peu d’espoir pour qu’ils se mettent d’accord sur une déclaration doctrinale commune. Le tout récent rapport de la commission réunissant Anglicans et Catholiques ne pouvait donc pas survenir à un moment plus sensible. Il a été rédigé par la Commission Internationale Commune entre Anglicans et Catholiques pour l’Unité et la Mission. Cette commission est coprésidée par le Révérend David Beetge, un évêque Anglican d’Afrique du Sud, et par Monseigneur John Bathersby, Archevêque Catholique de Brisbane, en Australie.

Cette commission avait été créée en 2000 par l’ancien Archevêque de Canterbury, Lord Carey of Clifton, et par le Cardinal Edward Cassidy, qui présidait alors au Vatican le Conseil pour l’Unité des Chrétiens. L’objectif était de trouver le moyen de progresser vers l’unité des deux Eglises, afin de « partager une vie et une mission communes. » Le document obtenu par « The Times » est la première déclaration de la commission, intitulée « Pour progresser ensemble vers l’unité et la mission. » Ce rapport fait état de la « communion imparfaite » entre les deux Eglises, mais ajoute qu’il existe assez de choses communes pour permettre « d’appeler à l’action, » en ce qui concerne le problème du Pape, ainsi que d’autres problèmes importants.

Dans un passage significatif, le rapport déclare que « l’Eglise Catholique Romaine enseigne que le ministère de l’évêque de Rome (le Pape), en tant que primat universel, est en accord avec la volonté de Christ pour l’Eglise, et représente un élément essentiel pour le maintien de l’unité et de la vérité. » Au XVIe siècle, les Anglicans avaient rejeté la primauté universelle de l’évêque de Rome. Toutefois, aujourd’hui, certains Anglicans commencent à réaliser la valeur potentielle d’un ministère bénéficiant d’une primauté universelle. Ce ministère serait exercé par l’évêque de Rome, en tant que signe et centre d’unité, au sein d’une Eglise réunifiée.

Dans un autre paragraphe, le rapport va même plus loin : « Nous recommandons fortement aux Anglicans et aux Catholiques Romains d’étudier ensemble de quelle manière le ministère de l’évêque de Rome pourrait être offert et reçu, afin de permettre à notre communion de progresser vers une communion ecclésiale pleine et entière. »

D’autres recommandations invitent les membres des deux dénominations, qu’ils soient laïcs ou membres du clergé, à assister ensemble aux synodes, conférences ou réunions collégiales organisés par les deux Eglises. Des évêques Anglicans devraient aussi pouvoir être invités à accompagner des évêques Catholiques lorsque ces derniers se déplacent à Rome. Le rapport ajoute que des « protocoles particuliers » devraient aussi être rédigés pour régler les mouvements de membres du clergé d’une Eglise vers l’autre Eglise. Parmi les autres propositions, notons la mise en commun des ressources pour la catéchèse des enfants, ou la possibilité d’assister aux services religieux, aux pèlerinages ou aux processions organisés par l’autre Eglise. Le rapport recommande aux Anglicans de commencer à prier pour le Pape, lors des réunions de prières et d’intercession organisées dans les églises anglicanes. Il recommande aussi aux Catholiques de prier publiquement pour l’Archevêque de Canterbury.

Toutefois, au sein de l’Eglise Anglicane, il est peu probable qu’une majorité de fidèles souhaitent mettre fin à la division séculaire entre les deux Eglises, pour retourner dans le giron de Rome. Toutefois, les prises de position de l’Archevêque de Canterbury, en ce qui concerne les dissensions actuelles au sein de son Eglise, donnent une indication sur la manière dont certaines priorités peuvent être changées, à la lumière de la nécessité de réaliser l’unité de l’Eglise, nécessité imposée par l’Evangile.

Le Dr Rowan Williams qui, en tant que primat de l’Eglise d’Angleterre, attache beaucoup d’importance à l’unité, a soutenu dans le passé une interprétation libérale des Ecritures, en ce qui concerne le problème des homosexuels. Mais il a dit clairement que l’unité de l’Eglise doit prendre le pas sur l’autonomie de chaque province. La conséquence logique de cette position, une fois réglée la crise actuelle, par un accord ou par un schisme, devrait être de rechercher une réunion avec l’Eglise Mère de l’Eglise Anglicane, c’est-à-dire l’Eglise Catholique Romaine.

L’apostasie prédite par la Bible se déroule inéluctablement sous nos yeux. Toutes les grandes Eglise « chrétiennes » historiques sont irrésistiblement attirées par Rome, dans un œcuménisme où l’on sacrifie sans aucune hésitation la vérité à la fausse unité. Non seulement cela, mais les églises évangéliques sont aussi de plus en plus sensibles aux attraits de cet œcuménisme qui n’est qu’une forme de prostitution spirituelle. Ce qui est frappant, c’est que, dans toutes ces discussions « communes, » l’Eglise Catholique n’a jamais abandonné le moindre iota de ses positions doctrinales, et que ce sont les autres Eglises qui ont toujours capitulé sans conditions. Cela prouve la puissance de domination et de séduction de cette apostasie ! Elle n’exerce sa puissance que dans la mesure où la puissance de Christ et de Sa Parole ne s’oppose plus à la sienne !

Jésus a dit : « Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 18 : 8). Paul dit que la foi vient de ce que l’on entend, et ce que l’on entend de la Parole de Dieu. Quand la vérité de la Parole de Dieu est foulée aux pieds, la foi disparaît.

Mais nous croyons que le Seigneur S’est gardé un petit reste fidèle, qui continuera à brandir le flambeau de l’Esprit et l’étendard de la Vérité ! Qui veut encore s’engager résolument pour Christ ?

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